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La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année]

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MessageSujet: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Jeu 8 Mar - 21:10

L’hiver était rude en Angleterre, même si la neige avait disparu, bien que moins rude que tous ceux vécus par le Professeur Sakarov dans sa Russie natale ou encore dans l’Institut de Magie de Durmstrang en Finlande. En effet, l’homme était habitué à supporter les températures négatives, d’autant plus que dans son cursus scolaire, les feux étaient interdits sauf s’ils étaient utiles pendant leur apprentissage de la Magie. Le Sport était aussi une composante essentielle de Durmstrang, d’où l’habitude pour lui d’avoir froid. Certes, le froid n’était pas toujours agréable mais au moins il tenait éveillé. Sevastian avait commencé sa journée par une ballade tranquille à l’orée de la forêt. Loin de sa Russie natale, il ne se retrouvait que dans cette forêt, ressemblant à celle de Durmstrang. Pour lutter contre le froid mordant de l’air, Sevastian avait choisi sa traditionnelle tenue noire, faite d’un pantalon très droit, une chemise, une cravate lavallière et une veste arrivant aux genoux. Le tout était agrémenté d’une cape lourde avec un col en fourrure, ramené directement de chez lui. Il regarda silencieusement le château de Poudlard. Calme. Tranquille. Rien de plus normal à cette heure matinale mais bientôt l’école serait en effervescence. Les élèves se lèveraient, iraient dans la Grande Salle prendre leur petit déjeuner et aller en cours, tout ça dans le plus grand vacarme. Un vacarme assourdissant que Sevastian fuyait en étant dans salle en avance ou en passant tout simplement dans les couloirs, pour faire la loi et imposer le silence. Deux ou trois sortilèges valaient parfois beaucoup plus que de simples mots.

S’arrachant à la contemplation du château, Sevastian se rendit dans la Grande Salle lui-même pour petit-déjeuner. A son entrée, alors que la Salle était déjà à moitié pleine et que l’on entendait la présence des élèves à 20 lieues, le calme se fit, oppressant. Sevastian sourit intérieurement sans rien en montrer. Il marcha droit devant lui ne regardant pas ces gamins, ou alors en les regardant pour qu’ils baissent les yeux devant lui. Il était craint et il aimait ça. Il n’était pas si méchant pourtant, mais il préférait être craint qu’être ridiculisé ! L’autorité devait être imposée parmi les élèves. Elèves qu’il retrouverait à son cours. Il avait justement cours avec les Sixièmes années à 10h.

Sevastian occupa le reste de son temps en lisant la Gazette des Sorciers. Il était bien entendu en avance dans salle, afin d’attendre silencieusement ses élèves… Celle-ci était à l’image de l’enseignant. Il avait tiré quelques rideaux, pour éviter qu’une trop grande clarté ne l’éblouisse pendant son cours. Les pupitres de bois étaient alignés devant lui. Son propre bureau était en bois noir, très sobre, et les seuls éléments présents sur ce bureau étaient les manuels nécessaires au cours. Il portait sa baguette dans un étui prévu à cet effet au niveau de la ceinture, pour toujours l’avoir à porter de main. Plus tôt dans la matinée, il était venu déposer une lourde malle en bois usée, comportant des coups sur le couvercle, malgré une vieille enluminure magnifique, une gravure sur bois représentant un monstre et des sorciers tout autour. En réalité, cette malle contenait la créature du jour : un Epouvantard. Sevastian voulait voir la peur de ses élèves. Se moquer d’eux mais aussi les former car tel était son but premier tout de même. Comment se battre contre le Mal si l’on est incapable d’affronter sa peur ? Ce cours serait éprouvant pour ses élèves, encore plus que tous ceux qu’il leur donnait d’habitude. Tous devront affronter leur peur… En plus d’affronter le Professeur Sakarov bien entendu … Il les attendait, tranquillement assis sur le rebord de son bureau, les bras croisés, la mise sévère.
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Sam 31 Mar - 16:18

La sixième année de Gabriel se déroulait plutôt bien, sans pression, sans examens, juste un tournant qui allait lui permettre de se démarquer, de faire sa place en tant que Gryffondor au château, mais aussi en tant que personne dans le monde. Il s'entendait plutôt bien avec les gens de sa maison, avait appris à ignorer les remarques désobligeantes des intolérants, gérait parfaitement bien son temps entre les entraînements de Quidditch, les cours et sa vie privée. Tout se passait pour le mieux, donc, même si quelques détails le gênaient un peu. Sa relation avec Dirk, sa relation avec Dana, par exemple. Mais là encore, il essayait de gérer sans que ça ait des conséquences sur son année.

