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Salut Beauté ~ Au revoir connard !

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7ème année ϟ Beauxbâtons


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MessageSujet: Salut Beauté ~ Au revoir connard ! Jeu 23 Fév - 18:20

Adonis avait besoin de se détendre

Oui, le français en avait besoin, mais pas l'opportunité. Il avait trop de préoccupations, et trop de travail. Pauvre bichons, vous dites-vous ? Oui. Adonis est du genre à se plaindre beaucoup quand il ne va pas bien. Mais quand il ne va pas bien, ce n'est jamais sans raison. Il est de nature très optimiste, et lui enlever le sourire est très difficile. Étant d'une arrogance folle, il ne s'abaissera jamais à se montrer blessé en public, jamais.

On était début novembre. La fin du premier trimestre arrivait, avec tous les examens qui allaient avec. Sans qu'il soit vraiment inquiet de son niveau, il comptait se surpasser, pour prouver qu'il n'était pas bon qu'à draguer des nanas. Il avait déjà réussit ce que certains jaloux appelaient ''exploit'' : faire parti des 15 meilleurs élèves de Beauxbâtons et entrer à Poudlard. Lui, si sûr de lui, n'avait pas été étonné de voir son nom sur la liste des élèves faisant parti de l'échange. Mais beaucoup avaient jasé. Il avait même entendu de la bouche d'Hélène, la chère et tendre de son meilleur ami : « Pff, tu parles ! Il a dû coucher avec madame Myrthe {la co-directrice} pour être accepté dans la liste ». Pour seule réponse à cette provocation gratuite née de pure jalousie, elle avait eu le droit à une main aux fesses. Qu'elle était évidemment immédiatement allée rapporter à son Alexounet, comme si il en avait quelque chose à foutre. Adonis n'aimait pas Hélène. Il la détestait même. Presque autant qu'il détestait Mary Macdonald, mais ce sont d'autres histoires.

Pour l'instant, contentons-nous de celle où Adonis est assis à la Bibliothèque de Poudlard, à réviser son dernier cours de Runes. Il était très beau, ainsi plongé dans sa lecture. Une main posée sur son front, avec à l'annulaire une grosse bague en argent où étaient frappées les armoiries de sa famille, retenait les mèches rebelles pour ne pas gêner sa lecture. Il avait un pull beige en cachemire, et une veste noire assez cintrée par dessus. Il faisait très froid dans le château, mine de rien. Les Nordiques disaient « Pff, froid, ici ? A Durmstrang, les cheminées ne sont allumées qu'en janvier ! ». Et bien en France, c'était bien plus simple, il ne faisait pas froid ! Et dès que les températures tombaient en dessous 5°C, tout le château était chauffé au maximum. Douillet, Adonis ? Oh oui. Et à vrai dire, il ne l'assumait pas vraiment. Bref. Adonis lisait un gros grimoire de Runes, seul à une table. Ou plutôt, il avait les yeux posés dessus, mais pensait à complètement autre chose. Il songeait à sa mère. Et à son état de santé pire que mauvais. Et qui se dégradait encore et encore, plus les jours s'enchaînaient, sans qu'on trouve de médication.

Elle était allée à l'hôpital français, à l'hôpital français, les guérisseurs n'avaient rien trouvé. Adonis voulait l'emmener voir un médecin moldu. Elle ne voulait pas. Ou plutôt M. Leroy ne voulait pas que sa femme s'abaisse à aller voir des ''médecins''. Parfois, Adonis se disait qu'il devrait l'enlever, et l'emmener de gré ou de force au meilleur hôpital moldu de France. Mais il était trop lâche pour confronter son père, malgré l'amour qu'il éprouvrait pour sa mère. Alors il ne faisait rien. A part lui envoyer une bonne centaine de lettres par semaine.

Il fallait qu'il se change les idées, vraiment. Alors il leva la tête de son livre dont il n'avait pas lu ne serait-ce qu'une phrase, et jeta un regard panoramique sur toute la salle. Il reconnaissait quelques têtes. Presque toutes d'ailleurs. Il avait vu tout le monde au moins une fois, semblait-il, même ce petit de 12-13 ans qui dormait sur la table de chêne, sous le regard bienveillant de celle qui semblait être sa sœur. Si ce n'était pas sa sœur, c'était malsain... Mais là n'est pas le sujet.

Dans sa ligne de mire vint le profil d'une jeune femme blonde, qui semblait déjà, à 4 mètres de distance, absolument divine. Adonis avait trouvé son divertissement de la journée, et de la nuit, avec un peu de chance. Cette nana dans son lit. Il se sourit à lui même, referma le grimoire et se leva. Il récupéra son sac et attrapa le livre qu'il plaça sous son bras. Il avança rapidement et sûr de lui vers la Blonde. Elle était à Gryffondor, lui semblait-il. Il laissa tomber son sac à côté d'elle, et fit, en s'assayant sur le rebord de la table :

« Salut beauté ! Je suis Adonis Leroy. Je peux m'assoir ? »

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Georgiado
« They didn’t agree on much. In fact, they didn’t agree on anything. They fought all the time and challenged each other ever day. But despite their differences, they had one important thing in common. They were crazy about each other. »


Dernière édition par Adonis Leroy le Dim 29 Juil - 23:13, édité 2 fois
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7ème année ϟ Élève


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MessageSujet: Re: Salut Beauté ~ Au revoir connard ! Mar 6 Mar - 21:50

Encore une journée qui s'annonce mal. Voilà ce que pensa Georgia en se levant ce matin-là. On était samedi, et le ciel était gris et promettait tout sauf des éclaircies pour le reste de la journée. Rien de bien étonnant me direz-vous; après tout on était au fin fond du Nord de l'Ecosse, à la fin de l'automne quasiment. Mais quand bien même le beau temps était-il rarement au rendez-vous dans cette partie du Royaume-Uni, Georgia aurait bien eu besoin d'une belle journée ensoleillée pour se remettre d'aplomb. La fin du premier trimestre approchait, et le lot d'examens qui va avec, et cette période était toujours parmi les pires pour les élèves de Poudlard; c'était là que le besoin de vacances se faisait le plus fortement ressentir généralement. Et Georgia effectivement n'en pouvait plus des cours et des devoirs, et n'avait qu'une hâte : être enfin en vacances. Même si elle ne rentrerait certainement pas chez son père à Noël, bien que ce soit une fête familiale, et bien que son père s'oppose certainement à cette idée. La différence des autres années, c'était qu'à présent elle était majeure, et pouvait donc aller où bon lui semblait. Les obligations familiales étaient terminées. Si elle n'avait pas envie de rentrer à Noël, et bien elle ne rentrerait pas, point à la ligne. Et ce malgré les véhémentes protestations du père qui l'avait trahie, Mr Richard Prince.

