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Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo}

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MessageSujet: Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo} Sam 12 Nov - 21:55


Dirk attendait, appuyé contre le mur du vestiaire des Gryffondors. Il avait enfoncé ses mains au plus profonds de ses poches mais les ressortait sans cesse pour pouvoir se frictionner les mains. Son souffle formait sans cesse des volutes de vapeur qui se désagrégeaient ensuite pour disparaitre dans l'air. Comme un petit enfant, il s'était pris à la contemplation de ses formes vaporeuses et envoûtantes, expirant exprès exagérément pour faire jaillir plus de vapeur encore. Après tout, il s'occupait comme il pouvait et tout moyen de distraction possible et inimaginable était le bienvenu.
Lassé de ce spectacle ô combien répétitif, Dirk enfoui son menton dans son col et réajusta son écharpe aux couleurs de sa Maison.


La journée avait été froide et grisâtre et ce, dès le matin. Dirk avait pensé que ce n'était qu'une petite brume matinale mais, même si le brouillard s'était quelque peu dissipé, les degrés stagnaient toujours un peu en dessous du zéro. Capricieux comme jamais, le soleil n'avait pas vraiment réchauffé l'atmosphère et était pour ainsi dire presque invisible. Il ne se résumait en fait qu'à une vague tâche blanc pâle, presque confondue aux épais nuages.
Dirk avait donc préféré se plonger dans un volumineux ouvrage traitant des droits des Gobelins au X° siècle plutôt que d'aller prendre l'air, bien assis dans un moelleux fauteuil près d'un bon feu qui brûlait dans l'âtre de la cheminée.
Le jeune Serdaigle avait donc passé une grande partie de son temps libre, les jambes passées par dessus l'accoudoir, enfoncé dans son divan de velours et littéralement absorbé dans sa fastueuse lecture.
Dirk referma son livre et le posa sur la table à côté de lui. Ses jambes le démangeaient fortement et étaient parcourues par de petits picotements désagréables. Dirk prit cela comme un signe à aller se dégourdir les jambes. Il se redressa, adressa au ciel encore peu avenant un regard noir et sorti de sa salle commune. Tant pis, il devrait faire sa petite gymnastique dans les couloirs. Il allait faire ça discrètement pas question pour lui de se faire remarquer, même si son statut de préfet lui assurait d'éviter certaines moqueries malvenues.


Dirk tapa plusieurs fois des pieds sur le sol. Avec cette température, il était persuadé qu'il allait perdre un orteil. Et encore, il ne neigeait pas! C'était déjà ça de gagné. Certes l'hiver se rapprochait à grands pas, apportant avec lui Noël et les cadeaux, mais généralement quelques flocons tombaient peu avant, comme pour prévenir son arrivée. C'étaient les prémices de la période "je-mets-trois-couches-de-vêtements-car-je-suis-frileux" voire "je-me-balade-avec-vingt-tonnes-de-couvertures-car-je-me-les-gèle" de Dirk. Chaque année, le cycle recommençait. Comme les filles et leurs menstruations. En moins régulier, évidemment.


Dirk commençait à être en nage. Il avait monté et descendu mine de rien les marches trois par trois, sur les sept étages et ce, deux fois de suite. Autant dire qu'après ce traitement, ses jambes n'étaient plus du tout engourdies!
Alors qu'il allait tenter d'entamer un retour avec le même rythme vers sa salle commune (il comptait finir son livre dans la soirée), sa route croisa celle de l'un de ses meilleurs amis, Gabriel.


Gabriel...C'était lui que Dirk attendait depuis ce qui lui semblait être une éternité. Leur amitié était quelque chose de plutôt étrange. Ils employaient en général peu de mots pour dire beaucoup. C'était un garçon silencieux et Dirk s'était habitué à faire de même.
Gabriel savait que Dirk n'était jamais monté sur un balai et il lui avait proposé de lui apprendre. Dirk avait accepté avec fougue. A vrai dire, il en rêvait depuis longtemps d'avoir cette impression de liberté et de sentir le vent dans ses cheveux.
Même si Dirk était on ne peut plus motivé, il craignait plusieurs choses:
La première était la peur d'avoir peur du vide. Ce serait vraiment embarrassant s'il se mettait à pousser des petits cris de peur alors qu'il n'était même pas élevé à plus de deux mètre du sol.
La seconde était évidement de tomber. De même, il se promit de tenir le manche de son balai aussi fort qu'il le pouvait. La dernière chose qu'il souhait était bien de se crasher sur le sol et de se casser tous les os.
A peu de choses près, il aurait déserté le lieu du rendez-vous pour voir comment les Gobelins ont supporté l'oppression des Sorciers.
Mais en apercevant une vague silhouette, qui se rapprochait de plus en plus et qui semblait plutôt encombrée, il s'obligea à rester. Il voulait s'amuser, au risque de se casser le fémur.
Il sourit et remit une énième fois les mains dans les poches.
Son ami arrivait.

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MessageSujet: Re: Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo} Mer 30 Nov - 22:47

Gabriel grimpait dans son dortoir en courant. Il était en retard. Il n'aimait pas trop ça, être en retard. Ça le mettait mal à l'aise.

Il avait passé une journée … Pff, normale, et ça le fatiguait vraiment d'avoir une vie normale. Il en avait marre. Marre, marre, marre.

Comme tout les matins, il s'était réveillé à l'aube, il avait prit sa douche en premier et il avait terminé son livre sur les chevaliers de la table Ronde. Comme tous les matins, il avait prit au petit déjeuné un oeuf, une tartine de beurre + confiture à la rhubarbe, il s'était comme tout les matins demandé où poussaient la rhubarbe, dans un buisson ou dans un arbre et il avait comme tous les matins lu la Gazette du Sorcier de la veille. Puis comme tous les jours il était allé en cours, il avait croisé des gens, parlé à quelques personnes. Oh non, il s'était passé quelque chose d'anormal. Il avait croisé son ami Dirk Cresswell, le préfet des bleus. Il lui avait proposé de faire du balais avec lui le soir-même. Il lui avait dit qu'il lui apprendrait à voler.

