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Le bal de Noël [ouvert à tous!]

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MessageSujet: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Lun 19 Déc - 9:50

Noël! Une très belle fête, n’est-ce pas? Les gens devenaient plus aimables, les cœurs étaient légers et Poudlard était toujours en beauté sous son grand manteau blanc. C’était le temps parfait pour quelques tours. Vous saviez que les tempêtes de neige excitent les enfants en bas âges? Dites-vous que ça excite aussi les adolescents et pour cause! Tous les tours qu’on peut faire cette jolie substance blanche et mouillée! Sans compter les batailles de boules de neige, les bonshommes de neige et les longues descentes sur des collines enneigées! Il y avait toujours le patin à glace pour ceux qui sont nés chez les moldu. Les sorciers, eux, ils n’avaient qu’à formuler un sort pour voir une lame apparaître sous leurs souliers. C’était plus pratique comme ça! Si on ne s’attarde pas aux jeux d’hiver, il restait les grands feux de cheminées qui réchauffaient toujours, les desserts ainsi que … les cadeaux!!!!!!!! Oui, ce devait être l’aspect le plus plaisant de la fête pour les enfants. Assez parler de la fête de Noël en général, concentrons-nous un peu sur Poudlard.

Il y a une semaine, le directeur de l’école avait annoncé, lors du repas du soir, qu’il y aurait un grand bal de Noël qui serait tenu le 25 décembre au soir. C’était en l’honneur de la fête ainsi que des invités. La fête était très bien choisit, car c’était le temps des réjouissances. Autant se réjouir d’avoir de si bons invités! C’était une chance que cet échange ait eu lieu, il fallait bien leur montrer que leur présence était appréciée! Bien entendu, qui dit bal, dit valse et tenue de soirée obligée. Les jeunes gens avaient donc eu le droit à des leçons de danse avec leurs directeurs de maison. Tous les niveaux avaient le droit de se rendre au bal. Mais ce bal ne sera pas le plus conventionnel qu’on ait donné à Poudlard, à ça non! Dumbledore avait décidé de faire les choses en grands et de façon différente de ses prédécesseurs.

La journée de Noël arrivait à grands pas. Tout le monde était surexcité vis-à-vis cette soirée tant attendue. On parlait des vêtements qu’on allait porter, on imaginait les décorations de la Grande Salle et surtout, on discutait des fameuses surprises mentionnées brièvement dans le discours du directeur. Il avait donné si peu d’informations à leur sujet que personne n’avait de véritables idées. Les enseignants ne répondaient pas aux questions qu’on leur posait et le personnel, non plus d’ailleurs! Les invitations se lançaient, ici et là. Bien sûr, notre cher maraudeur avait demandé à la plus belle fille de cette école de venir avec lui. Et comme toujours, elle avait refusé. Elle avait répondu au petit Jason de dire à James qu’elle préférait y aller avec un troll plutôt qu’avec lui. Cette déclaration avait donné une idée à James. Ce dernier ne prit pas la peine d’inviter une autre fille. Il en trouverait bien une qui accepterait une danse avec lui. Ce n’était pas là le problème. Il devait mettre à exécution son plan. Pour ce faire, il était allé à Pré-au-Lard et avait choisit une magnifique robe de soirée. Elle était rouge et d’un tissus léger et doux. Ne lui demander pas quel sorte était-ce, c’est un garçon, il n’en savait rien. Elle était dénudée dans le dos, seuls quelques rubans s’entrecroisaient. Il avait également acheté des chaussures de la même couleur que la robe qui avaient des motifs fait à partir de fils d’or. Pour couronner le tout, il avait aussi ajouté sur sa liste un joli pendentif en forme de cœur émeraude. Vous avez deviné, cet ensemble n’était pas pour lui! Il avait l’intention d’attirer la jolie préfète jusqu’à lui. Ne lui demander pas où il a trouvé ses mensurations, il ne vous en dira jamais rien! Par contre, ce n’était pas la phase la plus difficile. Il passa beaucoup d’heures dehors pour l’étape suivante…

Le jour J arriva et tout le monde comptait les minutes qui les séparaient de cet événement tant attendu. Les filles se pomponnaient et les garçons évacuaient leur stress en se lançant des défis débiles tel que celui qui est capables de se fourrer le plus de chocogrenouilles dans la bouche! James, lui, était occupé autrement. Il avait plusieurs petites choses à terminer. La cape de son père lui avait bien servit tout au long de la semaine. Il préparait des farces, finissait les détails du projet : Piège à Lily. C’est lui qui eut l’honneur de découvrir la Grande Salle le premier! Grâce à la carte du maraudeur, il avait pu constater que personne n’y était une demi-heure avant l’heure d’arrivée. C’était le moment idéal pour mettre en place une dernière ‘’surprise’’ qui réservait pour la fin. La salle était magnifiquement décorée. Plus qu’habituellement. Le sol était couvert de neige jusqu’à ce qui semblait être la piste de danse. Celle-ci était totalement dégagée, mais il y avait quelque chose qui clochait. En s’approchant un peu plus prêt, le Gryffondor pu constater qu’il s’agissait de glace. Elle était épaisse! Il tenta de mettre un pied dessus et il se retrouva sur les fesses. Comment allaient-ils danser dessus? Le sort, évidement! Et pour ceux qui ne savent pas faire de patin à glace, il y a une solution. Le bal ne se limite qu’à la Grande Salle. Il y a une pièce adjacente à celle-ci qui a été joliment décorée en l’occasion. Mais, nous y reviendrons dans un moment. Les murs de la Grande Salle étaient couverts de givre. Des sapins immenses étaient décorés de la tête aux pieds dans les zones où il y avait des tables rondes faites d’une matière transparente et chaises du même matériel. Il y avait beaucoup d’espace libre. Sans doute pour donner lieu aux activités promises par Dumbledore. Le plafond qui reflétait toujours la température de dehors laissaient tomber de gros flocons de neige par une nuit étoilée et une lune brillante, mais pas pleine! Des nuages étaient éparpillés un peu partout dans le ciel. C’était de toute beauté! Les chandelles habituelles étaient toujours présente pour éclairer la pièce, mais elles étaient décorées de guis, de cloches ou encore de cannes de bonbons! Malgré toute cette ambiance hivernale, il ne faisait pas froid. C’était des sortilèges réalisés par Albus Dumbledore lui-même. Il y avait que la neige, les murs ainsi que la glace qui l’étaient! Tous ces enchantements ne dureraient que le temps de la fête. Ensuite, il n’y aura plus aucune trace de ceux-ci. Ce serait comme si rien ne s’était passé.

Je vous ai parlé d’une pièce adjacente? Oui? C’est bien ce que je pensais! Il s’agissait d’une petite pièce décorée aux couleurs de Noël. Des guirlandes étaient accrochées, se balançant de mur en mur, passant par le plafond. Un sapin énorme se trouvait dans un coin. Du guis flottait au-dessus de la salle, suivant un petit père Noël assis dans son traîneau tiré par des rennes qui voletait à travers la pièce. Des petits anges chantaient des mélodies de Noël sorcières d’une voix unie et aiguë. Un feu brûlait dans la cheminée. Une piste de danse était aménagée ainsi qu’un coin où l’on pouvait parler sur des gros poufs. James trouva cette pièce très chaleureuse et alla y installer des bas de Noël apparemment vides. Ce n’était qu’une illusion, mais je ne vous en dit pas plus!

Ces détails en place, le lion retourna à son dortoir. Son piège à Lily, il le mettrait à exécution qu’une fois où il serait certain qu’elle ne viendrait pas. Quelques minutes plus tard, il attrapait sa baguette et la mettait dans la poche de sa robe de soirée qu’il venait d’enfiler. Le jeune homme descendit jusqu’à la salle. Il était maintenant 19h00. C’était l’heure! Une foule se ramassait déjà à la porte. Les étudiants entraient à la file, laissant échapper des cris admiratifs. Quand tout le monde fut arrivé, le directeur fit un discours de bienvenue où il leur souhaita une excellente soirée à sa façon. Quelques secondes après, une douce musique envahit la pièce. La soirée commençait enfin!


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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Mar 20 Déc - 21:09

Adonis rajustait son noeud papillon devant la glace en pied de son dortoir. Aujourd'hui, c'était le grand soir. Le Bal de Noël tant attendu par tout Poudlard. Ça faisait un mois maintenant qu'il avait été annoncé, et on le préparait avec grand soin. L'évènement majeur de ces deux dernières semaines avaient été le rajout des cours de danse, de Valse même, dans l'emploi du temps. Ça faisait beaucoup rire le français, très doué, de voir des gamins de 13 ans se dandiner sur du Mozart. Parfois, c'était fatiguant, et énervant, la musique était toujours la même, les pas toujours pareils : « 1..2..3...1..2..3 » et il ne comprenait pas comment certaines personnes pouvaient se rater, mais enfin, la plupart du temps, oui, c'était marrant. Et puis, autre chose très drôle : Voir les jeunes garçons, et puis même les vieux, s'approcher des filles pour les inviter au bal, le regard vers leurs orteils et la voix aussi faible que pouvait l'être celle d'une souris. Adonis, lui, avait vite fait son choix très rapidement. S'il devait aller au bal avec quelqu'un, c'était avec Kaylee Fairchild, son amie un peu particulière de Beauxbâtons. Pas une de ces nénèttes qu'il draguait de temps en temps, non, Kaylee. Il lui avait demandé d'un ton complètement naturel, après un épisode d'amour, dans le lit du garçon. C'était comme … une évidence ! Il ne se voyait pas danser avec une autre nana qu'elle. Kaylee avait immédiatement répondu oui, un grand sourire aux lèvres. Il était très heureux.

Toujours devant son miroir, Adonis s'observa une dernière fois, avant de quitter la pièce pour retrouver sa cavalière. Il était habillé très simplement : Un costume d'une marque moldue française, noir, une chemise blanche rentrée lâchement dans le pantalon. Il avait des chaussures assorties, noires, parfaitement bien cirées par ses soins. Il se passa la main dans les cheveux, replaça correctement une mèche, fit glisser sa main le long de sa mâchoire parfaitement rasée et se mit un spray de parfum dans le cou, léger. Il trouvait cela ridicule les garçons qui s'aspergeaient d'eau de Cologne pour se trouver un genre. Le français jeta un oeil à sa montre en argent : 19h20. Parfait : 5minutes pour monter chercher sa cavalière, et 5 pour redescendre vers le hall. En partant, il attrapa sur sa table de nuit une petite boîte très simple, en verre. Ce qui était à l'intérieur était beaucoup moins simple. C'était un bracelet argenté plat, orné d'une vraie rose dont le bout des pétales était blanc, mais le cœur rouge bordeaux. Le tout avait été figé dans le temps par les soins du français, de manière à ce que la fleur ne fane pas. Il était assez fier de sa création.

En remontant vers le 7ème étage, Adonis passa devant le hall. Les portes étaient déjà ouvertes, mais il se força à ne pas regarder à l'intérieur. Il passa devant beaucoup de connaissances. Il lança quelques sourires tandis qu'il montait les étages. Il réussi à débusquer un escalier qui le mena presque directement au 7ème, chose très rare … Kaylee l'attendait devant l'immonde portrait de la Grosse Dame des Gryffondor. Elle chantait, encore (la peinture, pas Kaylee), c'était affreux. Elle disait qu'on lui avait interdit de chanter dans la grande Salle pour le bal, alors elle chantait ici. Adonis s'efforca de ne pas plaquer ses mains contres ses oreilles, et fit un grand sourire à son amie, pardon, à sa divine amie.

Il l'attrapa par les hanches et l'embrassa quelques secondes, puis se recula, et la regarda de la tête aux pieds.

« Tu es divine ma Kaylee ! J'ai un cadeau pour toi ! »

Il ouvrit la boîte en verre d'une main, saisit le très fragile bracelet, puis attrapa la paume de sa cavalière. Il lui fit un grand sourire heureux, puis dit :

« Pour Mademoiselle ! Cela vous plaît ? »

Il fit glisser l'objet le long de la main de la jeune fille et le cala sur son poignet. Il observa son oeil 5 secondes, releva la tête et fit un clin d'oeil à la jeune fille :

« On y va ? »

Il attira à nouveau la jeune fille vers lui, mais cette fois se contenta de rester à sa gauche, une main sur la hanche, et ils descendirent ensemble à la grande Salle. Une fois arrivés 7 étages plus bas, Adonis ne put s'empêcher de lâcher une exclamation admirative. C'était magnifique. Tout était blanc, argenté, le faux plafond brillait d'une neige presque réelle, il y avait de la glace dans tous les coins, et surtout, en face de lui. Une grande patinoire géante, et une musique de Valse dans l'air. Hmpf, Adonis jeta un oeil à Kaylee :

« Je comprends tout de suite mieux pourquoi les cours de danse étaient si intensifs. Je ne suis pas très bon en patins je dois dire. Mais je vais me débrouiller, et en deux minutes, je serai un PRO de la valse en patin ! »

Un sortilège plus tard et Adonis se retrouvait avec des lames aiguisées sous ses magnifiques chaussures. Il trébucha en entrant sur la piste, mais il arriva vite à reprendre son équilibre.

« Allons-y ma beauté ! »

______________________
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Jeu 22 Déc - 0:19

Gabriel était très très très très très stressé. Il avait à peine mis sa chemise que déjà il avait trop chaud. Si seulement c'était possible d'y aller nu … Il avait rendez-vous une demi heure plus tard dans la salle commune des rouges avec Mary. Il n'arrivait pas à croire qu'il y allait, à ce bal, d'ailleurs. Tout s'était passé si vite ! Il se souvenait précisément du moment où il avait demandé à son amie d'y aller avec lui. Ce n'était ni prévu, ni calculé, ni voulu. Enfin voulu … Si, un peu… Beaucoup même. Ils étaient tous les deux installés dans la salle commune, ils occupaient un canapé à eux seuls. Gabriel était assis normalement, et Mary prenait presque toute la place, elle avait ses pieds posés sur les cuisses de son ami, le dos contre l'accoudoir du canapé, et elle parlait, parlait beaucoup, en remuant des mains, comme une italienne. Les italiens parlent beaucoup avec les mains. Gabriel ne pensait pas que c'était un cliché, son père était italien, et il remuait beaucoup quand il parlait. Bref, Mary parlait encore de ce français, qui l'exaspérait, l'énervait, la mettait hors de ses gonds, Leroy. C'est bizarre, beaucoup de monde parlait de ce garçon. Lui devait sûrement avoir déjà une cavalière pour le bal. C'était en pensant à cela que Gabriel avait murmuré, presque pour lui-même :

« Dis Mary, tu viendrais au bal avec moi ? »

Maintenant, il savait que c'était une très mauvaise idée. Les cours de danse n'avaient pas été très concluant, faire 1m85 et essayer de danser la Valse... Ça colle pas bien. Alors bien sûr, le rouge n'était pas si nul que ça, il se débrouillait même pas mal mais … Il était loin d'être à l'aise. Il avait envoyé une lettre la semaine précédente à Elsa, à ce sujet. Sa sœur était toujours de très bon conseil. Elle avait eut l'air d'avoir été très heureuse d'apprendre qu'il allait à un bal, qu'il sortait enfin de sa coquille. Elle avait écrit « Gabriel, je suis fière de toi ! ». A côté de ça, rien. Rien d'utile en tous cas. Des conseils bêtas, du type « reste naturel mon frère, c'est comme ça qu'on t'aime ! ». Maintenant qu'il était devant son miroir, l'air pas du tout naturel, Gabriel trouvait ça vraiment stupide comme conseil. Être naturel ? Dans un costume ? Avec des belles chaussures ? A se répéter « 1...2...3...1...2...3 » dans sa tête ? Pff !

Gabriel tira sur la manche droite de sa chemise blanche, puis sur la gauche, et passa le gilet. La chaleur monta encore d'un cran. Ce n'était pas possible d'être aussi stressé pour un BAL, alors que pour n'importe quel match de Quidditch, même les finales, il n'était pas nerveux ? Apparemment si, c'était possible. Il noua ensuite fébrilement sa cravate bleue, assortie à ses yeux. Puis il mit la veste, glissa dans la poche intérieure sa baguette, et soupira. Pour éviter d'avoir les mains moites, il se rendit à la salle de bain se les laver. Ça fonctionna bien. Il s'aspergea aussi le visage d'eau glacée. Il se sentait mille fois mieux.

En retournant dans son dortoir, il se rendit compte qu'il était encore en chaussettes. Il entreprit alors de mettre et lacer ses chaussures. De très belles chaussures, italienne bien sûr, noires. Il lui restait 20 minutes avant son rendez vous avec Mary. Qu'allait-il faire en attendant ? Il s'allongea dans son lit, et regarda le bois du lit à Baldaquin. Il y avait des tonnes de gravures, des noms de centaines de personnes qui avaient dormi dedans. Gabriel n'avait pas encore laissé sa trace. Alors, il se redressa, prit sa baguette et tailla dans le bois : GABRIEL D'ANGELO, gryffon un peu paumé.

Le Rouge et Or descendait les escaliers en colimaçon qui le menaient à Mary, et donc au Bal. Elle était là, elle l'attendait tout près de la porte de sortie, le trou du tableau. Elle était de dos, mais reconnaissable entre mille. Ses cheveux blonds brillaient de mille feux. Elle portait une robe courte. Gabriel prit un longue inspiration, avança vers son amie, lui attrapa la main par derrière, la retourna vers lui, et déposa un baiser sur sa joue. Puis, il l'admira de la tête au pieds, et murmura :

« Tu es magnifique »

Bon. Pour l'instant, tout se déroulait parfaitement bien. Il sourit à la jeune fille, et l'attira dehors. La Grosse Dame chantait, encore, mais il ne l'entendait pas, ou presque. Des tonnes de pensées affluaient à son cerveau. Des tonnes de personnes descendaient les escaliers et se pressaient devant la Grande Salle. Lui était au bras d'une des plus belles filles de tout le château, il essayait de se montrer le plus calme possible, et il souriait. L'escalier les amena à chaque étage, c'était très lent, mais le garçon s'en fichait. Tout le monde le voyait, le timide, le bizarre, le garçon paumé des Gryffons, avec la belle, la piplette, la populaire Mary MacDonald. Des yeux ronds s'ouvraient parfois, et des bouches chuchotaient.