Il y avait un nouveau professeur de Défense contre les forces du Mal, qui risquait bien de chambouler un peut ça. Déjà, il arrivait à la mi-novembre. Ensuite, il venait de Durmstrang, il était professeur là-bas, mais personne ne savait vraiment de quoi ? Défense ? Mais cette matière existait-elle, là bas, au pays de la Magie Noire ? Ou peut-être était-ce cela, il était professeur de Magie Noire. Il se murmurait aussi un peu dans les couloirs qu'il était auror. Gabriel avait du mal à l'imaginer, car il avait déjà semblé avoir terrorisé les petits. Lily Evans était revenue l'autre jour, tenant par les épaules une petite première année toute tremblante et sanglotante, par sa faute semblait-il. Et puis, est-ce nécessaire de le préciser, la petite était née-moldue. Peut-être que ça n'avait rien à voir, et c'était ce que préférait penser Gabriel, dans sa grande naïveté.

Son premier cours de Défense commençait à 10h. Il avait cours de Métamorphose juste avant, avec le reste de sa classe, ça s'était déroulé sans problème. Il se dirigeait donc, baguette en main vers le premier étage pour assister à son cours. Le matin même, il s'était levé de bonne humeur, s'était douché, avait revêtu sa robe de sorcier, agrafé son blason rouge et or dessus, et était descendu petit déjeuner avec Mary. Mary … Que ferait-il sans elle ? Sans doute serait-il souvent seul …

Il fut le premier à pénétrer dans la salle. Les même pupitres de bois occupaient l'espace presque entier de la pièce, mais l'ambiance était légèrement différence. Tout semblait figé, sans vie. Même les grains de poussières qui voletaient dans un rayon de lumière semblait immobile. Immobile, comme le professeur Sakarov, assis sur le rebord de son bureau, les bras croisé. Il salua le professeur, assez bas, en plantant tout de même ses yeux dans les siens, juste pour voir quel effet ça faisait. C'était terrifiant. Ses iris reflétaient sa dangerosité. Un frisson parcouru la nuque de Gabriel qui fronçait très légèrement les sourcil, et il alla s'assoir au premier rang. Normalement, Mary viendrai s'assoir près de lui. Il espérait qu'elle arrive vite, elle, ou n'importe quel élève d'ailleurs, histoire qu'il ne se retrouve pas seul trop longtemps en compagnie du professeur ...

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Dirk & Gabriel
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Lun 9 Avr - 15:14

  • Un, deux, trois.

    Les réveils s'enclenchent et tout le dortoir se réveille. Lula contemple ce spectacle, silencieuse. Bien au chaud sous sa couette, elle savoure de ne commencer qu'à dix heures et en profite. Elle regarde ses camarades se lever, se chamailler pour la salle de bain, rire. Elle observe leur corps. Leurs formes. La blonde frissonne. De la graisse. Ce n'est que de la graisse. N'y a-t-il que des grosses à Poudlard ? Est-elle la seule consciente à quel point c'est horrible d'être ronde ? Elle soupire et enfouit sa tête sous son oreiller.

    Elle a envie de vomir.

    Une poignée de minutes après que les filles soient parties - manger, évidemment -, elle sort de son lit. S'étirant et baillant, elle se dirige vers la salle de bain. Lula prend une douche brûlante. Elle sèche ses cheveux et leur jette même un sort. Ils deviennent brillants et lisses. Elle se maquille. Ses cils s'allongent, ses yeux, entourés de noirs, sont intenses, et sa bouche est d'un joli rose. La Serdaigle a l'air d'être une adolescente normale. Si on regarde pas à quel point les traits de son visage sont anguleux, coupants.

    Elle s'habille de son uniforme. Sa jupe est un peu trop courte, elle ne sait pas où elle a foutu sa cravate et l'écusson de sa maison est décousu. Elle fronce les sourcils. C'est dans un état pitoyable. Il faudra qu'elle donne ça à laver aux elfes de maison.

    Lula n'a pas envie de descendre à la Grande Salle. Elle s'assoit sur son lit et prend la bouteille de vodka qui est dans sa valise. Elle en boit une gorgée, a une hésitation , puis en boit quatre autres. Elle repose la bouteille. Inspire profondément. Elle ne sait pas très bien quoi faire et il est hors de question qu'elle quitte le dortoir tout de suite. Lula s'allonge dans son lit et s'endort.