Et voilà que maintenant il était en retard. Pourquoi ? Parce que ce stupide Peeves l'avait empêché d'aller au toilettes … Non mais c'était qui qui avait inventé les esprits frappeurs ? Fallait vraiment être totalement inconscient pour inventer les esprits frappeurs ! Pourquoi Dumbledore ne virait pas cet idiot de gamin de 1258 ans de Peeves, HEIN ? Nan mais dites lui à Gabriel, parce que là vraiment, il ne comprenait pas. POURQUOI ? Hum, le jeune Gryffon s'était un peu défoulé sur Peeves pour le punir de lui avoir balancé sur le crâne des encriers, à coup de Rictusempra et de Repulso. C'était l'avantage avec les esprits frappeurs, ils n'étaient pas aussi ectoplasmiques que les fantômes ordinaires.

Peut-être qu'en fait, Gabriel s'était simplement levé du mauvais pied. Le pauvre Dirk devait attendre dans le froid son ami, et lui était toujours au fond de sa chambre en train de farfouiller partout pour trouver son Nimbus. Enfin, il le trouva, rangé à sa place habituelle : sous le lit. En redescendant dans la salle commune, il croisa un première année dans l'escalier en colimaçon, un Brossdur dans la main …

« Dis petit, tu me passes ton balais pour une heure ou deux ? J'en prendrai bien soin, t'inquiète pas »

Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais le gamin lui donna immédiatement le balais, et reparti en courant à l'autre bout de la salle commune. En fait, sa réaction était assez compréhensible. Gabriel avait parlé d'une voix sèche, grave, il faisait 1m82 et au moment de la discussion, il était placé sur un piedestal de 3 marches. Peut-être que le petit avait simplement eut peur.

Bref, le Rouge s'élança dans les couloirs, une cape noire simplement posée sur ses épaules. Mais sa cape était très très chaude, il ne risquait pas d'avoir froid ! Au moment où il passa la lourde porte en bois du Hall, il se sentit mieux. L'air très frais lui fouettait déjà le visage. Il enfourcha son Nimbus, et le Brossdur toujours dans la main gauche, il s'élança vers les vestiaires, où il avait rendez vous. Il se posa à une vingtaine de mètres de son point d'arrivée, au moment où il commençait à voir le bleu. Il avait l'air frigorifié. Gabriel pressa le pas.

« Je suis vraiment désolé Dirk, c'est Peeves qui m'a mis en retard, je suis désolé désolé ! »

Il avait parlé d'une voix beaucoup plus douce, beaucoup plus calme. Le préfet apaisait Gabriel. Il lui tendit une main franche, en espérant qu'il la lui serre, en signe de bonjour plus de pardon.

« Je t'ai trouvé un balai parfait ! Tu es prêt ?  »

Pour la première fois de la journée, Gabriel souriait...

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MessageSujet: Re: Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo} Mar 20 Déc - 19:03

Son ami, encombré de ce que Dirk identifia comme étant deux balais, pressa le pas pour le rejoindre. Dirk était soulagé de le voir. S'il serait resté immobile deux minutes de plus, il aurait perdu ses orteils. Et encore, la neige n'était pas encore tombée. Probablement que cela arriverait dans les semaines à venir et Dirk se jura d'essayer de se cloîtrer un maximum devant un feu et un bon livre. Il n'en voulait pas à son ami pour son retard -il aurait presque été incapable de lui reprocher quoique se soit- mais il devait néanmoins s'avouer qu'il commençait à devenir exaspéré de cette attente. Cependant, l'arrivée de son ami dissipait tout sentiment négatif; un effet qui se produisait chaque fois qu'ils se rencontraient. Il arriva à sa hauteur.

« Je suis vraiment désolé Dirk, c'est Peeves qui m'a mis en retard, je suis désolé désolé ! »

Dirk sourit avec compréhension. Combien de déboires n'avait-il pas eu avec Peeves? Déjà qu'il "s'amusait" avec tous les élèves, il redoublait de fougue lorsqu'il était devant un préfet. Dirk avait longtemps essayé d'éviter ses jets d'objets et ses moqueries mais, se rendant compte que cette indifférence était vaine, Dirk était passé...à la manière forte. Désormais, ça l'amusait même de faire face à Peeves. Cela lui permettait au moins d'essayer de nouveaux sorts sans dégâts humains. Et Peeves n'y prenait pas vraiment son pied. Depuis quelques jours d'ailleurs, lorsqu'ils se croisaient, Peeves faisait mine de ne pas le voir mais le préfet prenait quand même un malin plaisir sadique à le harceler et à le pourchasser dans le château. Cela le faisait bien rire et le changeait un peu des livres et des courses dans les escaliers pour perdre du poids.

Son ami lui tendit sa main, ce que Dirk croyait impossible à cause des deux balais qui l'encombraient -son ami ne cesserait-il jamais de le surprendre? Il lui serra avec amitié et, pris dans son élan de soulagement, lui fit une petite accolade.

« Je t'ai trouvé un balai parfait ! Tu es prêt ? »

Dirk regarda avec appréhension le balai soi-disant parfait. Il allait avoir mal aux fesses sur un manche en bois, non? Il ne s'était pas attendu à une selle accrochée sur le balai, mais la perspective de s'asseoir sur un bâton lui donnait déjà des fourmis dans le postérieur. Il essaya néanmoins de paraitre enthousiaste et enjoué, ne voulant pas décevoir son ami qui s'était déjà donné assez de mal pour se procurer ces balais.

« Génial! Allons-y, mon sang commence à geler. »

A son goût, son "génial" n'était pas totalement convainquant mais son anxiété se faisait grandissante. Ne voulant pas se défiler, il pivota sur ses talons et fila vers le terrain de Quidditch avec détermination.
Pour faire demi-tour trois pas plus loin.

« Je suis incorrigible. Tu portes les balais depuis le château et moi, je...je ne pense même pas à t'aider ! »

Il prit le Brossdur et le regarda. Brossdur...Quel nom étrange. Pourquoi avoir mis "dur" dans son nom? Rien que le nom n'était pas confortable. Dirk retroussa son nez. C'est vraiment compliqué d'attacher une selle débile sur un bout de bois? Dirk ne le croyait pas. A moins que les autres sorciers ne soient trop sado-masochistes pour apprécier le contact brut et désagréable du bois.

« Bon...Allons-y ! »

Il se dirigea enfin vers le terrain de Quidditch, méditant sur la création d'un balai en velours.