Quand ils arrivèrent enfin en bas, les portes de la Grande Salle s'ouvraient à peine. Comme il était grand, il vit presque tout tout de suite. Le faux plafond, d'où tombait de la neige cotonneuse, des stalactites accrochées aux piliers, des Sapins dans tous les coins, et une belle musique. Mais tout ça n'était pas l’œuvre principale !

« Par Merlin Mary, c'est génial … Il y a une patinoire en guise de piste de danse ! »

Gabriel serra plus fort la main de la jeune fille et se faufila à l'intérieur. Son humeur avait radicalement changée. Il avait passé plus de 9 ans de sa vie à St-Petersbourg, autrement dit il avait passé son enfance sur des patinoires. Autant dire qu'il était très doué. En un instant, il était sur la piste, des lames de fer sous ses chaussures et il attirait une Mary beaucoup moins équilibrée vers lui.

Gabriel était heureux.
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Jeu 22 Déc - 14:30

Dirk se regarda de profil dans un miroir en pied. Il avait revêtu son costume noir corbeau, celui qu'il ne portait jamais, si ce n'est qu'à de rares occasions comme celles-ci. Le Bal de Noël.
Dirk avait longuement hésité à se présenté à la fête. Il n'avait pas de cavalier et n'avait pas eu le courage de s'en chercher un. D'un côté par fainéantise d'un autre par peur, certaines personnes n'appréciant pas les personnes aux tendances homosexuelles. Il avait failli demander à Gabriel, mais n'avait pas trouvé le courage nécessaire. Il était hardi pour certaines choses mais faire cette demande était bizarrement au dessus de ses forces. Il craignait surtout un refus, les circonstances qui les avaient séparés étant ce qu'elles étaient... Il n'avait pas non plus songé à inviter une de ses amies, qui devaient sans doute être déjà toutes accompagnées. Il n'avait alors pas pris la peine de demander.
Mais tout le monde y allait, Gabriel aussi, donc il s'est décidé à s'y présenter, seul. Son ami lui manquait affreusement et il voulait renouer avec lui. Ils avaient joué au chat et à la souris pendant 3 semaines. Le bal allait enfin les réunir.
Il n'aimait pas spécialement danser. A vrai dire il n'avait jamais vraiment essayé sérieusement...Ce n'était pas le genre de garçon a sortir danser...La seule fois où il se souvenait avoir danser comme un fou, il était presque en sous-vêtements sur une table, ivre. Inutile de préciser que c'est cette nuit-là qu'il s'est retrouvé dans le lit de quelqu'un d'autre. Quoi qu'il en soit, il s'imaginait mal faire sa danse dévergondée en plein milieu d'une piste de danse. Le fait de n'accompagner personne, lui accordait au moins la "chance" de ne pas danser, au risque d'être ridicule.
Il avait donc sorti son costume, le seul qu'il avait pris et s'était torturé l'esprit pour trouver une cravate, ou plutôt la couleur de la cravate. N'arrivant pas à se décider sur un modèle de sa collection, il opta pour la plus simple, une cravate en soie blanche. Ses souliers étaient cirés et lacés. Le miroir reflétait l'image d'un jeune homme bien sous tout rapport, bien que visiblement un peu mal à l'aise. Il s'efforça à sourire, jusqu'à obtenir un résultat naturel convainquant. Il était prêt.

Il descendit les grands escaliers pour se rendre aux festivités. Quelques couples l'accompagnaient dans sa descende. Drik les imaginait déjà en train de se bécoter plus tard dans la soirée et haussa les sourcils. Pour certains élèves, le bal de Noël rimait avec flirt. Bizarrement, Dirk se trouva à se moment assez coincé. Il avait besoin de boire pour se lâcher et l'idée d'embrasser quelqu'un dans l'ombre d'une statue le faisait déjà rougir. Ne voulant pas gâcher la soirée avec des pensées parasites, il éluda ces dernières. Ce n'était pas son problème si certaines personnes n'avaient pas de limite. Il devait se considérer comme normal, dans la norme. Il pressa le pas, accusant ces élèves de lui donner le bourdon.
C'est plongé dans ses pensées que le Serdaigle arriva aux portes de la Grande Salle. Elles étaient déjà ouvertes depuis un certain temps. En effet, Dirk avait pris la décision d'arriver après l'ouverture du Bal, évitant ainsi que tout le monde remarque en arrivant qu'il était seul. Dans la foule, il avait plus de chance de passer inaperçu.

Même si la motivation n'était pas au rendez-vous, Dirk dû admettre que la Salle était sublime. Des petits et grands sapins soigneusement décorés trônaient ici et là, des flocons enchantés tombaient du plafond sans pour autant atterrir sur les élèves. La musique plaisait beaucoup à Dirk, qui avait des goûts plutôt classiques, même s'il regrettait légèrement que les airs joués soient pour la plupart de grands standards. Des danseurs virevoltaient déjà sur la piste de danse, les filles légères comme des papillons et élégantes comme des cygnes et les garçons étaient...diablement séduisants pour beaucoup. Dirk soupira. Il ne manquait plus que des tops models inaccessibles pour rajouter son mal-être. Seulement alors il fut frappé par la consistance de la piste...Une vraie patinoire. O ciel, il se réjouis plus encore de ne pas avoir à danser. Il ne faisait pas confiance à la glace, traitresse.
Il prit à boire -il ne résista pas à l'attrait du champagne et de ses bulles- et s'assit, tout en observant les danseurs.
Mais où était donc Gabriel? Il chercha son ami du regard dans la foule, beaucoup trop dense pour permettre une fouille et une observation efficaces. Il vida son verre d'un trait -quel gâchis, un champagne d'une telle qualité...- et s'enfonça dans la foule à la recherche de son ami. D'après ses sources, il était accompagné de Mary McDonald. Il ignorait si ceux-ci était déjà arrivés mais il jugea plus intéressant de farfouiller la piste de danse plutôt que d'attendre bêtement devant les portes comme un sans-ami. Il allait confronter Gabriel à leurs retrouvailles.
Malheureusement il n'était pas aisé de se mouvoir entre les danseurs, qui vous percutaient de tous côtés. Dirk abandonna très rapidement et retourna à sa place, avec une nouvelle coupe de champagne.
Comme disait un certain écrivain dans un de ses romans : "Si tu ne vas à Lagardère, Lagardère ira à toi."
Il espérait que cela fonctionne pour lui et Gabriel.
Il entra dans la contemplation des bulles du champagne et entra dans une phase de réflexion. Il savait que s'il commençait à boire, il aurait envie de continuer et...il finirait à poil sur une table en train de chanter une chanson pas très raffinée. Il préférait éviter. Cela le choquait, devenait-il alcoolique? Il n'avait jamais vraiment bu...et la seule fois fut la fois de trop. Il développait très certainement une paranoïa. Il allait essayer d'y remédier. Après tout, on n'avait jamais vu un préfet alcoolique...
Après avoir terminé cette petite auto-psychanalise, il redevint attentif à ce qu'il l'entourait. Il vit enfin une chevelure blonde familière accompagnée d'un minois angélique qu'il connaissait très bien. Ses amis. De sa place il leur fit des signes discrets. Il eut presque envie de chanter "Je ne suis plus seuuuuul!" mais il se retint. Rien n'était joué. Gabriel pouvait aussi l'ignorer magistralement. Il regarda sa flute à moitié pleine et la renversa dans un sapin discrètement. Il avait envie de chanter, c'était mauvais signe... Mais Mary et Gabriel ne le virent pas...
Tant pis. Il irait peut-être les chercher plus tard s'il en avait le courage.
En attendant, il avait un peu soif...

______________________

LOVE ME BACK TO LIFE.


Dernière édition par Dirk Cresswell le Mer 4 Jan - 22:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Jeu 22 Déc - 16:15

Le bal de Noël, quelle idée! Je n'avais aucune obligation d'y aller et d'ailleurs tout d'abord, j'avais pas vraiment envie d'y aller. J'avais juste envie de rester seul. J'avais honte. De moi, tout d'abord. Et puis, j'avais honte de mon comportement. Et je savais que ça jaserait sur mon compte si j'y allais. Donc, je décidais de ne pas y aller. Je passerais ma soirée à faire comme d'habitude, solitaire et à réfléchir. Mais je savais que ma soirée allait être d'enfer. Je commençais par me rendre dans le parc puis dans la Forêt Interdite. Ça me passait le temps. Puis je décidais d'aller faire un tour à leur stupide bal. Je ne voulais pas me montrer mais à force de finir seul , je savais que j'allais dépérir. Je me regardais à travers le reflet d'une vitre et je constatais tout d'abord mon teint maladif mais aussi ma tenue. Aucune chance que je me ramène à un bal, habillé comme un bouffon mais là, je savais que je pourrais être renié des Black. Il était temps que j'aille me changer....

Première étape, il fallait que j'aille à mon dortoir et j'y allais le plus lentement possible. J'allais m'habiller je ne savais pas comment, et j'avais pas vraiment envie de chercher. Une tenue de soirée, j'aurais l'air d'un bouffon encore plus que maintenant. Non, il fallait que j'ai l'air un minimum acceptable. C'était mal barré. Une dure mission qui commençait là. J'arrivais enfin à Serpentard, dans la salle commune, déserte puis dans mon dortoir. Il fallait que je sois présentable et j'avais pas envie de faire des efforts. Je cherchais une tenue de soirée sobre mais peine perdue j'avais rien à part une robe de sorcier, mauve. Non!!! Mauve mais quelle horreur! Je n'avais pas le choix, il fallait que je mette cette horreur. J'enfilais la robe et je m'observais dans la glace. Je poussais un cri d'horreur! Mon dieu que j'étais horrible! Je fronçais les sourcils et je virais cette tenue. Non !! Il n'y avait donc rien qui m'allait? Je gardais mon air renfrogné et je m'habillais de la façon la plus... idiote simple possible. Une tenue moldue. Je n'avais pas le choix. Je ne voulais pas ressembler à un abruti en robe mauve. Mais j'allais ressembler à un abruti en tenue moldue. Nuances?

Deuxième étape, essayer de coiffer mes cheveux pour ne pas être le clone de mon frère. Là aussi, j'avais envie de pousser des cris d'horreur tout en me demandant, à quoi tout ça allait me servir vu que j'étais seul et fier d'être seul. Non mais sans rire, je ressemblais vraiment à rien. Ah si! A ça. Oh oui, réellement, je ressemblais à rien. Là, je voulais me souler pour oublier. Je voulais arriver soûl et faire une entrée remarquée. Mais y avait pas d'alcool ici. Finalement, je renonçais et j'allais au bal...

J'arrivais à la Grande Salle et j'entrais discrètement. Je me mis dans un coin, en espérant que l'on ne me remarque pas. Je voulais me faire tout petit pour qu'on ne me voit pas. J'avais envie d'être transparent et j'allais l'être, je me le promettais. Je repris mon air renfrogné et je m'asseyais contre le mur.
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Ven 23 Déc - 18:16

Le bal de Noël. Par Merlin, quelle mouche avait piqué le Directeur de l’école pour organiser une soirée pareille ? Sacha était habituée aux bals, aux soirées mondaines, ses parents en donnaient souvent, chez elle, à Moscou. A l’école en revanche, c’était inédit. Et perturbant.
Elle n’avait pas de cavalier, personne ne l’ayant invitée, et elle n’avait pas osé inviter un garçon. Inviter qui, d’ailleurs ?

La soirée devait commencer à dix-neuf heures, elle avait décidé d’arriver un peu après l’ouverture du bal, pour ne pas se retrouver seule au milieu des couples sur la piste. Elle assumait d’y aller seule, mais ne voulait pas avoir l’air ridicule à faire tapisserie dès la première danse. En attendant, il lui restait quelques minutes pour se préparer. Toutes les filles ayant un cavalier avaient déjà déserté les dortoirs et la salle de bains, elle pouvait donc en profiter pour se pomponner tranquillement. Seule, mais pas négligée, jamais.

En fouillant dans ses bagages, elle avait remarqué que sa sœur lui avait fait prendre plusieurs robes de soirées, toutes plus provocantes et décolletées les unes que les autres. Hors de question de mettre quelque chose comme ça. Elle voulait une tenue qui lui ressemble : simple mais quand même un peu chic. Elle avait donc opté pour une courte robe mauve, avec étole et sandales assorties. Avec ses douze centimètres de talon, impossible de ne pas la voir au milieu de la foule comme ça.

Après une dernière retouche maquillage-coiffure, elle sortit de la salle de bains, traversa la salle commune déserte des Pouffsouffle, et rejoignit la foule qui se massait dans la Grande Salle. Elle s’arrêta sur le seuil pour admirer la fabuleuse décoration. Elle ne s’était pas du tout attendue à tant de splendeur, la neige, la décoration, la musique, c’était magnifique. Beaucoup de couples s’étaient élancés sur la piste de danse mais certains semblaient plus sûrs d’eux que d’autres, et Sacha remarqua enfin que ce n’était pas uniquement grâce à leur talent de danseur. La piste de danse était gelée. Elle ne put retenir un sourire, elle avait l’habitude de patiner sur la glace, dans les hivers gelés de son enfance, et elle avait toujours adoré ça. Le point négatif, c’est que ses escarpins n’étaient pas vraiment adaptés pour l’exercice. Peu importe, elle trouverait bien un moyen pour aller faire un tour sur la glace pendant la soirée.

Elle suivit le flot des élèves jusqu’à la pièce adjacente où se trouvait une piste de danse nécessitant moins de dons de cascadeurs. Là aussi, la décoration était superbe. La jeune fille ne pouvait s’empêcher de tout admirer. Elle prit un verre et s’installa confortablement dans un coin pour regarder les autres danser...

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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Dim 25 Déc - 21:27


Le bal de Noël, depuis l'annonce de l’événement tout le monde ne parlait plus que de cela et de se trouver un cavalier ou une cavalière. Mary n'avait pas fait exception à la règle. Elle avait la tenue, ne lui restait plus qu'à attendre l'invitation du futur cavalier. Depuis qu'elle était à Poudlard, chaque fois qu'elle allait au bal, elle attendait qu'on l'invite cette année elle ne changerait pas d'habitude. Quand quelqu'un lui demandait avec qui elle y allait, elle répondait que personne ne s'était encore manifesté. Chose étrange, puisqu'habituellement elle avait rapidement quelqu'un avec qui y aller.

L'invitation avait été lancée une quinzaine de jours avant le jour du bal. Elle était assise dans la salle commune avec Gabriel. Comme à son habitude, elle était allongée moitié sur le canapé, moitié sur lui et lui parlait de tout et de rien. Mary en était encore venue à se plaindre du comportement « lamentable » de Adonis vis à vis de certains élèves. Elle était lancée dans un grand débat lorsqu'il lui avait demandé de l'accompagner à la soirée. A la fois surprise et heureuse que quelqu'un qu'elle appréciait lui propose d'être sa cavalière, elle avait immédiatement accepté ! Depuis qu'elle le connaissait, jamais Mary n'avait vu son meilleur ami mettre les pieds à l'un des bals de l'école. Elle n'ignorait pas qu'il avait décidé de changer de comportement cette année, cependant elle n'avait pas imaginé qu'il oserait se présenter au bal.

Elle avait suivit les habituels cours de danse, imposés aux élèves chaque fois que des étrangers débarquaient à l'école. La valse n'était pas sa danse favorite, elle qui était vive la trouvait lente, cependant elle se pliait volontiers à l'exercice. Pour l'occasion, Mary s'était achetée une courte robe, d'un joli rouge sombre. Elle était tombée sous le charme de cette tenue lorsqu'elle avait fait le tour des boutiques. Avec cette robe, portait une jolie paire de ballerines noires – plus pratiques pour descendre les escaliers. La préparation fut assez longue, les filles passèrent la fin de journée enfermées dans leur dortoir. Elles devaient être parfaites.

Regroupées à proximité de la porte menant hors de la salle commune, les filles attendaient leur cavalier respectif. De dos à l'escalier qui conduisait au dortoir, elle n'avais pu voir Gabriel se glisser jusqu'à elle. Quand elle sentit une main étrangère lui saisir la sienne, elle sourit, il était là.

- Merci, tu sais que le costume ça te va bien ? Observa-t-elle, tu vas faire des jalouses ou jaloux, qui sait !

Tandis qu'ils descendaient les sept étages, nombre de regards se posèrent sur ce 'couple' pour le moins étrange. Mary était habituée à ces coups d'oeils intrigués. Souvent même, on lui avait demandé pourquoi elle traînait avec lui qui était plutôt effacé, ce à quoi elle répondait qu'il était son meilleur ami et qu'elle ne comptait pas le lâcher. Dans leur descente, elle salua quelques amis de loin. Tout le monde s'était mis sur son trente et un, bon … il y avait aussi les fautes de goûts, mais la soirée serait géniale.