    - Le cours va commencer dans dx minutes. Le cours va commencer dans dix minutes. le cours va commencer dans dix minutes. Le cours va commencer dans dix minutes.

    Le réveil. Heureusement qu'elle a installée cette alarme, sinon, elle serait en retard à chacun de ses cours ! Elle passe en coup de vent dans la salle de bain pour se recoiffer, ramasse son sac avec ses plumes, parchemins, encre, cigarettes, baguette et se dépêche de rejoindre la salle.

    En chemin, à moitié en train de courir, elle allume sa cigarette, qu'elle met entre ses lèvres. Elle recrache la fumée, accélère le pas. Elle ne veut pas être en retard. Surtout pas. Lula ne sait pas très bien qui est le professeur. On lui a raconté des choses sur lui mais elle était trop défoncée pour s'en souvenir ou même s'en soucier.

    Elle arrive enfin devant la porte. Elle tire sur sa cigarette, nerveusement. Elle prend un instant pour réguler sa respiration et les battements de son coeur puis entre. La salle est vide, à part le professeur et un élève à qui elle ne parle jamais. L'atmosphère est bizarre et lourde. Elle tire encore sur le bâton blanc. On l'a souvent laissée fumer en cours. On préfère qu'elle fume plutôt qu'elle se drogue, non ?

    - Bonjour, monsieur.

    Elle doute. Où doit-elle s'installer ? Certains préfèrent l'avoir sous le nez, la surveiller. De peur qu'elle sorte une pilule en plein cours ou un truc du genre. Lula n'est pas idiote, elle ne fait pas ça. C'est soit après, soit avant. Elle sait très bien que sa place à Poudlard est très fragile et elle évite d'être dans un " mauvais " état pendant les cours. D'autres préfèrent la mettre au fond de la classe, pour éviter de voir sa maigreur, son air perdu.

    Elle se place devant le bureau et darde son regard clair sur lui.

    - Vous voulez que je m'assois où ?
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Lun 9 Avr - 18:22


Sakarov, ce nom faisait trembler les quelques élèves qui l’avaient déjà eu. D’après les rumeurs il avait un regard de psychopathe et serait actuellement poursuivi pour meurtres dans son pays, c’est pourquoi il avait suivit ses élèves jusqu’ici. Chacun y ajoutait sa petite touche personnelle, enrichissant ainsi le portrait peu flatteur du nouvel enseignant. Mary n’avait pas encore suivit son premier cours avec le russe, et ne savait plus si elle devait ou non regretter d’avoir choisi de suivre cette matière.

Après un cours de métamorphose dédié à la théorie, que la sixième année avait passé à discuter avec d’autres élèves, au moins aussi intéressé qu’elle par le sujet. Une fois le cours achevé, Mary avait dû rendre des comptes à McGonagall … Cette-dernière n’avait visiblement pas apprécié de voir son élève prise d’un fou-rire au beau milieu de son explication sur l’importance de la concentration lors de l’utilisation des sorts. Minerva McGonagall appréciait que ses cours se déroulent dans le calme. Elle n’avait rien contre le fait que la conversation ouvre sur un débat intéressant et enrichissant pour le cours, mais le désordre lui faisait horreur. Sa directrice de maison ne la retint cependant pas longtemps, lorsqu’elle lui confia avoir cours de Défense Contre les Forces du Mal. Mary attrapa ses affaires qu’elle avait posé sur une table et couru jusqu’à la salle de cours. Heureusement pour elle, elle n’était pas en retard !

En entrant dans la salle elle remarqua qu’il n’y avait presque personne dans la salle. Elle souffla, soulagée d’être à l’heure mais également parce qu’elle avait échappé à une sanction de la part de McGo. Il y avait seulement Lula Bell, une fille bizarre de Serdaigle qui avait toujours inquiété Mary de part son comportement et son physique, et puis Gabriel assit seul à une table au premier rang. Ne voulant pas se retrouver à côté de n’importe qui, elle accéléra légèrement le pas et alla s’assoir à côté de lui. Il sembla rassuré quand elle vint s’installer à ses côtés. Le professeur était-il si effrayant que cela ? Ou le cours le rendait-il anxieux ?

