Revenir en haut Aller en bas


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

[SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar


6ème année ϟ Préfet


ϟ Parchemins postés : 459
ϟ Date d'inscription : 02/05/2012
ϟ Points : 122

Feuille de personnage
ϟ Âge: 16 ans
ϟ Maison/Profession: Gryffondor
ϟ Relations:
MessageSujet: [SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ? Mar 20 Aoû - 20:51



LA VEILLE.

Un certain vendredi soir de la fin du mois de mars, dans le dortoir de James Potter, Remus Lupin, Peter Pettigrow et Sirius Black, en haut de la tour des Gryffondors.
Les Quatre Maraudeurs étaient en agitation complète ; leur chambre avait été complètement bousculée, leurs lits avaient été rapprochés autant que possible de manière à ce qu’un espace reste vacant pour y empiler des objets, des listes, des parchemins, qui semblaient avoir été jetés sans qu’on y prête attention, sauf si on y prêtait attention, justement. Les garçons étaient tous installés sur le lit de Remus, en pyjama (il était déjà minuit passée), et ils parlaient avec entrain, fort, leurs voix se superposant les unes et les autres, jusqu'à ce que Remus déclare, dans une voix qu’il voulait calme, mais dans laquelle on sentait son excitation :

« Les gars, je crois qu'on a terminé. »

En effet, tout avait été prévu avec minutie, et il ne restait plus qu'à mettre en place, maintenant : la fête d'anniversaire des Maradeurs se déroulerait le lendemain, et elle allait être épique.
Observons ce dortoir, voulez-vous ? Si vous regardez, là-bas à gauche, il y a une liste de noms, perdue au milieu du bazar : ce sont les invités, reliés entre eux par des accolades : leur maison. D'abord, tout en haut, les Gryffondors. Puis, les Poufsouffle, les Serdaigle, et enfin, tout en bas, les Serpentard. Le long du mur sont alignées une vingtaine de bouteilles différentes : tout ce qui sera disponible à boire, le lendemain. Près du lit de Sirius sont éparpillées des vinyles noires, dont quasiment seul lui, dans tout le château, sait se servir correctement : la question de la musique qui passerait a donc elle aussi été étudiée. Autour du poêle au centre de la pièce tournent des petites figurines d'une quinzaines de centimètres de haut. Elles ont été ensorcelées de sorte à prendre l'apparence miniature de chaque invité de la fête, vêtu ... Un peu particulièrement, dirons-nous. Par ailleurs, si vous regardez en haut du poêle, accroché à l'envers et par la jambe au tuyau de l'objet, vous pourrez reconnaître Severus Snape, dans sa tenue habituelle, lui : ses cheveux gras et son teint aussi gris que son caleçon, qui apparait puisque ça robe de sorcier tombe autour de sa tête, à cause de sa position particulière. Il n'est pas invité, c'ést simplement James, qui a voulu s'amuser. Accrochés au sol, quatre tableaux en ardoise, où des petites craies s’agitaient encore quelques minutes auparavant : un pour chaque Maraudeur, la liste des tâches qu’ils auront à faire le lendemain pour préparer la fête de l’année. Sirius et James iraient à Pré-au-Lard, passant par les passages secrets, acheter de l’alcool, accompagnés de Peter qui s’occuperait de la bouffe, tandis que Remus, lui, s’occuperait de la salle. Ah oui, parce qu’il fallait un lieu, pour l’organiser, cette fête. Quel serait-il ? La Salle sur Demande, bien sûr. Regardez sur le sol, à nouveau. Plein de petits papiers, donc quelques-uns qui volent, noircis d’encre : il faut trouver la formulation parfaite pour avoir la salle parfaite pour la fête parfaite. Autant dire que les quatre amis l’ont réécrite au moins vingt fois avant de trouver la bonne : « J'ai besoin d'accéder à une pièce pouvant accueillir une grande fête d'adolescents en chaleur capables de boire comme des trous jusqu'au petit matin, à laquelle les invités accéderont en prononçant le mot de passe : "Les Maraudeurs entreront dans l'Histoire avec leur fête, je dois être présent" ».

James attrapa au sol un petit aigle. Ses serres étaient vides, mais bientôt, elles ne le seraient plus. Peter, lui, attrapa une photo de la grosse Dame. Là, elle était silencieuse, mais sous peu, elle chanterait. Sirius ramassa une pièce en argent, qui pour le moment était vierge. Vous l’avez compris, elle ne le sera plus dans quelques minutes. Remus, lui, tenait une petite plume entre ses doigts, et de même, elle paraissait pour l’instant inutile. Les quatre amis se regardèrent, et surent ce qu’ils avaient à faire. Montrer combien ils étaient doués en métamorphose. Bientôt, les grosses Dames de chaque invités des Gryffondor se mettraient à chanter si on leur chatouillait le menton, les pièces des Serpychous seraient gravées de nouvelles inscriptions, l’aigle des bleus détiendrait un parchemin entre ses serres, et la plume des pouffychous se mettraient à écrire dans les airs en lettres de feu si on la pinçait un peu. En tous cas, ces petits objets étaient chargés de délivrer un message, un dernier, à tous les invités :

Demain, à partir de 21h, dans la SSD. Prononcez la phrase "Les Maraudeurs entreront dans l'Histoire avec leur fête, je dois être présent" Venez habillez comme on vous l’a indiqué dans notre précédent message, sinon vous ne rentrez pas. Tout est fourni : alcool, bouffe, amour de votre vie et maladie sexuellement transmissible. Et bien sûr, dans le plus grand des silences.

______________________
Hell yeah, we are everywhere
« I solemnly swear that I am up to no good
(Oh and, in case you're wondering, yep, I am a motherf*cking Marauder. And a damn powerful werewolf too. Kiss kiss babe.)
Mischief Managed »
JKR & apache.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


6ème année ϟ Préfet


ϟ Parchemins postés : 459
ϟ Date d'inscription : 02/05/2012
ϟ Points : 122

Feuille de personnage
ϟ Âge: 16 ans
ϟ Maison/Profession: Gryffondor
ϟ Relations:
MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ? Mar 20 Aoû - 20:54


LE JOUR MEME

Remus Lupin se trouvait en face de la tapisserie représentant la tentative de Barnabas le Follet d'apprendre la danse classique à des trolls. Il était treize heures passées, la fête se déroulerait le soir même, et il fallait l’avouer, le stress commençait un peu à monter. Après tout, ils avaient une réputation à entretenir, et elle allait en prendre un coup si leur grande soirée était ratée. Mais ils étaient prêt, pour une fois les Maraudeurs avaient abordé quelque chose de manière la plus sérieuse qu’il soit : ils avaient fait mille listes, mille plans, ils avaient abordé chaque point, chaque possibilité – et ça avait été autant épuisant que terriblement excitant. Première chose à savoir ? Qu’allaient-ils demander à la Salle sur Demande de faire apparaître ? Au départ, ils avaient pensé à des phrases à rallonge, décrivant très précisément ce qu’ils voulaient ou ne voulaient pas ; au final, ils avaient décrété qu’il fallait laisser la magie de Poudlard faire son travail. C’est ainsi que Remus, désigné à la tâche de réclamer cette salle au mur pour l’instant vide, prononça trois fois dans sa tête, en faisant des allers retours devant le mur : « J'ai besoin d'accéder à une pièce pouvant accueillir une grande fête d'adolescents en chaleur capables de boire comme des trous jusqu'au petit matin, à laquelle les invités accéderont en prononçant le mot de passe : "Les Maraudeurs entreront dans l'Histoire avec leur fête, je dois être présent" ». Devant lui se matérialisa une porte en bois blanc vitrée, digne d’une maison de campagne anglaise. Remus haussa un sourcil, mais ne se laissa pas démonter pour autant. Il faisait confiance au château, et il eut raison de le faire.

Le garçon ouvrit la porte et se retrouva dans une énorme pièce dont le sol et tous les meubles étaient recouverts de déchets, pour la plupart alimentaires ; dire que l’endroit puait plus qu’un troll des montagnes serait un euphémisme. Une odeur de pourri émanait de tous les coins, c’était absolument immonde. Apparemment, quelqu’un avait déjà fait la fête ici, il y a un bon bout de temps, et n’avait pas pris la peine de nettoyer. Mais il fallait relativiser : au vu de l’état de l’endroit, la fête avait l’air d’avoir été géniale. Se créant une bulle d’air frais autour de la bouche et du nez d’un coup de baguette, Remus continua son exploration. La salle dans laquelle on arrivait était parfaitement carrée ; au centre de celle-ci, le parquet était particulièrement ciré, comme si des centaines de personnes avaient marché, ou plutôt dansé dessus. Partout autour de cette piste de danse, il y avait des canapés, en cuir pour la plupart, tous plus ou moins troués, éventrés. Derrière ceux-ci on pouvait trouver des fringues, d’un style un peu ringard : ils avaient dû être portés il y a au moins une trentaine d’années. Puis, sur le mur du fond, il y avait une table en vieux bois, recouverte d’une nappe tellement tâchée qu’elle semblait avoir été colorée de mille couleurs différentes, ce qui créait un effet un peu hippie. Le buffet, donc. Et puis, tout autour de cette immense pièce, il y avait des portes, des dizaines de portes. Quand on les ouvrait, on tombait soit sur des chambres (ou plutôt des pièces avec des lits défaits dedans, et des sous-vêtements étalés partout), soit sur des salles de bain qui dégageaient encore une odeur d’herbe. Il y en avait aussi une qui menait à une salle où reposait un massif billard. Mais ces portes-là n’étaient pas les plus intéressantes. Celle qui était vraiment géniale, c’était celle à gauche du buffet ; une autre porte en verre qui menait à ce qui semblait être le parc du château – mais ça ne l’était pas, puisqu’on était au septième étage du château – à la seule différence que s’étalait devant eux une énorme piscine, comme ça, en plein air.

Ce fut au moment où Remus s’interloquait devant la piscine qui était à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du château que ses trois compères choisirent de le rejoindre. Evidemment, ils firent un bruit de dingue, troublant la paisible admiration du Loup-Garou, et finirent par le rejoindre, les bras chargés de sacs. Remus, très professionnel, leur intima de tout poser sur le buffet, et de ne rien mettre par terre. Il fallait qu’ils rangent ce que les précédents avaient laissé derrière eux, et ce n’était pas une mince affaire, heureusement qu’ils avaient de l’avance. Dans un des sacs de courses (qui avaient été dotés d’un sortilège d’extension indétectable) ils déposèrent d’abord tous les déchets, en décomposition depuis 30 ans : des gobelets en aciers dans lesquels collaient encore les fonds d’alcools non ingéré, des paquets remplis de larves et d’insectes qui avaient peut-être contenu autrefois des gâteaux ou des tartes, bref, un gros tas d’immondice. James, dans un élan de bon sens, ouvrit la porte qui menait à la piscine dans l’espoir de faire entrer de l’air frais, mais c’était peine perdue, vu que cet espace faisait lui aussi partie de la salle sur demande, et s’il y faisait plus frais, comme pour imiter la fraîcheur extérieur, l’odeur était toujours la même ; il décida alors d’utiliser la magie. Peter, lui, s’occupait de déballer les sacs de courses : les quatre garçons ayant trouvé la nappe du buffet originale choisirent de ne pas la nettoyez, le rat s’occupa donc de tout déposer dessus. Ce fut ensuite, par Sirius, la chasse aux vêtements (et surtout aux sous-vêtements) ; il décréta que les derniers fêtards étaient en effet des années 50, au vu de la taille des culottes des jeunes filles trouvées sous les différents lit. Il remarqua d’ailleurs que tous les draps étaient propres, bien que défaits : le château aurait-il donc eu la grande bonté de les nettoyer pour eux ? Ou alors les élèves des années 50 n’étaient pas si irresponsables au point de coucher à tout va ? Remus, lui, s’occupait de la piscine ; en effet, il la trouvait trop profonde, et comme il ne tenait pas à ce que des élèves se noient, il releva le fond de manière à ce que, si on se tenait debout dedans, l’eau ne soit pas plus haute que la taille. Dans le fond de la piscine, il traça un grand M noir, autour duquel il écrivit leurs quatre prénoms en rouge et or. Comme ça, pas de toute sur l’identité des créateurs de cette fête, même 50 ans plus tard. Puis, le Loup-Garou se dirigea vers la salle du billard, et tissa en lettres noires sur la moquette verte le prénom de tous les invités : comme ça, pas de problème non plus pour savoir qui était ou n’était pas présent. Au centre du billard, la date : 28 Mars 1977. Vers 18 heures, l’endroit paraissait métamorphosé : il était à nouveau prêt à être sali. Sur le buffet, des vivres et des boissons à tout va. Les canapés avaient été plus ou moins rafistolés, il n’y avait en tous cas plus de ressorts qui transperçaient le cuir. Les lumières avaient été remises en état de marche, les lits étaient faits, les salles de bain avaient été débarrassées de toutes traces de vomi OU d’herbe hallucinogène, comme aimait l’appeler Peter, la pelouse autour de la piscine avait été débarrassée des milliers de chewing-gums qui y avaient été jetés (américanisation du monde, que voulez-vous), et puis surtout, par-dessus tout, l’odeur de pourriture avait disparue. Les garçons remarquèrent vite que si on s’éloignait de plus d’un mètre ou deux de la piscine, on se cognait un mur de pierre invisible particulièrement dur. Ils avaient alors choisi de tracer une ligne à la peinture rouge sur ce mur, dans l’espoir qu’on ne ressorte pas de leur fête avec des bosses plein la tête. Avaient été disposés un peu partout des petites estrades avec des micros posés dessus, qu’ils avaient trouvé sous le lit d’une des chambres, et qui étaient toujours en état de marche – pas mal la camelote moldue, nan ? – Chaque chanteur pourrait ainsi faire valoir ses dons. Quand ils eurent fini, chacun d’eux s’affala sur un canapé. Sirius avait un air satisfait au visage parce qu’il avait trouvé près de la chaîne hi-fi tout un tas de vinyle en parfait état de marche. James paraissait déjà se voir embrasser Lily dans un de ses chambres. Peter lui était explosé de fatigue, et somnolait en silence sur son canapé. Remus, lui, s’inquiétait un peu : et s’il y avait des débordements ? Et si tout ça revenait aux oreilles des professeurs ? Il risquait de perdre son poste de préfet, n’est-ce pas ? Et s’il était tellement bourré qu’il ne contrôlait plus ses paroles et se mettait à scander qu’il était un loup-garou ? Merlin, mauvais plan ! Et en plus, c’était l’anniversaire James, Sirius et lui-même, mais il n’avait fait aucun gâteau, au vu de leurs talents culinaires peu développé ! Pas très sérieux, tout de même …