Lorsqu'ils mirent enfin le pied sur la dernière marche de l'escalier, ils purent davantage détailler les décoration. Mary laissa Gabriel la mener à travers la foule, il semblait plus confiant à ses côtés, ce qui faisait plaisir à voir. « Par Merlin Mary, c'est génial … Il y a une patinoire en guise de piste de danse ! » Cette confiance avait une raison … une patinoire, elle savait pour en avoir longtemps parlé avec lui un soir, qu'il adorait patiner. Alors cette piste d'un nouveau genre était pour lui un grand terrain de jeu.

-Une Patinoire ! Répéta-t-elle surprise.

Si pour Gaby, patiner était presque naturel, pour Mary ça n'était pas le cas. Les rares fois où elle avait pratiquer 'était sur le lac gelé de Poudlard, il y a très longtemps. Ses réflexes reviendraient sûrement rapidement, mais l'entrée en piste promettait d'être … spéciale ! Il ne lui avait pas laissé le temps de protester, un sort lancé sous leurs chaussures et les voilà tous deux sur la glace. Mary s'accrochait à lui, pas très rassurée …

-Tu ne me lâches pas, hein ? Enfin .. pas tout de suite s'il te plait.


______________________



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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Lun 26 Déc - 20:08

    Le bal de noël et surtout sa préparation avait beaucoup fait rire Sophia. Notamment dans la salle commune des rouge et or, lorsqu’elle s’installait près de la fenêtre le soir pour faire ses devoirs, elle arrivait toujours, malgré elle, à percevoir des bouts des conversations des filles désespérées qui n’avaient pas encore été invitées pour le bal et qui se lamentaient sur leur sort en pleurant à chaudes larmes dans les bras de leurs meilleures amies. Souvent aussi, la salle entière sursautait lorsqu’une demoiselle qui venait de se faire invitée par le garçon qu'elle convoitait entrait en poussant des cris perçants telle une hystérique. Il y avait quelques conversations de la part des garçons un peu… déplacées qui espéraient pouvoir s’éclipser derrière un buisson avec leur cavalières ou faisaient des paris stupides du genre ; le premier qui l’embrasse se fait payer un whiskey pur feu. Mais bon, on ne pouvait pas vraiment leur en vouloir ; ce sont des garçons après tout. Quoiqu’en même temps, nous savions tous que les filles attendaient les même choses, mais qu’elles avaient juste trop d’amour propre pour le formuler à voix haute…

    Sophia avait passé une bonne et tranquille journée et elle n’attendait qu’une seule chose ; le bal. D’accord, d’accord, elle n’avait pas de cavalier, personne ne l’avait invitée, mais ça l’importait peu car un bal était signe de réjouissance et elle s’amuserait avec ou sans compagnon. Et puis, la préparation était chouette également. En tant que fille qui se respecte, elle adorait choisir sa tenue et se pomponner et c’était une partie qu’elle aimait beaucoup. De toute façon à Poudlard, les soirées comme celle-là n’avaient pas lieu toutes les semaines alors autant en profiter ! C’est pourquoi en attendant cette soirée avec impatience, un sourire radieux avait étiré ses lèvres toute la journée. Elle avait opté pour une robe bleue avec un bustier travaillé et avait relâché ses longues boucles blondes. Son maquillage était simple mais sophistiqué, totalement adapté aux circonstances en fait.

    Alors que la rouge et or enfilait ses chaussures et accrochait ses boucles d’oreilles, elle remarqua une fille de son dortoir encore affalée dans son lit, en survêtement et avec son chignon à moitié défait. Elle se plaignait et bougonnait qu’elle n’irait pas au bal puisqu’elle n’avait pas de cavalier. Ses amies, elles, s’efforçaient de réajuster sa coiffure et de lui faire enfiler sa robe. Sophia rit légèrement car assister à cela l’amusait. Elle trouvait cela quand même dommage qu’autant de filles fassent une fixation sur les garçons, comme si elles ne pouvaient pas s’amuser sans eux. Elle se dirigea vers la jeune fille et lui tendit la main, pour qu’elle se relève en lui expliquant simplement son point de vue et que de toute façon, rien n’était perdu, un garçon s’y prenant un peu en tard l’inviterait peut-être à danser durant la soirée. Après tout, personne n’avait dit qu’il fallait absolument avoir son cavalier avant le début de la soirée…

    Après cet épisode, elle salua la jeune fille qui s’était enfin habillée et souriait timidement en remerciant Sophia et ses amies. La petite blonde descendit seule de son dortoir, passa à travers une ligne de filles splendides qui attendaient leurs cavaliers respectifs et sortit de la chaleureuse salle par le portrait de la grosse dame qui ne s’était toujours pas lassée de chanter, malheureusement. Elle dévala les escaliers en saluant quelques connaissances et en leur offrant de magnifiques sourires dont seule Sophia avait le secret. Une fois entrée dans la grande salle, Sophia, en prenant garde de ne pas marcher sur sa robe, se dirigea net vers les quelques fauteuils du fond de la pièce qui offraient une vue d’ensemble sur la salle et sur son entrée et s’y installa. Ainsi, elle pouvait admirer la beauté de la grande salle spécialement décorée et qui avait une piste de danse pour le moins… surprenante.

    Elle aurait très bien pu paraitre étrange assise ainsi à sourire seule de cette manière mais Sophia était réellement heureuse d’être ici. Elle ne savait pas encore ce qu’elle allait faire ce soir, ni avec qui mais elle avait le sentiment que cette soirée réservait, non seulement à elle mais aussi autres élèves, son lot de surprises et elle avait hâte de les découvrir.
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Mar 27 Déc - 20:40

    « Gaël ! Dépêches-toi ! Tu n’es pas la seule à avoir besoin de la salle de bains ! » cria Narcissa à travers la porte de bois.

    Je ne tournai même pas mon regard vers la porte, et ne fit pas grand cas de sa remarque. Non, j’étais immobile devant le miroir, le regard fixe sur le lavabo blanc où des gouttes de sang perlaient et descendaient jusqu’au trou menant aux canalisations. Ma respiration n’était pas hâchée, elle était lente, contrôlée. Pourtant, j’avais l’impression de manquer d’air. Et quand mes yeux remontèrent jusqu’au reflet de ma fine silhouette sur la grande glace de la salle de bains, je fus catastrophée en constatant de la blancheur de ma peau. J’étais livide. Comme un fantôme, un cadavre, une morte. Les mains tremblantes, je pris des mouchoirs, n’importe quoi qui puisse essuyer le sang qui coulait de mon nez, et me rinçait les mains. Drôle d’impression cependant : mes mains me semblaient toujours si sales... comme si elles avaient trempé dans un liquide rouge, si rouge et vif, qui n’arrivait pas à s’enlever. Je frottai, et frottai encore plus vite, plus fort, mais mes yeux se brouillèrent. Je pleurais. JE PLEURAIS... ! Décontenancée, je fis disparaître ses larmes de mes joues d’un coup de main rageur. Je ne pleurais jamais. Jamais ! Pas une seule fois depuis...depuis très longtemps... En réalité, tout avait commencé durant la nuit. J’avais fait une fois de plus ce rêve horrible, où le corps de mon père brûlait sous les regards moqueurs des fidèles encagoulés. Et moi : impuissante, immobile devant la scène. Coupable. J’étais coupable. Je n’avais pas pu l’aider, je n’avais pas vu à quel point il était différent des autres...comme moi. Et comme mon père, j’étais destinée au même chemin. La mort. Certainement lente et douloureuse : la traitrise est un crime impardonnable dans ce type de cercle. Je finirais pas devenir comme lui, à faire comme lui...

    J’étouffai un gémissement, me mordis la lèvre et de nouvelles larmes coulèrent le long de mon visage livide. J’avais commencé à saigner du nez depuis plus d’un quart d’heure, ayant ruminé ce cauchemar toute la journée, j’étais dans un tel état de fatigue, de colère, de rage, que mes nerfs avaient lâché, et mon nez s’était mis à saigner. J’avais prétexté n’importe quoi, et m’étais éclipsé lors d’un cours de potions. J’avais séché le reste des cours, et n’avait vu personne de mon entourage depuis. Sauf Narcissa, mais elle, c’était inévitable. Nous faisions chambre commune. Elle n’avait cependant pas besoin de tout savoir....

    Dix minutes après, je sortis de la salle de bains. Fraîche, pinpante, brillante de paillettes, ma longue chevelure soyeuse retombant en cascade sur mes épaules dénudées, et puis mes yeux clairs soulignés de noir, mes longs cils recourbés, mes lèvres rosées, et cette robe.... oh oui cette robe ! J’étais tombée en extase devant elle, alors que moi et Cissy étions allées faire les boutiques. Dans la vitrine, elle semblait sortir d’une nuit étoilé, comme si l’on avait découpé un morceau de ciel et en avait fait une robe. Magnifique. Bleue nuit, parsemé de paillettes discrètes, le décolleté laissait voir le haut de ma poitrine, sans pour autant être indécent : il ferait tourner des têtes à coups sûr. Comme un bustier, la robe n’avait pas de bretelles, pas de manches, rien... et le tissu descendait dans mon dos comme un pic ouvert jusqu’à mes reins. Ma peau était toute offerte aux regards, mais je la savais si attrayante que je n’en avais nullement honte. De plus, tous pourraient admirer à présent mon tatouage dans le dos, représentant une demi-lune sur une étoile de mer. J’avais fais ce tatouage l’été de mes treinze ans, sans l’accord de ma mère qui avait par ailleurs piquer une crise lorsqu’elle s’en était rendu compte. La lune était en réalité le symbol du pouvoir féminin, que j’affectionnais beaucoup. Enserrant ma fine taille, la robe descendait jusqu’à mes pieds et traînait derrière moi comme une traîne de mariée. Digne d’une reine...

    Je passai le reste de mon temps à me regarder dans la grande psychée près de mon lit. Me détaillant du regard pour ne rien laisser au hasard. J’enfilai par la suite une paire d’escarpins à talons hauts, noirs, qui me firent paraître plus grande. Malgré toutes mes qualités, ma taille n’en était pas une. Sans être petite, j’étais moyenne, et préférais mettre tout le temps des talons. Sans eux, j’aurais parut moins impressionnante... J’hésitai avant de sortir du dortoir à enfiler une veste en peau animale, qui aurait très bien pu convenir pour l’occasion, étant donné que nous n’étions pas dans la plus chaude saison de l’année, mais finalement je la laissai tomber sur mon lit et parti. Narcissa était déjà parti depuis un moment, et j’étais évidemment en retard. Comme toujours...voyons, cela n’aurait pas convenu à une femme de ma condition ! J’aimais par dessus tout me faire désirer...qu’on m’attende avec impatience.

    D’une démarche assurée, je sortis de la salle commune des verts, et traversai les couloirs des cachots, faisant résonner mes talons sur le sol froid. Je remontai jusqu’au rez-de-chaussée, et alors que je passais le tournant du dernier couloir, je vis Adonis Leroy passer les portes de la Grande Salle avec une fille à son bras. Je levai un sourcil curieux. Je ne la connaissais pas. Etrange. Avait-elle échappée à ma vigilance ? Ils disparurent alors dans la salle de bal, et je me dirigeai vers celle-ci. Dumbledore avait vraiment fait fort cette année, mais je fronçai les sourcils en constatant que la piste de danse était une patinoire. Grrr. Ce n’était pas que je ne savais pas patiner, au contraire mon père nous avait très souvent emmené moi et mon frère faire du patins à glaces, mais avec une robe telle que la mienne, autant dire que l’affaire n’était pas dans le sac ! Voyant cela, je sortis discrètement ma baguette, coincée dans la jarretierre que j’avais enfilé à ma cuisse droite, et je jetai un sort de racourcissement à ma robe. Ainsi, elle ne traînait plus par terre comme une traîne de mariée. Dommage..je la préférait ainsi...

    M’avançant dans la Grande Salle, observant les gens autour de moi avec un regard espiègle, mon regard se posa sur le couple si pathétique qui dansait sur la piste. Je crus même un instant que Adonis allait tomber comme un galette sur la patinoire, mais il se rattrapa de justesse. Sa cavalière n’avait évidemment rien de spécial, ce qui m’étonna presque car le Donjuan avait pourtant de bons goûts. Il était temps pour moi d’entrer en scène... Aussi, je fis apparaître des patins sous mes pieds, de l’autre côté de la piste de danse, pour que les deux tourtereaux ne remarque pas tout de suite ma présence, et rangeait discrètement ma baguette dans ma jarretierre. D’une «démarche» souple, et sensuelle je glissai jusqu’à eux, me fondant dans la masse d’élèves qui dansaient, et comme une actrice pro, je bousculai par mégarde la cavalière de Leroy. Elle faillit tomber, mais heureuse je la rattrapai à temps. Un faux sourire contrit se dessina sur mes lèvres, ce qui aurait plutôt signifié « Dégages de ma vue tu ruines tous mes plans...en plus, ta robe est moche. »

    « Oh, navré ! Je suis maladroite. J’espère que je ne t’ai pas fait mal au moins.» fis-je, mielleuse.

    Evidemment, Leroy comprendrait tout de suite que les salutations étaient faites pour la soirée. Je regardai intensément Adonis, et leur fit un sourire.

    « Bonne soirée les tourtereaux » leur dis-je d’une voix suave.

    Je glissai alors jusqu’au bord de la piste de danse, fit disparaitre mes patins, et en ricanant me dirigeai vers le buffet. Décidement, j’avais les crocs ! Où étais donc passé mon cavalier ?

    Eh oui, Rabastan et moi étions allés au bal malgré les hostilités qui faisaient rage entre nous. Hostilités qui me faisaient d’ailleurs bien rire ! Rabastan avait réussi à me rendre folle en faisant défiler un tas de jeunes hommes différents - cela allait du ras de bibliothèque, à la brute épaisse en passant par le timide de base - jusqu’à moi en leur disant qu’ils avaient leur chance. Ce beau serpentard avait vraiment de la suite dans les idées ! Horrifiée, puis amusée, je m’étais laissée prendre au jeu et avait retourné à mon avantage son attaque. J’avais flirté avec tous ses prétendants, me montrant plus entreprenante que d’habitude, et ainsi en acceptant de flirter avec de si moyens partis, je faisais honte à Rabastan... C’est vrai, ce n’était pas très flatteur pour lui que je recherche la compagnie de si banals inconnus alors que je pouvais l’avoir lui. On avait pas mal murmuré sur son passage, et sur le mien également - mais cela, j’en avais l’habitude - et j’en avais profité pour lancer quelques rumeurs, à l’aide de ma petite cour royale, qui pouvait colporter n’importe quoi en une poignée de secondes à peine. Dans tout le château, on avait entendu dire que « Rabastan Lestrange aurait peut être des tendances homosexuelles », ou que « ses performances au lit étaient loin d’être mémorables » ou encore « qu’il se fichait de partager et que tout le monde pouvait tenter sa chance avec sa copine». Ce n’était même pas moi qui avait choisi les rumeurs, sauf peut être les performances au lit - quoi ? je voulais voir la tête qu’il ferait entendant ça - mais je m’étais bien amusée à voir ses réactions. Ainsi que celles des autres. Personne ne comprenait la petite bataille qui avait commencé entre nous, mais ce n’était pas plus mal, ils n’avaient pas à en connaître les détails, ni les enjeux. Cependant, malgré mes nombreuses défenses, je n’étais pas encore passé à l’attaque. Rabastan avait beaucoup d’avance, et était pour l’instant en position de force. Il multipliait les flirtes, et je grinçai des dents rien que d’y penser. Puis, il y avait eu cette histoire avec la mère d’Adonis.... j’en avais vaguement entendu parler, et je n’avais pas abordé le sujet avec Rab’, mais je savais. Je savais que c’était lui qui avait organisé cela. Il avait maintenant beaucoup trop d’avance. Malheureusement pour lui, j’avais prévu de me rattraper ce soir-même.

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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Jeu 29 Déc - 23:46

    Ivana attendait devant la Grande Salle. Adossée contre le mur, ses longues jambes négligemment croisées, elle regardait les couples passer. En voyant les garçons se dévisser la tête pour mieux l'observer, en voyant les filles devenir vertes de jalousie, la Serbe se disait qu'elle avait vraiment bien fait de venir ici. Les Anglais ne savaient pas cacher leurs émotions, surtout l'envie et le désir. C'en était affligeant.

    Mais, il fallait avouer pour leur défense qu'Ivana était magnifique. Contrairement à ce qu'on pouvait penser, elle n'avait pas mis beaucoup de temps à se préparer. Ses cheveux dorés tombaient en cascade de boucles lumineuses sur ses épaules fines. Ses grands yeux bleus, entourés de noir, scintillaient d'arrogance et de vanité. Ses cils, allongés à l'infini, faisaient jouer des ombres languides sur ses pommettes. Elle dardait de lourds regards langoureux aux élèves. Les garçons rougissaient, les filles écumaient. C'était très plaisant. Ses lèvres, du même rouge que sa robe, esquissaient des sourires malicieux et elle saluait d'un signe de main gracieux les gens qu'elle connaissait. Une vraie Reine.

    Et sa robe, par Merlin... Ivana n'avait pas voulu jouer l'innocente, la vierge effarouchée, l'ange immaculé. Non, bien au contraire. Tout était là pour la mettre en valeur. Sa poitrine, son ventre plat, le galbe de ses hanches... Elle lui arrivait un peu au dessus du genoux, dévoilant ses jambes longilignes. Perchée sur des talons d'une dizaine de centimètres, elle dominait le monde. Néanmoins, elle s'était arrangée pour être plus petite que Dimitri.

    Le tissu soyeux glissait sur sa peau de porcelaine dans un bruit doux. Ivana n'était que luxe et sensualité. Personne ne pouvait douter de son statut, de sa richesse, de son pouvoir. Elle était charismatique, indolente, charmeuse, séductrice, garce. Une Serpentard.