« Premier rang ? Tu veux qu’on se fasse bien voir dès le premier cours, c’est ça ? lui demanda-t-elle en souriant. »

Mais elle perdit vite son sourire lorsqu’elle tourna la tête vers le devant de la salle … Sakarov était déjà là. N’aurait-il pas pu se manifester plus tôt ? Elle ne pu s’empêcher de dévisager Sevastian. Il ne ressemblait pas tellement au portrait qu’on en brossait dans son dos. A part peut-être ses yeux qui pouvaient donner cette impression de ‘’tueur’’. Mais sinon, à première vue il paraissait presque … amical ? Non, le mot ne lui convenait pas finalement, sa posture contrastait trop avec ce qualificatif. Non, il paraissait plutôt aimable. Pas agressif ni dangereux, bien que la lumière ne jouait pas en sa faveur sur ce point. Et pourquoi donc fixait-il tous ceux qui entraient ? Et les rideaux, il était dix heures du matin, il aurait pu les ouvrir aussi ?! Non ? De toute évidence, ce premier cours de DCFM ne se passerait pas bien... Rien que l’ambiance qui se dégageait de la salle ne lui plaisait pas vraiment.

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Mary McDonald
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Lun 9 Avr - 19:12

    Le Serpentard reconnut sa victime favorite déjà assise, Gabriel d'Angelo qui semblait croire pouvoir changer les choses cette année – ce serait un plaisir de le détromper... -, une autre Gryffondor à ses côtés. Et Lula. Personne d'autre. Les élèves de Poudlard n'étaient pas franchement connus pour arriver en avance, ça n'avait que de normal. Lui-même serait arrivé plus tard s'il n'avait pas eu à mener manu militari un Deuxième année de Gryffondor jusqu'au concierge pour qu'il reçoive la punition adéquate à la mauvaise blague qu'il avait tentée de jouer à deux filles de Serpentard. Observant l'heure qu'il était une fois débarrassé du petit rouge-et-or, le jeune homme avait décidé qu'il avait le choix entre rejoindre rapidement ses camarades de Maison pour aller en cours avec eux, ou aller directement jusqu'à la Salle de Défense Contre les Forces du Mal. Il avait opté pour la seconde option, poussé par la curiosité de découvrir ce professeur dont certains élèves de Durmstrang lui avait parlés. D'après ce qu'ils en avaient dit, il était fort probable qu'il apprécie plus ce professeur que la matière qu'il enseignait.
    Air sévère et bras croisés, il correspondait ce qu'on lui avait décrit.

    Rabastan dépassa Lula comme s'il ne la voyait pas, comme s'il ne la connaissait pas et pour être tout à fait honnête, comme si elle n'existait pas. Et pourtant, il s'amusait souvent et cruellement aux dépens de la Serdaigle. Ce n'était pas très difficile avec les gens comme elle : ils se passaient eux-mêmes la corde autour du cou et vous tendaient le bout pour que vous en fassiez ce que vous vouliez. Mais il ne pouvait pas en laisser paraître une miette devant un professeur, surtout dont il ne connaissait encore que des rumeurs. Il se contenta donc de passer au côté d'elle comme si elle n'était qu'un meuble et s'adressa directement à Sakarov.

    -Bonjour professeur, salua-t-il sobrement, assortissant ces mots d'un léger signe de tête. Léger, presque neutre mais respectueux, un peu martial, comme toujours.

    Il alla ensuite rejoindre une table inoccupée, à peu près au milieu de la pièce, sortit ses affaires et attendit, aussi nonchalant qu'un élève pouvait se le permettre selon lui dans une salle de cours. Autant dire que certains de ses camarades auraient eu sûrement à y redire, dans un sens ou dans l'autre, entre les lèches-botte ou les craintifs d'un côté qui auraient estimé qu'il ne se tenait pas assez droit ou les partisans du laisser-aller
    et de la rébellion-pour-la rébellion, ceux qui aimaient à se donner un genre de l'autre... Mais leur avis important peu...
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Lun 9 Avr - 19:43

    Depuis son arrivée, la jeune française a eu le temps de s'habituer au mode de vie des Anglais.
    La nourriture, le château et ses escaliers qui n'en font qu'à leur tête, les fantômes qui surgissaient ici et là sans vous prévenir... Par contre, pour ce qui est des cours, c'est beaucoup plus dur... Le niveau des étudiants anglais est tellement différent de celui des Français ! Ou du moins, dans certaines matières. En Métamorphose par exemple. Malgré sa passion pour ce domaine et son admiration pour le professeur McGonagall il faut avouer que les cours sont d'un ennui... Particulièrement lorsqu'il s'agit de cours théorique ! Encore, durant la pratique les élèves peuvent bouger, parler... Durant la théorie rien de tout cela, il faut juste rester sagement assis et laisser la plume gratter le parchemin en prenant garde de ne perdre aucune miette du discours de l'enseignant. Un véritable cauchemar pour la jeune femme !

