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Un certain 31 octobre...

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MessageSujet: Un certain 31 octobre... Jeu 3 Oct - 17:53



    Mises en garde : Ne pas lire si vous êtes déjà déprimés.. Rolling Eyes
    Préparez vos mouchoirs.
    Et cliquer sur les petits carrés, un lien musical s'y trouve.
    Ah, et désolée pour ce pavé, j'avais pas prévu de faire si long !


If I ever leave this world alive, I'll thank for all the things you did in my life. If I ever leave this world alive, I'll come back down and sit beside your feet tonight. Wherever I am you'll always be more than just a memory. If I ever leave this world alive I'll take on all the sadness that I left behind, the madness that you feel will soon subside. So in a word don't shed a tear. I'll be here when it all gets weird. So when in doubt just call my name just before you go insane. If I Ever Leave This World Alive - Flogging Molly

La dernière nuit de James Potter

Ce soir, James l’ignore, mais sa vie s’apprête à toucher à sa fin. L’ancien Gryffondor n’a que trop conscience des risques qui pèsent sur ses épaules, de l’épée de Damoclès qui est suspendue au dessus de sa tête et de celle de sa famille. En croisant le regard du petit Harry, qui gazouille dans les bras de Lily, le sorcier se demande s’il n’a pas pris le risque de tout détruire dans l’insouciance et la force de sa jeunesse. Puis Lily prend la parole, pour discuter à propos de quelque chose d’aussi banal que le repas à venir. Amoureusement, James ancre son regard noisette dans celui, émeraude, de sa jeune épouse. Un simple regard qui lui fait prendre conscience qu’en cas de retour en arrière, ses choix seraient les mêmes : se battre. Pour elle. Pour leur fils. Pour ses amis. Pour la vie, simplement...

Le jeune homme s’approche, souriant, de sa raison de vivre, de ses raisons de vivre. Il serre ses deux trésors dans ses bras, n’aimant rien de plus que les sentir contre lui. Sur le front de son épouse, il dépose un doux baiser, tout en lui murmurant un pétillant : « Le menu me va très bien mon amour. ». Lentement, ses lèvres quittent le front de son épouse pour frôler son visage alors qu’elles descendent jusqu’à sa bouche, scellant d’un baiser l’amour qu’il n’a cessé de ressentir pour elle depuis le premier jour où il l’a vu. Merlin seul sait à quel point il ne se lassera jamais du goût des lèvres de la jolie rousse, de la chaleur de son corps contre le sien, de son parfum, d’elle, tout simplement. « Et, au pire », lance-t-il après avoir embrassé Lily, « je mangerais la même chose que Harry ! », termine-t-il en attrapant son fils, rieur. « Il partagera sa bouillie avec son père adoré ! N’est-ce pas Harry ? ». Tel un grand gamin qu’il n’a cessé d’être, et qu’il pense qu’il sera toujours, il chatouille alors son fils, qui s’agite en riant dans ses bras. L’ancienne préfète pousse un soupir attendri en voyant la scène, avant de tourner les talons pour s’affairer en cuisine, car, il faut bien l’avouer, lorsque James commence à jouer avec son fils, il n’est pas aisé de l’en faire décrocher.

C’est la voix de Lily, en provenance de la cuisine, qui incite James à cesser de faire l’enfant pour s’occuper de leur fils, qui doit prendre son bain afin d’être prêt pour le repas. « Bien chef ! », s’esclaffe James en portant le bambin jusqu’à la salle de bain. Avec un sérieux qui surprendrait sans conteste certains de ses anciens camarades qui n’ont jamais vu en lui le sorcier responsable qu’il pouvait être, James s’affaire à faire couler l’eau, veillant soigneusement à la température de celle-ci. Il agit en véritable papa poule, et en a bien conscience, mais il n’en a cure, il le revendique même : Harry est le premier enfant de la belle famille qu’il veut construire avec Lily, même si les temps sont sombres...

