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« L'amitié des femmes est de beaucoup supérieure à leur amour. » - Lilymus ♥

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MessageSujet: « L'amitié des femmes est de beaucoup supérieure à leur amour. » - Lilymus ♥ Lun 18 Aoû - 15:54


 

 

Lily & Remus
Quelque chose clochait dans la petite vie tranquille du Loup-Garou Remus Lupin. Vous me direz, sa vie n’était pas si tranquille que ça, et ce n’était pas rare que quelque chose cloche. Bon certes, il faut l’avouer. Néanmoins, Remus avait toujours eu ses piliers. Depuis sa première année à Poudlard, des éléments clefs n’avaient pas bougé, peut-être seulement évolué, mais étaient restés les mêmes, au fond. La confiance que Dumbledore mettait en lui, par exemple ; la Cabane Hurlante pour le protéger, tous les vingt-huit jours ; son don pour la Défense contre les Forces du Mal ; son amitié avec les Maraudeurs et Lily Evans ; sa place au sommet dans les rangs des Gryffondors. Tout ça, c’était stable, ça ne changeait pas, ou tout du moins, il ne prévoyait pas de le changer. Néanmoins, la sixième année de Remus lui semblait de plus en plus bancale. Déjà, ces foutus Russes et ces foutus Français avaient débarqué. Pour le coup, ça, ça avait ébranlé tout le monde. Il y avait aussi eu tous ces élèves qui s’étaient mis à lui tourner autour, réalisant après six ans que peut-être, il cachait quelque chose. Et puis bien sûr, il y avait Pandora. Mais tout ça, ça aurait pu rester mineur si ses fameux piliers n’avaient pas été ébranlés. Tout aurait pu rester là, tranquillement. Il pouvait avoir une nouvelle copine, supporter l’arrogance des russes et la superficialité des français, vivre avec des vautours autour de son crâne et une épée de Damoclès au-dessus de sa tête, mais seulement si ses fameux piliers, cités plus haut, restaient là, sans bouger. Malheureusement, ils bougeaient, et pas qu’un peu.

Tous les sixième et septième années rentraient de Londres ; il y avait eu l’attentat à Pré-Au-Lard dont tout le monde était ressorti choqué – ou mort. Remus et Pandora sortaient officiellement ensemble, maintenant, et c’était loin de réjouir James, Sirius et Peter. Ils n’essayaient même pas de comprendre, ils rejetaient complètement l’idée que Remus puisse sortir avec elle, puisse tenir à elle, l’aimer, même. Remus ne comprenait pas leur réaction, leur intolérance, mais il tentait de ne pas trop y penser, et surtout de ne pas faire d’histoire. Il ne leur parlait jamais d’elle, et eux ne posaient jamais de questions. Peut-être était-ce mieux comme ça, après tout, non ? Il fallait faire des sacrifices pour éviter de trop ébranler les piliers. Néanmoins, Remus aurait cru qu’il aurait au moins une personne à ses côtés, une personne qui pourrait le comprendre : Lily Evans. Pendant de longues années, elle avait eu pour meilleur ami Severus Rogue, un des élèves de Poudlard qui se dirigeait le plus vers les forces du mal, mille fois pire que Pandora, soit dit en passant. Pendant cinq ans elle était restée à ses côtés, l’avait supporté, envers et contre tout, jusqu’à ce que lui brise leur relation. Elle serait restée, s’il n’avait pas tout gâché. Remus avait pensé, peut-être naïvement, qu’elle soutiendrait Remus dans son choix de se mettre en couple avec la Serdaigle. Apparemment, ce n’était pas le cas. Elle l’évitait, lui parlait moins, semblait presque lui en vouloir. Il ne comprenait pas. Mais il fallait l’avouer, ça faisait longtemps qu’il sentait que quelque chose n’allait pas avec celle qu’il considérait comme sa meilleure amie, mais il tentait par-dessus tout de se dire que ce n’était rien, qu’il avait tort. Néanmoins, ce qu’il se passait en ce moment ne faisait que prouver qu’il avait raison.