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MessageSujet: Re: Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo} Sam 24 Déc - 13:16

C'était un certain mardi 25 aout, ou un jour alentour. La famille D'Angelo, petits moldus très riches, entrait pour la première fois sur le Chemin de Traverse. C'était le petit Gabriel, l'instigateur de cette expédition. Quelques semaines plus tôt, il avait reçu une lettre, lui disant que faute de ne pas avoir été accepté à Durmstrang, la Grande École de Sorcellerie de Poudlard l'accueillait à bras ouverts. A cette lettre était jointe une liste de fournitures scolaires, et un plan indiquant l'entrée d'une des plus belles parties du monde Magique, le chemin de Traverse. Il fallait passer par un Pub malfamé de Londres, Le Chaudron Baveur, aller dans la cour de derrière et « tapoter la bonne brique » pour y entrer.

Le plus impressionné par ce monde complètement différent, après Gabriel bien sûr, fut son père. Flavio D'Angelo aurait voulu tout acheter pour son fils, tellement il trouvait tout … MAGIQUE ! Mais ce qui lui plaisait le plus, après la baguette magique, la chouette postière, les plumes correctrices d'orthographe, était évidemment le balais volant. Ainsi, le mythe urbain comme quoi le moyen de transport préféré des sorcières était le balais était vrai ? Oui, complètement fabuleux. Alors, après avoir échangé une somme considérable de Livres en Gallions dans l'Immense Banque de Gringotts (Les gérants étaient des Gobelins, et ça c'était ce qui avait le plus impressionné Elsa, la sœur. Alors comme ça, toutes les créatures des livres d'enfants existaient réellement ?), il acheta le plus beau balais à son fils, le Nimbus 1970. Depuis ce jour, Gabriel Flavio D'Angelo passait tout son temps libre à voguer dans les airs et à s'entraîner pour le poste de Gardien de l'équipe des Lions qu'il avait obtenu avec brio.

Ainsi, quand Gabriel avait appris que son ami Dirk Cresswell n'était jamais de sa vie monté sur un balais, ça l'avait drôlement étonné. Bon d'accord, c'était un né moldu, mais enfin, Gabriel aussi en était un, et pourtant, voyez son niveau ! Il avait alors entrepris de lui apprendre à jouer au Quidditch, ou au moins de l'emmener faire une promenade. Pour lui, ça avait été très facile d'apprendre. Il avait comme un don pour ça, et au fond de lui il priait pour que les quelques notions qu'il avait eu pendant les cours de balais de la première années soient restées dans l'esprit de Dirk.

Quand il arriva au niveau de son ami, le pauvre était frigorifié.

« Génial! Allons-y, mon sang commence à geler. »

En fait, il n'avait pas du tout dit ça d'un ton entraînant, il avait plutôt l'air très anxieux et plein d'appréhension. Quoi de plus compréhensible me direz vous … Il s'était ensuite dirigé vers le terrain d'un pas décidé laissant le gryffon seul à l'arrière, avec les deux balais. Ca ne le génait pas du tout de devoir tout porter, mais Dirk se retourna, apparemment choqué par sa propore attitude, ce qui fit légèrement rire Gabriel :

« Je suis incorrigible. Tu portes les balais depuis le château et moi, je...je ne pense même pas à t'aider ! »

Il prit le Brossdur des mains de l'Italien. Le regard qu'il lui portait amusa à nouveau Gabriel. Un mélange d'intrigue pour cet objet qui lui semblait nouveau, et puis surtout de peur. Il repartait déjà vers le stade, Gabriel le rattrapa en deux foulées, lui tapota l'épaule et lui fit :

« T'inquiète pas va, on va bien vite s'amuser et t'aura plus du tout froid ! Arrête toi là, on va pas aller au stade, c'est ennuyant ! On va faire un petit tour dans le parc, tu vas voir c'est super beau vu de haut ! »

Gabriel était bien plus grand que Dirk, il parlait d'une voix douce, rassurante, comme un père à son fils. De loin, c'est ce qu'on aurait pu penser, un père qui apprend à son fils. Il sourit de toutes ses dents, et enfourcha son balais. Il pris un demi mètre de hauteur, et dit :

« A toi de jouer maintenant ! Enfourche ton balais, pense à ce que tu veux faire, cet à dire t'envoler, saute et le balais te suivra. C'est intelligent un balais, c'est traité pour ça ! Et t'inquiète pas, c'est confortable, surtout ce Brossdur là qui est destiné aux balades ! Sortilège de coussinage ! Et si tu tombes, je te prends sur mon balais, on ira ensemble, histoire que tu sois pas dégouté à vie ! »
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MessageSujet: Re: Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo} Dim 25 Déc - 18:08

« T'inquiète pas va, on va bien vite s'amuser et t'aura plus du tout froid ! Arrête toi là, on va pas aller au stade, c'est ennuyant ! On va faire un petit tour dans le parc, tu vas voir c'est super beau vu de haut ! »

Vu de haut? Il fallait encore que Dirk ose regarder en bas. A vrai dire il ne savait pas trop où il allait regarder...
Mais dès que Gabriel eût ouvert la bouche, avec sa voix chaude et réconfortante, celle qui faisait fondre Dirk comme un glaçon face au Soleil, il se sentit un peu mieux. Puis ce sourire! De liquide, Dirk devint gazeux.
Gabriel enfourcha son balai et se mit à planer à moins d'un mètre du sol. C'était la première fois que Dirk voyait son ami voler, et il fut surpris par son aisance. Il faut aussi dire que lorsqu'on porte le prénom d'un ange, il serait honteux de ne pas savoir voler. Le nom de Dirk comprenait le nom d'un végétal -le cresson- et il se sentait très bien sur le sol.

« A toi de jouer maintenant ! Enfourche ton balais, pense à ce que tu veux faire, c'est-à-dire t'envoler, saute et le balais te suivra. C'est intelligent un balais, c'est traité pour ça ! Et t'inquiète pas, c'est confortable, surtout ce Brossdur là qui est destiné aux balades ! Sortilège de coussinage ! Et si tu tombes, je te prends sur mon balais, on ira ensemble, histoire que tu sois pas dégouté à vie ! »

Dirk soupira de soulagement. Un sortilège de coussinage, le pied! Beaucoup plus rassuré, il fit passer une de ses jambes de l'autre côté du balai. Il sauta sur ses pieds, voulant s'envoler mais il retomba sur le sol. Il réitéra l'expérience une fois, deux fois, trois fois. Dirk avait toujours ce côté "pas doué" qui l'handicapait dans beaucoup de ses entreprises. Son ami devait le savoir vu qu'il avait prédit une potentielle -voire certaine- chute.
Mais là, pourquoi ne volait-il pas? La réponse s'offrit à lui presque immédiatement. Pense à ce que tu veux faire, c'est-à-dire t'envoler. Tout s'expliquait...Dirk n'en avait pas vraiment envie. Il regarda Gabriel sur son balai et se trouva ridicule, cloué sur le sol.
Il sauta et...resta dans les airs.