    Ivana fit quelques pas, se dégourdissant les jambes. Elle en avait marre de rester immobile. Elle se figea quand elle vit passer Lula. On lui avait souvent parlé d'elle... Avec une étincelle dans les yeux et une grimace méprisante. Lula, étrangement, s'était bien habillée. Une longue robe blanche, qui traînait au sol. Elle était un peu rembourrée, pour cacher sa maigreur. Bien sûr, cela n'était pas totalement efficace mais c'était beaucoup mieux que d'habitude.

    Un frisson parcourut Ivana. Lula était d'une effrayante fragilité. On avait autant envie de la protéger que de la laisser s'auto-détruire en admirant le spectacle. La blonde secoua la tête. Elle n'avait pas le temps de s'attarder sur ce genre de personnes. Elle marcha encore un peu. Le claquement de ses talons attirait l'attention. Et quand elle se retourna, Ivana se retrouva à quelques centimètres d'un jeune homme. Eh bien.

    - Bonsoir.

    Elle haussa un sourcil, ne se donnant même la pleine de répondre.

    - Je me demandais si... Tu ne voudrais pas danser avec moi ?

    Ivana, très lentement, le regarda de haut en bas. Grand, les épaules carrées. Un visage aux traits fins et réguliers, deux prunelles émeraudes. Une tignasse de cheveux noirs. Plutôt mignon. Mais, Ivana avait déjà un cavalier, le beau Dimitri Noviak, elle ne se laissait pas aborder comme cela et, en plus, elle était sûre de l'avoir déjà vu rentrer avec une jolie brune.

    Elle s'approcha de lui, se collant à son torse. Elle fit glisser ses mains sur son torse et susurra, à une poignée de millimètres de ses lèvres :

    - Jamais. Allez, va rejoindre ton laideron de copine et laisse les belles filles aux garçons qui les méritent.

    Ivana se sentait sur le point d'éclater de rire devant sa tête dépitée mais, heureusement pour lui, elle arriva à se retenir. Il partit d'un pas furieux et agacé. Elle se promit de retrouver sa copine plus tard et de tout lui raconter. Elle était en train d'échaffauder un plan quand elle sentit une présence derrière elle.

    Ivana n'eut pas besoin de se retourner pour savoir que c'était Dimitri.


Dernière édition par Ivana Adzovic G. le Dim 22 Jan - 22:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Sam 31 Déc - 12:06

    Une patinoire, de la neige et de la glace. Décidément le vieux fou aimait s'amuser aux dépens des autres, ce qu'on ne pouvait pas lui reprocher honnêtement d'ailleurs. Mais la soirée compterait son lot de chutes, gerçures, coupures et autres... Le Serpentard vit passer une silhouette longiligne : Lula, petite poupée de verre avec laquelle il ne se lassait pas de jouer. Si maigre... Quelque part au fond de son esprit, il se demanda si elle se briserait si le sort venait à la faire glisser et tomber sur la glace. Peu importe. La salle se remplissait rapidement d'une faune colorée et brillante, joyeuse au milieu de laquelle il se démarquait par une mise extrêmement sobre, seulement relevée par des tons bleus acier à gris.

    Rabastan jeta un sort aux bottes souples qui lui montaient à mi-mollet et celles-si se surélevèrent de crampons acérés. Ainsi paré, il rejoignit le buffet : la situation était ce qu'elle était, mais il avait été élevé dans une famille d'aristocrates où l'on attendait de vous que vous vous conduisiez parfaitement même avec la harpie qui pouvait vous servir de tante. Ca vous laisse des réflexes. D'un mouvement de baguette, il attira à lui deux verres pleins, et quelques amuse-gueule qu'il n'avait pas l'intention de manger. Ca aussi c'était sans doute dû à son éducation : Rabastan avait été profondément dégoûté des repas à rallonge, trop riches ou trop légers, trop étalés, déséquilibrés, qui vous laissaient l'estomac trop lourd ou l'impression de ne pas être bien dans ses bottes. Il avait mangé une heure plus tôt pour s'éviter cela.
    Non, les amuse-gueule, c'était pour sa cavalière. Et en parlant d'elle, Gaël venait de lui servir elle aussi une mise-en-bouche pleine de promesses mais d'un tout autre genre. Elle revenait en glissant élégamment de la salutation un peu particulière qu'elle avait réservé à Leroy. Ce qu'il interpréta comme le signe que le bal ne marquerait aucune trêve dans leur drôle d'affrontement, comme il fallait s'y attendre... Était-ce l'avance qu'il avait l'impression d'avoir prise, le Serpentard décida d'attendre ce qu'elle lui avait préparé pour la suite avant de réagir. Non sans avoir jeter un regard sombre à Leroy. On verrait bien ce soir si le Français avait compris la leçon ou s'il allait falloir doubler la mise. En attendant, la baguette fit un nouveau mouvement et verre et nourriture allèrent rejoindre sa cavalière.

    Superbe, le mot paraissait faible. Et comme à chaque fois qu'elle se surpassait, qu'elle mettait aussi bien en valeur ses atouts, lui ressentait désir et regain de possessivité. Bon sang de nana, il l'avait vraiment dans la peau. Sur ses talons hauts, elle était presque aussi grande que lui, allongeant sa silhouette.
    Tu es somptueuse.
    Il avait une remarque malicieuse au bord des lèvres, et sans doute cela devait-il se voir dans ses yeux. Quelque chose comme le fait qu'il craignait qu'elle le prenne pour un hypocrite : une flatterie venant d'un probable homosexuel. Mais parfois il fallait savoir simplement s'incliner devant la beauté. Et puis de toutes les rumeurs qu'elle avait lancées, celle-la avait été la seule qui l'avait fait rire : d'autres l'avaient laissé indifférent et d'autres encore lui avait fait grincer des dents tant elles pourraient s'avérer dangereuses ou blessaient simplement son égo. Mais celle-ci... Gaël savait comment jouer avec lui pas de doute, mais visiblement elle ne le connaissait pas encore si bien. Rabastan se fichait comme d'une guigne des orientations des uns ou des autres, se contentant de mépriser ceux qui y passaient leur temps et leur énergie, de quelque bord qu'ils soient. Et s'il y avait une seule personne à qui prouver ce qu'il valait et ce qu'il aimait c'était justement bien sa retorse Sorcière de cavalière. Alors en réalité par ses insinuations, elle n'avait fait que lui donner de nouvelles pistes pour de nouvelles batailles. Non ça ne gênerait absolument pas le jeune homme de poursuivre son jeu de flirt avec des garçons : il ne leur prêterait d'ailleurs pas plus d'attention ni d'importance qu'aux filles. En revanche, cela pourrait bien prendre Gaël à revers. Peut-être, peut-être pas, il gardait cette possibilité en réserve. On verrait bien ce que la soirée donnerait.

    En tous cas, il se garda bien de laisser sa petite remarque lui échapper et préféra lui offrir son bras.



[HRP : désolé tout le monde : mon post est naze, mais malheureusement c'est ça ou rien avant quelques jours, alors.... >< Sinon : Bonne Année !]
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Dim 1 Jan - 19:10

    Le bal de Noël était de loin l'événement que Lily détestait le plus à Poudlard ! La première raison était que pour la première fois de sa vie elle allait passer le réveillon loin de sa famille, car avec les invités venus de Beauxbaton et de Durmstrang tous les élèves de Poudlard étaient priés de rester à l'école durant toutes les vacances scolaires ! Et la seconde raison était encore plus simple : elle n'avait pas de cavalier qui aurait pu l'accompagner! Ses amies lui avaient bien proposées d'y aller tous ensemble mais elles avaient toutes un cavalier, et elle se voyait mal leur tenir la chandelle ! Et puis elle était bien trop fière pour se rendre au bal sans cavalier, vous imaginez un peu Lily Evans qui se rend toute seule à un bal ?! On se serait moqué d'elle durant une éternité ! Donc non merci ! En réalité Lily avait eu deux propositions, la première venait évidement de James Potter, mais elle avait refusé sans perdre de temps en lui signalant bien qu'elle préférerait y aller avec un troll plutôt qu'avec lui ! Et étrangement il n'insista pas... Tant mieux au moins la Gryffondor n'aurait pas à lui envoyer un bouquet d'insulte pour se débarrasser de lui ! Bref, la seconde personne qui l'avait invité n'était autre qu'un jeune homme de Serdaigle avec qui elle s'entendait très bien. Elle avait accepté avec plaisir, elle s'était même achetée une robe à Pré-au-Lard qui lui avait coûté presque toutes ses économies. Mais à la veille du bal le jeune homme envoya un hibou à la jeune fille pour lui dire qu'il était très malade et qu'il s'excuser car il ne pourrait pas l'accompagner au bal. Ce qui était très étrange car le matin même ils s'étaient croisés à la bibliothèque et il allait très bien ! Lily lui renvoya une lettre disant que ce n'était pas grave et blablabla... Alors qu'au fond elle était très mal et qu'elle avait laissé couler quelques larmes. Elle avait réduit en cendre la robe de soirée qu'elle s'était achetée étant donné qu'elle ne pouvait plus se faire rembourser...

    Le jour du bal elle avait réussi à enterrer sa tristesse au plus profond de son cœur et avant que ses camarades de chambre ne se réveillent elle sortit du dortoir puis de la salle commune encore déserte. Elle avait pris son petit déjeuner très rapidement puis s'était réfugiée dans la bibliothèque pour faire ses devoirs. La Rouge et Or passa sa matinée à la bibliothèque, et il était midi lorsqu'elle finit tous ses devoirs. Elle laissa ses affaires sur la table, puis sortie de la pièce pour se rendre à nouveau dans la Grande Salle pour manger. Elle prit place à la table des Gryffondor et remarqua qu'il manquait beaucoup d'élèves.

    « Bah... qu'est-ce que tu fais ici Lily ? »

    La jolie rousse tourna la tête vers le jeune homme qui avait pris la parole. C'était un Gryffondor de la même année qu'elle, il s'appelait William, et ce qui troubla le plus la jeune fille c'était le fait qu'en six ans ils ne s'étaient presque jamais parlés ! Elle chasse son expression de surprise et lui adressa un sourire.

    « Et bien je mange ça ne se voit pas ? » « Non... enfin je voulais dire que toutes les filles sont en train de se préparer pour le bal et toi qu'est-ce que tu attends ? »La jeune fille parut surprise, en regardant la table des Gryffondor elle remarqua en effet qu'aucune filles de son dortoir ni même de son année n'était présente à table. Elle haussa les épaules et reprit la parole : « Je ne vais pas au bal donc je n'ai pas besoin de me préparer ! Bon je vais retourner à la bibliothèque... Bon appétit à toi ! »Elle lui adressa un léger sourire en se levant, puis elle s'avançant vers la sortie. Alors qu'elle franchissait les portes de la salle, elle sentie que quelqu'un la retenait par le bras, elle se retourna et se retrouva de nouveau face à William. « Lily si tu veux on peut y aller ensemble à ce bal... » La Rouge et Or regarda d'un air interrogateur le jeune homme, c'est limite si elle n'attendait pas un 'je blague !' de sa part. Etait-elle tombée si bas pour sortir avec quelqu'un qu'elle ne connaissait à peine ? Non! Donc c'est tout naturellement qu'elle lui répondit : « Je suis désolée mais j'ai autre chose à faire... »

    Le jeune homme parut surpris de la réponse de Lily il ouvrit la bouche pour insister mais la jeune fille sortie de la salle avant. Elle se dirigea vers la bibliothèque se demandant si le jeune homme lui avait proposé de l'accompagner pour se moquer d'elle ou par simple pitié. Bref, elle se rassit à la table du fond de la bibliothèque et commença à lire un gros bouquin sur Godric Gryffondor qu'elle avait acheté à Pré-au-Lard. Elle avait passé l'après-midi à lire ce livre qui était plus qu'intéressant à ses yeux. Alors qu'elle tournait une page, elle entendit un toussotement, elle n'avait même pas remarqué la présence de la bibliothécaire. Elle leva donc ses yeux vers la dame qui la regardait d'un air triste. La Rouge et Or se sentie vraiment mal à l'aise et ne pu s'empêcher de lui demander ce qui lui arrivait. La Bibliothécaire commença à parler sans jamais s'arrêter, elle parlait de la vie en général, des jeunes filles, des peines de cœur, de son premier bal raté, et puis de son premier amour et elle était sur le point de raconter sa première fois quand Lily l'arrêta soudainement. La Gryffondor n'avait aucune envie de connaitre les détails de la vie privée de cette femme. Et d'ailleurs elle ne comprenait absolument pas où elle voulait en venir en raconta toute sa vie ainsi. Ce ne fut qu'après quelques secondes de silence qu'elle lui posa la question.

    « Miss Evans, si vous n'assistez pas à ce bal vous allez le regretter toute votre vie croyez moi... Bon, quoi qu'il en soit moi j'y vais et j'espère vous y retrouver ! »

    Et sur ces mots elle sortit de la bibliothèque laissant Lily toute seule. La jolie rousse soupira longuement et commença à regretter de ne pas avoir accepté d'y aller avec William... Le bal avait surement déjà commencé vu l'heure qu'il était, donc il était beaucoup trop tard pour y aller surtout qu'elle avait détruit sa robe ! Elle soupira à nouveau et se remit à lire se disant qu'au moins elle ne sera pas dérangée de toute la soirée...


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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Dim 1 Jan - 22:37

    Kaylee,
    J'ai appris qu'un bal de Noël était organisé à Poudlard cette année.
    Te connaissant, je suis certain que tu n'as pas fait les boutiques pour l'occasion, nullement complexée par l'idée de t'y rendre vêtue d'un jean ou autre tenue non adaptée donc je répare cette erreur. En espérant que la robe te plaise,
    Ton oncle Greg.
    PS; Samuel m'a donner un paquet de lettre pour toi. Je te les ferais parvenir prochainement.

    Avec un nouveau soupire la jeune femme laissa tomber le parchemin sur sa table de nuit et s'empara de la robe qu'elle observa quelques instants d'un œil critique, se perdant dans ses pensées. Une robe bustier en mousseline coupé dans le style babydoll avec un effet tulle et dont le buste est agrémenté d'une ceinture bordeaux et de pierres brodées à la main. Agréable à l’œil, pas trop longue ni trop courte, assez simple lorsque l'on regarde de plus près... Décidément, son oncle connait la demoiselle et ses goûts plus qu'il n'y parait ! Il est vrai que l'idée de devoir d'acheter une robe pour le bal lui avait effleuré l'esprit mais elle avait vite renoncée, n'aimant pas particulièrement les séances de shopping lorsque les boutiques sont remplies de filles excitées comme des niffleurs dans une mine de diamant parce que untel ou untel les ont invitées à être leurs cavalières pour ce fameux bal de Noël organisé par le Directeur de l'école, Albus Dumbledore. « En l’honneur de la fête de Noël et des invités » , « Montrer que leur présence était appréciée » Blablabla... Le discours avait été accueillis par de nombreux cris de joie, bien que beaucoup furent refroidi par l'annonce de mise en place de cours de danse en compagnie des directeurs et directrices de maison.

    L'entrée de ses camarades de chambre dans le dortoir la fit revenir sur terre et elle se dirigea vers la salle de bain, robe et trousse de toilette en main. Adonis passe la prendre devant le portrait de la Grosse Dame à 19h30, il vaut mieux ne pas être en retard. Après s'être douché Kaylee enfila la robe et observa son reflet dans le miroir avant d'attraper sa trousse de maquillage. Le contour des yeux, une touche de parfum dans le cou et c'est suffisant, comme toujours, inutile d'en faire des tonnes. Elle passa plus de temps pour la coiffure, ne sachant pas quoi faire de ses cheveux. Alors que ses camarades s'impatientaient derrière la porte, se plaignant du fait qu'elles n'auraient pas assez de temps pour se préparer convenablement, la française se décida finalement pour les laisser relâchés, tombant en de jolies boucles parfaitement dessinées sur ses épaules nues. Avec sa baguette, elle ajouta quelques paillettes pour le côté festif et elle consenti enfin à céder sa place pour aller enfiler ses chaussures, des petites bottines à talons noires. Elle coinça sa baguette entre la ceinture et sa robe puis après un regard en direction de son réveil elle se dirigea dans la salle commune qu'elle traversa en quelques enjambées rapide afin de rejoindre le point de rendez-vous. Plus que quelques petites minutes avant que son cavalier n'arrive. A peine sortie, la jeune femme regretta ce geste; La Grosse Dame chantait. Une moue se dessinant sur ses lèvres, l'adolescente s'efforça de ne pas écouter le son horrible que le portrait diffusait, priant Merlin pour que son camarade soir là rapidement qu'ils puissent échappé à la voix beaucoup trop criarde de la gardienne de la tour des Gryffondor.

      « Jeune fille ! Ne trouvez-vous pas que ma voix est magnifique ? Ils refusent que je chante pour le bal, c'est une honte ! N'est-ce pas ? Mais n'ayez crainte, je vais chanter ici rien que pour vous ! »

    Avant que Kaylee n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche pour répondre au portrait, deux mains vinrent l'attrapée par les hanches. Adonis. Ils s'embrassèrent puis le garçon fit quelques pas en arrière afin de venir observer sa cavalière de la tête aux pieds avant de prendre la parole.