Lui avait toujours considéré Lily Evans comme une amie. La meilleure de toute. Il lui confiait tout, surtout depuis qu’elle avait deviné pour sa lycanthropie. Il partageait de belles amitiés avec beaucoup de filles – Marlène McKinnon, Mary McDonald, Dorcas Meadows par exemple – mais avec elle c’était particulier. C’était plus. C’était sa Lily, sa meilleure amie. Néanmoins, jamais il ne l’avait considéré autrement, jamais il n’avait voulu voir plus. Jamais il n’avait considéré Lily comme une petite amie potentielle. D’abord parce que de ce côté-là, elle n’était plus sa Lily. De ce côté-là, elle « appartenait » à James, et jamais, au grand jamais, il n’oserait agir derrière son dos. Même si James n’était pas clair sur le sujet, il savait se montrer possessif et jaloux quand il était question de Lily, tout en prétendant qu’il n’était pas amoureux d’elle. Remus ne posait pas trop questions, mais il respectait. Elle était sa meilleure amie, mais ne serait jamais sa petite amie. Mais il n’y avait pas que ça, pas que James. Remus voyait Lily comme une amie, jamais il n’avait eu de doutes sur ses sentiments. Il l’aimait d’une amitié profonde et sincère, mais pas d’amour. Il ne pouvait pas la considérer comme il considérait aujourd’hui Pandora. Elle était Lily, son amie, pas son âme sœur.

Ça faisait quelques semaines, peut-être même quelques mois, que Remus se demandait si c’était à ce point clair dans la tête de Lily. Est-ce qu’elle aussi ne le voyait qu’en ami ? Plus le temps passait, plus il en doutait. Certains regards, certaines attitudes, avaient du mal à tromper. En ce matin de la mi-mars, Remus s’était réveillé en se disant que son équilibre était ébranlé, définitivement. Quelque chose clochait avec Lily, et c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase ; ça ne fonctionnait plus. Il devait remettre les choses dans l’ordre, il devait lui parler, même si c’était pour qu’elle lui dise qu’il avait tort, qu’il se faisait des idées, qu’elle ne craquait pas pour lui. Il préférerait qu’elle lui dise ça, d’ailleurs, il préférait avoir tort que raison, sur ce coup-là. Alors Remus, en bon Gryffondor courageux, avait décidé de prendre la situation en main. Il connaissait l’emploi-du-temps de Lily par cœur, puisqu’ils avaient la plupart de leurs cours ensemble. Aujourd’hui, juste avant la pause de l’après-midi, ils avaient cours d’arithmancie. Il devrait arriver à la chopper à ce moment-là. C’était parfait parce que leur temps était compté, et ils ne pouvaient pas s’attarder sur des grands discours. Ils régleraient le problème rapidement, ça serait vite fait, bien fait, et il pourrait mettre ça derrière eux, comme si rien ne s’était passé. En plus, comme ils étaient quasiment les deux seuls gryffondors de leur année à avoir ce cours, ils ne risqueraient pas de tomber sur une connaissance. C’était parfait, n’est-ce pas ? En tout cas, c’était ainsi qu’il voulait que les choses se passent … Parfaitement.

D’ici à l’heure fatidique, Remus essaya de ne pas trop y penser. Il ne savait pas ce qu’il dirait à la jeune fille, mais c’était peut-être mieux ainsi. Au moins, il ne se lancerait pas dans des longs discours, ça ferait plus naturel. Malheureusement, l’heure fatidique arriva bien vite. Sans même qu’il s’en rende compte, il était en cours d’arithmancie, assis à côté de Lily – évidemment, elle était sa meilleure amie. L’heure se passa en silence. Il fit semblant d’être particulièrement intéressé par ce que racontait le professeur, et de toute façon, ce dernier n’aimait pas particulièrement être dérangé pendant sa classe. Remus observait Lily à la dérobée, tentant de se trouver une excuse pour abandonner son plan. Et si il se trompait, hein ? Pourquoi risquer de briser leur amitié pour rien du tout ? Remus était un gryffondor, et avait une vilaine tendance à agir sans réellement faire attention aux conséquences ; et si, cette fois, les conséquences étaient trop grosses ? Néanmoins, il décida qu’il devait le faire. C’était le moment ou jamais, et il se connaissait, s’il ne le faisait pas ça allait l’obséder encore longtemps.