    Fort heureusement, la sonnerie se fit finalement entendre, annonçant la fin du cours de Métamorphose, mais également le début du cours de Défense contre les Forces du Mal. Le premier de l'année, le poste ayant été inoccupé jusque là. Et d'après les bruits de couloirs, le nouveau professeur est loin d'être un tendre ! Les étudiants ayant déjà eu affaire à lui sont formels; cet homme, arrivant droit de Russie - et donc de Durmstrang - est un fidèle partisan de magie noire. Mais ce sont des rumeurs... N'ayant pas encore eu la chance - enfin, est-ce réellement une chance ? - d'avoir affaire à cet enseignant, Kaylee reste suspicieuse face à ses informations mais prend un malin plaisir à voir les premières et secondes années être complétement terrorisés à la simple évocation du nom "Sakarov". La lionne fut l'une des premières à quitter la salle de Métamorphose mais elle pris son temps dans les couloirs, n'aimant pas l'idée d'arrivée dans les premiers. Et puis, ce n'est pas comme si les deux salles de cours étaient fortement éloignées, elle peut donc tout à fait se permettre de se déplacer calmement, sans se presser, n'est-ce pas ?

    Arrivée à quelques pas de la salle de classe, elle passa une main sur sa jupe, retirant les éventuels faux pli qui aurait pu s'y glisser puis elle fit son entrée dans la salle, hochant faiblement la tête en direction de l'enseignant qu'elle détailla brièvement du regard. Assis sur le bord de son bureau il semblait attendre qu'ils soient tous présent avant de faire le moindres gestes. Ses bras étaient croisés sur son torse, ses traits étaient durs, une espère d'allure fière... Aucun doute, c'est bel et bien un Russe ! Elle survola ensuite la salle du regard afin de voir les personnes présentes. Deux élèves de sa nouvelle maison, Gryffondor. Un garçon et une fille. Gabriel et Mary, si ses souvenirs sont corrects. Lula, cette fille étrange dont la vue lui rappelle de mauvais souvenirs était également présente, debout face à l'enseignant, semblant attendre qu'il ne daigne lui répondre. Elle ne s'attarda pas bien longtemps sur la serdaigle, un frisson désagréable lui parcourant l'échine et porta son attention sur le dernier élève. Un autre garçon, assis au le milieu de la salle, attendant nonchalamment que le cours commence. Un serpentard. Rabastan Lestrange... Le fameux petit ami de Gaël Dunkan. Chassant cette dernière de son esprit, Kaylee avança dans la pièce, se dirigeant vers les fenêtres dont les rideaux étaient tirés pour la plupart, rendant l'ambiance de la salle plus sombre qu'elle ne l'était déjà. Elle posa son sac sur la table et pris place, curieuse de voir ce dont l'enseignait était capable.
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Lun 9 Avr - 22:10

    Bruyants. C'était le mot, et Dray aurait même dit que le vacarme produit par les élèves dans le Grande Salle était tout bonnement trop bruyant. Presque assourdissant même. Et Dray détestait tout cela le matin. Enfin, pas que le matin, mais c'était encore pire lorsqu'il venait de se réveiller et que la journée ne faisait que commencer. Lançant un regard noir à deux Quatrième années dont la discussion tenait plus des cris que de la parole, il se demanda pour la énième fois depuis qu'il était à Poudlard pourquoi -par Merlin, Morgane et tous les autres grands mages d'un autres temps- avait-il finit à la table la plus insupportable au niveau sonore de toute l’École de Magie anglaise. Un second regard menaçant aux deux idiots à côté de non loin de lui, ceux-ci finirent certainement par se rendre compte de l'attitude peu avenant de leur camarade à leur égard puisque l'un deux déglutit imperceptiblement avant de baisser le volume sonore provoqué par le flot incessant de paroles qui semblaient couler de sa bouche. Insupportables, mais au moins sa réputation peu flatteuse avait du bon dans ces cas là! Le coréen repoussa son assiette à moitié vide, et lança un dernier regard circulaire à la Grande Salle, avant de se lever et de se diriger vers la porte qui la séparait du reste du château sans un mot. Et sans attendre non plus deux des rares Gryffondors -et personnes en général- qu'il appréciait, et qui durent donc se dépêcher de le rejoindre, bien qu'ils ne montrent aucun signe de surprise quant à l'attitude quelque peu désinvolte de leur ami. Il faut dire que quand on côtoyait Dray depuis aussi longtemps qu'eux, on devenait habitué à ses sautes d'humeurs et à son sale caractère!