      « Tu es divine ma Kaylee ! J'ai un cadeau pour toi ! »
      « Merci. Tu es parfait toi aussi. »

    Le jeune homme s'empara d'une petite boite en verre qu'il ouvrit d'une main, attrapant l'une des mains de Kaylee de l'autre Tout en lui demandant si cela lui plaisait, il attacha le bracelet au poignet de la demoiselle qui porta ensuite son bras à hauteur de son visage afin d'observer de plus près l'objet. Un bracelet argenté fin et plat orné d'une rose bordeaux et blanche... Magnifique ! Souriante, elle reporta son attention sur son camarade et l'embrassa à la commissure des lèvres afin de le remercier. Ils prirent ensuite la direction de la Grande Salle, là où le bal devait se dérouler. Le Poufsouffle laissa une exclamation admirative lui échappé et Kaylee eut la même réaction. Même si ces derniers jours la splendeur de Beauxbâton à Noël lui avait manquer, sur le coup Poudlard s'était surpassé. La salle était magnifiquement décorée. La neige était présente partout sur le sol, les murs étaient recouvert de givre, des sapins immenses trônaient ici et là. Le plafond magique montrait de gros flocons de neige tombant par centaine d'un ciel étoilée avec quelques nuages et une lune bien visible malgré le fait qu'elle ne soit qu'a demi remplie. Les chandelles illuminant la pièce étaient décorées et un air de valse résonnait dans la pièce. Alors qu'ils avançaient en direction de la piste de danse, la lionne remarqua que cette dernière était en réalité... Une patinoire !

      « Je comprends tout de suite mieux pourquoi les cours de danse étaient si intensifs. Je ne suis pas très bon en patins je dois dire. Mais je vais me débrouiller, et en deux minutes, je serai un PRO de la valse en patin ! »
      « Pour être honnête, la dernière fois que j'ai enfiler des patins à glace commence à dater sérieusement. Danser en patin sur la glace risque d'être assez... »

    Elle laissa sa phrase en suspens, se contentant de grimacer légèrement à cette idée tout en sortant sa baguette afin d'équiper ses chaussures de lames puis elle suivit son cavalier sur la piste. Adonis trébucha mais retrouva vite son équilibre alors qu'elle s'efforçait de faire quelque pas pour se réhabituer à la sensation du patinage. La dernière fois qu'elle s'est retrouvée sur une patinoire remonte à l'hiver de ses treize ans, il y a donc trois ans... Elle avait accompagné Samuel et deux amis et ils s'étaient amusés pendant une demi heure avant d'être éjectés de la piste pour « comportement effrayant les plus jeune » chose qui a vrai dire n'a pas trop dérangé la demoiselle puisqu'elle passait plus de temps les fesses sur la glace après avoir été poussée par les jeunes hommes que debout en équilibre sur les lames... Alors qu'elle prenait confiance, glissant plus habilement, elle se fit bousculée par une autre fille qui la rattrapa avant qu'elle ne se retrouve par terre. La nouvelle venue pris aussitôt la parole, un sourire contrit sonnant faux sur les lèvres, la voix mielleuse.

      « Oh, navré ! Je suis maladroite. J’espère que je ne t’ai pas fait mal au moins.» après avoir adresser un regard intense à Adonis, l'intruse reprit la parole, utilisant un ton suave cette fois tout en leur adressant un nouveau sourire. « Bonne soirée les tourtereaux »

    Une moue boudeuse se dessinant sur son visage, Kaylee observa s'éloigner la jeune femme qu'elle avait fini par identifier comme étant une 6ème année étudiant chez les Serpentard; Gaël Dunkan. Elle prit ensuite la parole d'une voix assez forte que que cette dernière l'entende malgré la distance.

      « Alors c'est ça, la fameuse Gaël Dunkan ? Je m'attendais à mieux... Les rumeurs qui court sur son petit ami ne m'étonne pas, en la voyant... »

    Comportement enfantin ? Oui. Et elle l'assume. Elle ne va quand même pas ce laisser faire par Madame la Diva ! Une fois ses petites piques lancées la française reporta son attention sur son camarade, souriant comme si rien ne s'était passé

      « Aller, montre un peu comment tu te débrouilles, monsieur le future pro de la valse en patin ! »


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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Lun 2 Jan - 14:56


Dimitri traversait la salle commune des Serpentard, déposant de temps à autres son regard sur quelques élèves. Il n'avait pas prit la peine de repasser devant le miroir, il savait son costume de soirée parfaitement en ordre. L'ensemble était simple, chemise blanche, veste et pantalon noirs, mais avait le mérite de lui donner une certaine classe. Il avait laissé sa cravate au placard, pas besoin de ce genre d'accessoire pour qu'il soit élégant. Ses chaussures, noires elles aussi, avaient été cirées un peu plus tôt dans l'après-midi. Non, vraiment avec une tenue simple et élégante il savait conserver son charme naturel.

Il remarqua que la majorité de ses compagnons était déjà accompagné de son ou sa cavalière. Dans cette masse d'élèves il ne doutait pas qu'il y avait les « solitaires », les « sans cavalier ». Pour faire simple, ceux que personne n'avait invité ou qui n'avait pas cherché à trouver de la compagnie pour le bal de Noël. Bien entendu, lui ne faisait pas parti de ceux là. Un comble s'il y avait été seul ! Ce soir, Dimitri Novak avait rendez-vous avec Ivana Adzovic, une perle rare et difficile à avoir. Certains diront qu'il s'agit là de chance, mais lui savait très bien qu'il y était parvenu uniquement grâce aux mots utilisés. Le pouvoir des mots est plus important, que n'importe quelle magie, il fallait être sot pour l'ignorer..

En chemin vers la Grande Salle, il eût la grande joie de devoir patienter dans le couloir. Ironie, quand tu nous tiens ... Deux idiots de quatrième ou cinquième année, il l'ignorait et à vrai dire s'en fichait autant que de savoir le régime alimentaire des Niffleurs en automne, se disputaient la compagnie d'une demoiselle, qui à l'évidence n'en avait rien à faire puisqu'elle s'éloignait déjà avec un troisième garçon. N'ayant aucune envie de passer une heure à attendre que ces deux-là aient fini de régler leurs comptes, il sorti sa baguette et les fixa chacun au mur opposé, libérant ainsi le passage. Un sort qui aurait tôt fait de les libérer d'ici une trentaine de minutes. Lorsqu'il passa devant eux, il ne manqua pas de lâcher un « crétins ». Surprises ou intimidées, les deux victimes ne pensèrent pas à répliquer. Dimitri ne faisait que très rarement usage de la magie sur ses camarades, surtout à Poudlard après tout il représentait son établissement, il devait être correct. Cependant, il aimait être à l'heure et perdait facilement patience, ce qui justifiait entièrement son acte de son point de vue.

Satisfait, il gagna rapidement le hall qui était bondé. Sous ses yeux défilaient une quantité impressionnante de robes, costumes et autres accessoires plus ou moins utiles. Il ne manqua pas de noter que certaines s'étaient bien parfumer, légère note vanillée ou florale, contrairement à d'autres qui avaient dû se verser un flacon entier sur le corps. Dimitri ne mit pas longtemps à repérer son amie, elle était en compagnie d'un autre élève. Ce détail lui déplu fortement, jusqu'à ce qu'il comprenne qu'elle était en train de le rejeter devant pas mal de monde. Pauvre mec, songea le russe amusé, ridiculisé en public par la belle serbe. Voyant le jeune homme s'éloigner vexé de s'être vu refuser la compagnie d'Ivana pour une partie de la soirée, il s'avança et attendit patiemment qu'elle se retourne.

-Le petit peuple t'importune ? Lui demanda-t-il, un léger sourire flottant sur le visage.

Cette expression ne leur avait servi depuis quelques temps déjà. Ils l'utilisaient chaque fois qu'ils parlaient d'un groupe, ou d'une personne, qui ne leur arrivait pas à la cheville ou tout simplement qui n'avait aucun intérêt à leurs yeux. Soit .. beaucoup plus de monde que ce que l'on peut imaginer. Ce garçon qui avait tenté de lui piquer sa cavalière, faisait à son avis parti de cette catégorie de personne.

Comme toujours elle était magnifique, sa robe la mettait parfaitement en valeur et il imaginait déjà les regards empreints de jalousie que poseraient sur ce couple les autres élèves. Nuls doutes que la soirée serait très intéressante. En guise d'invitation à entrer dans la Grande Salle, il lui tendit son bras et glissa à son oreille quelques mots pour la complimenter sur sa beauté.


Dernière édition par Dimitri Novak le Lun 2 Jan - 15:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Lun 2 Jan - 15:06

Le jour du bal de Noël était arrivé. Enfin un peu de distraction au sein de l’école.

Miriam aimait les mondanités, porter une tenue élégante et parader au bras de son cavalier sexy. Ce dernier devait d’ailleurs l’attendre depuis quinze bonnes minutes devant la salle des Serdaigles. Mais elle aimait se faire attendre. Toute femme digne de ce nom se doit de se faire désirer. Elle avait donc pris tout son temps pour se préparer tout en partageant les derniers ragots avec ses amies. Elles s’étaient entraidées pour se coiffer et se maquiller, et le résultat était à la hauteur de leurs espérances. Miriam portait une longue robe noire qui, à son avis, mettait avantageusement en avant ses atouts. Combinée à un boléro assorti et à une paire d’escarpins, sa tenue lui semblait parfaite pour une danse, et plus si affinités. Coté coiffure, elle avait dompté sa crinière brune en un chignon soigneusement travaillé. Un maquillage léger, quelques bijoux, et elle était prête. Son avis se confirma d’un coup d’œil à son miroir : oui, elle était parfaite.

Quand elle sortit enfin dans le couloir, Demetrius la complimenta sur sa tenue, sans relever son retard. Il connaissait suffisamment bien la jeune femme pour savoir qu’elle ne ferait que s’amuser de sa remarque. Lui-même était très élégant dans son costume sombre, et sobre, il y aurait déjà suffisamment de sapins de Noël dans la salle pour ne pas en rajouter dans le clinquant.

Miriam lui sourit, ils allaient vraiment former un des plus beaux couples de la soirée. Le Serpentard lui fit un baisemain dans les règles de l’art avant qu’elle prenne son bras pour descendre dans la Grande Salle. Les rapprochements plus intimes auraient probablement lieu pus tard dans la soirée, mais en attendant ils se devaient d’être irréprochables en public. Seules quelques catins plus jeunes, de Serpentard et d’ailleurs, se pavanaient dans des tenues affreusement provocantes, la Serdaigle se demandait où était leur amour propre. Pour sa part, elle était consciente de son rang à tenir, et ne comptait pas changer d’attitude. Il ne suffisait pas d’afficher sa poitrine ou ses jambes pour mériter un titre de pseudo-reine de l’école.

Parvenus sur le seuil de la salle de bal, ils marquèrent un temps d’arrêt, comme la plupart des autres élèves avant eux. La décoration était magnifique mais Miriam nota en grimaçant légèrement la présence de la patinoire en guise de piste de danse. Dumbledore voulait vraiment qu’il y ait des accidents ce soir-là ? Quelle idée saugrenue de la part de ce vieux fou. Pour sa part, si elle pouvait éviter de se lancer sur la glace, elle le ferait.

Guidée par Demetrius, ils se glissèrent parmi la foule des élèves jusqu’au buffet. Armés de petits fours et de verres, ils rejoignirent leur groupe habituel de Serpentards de septième année, prêts à affronter la soirée. En compagnie de ses amies, Miriam s’attaqua à la critique de tout ce qui portait une jupe, une façon comme une autre de s’occuper...
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Mar 3 Jan - 9:11

Depuis qu’il était entré dans la Grande Salle, James ne pouvait s’empêcher de regarder la porte d’entrée. Il vit bien des jeunes filles arrivées, toutes plus magnifiques les unes que les autres. Mais aucune d’entre elles n’avaient la chevelure de flammes qu’il espérait voir si ardemment et les yeux émeraude pétillants. Avait-elle décidé de ne pas venir au bal? Il se rappelait bel et bien des paroles rapportées par le petit Jason. Il ne pourrait réellement s’amuser que si elle était là. Il lui laissait jusqu’à 20h00 heures pour arriver. Après, il mettrait son plan à exécution. Entre-temps, plusieurs étudiants arrivaient et prenaient le temps d’admirer la décoration faite pour l’occasion. Plusieurs s’essayèrent à la patinoire et il était très amusant de les voir tenter leur coup. Une valse se faisait entendre et plusieurs filles lui demandèrent de danser avec elles. Mais, il refusa, occupé à regarder la porte d’entrée, un verre à la main.

20h00. Toujours pas de Lily. Presque tous les étudiants étaient arrivés. Le jeune homme laissa un sac rouge comme celui du Père Noël, attaché par un cordon or contenant des paquets à Peter en lui ordonnant de ne rien défaire et de ne les donner à personne. Le rat hocha la tête, faisant signe qu’il avait comprit. Le cerf se dirigea, avec la seule boîte cadeau qu’il avait gardée avec lui, vers le seul endroit où devait se trouver Lily en ce moment : la bibliothèque. Non! Il ne passait pas son temps à l’espionner voyons! Mais où chasse-t-on l’intello? À la bibliothèque! Le jeune homme resta sur le pas de la porte et murmura un sort de lévitation et la fit planer jusqu’à la jolie rousse. Il ne resta pas pour voir sa réaction à son ouverture, mais il pouvait déjà imaginer sa réaction. Lorsqu’elle l’ouvrira, enfin, si elle l’ouvre, elle verra un troll miniature sortir de celle-ci. Au début, il paraîtra inoffensif, mais il ne l’est point. Il se multipliera pour finalement se jeter sur elle et s’y accrocher, lui et tous ses clones. Ils diront tous la même chose : «Vas au bal! C’est la seule façon de rompre le charme!». En effet, au moment où elle mettra les pieds dans la Grande Salle, tous les petits trolls disparaîtront. Vous savez combien de temps James a mis pour arriver à mettre au point un plan si parfait? Vous ne pouvez vous l’imaginer! Il s’est même ramasser plusieurs fois à l’infirmerie, complètement épuisé, le nez saignant, mais il n’a jamais abandonné. Le jour où James Potter abandonnera une blague en cours de route, amenez le aux urgences, il sera forcément malade!

Pendant ce temps, dans la Grande Salle, Albus Dumbledore lançait le premier jeu de la soirée. Il fallait se placer dans la partie la plus enneigée de la salle. Les instructions étaient claires. Il fallait faire un bonhomme de neige en équipe de deux. Le plus original gagnait le premier prix. Mais attention! Nous sommes dans une école de sorcellerie! Il ne faut pas simplement faire le plus beau bonhomme de neige, ni même le plus original au niveau du physique! Il fallait lancer un sort à ce dernier qui l’animerait. Il pouvait danser, virevolter, faire des sauts périlleux, peu importe ce qu’il faisait, il devait se différencier. Bien entendu, les critères étaient plus faibles pour les sorciers de premiers cycles. La formule magique pour animé le bonhomme de neige est «vive momentum». Et celui pour lui donner une ressemblance à quelque chose de précis est «precisium [Le nom de la créature choisie]. Le directeur de Poudlard espérait que tous seraient attirés par ce jeu. Et oui, il n’était plus dans le coup depuis un moment, alors… Ce n’était que le commencement de plusieurs autres qu’il avait prévu. Mais ne vous m’éprenez pas! Ce ne sera pas tous aussi facile. Si seulement vous saviez… Évidement, si vous trouvez ce jeu trop enfantin, attendez le prochain pour vous impliquer. Maintenant, on peut entendre un air rock entraînant des The Weird Sisters. C’est leur grand ‘’tube’’ Do The Hippogriff

De retour dans la salle, le Gryffondor s’imagina la tête de Lily, un sourire sur les lèvres. Il l’imaginait déjà entrer dans la salle, le fusillant du regard, hurlant son nom. Pourtant, elle ne pouvait l’accuser. Elle n’avait aucune preuve de son implication dans cette farce. Et puis, il lui avait donné ce qu’elle voulait! Elle avait dit vouloir aller au bal avec un troll, elle en avait une trentaine pour elle seule. Pourquoi ne serait-elle pas heureuse? Il retourna prêt de Peter, reprenant les paquets qu’il tenait. Trois d’entre eux contenaient les cadeaux de Lily. Les autres, c’était pour tous les étudiants de Poudlard. Il pointa sa baguette dedans et murmura un accio. Une jolie boîte bleue décorée d’un ruban vert noué en une bouque sur le dessus. Il la donna à Peter lui disant d’aller la déballer derrière un sapin. Pendant ce temps, il jetait discrètement un sort d’allégresse dans la salle. Dans cette boîte, il y avait une formule qu’il avait fait répéter un million de fois à Peter. Il sut que celle-ci fonctionnait quand une brume rose monta dans la salle. Maintenant, à chaque respiration que vous prenez, vous inhalez cette jolie brume. Et à chaque fois que vous parlerez, vous chanterez sur l’air de ‘’O Christmas Tree’’, vos paroles qui rimeront automatiquement.

Sur cette belle brume, pour accompagner chacun de vos chants, James fit un mouvement de baguette pour changer la musique. Maintenant, vous entendez le joyeux chant de Noël : ‘’O Christmas Tree’’. Sifflotant innocemment sur cet air, notre cher maraudeur ramassa le premier étudiant qu’il rencontra et se dirigea vers le jeu du directeur. Devinez ce qu’il a prévu de faire en bonhomme de neige… Oui! Vous l’avez! Un troll! Lily, si tu n’as pas encore trouvé de qui provenait tes petits trolls, je crois que ça devrait te donner un indice…

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Dernière édition par James Potter le Mar 3 Jan - 19:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Mar 3 Jan - 18:39

Artémis était en retard.


