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[Flashback] Quand deux coeurs s'éveillent aux couleurs vermeil d'un soleil naissant... Pandomus ♥

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MessageSujet: [Flashback] Quand deux coeurs s'éveillent aux couleurs vermeil d'un soleil naissant... Pandomus ♥ Sam 26 Avr - 1:04

Il n’était même pas sept heures du matin et pourtant une jolie brune aux yeux bleus avait déjà trouvé le chemin menant à sa salle commune. Etrange, me direz-vous. N’était-ce pas elle qui dansait sur la table dans la salle sur demande la veille au soir ? N’était-elle pas restée devant la porte de la salle commune en attente qu’un élève un peu moins saoul soit dans la capacité de comprendre l’énigme ? Evidement, vous ne vous trompez point. Elle avait finalement réussit à rentrer vers quatre du matin, ne se souvenant plus tout à fait du pourquoi du comment et s’était affalée sur le canapé bleu de la salle commune. Il ne lui avait pas fallut longtemps avant de retrouver les bras de Morphée. Mais voilà, la moitié de sa nuit sur le sol froid du couloir semblait avoir comblé sa nuit, aussi s’était-elle réveillée à sept heures du matin en ce beau matin de Janvier avec l’incapacité de se rendormir. C’est donc les yeux embrumés et les pieds gelés que la jeune Serdaigle s’était mise à lire un livre qui trainait là. Elle ne pouvait pas encore descendre déjeuner et pourtant son ventre semblait réclamer une attention toute particulière. Aussi décida-t-elle d’aller prendre une douche.

Une fois qu’elle sentit le jet d’eau plutôt tiède, couler sur son dos elle se dit que prendre une douche était vraiment la meilleure manière de se sentir bien après une fête. Ses jambes la faisaient souffrir tant elle avait dansé cette nuit-là et ses pieds étaient bien contents de toucher la terre ferme. En sortant de sa douche, elle s’enroula dans une serviette avant de finir de se préparer. Une fois maquillée (pas trop bien entendu, nous sommes samedi, pas mardi gras), habillée et parfumée, elle laissa retomber sa chevelure humide sur son dos. Encore une fois et malgré le peu de préparation, elle avait passé pratiquement trois quart d’heures dans la salle de bain et heureusement pour elle, la Grande Salle allait bientôt délivrer ses mets les plus succulents. Aussi s’y rendit-elle, d’un pas décidé, empruntant par-ci, par-là un ou deux passages secrets que les Serdaigles connaissaient parfaitement puisqu’ils facilitaient la descente au rez-de-chaussée.

Des œufs et du bacon, du pain et du beurre, il n’en fallait pas plus à la pauvre jeune fille pour se remettre de sa soirée mouvementée. Elle ne s’étonna pas de ne pas voir Vicky à la table des Verts et Argent, cette dernière devait toujours être au fond de son lit et elle n’était pas sûre de la voir aujourd’hui. Elle soupira, repue et fin prête à passer la journée. Au moins jusqu’au repas de midi. Toujours assise sur le banc face à son assiette vide, elle fouilla dans son sac, récupérant ce livre qu’elle lisait depuis une semaine déjà. Encore une histoire contant Merlin et Morgan. Elle adorait vraiment ces personnages et pour une fois, l’histoire ne s’adressait pas aux enfants et tout n’était pas rose. Elle se plongea une petite heure dans ces histoires de capes, d’épées et de magie, bercée par le calme de la salle commune. Puis elle releva la tête se rendant compte que Poudlard se réveillait et que pas mal d’élèves étaient déjà en train de déjeuner.

L’endroit n’allait donc plus rester calme bien longtemps. Et ses doutes furent vite confirmés lorsqu’une bande de jeunes Gryffondor pénétra dans la salle en riant. Comment d’aussi petits-êtres pouvaient-ils faire autant de bruit ? Elle attrapa une pomme dans un panier, récupéra ses affaires avant de se lever, non sans lancer un regard meurtrier, made in Pandora à cette bande d’imbéciles. Alors qu’elle allait gravir les marches, elle vit son frère les descendre, aussi se décida-t-elle de l’attendre. Elle le prit dans ses bras, alors qu’il lui déposait un baiser sur les cheveux et chacun continua sa route.

La demoiselle avait la franche attention de travailler. Sans savoir pourquoi, elle était motivée à finir ses devoirs aujourd’hui. En soit ce n’était pas forcément leur complexité qui la poussait à procrastiner, mais bien sa flemme et les fêtes. Elle passa tout d’abord à la bibliothèque pour récupérer quelques manuels dont elle avait besoin. Seulement, elle n’avait pas l’attention de rester ici pour travailler. Tout simplement parce qu’elle savait qu’elle ne trouverait pas la personne recherchée ici. Aussi après avoir emprunté le nécessaire à son travail, elle traversa le hall du quatrième étage et poussa une petite porte que seuls les gens vraiment travailleurs connaissaient. Soit les Serdaigles et quelques exceptions… N’exagérons rien, mais disons que cette grande salle aux trois tables alignées et éclairées par des lustres au plafond n’était pas la plus fréquentée du château. Chose confirmée par le fait que seul un élève s’y trouvait en cette matinée de janvier. La majorité des élèves se trouvaient soit dans leur salle commune, dans leur lit ou encore dans la grande salle. Certains allaient bientôt sortir dans le parc pour faire toutes sortes de jeu avec la neige qui recouvrait le grand terrain.