Assit sur le rebord de la baignoire, James ne perd pas des yeux Harry, qui est en train de jouer dans son bain, bien à l’abri dans son siège. Pour amuser son fils, le jeune partisan de l’Ordre du Phénix fait apparaître quelques vifs d’or fantasmagorique de sa baguette, que le petit se met en tête d’attraper aussitôt. Tentative assumée de James de donner à son fils le goût du Quidditch. Immanquablement, cela donne envie à James de monter sur son balai pour se lancer dans une partie de Quidditch, comme à l’époque de Poudlard. L’époque où il pouvait encore être insouciant. L’époque où il ne devait pas rester confiné entre quatre murs (du moins, l’époque où il ne se souciait guère de prendre des risques, car ces mêmes risques n’avaient rien de comparables avec le fait d’être recherché par un mage noir.) Le jeune anglais ronge son frein, s’évadant par les visites que lui rendent ses amis lorsqu’ils le peuvent, et par les souvenirs qu’il a de sa folle scolarité. Souvenirs qu’il aime à partager avec Harry, comme ce soir, en lui racontant ses plus beaux souvenirs de matchs. Tellement absorbé dans son récit, James ne remarque pas que depuis quelques minutes, ils sont écoutés par une ravissante rouquine qui, appuyée contre le chambranle de la porte, contemple la scène, un sourire aux lèvres. Il n’en prend conscience que lorsque Lily s’avance de quelques pas dans la pièce, se raclant la gorge pour faire savoir à son époux que leur fils doit manger. « Ah non, je proteste Lily », dit James vigoureusement, « mais, vois-tu, Harry et moi étions plongés dans une conversation entre hommes, qui n’est pas encore terminée, alors... ». La moue de son épouse lui arrache un sourire, l’incitant à ajouter, d’une voix pleine de malice : « Puisque tu y tiens autant, sors Harry de là, moi, je m’y refuse ! ». Afin d’illustrer cela, il croisa résolument ses bras contre son torse, boudeur. Ce qui oblige Lily à s’approcher plus encore de la baignoire. Alors qu’elle se penche pour attraper Harry, James adresse un sourire convenu à son fils, déclare : « T’es prêt Harry ? », avant de plonger sa main dans l’eau pour arroser sa femme, fier de lui. « On a fait un pari avec Harry ! », fait piteusement James, expliquant le pourquoi du comment à une Lily visiblement partagée entre l’agacement et une envie de rire de l’immaturité dont James fait encore preuve en ces heures sombres. « Oh allez Lily, souris. », dit James en se glissant derrière Lily, collant son torse contre son dos, l’encerclant de ses bras, posant sa tête sur son épaule. « Tu sais que t’es adorable quand tu tentes de te retenir de rire à mes pitreries et que tu as envie dans le même temps de m’étriper ? », souffle-t-il au creux de son oreille. Il ne la lâche pas tant qu’elle ne s’est pas décidée entre la colère ou les rires (ayant d’ailleurs opté pour les rires.). « Allez, je vous laisse, je vais surveiller le repas. », ajoute-t-il ensuite, quittant Lily à regret, désireux qu’en dépit de leur vie entre parenthèse depuis plusieurs mois, celle-ci ait un semblant de routine propre aux couples plus traditionnels.



Quelques minutes plus tard, alors qu’il est en train de dresser le couvert, Lily arrive, avec Harry. Les Potter se mettent à table, bien loin de se douter que ce repas sera leur dernier dîner familial. L’ambiance y est moins morose que l’on pourrait s’y attendre, pour deux jeunes gens prit dans une guerre qui les a lentement privés de liberté. Ca n’est pas tous les jours facile, surtout pour James, qui aime énormément partir à l’aventure, mais c’est pour leur sécurité à tous les trois.

La suite de la soirée se déroule naturellement, avec un partage des tâches qui se fait sans même que les époux Potter n’aient à se mettre d’accord. James débarrasse la table et s’attèle à la vaisselle, tandis que Lily s’occupe de leur fils. L’anglais se réfugie par la suite dans le petit salon, tout en s’étirant, pressé que cette journée se termine. Demain, normalement, il aura de la visite, de Sirius et ou Remus, cela dépendra de l’emploi du temps de ses deux amis. Peter, quant à lui, a fait une visite de courtoisie aux Potter il y a deux jours de cela. Visite prévue de longue date. Bien avant que Sirius ne parvienne à convaincre James de prendre le Rat comme Gardien du Secret. En repensant à sa dernière entrevue avec Peter, James fait une grimace, songeur : il faut l’avouer, depuis plusieurs jours maintenant, Peter lui paraît de plus en plus bizarre, lorsqu’ils arrivent à se voir. Cela préoccupe James : Peter a-t-il des ennuis ? A moins que ça ne soit la guerre qui ne le rende anxieux ? Cela est tout à fait crédible, après tout, Peter n’a jamais eu les nerfs vraiment solides. C’est donc sur cette conclusion que James se fait la promesse de tâcher d’inviter au plus vite Peter : il faut lui changer les idées et lui rendre le sourire qu’il semble avoir perdu depuis bien longtemps maintenant...