Vers 18 heures 30, James décréta qu’il était l’heure de retourner à leur chambre, il fallait qu’ils s’habillent, encore. Et la tâche n’était pas à minimiser, ils étaient les rois de la fête après tout ! Puis, ils retourneraient ici, un peu en avance, et attendraient impatiemment l’arrivée des premiers invités …

______________________
Hell yeah, we are everywhere
« I solemnly swear that I am up to no good
(Oh and, in case you're wondering, yep, I am a motherf*cking Marauder. And a damn powerful werewolf too. Kiss kiss babe.)
Mischief Managed »
JKR & apache.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


6ème année ϟ Préfet


ϟ Parchemins postés : 459
ϟ Date d'inscription : 02/05/2012
ϟ Points : 122

Feuille de personnage
ϟ Âge: 16 ans
ϟ Maison/Profession: Gryffondor
ϟ Relations:
MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ? Mar 20 Aoû - 20:58



Spoiler:
 

Les Maraudeurs étaient les rois de leur fête, ils se devaient ainsi d’arborer un déguisement digne de ce nom. Pas question de venir en prince, en zombie ou en sirène, c’était du vu et du revu, ils devaient jouer de leur propre consigne pour être les plus originaux possible, et en même temps, montrer qui ils étaient vraiment. C’est pourquoi James, Remus, Sirius et Peter avaient décidé peu de temps avant la fête et certainement dans un élan d’excitation qu’il aurait fallu réfréner, de se déguiser en Cerf, Loup, Chien et Rat. Mais pas dans cet ordre-là. James serait le Loup, Sirius le Cerf, Remus le Rat et Peter le Chien. Personne n’allait comprendre le pourquoi du comment, ni peut-être même les reconnaître, m’enfin qu’importe, il fallait s’amuser n’est-ce pas, et de toutes façons ils ne comptaient pas garder leurs vêtements bien longtemps sur eux – pas Remus en tous cas, le rat ça allait bien deux minutes, mais pas douze heure.
Bref, Remus se tenait debout devant le miroir en pied du dortoir des Maraudeurs, les cheveux encore trempés, hochant la tête de droite à gauche. « C’est une très mauvaise idée », se disait-il.

« C’est une très très très mauvaise idée, rappelez-moi pourquoi on s’est accordés sur ces déguisements ? Et pourquoi on fait cette fête, déjà ? »

Oui, Remus flippait déjà, et il n’était que 19h00. Il lui fallait un peu d’alcool dans le sang, ou il n’allait pas tenir. Encore un peu, et il dévorait ses ongles déjà rongés au sang, les doigts avec. Mauvaise idée. Il se regarda à nouveau dans le miroir, sa baguette en main, et s’appliqua à coups de sortilège à faire disparaître la longue cicatrice encore rosâtre qui lui traversait le torse – foutu Lemalf. Bientôt, on ne voyait plus rien sur son torse parfaitement musclé que sa petite amie aimait particulièrement admirer. Qui avait dit que le sport était nécessaire pour avoir un corps de rêve ? Suffisait d’être un jeune loup-garou fougueux et se dépenser une bonne fois pour toute une fois par moi ! Adoptez la technique Lunard, elle est drôlement efficace ! Bref, le Remus était toujours en boxer – un de ceux fort moulants – d’un rouge vif, rien de bien discret, donc, m’enfin encore une fois, seule sa petite amie était destinée à l’admirer. Un coup de baguette plus tard, et le vêtement était parfaitement imperméabilisé. Essentiel, vu la taille de la piscine dans laquelle Remus comptait définitivement faire un saut. Puis, le jeune homme passa un pantalon gris-bleuté, presque aussi moulant que le boxer, taille basse, d’une matière assez étrange, qui rappelait un peu la moquette de sa chambre, soyeuse (Remus était un rat propre !), et qui tenait à la taille par un élastique ; un leggins, quoi. Sans prendre la peine d’enfiler un t-shirt (parce que Remus était aussi un rat sexy), il mit sur ses épaules un gilet de la même couleur et de la même matière, dont il boutonna les trois derniers boutons en partant du bas. Ses ongles, maintenant : s’il faisait un petit effort et activait le loup-garou qui était en lui, il pouvait carrément se laisser pousser ses griffes (c’était d’ailleurs grâce à cela qu’il arriva à cacher ses ongles rongés au sang : il les faisait repousser dès que ça devenait trop court – les avantages d’être un loup-garou par Remus John Lupin) mais ça faisait trop loup, pas assez rat. Alors il utilisa un nouveau sortilège qui allongea ses ongles, certes, mais les affina, de manière à ce qu’ils ne soient au bout que des petites pointes tranchantes. Ridicule. Il avait à sa disposition des énormes griffes, et devait se contenter de ces bouts d’aguille. Bref, sur le gilet il y avait une capuche ; Remus la passa, et devant son miroir il y fit pousser deux petites oreilles roses, en prenant exemple sur une photo de Queudver métamorphosé (parce qu’il était lui aussi en pleine préparation et refusait de poser pour lui pour le moment). Parfait, c’était parfait. Remus se changeait petit à petit en rat des villes ultra sexy, ne lui manquait plus que les chaussures et quelques points de maquillage pour être parfaitement prêt. Les chaussures, d’ailleurs, ça allait être compliqué, car les pieds des rats étaient très compliqués à imiter … Alors Remus se décida à y aller nu pieds ; il veilla néanmoins à faire subir à ses ongles pieds le même traitement que ceux des mains, et aspergea le tout d’un très léger rose pâle, histoire de faire un peu plus rat, quoi.

Puis il fallut s’attaquer au visage. Ca faisait une bonne semaine que Remus se laissait pousser la barbe, dont contrairement à la majorité des ados il ne manquait absolument pas, certainement à cause de ses gênes un peu modifiés. Il rasa tout sauf la moustache qu’il laissa exprès longue (mais pas touffue), de sorte à pouvoir la sculpter à la Dalí, longue et très fine, remontant un peu vers le haut, les extrémités s’enroulant sur elles-mêmes. Divin, c’était divin. Il appliqua sur le bout de son nez de la poudre rose qu’il avait emprunté à il ne savait quel fille, et voilà ; il était fin prêt. Le garçon s’éloigna alors de quelques pas du miroir, histoire de s’admirer en entier. Pas mal, vraiment très bien mais … il manquait quelque chose. Le spécialiste Peter pris alors la parole :

« Te manque la queue, Mus ! »

Evidemment, comment oublier la queue, cet élément si essentiel et gracieux du déguisement ? Remus grimaça, prêt à renoncer à cette élément, mais c’était une soirée déguisée, il fallait qu’il porte le costume à fond, quitte à l’enlever plus tard. Alors d’un nouveau coup de baguette, il prouva ses talents en métamorphose, et il fit sortir du leggings gris une belle queue beigeâtre, style Queudver parce qu’il n’avait pas de meilleur modèle, et qui glissait sur le sol, mais qu’il dota de quelques pouvoirs magique, à exploiter dans la soirée.

Remus était fin prêt, le premier de la bande, comme toujours. Il allait bientôt être vingt-heure, il ne fallait pas qu’il tarde. Certes, personne n’arriverait en avance, mais tant qu’à faire s’ils pouvaient ne pas se pointer en retard, ça serait mieux. M’enfin, les trois autres furent raisonnables, et ils arrivèrent en effet parfaitement à l’heure pour le propre fête (bravo). Remus se dirigea presque directement vers le buffet, attrapa une grosse coupe en or (il y en avait une dizaine comme celles-ci, alors les premiers arrivés les premiers servis, le reste aurait droit au plastique) et se servit un verre de Whisky pur feu, pour l’attente. Parce que oui, il ne restait maintenant plus qu’une chose à faire : attendre que la salle se remplisse et que la fête commence enfin …


______________________
Hell yeah, we are everywhere
« I solemnly swear that I am up to no good
(Oh and, in case you're wondering, yep, I am a motherf*cking Marauder. And a damn powerful werewolf too. Kiss kiss babe.)
Mischief Managed »
JKR & apache.

Spoiler:
 


Dernière édition par Remus J. Lupin le Lun 6 Jan - 13:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Neutre ϟ Multi-professions


ϟ Parchemins postés : 426
ϟ Date d'inscription : 05/11/2012
ϟ Age : 23
ϟ Points : 137
MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ? Ven 23 Aoû - 19:58


Elijah et Zéphyr avaient été, en leur temps, les rois des Gryffondors. Ils étaient les plus populaires, les modèles des plus jeunes, ceux dont on parlait à la moindre occasion, ils étaient aimés et détestés, et ils l’assumaient parfaitement. Il fallait qu’ils jouent se rôle qu’on leur avait attribué, ou alors ils perdaient leur trône ! Ils étaient donc ceux qui organisaient les plus belles fêtes, ceux qui avaient les plus belles – et intéressantes – histoires d’amour, ceux qui faisaient les pires farces (on est un Gryffondor ou on en n’est pas un) ; ils n’étaient pas non plus trop mauvais en cours, ils excellaient en Quidditch. Ils étaient les plus beaux, et on aimait le leur dire.
Néanmoins, tout roi fini par abandonner son trône, en mourant ou en le léguant ; Elijah et Zéphyr avaient choisi la seconde option, moins risquée pour leur vie. Il n’avait pas été difficile de déterminer qui seraient leurs dignes héritiers, puisque ceux-ci faisaient déjà énormément parler d’eux, à 15 ans déjà. Ils avaient en effet deux ans de moins, ils s’appelaient James Potter, Sirius Black, Remus Lupin et Peter Pettigrow, et étaient leurs dauphins depuis un moment déjà ; en effet, tout le monde savait que quand l’heure arriverait, ils prendraient le relai. Les Gryffondors avaient besoin de leur roi, même si tout le monde ne les honorait pas. Ce fut donc sans hésitation que Zéphyr et Elijah passèrent le flambeau à ceux qui se faisaient appeler « Les Maraudeurs », mais avec déjà une pointe de nostalgie. Ils n’étaient plus les rois, ils étaient les anciens, et ils devaient se refaire complètement dans leur vie d’adulte responsable, et ce n’était pas le plus facile.

Zéphyr avait toujours apprécié ses quatre compères. Des Gryffondors en bonne et due forme, se disait-il. Fidèles jusqu’au bout de la baguette les uns avec les autres, se serrant les coudes à la moindre occasion, agissant à quatre comme une seule personne. Vraiment bons successeurs. Tout le monde savait que les Maraudeurs cachaient quelque chose. Ils étaient mystérieux, ils avaient cette aura insaisissable qui faisait d’eux qui ils étaient, ces quatre garçons ténébreux, qui étaient bien plus que le capitaine de l’équipe de Quidditch, le séducteur de ces dames, la tête pensante et le petit dernier. Quoi ? Personne ne le savait, et personne ne cherchait réellement. On les aimait comme ils étaient, avec leur secret. Zéphyr, lui, savait ; il l’avait appris il y a peu, dans une de ses aventures de clochard. Il avait découvert complètement au hasard que la fameuse Maison Hantée de Pré-Au-Lard n’était pas réellement hantée ; elle était juste habitée une fois par mois par un Loup-Garou sanguinaire (Remus), tenu compagnie par un cerf (James), un chien (Sirius) et un rat (Peter). Les Maraudeurs comptaient un Loup-Garou dans leur rang, et excellaient à le cacher, et surtout à ne jamais le trahir ou le laisser tomber. Il était effrayant ? Et alors, il était leur ami, point à la ligne. Zéphyr trouvait leur amitié démente, ils étaient terriblement chanceux de s’être trouvés. Il avait juré qu’il ne dirait rien de sa découverte, et il avait tenu sa promesse ; il n’avait rien raconté à personne, pas même à Elijah.

Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que ce soir-là, Zéphyr était invité, avec Elijah, à ladite fête de l’année, celle des quatre fameux Gryffondor. Excitant, n’est-ce pas ? Et preuve qu’on ne les oubliait pas, surtout. Ca faisait plaisir. Il fallait se déguiser, apparemment. Zéphyr et Elijah, étant des invités d’exception, avaient le droit de choisir en quoi ils venaient, on n’allait rien leur imposer, on savait qu’ils allaient de toutes façons faire impression. Zéphyr avait alors décidé de venir habillé en Roi. Pourquoi ? Parce qu’il était l’ancien Roi des Gryffondor, et que ça faisait bien trop longtemps qu’il jouait au clodo, porter de l’hermine une fois de temps en temps ne pouvait pas lui faire de mal. Ainsi, il était allé la veille de la fête avec ses sœurs et sa mère faire des petites emplettes au marché aux puces londonien, pour parfaire son déguisement. Ce fut Saha, la petite dernière, qui trouva la couronne. Massive, en or (enfin, c’était certainement du toc, vu le prix de l’objet), ronde et assez haute, elle en imposait. Il restait quelques (fausses) pierres précieuses dessus, il faudrait donc en trouver de nouvelles pour remplacer les pièces manquantes, ou alors les créer grâce à la magie. Mary-Ann débusqua au détour d’un étal un énorme rideau en velours rouge, assez large. Ça serait sa cape. Puis, dans un stand de fringues françaises, Zéphyr trouva des chaussures style Richelieu, très abîmées, trop petites, mais dotées d’un talon de deux ou trois centimètres rouge sang, détail qui lui plut beaucoup ; pouf, dans le panier. Il acheta aussi quatre ou cinq grosses bagues en argent ou en or, auquel il accolerait plus tard des fausses pierres précieuses. Il lui manquait encore un sceptre, mais il trouverait bien. Et puis il lui fallait de l’hermine, tachetée si possible, pour sa traîne ; ça, il alla le voler sans sa famille à la cour de justice moldue. Trop facile à faire, quand on est un sorcier ; vraiment aveugles, ces moldus. Il dit à sa mère qu’un ami la lui avait donnée, sinon il allait se faire gronder, et il détestait quand sa mère levait la voix sur lui. Et puis il était allé sur le chemin de traverse, chez Fleury et Bott, acheter un bouquin de formules qui l’aiderait à rendre sa création parfaite

Tout le samedi fut consacré à la fabrication du déguisement. Grâce au bouquin de métamorphose, il parvint à rendre l’or de la couronne lisse et brillant, réel. Il changea les quelques blattes qui courraient dans l’appartement en rubis brillants, la plus grosse (3 centimètres de longs, dégueulasses ces bêtes-là) trônait sur le devant de l’objet, fièrement. Il enleva les autres fausses pierres qui ornaient la couronne, parce que les couleurs ne correspondaient pas. Il voulait du rouge et de l’or, étonnamment. Le vert, le bleu et le noir seraient réservés aux petits bijoux. Tandis que Zéphyr se consacrait à la fabrication de cette fameuse couronne et des différents bijoux, Mary-Ann s’occupait de la cape. Elle coupa l’immense rideau de manière à ce qu’il traîne d’une bonne quinzaine de centimètres par terre, encadrant parfaitement le corps de son fils. Puis, elle cousu l’hermine que Zéphyr avait allongé exprès sur les bords de cette cape. Ce fut le moment que Mahwish choisi pour exprimer son brio. Sans mot dire, elle fila dans sa chambre, et sorti de sa caisse de jouets un sceptre en plastique qu’elle avait eu au Noël précédent. C’était la structure qu’il fallut à Zéphyr pour fabriquer le sceptre parfait. Il recouvrit l’objet d’or comme il l’avait fait pour la couronne, et tailla le haut de manière à ce qu’en gros, le sceptre soit un bâton amélioré sur lequel était planté un grand « Z », encerclé d’anneaux dorés. Passons les détails des fioritures, et voyons le tout, d’accord ?

Zéphyr se tenait droit face à sa petite famille, dans le minuscule salon de l’appartement de sa mère. Il avait un pantalon rouge, bouffant, sur lequel remontaient de longues chaussettes blanches (qui étaient à la base des chaussettes de football). Rentrée à l’intérieur, une chemise blanche que sa mère avait trouvée dans les placards, qui avait il y a un certain temps appartenu à son beau-père. De la même manière, il l’avait améliorée de manière à ce qu’elle fasse XVIIème siècle, rajoutant des dentelles et des froufrous un peu partout ; m’enfin, pour remettre un peu de XXème siècle là-dedans, il oublia malencontreusement de fermer les deux derniers boutons … Aux pieds, il avait les fameuses chaussures Richelieu blanches au minuscules talons rouges flamboyants. Ce soir, Zéphyr Aït-Malek ne faisait plus un mètre soixante-quinze et demi, mais bel et bien un mètre soixante-dix-huit. Que voulez-vous, on ne change pas un garçon complexé par sa taille ! Sur ses épaules, la longue cape en velours rouge, accrochée autour de son cou par une chaîne en or massif. Aux doigts, il avait de multiples bagues, toutes ornées de différentes pierres, du pouce à l’auriculaire. Mary-Ann déposa la couronne sur sa tête pour une fois peignée, et Mahwish tendit lui tendit son sceptre. Elles étaient toutes les trois très fières de leur travail ; Zéphyr se plaça devant le seul miroir de l’appartement, en pied, et s’amusa du reflet qu’il vit face à lui. Le Zéphyr clochard était, pour une soirée du moins, Roi.

Il était 21 heures passées quand Zéphyr transplana du domicile de sa mère pour atterrir à Pré-Au-Lard. Il avait rendez-vous dans une des rues adjacentes à Honey Dukes avec Elijah à 21 heures 30. A cette heure-là, la boutique serait fermée, et ils pourraient emprunter tranquillement le souterrain qui amenait à Poudlard. Ça serait là-bas qu’il faudrait faire attention. Ils arriveraient au rez-de-chaussée et devraient aller au septième étage sans se faire remarquer, pas même par les tableaux. Heureusement, ils connaissaient le château comme leur poche, ça ne devrait pas être bien compliqué, et ils avaient choisi délibérément d’arriver plus tard à la fête pour être sûrs de ne pas croiser tout le monde ; en effet, à 21h30 tout le château serait soit dans sa salle commune, soit déjà à la fête.
Zéphyr se fuma une cigarette avant que son compère ne le rejoigne, ce qu’il ne tarda pas à faire. Pas trop en retard, pour une fois. Zéphyr l’était tout le temps, en retard, avant, mais aujourd’hui il ne pouvait plus se le permettre avec ses clients, alors il en avait perdu l’habitude.

Le rire de Zéphyr fendit le silence de la rue quand il vit son meilleur ami débarquer. En girafe, il était déguisé en girafe. Ca faisait un petit moment qu’il ne l’avait pas vu, une ou deux semaines, il le serra alors dans ses bras en guise de bonjour. Sont mignons, nan ? Puis, papotant déjà, ils se dirigèrent tranquillement chez Honey Dukes, fendant la nuit noire. Ouvrir la porte de la boutique fut presque trop facile pour le petit gangster qu’était Zéphyr. Un coup de baguette par-ci, un coup par-là, et le temple des bonbons s’ouvrit à eux. Elijah et Zéphyr piochèrent gaiement dans les tonneaux remplis de Fizwizbiz, tout en se dirigeant vers la trappe qui menait à Poudlard. Deux petits cons, un roi et une girafe, qui ne prenaient même pas la peine de se faire discret, voilà ce qu’ils étaient.

« Mec t’aurais dû te déguiser en thon, je comprends pas trop la démarche de la girafe … »

Le déguisement était génial et hors du commun, personne n’aurait l’idée de se déguiser en girafe mais même … Pourquoi restait la grosse question ! Le thon correspondait mieux à Elijah, pas qu’il était laid, mais il aimait ça au point qu’il pouvait manger à tous les repas, il n’aurait pas été étonné s’il s’était déguisé en cela, mais là …
Bref, une dizaine de minutes plus tard, ils débarquèrent au Château, pour la première fois depuis deux ans. Le cœur de Zéphyr tambourinait dans sa poitrine, d’excitation de revoir le château et ses tableaux, ses fantômes, ses escaliers mouvants et -- merde merde, n’oublions pas, ne pas se faire remarquer. Eh bien, il était aussi très excité par cette fête, par l’optique de revoir les Maraudeurs et les autres élèves qui n’avaient pas encore quitté Poudlard et avec qui il s’était si bien entendu. Il connaissait plein de monde à Poudlard, normal, il ne l’avait quitté qu’il y a un an … Et pourtant, il y avait cette petite crainte qui lui serrait le ventre : et si ça se passait mal ? Et s’il était devenu trop vieux ? Et s’il ne trouvait pas sa place ? Ça ne serait qu’une soirée, pas si grave, me direz-vous. Certes. Et puis il allait peut-être rencontrer des gens nouveaux, lier des semblants d’amitiés autour de multiples verres, Zéphyr était quelqu’un de sociable, ça allait être facile. Peut-être allait-il même rencontrer des nanas intéressantes, à défaut de pouvoir en voir une que les Maraudeurs n’avaient certainement pas invitée, ce qui n’était sûrement pas plus mal. Et puis il allait enfin revoir Requiem, sa meilleure amie ; ça faisait au moins trois mois qu’il ne l’avait pas vue, et malgré leur correspondance très fournie, elle lui manquait énormément. Et il y a des choses qu’on ne raconte pas dans les lettres. La nana dont je parlais plus haut lui est donc inconnue – et peut-être que ça devrait rester ainsi …

Elijah et Zéphyr passèrent par des couloirs un peu cachés pour rejoindre le septième étage, face à la Salle sur Demande. Dire que l’existence de cette salle était censée rester secrète, c’était mal barré puisque la moitié du château était invitée à cette fête. M’enfin. Zéphyr sorti un parchemin de sa poche : une lettre des Maraudeurs, sur laquelle était inscrite le mot de passe. Zéphyr sourit, narquois. Exactement ce qu’il aurait pu décider comme mot de passe pour une soirée organisée par Elijah et lui.

« Les Maraudeurs entreront dans l’Histoire avec leur fête, je dois être présent »

Tandis que Zéphyr lançait un regard complice à son compère, une porte blanche et vitrée se matérialisa devant eux. Haussant un sourcil, Zéphyr jeta un œil à travers la vitre ; il y avait un monde fou. Des têtes connues, d’autres moins, tout le monde dansait, parlait, riait … Zéphyr sourit, et Elijah ouvrit la porte, trop impatient de rentrer, certainement. C’était grand, mais pas assez pour qu’il y ait trop d’espace entre chaque invité, il y avait des millions de portes, mais ce n’était pas le plus intéressant. Le mieux, c’étaient les déguisements. Tout le monde était unique, et ils étaient au moins soixante-dix. C’était génial. Zéphyr haussa un sourcil quand il aperçut un groupe de nanas trempées, en maillot de bain. Puis il se souvint de la lettre ; on leur indiquait qu’il fallait qu’ils imperméabilisent leurs vêtements, ce que Zéphyr avait oublié de faire, bien sûr. Une piscine, donc ? Et des nanas en maillot, et d’autres dans des tenues terriblement sexy. Zéphyr passa sa langue sur ses lèvres, et fit à son meilleur ami, avec un regard complice :

« Pas grave si on se sépare pendant la soirée, hein ? On se retrouva de toutes façons, même demain matin ! »

Peut-être qu’ils ne se sépareraient pas, mais valaient mieux tout prévoir, n’est-ce pas ? Nos deux meilleurs amis avançaient pour le moment ensemble, vers un groupe de quatre garçons, déguisés eux aussi. En quoi ? En Loup, en Chien, en Cerf, en Rat. Zéphyr sourit franchement ; ils prennent des risques, les petits Maraudeurs, hein ? Mais c’est ça qui est bon. Des tas de regards se posaient sur Eli et Zeph. « Qui sont-ils ? Que font-ils là ? Merlin mais ce sont … » Voilà ce que tout le monde devait se dire, et quand ils rejoignirent les rois de la fête, tous les regards étaient posés sur eux. C’était grisant. Zéphyr salua ses amis, les congratulant pour ce qui promettait d’être une fête absolument géniale. Puis, il se dirigea vers le buffet, déjà largement entamé ; c’était ça, d’arriver après le début des festivités. Il ne restait que des gobelets, et pourtant certaines personnes avaient des coupes en or. Injustice ! Le roi devait avoir une coupe en or, pas un vulgaire gobelet ! Zéphyr arrêta donc une petite qui devait être en cinquième année qui en tenait une dans sa main gauche. Il la regarda dans les yeux, de quoi la faire déglutir, et il lui servit son sourire de séducteur. D’une voix suave mais dictatrice, il fit :

« Tu me donnes ta coupe, s’il te plaît ? »

La petite balbutia. Elle se souvenait certainement de lui, le beau et grand Zéphyr qui avait quitté Poudlard l’année précédente, quand elle était en quatrième année, évidemment qu’elle se souvenait de lui. Sans vraiment attendre de réponse, Zéphyr se baissa, veillant à ce que sa couronne ne bascule pas, déposa un baiser sur sa joue, murmura un « Merci » et lui pris la coupe des mains. Parfait. Il la nettoya d’un coup de baguette, et il chercha l’alcool qu’il voulait sur la table. D’un coin de l’œil, il veilla sur la petite : elle avait l’air complètement sonnée, et n’avait pas bougé. Il sourit, et rempli son verre de Whisky Pur-Feu, à ras bord. Il attendit que son meilleur ami se serve son verre, il le regarda dans les yeux, et leva son verre vers lui, dans un toast silencieux. « Amis pour la vie, jure ? Juré », voilà ce qu’ils s’étaient dit un peu moins d’un an auparavant, autour d’une boîte de thon au vin blanc, et pour l’instant ils n’avaient pas manqué à leur promesse. Meilleurs amis pour la vie, hein ?

En parlant de meilleur ami, c’est bien beau de regarder la girafe qu’était son meilleur d’ami et le cul des différentes nanas qui passaient près d’eux, il était supposé trouver quelqu’un, à cette fête, et pas n’importe qui ! Sa meilleure amie, Requiem Naranja Ainsworth, une blonde qui s’auto décrivait comme la princesse des Poufsouffle. Il scruta la salle du regard, et fini par apercevoir sa chevelure dans un coin. Il sourit.