Mais un élève travaillait déjà, le nez collé à ses livres. Pandora savait parfaitement qu’elle le trouverait là. En réalité, elle l’avait suivit du coin de l’œil alors qu’il était entré dans la Grande Salle, mangé et était sorti en l’espace d’une demi-heure. Aussi la salle de travail trottait depuis environ trois-quarts d’heure dans sa tête. Elle esquissa un sourire avant de pénétrer dans la salle. Il n’avait pas l’air de l’avoir entendue, ou bien faisait-il semblant de ne pas la voir, raison pour laquelle elle posa plutôt bruyamment ses affaires en face de lui avant de s’asseoir. Elle attendit qu’il relève la tête pour accrocher son regard et lui sourire plus ou moins timidement. « Salut ! Ca te dérange si je me mets là ? » Après tout, elle aurait tout aussi bien pu s’asseoir à une autre table, mais depuis quelques mois, ces deux là avaient prit l’habitude de se retrouver assez souvent.

Aux questions qu’on lui posait, Pandora ne savait que répondre, certes, en plongeant dans les yeux gris du Gryffondor face à elle, les papillons dans son ventre ne laissait pas de doute sur le fait qu’il la secouait plus qu’il ne l’aurait fallu. Et depuis qu’il avait quitté sa petite-amie, elle ne cessait de se dire qu’il ferait une bonne prise pour ses draps. Seulement, elle n’était pas sûre qu’elle ne veuille qu’une relation d’un soir. Et les deux yeux face à elle confirmaient ou plutôt appuyaient tous ses doutes, bouleversaient toutes ses convictions.


Dernière édition par Pandora C. Lockhart le Sam 26 Avr - 23:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Flashback] Quand deux coeurs s'éveillent aux couleurs vermeil d'un soleil naissant... Pandomus ♥ Sam 26 Avr - 15:36


Remus était allongé dans son lit à baldaquins, les yeux grands ouverts, fixant le plafond. Ses meilleurs amis roupillaient encore, à côté de lui. Sirius et James étaient tombés raides morts dans le même lit et dormaient maintenant côte-à-côte, comme deux amants éperdus. Peter était quant à lui allongé en position fœtale, ses draps sans-dessus-dessous autour de lui. Les Maraudeurs avaient parlés jusque tard la veille, et ils ressortaient d’une semaine de reprise de cours éprouvante, ils avaient besoin de récupérer. On était début janvier et la neige tombait à gros flocons dans le parc de Poudlard. Les vacances de Noël venaient de se terminer, la nouvelle année commençait et avec ça on rentrait dans le deuxième trimestre de cours, il fallait assurer. Il était neuf heure trente passées, Remus aurait aimé dormir plus (la pleine lune arrivait à grands pas), mais il n’y était pas parvenu. Alors il restait dans son lit, attendant qu’un autre Maraudeur se réveille, pour qu’ils puissent descendre ensemble au petit déjeuner, mais ils n’avaient pas l’air d’être prêts à ouvrir les yeux. Il avait encore devant lui au moins une demi-heure pour penser, seul face à lui-même. Etait-ce les hormones en fusion des adolescents qui faisaient que Remus, au lieu de penser aux cours, au programme de métamorphose, à la prochaine pleine Lune ou il ne savait quoi d’autre encore, pensait à la gente féminine ? Depuis qu’il était réveillé, il n’avait que ça en tête. D’abord, il avait songé à Jules, son ex petite-amie. Il avait rompu avec juste avant les vacances de Noël, sans réellement savoir pourquoi. Ça faisait six mois qu’ils étaient ensemble, et Remus sentait juste que ça ne pouvait plus continuer. L’euphorie des débuts avait rapidement passé, et Jules avait l’air bien plus impliquée dans la relation que lui. Elle parlait déjà d’organiser les vacances d’été ensemble alors que Remus ne parvenait à voir dans le futur que la pleine lune qui arrivait. C’était ridicule de continuer alors que ça ne fonctionnait plus. Alors il avait rompu. Il n’avait néanmoins pas su l’expliquer à Jules, pas du moins aussi bien qu’il l’aurait voulu, et elle n’avait pas compris. Sûrement s’était-elle fait une idée, elle avait dû se dire que tout était parfait, alors que ce n’était pas le cas. Puis elle l’avait accusé de l’avoir trompé, sûrement sous le coup de la colère. Remus avait bien sûr démenti, il ne l’avait pas trompé, bien sûr que non. M’enfin, tout dépendait de ce qu’on entendait par tromper, parce que Remus s’était définitivement trouvé une autre nana pour lui faire tourner la tête. Contre, son gré, bien sûr, sans même qu’il le réalise, mais c’était tout de même le cas. Bien sûr, il ne l’aurait pas dit à Jules, même s’il l’avait compris, parce que ç’aurait été la goutte d’eau. Elle avait été tellement énervée, peut-être l’aurait-elle frappé. Il l’aurait mérité, sûrement, m’enfin.
Bref, Remus songeait à Jules, et puis, sans même s’en rendre compte, à cette autre jeune fille. Cette Serdaigle qui faisait souvent la fête et qui avait cette mauvaise manie de ne pas beaucoup aimer les nés-moldus, mais qui avait un rire magnifique et un regard hypnotisant. Cette jeune fille avec qui il traînait bien trop souvent, sans même comprendre pourquoi. James et Sirius ne comprenaient pas plus que lui, d’ailleurs, mais ils ne posaient pas de question ; ils se contentaient de regards évocateurs à chaque fois que leur meilleur ami annonçait qu’il avait passé l’après-midi avec elle. Elle s’appelait Pandora Lockhart et tout le monde savait qui elle était, au château, tout comme tout le monde savait qui était Remus Lupin, mais personne n’aurait songé une seule seconde qu’elle et Remus pouvaient passer autant de temps ensemble. Personne ne comprenait, pas même les deux concernés.