Tout en se vautrant sur le canapé, James observe une des photos qui se trouve accroché au mur. Une photo représentant les Maraudeurs, hilares, bras dessus bras dessous, photo prise par Lily quelques jours après qu’elle ait enfin acceptée de donner sa chance à James. Inutile de préciser à quel point revoir ainsi les visages rieurs et insouciants des adolescents qu’ils avaient été lui donne envie de retrouver ses amis au plus vite. Non pas qu’il ne soit pas heureux, entouré de Lily et de Harry, mais il se sent nettement mieux lorsqu’il y a, en plus, Sirius, Remus, et Peter. Et comme ces moments se font de plus en plus rares... Afin de se dégourdir les jambes et d’avoir l’impression d’être utile, il quitte le canapé pour aller retrouver sa femme et son fils, ne s’imaginant pas un seul instant que Voldemort approche à grands pas....

Harry aperçoit à peine son père qu’il tend ses petits bras en sa direction, demandant incontestablement à aller dans ses bras. Ce qui arrange bien Lily, qui semble éprouver l’envie de souffler quelques minutes. Alors qu’il prend Harry, la rouquine lui fait savoir qu’elle va le rejoindre dans quelques minutes. Ce à quoi James lui rétorque : « Prends ton temps Lily, comme ça, Harry et moi, on pourra terminer la conversation très importante que tu as interrompue tout à l’heure ! ».

Arrivé dans le salon, il dépose doucement Harry au sol, pour faire venir magiquement à lui le petit balai volant que Sirius a récemment offert au petit. A peine Harry voit-il le balai qu’il l’attire à lui afin de monter dessus. La simple vision d’un Harry sur son balai suffit à faire partir le chat familial du salon, l’animal ne tenant guère à renouveler l’expérience d’août dernier qui avait failli lui coûter la vie. C’est en riant que James surveille son fils, le suivant de près aux moindres de ses faits et gestes. « Quand je dis que tu deviendras un grand joueur de Quidditch Harry, je ne mens pas ! Tu seras aussi doué que moi ! » Un petit rire venant de Lily lui fait savoir qu’elle a entendue son petit accès de vantardise. « Tu verras, ça les fait toutes craquées ! », ajoute-t-il alors volontairement à voix haute. Les minutes passent ainsi, avec un James vadrouillant dans tout le salon derrière un Harry qui irradie de bonheur. « Bon, allez bonhomme, c’est suffisant pour aujourd’hui ! », décrète tout à coup James, après que son fils ait failli détruire un bibelot qui trône sur la table du salon. « Si jamais tu détruis ça, je vais me faire tirer les oreilles par Geo, et tata Geo, furax, c’est pas beau à voir ! » La meilleure amie de James lui a en effet récemment offert un magnifique bibelot représentant un cerf, une biche et un faon. James ne sait pas trop en quelle matière les animaux sont, mais il sait cependant qu’ils ne résisteraient pas à une chute.

Afin de continuer à distraire Harry, il fait alors apparaître des volutes de fumées colorées du bout de sa baguette. Juste pour savourer le rire de son fils. Chaque rire de Harry augmente le sourire de James. Lily fait son entrée dans la salle, faisant savoir à James qu’il est l’heure pour Harry d’aller se coucher. « T’entends Harry ? La fête est finie pour ce soir ! ». Le père de famille tend alors le bébé à Lily, qui se prépare à aller dans la chambre du petit, pour le mettre au lit, non sans lui lire une petite histoire pour le calmer. D’un geste nonchalant, James jette sa baguette sur la table basse, à côté du dernier cadeau que Georgia lui fera.... Confortablement installé, James s’étire tout en bâillant.



Un vacarme se fait alors entendre, depuis le hall d’entrée. Prestement, James saute du canapé et se tend, le cœur battant à tout rompre, en direction de la porte d’entrée. Son regard se tourne quelques secondes vers son épouse, qu’il fixe avec une douloureuse intensité, un sourire d’excuse flottant au coin des lèvres. Il n’aurait jamais dû accepter l’idée de Sirius, visiblement... Qu’à cela ne tienne, il compte bien rattraper son erreur, au prix même de sa vie. Son regard se fait rapidement plus sérieux, adressant à Lily une dernière déclaration d’amour. « Lily, prend Harry ! », hurle-t-il en détournant vivement le regard pour se concentrer sur le danger à venir. « Et va-t-en ! C’est lui ! Cours ! Je vais le retenir ! ».