« Je vais rejoindre Rek ! »

Voilà ce qu’il dit à Elijah avant de détaler de l’autre côté de la pièce. En chemin, il but une nouvelle gorgée de son Whisky, histoire d’être sûr que quand il serrerait Requiem dans ses bras le liquide ne déborde pas. Mais vu avec quelle ardeur il l’attrapa quand elle lui sauta dessus, ça déborda, la moitié de la coupe finit entre le sol et leur vêtements. Enfin. Autour de lui, il y avait une grande majorité des gens qu’il portait dans son cœur. Son meilleur ami, sa meilleure amie, les Maraudeurs, ses autres anciens camarades. Et puis une autre jeune femme dont la beauté dépassait à ses yeux celles de toutes les nanas de la fête ne devait pas être si loin, enfermée dans son dortoir aux couleurs des Serpentards, et elle aussi elle prenait une grande place dans son cœur, même s’il n’avait pas le droit d’y penser.

Revenir à Poudlard, hein ? Ce n’était pas censé arrivé, c’était arrivé, et pourtant Merlin que c’était bon.


______________________

« LA DIFFICULTÉ N'EST PAS DE GAGNER DE L'ARGENT. LA DIFFICULTÉ EST DE LE GAGNER EN FAISANT QUELQUE CHOSE QUI EN VAILLE LA PEINE »
♘  .ReedNight & L'Ombre du Vent ♥
   
Ishak Zéphyr Aït-Malek
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


ϟ Parchemins postés : 33
ϟ Date d'inscription : 01/04/2013
ϟ Points : 8
ϟ Localisation : Dans le chapeau du magicien, avec le lapin blanc.

Feuille de personnage
ϟ Âge: dix sept ans.
ϟ Maison/Profession: princesse des blaireaux.
ϟ Relations:
MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ? Lun 2 Sep - 13:26


« Une fête est un excès permis, voire ordonné. »



Bien étrange ce silence, surtout lorsqu’on sait que derrière l’un des murs du couloir totalement vide l’une des plus grandes fêtes de Poudlard fait rage. Les paupières closes, la jolie blonde aux cheveux plus longs pour l’occasion se permettait de profiter un dernier instant de ce calme apparent, avant de murmurer les mots magiques qui lui donneraient accès à LA soirée de Poudlard de cette année. Elle savait que ce serait génial, même si ça l’agaçait de l’avouer. Quel bande de petits prétentieux ces quatre là, les princes de gryffondor organisait leur très - très très - grosse fête depuis un moment et voilà qu’enfin la date avait été posée, ils avaient fait languir du beau monde et devait jubiler pour cela, mais elle savait aussi qu’ils devaient avoir la pression, être inquiets que tout ne se passe pas comme prévu.. Mais elle leur faisait confiance. N’allez surtout pas le leur répéter bien sûr, mais elle les savait capable de réaliser un véritable coup d’état, ils surprendraient tout le monde et cette soirée marquerait l’histoire comme ils l’avaient si finement fait remarquer. Un sourire aux lèvres, elle ouvrit les yeux, dévoilant des pupilles plus longues et fines que d’ordinaire et un regard couleur ocre.. Son déguisement était parfait, la soirée serait parfaite et certains des invités l’étaient également, il ne lui restait plus qu’une chose à faire, prononcer les mots magiques.

« Les Maraudeurs entreront dans l’Histoire avec leur fête, je dois être présent. »

♆ ♆ ♆

Le chat s’étira pour mieux se lover sur le tas de fringues posé en tas grossier sur le lit de la poufsouffle, la propriétaire des habits, du lit et du chat faisait des allers et retours entre la salle de bain et son dortoir qui était vide. Les quelques damoiselles qui partageaient sa chambre était soit déjà à la fête, soit en vadrouille, soit en train de réviser et de pleurer car elles n’avaient pas été invitées. Bon dans l’ensemble tout le monde serait présent, sauf les verts et argents, les langues de vipères, de putes. Ca arrangeait grandement Requiem d’ailleurs, elle n’aurait pas envie de se battre toutes les cinq minutes si elle restait loin des serpentards, elle était donc bien heureuse que ses amis ne les ait pas invités.

« Pousse toi. »

Naranja en retard, jamais. Elle ne pensait certainement pas aux serpents pour une fois, elle essayait juste de se souvenir de la place de ses gants, derniers détails de son déguisement. En retournant toutes ses affaires – et après avoir poussé le chat qui lâcha un miaulement de mécontentement – elle finit par retrouver la paire de gants en cuir aux griffes luisantes qui bouclerait sa tenue de Catwoman. Tout en les enfilant, elle se dirigea vers la salle de bain afin de se contempler une dernière fois, et de vérifier si elle n’avait rien oublié. Voiçi donc l’occasion de détailler toute sa tenue, commençons par le bas. Une paire de bottes aux talons hauts, pas tout à fait en aiguille mais presque, en cuir noir et remontant sur un pantalon également de cuir, mais bien moins épais. De nombreuses déchirures ressemblant à des traces faites par des griffes ornaient le pantalon et dévoilaient ainsi la peau de la sorcière, rendu légèrement plus mate par un sortilège pour la soirée. Une ceinture toujours ébène entourait les hanches de Nara et un fouet replié y était accroché, accessoire utile, pas seulement pour les sadomasochistes. Le ventre plat de la née moldue était visible, ainsi que son dos et la majeur partie du haut de son corps en fait. Un soutien gorge fait de cuir couvrait à peine la totalité de ses seins et les galbaient un peu plus que d'ordinaire, la faute au petit laçage entre les deux morceaux de chaires. Deux lanières de cuirs partaient vers le haut pour s'accrocher dans sa nuque, histoire de bien les maintenir, et deux autres, faites principalement d'un métal couleur acier, se raccrochait à la ceinture noire par plusieurs petits anneaux. Vous n'avez jamais vu les vieux films de catwoman ? La femme chat à la tenue équivoque, provocatrice. Amusant pour une damoiselle telle que Requiem qui ne laissait jamais un seul damoiseau l'approcher - sauf pour se battre - de porter une tenue de femme fatale et d'allumeuse, mais c'était le but du jeu, surprendre. La tenue se complétait par les fameux gants qu'elle avait cherché un moment, d'un velours noirs, ils montaient jusqu'au dessus de ses coudes, pour finir par une bande de cuir un peu plus serrés. Des griffes blanches trônaient au bout de chacun des doigts, épaisses et pointus, histoire de marquer son territoire et de laisser des traces sur les corps des sorciers qui approcherait. Enfin, parce que Catwoman n'est rien si elle ne peut pas dissimuler son identité et sans oreilles de chat, Requiem passa sur la tête un masque fait d'un plastique sombre et mate recouvert d'un très fin duvet, cachant ainsi un peu plus de la moitié de son visage puisque la limite s’arrêtait à son nez. Le haut du masque était replié pour donner l’impression qu’elle avait deux oreilles, avec sur les pointes, une toute petite touffe de poil ébène. Comment avait-elle fait pour réunir tout ça ? En cherchant, en fouinant dans des boutiques de déguisements moldus et dans sa propre armoire. Puis bon, elle avait utilisé un peu de magie aussi. Un sortilège donc pour cacher ses tatouages et rendre sa peau un peu plus sombre, des rajouts moldus pour avoir les cheveux plus longs et noués en une longue et haute queue de cheval derrière le masque et en dernier un nouveau sortilège pour cette fois, avoir des yeux dignes de ceux d’un chat. Puis bien sûr, elle prit soin d’imperméabiliser toute sa tenue, et de mettre un maillot de bain effet cuir noir sous son déguisement, ainsi elle resterait une catwoman même dans l’eau.

« Alors Alba, tu en penses quoi ? »

La Maine Coon ouvrit un œil, puis le deuxième pour redresser la tête et fixer un court instant sa maitresse, bayer et se réinstaller pour dormir. Requiem poussa un soupire et rangea brièvement ses affaires avant de quitter les lieux, laissant le félin dormir alors que le chat qu’elle était pour la soirée, comptait bien s’amuser.

♆ ♆ ♆

Lorsqu’elle ouvrit la porte qui était apparu sur le mur devant elle, Nara s’attendait à beaucoup de choses, elle avait imaginé plusieurs scénarios de lieux et de fêtes possibles, et elle ne fut pas déçue. La mexicaine entra dans un vaste hall, ou une grande pièce, elle ne savait pas trop mais c’était suffisamment immense pour contenir beaucoup de monde, elle n’était pas en avance car pas mal d’invités étaient déjà là. Combien étaient-ils ? Elle ne pouvait le dire, ni compter le nombre de regards masculins qui se posèrent sur elle alors qu’elle avançait. Certains semblèrent la reconnaître, la petite princesse des blaireaux qui donnaient si souvent des points et qu’aucun garçon n’avait réussi à inviter pour quoi que ce soit, voilà qu’elle dévoilait ses formes, sa silhouette féminine et sa poitrine généreuse, vraiment, c’était du jamais vu. Et elle n’était pas la seule surprise de la soirée. Son regard balaya plusieurs personnes, détaillant certains qui avaient fait un travail énorme, dont les maraudeurs qu’elle finit par repérer au loin. Ils étaient agressés de tous les côtés, elle attendrait un peu avant d’aller les voir, puis elle ne pouvait pas les féliciter devant trop de monde, même si là, ils le méritaient vraiment. Leurs déguisements la fit sourire d’ailleurs, ils étaient plutôt craquants comme ça, surtout Sirius en fait, donc il fallait rapidement qu’elle trouve autre chose à regarder. Faire une visite des lieux tiens, c’était une très bonne idée ça. Car le travail était impressionnant, elle s’amusa à aller ouvrir quelques portes parmi la bonne centaine et trouva d’autres salles avec d’autres ambiances, plus ou moins intimes.. Vraiment, la nuit promettait d’être mémorable.  

Moins de trois minutes s’étaient écoulées et elle tenait déjà un verre dans la main, elle se servait un coktail dans un gobelet qu’elle avait noircit et recouvert de velours d’un coup de baguette – pour le style bien sûr – et avait déjà repoussé deux damoiseaux. Son déguisement faisait son effet. Mais elle n’était pas la seule damoiselle à avoir profité de la soirée pour se lâcher et pour se dévoiler, certaines étaient même en maillot de bain, donc il y avait bien une piscine quelque part, il fallait juste la trouver. Repartant en quête du jardin qui devait être derrière l’une des très nombreuses portes, elle se fit happer par quelque chose, ou quelqu’un. Un serdaigle qui se trompa, il crut reconnaître une amie dans une tenue si provocante et avec des cheveux si longs, le pauvre fût repoussé par la jolie blonde mais ne s’excusa pas tant, trop occupé à mater ses seins. Bon elle ne pouvait se plaindre, elle l’avait cherché, mais il était tant qu’elle joue un peu de ses charmes auprès de la gente masculine. Donc, elle s’éloigna du moineau en roulant des hanches, d’une démarche féline, sentant le regard de ce dernier sur son postérieur moulé à la perfection dans ce pantalon de cuir tout déchiré, trop facile. En avalant une nouvelle gorgée de son mélange de vodka et jus de fruit qui lui montait rapidement à la tête, elle reconnut une silhouette parmi les autres, elle lui était trop connut, trop familière pour qu’elle se trompe. Lui par contre semblait avoir fait une erreur. Une petite blonde au regard chocolat avait la langue qui dépassait des lèvres, de la bave s’en écoulait presque et ses yeux restaient écarquillés, elle venait de se faire sauter dessus par un roi. Le roi d’autrefois, le seigneur des rouges et ors et le faiseur de miracle, ou surtout de conneries. Ishak Zéphyr Aït-Malek venait de sauter dans les bras d’une blondinette et apparemment, cette dernière ne le connaissait pas, enfin si mais seulement de nom, elle devait avoir une photographie de lui en agrandit au dessus de son lit, ridicule.

« Dépêche toi de rattraper ton lapin Alice. »

Tout en approchant, la femme-chat riait aux éclats, Zéphyr l’avait prise pour cette Alice au pays des Merveilles à qui elle ordonnait de partir avec douceur. La damoiselle qui avait un an de moins qu’elle ravala sa salive, finit de graver l’image de l’ancien roi gryffondor dans son esprit et se sauva, sûrement en se promettant de ne plus jamais se laver car il l’avait touché.

« Je crois que tu as encore des fans. »

Enfin, Requiem arriva à hauteur du damoiseau, elle portait dix centimètres de talons sous les pattes mais ne le rattrapait pas encore alors qu’il n’était pas bien grand, mais en analysant son déguisement elle aperçut des talons, le tricheur. Un nouveau sourire éclaira son visage à moitié dissimulé et ses yeux de chats brillaient avec intensité, il était là, son confident, son adopté, son meilleur ami.

« Toujours aussi modeste mon cher Ishak, un roi rien que ça. »

Avant de lui sauter dans les bras elle se devait de le charrier un peu, de le provoquer parce que sinon ce n’était pas drôle, et puis il venait de commettre une bourde en ne réussissant par à la reconnaître du premier coup, il ne tenait peut être plus si bien l’alcool. Pour sa part, elle ne buvait pas trop en général, mais ce soir elle chamboulait tout et modifiait les règles, la preuve, c’était une vrai fille, une véritable jeune femme pour une fois. Enfin, après l’avoir une dernière fois reluqué sans s’en cacher, elle se blottit avec une infinie douceur contre son torse, comme le ferait une petite fille qui se cache dans les bras de son grand frère pour se protéger de tout le reste, se couper du monde et de ses malheurs.