Le Gryffondor avait fini par se lever. Les trois autres dormaient toujours profondément, il descendrait donc petit déjeuner seul. Ou peut-être pas ; après tout, il serait bientôt dix heures et il ne mourrait pas de faim, il pourrait sauter ce repas (oui oui, le plus important de la journée, et alors), et se rendre directement au déjeuner, assez tôt ? C’est ce qu’il se décida à faire, une fois sous la douche. Tant pis pour les œufs brouillés et le bacon, il irait chercher quelques fruits puis irait travailler avant le déjeuner. Le professeur Slughorn leur avait donné trente centimètres de parchemin à écrire sur les propriétés du Félix Félicis et il n’avait pas encore commencé, voilà qui pourrait lui occuper sa matinée. Il se lava, se rasa et s’habilla ; il enfila un pull à col roulé gris à même la peau sur un jean bleu, mis ses bottes en cuir de dragon et posa sur ses épaules sa cape en laine noire de l’uniforme de Poudlard, sur laquelle était épinglé son insigne de préfet. Même le samedi, même s’il avait le droit de s’habiller comme il le voulait, il avait toujours ses responsabilités de préfet. A dix heures passées il descendit jusqu’à la grande salle (un escalier avait été assez sympa pour le faire sans lui faire prendre mille et un détours) pour piocher dans un panier une poire. Il remonta ensuite vers le troisième étage où on pouvait trouver la salle de travail. Il était sûr qu’aussitôt un samedi matin, elle serait vide, et évidemment, il n’eut pas tort. Les quatre tables étaient vides et les lumières n’étaient même pas allumées. D’un coup de baguette, fiat lux. Comme il neigeait dehors, les fenêtres éclairaient à peine, les lustres étaient donc nécessaires. Il s’installa convenablement sur une des quatre tables, et étala toutes ses affaires autour de lui. Deux manuels de potions qu’il était allé chercher la veille à la bibliothèque, son livre de cours, ses rouleaux de parchemins, ses plumes et son encre. Bientôt, il écrivait en haut de sa page « Devoir de Potions, pour le 12 janvier 1976 » ; il ne se rendit compte qu’après avoir écrit un bon paragraphe qu’on n’était plus en 1976 mais en 1977. Il effaça avec sa baguette – paraissait que les moldus avaient inventé quelque chose pour effacer l’encore qui ne nécessitait pas de magie, génial n’est-ce pas ? – pour réécrire 1977. C’est à ce moment-là qu’il entendit quelqu’un rentrer dans la pièce. Il n’y prêta d’abord pas vraiment attention, trop concentré à réécrire sa date de manière cette fois correcte. A peine avait-il le temps de se dire qu’il fallait peut-être qu’il lève la tête pour voir qui était l’inconnu que l’inconnu s’adressait déjà à lui. Il ne lui fallait pas une seconde pour la reconnaître :

« Salut ! Ça te dérange si je me mets là ? »

Il leva les yeux presque immédiatement, les plongeant directement dans les siens. Il sourit ensuite doucement, l’air heureux de la voir. Puis il fit, s’affairant en même temps à resserrer autour de lui les affaires qu’il avait étalées partout

« Je t’en prie assied-toi ! Qu’est-ce qui t’amène à venir bosser si tôt, t’étais pas à la fête de je ne sais quel Serpentard hier ? »

Remus, lui, n’avait pas été invité. Rien d’étonnant, c’est vrai, puisque lui-même n’invitait que très rarement des Serpentards à ses soirées. N’empêche, pour y croiser Pandora dansant sur une table, il y serait bien allé. Tss, pourquoi pensait-il à cela, même, hein ? Il n’en savait rien. Tandis qu’elle s’installait, le préfet attrapa la poire qu’il s’était monté de la Grande Salle, croqua dedans, et fit, le premier morceau juteux avalé :

« On ne s’est pas beaucoup vus, depuis les vacances. Tu vas bien ? »


______________________
Hell yeah, we are everywhere
« I solemnly swear that I am up to no good
(Oh and, in case you're wondering, yep, I am a motherf*cking Marauder. And a damn powerful werewolf too. Kiss kiss babe.)
Mischief Managed »
JKR & apache.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Quand deux coeurs s'éveillent aux couleurs vermeil d'un soleil naissant... Pandomus ♥ Dim 27 Avr - 16:29

Victoria n’arrivait pas à comprendre et à vrai dire la jeune fille au centre de l’affaire n’était pas très renseignée non plus. Pourquoi pensait-elle constamment à lui alors qu’elle pouvait facilement avoir n’importe quel garçon de Poudlard à ses pieds ? Passer du temps avec lui, rire, parler pendant des heures avec lui. Rentrer dans sa salle commune, un sourire un peu bête sur les lèvres. Non décidemment, cela ne lui ressemblait pas. Et puis, c’était un Gryffondor, un Marraudeur qui plus est, qui ne cessait de faire l’imbécile avec ses comparses. Et puis surtout c’était un sang-mêlé qui n’avait aucun problème avec les Nés-Moldus. Alors certes, depuis quelques temps, Pandora devenait plus, tolérante envers eux, mais pas au point de devenir amie avec eux. Ils restaient ces gens faibles et irréfléchis qui avaient tué son frère. Alors forcément quand lui était ami avec Evans ou simplement le fait que lui-même soit un sang-mêlé, tout cela jurait légèrement avec les convictions de la jeune Lockhart. Et pourtant, elle sentait bien que quelque chose se passait. On ne rêve pas deux nuits d’affilées d’un garçon lorsqu’il ne se passe rien et surtout, on n’est pas constamment en train de rechercher sa présence. Exactement comme ce qu’elle faisait ce matin-là. Elle aurait pu paraitre pour une groupie à le traquer de la sorte, sauf qu’elle était Pandora Lockhart et cette fille n’offrait pas de son temps à n’importe qui. Ce qui en soit était encore plus étonnant.