Enfin pas vraiment... elle s'était plutôt décidée de participer au bal trop tard. Elle n'avait pas de cavalier, ce qui n'était guère surprenant vu qu'elle n'en voulait pas. Mais trouvant cela dommage de perdre une soirée pouvant être amusante, elle s'était décidée de s'y présentée. Seule. Sans doute que les élèves déjà présents ne feraient pas attention à elle, et elle ne tomberait pas comme une cheveu dans la soupe.
Une tenue correcte était exigée, ce qui était tout à fait naturel à une soirée. Il lui fallait donc une robe. Elle en avait quelques unes bien sûr, mais la plupart était destinées à l'été. Elle prit un bustier noir drapé qui lui arrivait après le genoux. Elle ne le mettait jamais bizarrement. Elle l'aimait bien mais le trouvait trop sombre pour l'été et trop court pour l'hiver. Heureuse d'avoir trouvé une occasion pour la mettre, elle l'enfila sans hésiter et prit se schaussures à talons. La jeune française réunit ses cheveux en une complexe coiffure, négligea volontairement le maquillage et sortit de la Salle Commune.

Des couples flirtaient déjà, se bécotant sans gêne apparente. Artémis décida de ne pas leur faire un sermon sur la bonne conduite en société et sur le respect des célibataires qui n'avaient pas besoin d'assister à un tel spectacle. Elle fit juste de plus grandes enjambées, pour pénétrer plus vite dans la Grande Salle.
Elle était déjà bondée. Des danseurs se trémoussaient en rythme sur une patinoire en plein milieu de la Salle, sans pour autant tomber, ce qui était étonnant. Elle avait évité les valses et autres danses rapprochées. Elle les détestait ces danses où les gens en profitaient pour se coller l'un à l'autre. Elle ne les avaient jamais essayées pour la peine. Heureusement, les chansons qui passaient désormais bougeaient beaucoup plus et donnaient même à Artémis l'envie de bouger.

On ne fit pas grandement attention à elle lors de son arrivée, ce qui était déjà bien. La Salle avait quand même la classe et méritait le détour. Rien que pour ça Artémis ne regrettait pas d'être venue. Les flocons qui tombaient du plafond en tourbillonnant mais qui n'atteignaient jamais le sol, les immenses sapins décorés, les statues de glace qui ne fondaient pas, les fontaines de boissons,... Sublime.
Elle contempla encore un petit temps les merveilles de décoration avant de se demander ce qu'elle allait bien pouvoir faire désormais. Elle n'avait pas assez soif pour boire, ni...

Soudain, il y eut une effervescence dans un coin de la Salle. Intriguée, et contente d'avoir trouvé un truc à faire pour ne pas faire trop cruche debout en plein milieu de tout, elle s'avança. Le directeur lui avait apporté un remède à son ennui. Il ouvrit, enthousiaste comme jamais, un grand jeu de création de Bonhomme de Neige magique par binôme.
Un grand garçon l'attrapa par le bras sans qu'elle puisse réagir. Elle avait déjà vu sa tête quelque part. Oui, ça lui revenait. C'était encore un de ces types hyper séducteurs qui harcelaient les femmes en devenir. Elle voulut lui demander ce qu'il faisait.

<<< - Et toi là! Tu fais quoi...? >>

Elle s'arrêta et soupira. Un sortilège drôlissime qui l'a faisait chanter sur le rythme de O Christmas Tree, hahaha... Elle sortit sa propre baguette et, d'un mouvement, tenta de chasser la brume qui faisait chanter. En vain. Elle n'avait aucune idée de sortilèges à lancer. Tant pis.

<< - Drôle est celui qui a fait ça. Je pense que c'est toi... >>

Phrases débiles. Putain de rimes. Elle regarda certains groupes se former pour le concours de bonhomme de neige. Elle était tentée de le faire, mais avec qui? Elle regarda l'élève qui l'avait attrapée.

<< - Bon, tu attends quoi de moi? Tu veux qu'on fasse ça? >>

Pensant qu'il était fort peu probable que l'inconnu veuille cueillir des radis, elle se douta qu'il voulait faire un bonhomme de neige. Pourquoi avec elle? Elle n'en avait aucune idée. Peut-être qu'il l'avait prise par hasard...
Sa baguette toujours en main, elle fit tourbillonner distraitement la neige tout en cherchant une idée de bonhomme original, mais ne dissipant pas pour un sou la brume. C'était du lourd, ce sort.

<< - Tu as une idée? Faisons dans l'originalité, si l'on veut gagner. Le bonhomme doit être une femme, c'est obligé. >>

Elle en avait vraiment marre de ces rimes. Elle ne se présentait pas car elle ne trouvait rien qui rimait avec Artémis et en rapport avec ce qu'elle voulait dire.
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Mer 4 Jan - 16:51

Kaylee avait eu l'air d'apprécier le cadeau d'Adonis. Le bracelet assorti d'une belle Rose lui avait plaisir, et il en était content. Ça lui avait prit du temps, de la rendre absolument parfaite, exactement comment il voulait qu'elle soit. Oh c'est vrai, ça ne lui avait pas vraiment déplu de passer deux petites heures à lancer des sortilèges et différentes métamorphose sur une fleur, et puis, ça lui avait permis de s'exercer dans ses matières favorites pour ne pas qu'il perde la main. A Poudlard, il avait choisi l'option Rune, Sortilège, Métamorphose, et il adorait ça. Les heures supplémentaires dans ces matières ne le dérangeait aucunement, il était même pressé d'y être. Il s'était révélé très doué dans ces trois matières dès sa première année, et quand on lui avait demandé de choisir un ''voie'', il n'avait pas hésité, pas une seule seconde. On disait que les anglais étaient des sorciers très doués. C'était sûrement vrai, mais sans se vanter (vous connaissez Ado', il ne se vante jamais !), en tous cas dans ses matières là, Adonis Leroy n'avait aucun problème à dire qu'il était meilleur que les Rosebeef ! Non sans rire ! Les cours de Sortilèges étaient simplissimes, et ne parlez même pas de la Métamorphose ! MacGonagall était peut-être une déesse plus très jeune de la méta et Animagi déclaré, son cours n'était pas brillant ! Pour ne pas trop accabler ces pauvres anglais, Adonis se persuadait que si c'était comme ça, s'était parce que lui avait 3h de cours en plus dans ces matières depuis sa 4ème année, alors. Et dans des matières classiques comme les Potions par exemple, il avait un bon niveau. Enfin tout ça pour dire que il était content que le fruit -ou plutôt la fleur- de son travail plaise à sa cavalière.

Sa cavalière, qui soit dit en passant, était divine. Kaylee était une jeune femme assez décontractée, qui se fichait pas mal de la manière dont on la regardait et on parlait d'elle. L'inverse d'Adonis n'est ce pas ? Certes, mais ça ne l'a jamais dérangé ! Quoi qu'il en soit, il fut agréablement surpris de voir Kaylee dans cette magnifique et élégante robe noire. Ça ne l'aurait pas dérangé de l'avoir à son bras en jean, mais c'était toujours plus agréable et puis il se serait senti un peu tâche à côté dans son costume 3 pièces... Quand ils descendirent à la grande Salle, une effusion de couleur se présenta à eux. Des robes, des costumes bleus, rouges, verts, blanc, tout, tout était là, autour de lui. Et puis la salle magnifiquement décorée rajoutait encore à ce sentiment d'éblouissement. Tout brillait, scintillait. Une fois sur la piste, Adonis pu voir tout le monde, tous les couples. Et puis ceux qui sont seuls. Il adresse un clin d'oeil à sa Sacha. Il envoya à ce moment un message télépathique à tous les garçons de la Salle, persuadé qu'ils le recevrait, disant : « Allez tous danser avec ma Sachatouille ! ». Puis il vit Mary McDonald, avec un mec mille fois plus grand qu'elle. On aurait dit un géant avec une lilliputienne, c'était assez drôle. Il lui adressa un clin d'oeil ironique, tandis que Kaylee montait à son tour sur la piste. Il se reconcentra sur elle, et fit un tour sur lui même, pour voir si il avait toujours la même aisance que la dernière fois qu'il en avait fait, à 14-15 ans. C'était presque ça ! Loin derrière sa partenaire, il y avait Dirk Cresswell, son partenaire de malchance nocturne, assis sur un banc, une coupe de Champagne à la main. Il fixait quelqu'un dans la foule. Lorsqu'il suivit le regard, il tomba sur le couple étrange, Mary et son grand garçon. Alors comme ça elle plaisait à Dirk … L'érudit et la Madame-je-sais-tout ! Mais quel couple parfait feraient-ils ! Il y avait pas loin d'eux Ivana Adzovic et Dimitri, le garçon qu'il avait rencontré aux Trois Balais. Quelle chance il avait de se retrouver aux bras de la Serbe ! En passant un nouveau regard panoramique autour de la Salle, ses yeux s'attachèrent à la maigre silhouette de Lula. Une longue robe blanche. Une peau grise. Un vrai fantôme. Il ne se détacha, fasciné, de cette silhouette que quand il se rendit compte que sa Kaylee trébuchait. Il leva les yeux, un regard noir accroché à ses prunelles, on ne fait pas ça à sa cavalière, et croisa ceux de Gaël Dunkan. Malgré la nuit qu'ils avaient passé ensemble, le regard ne quitta pas ses yeux, et se renforca même quand elle dit :

« Oh, navré ! Je suis maladroite. J’espère que je ne t’ai pas fait mal au moins.»

Tu parles. Son regard disait exactement le contraire de ce qu'elle disait, et Adonis n'aimait pas cela. Et en même temps, outre le fait qu'il avait bousculé Kaylee, il était persuadé qu'elle aurait préféré le retrouver seul. Pas en aussi bonne compagnie. Quand elle parti, toujours divine certes, en leur souhaitant une « Bonne soirée les tourtereaux », Kaylee lui fit :

« Alors c'est ça, la fameuse Gaël Dunkan ? Je m'attendais à mieux... Les rumeurs qui court sur son petit ami ne m'étonne pas, en la voyant... »

Elle avait parlé fort, de manière à ce que Gaël l'entende, et ça fit beaucoup rire Adonis. Il lui fit :

« Elle est jalouse de ta sexytude de ce soir ma Kay ! »

Le jour où Kaylee Fairchild gardera sa langue dans sa poche n'était pas encore arrivé ! Elle attrapa ensuite Adonis, et fit :

« Aller, montre un peu comment tu te débrouilles, monsieur le future pro de la valse en patin ! »

Il l'a prit au mot : une seconde plus tard, ils avaient les mains droites jointes, et la gauche d'Adonis posée sur le dos de sa partenaire, tandis que celle de sa partenaire était posée sur l'épaule du garçon. Il se mouvaient plutôt correctement sur cet air, à vrai dire ! Enfin ça ne ressemblait pas vraiment à de la Valse, et ils arrêtèrent bien vite, ce contentant de danser, tourbillonner et papillonner sur la piste. Il était heureux d'être là, avec sa Kaylee à lui, sa sex-firend parfaite. Mais, la danse s'arrêta bien vite, un peu trop rapidement même à son goût. Le grand, l'honorable Professeur Dumbledore prit la parole : Il voulait que, par paire, les élèves crééent un bonhomme de neige parfait, et proposa deux formules magiques. Pff. Pour le bas de gamme. Le visage du français s'éclaira. Des milliers d'idées fourmillaient dans sa tête. Tout le monde se pressa vers la neige. Adonis regarda sa partenaire :

« On va se chercher une coupe et on s'expose nos idées ? J'ai une de ces soifs ! »

La musique changea. Tout le monde se mit à chanter, Adonis entraîna sa Kaylee, vers le buffet à fond les patins. Il chantait lui aussi, « Can you dance like an hypogriff ? Nanana nanana nanana ... ». Arrivés sur le sol, il se débarrassèrent des lames acérées qu'il avait en dessous des chaussures, et un sortilège plus tard, elles étaient désormais antidérapantes.

« Me vient une idée de génie. On ne fait pas un bonhomme, mais deux. Un masculin, un féminin. Il agit un peu comme un épouvantard. On a apprit à le faire l'année dernière, vaguement en tous cas, mais je crois me souvenir des formules. Il patineront sur la piste, et à chaque fois qu'ils croiseront un couple qui les regardera un peu trop fixement, il prendra leur apparence, façon grotesque. Par exemple, tu vois le couple là bas ? Il montrait du doigt Mary et son cavalier, les pointant sans aucune gêne, tout en donnant une coupe d'alcool français à sa partenaire : Et bien dès que le bonhomme les croisera, la fille deviendra aussi grande qu'une lilliputienne, et le garçon sera aussi grand que Gulliver. Tu vois le genre ? »

Pas très loin de lui, il y avait Artémis Swann, sa chère et tendre. Enfin. Celle qui serait bientôt sa chère et tendre. Elle semblait travailler avec un garçon, et il se retint de pouffer en voyant l'identité de la personne. James Potter ? Et bien, elle visait haut pour la défloraison … Le regard des deux français se croisèrent. Il lui fit un clin d'oeil grotesque, avant de reporter son attention sur Kaylee, et il finit d'un trait sa coupe :

« Mais enfin … Si tu as des idées poulette, je suis ouvert à toutes sortes de propositions ! »

______________________
Georgiado
« They didn’t agree on much. In fact, they didn’t agree on anything. They fought all the time and challenged each other ever day. But despite their differences, they had one important thing in common. They were crazy about each other. »


Dernière édition par Adonis Leroy le Mer 22 Fév - 12:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Mer 18 Jan - 14:40

Citation :
Frérot.

Tu dois y aller, parole d'Elsa. Je ne te laisse pas le choix, et je saurai si tu me mens ! Je veux que tu y ailles à ce bal ! Si ce n'est pas pour toi que tu le fais, fais le pour moi. Et envoie une photo. Que je puisse l'accrocher au dessus de mon lit pourrave d'Université de Nottingham et que je puisse montrer à tout le campus comment mon petit frère a trop la classe, et comment il est heureux dans son pensionnat mysticus ! Tu verras, oh oui, tu vas être heureux à danser, boire du Champagne et être bien habillé ! C'est génial les fêtes ! Et puis, choisis-toi une bonne et belle cavalière, avec qui tu t'entends bien, ne fait pas ça au hasard ! Tu ne voudrais pas passer 4 heures assis sur une chaise, crois-en ta bonne vieille soeur qui a de l'expérience !
Avec ceci je te joins un costume que je t'ai acheté, tu as interêt à le mettre ! Il ira parfaitement avec tes yeux, t'inquiète pas ! Un peu compliqué, mais très élégant ! Et met tes chaussures italiennes noires que papa t'a acheté l'année dernière !

Allez, s'il te plaît frérot, pour moi, ta soeur qui t'aime plus que touuuuuuut !

Baci, Natanele e io

Sa soeur avait le don de le convaincre. A cause d'elle, ou grâce à elle plutôt, il était forcé d'aller au Bal de Noël, d'apprendre à danser la valse, de se trouver une cavalière et de porter un costume. Pas trop mal d'ailleurs, celui qu'elle lui avait choisit ! Quelque chose que le jeune italien n'aurait jamais mis ni même regardé, mais élégant quand même. Parfois, Gabriel se disait que sa soeur dictait trop sa vie. Après, il se disait que sans elle, il ne serait rien de plus qu'un escargot au fond de sa coquille, et qu'elle faisait bien aussi excentrique qu'elle l'était, de le bouger un peu. Elsa ne tenait pas sur place, changeait d'avis tout le temps, marchait vite et parlait fort. La seule chose constante et posée dans sa vie, c'était Nathanaël, son amoureux, son chéri, l'amour de sa vie. Elle l'avait rencontré en rentrant à l'Université de médecine la plus prestigieuse du Royaume Uni, Nottigham. Tous deux voulaient devenir chirurgiens, c'était leur passion, leur vie, et ils s'aimaient comme des fous. Tant mieux pour eux, un peu de stabilité et beaucoup d'amour.

En fait, après y avoir pensé pendant 3 heures non-stop, Gabriel avait presque oublié cette histoire de bal, et tout lui était remonté quand il s'était retrouvé sur le canapé avec sa meilleure amie. Elle parlait, et lui pensait. Bim. C'était sortit tout seul.

« Merci, tu sais que le costume ça te va bien ? Tu vas faire des jalouses ou jaloux, qui sait ! »

Ce furent les mots de Mary quand elle aperçut son cavalier. En réponse, il lui fit un grand sourire soulagé, en remercia intérieurement sa soeur pour le costume, et murmura un « Merci » timide. Il descendirent les 7 étages et des regards toujours plus étonnés se posaient sur eux. Il s'en fichait comme de la couleur des culottes de Merlin. Il était au bras de son amie, de sa meilleure amie même, qui était divine, et ça lui suffisait amplement pour ne pas se soucier du regard des autres.