    Les deux heures suivantes furent longues du point de vue de Dray, mais aussi très certainement de la grande majorité des autres Gryffondors présents. Il faut dire que même si il appréciait vraiment la métamorphose, et se débrouillait même plutôt bien en pratique, la théorie était une autre paire de manches! Deux heures emplies de théories toutes plus complexes les unes que les autres et d'autres théorèmes sur les effets de la Magie avaient de quoi en désintéresser plus d'un! Mais tout cela était néanmoins, malheureusement, nécessaire, et peut être encore plus en Métamorphose que dans d'autres matières. Le coréen avait donc posé son bras gauche sur la table pour y poser sa tête -non, le bois des tables n'était pas assez confortable, et en plus trop bas, pour poser sa tête directement dessus- dans une position quelque peu blasée et inintéressée, mais plus confortable, et avait écrit de manière presque mécanique ce que racontait McGonagall. Évidemment, celle-ci n'avait pas paru ravie par le manque de maintien du jeune homme, mais ce n'était pas comme s'il tenait les regards désapprobateurs qu'elle lui avait lancé en compte. Et puis en plus, les discussions et autres bavardages n'avaient pas cessé durant le cours, et il s'était cette fois allié à la professeur de métamorphose pour lancer un regard irrité à Mary McDonald et d'autres élèves tout aussi insupportables. Vraiment, jamais elle ne s'arrêtait de parler? C'était quelque chose d'on ne pouvait plus agaçant, selon le jeune homme.

    Enfin, le cours était à présent fini, pour donner suite à une seconde période de deux heures que Dray espérait un peu plus intéressantes. Ils auraient de plus l'immense chance d'avoir un nouveau professeur de DCFM, tout droit venu de Russie et de Durmstrang, et que les rumeurs qualifiaient de sadique notoire. Pas que Dray accorde réelle importance aux rumeurs, c'est tout juste s'il les connaissaient toutes tellement elles avaient tendance à être stupides, mais il savait néanmoins que lorsque plusieurs de ses fausses histoires mensongères parlant d'un même sujet se recoupaient, le point commun à toutes s'avérait souvent exact. Ou tout aussi proche de la réalité que cela se pouvait. Et Brian-l'imbécile-heureux avait justement insisté pour lui transmettre ce point important concernant leur nouveau professeur. Chose qui n'avait pas servi à grand chose puisque le coréen l'avait regardé avec cet air blasé qu'il affectionnait tout particulièrement. En gros : il s'en fichait comme de sa première noise! Se faire une opinion par soit-même était quelque chose que le jeune homme avait vite prit pour habitude. Les opinions des autres lui semblaient toujours tellement surfaites et inexactes! Mais, toujours est-il qu'il gardait malgré tout en tête la réputation déjà peu glorieuse de Sakarov. Juste au cas où.

    Rentrant dans la salle de classe -après avoir lissé son pull bordeaux qui laissait apparaître le col blanc de sa chemise, et sa cape noire- entouré de sa clique d'énergumènes qu'étaient ses quelques rares personnes qu'il considérait comme des amis, Dray lança un regard neutre à la salle de cours, notant déjà la présence de plusieurs de ses camarades de Gryffondor, ainsi que celle de Rabastan Lestrange et de Lula Bell, et enfin celle de Sakarov. Il le fixa un moment, penchant très légèrement sa tête de côté en continuant sa courte observation. L'homme avait comme une présence sombre, impression renforcée par les vagues relents de magie qu'il parvenait à percevoir, et qui semblaient rester comme accrochés au russe. Il n'y avait pas de doute que cet homme n'était pas un tendre, et qu'il était plutôt puissant. Mais ça, il devait certainement être le seul à s'en rendre compte pleinement. Le coréen hocha très légèrement la tête en guise de salut -nul doute que les russes étaient généralement tout aussi stricts que les coréens en ce qui concernait le respect- avant de s’asseoir tout au fond de la salle, les autres Rouges et Or qui l'accompagnaient s'étant déjà installés au tables devant lui.