James est tellement focalisé sur ce qui va suivre qu’il ne prête même plus attention à Lily et Harry. Il sait parfaitement que son épouse fera tout ce qui est en son pouvoir pour s’en sortir, ainsi que préserver leur fils. Son cœur tambourine tellement fort qu’il a l’impression de l’entendre cogner dans ses oreilles. Ce bruit étant seulement remplacé par les pas de Voldemort, qui ne semble nullement se presser, comme s’il se doutait que ses adversaires sont définitivement à sa merci. Le poing du jeune adulte se crispe nerveusement alors qu’il s’insulte mentalement d’avoir relâché, l’espace de quelques secondes seulement, sa vigilance, et sa baguette. De malheureuses secondes qui seront toujours des secondes en moins de gagnés pour donner à Lily le temps de s’enfuir... Voldemort apparaît enfin dans le salon. James le fixe. Sans peur. Un véritable Gryffondor n’a jamais peur, pas même devant la Mort. Le regard des deux sorciers se croisent quelques secondes, tandis que le mage noir lève sa baguette. James arque un sourcil, provocateur, comme s’il souhaite mettre l’autre sorcier au défi d’essayer seulement de lui faire peur.

On dit que lorsque l’on affronte la Mort, on voit sa vie défilée devant ses yeux. La réalité est tout autre. Ca va vite, et dans le même temps, paradoxalement, ça va lentement. Trop vite pour que le film de votre vie se déroule devant vos yeux. Trop lentement pour que vous ne repensiez pas à des choses. Et, dans le cas de James, ses dernières pensées s’enchaînent. Pas sous formes de pensées bien construites, mais plutôt de sensations, qui elles-mêmes dirigent des idées plus profondes, qui ne sont pourtant pas développés dans son esprit. Afin que vous puissiez connaître les dernières pensées de James, le fil des ses perceptions vous seront intégralement déroulées.

Le regret. Jamais il n’aurait dû se laisser convaincre par Sirius de prendre quelqu’un d’autre comme Gardien du Secret. Il a mis ainsi sa famille en danger. Et sans doute même donner à Sirius des raisons de douter de sa propre fiabilité. Même si ce changement était stratégiquement parfait : qui aurait pu s’imaginer une seule seconde que James Potter prendrait quelqu’un d’autre que Sirius Black comme Gardien du Secret ? Il espère juste à présent que Sirius ne fera rien d’inconsidéré, car il sera alors le seul à connaître la vérité sur le drame qui va se passer ce soir. Sincèrement, il souhaite que son vieil ami ne se mette pas en quête de demander des explications à Peter.

L’incompréhension. Peter. Que s’est-il d’ailleurs passé avec lui ? A-t-il été capturé par des mangemorts qui se sont dit qu’il devait avoir d’intéressantes informations à leur fournir, du fait de ses relations ?

La peur. Si Peter a été enlevé, est-il toujours en vie ? A moins qu’il n’ait des problèmes autres, qui l’air forcé à trahir les siens ? Pourvu que cela n’ait pas raison de l’amitié du restant des Maraudeurs, James ne pouvait imaginer un monde dans lequel le groupe ne serait pas uni...

L’amertume. Il n’était qu’un gamin, au fond. Encore plein de promesses qu’il ne pourra plus jamais réaliser. Il avait tellement de projets pour Lily et lui. Avec, entre autre, des souhaits d’enfants. Une envie farouche de la protéger. Un désir incontestable de se réveiller encore des centaines et des centaines d’autres matins à ses côtés pour savourer sa présence, et sa chance qu’elle l’ait choisi, lui. Il avait tout juste eu le temps de lui faire entrapercevoir à quel point il était fou d’elle. Une éternité n'y aurait cependant pas suffit... Adieu à sa famille rêvée. Adieu à Harry, qu’il ne verra jamais grandir. Adieu à la première rentrée scolaire de Harry à Poudlard. Adieu à des heures entières passées avec son fils pour lui inculquer tout ce qu’il savait du Quidditch. Adieu aux conseils père/fils sur les aléas de la vie. Adieu aux fous-rires partagés avec Sirius. Adieu aux regards complices échangés avec Remus. Adieu aux phrases d’encouragement lancé à Peter pour lui faire comprendre qu’il n’est pas aussi insignifiant qu’il semble le croire. Adieu aux taquineries adressées à Georgia. Adieu aux défis idiots lancés avec Sirius et au cours desquels Mary demandait souvent à avoir des photos. Adieu aux retrouvailles avec toute la bande d'amis de Poudlard faisant partie de l'Ordre, retrouvailles ayant pour seul but de distraire les jeunes gens.