Ses relations avec son paternel préoccupaient tellement la Rouge&Or qu'elle avait décidé d'adopter une méthode simple mais efficace pour éviter de broyer du noir : se jeter dans le travail. C'était donc précisément ce qu'elle avait décidé de faire en ce samedi après-midi, après avoir passé la matinée au lit et puis s'être préparée pour descendre déjeuner. Maintenant qu'il était quatorze heures passées (elle avait un peu traîné dans sa salle commune, la tête ailleurs), la jeune prince se dit qu'il serait peut-être temps de travailler un peu. Le samedi après-midi, peu d'élèves étudiaient à la biibliothèque, car peu étaient assez suicidaires pour consacrer la première journée du week end aux devoirs. Mais Georgia n'avait pour l'instant rien de mieux à faire, et vu le temps déprimant qui régnait au dehors, autant faire l'activité qui allait avec.

Elle se rendit donc au sanctuaire des Aigles, où elle s'adonna à l'étude de l'arithmancie, une matière qu'elle ne portait pas vraiment dans son coeur, et dans laquelle elle n'excellait pas non plus. A dire vrai, Georgia était une élève ni bonne ni mauvaise, mais avec du potentiel. On lui disait souvent qu'elle pouvait mieux faire, mais la vérité était qu'elle fonctionnait par phases : il y avait des moments où le travail ne la rebutait pas, et où elle pouvait travailler des heures durant pour finir des devoirs à rendre, et d'autres où elle n'avait tout simplement pas l'envie de ne serait-ce que relire ses cours. Heureusement ces derniers moments restaient rares, ou du moins dans la limite du raisonnable, ce qui permettait à la 7ème année de ne pas obtenir des notes auquel un cancre n'aurait rien eu à envier. Et surtout pas l'année des ASPICS, en plus.

Quoiqu'il en soit, après une heure de concentration intense sur l'arithmancie, Georgia soupira et tourna la tête vers la fenêtre à sa droite. De là, on pouvait observer le parc qui était manifestement désert; en effet peu d'élèves s'aventuraient dehors par un temps si frais et si maussade. N'empêche qu'elle aimait bien regarder dehors et faire une pause dans ses devoirs lorsqu'elle venait travailler à la bibliothèque, raison pour laquelle elle choisissait systématiquement une table proche d'une fenêtre, et si possible au plus profond de la salle d'études. Elle n'aimait pas sentir le regard de Madame Pince, l'horrible bibliothécaire aux yeux de chouette la fixait lorsqu'elle travaillait. En même temps, qui appréciait cela? C'était sans nul doute la raison pour laquelle l'arrière de la salle était le plus souvent bondé.

Et aujourd'hui ne faisait pas exception à la règle. Et en plus Georgia étouffait de chaleur. Elle aurait voulu ouvrir la fenêtre mais elle savait que tout le monde l'aurait regardé bizarrement; tous les autres élèves portaient des pulls, sauf elle. Bien qu'elle ait le droit de s'habiller normalement le week end, la Gryffondor avait préféré ne pas se compliquer la vie et avait remis son uniforme. Sa chemise était ouverte de trois boutons et ses manches retroussées jusqu'aux coudes et sa cravate rouge et or légèrement desserée. Ses jambes croisées mettaient en valeur la jupe grise plissée de l'uniforme, qui lui allait à vrai dire très bien. Des collants noirs et des ballerines noires en daim complétaient sa tenue. N'en pouvant plus, Georgia desserra encore un peu plus sa cravate, dont le noeud arriva au niveau de son décolleté. Elle étouffait déjà moins comme ça. Sans prendre garde aux étranges regards posés sur elle, elle reprit son devoir d'arithmancie et tourna quelques pages de son livre pour arriver au chapitre qui l'intéressait. Elle se plongea dans sa lecture, ses longs cheveux blonds comme le blé balayant le bois de la table tant sa tête était penchée sur le manuel, sa main gauche posée sur sa joue. Quelques minutes s'écoulèrent ainsi, jusqu'à ce qu'elle sente un présence à côté d'elle, et qu'une voix masculine la tire de sa lecture.

Relevant la tête vers la gauche, elle croisa le regard vert d'un garçon qu'elle ne connaissait pas, qui devait être en septième année comme elle. Beau mec, pensa-t-elle en le détaillant rapidement de bas en haut. Blond aux yeux verts avec des traits fins, il avait vraiment une tête d'ange. Mais grande gueule, se dit-elle aussitôt après qu'il eut fini sa phrase et se soit installé sur le rebord de la table. Adonis Leroy, jamais entendu parler. Il était certainement un des élèves de Beauxbâtons de l'échange, d'après son accent. Ce mec ne se prenait pas pour de la bouse de dragon à ce qu'elle voyait. Sûr de lui, il était le genre de dragueur invétéré extrêmement lourd que Georgia détestait. Elle avait déjà arqué un sourcil en le voyant ne pas se gêner ainsi. Ce pauvre type ne savait pas sur qui il était tombé.

Souriant hypocritement, Georgia ne se donna pas la peine de se présenter à son tour et répondit directement à sa question :

« Oui bien sûr Amory, quand je serai partie. »

Elle avait écorché son prénom mais n'en avait cure. Elle n'était certainement pas du genre à se faire avoir par ce genre de technique de drague pourrie, et venait justement d'en faire preuve. Sans attendre la réponse du lourdaud, elle retourna à sa lecture, lui tournant la tête, comme si de rien n'était. Elle attendait les pas s'éloignant qui ne se faisaient toujours pas entendre. Sans regarder, elle savait qu'il était toujours là.