« Tu m’a manqué. »

Pas de superflue, juste une vérité murmurée. Oui, cette soirée promettait d’être mémorable, principalement parce qu’il était là.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité


MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ? Lun 2 Sep - 21:59

Spoiler:
 


Commun Ҩ Phoebe




Ҩ ...And it's gonna be TOTALY AWESOME !



Les Maraudeurs avaient, semble-t-il, organisé une petite fête. Et allez donc savoir pourquoi, ni quelle mouche les a piqués, mais ils avaient eut la mauvaise idée de m'inviter. A mon avis, c'était un coup de Remus, ou de James... ou des deux. Je ne soupçonnais pas Sirius, il ne me connaissait pas plus que cela et nous n'étions pas partis du bon pied. Et si vous vous souvenez de notre petite rencontre à la volière, les choses ne s'étaient pas améliorées... Heureusement, elles n'avaient pas empirées non plus. Cela aurait été un peu problématique sinon. Je ne suis pas du genre à m'occuper de si je dérange quelqu'un ou non, mais par égard pour mes amis, venir et savoir que, par ma simple présence, je plomberais l'ambiance m'aurait dérangé. Quant à Peter... ma foi, je ne le connaissais pas plus que ça, donc il n'avait sans doute pas suggéré mon invitation.
J'étais libre d'accepter ou de refuser. Le choix n'avais pas été simple... Soit j'acceptais, pour faire plaisir à mes amis, malgré le fait qu'il faille craindre le pire... après tout c'était tout de même une fête des Maraudeurs, le pire était bel et bien à craindre, soit je refusais, par précaution, et je sens que de toute manière, Remus ou James va venir me chercher et me traîner là bas ! Alors autant faire un geste de bonne volonté... pour une fois. Evidemment, il fallait se déguiser, c'était tout eux ça ! Mon costume : Lady Gaga. Ou plutôt à la Lady Gaga. J'avais décidé de prendre mon temps, histoire que tout soit parfait. J'avais déjà tout planifié, et j'espérais vraiment surprendre les Maraudeurs. J'espérais faire quelque chose de bien pour une fois. J'espérais ajouter de l'ambiance à la fête, même si à mon avis, ce n'était pas l'ambiance qui manquerait déjà ! D'ailleurs vous voulez une preuve ? La veille, voici ce que j'avais reçu :
Demain, à partir de 21h, dans la SSD. Prononcez la phrase "Les Maraudeurs entreront dans l'Histoire avec leur fête, je dois être présent" Venez habillez comme on vous l’a indiqué dans notre précédent message, sinon vous ne rentrez pas. Tout est fourni : alcool, bouffe, amour de votre vie et maladie sexuellement transmissible. Et bien sûr, dans le plus grand des silences.
Quand je vois dans la même phrase " alcool ", " amour de votre vie " ( et là je dis pub mensongère ! ) et " MST ", croyez moi, je me poses de sérieuses questions quant à la pertinence de mon choix d'accepter et de venir. Non. Non pourquoi m'en faire ? Je suis Phoebe Parker ! Je suis différente ! Je sais déjà que je ne boirais pas d'alcool, si on me sert un verre il finira tout au mieux dans une plante, il n'y a aucune chance pour que je rencontre un garçon, donc de ce côté là, je suis sauvée et je ne suis pas une petite dévergondée ! Les MST, c'est pas pour moi ! Je serais la seule fille normale à cette fête... que voulez vous, il faut se faire une raison ! Mais de toute manière, j'allais faire un passage éclair, arriver, chanter, dire coucou aux Maraudeurs et partir. Si on avait la mauvaise idée de me retenir, moi et mes supers talents de comédienne, on prétextera un mal de tête carabiné dû à un trop plein de bruits. Je dirais qu'il faut que j'aille me reposer et ni vu ni connu je t'embrouille ! Je sais c'est mal de mentir à ses amis, mais forcer son amie à rester à une fête qui va forcément mal finir, vous croyez que c'est mieux ?
J'avais rarement l'occasion de me préparer, que ce soit pour apparaitre en robe de soirée ou dans un costume totalement dingue et impossible à ne pas remarquer. C'était sans doute un peu ma faute, en même temps, cela ne m'intéressait pas plus que cela. Mais lorsque l'occasion se présentait, je voulais que tout soit parfait et être aussi belle que possible parce que oui, même avec ce costume totalement ridicule, j'aurais l'air fabuleuse. J'avais donc finit ma coiffure, les cheveux relevés dans un chignon, ne laissant qu'une ou deux petites mèches tranquilles. J'enfilais alors la robe, très courte ( peut-être trop ? Oh non, non j'arrête d'y penser, sinon je vais changer de robe et ça ne va jamais le faire ), que des couleurs que j'aimais : noir, gris et une petite touche de blanc. De part l'assemblage, je trouvais que cela faisait effectivement très Gaga, pas vous ? Puis évidemment, les chaussures, des escarpins noirs. Il ne restait plus que les lunettes de soleil ( dans la mesure où cela faisait partie du costume, j'allais m'arranger pour me repérer dans le château malgré elles... ) et pour la petite touche finale, les longs gants noirs, fins. J'admirais le résultat, c'était magnifique ! Mieux que Gaga elle même... en même temps quand on voit les horreurs que ça peut donner, ce n'est pas bien étonnant. Faisant un tour complet sur moi même, j'en conclus que j'étais particulièrement fière de moi, qu'à ma bonne habitude et sans vouloir paraître vaniteuse, j'avais l'air fabuleuse bref, c'était parfait ! Mais ce n'est pas le tout d'avoir l'air parfaite. Il faudrait que mon entrée le soit également.
Je tiens à préciser une chose : lorsque je parle de faire une entrée fantastique, ce n'est pas pour que tout le monde me remarque. Je vous l'ais dis, à la base, je n'ai même pas vraiment envie de venir, je fais l'effort pour mes amis, et je compte bien partir vite fait bien fait, ce n'est donc pas pour que tout le monde le regarde ! De toute manière, je n'obtiendrais que des critiques, à la bonne habitude des gens... oh remarquez, c'est assez marrant... Mais non. Ce n'est pas pour ça que je voulais faire une super entrée. Je voulais la faire pour rajouter une ambiance de folie, et avec la chanson que j'avais choisie et mon enthousiasme à chaque fois que je la chantais, je n'avais que bon espoir d'y parvenir. De plus, je m'étais entraînée pour créer le décors parfait, et y ajouter la musique, le tout grâce à la magie évidemment. Je regardais l'heure : vingt-heure. Pouah ! Je suis large ! Ah parce que je ne vous ait pas dis ? J'ai bien l'intention d'arriver méga en retard ! Alors oui, normalement je devrais courir à toute vitesse jusqu'au septième étage, mais... non. Je ne le ferais pas. Si je ne me trompe pas, j'estime que j'ai un maximum de deux heures avant que l'un de mes deux Maraudeurs préférés ne se mettent à ma recherche, et me tirent, de gré ou de force, à leur soirée. Il me faudrait donc me débrouiller pour faire mon entrée avant. Cela me donnait une avance de deux heures... environ. Un peu moins à dire vrai. Puisqu'il fallait que j'arrive AVANT qu'on ne se mette en tête de venir me chercher. Bon avant tout, il me fallait sortir de la salle commune des serpentards sans me faire remarquer. Bah oui, des gens étaient encore debout à cette heure... et même parfois plus tard. Aussi, avec un bon sortilège, j'avais pu sortir ni vue ni connue, sans que quiconque ne se demande où j'allais vêtue de la sorte. A leur yeux, j'étais habillée normalement et par conséquent, je passais inaperçue. J'avais évidemment prit soin de prendre la petite pièce argentée qui me permettrait d'entrer ainsi que le petit mot où il était écrit la phrase que l'on devait prononcer pour faire apparaître la salle, le tout dans un petit sac de soirée noir, discret et très pratique. J'aurais aimé avoir une pièce où répéter. Mais la salle sur demande était déjà prise, et me pointer, c'était risquer de devoir entrer plus tôt que prévu. Non. Après tout, j'avais déjà suffisamment répété, j'étais totalement au point. Comme toujours. Eheh, vous croyez quoi, vous là ? Donnez moi une scène, et je puis vous jurer que personne ne pourra me battre. Je m'étais alors réfugiée discrètement que sixième étage, dans la salle d'étude des moldus. Salle où je restais durant tout ce temps, jusqu'à ce qu'enfin, vingt et une heure trente n'arrive.
Par réflexe, je tentais de toucher mes cheveux afin de les remettre correctement en place... mais ces derniers étaient bien attacher, pour une fois je n'avais pas les cheveux lâchés ! Roh zut... bon. Tant pis. Toute aussi discrète qu'à l'arrivée, je sortis de la salle et montais au septième étage, me dirigeant tout droit vers la salle sur demande. Une fois arrivée, je m'arrêtais un instant, inspirant un grand coup.
-Aller...
Il était grand temps pour moi de rejoindre l'équivalent de mon enfer personnel, une fête d'étudiants débauchés et sans aucun doute alcooliques sur les bords, et je ne parle même pas du taux de perversité ! Ca va aller. J'ai déjà traversé bien pire non ? Vraiment pire même, puisque j'avais été jusqu'à frôler la mort par deux fois. Alors ce n'est pas une... fête qui va m'abattre. J'allais dire " petite fête " mais n'oublions pas de qui on parle, ça ne peut pas être une " petite " fête ! Tirant le mot de mon sac, je lançais d'un ton clair :
-Les Maraudeurs entreront dans l'Histoire avec leur fête, je dois être présent.
Si vous pensez que ce n'est pas la modestie qui les étouffe, vous avez raison ! Entrer dans l'Histoire... beh voyons ! Rien que ça... Dans l'histoire des élèves les plus déjantés et hors-la-loi, oui peut-être... Quand au " je dois être présent "... par Barbra, je m'en serais bien passée ! ( je pourrais dire " mon Dieu ", mais j'y crois plus depuis longtemps... ). Quoi qu'il en soit, une porte en bois blanc vitrée fit son apparition sous mes yeux. Cette fois, plus question de reculer. Je saisis la poignée et ouvrit la porte, m'engouffrant dans l'immense salle déjà bourrée de monde. A mon avis, je devais être la dernière arrivée... Les gens dansaient, s'amusaient... et à ma plus grande peine, buvaient aussi... Entre autre. Et évidemment, personne n'avait remarqué ma présence... pour le moment. Dans quelques secondes par contre, ça serait différent. Ils voulaient de l'ambiance ? Et bah là, croyez moi que si ils n'en n'ont pas, je ne comprendrais rien du tout ! En plus, en un rapide coup d'oeil, j'avais déjà localisé des micros, c'était parfait ! Croyez moi, dans quelques secondes et pour deux minutes trente deux très exactement, j'allais m'amuser comme une folle. La chanson que j'avais choisie avait le don de me mettre de bonne humeur, de me donner la pêche, et j'espérais bien qu'il en soit de même pour les invités. Ce que j'aimais particulièrement avec cette chanson, c'était que le début commençait tout de même de manière relativement calme, puis au fur et à mesure, elle vous pousse à sautiller partout ! Mais trève de promesses, c'est bien beau de parler, il faut agir ! D'un coup de baguette, je créais des feux d'artifices un peu partout dans la salles, mais plus particulièrement au niveau de la scène, là où j'allais monter. Pourquoi des feux d'artifices ? A votre avis ? Non, pas d'idée ? Parfait, attendez... j'attrapais un micro et d'un nouveau coup de baguette, lançait la musique. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, je trouve que ça rend plutôt bien, ces explosions de couleurs et de lumières, si il n'y avait pas eut le bruit, j'aurais presque pu me croire sur une grande scène. Peut-être pas Broadway, mais pas loin.
J'étais restée dans mon coin, riant sous cape de voir les gens se demander d'où sortait tout ça, puis le moment venu, ma voix s'éleva, tandis que j'avançais doucement, tranquillement, vers la scène. Car oui, au début, c'est plus calme... compte tenu du reste.
-Do you ever feel like a plastic bag, drifting through the wind wanting to start again ? Do you ever feel, feel so paper thin like a house of cards, one blow from caving in ?
Tranquillement, j'étais monté sur l'estrade, faisant face aux invités, mon public. Je ne saurais trop vous dire si ils étaient intéressés ou si ils se demandaient ce que je fichais ici, mais qu'importe. J'étais sûre qu'au final, ils allaient s'amuser tout autant qu'il y a à peine quelques minutes ! On ne peut résister à Firework ! Bah oui, c'était ça la chanson ! Tsss, vous êtes pas doués....
-Do you ever feel already buried deep ? Six feet under screams but no one seems to hear a thing... Do you know that there's still a chance for you, cause there's a spark in you...
Puis, levant doucement le bras, pointant le plafond, j'enchaînais.
-...You just gotta ignite, the light, and let it shine ! Just own the night like the 4th of July !
Et attention, c'est là qu'arrive la partie la plus intéressante, c'est parti pour faire les fouuuus !
-Cause baby you're a firework ! Come on, show 'em what you're worth ! Make 'em go " Oh, oh, oh ", as you shoot across the sky-y-y !
En ce qui me concerne, je m'enflammais déjà, parcourant la scène, laissant la chanson prendre le dessus sur moi. Cette soirée était celle des Maraudeurs. Par conséquents, ils étaient les principaux concernés par la chanson, c'était eux les feux d'artifices ! Oui bon, peut-être que je vais chercher loin, mais qu'importe ! Un feu d'artifices, en général, ça fait, au moins, sourire. Ca arrive à apporter de la joie. Et eux... à en juger par cette soirée, ils le faisaient aussi ! Même si à mon sens, ils avaient un peu poussé le bouchon... mais bon, ça c'est la rabat joie en moi...
Comme j'avais décidé de ne pas chanter la chanson en entier, j'étais arrivée dans une partie qui se calmait de nouveau quelque peu... avant que cela ré explose avec le refrain !
-Boom, boom, boom, even brighter than the moon, moon, moon. It's always been inside of you, you, you, and now it's time to let it through-ough-ough... baby you're a firework ! Come on, show 'em what you're worth... Make 'em go " Oh, Oh, Oh ", as you shoot across the sky-y-y !
La fin approchait, ce qui était dommage... pour moi. Oui je sais, je ne me lasse pas de cette chanson, et alors ? Osez me dire qu'elle n'est pas tout simplement géniale !
-Baby, you're a firework... Come on, let your colors burst ! Make 'em go " Oh, Oh, Oh ", you're gonna leave 'em all in awe, awe, aweeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee ! ...Even brighter than the moon, moon, moon ! Boom, boom, boom, even brighter than the moon, moon, moon !
Sur ces mots, la chanson se finit, les feux d'artifices aussi. Un dernier avait fait des étincelles aux dessus de nos têtes pour clore la chanson, et moi, j'étais plutôt satisfaite de mon travail. Et les autres... et bien si ils le sont c'est bien, si ils ne le sont pas, c'est le même prix ! Je descendis de l'estrade, remettant son micro à sa place. Aller, j'avais remplis mon rôle, et je crois que j'avais mis le paquet, vous en pensez quoi ? J'allais bientôt pouvoir m'éclipser !