« Enfin. »

Il n'était qu'à quelques centimètres du sol et essaya de s'élever encore plus. Il se concentra intensément...voire un peu trop. Son balai parti à toute vitesse vers le haut, avec un angle inquiétant d'environ 85°. Il s'accrochait au manche du balai de toutes ses forces pour ne pas tomber ou glisser en arrière. Il en avait les jointures blanches.
Il se mit à crier de toutes ses forces, insultant le Brossdur. Intelligent un balai? il trouvait cela un peu excessif. Ce n'était qu'un vulgaire bout de bois faisant tout ce qu'il pouvait pour vous briser les os.
Il essaya de redresser l'engin et réussit à obtenir et à conserver une position horizontale.
Il voyait son ami Gabriel, beaucoup plus à l'aise que lui. Le vent soufflait dans ses cheveux, on aurait dit...un ange.
Qu'avait-il dit encore? "Et si tu tombes, je te prends sur mon balais, on ira ensemble, histoire que tu sois pas dégouté à vie !" A ben ça, s'il est accroché à sa taille sur un balai, il sera loin d'être dégoûté, que du contraire. Il fallait encore qu'il tombe. Il était persuadé d'y arriver facilement, c'était presque dans sa nature de tomber, mais maintenant qu'il le voulait, il n'y arrivait pas. Il inclina son balai vers le bas.

*Vas-y, mon coco, donne tout ce que tu as! FONCE!*

Le balai ne se fit pas attendre et descendit en piquée vers le sol. Dirk hurlait à n'en plus pouvoir. Voyant le sol se rapprocher de plus en plus, il regretta son action. Il allait mourir ! La perspective de mourir devant Gabriel lui était insupportable. C'était un garçon trop...pur pour voir une horreur pareille qu'était la mort de son ami -de sa faute, qui plus est.

*Euh ouais...Evite de me faire tuer, ok? FREINE! REDRESSE!*

Le balai ralentit légèrement l'allure et retrouva une inclinaison plus ou moins normale mais lorsqu'il rencontra le sol, il se brisa dans un craquement sinistre. Dirk, lui, fut expulsé. Il fut un bond digne d'un jaguar sur une distance d'environ 2 mètres et se retrouva tête à l'envers dans un buisson. Le buisson qui lui avait sauvé la vie! Il remua les jambes avec une légèreté et une grâce digne d'un pachyderme qui va mettre bas. Il avait des feuilles dans les bouche et des branches dans les cheveux. Le jeune Serdaigle n'arrivait pas à se remettre droit, les pieds sur terre. Il appela son ami au secours, se doutant que celui-ci n'avait rien raté de l'accident.
Mais il réussit, par un mouvement brusque du bassin, a basculer du buisson, tout en glissant sur le côté. Il s'effondra de tout son long sur le sol, s'éraflant à cause des branches.

« Gaby'...Je meuuuurs.... »

Avec un peu de chance, son ami lui donnerait un baiser pour le sauver de la mort, comme Blanche-Neige. Sauf que, et c'est un fait, Dirk n'a jamais de chance.

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MessageSujet: Re: Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo} Ven 30 Déc - 0:17

Dirk sautait et sautait à nouveau en l'air et terminait immanquablement les deux pieds à terre, un balais entre ses jambes, cherchant peut-être à s'envoler. Gabriel le regardait d'un air bienveillant. Il ne se décourageait pas, apprendre à voler n'était pas aussi simple pour tout le monde. Pour lui ça avait été facile. Premier cours de balais volant en première année, il avait réussit à s'envoler à peu près correctement du premier coup. Les accélérations faites par son balai fraîchement acheté avaient été un peu trop rapides pour lui au début, il avait failli tomber plusieurs fois, mais il s'y était vite fait, et le Quidditch était devenu dès sa seconde année son activité préférée. Il le pratiquait volontiers, même si s'était souvent seul. Gabriel était souvent seul. Alors il était content d'être avec Dirk, heureux même, et il le fut d'autant plus quand le préfet parvint enfin à s'élever du sol. Il le regarda dans les yeux, lui sourit, et lui lança un « Bravo ! » très encourageant. Un peu trop peut-être. Dirk partit à fond dans un angle à presque 90°. Gabriel ouvrit ses yeux rond, et plongea sur le manche pour essayer de suivre la course folle de son ami.

Course folle, oh oui. Le balai une fois redressé horizontalement par l'adresse de son ami plongea à nouveau en avant, incompréhensiblement. Dirk hurlait comme un fou, et Gabriel fut pris de panique. Il lui hurla : « REDRESSE », mais c'était déjà trop tard... Le Brossdur heurtait le sol, se brisa en deux, et Dirk roulait sur le sol et atterri dans un buisson. Dans un autre contexte, ça aurait put faire rire le Gryffondor, surtout la position dans laquelle il était arrivé, mais pas là. Il avait terriblement peur. Il pointa son balais vers le sol, sauta à terre vers l'endroit où le Brossdur s'était craqué, laissa son Nimbus et couru vers son ami qui criait :

« Gaby'...Je meuuuurs.... »

Ouf, il n'était pas mort. Pas encore, du moins. A ce moment, Gabriel eu mal, et sentit comme un goût de fer dans sa bouche. Il avait du se mordre la langue, et du sang avait coulé. Il se força à tout avaler, même s'il détestait se dire qu'il suivait le régime des vampires ! Le petit Né-Moldu avait été très étonné de savoir que toutes ses bêtes de contes de fées, comme les Loups Garous, les Licornes ou les vampires existaient réellement dans le monde magique. Mais bref, il avala son sang, et vit Dirk émerger du buisson, pour retomber aussitôt allongé à terre.