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7ème année ϟ Beauxbâtons


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MessageSujet: Re: Salut Beauté ~ Au revoir connard ! Mar 20 Mar - 23:34

LE REVE
Adonis dormait mal, et ce n'était pas à cause de la qualité de son lit. Pour ça, il n'avait pas à se plaindre, il remerciait même tous les jours Helga Poufsouffle d'avoir ainsi agencé la salle commune et les dortoirs des Poufsouffle. Bien que le Soleil ne puisse jamais y pénétrer, le ''terrier'' était construit de manière à ce que la chaleur des poêles et des cheminées puissent chauffer tous les dortoirs, tous les orteils de tous les Poufsouffle. Il n'y avait pas une parcelle de sol où n'était pas posé un tapis moelleux, ni un mur sans une dizaine de tableaux, de torches et de tapisseries. C'était chaleureux, on s'y sentait comme dans un cocon. Les lits étaient à baldaquins, en vieux bois de chêne, ou des centaines d'inscriptions des centaines d'élèves qui avaient dormi dedans étaient gravées. Adonis, à peine arrivé, s'était empressé d'y laisser sa marque, comme premier français qui y dormirai. Les draps étaient en coton, faut pas trop rêver non plus, les draps en soie étaient réservés à Beauxbâtons, mais il n'y dormait pas moins bien. Les oreillers, le matelas et les couvertures donnaient l'impression de flotter dans un nuage. Mais Adonis ne parvenait pas à dormir, malgré cela. Il connaissait Bel-Ami et Les Fleurs du Mal par cœur, tellement il les avait lu pendant ses heures de nuits blanches. Il était inquiet, tendu, et en manque de sexe. Trop d'amies, pas assez de petites amies. Et puis il y avait sa mère, qui occupait la moitié de ses pensées, l'autre moitié étant consacrée à des inventions de vengeances sur Rabastan Lestrange, le connard qui avait rendu malade sa mère par pure jalousie. Parfois, Adonis se disait que s'il avait été Russe, tout aurait été bien plus facile. Un coup de magie noire par-ci, et Lestrange se retrouvait incapable de procréer ou même de bouger, et puis un autre coup par-là, et sa mère aurait été guérie. Malheureusement, ça ne marchait pas comme ça …

Depuis une semaine, un drôle de songe hantait son sommeil : Une femme, aussi maigre qu'un squelette, semblait accrochée à un cintre. Elle portait un uniforme pénitentiaire moldu. De tête, elle ressemblait à sa mère, et de corps, à Lula, ou à Cornélia, comme vous le voulez, elles étaient de toutes façons toutes les deux maigrissimes. Sur son bras droit était dessiné un grossier serpent, et ses yeux étaient ouverts, hagards, morts. Elle ne bougeait pas, elle était juste là, pendue sur un fond noir. Il s'était cette nuit-là réveillé en sursaut, couvert de sueur, comme toutes les nuits depuis une semaine, et n'avait plus réussit à s'endormir. Pourquoi n'avait-il pas choisi l'option Divination ? Peut-être aurait-il pu comprendre la signification de ce rêve ? Le voulait-il vraiment ? Ne la devinait-il pas déjà ? En tous cas, plus les jours passaient, plus, comme un gamin, il redoutait l'heure du couché. Alors il avait une nouvelle fois relu le recueil de Baudelaire, s'attachant particulièrement aux poèmes dans la partie Tableaux Parisiens, parce que ça lui rappelait sa ville, évidemment, et que la mélancolie le rendait bizarrement plus confiant. Comme s'il avait quelque chose que les autres n'avaient pas, ne voyaient pas même.

En ce levant, vers 6heures, il était allé se doucher, s'habiller, et il était monté fumer une cigarette. Il fumait beaucoup, désormais. Ça le détendait. Il essayait de ne pas se faire trop voir, parce que ça ne plaisait ni aux professeurs, ni à Lily Evans. Et Adonis ne voulait pas déplaire à Lily. Même si ça le faisait beaucoup rire de voir ses sourcils se froncer, et ses pommettes rosir quand elle s'énervait. « Adonis Leroy, comment as-tu osé ?! » lui avait-elle dit, une fois. Il avait trouvé cela terriblement excitant. Pas comme Mary McDonald qui lui foutait des baffes et l'entraînait en retenue avec lui … Il avait un truc avec les Gryffondor. Elles étaient plus accessibles que les hautaines Serpentardes, sans non plus être des filles faciles ou des filles fades, comme la Serdaigle qui le suivait partout depuis une semaine.

C'était samedi, et Adonis était donc allé travailler dès les premières heures de l'après midi à la bibliothèque. Lusten, comme à son habitude, passait sa journée à Pré-au-Lard, et devait lui ramener un paquet de cigarettes qu'il attendait avec la plus terrible impatience. Il révisait les Runes, encore et toujours, parce qu'il préférait aller vers la facilité plutôt que de lire des bouquins sur les matières qu'il détestait comme les Potions. Qu'est ce que ça l'ennuyait, les potions … Pour lui, tirer de la magie de symbole antique était bien plus impressionnant que de mélanger des ingrédients dans un chaudron, avec un prof qui ne connaissait que le mot favoritisme ... Et qui, de plus, l'avait collé. Adonis était très rancunier, il faut le savoir, son pardon était difficile à obtenir, tout comme sa confiance. Un trop plein de confiance en lui l'empêchait peut-être d'accorder sa confiance, de la prêter, de la confier à d'autres personnes, allez savoir … Bref Adonis était penché devant son livre de Runes, avait aperçu la Blonde, et s'était présenté à elle, plein de son tact habituel. Sa réponse lui fit arquer un sourcil :

« Oui bien sûr Amory, quand je serai partie. »

Il sourit, narquois, et laissa tomber le livre de runes sur la table, devant une chaise, où il prit place malgré l'épineuse remarque de la jeune fille dont il ignorait encore le nom. Il détestait ignorer le nom des belles filles. Mais il s'en préoccuperait plus tard, pour l'instant il était trop occupé à répondre, très légèrement sarcastique car pas complètement idiot :

« Je préfère te tenir compagnie, tu as l'air de t'ennuyer. Et puis les surnoms, pas tout de suite, contente-toi d'Adonis, tu ne vas pas me faire croire que tu es une fille facile alors que je ne connais même pas ton prénom, hein ? »

Il souriait, encore. Avec un peu de chance, ce sourire ne le quitterait pas pendant au moins quelques heures, et lui permettrait d'oublier la vie merdique qu'il avait en ce moment. Rêve.