Au départ, elle avait cherché sa présence parce qu’il l’intriguait. Mais qui dans ce château n’était pas intrigué par le sombre et mystérieux Remus Lupin ? Seulement, elle s’était mise en tête de comprendre. De comprendre qu’est-ce qu’il cachait. Sauf qu’elle s’était surprise à l’apprécier plus que de raison. Et même si elle ne savait pas trop comment réagir par rapport à cela, elle ne se posait pas plus de questions que cela. Les choses viendraient comme il le fallait.
Après tout, Pandora n’était pas en reste niveau relations. Si elle l’avait voulu, elle aurait pu sortir avec un nouveau prétendant à chaque soirée. Tout comme Victoria d’ailleurs. Mais ces derniers temps, mis à part quelques flirts, elle ne cherchait pas vraiment à attirer qui que ce soit dans ses filets. Du moins personne sauf ce beau brun assis à quelques mètres d’elle. Un point qui lui plaisait beaucoup en la personne de Remus était son assiduité au travail et avouons le, sa réflexion. Loin d’être bête, elle voyait bien qu’il était l’élément stable de son petit groupe. La tête pensante en quelques sortes. Et ce n’était pour déplaire à la jolie Serdaigle.

Aussi après être entrée dans la salle déserte, Pandora s’était posée devant ce jeune homme, son ami ? Difficile de définir leur relation, de lui donner un nom. Le sourire qu’il lui offrit fit louper un battement à son cœur. Ce petit sourire en coin qui faisait briller ses yeux d’un gris comme elle n’en avait jamais vu. Elle s’assit rapidement pour chasser de son esprit ses pensées débiles et gnangnan à souhait. Elle l’observa ranger ses affaires pour lui laisser de la place. Remus, contrairement aux autre garçons ne se comportait pas comme un attardé en sa présence. Alors que certains riaient bêtement, que d’autres bégayaient ou encore ne cherchaient qu’à lui toucher les fesses, le Gryffondor lui se comportait normalement. Chose plutôt agréable.

« Je t’en prie assied-toi ! Qu’est-ce qui t’amène à venir bosser si tôt, t’étais pas à la fête de je ne sais quel Serpentard hier ? »

Elle sourit en sortant ses cahiers et son nécessaire pour écrire. Bien entendu, dans l’école chacun était au courant de toutes les fêtes qui s’y déroulaient. Tout le monde, sauf les professeurs qui semblaient fermer les yeux sur leurs pratiques quotidiennes. A moins que l’équipe pédagogique soit en réalité totalement aveugle. Mais c’était une autre histoire. Alors forcément, Remus savait pour la fête d’hier soir et étant donné que Pando ne ratait jamais une occasion de manquer à l’autorité parentale, il était évident qu’elle s’y trouvait.

« Qui te dis que je viens pour travailler ? »

Après lui avoir offert un clin d’œil malicieux, elle retint un bâillement. Malgré tout, elle manquait de sommeil et bien heureusement personne n’organisait quoi que ce soit ce soir-là, du moins pas encore.

« Disons que je me suis endormie dans le couloir et il semblerait que cela ait suffit à me requinquer. Et puis, il me semble qu’on a pas mal de devoirs après cette première semaine, non ? »

Les professeurs de tout l’établissement semblait s’être réunis et mit d’accord pour donner aux élèves le moins de répit possible dans ce qu’ils appelaient « la dernière ligne droite avant la fin de l’année. » Pandora n’était pas forcément d’accord avec eux et voyait au sein de cette ligne, divers embranchements menant à des fêtes ou quelques semaines de vacances. Mais passons les détails… Elle remarqua qu’il mangeait une poire, ce qui confirmait bien son passage éclair dans la Grande Salle.

« Bon app’ ! »

Elle avait un devoir à rendre à McGonagall et un autre en potions, qu’elle avait déjà commencé. Elle jeta un coup d’œil à l’intitulé du parchemin de Lupin et déroula le sien à propos du même sujet.

« On ne s’est pas beaucoup vus, depuis les vacances. Tu vas bien ? »

C’est vrai que cette semaine de reprise avait été mouvementée pour tout le monde, aussi ne s’étaient-ils vus qu’au détour d’un couloir et avant d’entrer en cours de potions. Touchée qu’il lui demande de ses nouvelles, quoi que peu étonnée, elle posa sa plume avant de lui sourire.

« Oui en effet… Je suis rentrée chez moi pour Noël, pas le plus glorieux de tous, mais ça va bien. Fatiguée, je suppose par la reprise des cours. Ca fait plaisir de te voir, ça va toi ? »

Un noël glorieux aurait été un noël où elle ne se serait pas prit la tête avec la moitié de sa famille, un noël où personne ne lui aurait reproché de se laisser aller et où elle n’aurait pas fini sa soirée dans sa chambre à lire un livre pour ne plus voir personne. Elle était complètement dépassée par la manière de penser de ses parents, beaucoup trop vieux jeu et conservateurs à son goût. Elle sourit à la pensée que si son frère la voyait assise face à Remus, il allait vouloir lui passer un savon.

« Tu es rentré pour les vacances ou bien tu es resté ici ? »

Peu d’élèves restaient à Poudlard pendant le mois de Décembre, mais Remus n’était pas comme tout le monde et cela ne l’aurait pas étonné outre mesure qu’il face parti de la minorité restante.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Quand deux coeurs s'éveillent aux couleurs vermeil d'un soleil naissant... Pandomus ♥ Lun 5 Mai - 13:28


« Qui te dis que je viens pour travailler ? »

Si Remus avait été James ou Sirius, il aurait certainement répondu quelque chose comme « Ah bon, alors tu viens pour quoi, moi ? ». Il l’avait pensé si fort que peut-être, elle l’avait entendu. Mais il n’était pas ses acolyte, il était plus timide, discret, moins sûr de lui. Peut-être que ça n’avait rien à voir avec lui, et il ne voulait pas risquer de se faire rembarrer. Il était courageux, mais pas dépourvu de cervelle. Et puis il était fier, il ne voulait pas qu’on se moque de lui, alors il ne dit rien, laissa couler, mais il ne put s’empêcher de laisser un sourire mutin gagner son visage à l’idée que, peut-être, c’était en rapport avec lui. Remus ne pouvait de son côté s’empêcher de penser à elle, cherchant sans arrête sa présence, que ce soit au détour d’un couloir, au fond de la bibliothèque ou dans une salle de classe ; peut-être que Pandora, elle aussi, ressentait cela ? Remus chassa ces idées en croquant dans sa poire, écoutant la jolie voix de Pandora qui s’emplissait de nouveau la salle de travail :