Gabriel se précipita vers lui, s'assit à sa gauche, à genoux, attrapa sa main, la tira doucement pour le redresser, entoura l'autre autour de son dos, et dès qu'il fut relativement assis, le serra aussi fort qu'il pouvait dans ses bras, en murmurant :

« Putain Dirk tu m'as fais trop peur … Je suis tellement, tellement, tellement désolé si tu savais ... »

C'était vrai. Tout ça, s'était de sa faute. S'il n'avait pas proposé à Dirk de faire du balais, rien de cela ne serait arrivé. Il secoua la tête, défit son étreinte, et jeta un regard un peu gêné à son ami. Il n'avait pas l'air d'aller trop mal, hormis ses milliers d'égratignures, ses cheveux pleins de branches et son air … Son air … Il n'arrivait pas à trouver de mot pour cet air étrange … Mais il ne s'en préoccupait pas. Il fallait que Dirk se mette debout, et remonte sur un balais. Alors il se releva lentement, la main toujours dans la sienne, pour l'aider. Le garçon tituba :

« Il faut que tu te remettes en selle comme on dit, sinon tu seras dégoûté du balai à vie. Vient. Je suis vraiment, vraiment désolé ... »

Les deux amis se dirigeaient maintenant vers le Nimbus, que Gabriel enfourcha en premier. A côté d'eux, il y avait les lambeaux du Brossdur du premier année. Le pauvre, il lui avait promit de le lui ramener en état.

« Monte derrière moi… Accroche toi à mon dos. On tombera pas je te le promet ! »

Gabriel s'était toujours imaginé que si un jour il montait sur un balai avec quelqu'un accroché à son dos, ça serait avec une fille dont il serait éperdument amoureux. Ce n'était pas plus mal. Ils s'envolèrent lentement. Gabriel souffla. Il se sentait immédiatement mieux quand il était en l'air, ce qui était étrange compte tenu du fait qu'il y avait moins d'oxygène en altitude, il aurait du normalement avoir du mal à respirer. Mais l'heure n'était pas aux questionnements scientifiques. L'heure était aux admirations. Ils étaient très hauts maintenant. En quelque minutes, ils firent le tour du château. Il passa devant la tour des Serdaigles, plus celle des Gryffondor, et termina par celle des Serpents. En effet, le balai plongeait maintenant vers le Lac Noir. Evidemment, l'action était bien plus maîtrisée que celle de Dirk quelques minutes auparavant. D'une main. Gabriel alla effleurer l'eau...
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MessageSujet: Re: Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo} Lun 2 Jan - 19:23

Dirk avait l'impression d'être à l'agonie. Il voyait la Lumière, du moins avant de se rendre compte qu'il ne s'agissait que du Soleil. Un Ange apparut à sa gauche et Dirk se sentit merveilleusement bien. Gabriel se saisit de sa main et ce contact donna des frissons à Dirk. Son ami le releva, une main enroulée derrière son dos. Dirk se retrouva encore un peu chancelant en position "assise", Gabriel lui fit une solide et étroite étreinte.

« Putain Dirk tu m'as fais trop peur … Je suis tellement, tellement, tellement désolé si tu savais ... »

Dirk aurait pu, en ce moment, tout lui pardonner. C'était la première fois qu'il se retrouvait dans les bras de Gabriel, et il savourait cet instant, en extase.
A ce moment, Dirk comprit le pourquoi de son homosexualité. Il avait ce besoin de se sentir protégé, ce qu'il ne retrouvait pas dans une relation avec une fille. Gabriel était le garçon parfait pour ce rôle. Il était gentil, rassurant, intentionné, courageux...et surtout plus grand que lui. Ambrosius était aussi plus grand que lui, même si leur relation n'était que du physique. Dirk se sentit coupable de penser à son sexfriend dans un tel moment...S'il en venait à se mettre en couple avec Gabriel, il arrêterait ses conneries avec Ambrosius...
Cet instant merveilleux confirmait ses sentiments. Il est transi d'amour pour le Gryffondor.
Malheureusement Gabriel relâcha son étreinte, au grand désarroi de Dirk. Le préfet secoua la tête pour déloger les branches de sa chevelure. Il se releva avec l'aide de son ami, qui lui annonça:

« Il faut que tu te remettes en selle comme on dit, sinon tu seras dégoûté du balai à vie. Viens. Je suis vraiment, vraiment désolé ... »

Dirk suivit Gabriel jusqu'au Nimbus et s'installa à sa suite, à la demande de ce dernier.

« Monte derrière moi… Accroche toi à mon dos. On tombera pas je te le promet ! »

« J'espère bien ! J'ai déjà eu mon lot d'émotions fortes pour la journée ! »

Dirk rit, un peu nerveusement. Nerveux, il l'était pour deux raisons: Il allait encore se retrouver à 10 mètres du sol (voire plus) alors qu'il était encore sous le choc de sa chute. La deuxième raison est que, aujourd'hui, il avait été plus proche de Gabriel que jamais dans sa vie. Le jeune Serdaigle enroula ses bras sur le poitrail de Gabriel. Le balai prit peu à peu de l'altitude et Dirk resserra son étreinte en fermant les yeux, par envie, mais jouant sur le fait d'un traumatisme. Lorsqu'il ré-ouvrit les paupières, il constata qu'ils étaient en très haute altitude. Gabriel maniait le balai avec aisance. Ils furent le tour du château et de ses multiples tours. Dirk avait une vue imprenable sur le domaine. Il ne dit rien pendant une moment, savourant la vue et ce moment de silence mais il ne put retenir un petit commentaire.

« C'est...magnifique... »

Il avait également une belle vue sur la nuque dégagée et l'épaule de son ami. Sur le coup, il la trouva terriblement accueillante mais il se retint d'y caler sa tête. En ce moment, il avait l'impression que le ciel leur appartenait.
Le balai descendit soudain vers le Lac Noir et Dirk crut un instant que Gabriel perdait le contrôle. Bien sûr que non. Le Gryffondor maîtrisait l'art de balai presque à la perfection et il aurait été étonnant qu'il chute involontairement. Rien de comparable avec le crash catastrophe du Serdaigle. Gabriel caressa l'eau de la main. Dans un excès de courage qu'il retrouvait peu à peu, le Serdaigle voulut faire de même, ce qui eut pour conséquence de faire pencher l'embarcation. Le jeune Serdaigle poussa un cri bref et revint à sa position initiale et, comme le bon Dirk-Constrictor qu'il est, enfuit sa tête dans la nuque de son ami, réalisant ce désir pressant qui l'avait pris plutôt et se félicitant d'avoir trouvé une occasion de le faire.