fiche de ©️ century sex



HJ : Pour avoir un aperçu plus net de comment était Phoebe sur scène, regardez cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=KYSfdTTbxms ! Evidemment, la qualité est normalement meilleure hein... xD
Revenir en haut Aller en bas
avatar


6ème année ϟ (C) Poursuiveur


ϟ Parchemins postés : 361
ϟ Date d'inscription : 18/05/2012
ϟ Age : 26
ϟ Points : 70
ϟ Localisation : Poudlard

Feuille de personnage
ϟ Âge: 16 ans
ϟ Maison/Profession: Serdaigle
ϟ Relations:
MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ? Mar 17 Sep - 9:21

[Réponse éditée]


Dernière édition par Leroy de Louvière le Mar 11 Nov - 15:53, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


6ème année ϟ Élève


ϟ Parchemins postés : 27
ϟ Date d'inscription : 19/04/2014
ϟ Points : 13

Feuille de personnage
ϟ Âge: 16 ans
ϟ Maison/Profession: Serdaigle
ϟ Relations:
MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ? Mer 23 Avr - 0:45

Maraudeurs ∞ The World
“I believe when life gives you lemons, you should make lemonade…and try to find someone whose life has given them vodka, and have a party.”
Faire la fête. Dire que Pandora n’aimait pas ça eut été un euphémisme. Lorsque la demoiselle avait reçu l’invitation, elle s’était sentie devenir euphorique. Alors qu’elle sortait à peine de la fête de son anniversaire, elle allait repartir pour faire la fête toute la nuit. D’autant plus qu’elle serait accompagnée d’un charmant jeune homme, qui depuis quelques temps lui faisait office de petit ami. Elle allait donc bien s’amuser. Mis à part ce système de déguisement qu’elle avait eu un peu de mal à saisir et à accepter, elle était complètement partante pour cette soirée. Mais n’oublions pas qu’à moins d’être clouée au lit par quarante de fièvre, Pandora dansait sur votre table à quatre du matin toutes les nuits. Parmi les choix proposés en déguisement, Le petit chaperon rouge avait fini par lui être attribué. Décidée à effacer le côté enfantin de ce déguisement et de faire paraitre le côté plus félin de ce dernier, la jolie Serdaigle avait réfléchi à son costume toute la semaine. Elle voulait être parfaite aussi bien pour elle que pour Remus. Elle passa donc sa journée à rassembler tout ce dont elle avait besoin, trépignant d’impatience à l’idée de cette soirée d’anniversaire.

Elle espérait simplement qu’il n’y aurait pas trop d’imbéciles, que les Gryffondors ne tueraient personne et qu’il n’y aurait pas trop de Poufsouffle. Mais bien entendu, elle se doutait qu’elle ne serait pas vraiment exaucée. Les Maraudeurs organisaient cette soirée, alors forcément, elle devait se préparer au pire, comme au meilleur bien entendu, ne soyons pas mauvaise langue. Pour une raison qu’elle ignorait, elle n’avait pas parlé de cette fête à Vicky, ne sachant pas si elle était invitée ou pas. Elle se sentait légèrement coupable, mais après tout sa meilleure amie ne supportait pas Remus, alors autant ne pas jeter de l’huile sur le feu… Tout en prenant une douche longue de deux heures, (entendez par là, le masque pour les cheveux, le gommage, l’épilation et tout le tintouin…), elle pensa au fait qu’elle n’était pas plus proches des Maraudeurs que ça. Seul Remus faisait vraiment parti de son cercle intime. Mais James, Sirius et Peter restaient les amis de Mus et seulement les siens. Et pour le moment, la jolie blonde n’avait pas forcément envie que cela change. Après s’être fait propre comme un sous neuf, Pandora s’attela à enfiler son costume. Elle n’était pas forcément friande du « all in red », mais il fallait admettre qu’un chaperon rouge d’une autre couleur n’avait plus aucun sens.

Hésitant entre quinze mille sous-vêtements différents, Pandora se rappela de ce moment où elle avait entendu pour la première fois ce conte moldu. Car bien entendu, il n’y avait que les moldus pour inventer des histoires aussi niaises. Ce loup était bien gentil en comparaison de ceux qui rôdaient dans nos forêts ou dans nos villes en réalité. Cependant, la jeune Serdaigle avait toujours apprécié ce passage au sujet des yeux et des dents qui la faisait beaucoup rire. Une fois satisfaite de ses sous-vêtements carmins et plutôt osés, il fallait l’avouer, Pando passa au reste de son accoutrement, dixit celui que tout le monde verrait. Elle avait dégoté un très joli chemisier blanc traversé par un lien de satin noir, qui marquait finement sa taille. Après avoir enfilé de longs bas blancs, elle enfila sa jupe, bien plus courte que ne l’acceptait habituellement le règlement du château, mais que la jeune fille aimait beaucoup pour son côté pin-up et rebondi que lui donnaient ses voiles de tulles. Elle avait également prévu de grands escarpins noirs, qui ne la grandissait pas vraiment, puisqu’elle était déjà plutôt haut perchée de ses cent soixante dix centimètres, mais la demoiselle ne sortait jamais en soirée sans talons. Une vieille habitude très certainement. Vous pourriez penser que son accoutrement la rendait vulgaire et lui ôtait toute personnalité, c’est pourquoi elle ne força pratiquement rien au niveau du maquillage, se contentant d’une bouche légèrement glossy et seuls ses yeux furent relevés d’un trait d’eye-liner qui en fit ressortir le bleu lagon et envoûtant. Ne voulant pas ressembler à une catin de première, elle laissa ses longs cheveux bruns lâches et seul un sort vint les fixer pour éviter de se retrouver au petit matin complètement décoiffée. Elle ne supportait pas ce genre de désagrément.

Fin prête, elle se rendit compte qu’il lui manquait l’accessoire final : sa cape. Car que serait le chaperon rouge sans sa cape, véritable emblème de ce personnage. La trouvant bien trop longue à son goût, la jeune anglaise s’empressa de la raccourcir à l’aide d’un sort de couture que sa mère utilisait souvent. Sa jolie cape rouge sur les épaules, Pandora fin prête se rendit compte qu’elle était également plutôt en retard. Il était pratiquement vingt trois heures. De toutes manières, elle n’aimait pas arriver tôt aux fêtes. Même si sortir à cette heure s’avérait plus risquée du coup. Après avoir mémorisé la phrase à prononcer pour rentrer dans la salle sur demande, elle jeta un sort sur sa tenue pour de l’extérieur avoir l’air plus… normale. Heureusement pour elle, elle ne croisa personne dans les couloirs et se dépêcha de prononcer cette phrase aux accents très Maraudiens, force était de le reconnaître. Elle dû cependant annuler son sort de protection pour pénétrer dans l’enceinte cachée.

Une porte blanche la mena donc vers cette salle de tous les déboires. La salle, immense était déjà bien remplie et les déguisements allaient du plus ridicule, au plus drôle et certains étaient si fades qu’elle ne les vit même pas. Une bonne ambiance s’était déjà installée dans la salle, les gens dansaient et semblaient déjà bien emportés par les effets de l’alcool. Notre petit chaperon rouge cherchait des yeux une âme connue, n’étant pas du genre à parler au premier inconnu de passage sous prétexte qu’elle ne connaissait personne. Elle s’approcha du buffet en toute discrétion, raflant un verre vide au passage qu’elle remplit de la première boisson à portée de main. Elle mourait d’envie de retrouver Remus, mais elle ne le voyait nulle part, tout comme ses compères. Ils paraissaient introuvables, ce qui en soit était assez peu logique puisqu’ils organisaient la soirée. Aussi se fraya-t-elle un chemin à travers la foule d’étudiants pour arriver… dehors. Il y avait une grande piscine dans laquelle plusieurs personnes se trouvaient. Pandora regardait la scène plutôt perplexe lorsqu’elle manqua de mourir en sentant deux mains se poser sur ses hanches.
code by Silver Lungs


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


6ème année ϟ Préfet


ϟ Parchemins postés : 459
ϟ Date d'inscription : 02/05/2012
ϟ Points : 122

Feuille de personnage
ϟ Âge: 16 ans
ϟ Maison/Profession: Gryffondor
ϟ Relations:
MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ? Ven 25 Avr - 23:59



Spoiler:
 

Ça faisait trois bonnes heures que la soirée avait commencé, et il fallait l’avouer, Remus était maintenant complètement bourré. Quoi de plus normal, après tout ? C’était sa soirée, son anniversaire, tout se déroulait pour le mieux dans le meilleur des mondes, alors il avait le droit de boire, n’est-ce pas ? Tout le monde s’amusait, c’était probablement la meilleure soirée de l’année – et il était très objectif sur le sujet évidemment – alors un ou deux whisky de plus, qu’est-ce que ça changeait ? En réalité, il n’aurait peut-être pas du boire autant ; mais bon, un Remus Lupin alcoolisé, qu’est-ce qu’il y avait de plus beau à voir ? Lui qui était d’ordinaire si calme, presque réservé, le voilà qui dansait sur les tables au rythme effréné de la musique, chantait à tue-tête, parlait fort, plongeait dans la piscine, tout ça pour, en somme, se faire remarquer. Ça lui permettait de se changer les esprits ; la pression des cours et des examens à venir se faisait sentir, ils avaient beaucoup de travail, puis il y avait aussi tous ces gens qui étaient sur son dos, sur son secret, tout ça. Mais bon… il faut dire que ce n’était vraiment pas ce qui occupait l’esprit du Gryffondor à ce moment-là, pas du tout, même. Non, ce dernier buvait pour faire passer le temps, espérant que les secondes défileraient plus vite d’ici au moment où une certaine jeune fille arriverait. Trois heures qu’il l’attendait, elle avait promis qu’elle viendrait, et ce même si c’était une fête des Maraudeurs, même si elle n’était pas amie avec ses amis, même si ce n’était pas tout à fait son monde. Elle viendrait pour lui, parce qu’elle était sa petite amie, et que c’était le genre de chose que font les petites amies. Elles viennent aux énormes fêtes déguisées organisées par leur petit ami. Pff, si quelqu’un avait dit un jour à Remus que son mot préféré deviendrait « petite-amie », il lui aurait ri à la face. Et puis même maintenant, il lui riait toujours à la face. Son mot préféré n’était pas « petite-amie », mais « Pandora ». Peut-être était-ce la même chose, me direz-vous.

En tous cas, il l’attendait, même si elle n’avait pas l’air de vouloir se dépêcher. James, dans sa gentillesse habituelle, n’arrêtait pas de lui dire qu’elle ne viendrait pas. Sirius, lui, s’était contenté de le jeter dans la piscine tout habillé. Pour quelques minutes, ça lui avait changé les idées. Il avait marché sur le grand M peint au fond de l’eau, il s’était laissé prendre en photo avec ses Maraudeurs, il avait observé l’illusion du parc de Poudlard, et puis voilà, il avait fait le tour, et avait de nouveau envie de la voir elle, débarquer. Encore un peu, et il allait la chercher. Répondre à la devinette de la salle commune des serdaigles ne serait pas si compliqué, n’est-ce pas ? Puis une fois la bas, il trouverait une fille à qui il demanderait d’aller pour lui dans les dortoirs des filles (malheureusement inaccessibles aux garçons) pour la chercher. Aussi simplement que ça ! Heureusement, il n’eut pas à aller aussi loin, parce qu’enfin, à vingt-trois heures passée, elle arriva. Par Merlin, enfin. Pas besoin de mesures drastiques, alors ? Dommage, l’ambiance feutrée de la salle commune des Serdaigle et l’intimité qu’ils auraient eue là-bas auraient pu plaire au Loup-Garou. M’enfin, au moins ici, Remus avait droit au déguisement. La jupe courte à volants, les bas blancs et les talons hauts s’accordaient parfaitement pour mettre en valeur ses longues et fines jambes, ses cheveux tombaient sur ses épaules graciles, et ses yeux bleus brillaient alors qu’il faisait presque noir. Par Merlin, sa nana était définitivement divine.