« Disons que je me suis endormie dans le couloir et il semblerait que cela ait suffit à me requinquer. Et puis, il me semble qu’on a pas mal de devoirs après cette première semaine, non ? »

C’était le cas de le dire. Ceux qui disaient que la sixième année était une année de détente se trompaient. Certes ils n’avaient ni ASPIC ni BUSE, mais ils devaient tout de même travailler, et ils avaient un examen en fin d’année. Ils apprenaient beaucoup de choses, le niveau semblait avoir réellement monté d’un cran. Peut-être était-ce à cause de l’arrivée des quinze élèves de Durmstrang et des quinze autres de Beauxbâtons, les professeurs voulaient prouver ce qu’ils valaient, et donc ce que valait Poudlard ? En tous cas une semaine après la reprise des cours ils étaient déjà submergés de boulot, et pourtant le préfet avait essayé de prendre de l’avance pendant les vacances. Bon, ce n’était pas un plan qui avait parfaitement réussi pour la simple et bonne raison qu’il avait passé ses vacances avec les Maraudeurs et que ce n’était pas la meilleure ambiance de travail, m’enfin, il n’avait pas oublié sa baguette et ses grimoires pendant ces deux semaines, quoi. Et pourtant. Entre Slughorn, McGonagall et même le professeur d’Astronomie, M. Anderson, sans parler évidemment de leur nouvelle professeur de Défense contre les Force du Mal, cette dingue de Vladmirova, ils croulaient sous les parchemins à rendre, les sorts à maîtriser, et les bouquins à terminer. Néanmoins, Remus avait, à ce moment précis, tout sauf envie de travailler. Lui qui pourtant était certainement le plus studieux des Gryffondors (ex-aequo avec Lily Evans, allez), et préfet en plus de cela, n’arrivait plus à trouver la motivation de soulever sa plume d’Aigle pour écrire ne serait-ce qu’un paragraphe sur le Félix Felicis. En plus d’être assez déprimant comme devoir – il devait tout de même décrire les propriétés d’une potion qui permettait d’être chanceux pendant des heures et des heures mais par contre il ne pouvait pas réellement tester cette potion – il s’était trouvé quelque chose de bien mieux à faire : écouter Pandora parler. Il aurait pu faire ça toute sa vie. Parler avec elle, lui répondre seulement pour qu’à nouveau, elle parle, elle rit, et reste avec lui. Il s’imaginait la demoiselle endormie devant l’entrée de sa salle commune, incapable de répondre à l’énigme qu’on lui posait pour lui autoriser le passage parce qu’elle était trop alcoolisée, et il rit doucement, peut-être un peu moqueur, mais c’était mérité, non ? Alors qu’elle lui souhaitait un bon appétit (parce qu’il avait de nouveau croqué dans sa poire), il raconta, l’air rêveur :

« Ça nous est arrivé de faire ça, aussi, avec Sirius. Peter et James étaient déjà rentrés dans le dortoir parce que James avait, comme d’habitude, suivi Lily, et Peter avait, comme d’habitude aussi, suivi James. C’était en cinquième année je crois, c’était la fête d’anniversaire de Marlene qu’elle avait organisé dans cette salle de classe abandonnée du quatrième étage, tu vois ? Bref on était rentrés à quatre heures avec Sirius, complètement bourrés, et la Grosse Dame nous a fait la gueule parce qu’on l’avait réveillée, et même si on lui disait le mot de passe, elle ne voulait pas nous laisser rentrer. Alors on a dormi par terre, mais ce n’était pas si terrible que ça, enfin, surtout par rapport au savon que McGonagall nous a passé quand elle a appris qu’on avait dormi là … »

Remus rit en repensant à cette soirée. Sirius et lui s’étaient endormis l’un sur l’autre, se tenant chaud mutuellement, gauchement assis sur un tapis en laine en dessous de la Grosse Dame qui se moquait ouvertement d’eux. Encore aujourd’hui, Remus ne savait pas qui était allé les balancer. Certainement pas le tableau, elle avait eu son compte en ne les laissant pas rentrer, et elle n’était pas méchante, juste un peu, disons, blagueuse. Peut-être un autre cinquième année qui priait qu’on démette Remus de son poste de préfet pour qu’il y accède à sa place ? Ou Severus Rogue, juste parce qu’il était Severus Rogue ? Non, définitivement il n’en avait aucune idée, mais peu lui importait, ça n’avait eu aucune conséquence. Aujourd’hui il en riait, parce que définitivement, ça avait été une bonne soirée.
Il demanda ensuite à Pandora comment s’étaient déroulées ses vacances, mais apparemment, elles n’avaient pas été aussi bonnes que celles que Remus, de son côté, avait passé :

« Je suis rentrée chez moi pour Noël, pas le plus glorieux de tous, mais ça va bien. Fatiguée, je suppose par la reprise des cours. Ca fait plaisir de te voir, ça va toi ? Tu es rentré pour les vacances ou bien tu es resté ici ? »