« Désolé, mais...Je sens que vais tomber... »

L'eau glaciale ne lui disait rien de bon, surtout par cette température, alors qu'il était trop bien à son goût sur l'épaule de son ami pour s'y déloger. Ne voulant pas rendre ce mouvement suspect, il se décolla de lui un petit peu. Il dit en riant:

« Je crois que je deviens un petit peu parano !»

Sauf que dans son mouvement, le Serdaigle vacilla...et tomba dans les eux froides du Lac Noir. La température devait être dans le négatif et Dirk grelottait.

« Je le savais ! Manquerait plus que le Calamar rapplique... »

Il tendit des bras implorants vers son ami. Gabriel lui avait promit qu'il ne tomberait plus...Pourtant il ne connaissait que trop bien la maladresse de Dirk et sa capacité à s'attirer des problèmes. En fait, le Serdaigle devait avoir un don pour mettre à mal les promesses de gens...

« Tu te souviens, tu m'as dis que je n'aurai plus froid ? Ben à vrai dire, je caille encore plus ! »

Afin que son ami ne se sente pas coupable, à part si cela suppose qu'il lui fasse un câlin, Dirk rit à gorge déployée, en barbotant dans les eaux calmes du Lac.

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MessageSujet: Re: Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo} Mer 4 Jan - 15:34

LA NAIVETE


« J'espère bien ! J'ai déjà eu mon lot d'émotions fortes pour la journée ! »

Dirk et Gabriel montèrent ensemble sur le balai, et le Rouge et Or était soulagé. Il avait la sensation que là-haut, enfin, il était en sécurité, et son ami aussi, qui plus est. Rien ne pouvait leur arriver, dans les airs. La vue était imprenable, et il plaignait vraiment tous ceux qui n’avaient jamais vu Poudlard et ses environs de ce point de vue là. Son cœur se calmait peu à peu. Il avait eu tellement peur. La chute de Dirk avait été tellement incongrue et inattendue ! Si seulement le Gryffon n’était pas si naïf ! Il se serait certainement rendu compte que Dirk avait petit à petit changé d’attitude avec lui, et alors il aurait compris que la chute était parfait intentionnelle. Mais non. L’amour et tout ce qu’on est prêt à faire pour sont des sentiments complètements inconnus pour Gabriel d’Angelo. Il ne se pose même pas cette question, que tous les adolescents pleins d’hormones se posent : « C’est quoi l’Amour ? ». Rien d’étonnant de la part de l’Italien me direz vous. Il ne se pose vraiment pas de questions, et l’observation n’est pas son fort. Et vous voulez un dernier point négatif sur lui ? Tout cela le rend naïf et niais. Mais c’est irrésistible. Car au dessus de ça, Gabriel est un beau garçon, doux, intelligent, et puis, c’est un Gryffondor, il a donc toutes les qualités qui permettent d’entrer dans ce groupe élitaire.
Dirk trouvait le décor magnifique, et son ami en était très content. Il souriait à pleine dents, même si le passager de derrière ne pouvait pas le voir. Ce passager d’ailleurs qui s’agrippait inimaginablement fort. En même temps cela était complètement compréhensible, après la chute qu’il venait de faire. Gabriel avait eu tellement peur. Il n’aurait jamais pu croire qu’un premier cours sur balais à 2 mètres à peine du sol se terminerait si mal … Alors oui, c’était normal, n’est ce pas, que Dirk s’agrippe ?

Ils arrivèrent près du Lac Noir. Dans un mouvement parfaitement contrôlé et l’inclinaison du balai maîtrisée, Gabriel se pencha pour effleurer les eaux glaciales, et apparemment Dirk voulu faire de même. Le Gryffon failli perdre le contrôle, car l’équilibre du préfet était vraiment mauvais, il avait à nouveau failli tomber, mais cette fois-ci dans le Lac. Il eut aussi un léger sursaut en entendant le cri de Dirk, perçant. Une vraie fille parfois ! Encore une remarque naïve. Si seulement il savait. Tout serait plus clair dans la tête de Gabriel. Ou peut-être pas plus clair, mais en tout cas complètement différent.
Cela commença à changer quand Gabriel sentit le Serdaigle enfouir sa tête dans sa nuque. Le frottement des cheveux contre sa peau lui fit avoir un agréable frisson, et il ne put s'empêcher de se dire que ça par contre, ce n'était pas normal. Dans les livres, les histoires, les films, s'étaient les filles qui se blottissaient dans le corps musclé d'un garçon. Mais ses interrogations s'échappèrent bien vite, quand en se reculant, Dirk tomba dans le Lac. Littéralement. Plouf. Ce n'était pas possible. On aurait dit qu'il faisait tout pour rompre les promesses que le rouge & or lui faisait.

 « Je le savais ! Manquerait plus que le Calamar rapplique...  Tu te souviens, tu m'as dis que je n'aurai plus froid ? Ben à vrai dire, je caille encore plus ! »

Heureusement, il riait, et tendait les bras vers son ami, grelotant. Gabriel ne put s'en empêcher. Plutôt que de permettre à Dirk de s'accrocher à son balais, il prit un peu d'altitude et tourna autour de l'aigle. Il dit alors, en parlant avec l'accent Italien :

« Mon père : ''Tou es fraiment nul comme carçon ! » Et il explosa de rire. Ensuite, en prenant l'accent Russe : « Ma Mère : Lé pauvrrre pétit garrrçon ! » Avec un accent anglais absolument snob : « Ma soeur, et je te sors de l'eau : Do not do that to me EVER AGAIN, UNDERSTOOD ? » En reprenant son anglais normal dont vous n'avez ici que la médiocre traduction, et en se rapprochant à nouveau du corps trempé du Serdaigle : « Ok maintenant tu attrapes avec tes deux mains le manche du balai, je vais te sortir de l'eau, te poser sur la rive, et on arrête. Assez de catastrophe pour aujourd'hui ! »

Bien vite, Dirk s'accrocha au manche. Le sortir de l'eau fut assez compliqué et il lui fallu toute une manoeuvre, car l'eau, mine de rien, c'est lourd ! 4 petites minutes après, les deux étaient posés sur la rive. Dirk grelottait, il lui dit alors en lui tendant sa cape :

« Tient prend, et réchauffe toi un peu, je vais chercher le balais du première année que tu as cassé, et je reviens en vitesse d'accord ? Tu ne bouges pas hein ? »

Sans même écouter sa réponse, il enfourcha à nouveau son Nimbus pour se diriger vers l'endroit où Dirk était tomber, à une bonne centaine de mètre de là. Brisé, en deux. Pauvre petit. Il lui avait promis qu'il lui ramènerai en état … Quand il revint vers Dirk, il dit :

« Tu sais, je crois qu'on va faire un petit détour par le placard à balais du 2ème étage, y'a plein de Brossdur dedans, il dois certainement y avoir le même que celui du petit, on en prendra un ! »

Puis, alors que les deux se dirigeaient vers le château, Gabriel laissa lui échapper un grelottement. Il était en T-shirt, la nuit n'allait pas tarder à tomber et en effet, il faisait vraiment froid ...