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Dernière édition par Adonis Leroy le Dim 29 Juil - 23:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Salut Beauté ~ Au revoir connard ! Jeu 26 Avr - 22:42

Ce garçon, Amory, Adonis, quelque soit son nom, rappelait quelqu'un à Georgia. Dans le village où elle avait grandi, avec un père faible et une belle-mère marâtre, elle ne sortait pour ainsi dire jamais. Les quelques rares heures que son paternel lui offrait de son temps était consacrées à l'apprentissage de la magie, à la familiarisation au monde auquel elle appartenait sans le savoir, et qu'elle découvrait au fur et à mesure, enfermée dans le manoir qui embaumait l'ancien, où tout semblait passé de mode et avoir été à quelqu'un plutôt qu'objet à part entière de la demeure. Le seul échappatoire à cette routine qu'elle haïssait par dessus tout avait été sa passion pour les fleurs. Dès qu'elle le pouvait, elle s'enfuyait au fond du jardin, allait ramasser des fleurs jaunes, rouges, blanches, violettes, selon les saisons. Mais voilà, à force de les arracher, il n'en resta bientôt plus beaucoup. Et alors, Georgia, la blonde effrontée, qui n'avait peur de rien, avec audace franchissait la vieille barrière de bois usé qui séparait son jardin de celui des voisins, et allait piquer les fleurs de ces derniers, un air de défi sur le visage.

C'est à une de ces occasions qui se faisaient de plus en plus nombreuses, l'hiver approchant, que Georgia avait fait la connaissance de Nathan. Il avait son âge, et il était le fils des fameux voisins dont elle n'avait fait que supposer l'existence avant de la constater par la réelle présence de l'un d'entre eux. Nathan était un peu comme elle. Endurci par des parents fantômes, il passait le plus clair de son temps dans la cabane en bois qu'il s'était construit en haut d'un arbre sur son terrain. Pas vraiment beau, mais pas repoussant non plus, il était quelqu'un de simple, gentil, compréhensif, lorsqu'on réussissait à briser sa carapace. Nathan n'avait pour ainsi dire peur de rien. Toujours sûr de lui, il en était presque lourd parfois. Mais lui était quelqu'un de sincère, pas imbu de sa personne comme l'abruti qui se tenait en équilibre sur la table de Georgia à cet instant précis.

Mais inconsciemment, à cet instant, Georgia se prit à penser que l'esprit de celui qui se trouvait en face d'elle ne pouvait être aussi limpide que ça. Elle chassa immédiatement cette pensée de son esprit. D'habitude, elle ne s'attardait jamais sur le fonctionnement d'un lourdaud, elle l'envoyait balader, c'est tout. Et il n'y avait aucune raison de faire une exception à la règle pour le Français à ses côtés. Comment elle savait qu'il était Français? Bah, à son accent, c'est tout. Il était peut-être parfaitement bilingue, mais on sentait que l'anglais n'était pas sa langue maternelle. Quoiqu'il en soit, il commençait à l'amuser. En fait, elle le trouvait pitoyable. Mais même si pour l'instant elle ne semblait pas trop mal prendre la situation, cela n'allait pas tarder à changer. Son humeur dégringolerait certainement, et la colère prendrait le dessus si jamais il ne virait pas son cul de sa table d'ici deux minutes.

Seulement il la prit au dépourvu. Alors qu'au début elle avait essayé, oui au moins essayé de l'envoyer gentiment balader, lui n'avait pas saisi dans sa voix l'allusion qui signait clairement "Barres-toi d'ici.". Il ne s'était pas démonté une seconde, au contraire; voilà qu'à présent il s'asseyait à côté d'elle.
Georgia se dit que le spécimen était apparemment coriace. Pourtant elle avait été sympa. Elle aurait pu direct l'envoyer sur les roses avec deux ou trois insultes au passage, et faire en sorte que plus jamais il ne revienne l'emmerder. Dire qu'elle avait pensé qu'il était beau mec... L'espace d'une seconde, elle s'était même imaginé qui était sympa, différent, pas comme tous ces autres abrutis sans cervelle qui venaient constamment lui faire des avances, où qu'elle se trouve. Car il fallait bien avouer une chose; où qu'elle soit, quelle qu'elle soit, même habillée d'un sac ou pas maquillée, Georgia attirait inlassablement les représentants de la gente masculine, qui tombaient comme des mouches dès qu'ils la voyaient. Elle possédait cette sorte d'aura que confère une grande beauté naturelle tout à fait indéniable. En fait, ce qui la distinguait immédiatement, c'était ses cheveux blonds et son regard bleu profond, scrutateur, presque menaçant, où on sentait poindre la maturité précoce, conséquence d'une enfance ratée.

Et l'autre blond à ses côtés n'avait pas manqué de remarquer ce charme dont elle ne jouait que pour arriver à ses fins. Et lorsqu'il lui parla, elle masqua sa vive surprise :

« Je préfère te tenir compagnie, tu as l'air de t'ennuyer. Et puis les surnoms, pas tout de suite, contente-toi d'Adonis, tu ne vas pas me faire croire que tu es une fille facile alors que je ne connais même pas ton prénom, hein ? »

Un dixième de seconde elle fut choquée par cette réplique de parfait connard irrespectueux. Non mais pour qui se prenait-il? Il se permettait de la juger alors qu'il ne la connaissait même pas! Elle se reprit bien vite lorsqu'elle sentit la colère l'envahir. Elle ne la maîtrisa pas et la laissa prendre possession d'elle. Instantanément la colère céda la place à une véritable fureur. Tout à coup la main fendit l'air avec une rapidité surprenante. Elle lui asséna une gifle magistrale, à tel point qu'il en eut le souffle coupé. Sans aucun remords, elle lui balança d'une voix sèche :

« Comme tu semblais en douter, je pense que maintenant tu as la preuve irréfutable que je ne suis pas ce genre de filles. Par contre ce qui est sûr, c'est que toi tu es un vrai connard prétentieux et irrécupérable, et ça ne date certainement pas d'hier. »