Il était trempé et il arrivait derrière elle, prêt à la surprendre. Elle l’avait fait patienter pendant trois heure, il avait bien le droit de s’amuser un peu, non ? D’ailleurs, il n’avait presque plus aucun vêtement sur lui. Il avait abandonné il y a bien longtemps le gilet, et son leggins avait été envoyé balader très loin depuis que Sirius l’avait plongé dans l’eau. Il était donc en boxer rouge, mais il avait évidemment gardé sa moustache, élément clef de son costume. Bref, il était arrivé derrière sa Pandora et il avait placé ses mains sur ses hanches, pour lui faire savoir qu’il était là. A peine l’avait-il touchée qu’il l’avait senti tressaillir sous doigts. Un sourire s’étirait déjà sur les lèvres du jeune homme, qui penchait maintenant la tête vers son oreille (avec ses talons elle faisait quasiment sa taille) pour lui murmurer :

« Je savais que le petit Chaperon Rouge serait une bonne idée. Tu es magnifique ma Pandora... »

Remus avait terminé sa phrase en embrassant la demoiselle dans le cou. Puis, il avait profité d’avoir ses mains sur ses hanches pour la faire basculer de sorte à ce qu’ils soient face à face, et enfin, il avait pu plonger ses yeux dans les siens, pour s'y noyer. Il avait laissé glisser ses mains jusque dans les siennes, avait mêlé ses doigts aux siens, et avait dit, ne la lâchant pas du regard :

« Pas bien, de me faire attendre si longtemps, t’aurais pu faire un effort, c’est quand même mon anniversaire ! »

Il lui avait ensuite sortit sa plus belle mine boudeuse, même s'il savait qu'il ne la garderait pas bien longtemps. Pandora était là, et même s'il était vingt-trois heures, elle était avec lui, et c'était tout ce qui comptait.


______________________
Hell yeah, we are everywhere
« I solemnly swear that I am up to no good
(Oh and, in case you're wondering, yep, I am a motherf*cking Marauder. And a damn powerful werewolf too. Kiss kiss babe.)
Mischief Managed »
JKR & apache.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


6ème année ϟ Préfète


ϟ Parchemins postés : 93
ϟ Date d'inscription : 15/07/2014
ϟ Points : 20

Feuille de personnage
ϟ Âge: 16 ans
ϟ Maison/Profession: Gryffondor
ϟ Relations:
MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ? Jeu 24 Juil - 20:27


Lily était étalée de tout son long sur son lit, le visage enfoncé dans sa couette. Un livre d'enchantement était ouvert devant elle mais elle l'avait abandonné depuis quelques minutes maintenant. A la place, elle soupirait bruyamment et grommelait un discours incompréhensible et surtout étouffé par sa couette. Pas loin d'elle, dans le dortoir, Marlène prétextait ne rien entendre et continuait ses préparatifs en chantonnant et en la houspillant de temps à autre de se bouger les fesses (de manière un peu plus crue). Ce soir, c'était la soirée d'anniversaire de Remus (et des deux autres zigotos mais Lily était bien décidée à les passer sous silence). Et soirée d'anniversaire voulait dire, cette année, fête des Maraudeurs.

Ne vous trompez pas, Lily adorait les soirées. Encore plus les soirées déguisées. Elle avait beau être studieuse et sérieuse la plupart du temps, ça ne voulait pas dire qu'elle ne savait pas s'amuser. Et même si enfreindre le règlement ne lui plaisait pas énormément, elle avait appris au cours des années à tolérer quelques dépassements - sauf quand il s'agissait des Maraudeurs faisant des bêtises. Mais cette fois, c'était différent. C'était l'anniversaire de son meilleur ami, et ce n'était pas le genre de Lily de le dénoncer à McGonagall, même si l'organisation de cette soirée allait complètement à l'encontre des règles. Alors oui, Lily aimait danser, folâtrer, boire. Mais elle aimait moins ça quand il s'agissait d'une fête organisée en partie par des garçons qu'elle ne supportait pas. En fait, sans Remus, invitation ou pas, elle n'y serait sûrement pas allée.

Mais il avait l'air tellement excité par cette fête qu'elle n'avait pas pu refuser. Et maintenant elle trainait, affalée à l'envers sur son matelas, baragouinant que Marlène n'avait qu'à y aller et qu'elle la rejoindrait plus tard. Ce qui ne sembla pas plaire à la Gryffondor puisqu'elle sortit sa baguette et, en un tour de main, lança un sort de lévitation sur la couette de Lily, la souleva et la fit tomber juste à côté de son lit avec fracas.

HEY ! ÇA VA PAS ?! s'exclama la rouquine en se relevant d'un bond, les joues rouges et les cheveux en pétard.

Ah, ça allait barder. Marlène était peut-être sa meilleure amie, mais on ne jetait pas une Lily comme ça sur le sol impunément ! Surtout quand elle faisait un caprice ! Mais, justement, la Gryffonne n'était pas la meilleure amie de la rouquine pour rien. En trois-quatre phrases bien senties, la colère disparut des yeux de Lily et la résignation s'y imprima. Bon, d'accord, elle avait promis à Remus qu'elle irait. Oui, elle préparait son costume depuis plusieurs mois. Effectivement, elle adorait se déguiser et elle pourrait danser et rien ne l'obligerait à parler à James ou Sirius. Ça allait être une belle soirée, avec tout un tas d'amis, et elle aurait le droit de boire pour oublier ses non-amis. Bon. Ça allait déjà mieux.

Sous le regard menaçant de Marlène, elle se dirigea vers la salle de bain sans trainer des pieds, et entreprit d'enfiler son costume, ce qui fut assez rapide. Il faut dire qu'elle n'avait pas vraiment eu le choix ; les Maraudeurs avaient décidé de laisser seulement quelques idées à leurs invités, qui devaient choisir parmi elles. Sinon, elle aurait probablement choisi quelque chose de plus couvrant. Mais elle devait avouer que l'idée qu'elle avait finalement choisie était loin d'être mauvaise. Poison Ivy. Elle se demandait qui, parmi les quatre, y avait pensé en premier. C'était un truc de moldu, après tout. Batman, les comics, tout ça - son père adorait lui en lire quand elle était petite.

Et au final, l'idée lui plaisait assez. Elle s'était procuré une espèce de body vert, sur lequel elle avait brodé, pendant un petit nombre d'heures avec l'aide de sa mère et, au bout d'un moment, celle de la magie, de véritables feuilles de lierre pour que le tissu originel ne soit plus visible. Le body moulait sa taille et était légèrement échancré (mais pas trop sinon elle n'aurait jamais osé le porter) au niveau de la poitrine. Elle avait longuement hésité car il s'agissait plus ou moins, en réalité, de se balader en maillot de bain mais sans piscine. Elle avait finalement cédé en trouvant une paire de collants verts assez fins, qui lui donnait un peu moins l'impression d'être toute nue, et elle avait là encore collé (par magie cette fois, pour éviter que ce soit moche) quelques lianes et feuilles de lierre. Elle avait appliqué le même traitement à une paire de bottes remontant à mi-mollets et des mitaines recouvrant ses avant-bras. Elle avait parfaitement suivi un modèle de Poison Ivy retrouvé (recherché) durant des vacances dans les comics de son père.

Quand à ses cheveux, ça n'avait pas été une mince affaire. Elle avait d'abord essayé, quand elle préparait encore sa tenue, de les faire tenir en l'air à la manière moldue, avec des élastiques, de la laque, des baguettes. C'était peine perdue. Elle s'était finalement résignée à fouiller dans des livres de beauté sorcière (c'était la première et la dernière fois qu'elle faisait ça !) pour trouver un sortilège qui les arrangerait comme elle le voulait. Elle avait ainsi réussi à faire tenir deux sortes de "cônes" au sommet de sa tête, comme des cheveux enroulés sur eux-même, le reste de sa chevelure rousse tombant librement sur ses épaules. Elle leur avait aussi donné une couleur un peu plus rouge que son habituel roux pétant. Quant au maquillage, elle se contenta d'un fard à paupière vert, rehaussant ses yeux, et de quelques dessins rappelant une plante vierge sur le côté droit de sa joue et tempe.

Et elle était fin prête. L'avantage, c'est qu'une fois passée toute la confection du déguisement, il y avait peu de tissu, donc elle s'était vite habillée. Quelques sortilèges sur ses cheveux et hop, c'était plié. En se regardant dans le miroir, elle rougit légèrement de sortir en public avec cette tenue, mais c'était plus le moment de reculer. Son costume était parfait, et elle l'avait choisi non seulement parce qu'il lui rappelait ses origines moldues, mais aussi parce qu'il contrastait avec son apparence habituelle, et c'est ce qu'elle adorait dans les soirées déguisées.

A 21h30, après un long trajet (seule parce que Marlène était déjà partie, elle en avait marre d'attendre), Lily se retrouva enfin face à la Salle sur Demande, et ele grimaçait d'avance. Elle n'avait aucune envie de prononcer la stupide phrase nécessaire pour rentrer dans la salle. Mais elle était obligée - elle ne pouvait quand même pas attendre que quelqu'un se pointe pour lui ouvrir la porte, juste pour une question d'ego. Même si c'était tentant. Alors elle ravala sa fierté et marmonna « Les Maraudeurs entreront dans l'Histoire avec leur fête, je dois être présente... Pour éviter que personne ne dépasse trop les bornes. » Et, sur cette réflexion qui ne fit sourire qu'elle-même (en même temps elle était toute seule, mais même si des gens l'avaient entendu, probablement personne n'aurait trouvé ça drôle. Personne ne comprenait son humour, de toute façon, ralala), elle entra dans la salle.

C'était, elle devait l'avouer, une salle parfaitement faite pour une soirée. Elle se demandait un peu comment ils avaient obtenu un tel endroit. C'était propre, grand, bien aménagé. Elle repéra immédiatement le bar et la nourriture, mais avant d'y aller, il fallait qu'elle trouve Remus. Avant que sa petite amie n'arrive. Oui, bon. Elle n'avait pas du tout envie de la croiser, ce qui était compréhensible. Elle ne savait plus trop ce qu'elle ressentait pour son meilleur ami, depuis plusieurs semaines. Elle l'aimait beaucoup, ça c'était sûr. Un peu plus qu'elle n'aurait du. Et elle était jalouse de Pandora. Ça c'était certain. Oui mais voilà, c'était son meilleur ami, elle voulait qu'il soit heureux et, même si cela fendillait son coeur, elle le voyait heureux avec elle. Alors quand elle l'aperçut, elle se dirigea rapidement vers lui pour lui parler avant qu'elle n'arrive et s'éviter un moment de malaise. Elle se força à lui sourire de la manière la plus naturelle possible et lui planta un baiser sur la joue.

Bon anniversaire mon Mumus ! Quel superbe déguisement tu as là ! C'est... charmant ! s'amusa-t-elle en détaillant la tenue de rat de son ami.

C'était loin d'être très sexy, mais cela amusa néanmoins beaucoup la Gryffondor, qui félicita son ami pour la préparation de la salle et l'ambiance générale et discuta avec lui un moment. Puis, la soirée avançant, elle le laissa vaquer à ses occupations (il avait des invités à divertir, après tout), et n'apercevant pas de connaissance à qui elle pouvait se raccrocher dans la foule, se dirigea rapidement vers le bar. En cinq minutes, elle avait englouti un bon paquet de petits fours et une fois qu'elle estima son ventre assez rempli, elle attrapa un verre de Bierraubeurre et se mit à scruter la salle en vue de repérer sa meilleure amie. Avec un peu de chance, elle la trouverait avant de tomber sur un indésirable.


Dernière édition par Lily Evans le Jeu 31 Juil - 15:21, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


6ème année ϟ Poursuiveur


ϟ Parchemins postés : 56
ϟ Date d'inscription : 01/07/2014
ϟ Points : 24

Feuille de personnage
ϟ Âge: 17 ans
ϟ Maison/Profession: Gryffondor
ϟ Relations:
MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ? Jeu 31 Juil - 12:51



22h40.

- HÉ, CE SOIR EST UN GRAND SOIR POUR VOUS, ÉLÈVES DE POUDLARD. DANS VOTRE PAUVRE EXISTENCE ÉTRIQUÉE OÙ NE RÈGNE QUE TRISTESSE ET ENNUI, LES MARAUDEURS VOUS APPORTENT JOIE ET HUMOUR.

James fit une pause et leva son verre de whisky pur feu un peu plus haut. Il était totalement bourré. Non vraiment, ça faisait longtemps qu'il n'avait pas été aussi éméché, aussi ivre, aussi cuit, bref, aussi imbibé d'alcool. Un peu défoncé aussi, tiens. Une petite blonde n'avait pas arrêté de lui payer des potions d'euphorie et cette drogue sorcière qui faisait fureur en ce moment, qu'on devait mâchouiller. Le Gryffondor fit un tour sur lui-même et regarda toute la petite foule qui l'entourait.

Ils étaient dans la pièce à gauche du buffet, celle qui s'ouvrait par la porte en verre et qui avait un énorme succès depuis le début de la soirée. Le faux parc de Poudlard avec son immense piscine. Des filles très peu vêtues se tortillaient dans l'eau chaude, un cocktail à la main, des mecs tentaient pitoyablement de les draguer, d'autres étaient posés dans l'herbe à fumer des cigarettes - ou autres substances illicites -, bref, le paradis de la débauche adolescente. Une véritable décadence.

James avait, grâce à sa baguette, fait un petit piédestal et il contemplait la scène. On l'avait forcé à faire un discours et il en arrivait enfin à la fin, au bout de cinq minutes laborieuses. Comme un gosse insupportablement chiant, il criait les dernières phrases et faisait preuve d'une arrogance à toute épreuve. Heureusement, son public était sensible à son second degré et des rires éclataient ici et là.