Bientôt, la cloche sonna. Le moment était arrivé. Alors que Lily s’apprêtait à quitter la salle, Remus qui était toujours en train de ranger ses affaires lui lança, le plus naturellement possible :

« Eh, Lily, tu m’attends ? J’ai besoin de te parler de quelque chose … »

Il lui lança un sourire, et sans vraiment écouter la réponse – elle n’allait quand même pas dire non ?! – il se reconcentra sur ses affaires. Il remit sa plume dans son étui, ferma ses livres avec attention, et plaça le tout dans son sac. Il respira un grand coup, tentant de calmer le rythme effréné qu’avait pris son cœur. Ça ne fonctionna pas vraiment. Il finit par se redresser, mettre sa cape sur ses épaules, et se diriger vers l’extérieur de la classe. Il ne restait plus personne, et cette partie du château, ne contenant quasi que la salle d’Arithmancie, était désormais vide. En sortant, il plaça sa main sur le dos de Lily qui l’attendait devant la porte, l’incitant à avancer. C’était un geste naturel qu’il avait depuis six ans, et qui pour lui, ne représentait aucune ambigüité. Il espérait que de son côté à elle aussi, ça ne représente rien. Ils marchèrent quelques secondes, dans un silence que Remus trouvait gênant, jusqu’à ce qu’il lui propose de s’assoir sur un banc en bois massif qui se tenait là, au milieu du couloir vide. Bientôt, ils étaient assis, et Remus, plantant ses yeux gris dans les siens, fit, la voix hésitante :

« On n’a pas beaucoup de temps avant le cours de Métamorphose, alors je vais aller droit au but, d’accord ? J’ai l’impression que quelque chose a changé, Lily, et que ce qu’on avait, tous les deux … eh bien je ne sais pas, j’ai l’impression qu’on ne l’a plus … Je ne sais pas trop ce qu’il se passe, mais j’ai l’impression que ça vient de toi, et je ne sais pas quoi faire … Je préfère qu’on en parle, parce que je veux nous préserver, plutôt que risquer qu’on s’éloigne … Qu’est-ce qu’il se passe, Lily, dis le moi ? »

Bon, il n’était pas vraiment allé droit au but, mais s’il l’avait fait il aurait simplement dit « es-tu amoureuse de moi ? », et il était bien trop gentleman pour le faire. Il préférait la laisser parler, l’encourager à le faire, même. Il ne voulait pas la perdre, elle était Lily, sa Lily, et il n’imaginait pas sa vie au Château sans elle. Sa vie tout court, d’ailleurs.

 
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Dernière édition par Remus J. Lupin le Mar 4 Nov - 14:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « L'amitié des femmes est de beaucoup supérieure à leur amour. » - Lilymus ♥ Sam 18 Oct - 16:34

Depuis quelques jours, Lily n’était plus trop sans son assiette.

Il y avait plusieurs raisons à son malaise. La première, évidemment, c’était l’attentat de Pré-au-Lard. Jamais la Gryffone n’aurait pensé qu’elle se retrouverait aux premières loges d’un tel désastre. Voldemort – elle refusait d’utiliser son nouveau qualificatif – et ses partisans l’effrayaient sérieusement depuis déjà un long moment, mais elle avait eu la sotte impression qu’à Poudlard, elle était encore en sécurité. Elle avait repoussée la menace de son esprit, s’était concentrée sur ses études, avait suivi les meurtres et agressions avec un souci véritable mais inconsciemment détaché.