Sans attendre une quelconque réponse de sa part (en même temps, que pouvait-il bien répliquer après une humiliation pareille?), elle se leva en reculant bruyamment sa chaise. Quelques élèves avaient tourné la tête dans leur direction, surpris par la scène qui venait de se dérouler. D'un pas assuré, Georgia s'avança dans les rayonnages de la bibliothèque, s'intéressant aux recueils d'arithmancie. Fébrilement, elle en attrapa un au hasard, et en feuilleta quelques pages, souhaitant recentrer son attention sur autre chose que l'abruti qui l'avait mis hors d'elle quelques instants plus tôt. Au moins maintenant, il allait lui foutre la paix, c'était certain. Enfin, c'était ce qu’elle croyait.
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MessageSujet: Re: Salut Beauté ~ Au revoir connard ! Mer 16 Mai - 19:35

Adonis n'était pas un grand fan des moldus. Ou plutôt, disons sa famille ne l'était pas. Mais malgré cela, il avait une certaine culture, et trouvait cela réellement regrettable que le Monde sorcier ne s'intéresse pas plus que cela au cinéma. C'est vrai, c'était peut-être, sûrement même, l'invention moldue du siècle ! Adonis était particulièrement friand du cinéma américain, à vrai dire. Qui ne l'était pas, en même temps ? Les incultes. Les sorciers qui dénigraient tout ce qui touchait au moldu. Son père. Mais passons, parce les règles de sang-purs et M. Leroy Sr ne sont pas le sujet principal. Adonis donc, aimait le cinéma américain, ses acteurs, ses metteurs en scènes, ses décors, ses réalisateurs, et tout particulièrement une actrice : Marilyn Monroe, et particulièrement pour son rôle star dans Les Hommes préfèrent les Blondes. Qui ne s'accordait pas pour dire que cette femme était probablement la plus jolie créature que Nature, Merlin ou Zeus aie créé ? Qui ne s'accordait pas, homme ou femme d'ailleurs, pour dire que tout était extrêmement harmonieux et féminin, chez elle ? Tout était beau, chez elle ! Son teint, ses yeux, sa bouche, ses lèvres, son sourire, sa poitrine, ses jambes, ses cheveux, tout. Hmpf. Adonis était en extase devant cette Dame des années 50, morte trop tôt pour on ne savait quelle raison. Dans le même genre, comme icône du cinéma, il y avait aussi Audrey Hepburn, qui elle était plus dans les années 30, elle. Il aimait bien, aussi, mais voilà le truc : Adonis préférait les blondes. Il avait … Quelque chose avec elle. C'était bien simple, vous lui mettiez une blonde et une brune sous le nez, à sauver, à choisir où je ne sais quoi, il n'hésiterait pas une seconde ! Son choix se porterait toujours vers la blonde. Ainsi, il était bien d'accord avec le dicton « Les Hommes préfèrent les Blondes », bien que ça ne soit pas toujours pour les bonnes raisons.

Adonis en avait rencontré beaucoup, des blondes, et bien qu'elles soient ses préférées, elles étaient aussi souvent celles qui lui posaient le plus de problèmes … Pour commencer, il y avait bien sûr sa mère, Louise Leroy, qui avait été dans sa jeunesse, une très belle blonde, tout comme sa mère et sa grand mère, à croire que les hommes de cette famille préféraient eux aussi les blondes … Une mère est une mère, avec sa dose de bonheur, mais aussi de problèmes. Ces derniers temps, elle était plutôt un problème pour le français, dans le sens où à cause d'elle, il se sentait comme le fils le plus impuissant de la Terre. Puis il y avait aussi eu, dans la série des Blondes, Cornélia. Maigre comme l'enfer, droguée à quinze ans, ses cheveux étaient comme de la paille plantée dans un épouvantail. Et puis dans le genre problème, elle avait fait fort : elle était morte ''par sa faute'' (et cette fois, ce n'est pas l'ego sur-dimensionné d'Adonis qui s'exerçait, c'était bien ainsi qu'il ressentait l'acte de la jeune fille : elle avait été amoureuse du jeune homme, qui n'avait pas voulu d'elle. Elle avait maigri, pour attirer son attention, puis elle avait commencé à fumer, et tout avait dégénéré, et elle était morte d'une overdose d'il ne savait quelle drogue moldue l'an passé. Selon lui, elle était… Morte d'amour pour lui, littéralement). Il y avait ensuite eu Hélène. Quelle connerie. Ne couchez jamais avec la petite amie blonde de votre meilleur ami. Jamais. Et puis bien sûr, comment l'oublier, il y avait Adèle. La blonde la plus blonde, la plus collante, la plus amoureuse de la Terre. Comment pouvait-on autant s'accrocher à une personne à moins d'avoir un cerveau de mollusque ? Sérieusement ? Bon. Ne soyons pas trop méchants. Elle était gentille, parfois. Et puis elle avait ce sourire qui avait le don de faire sourire la Terre entière. Et puis apparemment elle était assez futée pour fabriquer un philtre d'Amour, ou bien pour rentrer à Poudlard, ce qui signifiait que ce n'était pas une limace qu'elle avait dans le crâne, mais bien un cerveau. En dernier, il y avait, bien sûr, comment l'oublier, ce n'était pas comme si Adonis la poursuivait et tentait de l'avoir dans ses ''filets'' depuis 7 ans, la bien-nommée Artémis. Une belle blonde très caractérielle, très sauvage, et très sanguine. Miam !

Passons à la génération Poudlard, maintenant, car toutes les précédentes sont Beauxbâtonniennes (et ne vous en faites pas, vous allez bientôt comprendre le but de ce catalogue interminable sur les multiples conquêtes -oupas- d'Adonis Leroy) : Comme blonde ennuyante, il y avait tout d'abord Mary MacDonald, en tête de file, à vrai dire. La première nana à faire subir à Adonis la première baffe qu'il n'avait vraiment pas mérité. Enfin, il ne l'avait pas lâchement lâchée, ni trompée, il n'était même jamais sorti avec elle, pas eu le temps. Elle était blonde, elle lui avait attiré une retenue ET elle avait tâché sa chemise, bref, une chieuse. Et puis il y avait aussi Ivana. Pour une blonde, c'en était une , une nordique, une Serbe même, qui dès le premier jour lui avait fait enfreindre le règlement (sans qu'il mette un quelconque obstacle à cela, il faut l'admettre …). Oh et puis bien sûr, il y avait Cissa, qui faisait en réalité le pont entre sa vie en France, et celle qu'il vivait maintenant au fin-fond de l'Ecosse. Elle ne lui avait apporté aucun problème, et c'était bien la seule blonde dans ce cas là ! Et il y avait aussi Lula. Prenez un peu de Cornélia, enlevez l'Amour et rajoutez une bonne dose de connerie, et vous l'obtiendrez. Adonis était fasciné par cette nana, grand mal lui fasse … Et puis, nous arrivons à la plus intéressante, à la dernière en date, celle qui n'a même pas encore de prénom à poser sur son minois encerclé de cheveux blonds : la mystérieuse inconnue de la section Runes de la Bibliothèque...