Pandora parlait rarement de sa famille, sauf de son frère, bien sûr. Elle n’avait pas l’air de s’entendre très bien avec eux. Il les connaissait de réputation, et des quelques bribes que la jeune fille avait laissé échapper, mais apparemment, ils étaient des sang-purs aux à prioris bien ancrés. Ça n’importait pas à Remus tant que ça ne déteignait pas trop sur leur fille. Bien sûr, il savait qu’elle n’était pas une grande fan des nés-moldus, mais il n’aurait jamais parlé comme il parlait à Pandora si elle les avait détesté ou méprisé des personnes que Remus, quant-à-lui, adorait. Sa meilleure amie venait d’une famille de moldus, sa propre mère à lui était moldue, bref, ça n’aurait définitivement pas été possible. Peut-être n’aurait-il pas été capable de contrôler quoi que ce soit, mais il se serait forcé à rester éloigné, beaucoup plus qu’il n’essayait maintenant : il ne contrôlait toujours rien de sa relation avec la demoiselle, mais il la laissait évoluer. Si elle avait été la fille que ses parents rêvaient qu’elle soit, alors ça ne se serait pas passé de la même manière. Bref, son sourire s’effaça un peu quand elle avoua ne pas avoir passé de si bonnes vacances, puis croqua une nouvelle fois dans sa poire en l’écoutant terminer sa phrase. Il essuya d’un revers de la main un filet de jus qui avait coulé le long de son menton, avant de faire, avalant rapidement son morceau pour qu’il n’y ait pas de blanc trop longtemps :

« On était chez James, pendant les deux semaines. Il a une super grande maison et ses parents sont supers sympas. Je suis rentré chez moi pour quelques jours avant et après Noël, comme Peter, mais Sirius est resté là-bas, il a préféré le fêter avec les Potter plutôt qu’avec sa famille. »

Il aurait pu rajouter « ce que je comprends », mais il préféra se retenir. Après tout, si les Black étaient particulièrement extrêmes dans leurs opinions, les Lockhart devaient l’être un peu aussi, et il ne préférait pas juger, ce n’était pas à lui de le faire. De toutes façons, que ce soit les Black ou les Lockhart, il ne critiquait pas, ce n’était pas à lui de le faire, ce n’était pas sa famille. Sirius disait ouvertement qu’il détestait ses parents et leurs idéaux, mais malgré ça, Remus s’empêchait de le faire. Bien sûr il l’appuyait, il le comprenait, mais autant que possible, il évitait le sujet. C’était ce que ses parents lui avaient enseigné : on ne peut juger une famille que si on en fait partie. Bien sûr il avait tendance à plaindre Sirius d’avoir grandi chez les Black, parce qu’il voyait combien, parfois, il en souffrait, mais il restait un Black. Il avait beau habiter chez les Potter, il était toujours le cousin de Bellatrix et Narcissa Black, le frère de Regulus. Malgré ça, il avait aussi des membres de sa famille qui lui ressemblaient, tous n’étaient pas ses opposés, comme par exemple Andromeda. C’était sa famille. La critiquer n’était pas une option ; critiquer celle de Pandora non plus.

« Je suis crevé. On a passé les vacances à organiser celles de cet été. On pense louer une grande baraque près de la mer, et inviter plein de gens à passer et rester un moment s’ils le veulent. Tu pourras passer, si tu veux, si t’as le temps, ne serait-ce que pour boire une bière sur le sable avec nous et tous ceux qui seront là. »

* Ou juste avec moi … *. Remus adressa un sourire à la jeune fille. Naturel, pas forcé ; comme d’habitude, il ne forçait jamais les sourires avec elle. Bon, à vrai dire il n’avait pas exactement mis Pandora dans la liste des personnes auxquelles ils proposeraient de passer, mais c’était parce que les Maraudeurs n’étaient pas encore des grands fans de la Serdaigle. Mais ils finiraient par l’être, exactement comme lui l’était devenu, petit à petit. Si quelqu’un s’en était douté… Remus Lupin ami avec Pandora Lockhart, haha. Parce que c’était en ami, qu’il lui proposait ça, mais si si, croyez-moi. A cette époque, en janvier, encore loin de lui cette idée qu’un jour, ils pourraient être plus qu’amis. C’était certainement ce qu’il désirait (avec ses hormones d’adolescent surexcités) le plus au monde, mais se l’avouer était autre chose. Pour l’instant, se contenter de le penser, au plus profond de son inconscient, était déjà bien suffisant. Ses yeux gris étaient plongés dans les siens, bleus, et si une part de lui se disait qu’il pourrait y nager jusqu’à la fin de sa vie, il refusait l’autre partie d’y croire. Elle avait de beaux yeux, voilà tout. Il croqua dans sa poire.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Quand deux coeurs s'éveillent aux couleurs vermeil d'un soleil naissant... Pandomus ♥ Sam 12 Juil - 6:17

Tout compte fait, Pandora n’avait pas du tout envie de continuer ce devoir, de réfléchir sur le sujet, d’y ajouter la moindre ligne. Elle n’avait qu’une envie. Rester là, à l’écouter. A regarder ses yeux rires au fil de ses mots et sa bouche suivre le mouvement. Observer ses moindres mimiques, se noyer dans ses yeux. Pensez bien qu’elle se détestait d’avoir ce genre d’envies, qu’elle aurait préféré être totalement insensible à son charme. Mais il n’y avait pas moyen. Et plus elle passait de temps en sa compagnie, plus elle s’en rendait compte. Remus Lupin, gryffondor de son état la faisait craquer ! Il rit doucement, se fichant ouvertement d’elle, ce qui était tout à fait légitime et voilà qu’elle se sentait aussitôt bien. Comme si ce simple petit son suffisait à la rendre joyeuse. Et dire qu’elle riait de ce genre de comportements et qu’elle agissait (du moins dans sa tête) exactement pareil. Bien heureusement, il ne sembla pas faire attention au moment de flottement de la demoiselle et enchaîna l’air rêveur sur l’une des péripéties qu’il avait vécu avec sa bande de joyeux lurons. Ce genre d’histoires qui énervaient tout Poudlard tant les Maraudeurs pouvaient paraître arrogants et fanfarons. Pandora ne sut pas expliquer si cela était de la jalousie (envers qui ?) ou simplement l’idée que cette histoire appartenait aux Maraudeurs, mais elle ressentit un certain agacement. Gênée de ressentir cela, car à la base il ne racontait pas ça pour se donner un genre ou pour pavaner mais simplement pour faire un rapprochement avec sa propre histoire. Cela aurait donc été déplacé de l’arrêter, mais l’entendre parler de cette… moldue et de sa clique l’agaçait. Elle se concentra donc sur ce qu’il disait, tachant de mettre côté son ressentiment, d’autant plus qu’elle trouvait ça drôle, se refaisant la scène intérieurement, elle finit par rire de bon cœur avec lui. L’image de McGonagall l’amusa beaucoup et elle compatissait avec la directrice des Gryffondors, qui décidément ne devait pas s’ennuyer avec eux.