Elle n’était encore qu’une enfant et elle avait vu les blessés, les sorts, la Marque. Elle avait aidé, elle n’avait pensé à rien d’autre qu’à sa survie et celles de ses camarades sur le coup ; mais le contrecoup était dur. Dumbledore avait vaguement parlé d’une conseillère psychologique à la disponibilité des élèves, mais elle savait parfaitement que personne ne pourrait apaiser la douleur qui couvait dans son cœur ; la culpabilité de savoir que tout cela arrivait par sa faute. A cause de sa simple existence.

Et comme si l’attentat ne constituait pas déjà une assez grosse source de tourment à lui tout seul, Lily avait appris le lendemain que Remus sortait officiellement avec une Serdaigle.

Cela la chamboulait plus que ça n’aurait dû. Premièrement, elle considérait que l’attentat aurait dû occuper toutes ses pensées, et cela ne faisait qu’ajouter une couche à sa culpabilité. Deuxièmement, Remus était son meilleur ami de toujours et elle voyait d’un mauvais œil la tendance que son estomac avait de se tordre lorsqu'elle était en compagnie du loup-garou ces derniers temps.

Il n’y avait pas vraiment eu d’élément déclencheur, en réalité. Elle se creusait la tête pour essayer de trouver quelque chose qui aurait pu la faire basculer mais c’était peine perdue. Elle l’avait simplement croisé un jour, dans les couloirs, à l’improviste. Elle s’était rendu compte qu’elle était particulièrement heureuse de discuter avec lui et qu’elle l’aurait bien retenu encore un peu, quand il s’était éloigné. Elle avait pensé à lui au lieu de se concentrer sur ses devoirs à la bibliothèque, et il n’en avait pas fallu plus pour qu’elle se mette à rougir comme une idiote quand elle lui disait bonjour le matin et qu’elle ne sache plus quoi répondre à la plus simple de ses questions.

C’était ridicule, vraiment, elle le savait. Le cliché de la fille qui s’entiche de son meilleur ami ! C’était vu et revu, elle avait dû voir une bonne dizaine de films abordant le sujet d’une manière ou d’une autre avec Pétunia, lu autant de livres qui – sans que c’en soit la trame principale – faisaient tomber l’héroïne dans les bras de son meilleur ami (ou l’inverse), et elle avait toujours été particulièrement heureuse que ses relations avec Severus et Remus soient saines, amicales et sans ambiguïté. (*)

Alors quand elle avait réalisé qu’un fouilli de sentiments embrouillés et désapprouvés lui était tombé dessus, Lily n’avait pas trop apprécié. Elle s’était sentie un peu trahie par son propre corps, et ça n’avait été qu’en empirant.

Il faut dire que la situation était loin d’être idéale. Elle ne savait pas vraiment si elle voulait que Remus découvre tout ça – surtout qu’il parlait déjà parfois Pandora, à ce moment. Lily le connaissait trop bien pour ne pas reconnaitre la lueur qui s’allumait dans son regard quand il mentionnait son nom.

Et puis il y avait James. La jeune Gryffondor s’efforçait de penser qu’il n’était pas un problème dans cette histoire, mais elle savait qu’elle se racontait un énorme mensonge. Si elle doutait fortement que les sentiments du joueur de Quidditch à son égard soient réellement sincères, elle était en revanche certaine qu’il n’approuverait pas d’une relation hypothétique entre elle et Remus… Ce qui l’amenait à conclure, invariablement, qu’il était impossible que le loup-garou réciproque un jour l’affection étrange qu’elle lui portait. Ce qui ne manquait pas de l’irriter.

Bien sûr, elle pouvait vivre avec le fait qu’il ne soit pas attiré par elle ; c’était la vie, après tout, n’est ce pas ? Il l’aimait en tant qu’amie et elle adorait son amitié, il suffisait qu’elle arrive à contrôler ses paroles, ravaler son malaise et son affinité, et tout rentrerait dans l’ordre un jour ou un autre. Non, ce qu’elle ne supportait pas, c’était l’idée qu’il ne puisse la considérer comme potentiellement plus qu'une amie à cause de James Potter.