Des filles à moitiés nues, de l'alcool, des clopes, une vingtaine de personnes suspendue à ses lèvres et être le centre de l'attention... ? Merlin, il passait une incroyable soirée.

- CE SOIR EST UN GRAND SOIR PARCE QUE CE SOIR EST SANS DOUTE UN DES MOMENTS QUI RESTERA GRAVÉ DANS VOTRE MÉMOIRE POUR TOUJOURS. LA MEILLEUR FÊTE OÙ VOUS ÊTES JAMAIS ALLÉS. VOUS Y PENSEREZ AVEC NOSTALGIE QUAND À QUARANTE ANS, VOTRE FEMME NE VOUDRA PLUS QUE VOUS LA TOUCHIEZ ET VOS MÔMES SERONT D'HORRIPILANTS CHIEURS, hurla-t-il encore une fois.

Le groupe qui l'écoutait hocha la tête, et tous souriait.

- ALORS, EN L'HONNEUR DE LA VIE POURRIE QUE VOUS ALLEZ AVOIR, BUVONS !

Et James vida son verre de whisky pur feu d'un trait.


19h30.


James venait de passer une heure - UNE HEURE - à s'habiller. Incroyable. Jamais il n'avait mis autant de temps à se préparer, se regarder, ajuster ses habits, mettre un peu d'ordre dans la tignasse brune qu'étaient ses cheveux, lancer des sorts, s'admirer, changer un détail, oh non, la couleur n'était pas la bonne, rechanger et ainsi de suite...

Essoufflé par tant d'efforts aussi physiques que magiques, il jeta un dernier coup d'oeil au miroir. Bon. C'était déjà mieux. Oserait-il dire que c'était parfait ? Hmm. Non, il manquait encore quelque chose, un truc évident qui gâchait tout...

Ses lunettes. Et la couleur de ses yeux.

Les Maraudeurs avaient choisi d'organiser une fête déguisée. Sympa, non ? Leurs déguisement à eux seraient plutôt une inside joke, avaient-ils finalement décidé. Chien, rat, loup et cerf. Leur secret le mieux gardé et qui pouvait leur causer le plus d'ennuis. Et qui avait hérité du costume du grand méchant - et surtout super sexy - loup ? Bingo. Franchement, il ne pouvait que féliciter ses amis : c'était idéal pour séduire - sincèrement, il avait du mal à voir comment un cerf pouvait pécho en soirée - et en plus, c'était son préféré.

Il y avait réfléchi pendant un long moment, trouvé des sortilèges, du tissu, tout devait être parfait.

James avait teint en noir ses cheveux habituellement d'un marron foncé et sa peau - très légèrement bronzée par le soleil de cet été et celui des précédents mois - était maintenant plus claire, plus blanche. Une affaire de contrastes, avait-il expliqué à Peter quand celui-ci s'en était étonné.

Il avait aussi - après deux ou trois minutes de réflexion - fait pousser ses cheveux pour qu'ils lui arrivent à la naissance du cou. Il ressemblaient à une étrange copie de Sirius et pendant un instant, il s'était amusé à imiter son ami devant son miroir. " Hériter des Black, j'ai choisi d'abandonner les convictions de ma famille, d'être plus qu'un simple pantin dans la société sang pur, de devenir ce que j'ai toujours voulu être... Je suis Sirius Black, le rebelle. " Jusqu'à ce que Remus arrive. Et se moque de lui. Puis appelle Sirius. Pour qu'ils se moquent de James ensemble.

Il avait ensuite ajouté les oreilles de loup obligatoires sur sa tête et aiguisé ses dents pour que, sans effrayer personne ou faire très bizarre, elles soient plus tranchantes, plus animales. Il avait réfréné ses ardeurs - si James s'était écouté, il aurait des crocs et ne pourrait plus fermer la bouche ni parler - et sa dentition était parfaite. Canines tranchantes mais toujours un minimum humaines.

Le Gryffondor s'était aussi fait poussé une barbe - pas trop longue non plus - qui lui donnait un côté bad boy tout à fait satisfaisant. Elle durait quelques heures contrairement aux autres parties de son corps poilues qu'il avait fait pousser, qui elles, avaient un temps limité de deux heures. Le déguisement, c'est bien, mais quelle pire manière d'aborder une fille que d'avoir les bras plus poilus qu'un singe ?

Pour ce qui était des habits... Une pantalon très sombre assorti d'une queue de loup qui, grâce à beaucoup d'efforts, semblait être réelle. Elle bougeait, faisaient des esquisses, se tendait soudain quand James était agacé, enfin bref, une merveille du monde magique. Ses chaussures représentaient à l'identique des pattes de loup - douces - et remontaient jusqu'à ses chevilles, pour se fondre complètement dans le pantalon. Il avait choisi de rester torse nu. Non pas par vanité - bon ok, un peu quand même - mais aussi parce qu'il n'avait trouvé aucun haut qui faisait l'affaire. Et, franchement, il faisait plus loup comme cela.

James retira ses lunettes et se lança un rapide sortilège pour toujours être capable de voir correctement. Cela ne durerait qu'une demie-douzaine d'heures et, avec un peu de fébrilité dans les doigts, changea la couleur de ses yeux. Du chocolat fondu, ils passèrent à l'or.

Il se contempla, silencieux, dans le miroir. Un autre James était devant lui. Plus dangereux, plus... Mature. Sans ses lunettes et son habituelle tignasse emmêlée, sans ses prunelles d'un joli marron, sans son léger bronzage, et avec cette espèce de barbe de trois jours, il ne se reconnaissait pas. Oh, la forme de sa bouche n'avait pas changé, ni la courbe de sa mâchoire ou la longueur de ses cils, on le reconnaissait, c'était juste qu'il était...

Plus sombre. Il apparaissait plus cruel, plus arrogant encore, sans âme.

Un véritable loup.

James eut un instant d'hésitation et regarda ses mains. Devait-il se faire pousser des griffes ? Euh. Non. Bourré, c'était le moyen idéal pour crever l'oeil de quelqu'un ou même pire, le sien. Il n'était pas complètement stupide non plus.

Il souffla enfin. Bon sang, il était prêt !


20h27.

James était un crétin quand il voulait. Après être arrivé dans la salle sur demande, voyant que tout était finement agencé, que rien ne manquait, que la soirée pouvait enfin commencer, il avait décidé de se mettre à boire. Personne n'était encore arrivé. Mais, il se sentait bizarre. Non pas par la soirée - James avait de la conversation, du charisme, tout le monde l'appréciait, il était fait pour les soirées, les dîners, être en société - mais plutôt par la teneur des invités.

Lockhart, la " copine " de Remus. James n'arrêtait pas de lui répéter, sans être méchant, qu'elle ne viendrait pas et une partie de lui-même ne voulait pas qu'elle se ramène. Leroy de Louvière, le nouveau pote de Remus. James ne croyait pas du tout à son stupide changement, comme si on pouvait oublier en un claquement de doigts les années où il n'avait été qu'un petit sang pur prétentieux. Et... Evans. La jolie Lily Evans, l'agaçante et passionnée Lily se ramenait à sa soirée.

Il se doutait très bien que c'était pour Remus et cette constatation, sans lui briser le coeur, l'insupportait un peu. Evans était son objectif lointain qu'il n'attendrait jamais mais qui l'amusait. Il ne voulait pas que d'autres s'y immiscent. Il ne manquait que la prude rouquine pour combler son tableau de chasse, disait-on. Et pour être franc, ce n'était pas faux. James passa une main dans ses cheveux plus lisses et surtout plus longs et soupira.

Cette soirée allait être géniale. C'était juste dommage que... Eh bien, que certains invités étaient aussi chiants.

Il se servit un verre de vodka moldue qu'il but cul sec. Puis encore deux autres. Il but du ponch, goûta du bout des lèvres la téquila - beurk - et continua son petit tour des alcools, se servant plusieurs verres quand il aimait bien.

James avait la tête qui tournait très légèrement. Il avait un peu chaud mais ça allait sinon. Il ne titubait pas, ne parlait pas comme un demeuré, et n'avait pas envie de vomir. Il tenait très bien l'alcool.

Idéal pour ce soir, non ?


22h13.


- Elle ne viendra pas, Mumus, je te l'avais dit ! fanfaronna un James éméché.

Il se rattrapa au cou d'une brune plutôt jolie et s'appuya sur la table derrière lui. Remus n'eut le temps de rien répondre puisque Sirius surgit, l'attrapa - quel sportif, ne put s'empêcher de remarquer James - et le jeta tout habillé dans la piscine. Tout le monde éclata de rire et James, hilare, renversa sans faire exprès son verre plein de whisky sur le déguisement d'infirmière de la brune.

Elle lui jeta un regard assassin avant de s'adoucir aussitôt en voyant les yeux de chiot larmoyant que lui faisaient James.

Ses longs poils qu'il avait sur tout le long du corps avaient enfin disparu. Ses cheveux étaient coiffés n'importe comment - la faute à plusieurs plongeons dans la piscine - et toujours aussi longs. Ses prunelles dorées avaient suscité beaucoup d'admiration et même quelques clins d'oeil séducteurs ; sa barbe faisait bad boy. Il pouvait draguer sans problème.

Il avait croisé Lily plus tôt dans la soirée. Il ne savait pas si elle l'avait vu, en tout cas il n'était pas aller lui dire bonjour. James avait dégluti en la voyant et s'était aussitôt remis à boire.

Un body vert couvert de feuilles lui collait à la peau et redessinait toutes ses formes, au niveau de la poitrine, le tissu s'échancrait très légèrement... Des collants verts suivaient la courbe douce de ses jambes. Le Gryffondor l'avait dévorée du regard, s'était arrêté sur tous les détails, les clavicules, sa peau porcelaine, la rondeur de ses épaules, sa cascade de cheveux flamboyants qui allaient se perdre dans son dos, sa bouche rose, et ses yeux émeraude qui semblaient capter toute la lumière de la pièce.

Il y avait des filles plus belles que Lily Evans. Plus minces, avec plus de poitrine, des hanches à damner, un visage plus séduisant. Oui, il existait dans ce bas monde - et même simplement à Poudlard - des centaines de filles mieux qu'elle. Pourtant, personne n'avait ce truc. Evans avait une aura, une joliesse, un charme étrange qui faisaient effet sur n'importe qui. Elle était lumineuse ; en elle brûlait un feu que chacun cherchait à posséder.

James secoua la tête et tâcha d'écarter de son esprit la plantureuse Poison Ivy.


23h04.

Il croisa Pandora Lockhart vers vingt-trois heures et pour une fois, ne dit rien. James n'avait pas envie de commencer une quelconque dispute ou de lancer des remarques froides : il était bien trop bourré et aujourd'hui était un jour spécial.

La jeune fille était sublime dans son déguisement de petit chaperon rouge, avec sa jupe à mille volants, ses bas d'une blancheur virginale et l'incontournable cape. Un joli contraste d'innocence et de débauche qui lui plaisait. Il eut un sourire moqueur, qui dévoila ses canines pointues. S'approchant discrètement d'elle et de Remus - ce dernier faisait semblant de bouder -, il lui susurra à l'oreille d'une voix suave :

- Attention, le loup est là... Et il va te dévorer.

Et avant qu'elle ne puisse rétorquer quoique ce soit, il s'éclipsa rapidement.

Dans la salle plutôt remplie, la musique battait son plein. Des gens dansaient, d'autres riaient, il en voyait faire un concours de shooters, la fête ne semblait pas prête de s'arrêter. James sourit une nouvelle fois, cette fois-ci plus apaisé. Tout se passait extrêmement bien, il s'amusait, éclatait de rire, buvait.

Il avait l'impression de vivre un moment spécial.

Et évidemment, ce fut à cet instant précis que son regard croisa celui de Lily Evans.

James Potter ne croyait pas au destin, il balayait d'un revers de la main tout ce concept d'âme soeur et d'amour pour toujours, il n'était qu'un gamin qui voulait à tout prix s'amuser. Mais, pendant une poignée de minutes qui sembla durer une éternité, il eut une sensation étrange, presque étouffante. Les yeux de la préfète le coulaient au sol.

Comme si tout était réuni. Il était suffisamment alcoolisé, la musique qui passait était bonne, les discussions des autres et leurs rires rendaient l'atmosphère légère, douce, les lumières un peu tamisées faisaient jouer des ombres sur les visages, le déguisement de Lily la transformait et ce n'était plus une élève studieuse qu'il avait sous les yeux mais juste une fille.

Lily état juste une fille à une soirée.

Il prit une profonde inspiration.

Juste une fille à une soirée, pas une préfète, pas la meilleure en potions, pas une Gryffondor agacée par ses bêtises, pas une maniaque du contrôle et avec un tempérament de feu, non, une fille à une soirée. Et être juste une fille à une soirée était le meilleur moyen d'oublier leurs différents et - peut-être - d'enfin conclure cette histoire tumultueuse qui durait depuis des mois.

Il s'avança, ne put s'empêcher de passer une main dans ses cheveux et se planta devant elle. Les battements de son coeur s'accélèrent.

- On ne souhaite même pas un joyeux anniversaire à l'hôte de la soirée ? plaisanta James, une étincelle amusée dans les yeux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: [SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ?

Revenir en haut Aller en bas

[SUJET COMMUN] Are you ready for party rockin' ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ϟ Fizwizbiz :: POUDLARD :: Septième étage et tours :: Salle-sur-Demande :: Fête des Maraudeurs-