« Elle doit vraiment en avoir marre de vous ! »

Un petit rire lui échappa, puis elle reporta son attention à son parchemin, écoutant ce que Remus avait à lui dire. Comme elle aurait dut s’en douter, la question des vacances fit son apparition et une fois de plus, puisqu’en une semaine cette question avait dut être celle la plus posée à Poudlard, elle se remémora son Noël. Catastrophique était le mot. Aussi ne s’épancha-t-elle pas sur le sujet, d’autant plus que Remus avait sûrement passé un hiver meilleur que le sien. Ce n’était pas bien dur après tout. Il semblait avoir passé de bonnes vacances, en compagnie, encore et toujours de sa bande. Rien d’étonnant et Pandora se demanda pourquoi elle continuait à le remarquer. Elle passait bien tout son temps avec Vicky, alors bon… Elle l’envia un peu de pouvoir faire ce genre de choses pendant les vacances, se retrouver dans une maison avec tous ses amis et faire tous ce que font les jeunes de cet âge pendant les vacances habituellement. Pour avoir l’honneur de faire ce genre de choses, il fallait qu’elle s’y prenne au moins trois mois à l’avance pour être sûre que ses envies collaient à l’emploi du temps fixé par ses parents. Ce qui n’arrivait jamais. Alors lorsqu’il lui proposa de passer dans cette grande maison qu’ils avaient prévus de louer, elle ne put retenir un grand sourire. Même si cette invitation la surprenait un peu. Après tout, elle n’était amie qu’avec lui, les autres garçons n’ayant pas bien l’air de l’apprécier. Et puis le fait que Remus l’invite pouvait être sujet à nombre d’interprétations. Comme le fait de savoir si cela se faisait en toute amitié ou pas. Mais elle aurait bien l’occasion d’en parler avec Vicky. Cette dernière lui sortirait toutes ses idées et elles finiraient en fou rire.

« Ca me ferait très plaisir, je passerai sûrement. Merci. »

Qui ne la connaissait pas aurait put la trouver froide et pas sympathique pour un sou, pariant même qu’elle était en train de mettre un vent à son ami et qu’elle n’irait pas. Pourtant, elle était sincère et touchée par sa proposition. Parmi tous ces gens qui se disaient être ses amis, peu pouvaient se vanter de l’avoir déjà invitée pour les vacances. Hormis Vicky, bien entendu. Il offrit un magnifique sourire, de ceux qu’elle appréciait tant chez lui, qui allumaient son regard et elle se plongea dans son regard l’espace d’un instant, avant de, et non vous ne rêvez pas, rougir légèrement. Elle piqua du nez sur son parchemin écrivant rapidement quelques mots pour se donner une certaine contenance. Il fallait qu’elle arrête d’agir comme ça. Elle devenait ridicule. D’autant plus qu’elle ne contrôlait rien dans toute cette histoire. Et si ce sentiment d’aventure pouvait être agréable, il faisait un peu peur aussi.

« Pour le moment, je n’ai pas grand-chose de prévu pour ces vacances, et puis pour être honnête, ce n’est pas vraiment moi qui décide, mais j’essayerai de venir ! »

Elle se décida à le regarder de nouveau. Elle repensa alors à ce qu’elle voulait lui dire, chose qui lui était sorti de la tête. Et l’invitation de Remus lui avait rappelé.

« Au fait ! Je me disais que ce serait sympa qu’on se voit à la prochaine sortie à Pré-au-lard. Je sais que c’est pas pour tout de suite, mais j’aimerai bien que Vicky arrêtes de demander pourquoi est-ce que je t’aime bien et qu’elle le découvre toute seule. Elle se rendit alors compte qu’il n’avait peut-être pas forcément envie de passer trop de temps avec sa meilleure amie, elle se rattrapa donc vite. Enfin, on pourrait seulement se boire un coup comme ça ! »

Elle se surprit elle-même. Pourtant habituellement calme, elle perdait un peu de sa superbe face à lui, ce qui n’était pourtant pas le cas les autres fois. Etait-ce le fait qu’ils soient totalement seuls dans cette salle ou bien l’invitation de Remus qui l’avait un peu perturbée. Elle ne savait pas, aussi se contenta-t-elle d’un peu sourire timide. Elle lui prit alors la poire des mains et y croqua un petit bout, n’ayant pas vraiment faim, plus pour l’embêter gentiment et faire tourner la discussion autrement.


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MessageSujet: Re: [Flashback] Quand deux coeurs s'éveillent aux couleurs vermeil d'un soleil naissant... Pandomus ♥ Mar 5 Aoû - 14:13