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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Ven 13 Avr - 22:57

Les élèves ne tardèrent pas à arriver dans la salle de cours, qui était toujours aussi sombre qu’à l’ordinaire, comme Sevastian n’aimait pas la lumière. En réalité, le seul but était de maintenir un climat de tension, de crainte et de peur sur ses élèves. Il n’était pas sadique, mais il aimait s’amuser, et la voix chevrotante de certains élèves quand il leur parlait était un véritable délice. Une fois que la crainte s’installait, l’élève restait sur les nerfs jusqu’à la fin du cours. Cela ne pouvait que doper leurs capacités, car s’ils étaient capables de réussir leurs sortilèges dans un tel état de stress, nul doute qu’ils les réussiraient en toute occasion. Sevastian se tenait ainsi toujours au même endroit, devant son bureau, légèrement appuyé dessus, les bras croisés, le regard dur et sévère, ce genre de regard qui observe chaque personne à proximité, inspectant le visage de chacun, les scrutant comme un biologiste inspecte des lames avec un microscope. Sakarov n’aurait pas besoin de rentrer dans leur esprit, en tout cas pour l’instant. Mais il n’hésiterait pas à le faire s’il le jugeait nécessaire. Il aimait bien voir de quoi étaient faites les pensées de ses élèves. Cela pouvait s’avérer amusant dans certains occasions.

Le premier élève arrivé était cet italo-russe, un Né Moldu, qui n’avait pas été accepté à Durmstrang du fait de son ascendance moldue, ce qui était parfaitement normal selon le Professeur de Défense contre les Forces du Mal. Il exécrait cet élève avant même de le connaitre. Il n’était selon lui qu’un sous-Russe, incapable d’honorer les Sorciers slaves. Il savait déjà en le voyant rentrer que ce cours serait atroce pour lui. Bien entendu, il avait intérêt à se tenir à carreau, à part s’il souhaitait avoir une punition dès le premier cours. Comment Sevastian savait cela de son élève ? Ce n’était pas dur, il le sentait, et il avait lu son dossier. Il avait été élevé par sa grand-mère, et celle-ci lui avait appris à considérer comme inférieur ces Sorciers qui n’avaient pas leur place dans le très noble insitut de Magie Durmstrang. Cet élève ne savait pas ce qui l’attendait. Quand il lui dit bonjour, Sevastian ne répondit même pas, ne s’en donna pas la peine, il préférait économiser sa salive et ses gestes. Ses yeux croisèrent ceux de l’élève, de la faute de ce dernier. Le Russe s’appliqua à y mettre tous les ressentiments qu’il avait contre le jeune homme sans même le connaitre. En observant la surface de son esprit, il y vit la peur primitive, la peur de ce regard qui lui était hostile, il en jubila car c’était exactement ce qu’il voulait.

Puis vint une Serdaigle, une certaine Mlle Bell. Autant dire que son nom de famille n’allait pas avec le physique de la jeune fille. Mince comme une brindille de bois, ses yeux portaient d’immenses cernes noirs, ses yeux eux-mêmes semblaient injectés de sang. Enfin, ses lèvres étaient sèches, comme craquelées par le tabac. Sa tenue reflétait l’état de la jeune fille : débraillée, misérable, pitoyable. Pour les autres en tout cas, car Sevastian n’éprouvait pas de pitié. Il pourrait tout au plus lui faire quelques remarques bien corsées comme il savait en inventer. En entrant, elle semblait fumer une cigarette. Et elle l’avait encore en main quand elle salua l’enseignant et lui demanda où se plaçait. Il lui répondit d’une voix plate et froide.

« Vous pouvez m’appeler Professeur, Mlle Bell, si tel est votre nom. Vous avez dû vous tromper de salle néanmoins, nous ne sommes pas dans un bar de drogués ! La cigarette, à la poubelle. Maintenant. Votre place ? Peu m’importe si vous vous tenez tranquille ! »

Sevastian n’était pas du genre à prendre une fille en détresse sous son aile. Ce n’était pas son rôle. Oh il pouvait aider s’il le voulait, mais encore fallait-il qu’il en ait envie, ce qui n’était actuellement pas le cas. L’élève suivante qui arriva était une Gryffondor, McDonald de son nom – mais n’était-ce pas ce nom de restaurant moldu où ces derniers s’engraissaient à vue d’œil ? La pièce devait vraiment être très sombre car elle se dirigea vers le premier rang, à côté de Gabriel d’Angelo, le né moldu, sans même voir le Professeur, qui pourtant n’était pas invisible. Elle préféra parler avec son voisin. Sevastian la regarda, d’un regard lourd de sens. Quand elle le vit, elle parut particulièrement surprise, voire même choquée. Elle aussi avait peur. Cela se sentait comme un putois dans une geôle de prison. Ce fut ensuite Rabastan Lestrange, ce Serpentard sur qui l’on pouvait vraiment compter, qui fit son entrée. Il avait cette intelligence particulière qui lui aurait offert une place de choix à Durmstrang. Venant d’une famille de Sang Pur, Sevastian l’appréciait fortement, lui et ses remarques bien placées à l’encontre de certains « camarades ». Tout à fait le genre de remarque que faisait Sevastian. Ce dernier savait que s’il avait besoin d’un élève pour tenir la classe en cas d’absence pour une raison ou une autre, il pouvait compter sur ce jeune homme. Son salut lui-même correspondait à la personnalité du Serpentard : le respect était clairement visible, une délicatesse propre tout comme une docilité parfaite face à l’autorité. Il s’installa au milieu de la salle, et s’installa tranquillement, sans un regard pour ses camarades.