Peut-être qu’elle se faisait des idées, après tout – peut-être qu’elle ressassait un peu trop cette histoire et que ça lui était monté à la tête ; c’était même fortement probable… Mais plus elle y pensait, plus son ressentiment envers Potter murissait (il en fallait peu, il faut dire).

Quand elle apprit finalement que Remus sortait avec Pandora, il fallut bien qu’elle se fasse à l’idée : Remus et elle étaient amis, point barre. Il n’y avait jamais eu, et il n’y aurait probablement jamais plus. Ce nouvel évènement ne faisait que confirmer les précédentes suppositions de la jeune Gryffondor, et si elle avait déjà commencé à se faire à l’idée, devoir côtoyer son camarade tous les jours n’était pas aisé pour autant – agir normalement relevait presque du domaine de l’impossible.

A partir de ce moment, elle décida donc d’éviter soigneusement son co-préfet dès que c’était possible sans paraitre bizarre. Comme elle l’expliqua soigneusement à Marlène (qui avait évidemment été mise très vite au courant des sentiments étranges qui agitaient Lily), cela n’avait rien à voir avec de la lâcheté ; elle cherchait seulement à leur éviter un malaise réciproque, car il semblait bien que Remus avait détecté que quelque chose allait de travers.

Malheureusement pour Lily, il y avait bien un moment où elle ne pouvait pas l’éviter de façon discrète, et c’était le cours d’Arithmancie. Et c’est ainsi qu’elle se retrouva assise à côté de lui en ce début d’après-midi, silencieuse, aussi concentrée qu’elle le pouvait sur ce que racontait le professeur.

Le soulagement fit cependant rapidement place à la crispation ; son camarade semblait avoir lui aussi – étrangement – fait vœu de silence, et le cours se déroula dans une ambiance cordiale et appliquée, uniquement ponctué par les soupirs de soulagement mentaux de la rouge et or.

Lorsque leur professeur conclut son explication à la fin de l’heure, Lily sauta presque immédiatement sur ses pieds et fourra sans ménagement sa plume et ses parchemins dans son sac – ce qui lui demanda un effort considérable, mais qui serait récompensé dès lors qu’elle retrouverait Marlène et les autres sixièmes années, et que ce face à face avec Remus serait derrière elle.

Mais c’était peut-être trop espérer.

Eh, Lily, tu m’attends ? J’ai besoin de te parler de quelque chose…

La jeune Gryffondor fut stoppée net dans son élan et s’immobilisa près de la porte, avant de se retourner à demi vers son camarade, un air mi-curieux mi-inquiet (mi-affolé) sur le visage. Il avait parlé de manière assez naturelle, mais elle était trop alerte pour considérer cette requête comme bénigne. Deux gros scénarios se mirent à clignoter dans son esprit : soit il avait un problème de fourrure (elle détestait Potter pour cette expression ô combien adorée), soit il avait grillé qu’elle n’agissait plus exactement comme une amie. Dans les deux cas, ce n’était pas très bon signe.

Il sortit de la classe en réajustant sa cape et elle ne cilla pas lorsqu’il l’entraina à sa suite en posant une main sur son dos. Il lui traversa l’esprit un instant qu’il devait vraiment avoir quelque chose de sérieux à lui dire, pour l’emmener comme ça alors qu’ils avaient passé une heure de cours sans réellement s’adresser la parole. Toute cette histoire commençait à sentir le crabe de feu (le roussi)…

Elle s’assit à sa suite sur le banc qu’il avait pris pour cible, et son inquiétude se révéla assez vite être fondée lorsque Remus commença à parler. Ainsi donc, il avait remarqué qu’elle agissait de manière étrange – no way… – et il lui demandait des… explications ? Lily n’était pas certaine que ses justifications lui plaisent beaucoup.

Plus il parlait, plus elle prit conscience de la honte qu’elle éprouvait envers ses propres sentiments, et du sentiment de trahison – envers Remus, envers elle-même – qui la tenaillait. Elle n’était pas censée éprouver ça.