Remus regardait Pandora avec des yeux brillants. Elle venait de prononcer une phrase ridiculement courte, et il la regardait, avide d’en savoir plus, d’en entendre plus. De voir de nouveau ses lèvres se mouvoir au rythme de ses paroles, de voir un sourire s’esquisser sur son visage, créer des fossettes adorables sur ses joues… Il pouvait la regarder parler toute la journée – dommage que cette occupation ne puisse lui apporter aux ASPIC un Optimal. Quelqu’un d’extérieur saurait dire que c’était un regard amoureux. Peut-être même que Pandora réalisait que le préfet des Gryffondors la regardait avec des yeux qui trahissaient son amour pour elle ; lui néanmoins était loin de s’en rendre compte. Pour lui regardait de la même manière Pandora que toutes les autres filles du château, et même que tous les hommes et tous les profs et tous les fantômes et qui vous voulez. Pandora n’était pas différente. Ces yeux-là, il les avait servis à ses ex, parce que c’était normal, il les aimait. James et Sirius le charriaient énormément sur ce regard, particulièrement quand il était avec Jules, sans se rendre compte qu’eux-mêmes, parfois, se trahissaient de leurs yeux brillants d’amour – n’est-ce pas James ? Peut-être que si on foutait un miroir devant Remus quand il faisait ça, il s’en rendrait compte. Il regardait Pandora de la même manière qu’un jour, il avait regardé Jules, ou une autre nana qu’il avait aimée. Mais ce n’était même pas sûr. Aimer Jules avait été facile. Aimer Pandora le serait bien plus. Comment tomber amoureux de quelqu’un qui vous est si différent ? Pandora et Remus avaient reçu une éducation complètement différente. Elle avait deux frères, l’un était surprotecteur et l’autre … eh bien on n’en entendait que rarement parler, mais les histoires qui couraient sur lui disaient qu’il était mort dans un accident mettant en cause un moldu ; si on oubliait les Maraudeurs, Remus était enfant unique. Elle était chez les Serdaigle, lui chez les Gryffondor. Sa famille était connue pour valoriser les Sang-Purs et détester les Moldus. Le père de Remus était un Sang-mêlé et sa mère une moldue, ils valorisaient la tolérance et l’égalité de tous, même pour les Lycanthropes, surtout pour les Lycanthropes. Tout cela était bien trop compliqué, bien trop de choses les différenciaient. Pourtant ils étaient bel et bien là dans cette salle d’étude vide, à profiter de la présence de l’autre à leur côté. Remus sentait son corps se réchauffer de savoir qu’elle acceptait de venir, cet été, dans la maison que les Maraudeurs loueraient, comme si c’était soudain devenu quelque chose de capital, qu’elle vienne. Il allait falloir qu’il parvienne à convaincre James, Sirius et Peter … Il n’en parlerait pas immédiatement, il fallait d’abord les convaincre que Pandora n’était pas une personne mauvaise, et ça risquait d’être aussi très compliqué, peut-être parce que lui-même n’en était pas certain, pas encore, tout du moins.
Il y avait eu un blanc, quelques secondes seulement, mais ça n’avait pas été si désagréable que ça. Remus avait hoché la tête, un sourire ravi, face à réponse positive à son invitation, même si rien n’était encore sûr, puis Pandora avait tourné les yeux, l’air de chercher une idée qu’elle avait perdu. Remus patientait, croquant un peu dans sa poire, faisant attention à ce que le jus ne dégouline pas partout sur son visage. Finalement, la jeune fille qui semblait avoir retrouvé ses esprits, fit :

« Au fait ! Je me disais que ce serait sympa qu’on se voit à la prochaine sortie à Pré-au-lard. Je sais que c’est pas pour tout de suite, mais j’aimerai bien que Vicky arrêtes de demander pourquoi est-ce que je t’aime bien et qu’elle le découvre toute seule. Enfin, on pourrait seulement se boire un coup comme ça ! »

Si Pandora était restée étrangement calme pendant ses mots – maîtrise de sang-pure ! – Remus n’avait pu s’empêcher de se redresser sur sa chaise et de laisser un sourire s’agrandir sur ses lèvres, ses yeux toujours brillants. Elle l’invitait à boire un coup à Pré-Au-Lard ? Bon, il y aurait peut-être Victoria, ce qui n’était pas l’idée du siècle, puisque elle et lui n’étaient clairement pas amis, ni même proches, autant même dire qu’ils ne s’appréciaient pas du tout. Ça n’avait jamais été virulent, mais depuis que Pandora et lui traînaient ensemble, la blonde semblait être particulièrement tendue à son égard … Encore un peu, et elle sortait les crocs – qui ne valaient certainement pas ceux de Remus. M’enfin, quelle importance ? Remus pouvait faire semblant pendant quelques heures de supporter une vipère telle que Victoria si ça lui permettait de voir Pandora dans une autre ambiance qu’au Château ! Et puis qui sait, peut-être parviendrait-il à comprendre ce qu’elle lui trouvait ? Peut-être enterreraient-ils la hache de guerre ?

Pandora lui prit sa poire des mains, et Remus crut déceler quelques hésitations dans ses mouvements – peut-être n’était-elle pas si calme après tout … Elle croqua dedans, et Remus, fit, le ton enjoué :

« Ça serait carrément top ! On avait prévu quelques trucs avec les Maraudeurs, mais je les lâcherai pour quelques heures, c’est pas grave. Je les aurais bien conviés, m’enfin bon, juste toi ça irait mais Victoria, ça risque d’être un peu trop pour leur petit cœur fragile. Ça me ferait plaisir d’apprendre à la connaître, après tout c’est ta meilleure amie, vous ne pouvez pas être si différentes ! »

Bon, il la brossait clairement dans le sens du poil, mais ce n’était pas le moment de dire du mal de sa meilleure amie. En plus, Remus était de nature curieuse, et ce n’était pas non plus un Gryffondor pour rien : il était prêt à relever le défi, et après tout, ce n’était que trois heures avec Victoria, pas une nuit entre les tentacules d’un Calmar Géant. Il laissa plonger ses yeux gris dans ceux, azurs, de Pandora, et récupéra la poire de bout des doigts, effleurant les siens. Avant de croquer dedans, il fit, un sourire mutin aux lèvres :

« Alors comme ça tu m’aimes bien ? »

Et il croqua de nouveau dans le fruit.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Quand deux coeurs s'éveillent aux couleurs vermeil d'un soleil naissant... Pandomus ♥

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[Flashback] Quand deux coeurs s'éveillent aux couleurs vermeil d'un soleil naissant... Pandomus ♥

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