Quand ils rentrèrent dans la salle, le visage du garçon s'éclaira comme jamais. En bon russe qu'il était, rien n'aurait pu être mieux que faire du patin au Bal de Noël ! La Valse n'était peut-être pas son fort, mais il n'avait aucun problème avec la danse sur la glace ! Le sourire de Mary était bien plus crispé, mais Gabriel se promit qu'il le changerait vite en éclats de rire. Il jeta un regard panoramique sur la Salle. C'était étrange comme tout le monde semblait beau et de bonne humeur, même Rabastan Lestrange, qui n'avait pas les lèvres aussi pincées que d'habitude. Il n'était pas accompagné d'ailleurs, ce qui l'étonnait un peu. Peut-être n'était-ce que provisoire, et que Gaël Dunkan le rejoindrai plus tard. En tous les cas, nos deux cavaliers grimpèrent sur la glace, et Mary s'agrippait au garçon :

« Tu ne me lâches pas, hein ? Enfin .. pas tout de suite s'il te plait. »

Gabriel lui sourit, serra plus fort sa main et dit :

« T'en fait pas, fais moi confiance, tu ne tomberas pas, ou en tous cas pas quand je serai près de toi ! »

Gabriel avait prononcé des mots similaires quelques semaine avant le Bal. A Dirk Cresswell, son … Ami. Son ami qui l'avait embrassé sur la bouche sans demander son reste, juste après lui avoir balancé du gravier à la figure. Gabriel lui avait dit de lui faire confiance, qu'il ne tomberait pas du balais sur lequel il était juché, et pourtant, il était tombé, et pas à moitié. Deux fois en plus. La première, sur le sol, Gabriel en avait eu les larmes aux yeux de peur. La seconde, dans le Lac Noir. L'italien avait eu le malheur de rire, de se moquer gentiment de l'équilibre précoce du Serdaigle, et il avait eu droit à des larmes, de la rage, de la colère, des cailloux sur le visage, et un baiser. Son premier baiser, ç'avait été un petit homme qui le lui avait donné. Bizarrement, Gabriel ne lui en voulait pas. En fait, ça avait été plutôt … Agréable. Mais il ne l'avait dit à personne, pas à Mary, pas à Elsa, à personne. Enfin. Si. Il avait eu le malheur de le dire à James Potter et Sirius Black. Quelle bêtise. Entre leurs mains, son secret allait vite être révélé. Alors qu'il pensait à cela, les bras de Mary toujours accorchés autour de son coup, il vit Dirk justement. Il lui faisait de discret signes de la main. Gabriel paniqua. Il n'était pas prêt à le voir. Il prit alors vite la main de Mary, et l'attira vers l'autre bout de la patinoire, défit ses patins, puis ceux de sa cavalière, et l'attira sans un mot au buffet. Il lui servit une coupe, et regarda à nouveau dans la direction du préfet. Il ne le voyait plus. A son tour, il se servit du Champagne, et écouta la lente voix de son Directeur parler. Elle l'apaisait.

Plus calme, il réfléchit à la proposition de jeu. Une musique beaucoup plus Rock s'éleva dans les airs, et regrettant son emportement, il reprit la main de la Lionne, et ils remontèrent sur la ''piste''. Il dansèrent presque en rythme sur la chanson, et Gabriel souriait à nouveau. Il faisait tourbillonner sa cavalière le sourire aux lèvres. Elle s'en sortait bien, très bien même ! La musique s'arrêta, et une brume fit rapidement le tour de la salle. Quand il l'inhala, il ressentit des petits picotements dans ses narines, et la musique changea : Ils passèrent de Do the Hyppogriff à O Christmas Tree. Etrange. Il calma alors la cadence, et dit, ou plutôt voulu dire :

« Alors, notre bonhomme, qu'est ce qu'on fait ? »

Mais les mots qui sortirent de sa bouche ne furent pas du tout ceux-là, mais plutôt :

« Que voudrais tu, Mary, comme bonhomme riquiqui ? »

Etonné, il plaqua sa main droit contre se lèvres, et réessaya de parler :

« Je me disais qu'un bonhomme de la taille d'une cacahuète, qui patinerait entre les gens, Marynette, et faisait des petites bêtises, serait pas mal, si tu veux que je te dise ! »

Gabriel ouvrit grand ses yeux. Des choses étranges se produisaient ...
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Mer 18 Jan - 17:19

    A peine avais-je quitté la piste de danse reconvertie en patinoire pour l’occasion, que j’entendis la réaction venimeuse de la fameuse cavalière de Leroy. Je ne stoppai pas le moindre de mes gestes, me contentai de faire un sourire satisfait. Peu importait les paroles qu’elle avait proféré, j’avais réussi à susciter en elle de la contrariété et c’était tout ce dont j’avais besoin ce soir-là. J’avais envie de leur pourrir la vie, tout simplement, sans raison aucune ni rancoeur quelconque à propos de quoique ce soit. Non, j’avais envie, là tout d’un coup. Ce soir j’avais décidé de dépasser mes limites de reine des garces. Cependant, il était évident que je gardais dans un coin de ma tête les mots qu’elle avait osé prononcer. Pas de doute : le lendemain serait cuisant pour elle. Et j’avais l’impression que pour Leroy également. J’eus un sourire amusé en regardant un peu plus loin, vers la table du buffet. J’aurais reconnu son dos musclé entre milles. Rabastan se tenait droit, fier, élégant, dans un costume classique mais qui lui allait parfaitement. Je le regardai des pieds à la tête, appréciatrice, ne cachant nullement mon air satisfait en l’observant. Il était beau, bien plus beau qu’il ne devait sûrement le penser. Mais bien au delà de son aspect physique, il possédait une beauté de caractère tellement subtile... Chacune de ses expressions, de la colère à la passion, en passant par la neutralité était pour moi un vrai délice. Je me délectai de ses réactions, de sa colère, de sa frustration tout comme de sa ruse, mais cela ne m’empêchait pas de m’en méfier pour autant. Oh non, au contraire, elles étaient très dangereuses. La colère le poussait à agir au delà des limites habituelles fixées par les autres. Il avait ses propres limites, il savait où il s’aventurait, comment il y allait, et comment en sortir. Il se connaissait par coeur, comme s’il s’était créé lui-même. Parfaite version de ce qu’il voulait être. Moi, j’étais au contraire assez indécise sur mes propres objectifs, mes envies, et puis mes limites n’étaient pas totalement définies. J’avais du chemin à parcourir, mais j’étais bien décidée à me débarrasser de cette faiblesse ce soir-là. Rabastan avait marqué un point la dernière fois. Je n’avais jamais tué, torturé, ou du moins pas physiquement. J’avais torturé psychologiquement bien des élèves, les forçant à supplier, gémir, se mettre à genoux devant moi pour me demander d’arrêter de m’acharner sur eux, mais c’était bien différent de ce que Rabastan, lui, parlait réellement. Il n’avait aucun mal avec ça, au contraire, il adorait. Mais moi, avais-je un problème avec ça ? En étais-je capable ? Pouvais-je enlever la vie de quelqu’un aussi naturellement et facilement que lui, le faisait ? J ‘étais censée pouvoir le faire, étant donné le chemin que je suivais...Je devais en être capable.

    Alors que j’admirais mon cavalier, il fit s’envoler d’un mouvement habile de baguette quelques petits-fours et une coupe vers moi. Je ne me fis pas prier pour en profiter. Buvant une gorgée, je m’avançai vers le serpentard, avec un sourire espiègle. Je me postai devant lui, et il ne tarda pas à me faire un compliment.

    « Tu es somptueuse » commenta-t-il.

    Je fis un faux sourire reconnaissant.

    « Tu n’as donc rien de nouveau à me dire alors...»
    rétorquai-je, avec la plus grande modestie...

    Orgueilleuse, narcissique ? Quelle idée ! ... Je me mordis la lèvre, mangeai un petit-four et penchai la tête sur le côté en passant mon doigt sur le col de sa chemise, puis sur son torse avec une moue boudeuse.

    « Hm...et dire que je ne profiterais sûrement pas de tout ça cette nuit. Quel dommage...A moins bien sûr que tu ne déclares forfait...» fis-je, en souriant, amusée.

    Je savais que déclarer forfait était hors de question, mais j’aimais le taquiner, comme d’habitude. Puis, constatant qu’il n’avait rien pris à manger, je poursuivis.

    « Tu ne manges rien ? Cette histoire avec la mère de Leroy t’aurait-elle coupé l’appétit ? »


    Je lui fis un large sourire et mordillai mon petit doigt, comme une petite fille prête à faire une bêtise. Un air enfantin placardé sur mon visage qui contrastait avec mes mauvaises intentions. C’était de la provocation évidemment, simplement pour lui dire que j’avais eu vent de la « mésaventure dramatique » de la génitrice d’Adonis. Je me fichais éperdument bien sûr de ce dernier, il ne représentait à présent qu’un joeur capable de ruiner la bonne humeur de mon cavalier à une vitesse déroutante. Cette petite bataille entre moi et Rabastan était pire que les précédents, pourtant ce n’était pas la première fois que nous n’étions pas d’accord, et nos autres «disputes» n’avaient pas été très douces, mais celle-ci était différente des autres. Beaucoup plus amusante !
    Mangeant le dernier petit-four qu’il m’avait donné, je finis mon verre, le posai sur un bord de table et m’approchai de lui. Mon visage à quelques centimètres du sien, je posai mes mains sur son torse, pus petite que lui, certes, mais tout de même plus grande que d’habitude.

    « Tu sais, j’ai longtemps réfléchis à tout ça Rab’. Et je crois sincèrement que cette petite gue-guerre ne nous mènera à rien. Pourquoi ne pas décrété tout de suite que j’ai gagné et partir de ce stupide bal pour officialiser notre réconciliation ? » proposai-je, taquine, avec un moue craquante sur le visage. « Je sais que tu en as envie...» ajoutai-je en faisant négligemment glisser mes doigts le long de sa cravate, les yeux plongés dans les siens.

    Il avait peut-être le monopole de la sournoiserie, mais moi j’avais celui de la manipulation. Et tous jouions de nos instruments respectifs pour faire plier l’autre : en somme, rien de bien surprenant. La nature nous donnait des atouts que nous placions sagement dans nos manches, il ne restait donc plus qu’à s’en servir au bon moment et de la meilleure façon qui soit. Notre conversation fut cependant perturbée par une annonce de Dumbledore. Dans sa longue robe de sorcier aux couleurs grises et argentés, il s’avança sur l’estrade des musiciens, et fit taire les élèves. Je me tournai vers lui, agacée. Qu’allait-il encore débiter comme ânerie ? Nous l’écoutâmes, tous, l’oreille attentive et les réactions ne se firent pas attendre. Certains furent ravis, d’autres pas du tout...pas la peine de vous dire dans quelle catégorie je me plaçais. Un bonhomme de neige ! Et puis quoi encore ! Avait-il trop bu ?! Je jetai un regard à Rabastan, et lui pris sa coupe des mains.

    « J’ai besoin de plus d’alcool » annonçai-je.

    Puis, je voulais le prévenir que j’allais faire un tour vers le buffet des professeurs - tous des alcooliques...- mais tout ce que je réussis à dire c’était...

    « Je pense que je me suis assez remplis la pense, je vais faire un tour dans les alentours »

    Je m’arrêtai soudain, le regardant avec des yeux étonnés. Est-ce que j’avais rêvé ou mes mots rimaient entre eux d’une étrange manière ? Je regardai autour de moi et mes oreilles entendirent des phrases aussi bien rythmés que la mienne. Vraiment étrange, et ça semblait se propager tout comme les airs surpris et catastrophés des autres élèves. Un coup d’oeil rapide me permis de voir que tout le monde était touché. Maudit soit merlin! Nous étions victimes d’un sacré mauvais tour ! Mais lorsque mes yeux glissèrent rapidement vers les portes de la Grande Salle le visage réjoui d’une certaine personne me fit perdre ma bonne humeur.

    « Je crois qu’un petit lionceau niais va finir en cuisse de poulet...» crachai-je entre mes dents.

    James Potter était irrémédiablement, et incontestablement un homme ...mort.
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Sam 21 Jan - 22:40

L'hypothèse germa peu après dans l'esprit du Serdaigle. Son ami ne l'avait pas vu. Du moins, c'est ce qu'il avait pensé sur le coup. Mais si son ami avait fait semblant de ne pas le voir? Après tout, il avait changé de place assez précipitamment. Une pointe glacée s'enfonça profondément dans le coeur du jeune homme, une pointe de mépris. Dire qu'il y a peu, il aurait été prêt à mourir pour lui. Il n'avait plus de scrupules, plus d'amour-propre. Voire d'amour tout court.
C'est ce qu'il souhaitait du moins, mais les mécaniques du coeur sont étranges. Comment être sûr d'avoir fait une croix indélébile sur ses sentiments? Il y avait plus ou moins une marge d'erreur de 100% ...

Combien de verres avait-il bu? Il n'avait pas compté. Il tenait très bien l'alcool cependant, heureusement pour lui. Et puis, il ne buvait pas ses verres les uns à la suite des autres sans pause entre chaque verre, sans les vider d'un trait. Il variait aussi le contenu de ses boissons, faisant un tour du monde des alcools et autres liqueurs, goûtant parfois des jus de fruits aux ingrédients méconnus, afin de souffler un peu dans sa course inconsciente vers l'ébriété.
Oui, inconsciente. Il buvait presque mécaniquement. Il buvait pour oublier. Pour oublier une terrible déception amoureuse.

Il y a des gens qui nous plaisent dès qu'on les voit. Ce sont les coups de foudre. Puis il y a ces gens que l'on connaissait déjà, amis ou ennemis puis on les aime. Ce sont les coups de foudre à retardement, dans un langage un peu plus girly, utilisé dans les confidences féminines. Comment ce fait-ce que Dirk connaissait ce dialecte? Bonne question.
Dans quelle catégorie classer Gabriel? Dirk l'avait apprécié sans même le connaitre, mais de là à l'aimer du premier regard...Il n'en savait rien. Il ignorait même le moment à partir du quel il était tombé sous son charme.
Mais après tout, cela ne l'intéressait plus.

Le tube "Can you danse like an hypogriff" des Bizarr'Sisters prit fin. Il y eut du mouvement, une sorte d'effervescence enjouée, autour du directeur. Un jeu en binôme pour construire des bonhommes de neige ensorcelés. Dirk haussa les épaules. Cette activité l'enfonça dans sa solitude. Il entendait les gens autour de lui chanter en parlant, sur le rythme de "O Christmas Tree". Une mode? Un sortilège? Il n'en savait rien.
Il s'appuya à une colonne et regarda les pauvres petits sorciers pseudo-créatifs se casser la tête pour trouver une idée pouvant les faire gagner. Certains avaient l'air sûrs d'eux, d'autres nageaient dans la semoule.
Il vit de nouveau Mary et son cavalier. Son coeur se serra. Il changea cette fois-ci de place avant que son...ami ne lui inflige de nouveau cette honte.

Désormais, dès qu'il voyait sa tête, il avait presque envie de se venger, encore. Il avait cette soif insatiable de vengeance, alors que la cause de sa colère était minime. Mais les cailloux avaient suffis, il ne voulait pas le blesser gravement. Et puis, un préfet kamikaze, c'est mal vu. Dirk n'était pas un mauvais garçon qui aimait voir le sang d'autrui couler. Alors celui de Gabriel...

Il ne l'oublierait donc jamais?! Sans doute n'était-il pas l'homme de sa vie, même s'il était impossible de savoir ça à l'avance, il devait donc être possible de le zapper. Mais sans cesse le voir n'arrangeait pas les choses. Il s'éloigna, mais des élèves surexcités le bousculaient dans tous les sens. Il dû se résoudre à faire un autre tour, en passant à quelques centimètres de Gabriel.
Bof.
En temps normal, il aurait volontiers passé à côté pour une raison X ou Y. Mais là, ce n'était pas dans ses envies.
Il trancha la foule comme une moissonneuse batteuse. Il s'en sortit avec des coups dans la figure. Tout ça pour ça.

La mentalité humaine est une chose impénétrable. Pourquoi se donner tant de peine pour réaliser quelque chose d'inutile?

Dirk souffla. L'alcool lui donnait des pensées philosophiques. Ce n'était pas une mauvaise chose, il en oubliait ainsi son ennui, il débattait sur des sujets, tout seul, dans sa tête. En buvant. Récapitulons: Un préfet kamikaze est mal vu. Et un préfet ivre?
S'il était en état d'ébriété important, Dirk irait sensibiliser le directeur sur le danger de la boisson, en extrapolant bien entendu. Il se voyait déjà prononcer, solennel:
"L'alcool proposé en grande quantité à des élèves mineurs est une source de problèmes, de tentation...d'abus. En buvant jusqu'à être dans l'état d'ébriété d'hier soir, j'ai voulu faire un geste fort, pour voir montrer les dangers! Certes, il y a des jus de fruits et autres softs, mais il y a trop de cette drogue liquide légale, appelée Alcool, à disposition des élèves, qui n'ont qu'à tendre la main pour obtenir l'élixir tant désiré..."

C'était déjà un bon début. Pour le reste, il improviserait.

*Oh, du cidre! C'est bon ça.*

Et un verre de plus.
Un peu plus fêlé, décoincé, le jeune Serdaigle ressentait ses émotions à la force 5x plus fortes. Et une idée germa dans son esprit. Il se leva, décidé, abandonna son verre remplit à moitié et, d'une marche exprimant sa confiance en soi, il se dirigea vers le jeu de Dumbledore. Il vit James Potter, accompagné d'une jeune femme, qu'il ignora complètement. James Potter était un ami de Gabriel et sans doute était-il au courant du baiser, Gabriel n'ayant sans doute pas pu garder ça pour lui. Il lui tapota l'épaule et lui murmura à l'oreille, au rythme de "O Christmas Tree" (ah! il avait la réponse à sa question, c'était bel et bien un sortilège!):

<< - Je peux te demander un service? En échange, je ne dirai pas que c'est toi qui a lancé ce maléfice. >>

Pourquoi donc commencer par du chantage? Pour mettre tous les atouts dans son jeu, sans doute.

<< - C'est simple, je veux chanter...mais je n'ose pas me lancer. Peux-tu m'aider? Et j'ai envie d'être remarqué. >>

Heureusement pour lui, le jeu n'avait pas commencé. Ca laissait une marge de temps intéressante pour se préparer.
Il espérait que James ne se moquerait pas de lui. Au fond, il ignorait pourquoi il avait fait appel à lui en particulier mais il sentait qu'il ne regretterait pas ce choix.