Et qu’attendait-il d’elle ? Qu’elle lui avoue tout ? C’était insensé. Elle l’évitait pour une bonne raison : éviter de se faire du mal, éviter de s’embarrasser, de l’embarrasser. Ça faisait même déjà trois bonnes raisons. Est-ce que ce n’était pas plus simple pour tout le monde, ravaler ses émotions, serrer les poings et attendre que ça passe ? Certes, ce n’était généralement pas comme ça que Lily Evans réglait ses problèmes – mais c’était presque toujours comme ça qu’elle réglait ses problèmes sentimentaux. C’était plus facile et moins douloureux pour tout le monde (sauf peut-être elle-même).

Alors pourquoi Remus voulait-il mettre tout ça à plat ? Se doutait-il de la réponse qu’elle pouvait lui donner, ou pensait-il sincèrement qu’autre chose n’allait pas entre eux ? Voulait-il vraiment avoir une réponse, ou est-ce qu’un mensonge l’aiderait à être soulagé ?

Lily grimaça légèrement. Il lui était impossible de raisonner clairement, pas après ce monologue et le regard confus qu’affichait son ami.

Je ne suis pas sûre que t’en parler résoudrait beaucoup de choses, Remus, commença-t-elle d’un ton hésitant. Et puis je… suppose que tu t’en doutes déjà, non ? (Pause.) Enfin, t’as pas à t’inquiéter, hein – je m’ajuste, je gère la situation, c’est juste plus facile de… ne pas t’avoir constamment dans les parages, tu vois ?

Elle se mordit légèrement la lèvre, consciente du caractère un peu précipité de sa tirade. C’était tout de même un petit (gros) coup de poker – elle n’avait aucune certitude que le loup-garou ait compris le problème, même si la manière dont il lui avait parlé, en prenant des pincettes, la laissait pressentir que c’était le cas. Si ce n’était pas le cas, il devait probablement se poser de nombreuses questions maintenant (et elle s’était bien foutue dans l’embarras).


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MessageSujet: Re: « L'amitié des femmes est de beaucoup supérieure à leur amour. » - Lilymus ♥ Mar 11 Nov - 20:09


 

 

Lily & Remus
Toute cette affaire ne pouvait être que compliquée. Remus avait beaucoup de mal à gérer ses propres sentiments, à les comprendre, ainsi qu’à saisir leur portée, alors tenter de piger ce qu’il se passait dans la tête d’une des créatures les plus compliquées du monde, une flle, ça lui paraissait être mission impossible. Certes, la fille en question n’était pas n’importe qui, elle était sa meilleure amie. Il était supposé mieux pouvoir comprendre Lily Evans que n’importe qui d’autre, car tel était le job des meilleurs amis, mais là, il n’y arrivait pas. Pour dire les choses clairement, il avait l’impression de mieux réussir à comprendre une gosse lambda de première année que sa chère Lily. Il donnerait beaucoup pour pouvoir lire et comprendre ses pensées et ses sentiments, mais en même temps, ça lui faisait peur. Il ne voulait pas trouver au fond du crâne de la jeune rousse quelques pensées qui risqueraient de le mettre dans une position pire que fâcheuse, il avait peur de découvrir qu’une part de Lily éprouvait pour Remus des sentiments que lui ne ressentait pas. Néanmoins, Remus était un Gryffondor, il était impatient, beaucoup trop curieux, et détestait rester coincé au bout d’un cul-de-sac alors qu’il lui suffisait de donner quelques petits coups de massue pour que l’impasse se transforme en allée bien éclairée – pardonnez la métaphore un peu trop capillotractée. Alors il avait foncé dans le tas, comme James et Sirius savaient si bien le faire. Ces deux-là semblaient toujours, dans la moindre des situations, mettre les deux pieds dans le plats. Ce n’était pas du genre de Remus, qui préférait avancer prudemment quand il savait qu’il marchait sur des œufs. Néanmoins, quelque chose lui disait que dans cette situation, c’était la technique de ses deux amis qu’il valait mieux adopter. Alors il avait choisi de le faire après le cours d’arithmancie et avant celui de métamorphose, comme ça il était certain de ne croiser aucun Maraudeur, et il pouvait couper court à la discussion en prétextant le manque de patience du professeur McGonagall.
Quand ils s’étaient installés au détour du couloir sur ce banc solitaire, Remus avait le cœur qui battait la chamade. Plus les secondes passaient, plus il se doutait de la réponse qu’allait lui donner Lily. Il avait balancé son blabla, qui était très clair pour toute personne qui savait écouter. Peut-être n’avait-il pas prononcé le mot « fatidique » : amour, mais c’était tout comme, et il s’était dit qu’il n’était pas utile de brusquer encore plus les choses. Il avait baissé les yeux après sa tirade, attendant la réponse de Lily avec une impatience mêlée d’une envie de courir à l’autre bout du château, pour se cacher derrière un pilier et se boucher les oreilles ; tu parles d’un courageux …