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MessageSujet: Re: Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo} Mer 4 Jan - 20:43

Dirk se dit que s'il avait été un dieu, il aurait lancé la foudre divine sur Gabriel.

Le Gryffondor se payait une bonne tranche de rire sur son balai. Il prit de l'altitude et narguait Dirk en tournant autour et en criant, avec son irrésistible accent italien:

« Mon père : ''Tou es fraiment nul comme carçon !" »

Eclats de rire agaçants. Au moins, il n'avait pas peur de dire que Dirk était une bouse vivante. Il zappa l'accent italien et prit le russe:

« Ma Mère : Lé pauvrrre pétit garrrçon ! »

Puis l'anglais. Allait-il faire toutes les populations du monde en se moquant de lui? Dirk se mit à espérer que le Calamar avait faim et l'emmène dans les profondeurs pour le déguster.
Gabriel pris un accent anglais volontairement snob, ce qui était encore plus énervant et qui faisait de lui une tête à claque parfaite.

« Ma soeur, et je te sors de l'eau : Do not do that to me EVER AGAIN, UNDERSTOOD ? »

Enfin le supplice terminé. Il se rapprocha. "Et je te sors de l'eau" avait-il dit. Dirk n'en avait plus envie.

« Ok maintenant tu attrapes avec tes deux mains le manche du balai, je vais te sortir de l'eau, te poser sur la rive, et on arrête. Assez de catastrophe pour aujourd'hui ! »

« Tu sais quoi? Laisse-moi crever. Après tout... »

Il fit résolument une imitation de l'accent italien.

« Jou suis fraiment nul comme carçon. »

Cependant, en plus d'être gelé jusqu'au os, Dirk aperçut un mouvement dans l'eau. Pensant que le Calamar avait entendu ses jérémiades, il s'agrippa sans tarder au balai. Tant pis s'il pesait lourd à cause de l'eau, ça pouvait pas faire un peu de mal à Gabriel de réparer ses erreurs. Après tout, il ne serait pas tombé s'il ne lui avait pas imposé ce cours. Et s'il n'avait pas fait son malin en touchant l'eau de la main, Dirk n'aurait pas été tenté de faire pareil.
Bon, sa maladresse avait aussi joué dans l'histoire, mais bon. L'humiliation subie par Dirk faisait en sorte que tout était de la faute du Gryffondor. Ils traversèrent le lac jusqu'à la berge et s'y posèrent. Dirk avait froid, à cause de sa récente plongée dans l'eau glacée et à l'air froid. Il frissonnait sans retenue -il n'aurait pas pu faire autrement à vrai dire. Gabriel s'en rendit compte et dit, en enlevant sa cape et en la lui tendant.

« Tiens prends, et réchauffe toi un peu, je vais chercher le balais du première année que tu as cassé, et je reviens en vitesse d'accord ? Tu ne bouges pas hein ? »

Il chevaucha son balai immédiatement et parti plus loin, à l'endroit de la chute de Dirk précédemment dans la journée. Dirk marcha en direction du château, laissant Gabriel, blessé dans le peu d'amour propre qu'il avait. Il avait fait une bonne dizaine de mètres quand il se résigna à faire demi-tour. Gabriel ré-atterit près de Dirk.

« Tu sais, je crois qu'on va faire un petit détour par le placard à balais du 2ème étage, y'a plein de Brossdur dedans, il dois certainement y avoir le même que celui du petit, on en prendra un ! »

Comme si ça intéressait Dirk le fait que le Première année avait son balai cassé. C'était le problème de Gabriel au fond, pas le sien. Ils se dirigeaient vers le château et Gabriel se mit à grelotter. Ce n'était qu'un tout petit frisson, mais Dirk l'avait repéré. Le pauvre, il était en T-shirt alors que la température plafonnait dans les négatifs. Pendant un instant, Dirk en oublia sa colère. Mais celle-ci revint au galop. D'un coup, le Serdaigle ôta la cape de son ami pour la lui jeter à la figure. Ce n'était pas suffisant. Sans réfléchir il se pencha et ramassa du gravier par poignée. Il entreprit de les lancer sur le Gryffondor, en essayant un maximum de ne pas toucher son visage.

« Lé pauuuvre pétit garçoooon ! »

Il avait les larmes aux yeux et plus aucun caillou dans les mains. Il fonça en furie sur Gabirel et le frappa avec ses petits poings. Il sentait la colère s'évanouir plus il frappait. Dire qu'il passait un tabac -même si l'expression est exagérée- au garçon dont il était fou. Tellement fou...
Sans aucune préméditation, Dirk se hissa sur la pointe des pieds -différence de taille oblige- et tira en plus son ami pour le col de son t-shirt.
Pendant une poignée de secondes, leurs bouches s'unirent. Le coeur de Dirk allait sortir de sa poitrine tellement il n'en revenait pas de sa propre audace. Et puis, il en était ravi.
Il lâcha son ami, lui jeta un regard indescriptible (bien que plus sombre qu'autre chose) et rentra d'un pas ferme dans le château. Son détour pour prendre un nouveau balai, il allait le faire sans Dirk !

Il traversa la Salle Commune des Serdaigles, monta dans le dortoir, se jeta dans son lit et pleura comme un gamin frustré. Son amitié avec Gabriel était sans doute compromise à cause de lui, il s'était emballé pour rien. Son corps était secoué de sanglots. Ce qu'il ressentait actuellement était un mélange de nombreuses émotions contradictoires. Il s'en voulait d'avoir failli traiter son ami de Connard, il s'en voulait de l'avoir embrassé mais il avait aimé ça. Il était un tourbillon d'émotions.
Il sentit une main sur son épaule et il se retourna. C'était Ambrosius. Il eut une mine déconfite en voyant la tête de Dirk et il s'assit à côté de lui.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

Dirk secoua la tête.