Il avait été plutôt respectueux avec elle. Bon, c'est vrai, très espiègle. Mais il ne méritait pas la claque. Encore moins que celle que lui avait assenée Mc Donald, pour laquelle il avait été très énervé. C'était étrange, parce que pour la claque de l'inconnue, il ne l'était pas, mais plutôt ses yeux ... pétillaient d'excitation et son coeur battait durement dans sa poitrine. Il avait vu la colère monter au visage de la Blonde, brûler ses iris … C'en était presque jouissif. Et elle ajouta, après avoir envoyé la joue du français valser sur la droite :

« Comme tu semblais en douter, je pense que maintenant tu as la preuve irréfutable que je ne suis pas ce genre de filles. Par contre ce qui est sûr, c'est que toi tu es un vrai connard prétentieux et irrécupérable, et ça ne date certainement pas d'hier. »

Il semblait que les lionnes avaient quelque chose avec l'association des mots « Adonis » et « Connard ». Et il semblait aussi qu'elles avaient un faible pour la fuite. Hmpf. Adonis n'allait tout de même pas laisser Georgia s'en sortir comme ça, il n'allait pas terminer leur rencontre sans savoir son prénom et sans lui avoir offert une caresse intime ! Il fallait le dire, le française était resté stoïque quelques instants, la mains sur la mâchoire, un sourire vengeur et un peu -carrément- humilié aux lèvres -en même temps, pour se prendre une claque dans une bibliothèque, faut le faire, non ? Mais il se ressaisi, les iris allumé d'une flamme vengeresse et désireuse. Il tourna le crâne. Elle était déjà en train de feuilleter un livre, sans le lire vu la vitesse avec laquelle elle tournait les pages. Il laissa ses affaires en plan, enfonça ses poings serrés dans les poches de son pantalon, avant de franchir les quelques pas qui la séparait d'elle. Il accola son épaule droite à la bibliothèque, et croisa ses longues jambes musclées. C'était dingue, il n'avait plus du tout froid, maintenant. Il sentait le cachemire et l'excitation réchauffer chacun de ses membres, c'était divin. Il sourit un peu méchamment et dit, sortant une main de sa poche :

« Deux mots, et je te laisse tranquille. Je n'ai pas mérité cette claque. Mais je vais te laisser tranquille quand même, parce que je ne suis pas un mec lourd. Tu connais le dicton qui dit que les hommes préfèrent les Brunes ? Parce qu'elles sont plus … Sauvages, plus espiègles, plus malines, moins connes que les autres ? Avant, je n'étais pas d'accord. J'avais toujours préféré les Blondes, va savoir pourquoi. Je les trouvais plus intéressantes, je crois. Plus de caractère. Jusqu'à ce que je te rencontre, mystérieuse chieuse blonde de Gryffondor ! Tu m'as fais changer d'avis, je te félicite ! Je préfère Audrey Hepburn à Marilyn Monroe maintenant ! Et je le vis vachement bien ! »

Il décolla son épaule de l'étagère, adressa un sourire à l'Inconnue, passa sa langue sur les lèvres, et s'apprêta à quitter les lieux, jusqu'à ce qu'une irrésistible envie vienne modifier un poil son plan de départ : Il lui assena une légère claque, sèche, sur la fesse droite. Chacun son tour ! Il se retourna enfin, et récupéra ses affaires, s'apprêtant à partir.

Il n'avait peut-être pas eu le prénom, mais au moins il avait eu la caresse intime !

    HRP : 1542 mots juste pour toi ma chatte, swaggi swaggou ! Par contre, c'est pas corrigé, j'ai pas la foi là, mais sûrement demain *o* Je te nem
    HRP2 : Correction "faite", mais à la va-vite Rolling Eyes

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Dernière édition par Adonis Leroy le Dim 29 Juil - 23:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Salut Beauté ~ Au revoir connard ! Dim 8 Juil - 13:49

Pour le coup, Georgia était vraiment énervée. Très en colère, et cela se ressentait sur le pauvre livre d'arithmancie qu’elle avait attrapé au hasard dans un rayon de la bibliothèque, ayant pour unique but d'échapper au blond archi lourd qu'elle venait de gifler. Tournant les pages à une vitesse affolante, on devinait aisément qu'elle n'en lisait même pas ne serait-ce qu'une ligne. Elle ne comprenait pas d'où lui venait cette rage soudaine. Des mecs lourds pourtant, elle en avait connu. Bien plus que nécessaire même. Et si tous étaient extrêmement lourds, la plupart étant des dragueurs invétérés à la recherche d'une proie pour passer la nuit, cet Adonis Leroy avait bel et bien réussi à la faire sortir de ses gonds.
C'était étrange, venant d'elle. Bien qu'elle soit du genre tornade si on l'énervait, comme maintenant, elle réussissait tout de même à garder un minimum de sang froid dans la plupart des situations, n'entrant dans une fureur digne de ce nom que si vraiment, on lui cherchait des noises. Et là, elle ne s'était pas contrôlée. Elle lui avait mis une claque telle qu'il s'en souviendrait certainement pour le restant de ses jours. Jamais encore elle n'avait mis une baffe à un gars parce qu'il la draguait. A la limite, elle se montrait assez froide et méchante pour que le dragueur comprenne à qui il avait affaire et se barre vite fait, piteux. Et c'était tout, puisque de toute façon ça marchait à chaque fois.

Et puis franchement, là, on ne pouvait pas dire qu’elle n'avait pas montré au Français qu'il ne l'intéressait pas. C'était lui qui était resté, lui qui s'était assis à côté d'elle alors que son comportement à elle avait été tout sauf amène, lui encore qui avait osé la traiter de fille facile! Alors qu'elle en venait presque à regretter son geste, à se dire que peut-être elle n'aurait pas dû être si violente, mais juste lui dire clairement de la laisser parce qu'elle n'avait aucune envie de lui parler; il lui suffisait de penser que c'était lui qui avait commencé tout ça pour avorter tout remords.