« Je ne suis pas sûre que t’en parler résoudrait beaucoup de choses, Remus. Et puis je… suppose que tu t’en doutes déjà, non ? Enfin, t’as pas à t’inquiéter, hein – je m’ajuste, je gère la situation, c’est juste plus facile de… ne pas t’avoir constamment dans les parages, tu vois ? »

Elle non plus, n’avait pas dit le mot ; mais de la même manière, il avait parfaitement compris ce qu’elle sous-entendait. Ainsi donc, ses doutes n’étaient pas infondés. Une vague de tristesse empli le corps du garçon. Avec des variables différentes, tout aurait pu être facile, tellement facile. Si James n’avait pas été fou d’amour pour Lily, si cet amour, ça avait plutôt été Remus qui l’aurait éprouvé, alors ils auraient été ensemble, aussi simplement que cela. L’amitié entre les filles et les garçons était quelque chose de particulièrement fragile, tout comme l’amour était particulièrement compliqué.
Sans pouvoir s’en empêcher, Remus porta la main droite à sa bouche, et commença à se ronger un ongle. Seuls ses plus proches amis savaient que c’était une de ses sales habitudes, les autres n’étaient pas au courant, puisqu’il ne semblait jamais avoir les ongles courts. Remus avait les ongles qui poussaient une vitesse folle, et s’il ne se les raccourcissait pas d’une manière ou d’une autre au moins une fois par jour, il se retrouvait avec des véritables griffes au bout des doigts en moins d’une semaine. [i]The Perks of Being a Werewolf[i]. Lily savait, par exemple, qu’il se rongeait les ongles. Lily savait qu’il était un Loup-Garou, Lily savait quel était son petit-déjeuner préféré, Lily savait qu’elle équipe de Quidditch il supportait, Lily savait quels sorts il ne parvenait pas à maîtriser, Lily savait à quoi ressemblait sa chambre, chez ses parents, Lily savait quels étaient ses groupes de musique moldus favoris, Lily savait énormément de choses sur lui. Et pourtant, s’il tenait énormément à elle, il n’était pas amoureux. Pandora ne savait pas la moitié de ce qu’elle savait, et pourtant, il était fou d’elle. L’amour était incompréhensible, illogique, et à cet instant, il lui paraissait méchant. Il s’en voulait de lui faire du mal, s’il avait pu rendre les choses plus simples, il l’aurait fait bien sûr, mais aucune solution ne lui paraissait meilleure qu’une autre. En tout cas, celle proposée par Lily ne lui convenait absolument pas. Ne pas avoir Lily dans ses parages lui paraissait tout bonnement impossible, dans la mesure où à peine quelques semaines comme ça et il pétait déjà un plomb. Toute la journée, des choses lui rappelait la Lionne, toute la journée il se disait « Merlin, faut que je raconte ça à Lily », parce que c’étaient ce qu’elle et lui faisaient : ils parlaient, discutaient, papotaient, toute la journée, de long en large et en travers, il était avec Lily. S’imaginer s’éloigner d’elle était parfaitement douloureux, mais en même temps, si elle le lui demandait, il le ferait. Néanmoins, il tenait à se battre, au moins un moment, avant de baisser les bras. Il tenait trop à son amitié avec la jeune fille pour ne pas tenter quelque chose.
Retirant ses doigts de sa bouche et relevant enfin le regard vers elle, il fit :