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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Dim 29 Jan - 1:40

Elle était en retard, elle le savait. Et ça lui donnait encore moins envie de pénétrer dans la salle. Cela faisait des semaines que l'école n'attendait que ça et ne parlait que de ça. Tous les directeurs de maison avaient fait pression sur leurs élèves pour qu'ils mettent leur maison à l'honneur, toutes les élèves avaient cherchaient avec angoisse la tenue idéale pour sortir du lot, tandis que leurs acolytes masculins avaient passé des jours à chercher la cavalière qui les accompagnerait. Oui, le bal de Noël était sur toutes les lèvres depuis des semaines, sauf sur celles de Dana. En fait, elle avait du mal à croire qu'elle passerait son premier Noël loin d'Édimbourg. Depuis qu'elle était enfant, Noël était une fête sacrée, la période de l'année durant laquelle son père la choyait plus que d'accoutumée. C'était d'autant plus vrai depuis qu'elle était à Poudlard, puisqu'ils ne se voyaient qu'à ce moment là. Mais cette année ils devraient attendre les vacances d'été. Elle avait du mal à se l'avouer, mais son père, son frère et Susan lui manquaient horriblement ce soir et elle n'avait pas vraiment envie de s'amuser. Et depuis que l'annonce de cet événement avait été faite, elle avait décrété qu'elle n'irait pas.

La superbe robe que lui avait envoyé sa belle-mère n'y avait rien fait, tout comme l'entrain de ses amis à l'approche de la fête. Elle avait même refusé la demande d'un sixième année de Serdaigle qui lui avait proposé de l'accompagner. Oui, Dana avait tout prévu pour ne pas se rendre au bal et pourtant elle était là, bêtement planté en haut des escaliers qui menaient à la Grande Salle. Elle avait tout prévu, sauf la grande force de persuasion de ses camarades de dortoir. Les autres filles de cinquième année l'avaient prise au piège et avaient insisté pour qu'elle s'habille. Dana avait protesté, alors elles s'en étaient chargées elles-même. Elles s'étaient ensuite affairées à la coiffer et à la maquiller. L'adolescente avait bien essayé de protester, mais rien à faire, elles avaient bien préparé leur coup. Elle était donc là, déguisée en petite poupée, à ne savoir que faire. Les autres l'avaient précédée dans la salle de bal, elle pouvait donc retourner dans la salle commune comme si de rien n'était. Mais elle savait qu'elle n'aurait alors droit qu'à quelques minutes de répit seulement. Autant, affronter dès maintenant cette soirée qui ne l'enchantait pas.

Elle était vraiment en retard, tout le monde devait déjà être en train de s'amuser. Deux scenarii se présentaient alors à elle; soit elle entrait et attirait tous les regards vers elle. N'ayant pas de cavalier et trouvant son maquillage légèrement "too much", elle préfèrerait éviter. Soit personne n'allait faire attention à elle et elle devrait se débrouiller seule pour s'intégrer dans un groupe. Ça, elle pouvait le faire, mais elle sentait que tout le monde allait lui demander pourquoi elle n'était pas descendue plus tôt, et elle n'avait vraiment pas envie d'en parler. Inutile de tergiverser pendant des heures, Dana devait se décider rapidement. Elle entra alors dans la Grande Salle avec toute la discrétion dont elle était capable (ce qui n'était pas chose simple lorsqu'on arborait une tignasse flamboyante) et ne put s'empêcher de marquer un temps d'arrêt devant la splendeur des lieux. La décoration avait été faite une fois de plus avec goût, c'était comme si l'hiver avait pris possession du château durant la nuit, l'endroit dégageait une atmosphère presque féerique que Dana appréciait beaucoup.

Elle remarqua qu'une patinoire avait été aménagée en piste de danse, ce qui ne manqua pas de la faire sourire. C'était une drôle d'idée, comme Dumbledore en avait souvent. Plus loin, des étudiants s'affairaient à mettre sur pied ce qui semblait être des bonhommes de neige. Elle n'eut aucun mal à reconnaître Adonis en compagnie de sa cavalière. Elle aurait pu aller le saluer, mais elle ne voulait pas le déranger en si bonne compagnie. Et puis, ils n'avaient beau se connaître que depuis trois mois, il semblait pourtant prendre son bien-être très à cœur, et elle avait peur qu'il ne remarque que quelque chose n'allait pas. Plus loin, son ami et acolyte de Serdaigle, Dirk Cresswell semblait en grande conversation avec...James Potter ?! Que pouvaient-ils bien se raconter ? Ce n'était pas vraiment son problème, mais elle était trop curieuse pour prendre cette vérité en considération. Même si son ami semblait étrange avec elle ces derniers temps, elle se disait que la magie de Noël lui permettrait sûrement de réparer ça.

Elle commença donc à avancer vers les garçons quand soudain, quelqu'un l'accosta.

« Dana ? Je croyais que tu ne venais pas ? Tu m'as menti n'est-ce pas ? »

Le sixième année dont elle avait refusé l'invitation ! Et qui parlait d'une manière très étrange, comme s'il...chantait ! La jeune fille leva les yeux vers lui, ne sachant que dire pour se rattraper.

« Non, non pas du tout, tu es fou ! C'est juste qu'on m'a forcée, sinon dans cette salle je n'aurais pas mis les pieds ! »

Voilà qu'elle aussi se mettait à chanter et à faire des rimes stupides ! Elle se pinça les lèvres dans l'espoir qu'aucun autre son ne s'en échappe, adressa un petit sourire d'excuse au Serdaigle qui aurait pu être son cavalier.

« Je t'assure que si j'avais su que je venais, j'aurais été ravie de t'avoir pour cavalier. »

Elle devait vraiment arrêter de parler ! Dites comme ça, cette phrase avait tout l'air d'un numéro de séduction, ce qu'elle ne voulait surtout pas ! Elle esquissa un nouveau sourire avant de s'éclipser. Cette soirée à laquelle elle ne voulait pas assister commençait déjà de façon très étrange...
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Dim 5 Fév - 23:18

Bizarrement les paroles de Gabriel ne la rassurèrent pas entièrement, certes il lui promettait de ne pas la laisser tomber tant qu'il serait ensemble. Mais … si jamais elle se retrouvait seule, arriverait-elle à avancer, ou plutôt patiner, sans tomber ? C'était l'une de ses craintes, se ridiculiser devant toute cette foule, et elle en était certaine quelques élèves ne manquerait pas de lui rappeler les faits durant des semaines. Cependant, décidée à rester à sur ses pieds Mary passa ses bras autour du coup de son meilleur ami. Elle constata, ravie, qu'elle tenait en équilibre. Un bon début.

Alors qu'elle allait lui demander s'ils pouvaient tenter de bouger un peu, histoire de voir si elle tenait réellement sur ses patins, Gabriel l’entraîna hors de la piste. Elle faillit tomber, mais se rattrapa. Lorsqu'il s'arrêta au buffet, elle l'observa. Il était étrangement tendu … comme si quelque chose le préoccupait. Mary fronça les sourcils, qu'arrivait-il à son ami ? Des ennuis avec un élève ? Il ne lui en avait pas parlé … à vrai dire, elle n'était même pas certaine qu'il en ait. Tant mieux pour lui en un sens. Tandis qu'elle réfléchissait à ce qui avait pu le pousser à se réfugier ici, Gabriel lui glissa une coupe de champagne dans la main.

-Tu avais donc si soif que ça ? L'interrogea-t-elle, cette question avait bien sûr pour objectif de connaître la raison pour laquelle ils avaient quitté la patinoire si vite.

Dumbledore choisit ce moment pour intervenir … à coup sûr, son cavalier esquiverait la question et se prêterait immédiatement au jeu que le directeur proposait. Et comme pour confirmer ses pensées, la musique changea. Celle-ci était plus rapide que celle sur laquelle ils avaient fait leur entrée. La réaction du Rouge & Or ne se fit pas attendre, il la prit par la main et la mena jusqu'à la piste. A nouveau en patin, Mary eu la surprise de voir qu'elle retrouvait peu à peu ses moyens. Ses pieds se plaçaient correctement, sans trop d'hésitation, finalement peut être arriverait-elle à danser !

Gabriel se révéla être un excellent danseur, il cachait bien son jeu ! La musique, bien qu'elle eût un rythme soutenu, semblait convenir à merveille aux élèves. Mary gagnait doucement en assurance, il parvint même à la faire tourbillonner à plusieurs reprises, ce qui ne manqua pas de la faire sourire. Alors que la demoiselle semblait réellement reprendre contact avec la glace, la musique changea. Un tout autre genre résonna dans la salle … tous ralentir le rythme. Mais ce fut ce qui se produisit ensuite qui l'étonna encore plus !

«  Que voudrais tu, Mary, comme bonhomme riquiqui ? » furent les paroles de son ami. Elle cru tout d'abord à une plaisanterie de sa part, mais sa réaction lui fit comprendre que ce n'était pas le cas. La suite ne lui plu pas davantage …. « Je me disais qu'un bonhomme de la taille d'une cacahuète, qui patinerait entre les gens, Marynette, et faisait des petites bêtises, serait pas mal, si tu veux que je te dise ! » Marynette … il savait qu'elle n'aimait pas ce surnom, qu'il lui avait trouvé un soir dans la salle commune. Pourtant, il lui arrivait encore de l'utiliser de temps à autres.

-Je ne suis absolument pas contre, à condition que ce bonhomme porte une montre ! Mais arrête de m'appeler Marynette, j'ai l'impression de ressembler à une vieille chouette.

Non, non et non ! Ça n'était pas ce qu'elle voulait dire ! Tout cela n'était pas normal .. pas normal du tout ! Heureusement, elle se rendit compte qu'ils n'étaient pas les seuls à dire des choses étranges. Elle se tourna vers le couple à leur droite, visiblement la jeune fille n'avait pas dû apprécier les rimes de son compagnon …

-Crois-tu, turlututu, que nous parlerons ainsi, jusqu'au bout de la nuit ?

Ridicule …. Mary se sentait ridicule bien qu'elle ne fut pas seule à sortit des phrases sans queues ni têtes. Allait-elle devoir parler ainsi toute la soirée ? Elle espérait que non, faire des rimes n'étais pas ce qu'elle préférait, surtout quand celles-ci étaient aussi pathétiques.


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Mary McDonald
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Lun 13 Fév - 23:43

    - Le petit peuple t'importune ? lui demanda-t-il, un léger sourire flottant sur le visage.

    Délicieux Dimitri. Ivana se retourna, dans un froufrou doux. Il était beau, comme toujours. Son costume simple mais élégant lui allait à merveille. D'un seul regard, on pouvait deviner son rang. Elle s'approcha de lui, languide. Ses cheveux roulèrent dans son dos et ses yeux papillonnèrent, ravis.

    - La plèbe m'importune toujours, Dimitri. A part me servir, je n'arrive pas à leur trouver une quelconque utilité...

    Son ton était méprisant. Ses lèvres esquissèrent un petit sourire prétentieux. Dimitri lui tendit son bras, qu'elle prit avec grâce. C'était vraiment une bonne idée de le prendre comme cavalier. Ils entrèrent tous les deux dans la Grande Salle. Les regards qu'on posait sur eux étaient envieux et la Serbe se félicita encore une fois. Ils formaient un très beau couple. Ils se mettaient l'un l'autre en valeur et le charisme que chacun avait semblait juste... Hallucinant.

    La Grande Salle était magnifique. Il y avait beaucoup d'espace. Un buffet, une piste de danse - gelée -, des décorations à couper le souffle... Était-ce ça alors, les fêtes à Poudlard ? Il fallait avouer que ça avait de la gueule. L'ambiance était chaleureuse et accueillante. A Durmstrang, les célébrations étaient beaucoup plus luxueuses mais beaucoup plus froides aussi. Ce n'était pas destiné à des adolescents banaux et sans histoires.

    Ivana regarda autour d'elle, émerveillée. Elle faisait bien attention à ne pas le montrer. Seules ses prunelles brillantes la trahissaient. Elle aperçut Gaël plus loin. Ivana lui adressa un signe hypocrite de la main, plein d'insolence et de défiance. Elle vit aussi Rabastan. Un vrai sourire illumina son visage à son encontre. Elle espérait qu'il vienne la voir, plus tard... Juste pour faire enrager Gaël.

    Elle conduisit Dimitri jusqu'au buffet, où elle se servit un verre. Tiens. Le cocktail avait un goût un peu étrange... En voyant Lula qui s'éloignait, elle comprit. La junkie s'était sans doute amusée à corser l'innocente boisson avec des préparations bien elle. Ivana le but cul sec. Hm. C'était fort. Whisky Pur Feu, sûrement.

    Elle se tourna vers Dimitri.

    - Si tu veux te bourrer la gueule ce soir, je te conseille ce cocktail soi-disant sans alcool.

    Elle eut un sourire amusé. Plus loin, elle vit des élèves qui s'amusaient à faire des bonhommes de neige. Ivana fronça les sourcils et tiqua. Un concours de bonhommes de neige. Merlin, Dumbledore avait vraiment des idées stupides. Encore un peu plus loin, elle remarqua des personnes qui ne parlaient qu'en rimes.

    Elle leva les yeux au ciel.

    - Dimitri, Poudlard a vraiment besoin qu'on lui montre ce qu'est l'élégance et la classe.


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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!] Mar 14 Fév - 1:46

Devant la glace, Ambrosius se regardait, d’un air songeur. Il réajusta son nœud papillon noir tout en se demandant s’il était correctement vêtu. Bien sûr, il avait la classe, comme toujours pourrait-il même ajouter, mais est-ce que cela convenait à un bal de noël? Il regarda avec envie son blouson de cuir. Celui que son meilleur pote aimait tellement. Le Serdaigle soupira et décida d’éloigner son meilleur pote loin de ses pensés. Il ne savait plus quoi penser de sa relation avec Dirk…mais il était incapable de la faire cesser. Il avait besoin de lui. C’était physique! Il siffla et se regarda à nouveau. Il était beau comme un Dieu. Son miroir était en train de rougir devant sa beauté, mais pourtant, il n’était pas satisfait. Il soupira rageusement et retira sa robe de soirée. Il passa un jeans bleu nuit, garda sa chemise blanche, mais changea son papillon pour une cravate lâche noir. Allant jusqu’à mettre un chapeau mafieux noir et blanc sur ses cheveux, il termina son look avec son blouson de cuir. Son reflet lui renvoya l’image d’un garçon, un brin rebelle, terriblement fier de son apparence. Il avait l’air d’un rebelle élégant. Tout à fait lui. De toute façon, un rien ne l’habillait. Il sortit de la salle de bain en souriant béatement, mais perdit son sourire lorsqu’il se rendit compte qu’il était désormais seul dans le dortoir.

Il regarda sa montre et jura entre ses dents. Le bal était sur le point de commencer et personne ne l’avait attendu! Oui, il avait changé de vêtement 4 fois avant cette tenue, mais ce n’était pas une raison pour le laisser seul. Si? Ouais, mais ce n’était tout de même pas une raison et nha! Il se mordilla les lèvres pendant trente secondes avant de prendre une décision : Il irait au bal tout de même, quitte à faire une entré plus remarquer que ce qu’il souhaitait! Il courut hors de la salle commune et jura lorsqu’il se souvint que la tour des Serdaigles était…une tour justement! Il avait des tas d’étages à descendre avant de parvenir à la grande Salle. Maudite apparence qui régente tout son être! Il prit une profonde inspiration et dit d’une voix résolue :


-Ce n’est certainement pas une petite tour qui va empêcher Ambrosius Flume d’aller à un bal!

-Pauvre petit, vous me faites pensé à mon cousin qui a une angine de poitrine depuis un siècle, vous imaginez, le peintre l’a immortalisé ainsi! Il doit maintenant vivre avec son angine. Lui aussi parlait seul, Dit un tableau représentant un vieil homme barbue caressant amoureusement une chèvre.


Le Serdaigle frissonna de dégout à la simple pensé que cet homme puisse faire des choses…indécente à la chère et pure chère. Il commença à courir, glissant à chaque coin et à chaque détour. Par trois fois, il faillit tomber, mais il se rattrapa à la dernière minute. Certaines personnes auraient pu prétendre que c’était l’amour qui faisait courir Ambrosius, mais ces personnes ne pourraient pas se vanter de connaître le garçon. Après tout, Ambro ne savait pas s’il était en amour. La seule chose qu’il savait c’était qu’il était accro à tout ce qui touche le….la physionomie en mouvement de deux corps, dont un étant bien sûr le sien, servant à reproduire l’espèce chez un homme et une femme….sauf que dans ce cas-ci, la femme était un autre homme. Sur ces pensées très mature, il fini par sauter les dernières marches qui le séparaient du hall d’entré et atterrit sur ses pieds. Eh oui, c’est trop la classe être un joueur de Quidditch! Il se pencha pour ramasser son chapeau qui était tombé lors de son saut et se passa une main dans les cheveux sans pensé qu’il se décoiffait. Curieux de savoir combien de temps il avait prit à effectué sa descente, il eut 2 pensées en même temps :


« Chouette, j’ai battue mon record! »
et « Merde, je suis vraiment en retard! ».


C’est donc pour cette raison qu’il recommença à courir, poussa la porte tout en s’écriant sur un ton de chansonnette :


-Je suis en retard! Wouha c’est jolie!


Avant de glisser sur le sol étrangement et de tomber au centre de la piste de danse, sur son postérieur. Il encaissa le choc et éclata de rire en même temps que les autres. Il prit une main qui lui proposa de l’aide et se releva en s’époussetant, content que son blouson de cuir ne soit pas déchiré, et dit en riant :


-Ça ça s’appelle une entré remarquée!


Machinalement, il replaça son chapeau et des mèches rebelles qui lui tombaient devant les yeux. Que la fête commence!
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MessageSujet: Re: Le bal de Noël [ouvert à tous!]

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Le bal de Noël [ouvert à tous!]

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