Il fallait qu’elle se calme. Au fond, pourquoi était-elle énervée? A cause d'un minable qui lui avait manqué de respect en sous-entendant qu'elle était une fille facile? Allons, des mecs comme ça, malheureusement il y en avait beaucoup dans le monde. Et bien que Georgia n'avait encore jamais eu affaire à un tel spécimen auparavant, et qu'Adonis était certainement le dragueur le plus chiant qu'elle ait jamais vu, il ne devait en aucun cas être une éventuelle raison de se mettre dans un tel état. Après tout, la blonde n'avait encore jamais discuté avec des Français de son âge, il était bien le premier. Et l’aperçu qu'elle venait d'en avoir lui donnait d'autant plus de motifs de ne pas vouloir réitérer l'expérience. Notant mentalement d'éviter le plus possible les garçons français de l'échange, elle se décida finalement à arrêter de maltraiter le livre d'arithmancie toujours entre ses mains.

Prenant une grande inspiration, elle referma le livre, peut-être un peu trop sèchement, et le rangea calmement à l'endroit où elle l'avait trouvé. Pendant toute l'opération, elle prit soin de ne pas regarder en direction des tables de travail où étaient installés des groupes d'élèves à sa droite, qui devaient certainement la fixer bizarrement. Après tout, elle venait de foutre une baffe mémorable à un Français de l'échange, avant de foncer comme une furie dans la section d'arithmancie de la bibliothèque et de s'emparer d'un livre avec force, comme si sa vie en dépendait. Autant d'action était plutôt rare dans l'antre de Madame Pince, il fallait bien le dire. D'ailleurs, Georgia se demandait comment se faisait-il que ladite Madame Pince n'ait pas encore foncé sur elle pour lui intimer l'ordre de partir et de ne plus troubler la quiétude des lieux. De toute manière, pour cette dernière possibilité, c'était râpé. Oh et puis franchement, le calme de la bibliothèque devenait vraiment oppressant parfois. Alors autant mettre de l'ambiance non? Même si Georgia aurait préféré ne pas être celle qui avait provoqué tout ce remue-ménage.

Raison pour laquelle la Gryffondor décida de s'enfoncer un peu plus dans le rayon, du côté du fond de la bibliothèque. Une fois parvenue au bout, elle s'intéressa de nouveau aux recueils d'arithmancie, et en choisit un sur l'étagère au titre prometteur : Numérologie et grammaire. Elle se trouvait à présent à plus d'une dizaine de mètres des autres élèves. Position idéale pour enfin pouvoir se concentrer sur ce pourquoi elle était venue à la base : travailler. Mais c'était sans compter sur l'autre abruti! Lisant en diagonale la quatrième couverture de l'épais recueil qu'elle venait de sortir de l'étagère, Georgia nota une présence du coin de l'oeil. Ce n'est que lorsqu'elle vit cette même personne s'accoler à l'étagère à côté d'elle qu’elle daigna lever les yeux de sa lecture, pour rencontrer le regard narquois d'Adonis Leroy.

Ce dernier lui offrit un sourire méchant, avant de lui annoncer qu'il avait deux mots à lui dire. Georgia ouvrit aussitôt la bouche pour protester, mais d'un geste il la fit taire. Elle ne résista pas plus, puisqu'elle savait malgré tout qu'elle lui devait une explication. Elle balaya donc rapidement du regard l'étagère bourrée de livres, poussa un soupir d’exaspération, avant de regarder de nouveau son interlocuteur dans les yeux, en croisant les bras. Sans broncher, elle l'écouta lui affirmer qu'il n'avait pas mérité cette claque, et qu'il n'était pas un mec lourd. En entendant cela elle ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel, pensant très fort "Ah bon? Et pourquoi t'es là alors?". Mais elle parvint quand même à s'abstenir de tout commentaire.

C'est lorsqu'il commença à parler de blondes et de brunes qu'il la perdit. Elle fronça les sourcils, sans comprendre. "Mais de quoi il parle là?" Elle écouta son babillage d'une oreille distraite, regardant ailleurs, jusqu'à ce qu’elle perçoive les mots « mystérieuse chieuse blonde de Gryffondor » et comprenne qu'il parlait d'elle. Immédiatement son regard capta de nouveau le sien. Ses yeux semblaient lancer des éclairs, et elle espérait que le Français l'avait bien senti. Elle attendit néanmoins qu'il finisse sa tirade, et attaqua, violente :

« Tu sais quoi? Je regrettais presque de t'avoir foutu une baffe; je veux dire, après tout, tu es un Français de l'échange, peut-être que c'est comme ça qu'on drague les filles chez toi, bref j'étais prête à te laisser le bénéfice du doute! Mais en fait, c'est même pas seulement que tu es lourd, mais c'est surtout que tu es un con! Alors maintenant sois gentil, vas jouer ailleurs, je suis sûre qu'il y a plein d'autres filles que tu peux embêter. »

En disant tout cela elle avait décroisé les bras, gesticulant tellement elle était furieuse. En deux secondes la colère l'avait de nouveau envahie; ce mec avait vraiment le chic pour l'énerver! Lorsqu'elle s'arrêta enfin, haletante, elle le toisa sévèrement avant de lui tourner le dos, s'intéressant de nouveau aux livres d'arithmancie. L'espace d'une seconde elle pensa qu'il était parti, mais la claque qu'elle reçut sur la fesse droite la fit changer d'avis. Elle ouvrit grand la bouche, sous le choc, avant de faire volte face, les traits déformés par la rage. L'abruti était déjà de dos, partant comme si de rien n'était. Elle le rattrapa rapidement, le poussa en avant avec ses deux mains, avant de crier :

« Non mais c'est quoi ton problème? »

Pour l'effet discrétion, c'était raté. Elle sentait déjà tous les regards converger vers elle plus qu'elle ne les voyait. Mais elle n'en avait cure; ce gars méritait de payer pour l'affront qu'il avait osé lui faire.