« Je suis vraiment désolé, Lily, je ne sais pas trop quoi te dire. Je suis prêt à te laisser de l’espace si tu le souhaites, mais je ne veux pas laisser tomber notre amitié à l’eau, tu es … tu es beaucoup trop importante pour moi. Je suis certain que nous perdre complètement de vue n’est pas une bonne idée, je pense que ça nous ferais plus de mal que de bien. Peut-être que je suis un peu trop égoïste… »

Remus avait envie de s’enterrer six pieds sous terre. Il avait conscience qu’il lui en demandait beaucoup, évidemment, mais il ne pouvait pas s’empêcher de le lui demander quand même. Il se demandait ce qu’il ressentirait si la situation était inversée, s’il aimait Lily comme il aimait Pandora, mais qu’elle ne l’aimait pas. Lui aussi voudrait un peu d’espace, lui aussi voudrait s’éloigner d’elle pour apaiser ses sentiments. Il la comprenait, mais ne pouvait s’y résoudre. C’était égoïste, certainement très égoïste même, et pourtant il lui demandait quand même. Il priait pour que la situation soit de nouveau comme avant, même si elle ne le saurait jamais. Quelle connerie, quelle connerie ! De nouveau, il quitta les magnifiques yeux verts de la jeune femme pour les planter sur ses chaussures. Il les avait empruntées à James, d’ailleurs, ces chaussures ; rien que de penser à son meilleur ami rajoutait un nouveau pincement à son cœur. Mais dans quoi s’était-il fourré, pourquoi n’avait-il pas pris conscience de la situation avant ? Lui qui était habitué à tout contrôler, voilà que quelque chose lui filait entre les doigts sans qu’il puisse y faire quoi que ce soit. Les yeux toujours baissés vers le sol, il fit :

« Quand tu seras prête, Lily, on pourra se reconstruire quelque chose. Je sais qu’on y arrivera, même si ça ne sera plus comme avant… »

Ce n’était pas le genre de choses qui arrivaient souvent à Remus Lupin. Il n’était pas un tombeur, au contraire, il s’était appliqué pendant longtemps à faire en sorte qu’aucune fille ne puisse avoir l’idée ne serait-ce que de l’apprécier. Evidemment, avec Lily, il lui avait fallu peu de temps pour baisser sa garde. Mais contrairement à James et Sirius qui enchaînaient les conquêtes et semblaient tomber amoureux tous les quarts d’heure, il n’était pas comme ça. Allez savoir pourquoi, ses hormones semblaient un peu moins en ébullition que ceux de ses congénères. Et si les nanas tombaient comme des mouches derrière eux, elles s’en fichaient d’ordinaire pas mal de Remus. Si seulement il pouvait leur demander des conseils … Impossible, néanmoins, d’évoquer quoi que ce soit avec eux. En plus, il n’était pas sûr qu’ils aient déjà été plongés dans une telle situation, l’un ou l’autre.

Finalement, il leva ses yeux brillants vers Lily, tentant de les plonger dans les siens. Il s’en voulait terriblement ; c’était peut-être complètement irrationnel, mais c’était néanmoins ce qu’il ressentait. Il savait que ni lui ni elle ne pouvait contrôler les sentiments, même la magie galérait à faire cela, mais il lui fallait tout de même quelqu’un à blâmer. Evidemment, il lui était impossible d’un vouloir à Lily. Il ne restait alors plus qu’une personne : lui-même.


 
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« L'amitié des femmes est de beaucoup supérieure à leur amour. » - Lilymus ♥

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