La tristesse. Qu’il est injuste d’être ainsi privé de sa vie, de ses futurs possibles, par simple certitude. Mais, par-dessus tout, James redoute la souffrance que cette soirée va provoquer. Non par vantardise, face à la Mort, la prétention n’a pas sa place. James sait tout simplement à quel point sa petite famille est appréciée, et parfois même admirée, dans le monde sorcier. Mais, plus encore que le monde sorcier, c’est pour ses proches qu’il a de la peine. Il sait ce qu’ils vont ressentir. Ils ont tous affronté des multiples deuils depuis quelques années. C’est leur lot quotidien, mais c’est toujours douloureux. Ca sera oh combien atroce pour Sirius. James ne craint que trop que la souffrance ne lui fasse faire n’importe quoi... Il espère sincèrement que Remus parviendra à surmonter cela, pour réussir à faire entendre raison à Sirius. L’un comme l’autre ne devait nullement se lancer à corps perdu dans un combat sans bien l’avoir préparé auparavant. Peut-être que Pandora parviendra à épauler Remus dans cette tâche compliqué. James n’aura même pas eu la chance d’avoir un enfant ayant pour marraine Georgia, comme il en avait convenu avec Lily. Tout comme il n’aura pas la chance de voir grandir l’enfant de sa meilleure amie. Ce soir, étrangement, James a une pensée particulière pour Adonis, car, même si à Poudlard, ils ne se sont jamais appréciés, avec le temps, ils ont réussi à se rapprocher. Pour Geo, bien entendu. Mais, ce soir, James souhaite ardemment que les épaules du français soient assez grandes pour supporter les larmes de la jolie blonde, et qu’il parvienne à la faire à nouveau sourire. Tout comme l’anglais espère que, où que Peter soit, quoi qui ait pu le pousser à trahir les siens, les autres parviendront à le récupérer. Peter ne pouvait avoir fait ça consciemment, il avait possiblement été embobiné par le mage noir, ou manipulé magiquement, s’il n’avait pas été capturé et torturé. Il n’aura jamais la chance de voir Phoebe sur scène, y chantant, radieuse. Il ne se faisait toutefois pas de souci pour elle, elle était assez forte pour atteindre son rêve. Il se demande même comment réagiront Dray et Raphaël en apprenant la nouvelle. Des tonnes de prénoms se bousculent alors dans son esprit, ceux de tous les anciens élèves avec qui il a bien pu sympathiser au cours de sa scolarité : Pénélope, Leroy, Zéphyr, Elijah, Gabriel, Mary, Requiem... Tous, ils y passent tous. Et James sait que tous seront touchés, de leur manière...

La résignation. Il ne peut plus rien faire pour changer son destin. Alors il ne lui reste plus qu’à l’accepter en souriant. En espérant que sa mort donne à ses amis une source de motivation supplémentaire pour ne pas baisser les bras et rendre les baguettes face à Voldemort. Il avait confiance en eux. Ils allaient faire de leur mieux. Et, si Lily parvenait à s’enfuir avec Harry, ils veilleraient sur eux.

Le courage. Gonflé à bloc par le fil de ses idées, il ne perd pas du regard Voldemort, qui éclate de rire. James est prêt à présent. Ses pensées sont tournées vers sa famille. Lily et Harry. Mais pas que sa famille « de sang », aussi sa famille « de cœur ». Tous les êtres auxquels il a précédemment pensé. « Merlin, veillez sur eux. ». Voici la dernière pensée de James alors que le mage noir lui lance le sort mortel, qui l'atteint de plein fouet dans la seconde. Le corps sans vie de James chute, tombant sur la table basse. Table basse qui s'écroule à son tour, alors que Voldemort part à la recherche des autres Potter. A côté de James tombe le dernier cadeau de Georgia, bibelot qui, comme la vie de James, est à présent réduit en miettes...

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