« Rien. »

Il attira Ambrosius vers lui et, tout en s'embrassant, ils se déshabillèrent.
"S'il en venait à se mettre en couple avec Gabriel, il arrêterait ses conneries avec Ambrosius..." avait-il pensé plus tôt dans la journée.
Oui, mais ils ne seraient pas de sitôt en couple.
Et ces conneries, il les aimait...

Connard.

Enfin...

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MessageSujet: Re: Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo} Mer 1 Fév - 23:20


Gabriel n'y connait vraiment rien en amour, il n'avait même pas la moindre idée de ce que ça pouvait être. Bien sûr, sa sœur lui en avait parlé, bien sûr, il avait lu des livres dont le thème central était la beauté de ce sentiment, bien sûr, il vivait à Poudlard, l'endroit le plus réputé de tout le Royaume-Uni pour ses embrassades au fond de couloirs sombres. Mais ça ne l'aidait pas. Lui n'avait jamais vécu l'Amour, le vrai, avec un grand A, et serait incapable de l'identifier. Depuis qu'il était petit, il ne connaissait que l'amour familial, celui qu'il offrait à ses parents, à sa sœur, et celui qu'il offrait à ces amis. Très différent celui-ci, car beaucoup moins voyant, surtout chez les garçons. Les filles, ça s'embrasse, ça se fait des câlins, des poutous, des machins. Les garçons, il faut qu'ils restent solennels. Alors ils sont … LOYAUX. Voilà l'amitié qu'il y avait entre deux garçons. De la loyauté. Mais Gabriel espérait que ça ne se résumait pas qu'à cela. Il espérait plus. Il sentait qu'avec Dirk, c'était différent. Dirk était homosexuel, ça Gabriel le savait, et il se demandait si ça ne venait pas de là. Dirk était efféminé. Parfois, il avait les mêmes manies que Mary. Peut-être que c'était dû à ça, cette relation un peu différente. Il se sentait bien plus détendu et plus proche de Dirk que de n'importe quel autre garçon. Il sentait qu'il pourrait être aussi proche de Dirk qu'il ne l'était de Mary, sa meilleure amie.

« Tu sais quoi? Laisse-moi crever. Après tout... »

Gabriel blêmit. Bon … Il y était peut-être allé un peu fort. Bon d'accord, certainement. Bon d'accord il y était allé très très fort ! Mais c'était son moyen à lui de se défaire de la pression ! La dérision. Souvent, c'était de l'autodérision. Mais là non, de la moquerie. Mais dans l'esprit du pauvre Lion, c'était gentil, c'était pour se détendre.

« Jou suis fraiment nul comme carçon. »

Gabriel parvint cette fois à retenir ses rires. Le pauvre. Il était trempé, dans le Lac Noir, après être tombé et retombé sur le sol herbeux du parc de Poudlard. Quelque chose sembla bouger au fond des eaux troubles, et Dirk, enfin décidé, s’agrippa au manche du balai, et Gabriel l’emmena se poser sur la terre ferme. Le Serdaigle semblait avoir froid, tout trempé, alors Gaby lui prêta sa cape en laine. Il partit ensuite au galop chercher le balai du petit 1ère année explosé sur le sol. Il revint vers un Dirk à la mine refrognée. Il lui dit qu’il fallait en récupérer un nouveau balai, et qu’ils feraient un détour par le 2ème étage pour en dégoter un. Son ami demeura silencieux. Avait-il tout gâché ? A faire l’idiot et à se moquer de lui, est-ce que Dirk le détestait ? Cette amitié particulière allait-elle tenir ? Mais oui, bien sûr que oui, il faudrait être vraiment idiot et susceptible pour en vouloir à quelqu’un pour si peu, non ?

Ils marchaient en direction du château, sur un chemin de gravier blanc. Il faisait assez frisquet. Il faisait même très froid à vrai dire. Gabriel avait ses mains enfoncées au fond de ses poches, chaque poil de son bras était hérissé, et il retenait un frisson. En effet, ça n'aurait pas été poli de ne pas réprimer ce frisson, surtout vu l'état de nerf dans lequel semblait être le Serdaigle. Mais Gabriel ne tint pas longtemps. Un simple [i]« Brrrr »[i], et tout dérapa, et tout alla très vite : Des mots durs, prononcés par un visage doux :

« Lé pauuuvre pétit garçoooon ! »

Et puis des cailloux, reçus sur le torse, lancés par une main tremblante, et puis enfin, un visage plein de larmes s'avançant un peu trop près du sien. Un peu trop près signifiant en réalité complètement collé, avec pour lien les lèvres de chacun des garçons. Cet échange, forcé par Dirk, étonna au plus haut point Gabriel. Il ouvrit grand ses yeux, et sentit chaque muscle de son corps se crisper, et faire en sorte qu'il ne pouvait plus bouger, ne serait-ce qu'un orteil. Alors il attendait que ce baiser se termine sans savoir à quoi il était dû, pourquoi il arrivait maintenant, et (surtout) s'il appréciait le moment. Est-ce qu'il l'appréciait ? Je n'en sais fichtrement rien, mais je sais que l'espace de 10 secondes, le cœur du Gryffon s'est arrêté de battre. Puis, il était parti. Dirk était parti, sans donner aucune explication, sans même un regard, laissant un Gabriel dépité derrière lui.

C'était son premier baiser, et il ne savait pas si il avait été ruiné par un garçon un peu trop émotif, ou offert dans des conditions un peu spéciales par un homme amoureux de lui. Les deux vous dites ? Le Rouge et Or était en tout cas assis à son bureau, un stylo noir dans la main, prêt à écrire une lettre à sa soeur pour lui demander son point de vue. Mais ce n'était pas des lettres qui s'enchaînaient, mais plutôt des symboles, des lettres. Ce qui revenait le plus souvent ? Des coeurs. Des points d'interrogations. Des D. Et D, pourquoi D, ou plutôt pour qui ? Pour Dirk Cresswell, celui qui venait de l'embrasser et pour qui, il y a à peine quelques heures, il n'éprouvait que de l'amitié ? Ou pour Dana, cette gentille, douce, excentrique fille qui lui faisait tourner la tête et battre son coeur, sans qu'il identifie bien pourquoi ? Tout ça s'enchaînait donc sans ordre et sans conscience sur un bout de papier, qui devint vite carrément illisible.
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MessageSujet: Re: Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo}

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Ballet de balais {feat. Gabriel F. D'Angelo}

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