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MessageSujet: Re: Salut Beauté ~ Au revoir connard ! Dim 29 Juil - 23:11

Qui eut cru qu’on puisse faire autant de rencontres dans les bibliothèques, hein ? A Beauxbâtons, la BAM (Bibliothèque de l’Académie Magique) était un endroit chaleureux et très ensoleillé, bien que gardé par quelques sortilèges à une température fraîche pour ne pas abîmer les livres, les grimoires et les parchemins, mais pas du tout un endroit approprié aux rencontres. Adonis Leroy n’y avait en tous cas jamais fait de rencontres intéressantes, alors qu’à Poudlard, il avait rencontré plusieurs filles vraiment dignes d’intérêt. Néanmoins, peu d’entre elles se démarquaient du lot, sauf peut-être (sûrement) une : Lula Bell, mais c’était une autre histoire.

Toujours est-il que la fille, alias « mystérieuse chieuse blonde de Gryffondor », qu’il venait de rencontrer ici, maintenant, dans l’antre des livres et des Serdaigles, allait très certainement se démarquer franchement de la masse de rencontres faites à la Bibliothèque de Poudlard. En effet, elle était différente. De loin, le français l’avait remarqué, ses cheveux blonds tombant gracieusement autour de sa tête baissée, son regard concentré sur son livre, ses longues jambes croisées et mises en valeur par le collant noir mat de l’uniforme obligatoire. Il avait été un peu déçu qu’elle soit en ballerines, d’ailleurs, les talons allaient toujours aux femmes à merveille et les rendaient encore plus belles. M’enfin bref, il l’avait immédiatement remarqué grâce à sa beauté exceptionnelle et naturelle, et ça la faisait déjà sortir de la masse de nanas classiques qu’il avait rencontrées. Mais il y avait autre chose. Il y avait cette autorité dans sa voix, ce besoin de se faire entendre. Ca faisait quoi, 50 secondes qu’ils s’étaient rencontrés, et déjà elle le claquait. Elle insistait à montrer sa supériorité, sur-interprétant les propos d’Adonis, refusant de lui donner son prénom, fulminant aux moindres mots de sa part. Il trouvait cela très amusant.

Après la claque, il l’avait suivi dans les rayons. Il lui avait dit que maintenant et à cause d’elle, il préférait les brunes aux blondes. Elle avait eu l’air de tiquer sur les mots, comme si elle ne comprenait pas ce qu’il disait. Tant mieux. Il n’aimait pas que les gens lisent en lui comme dans un livre ouvert, il préférait les embrouiller un peu, c’était beaucoup plus drôle.

« Tu sais quoi? Je regrettais presque de t'avoir foutu une baffe; je veux dire, après tout, tu es un Français de l'échange, peut-être que c'est comme ça qu'on drague les filles chez toi, bref j'étais prête à te laisser le bénéfice du doute! Mais en fait, c'est même pas seulement que tu es lourd, mais c'est surtout que tu es un con! Alors maintenant sois gentil, vas jouer ailleurs, je suis sûre qu'il y a plein d'autres filles que tu peux embêter. »

Adonis sentait que la pression entre la blonde, dont il ne savait pas encore le nom, et lui montait sérieusement, et comment dire … Il adorait cela. Elle était énervée contre lui. Mais elle n’était pas comme avec Mary MacDonald, par exemple. Mary MacDonald le détestait, et ça lui donnait juste envie de la détester à son tour. Adonis n’avait pas envie de détester la blonde. Oh, il avait envie de la faire chier. De lui lancer des piques, mais ça c’était parce qu’il adorait voir les femmes les yeux brillants de colère. Il n’avait pas envie de la haïr, ni de la mépriser. Il n’avait même pas particulièrement envie de la mettre dans son lit, bien que s’il devait choisir entre elle et Mary, ça serait elle et sa fesse droite à la fois rebondissante et musclée qu’il choisirait !

Il venait de lui donner une fessée, et de s’en aller, relativement pressé. Au fond de son crâne, il se disait « Rattrape-moi, allez, rattrape-moi, qu’on s’amuse un peu ! », alors, quand il sentit deux mains féminines se poser sur son dos et le pousser franchement, il ne put s’empêcher de sourire narquois, durant une demi-seconde.

Tout ce qui arriva ensuite fut très précipité. Elle cria quelque chose comme :
« Non mais c'est quoi ton problème? »
. Tous les regards se tournèrent vers eux, dont celui, bien sûr, de la bibliothécaire. Alors, Adonis fit volte-face, se retrouva face à la Lionne, et posa l’index sur ses lèvres rosées, qu’il avait, faut-il l’admettre, à ce moment-là envie d’embrasser, en signe de silence. Ensuite, il baissa un peu la tête vers elle, leurs visages n’étaient séparés que par une vingtaine de centimètres, et il planta ses yeux miels dans les siens azurs. La scène était magnifique, comme figée. Une photographie aurait même été largement appréciée. Malheureusement, une autre chieuse vint briser le tableau alors qu’il n’avait même pas duré 3 (longues) secondes :

« MISS GEORGIA PRINCE ! Que faites-vous subir à notre pauvre hôte ?! Je vous rappelle que la Bibliothèque est un lieu de calme et de silence ! Je vous remercierai de le quitter si vous n’êtes pas capable de cela ! »

Adonis sentait qu’il n’allait pas aimer la bibliothécaire. Elle avait cette faculté de crier en chuchotant, ce qui l’exaspérait, elle avait engueulé la lionne et exclusivement la lionne alors qu’elle n’avait rien suivit à l’histoire, et par-dessus tout, elle lui avait retiré le privilège d’apprendre le nom de la blonde par lui-même en le criant au début de sa phrase. Ce n’était pas drôle.

Elle s’appelait donc Georgia. Beau prénom. Très beau, qui lui correspondait bien, d’ailleurs. Evidemment, Adonis s’était bien vite écarté d’elle, et, tournant la tête vers la Bibliothécaire, il dit :

« C’est moi madame, qui aie commencé la provocation, pas Georgia, elle ne s’est juste pas laissée faire. Je vais sortir, c’est mieux dans ce sens là. »

Oh bien sûr, ce n’était pas entièrement vrai. Georgia l’avait quand même baffé sans qu’il ait presque rien fait. M’enfin. Lui, il s’en fichait, de sortir de la bibliothèque, de toute façon, il ne travaillait pas. Il préférait partir à sa place, il récupéra donc son sac, et sorti de la pièce, suivi par des dizaines de regards curieux.


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Salut Beauté ~ Au revoir connard !

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