Les deux autres élèves qui arrivèrent était une Française, une Rouge et Or, qui observa ses camarades avant de s’installer près d’une fenêtre, ce qui n’était certainement pas pour la lumière, tous les rideaux ayant été tirés, dans le seul but d’obscurcir la pièce qui semblait ainsi froide et démoniaque ; et un Coréen. Oui un Coréen. De Gryffondor également, son physique déplaisait fortement à Sevastian. Dans son passé, lors d’une mission pour le gouvernement russe, il avait poursuivi un Coréen qui tuait des sorcières russes pour effectuer de sombres sortilèges de magie noire. Grâce à l’action du Russe, ce sorcier fut arrêté, après une longue et dure bataille où une coéquipière de Sevastian fut grièvement blessée. Depuis ce jour, il ne peut s’empêcher d’y penser en voyant un asiatique, et c’est chargé de cette animosité qu’il considéra ce Dray Garrisson. Il arriva accompagné de quelques « amis ». Il était étrange. Il regardait le Professeur comme un insecte, penchant la tête sur le côté pour l’observer. Mais que faisait-il ? Sevastian était intrigué, et quand il regarda rapidement l’esprit du jeune homme, il vit un trouble et une fumée noire, une ombre étrange lui ressemblant. Intrigué, il décida néanmoins de ne pas y faire attention pour le moment.

Considérant qu’un nombre suffisant d’élèves étaient arrivés, il commença le cours, laissant le temps à un ou deux retardataires de prendre place :

« Bonjour à tous. Ce n’est bien sûr qu’une formule. Ce que nous allons voir aujourd’hui pourrait en effet très bien vous faire passer une très mauvaise journée, ce qui je peux vous le dire, est loin de me déplaire.

Si vous êtes ici c’est dans le but de vous former à une partie plus corsée de l’Art de se défendre contre le Mal. Ce cours ne sera pas une partie de plaisir pour vous, mais peut-être cela le sera-t-il pour moi. Comme l'a dit un grand homme, ‘L’ignorance préserve de la peur’. Or vous êtes ici pour apprendre de nouvelles choses. Et donc vous familiariser avec la peur. Bien que je me doute que la plupart d’entre vous se retrouveront comme de jeunes fillettes incapables d’assurer leur continence urinaire, j’ai le plaisir de vous annoncer que le sujet de ce cours concernera vos peurs.

Bien, je vais donc commencer ce cours par une question simple, en tout cas à mes yeux, cela n’est peut-être pas le cas pour certains élèves de cette salle néanmoins. Quelle est votre plus profonde peur ? »

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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Mer 9 Mai - 13:33

J'ouvris un oeil difficilement ce matin-là. Et pour cause, j'étais terriblement en retard. Ah, quelle nuit ! Quel magnifique rêve plein de Ivana décapitées, et de Adonis broyés ! Un vrai bonheur autrement dit. Voyant le cadrant de mon réveil qui m'indiquait une heure à laquelle j'aurais certainement du déjà être habillée, coiffée, maquillée, et avoir le ventre plein, je du me résoudre à faire l'impasse sur un potentiel petit-déjeuner, vu l'heure tardive, et décidais de passer par la salle de bains. J'enfilais ma jupe noir, mes talons noirs - normalement interdits pour les cours étant donné qu'ils ne faisaient pas partis de l'uniforme - , ma chemise blanche avec le blason de ma maison - magnifique emblême qu'était le serpent ! très représentatif ! - et une cravate dont je fis le noeud lache. Evidemment, la chemise était légèrement déboutonnée pour laisser entrevoir un décolleté avantageux et que j'aimais exposer. Enfin, un léger trait de maquillage pour faire ressortir mes yeux bleutés et malicieux, et une chevelure souple et brillante, retombant en cascade sur mes épaules fines. Des collants fins et noirs sur mes jambes vertigineuses. Un léger rouge à lèvre qui faisait ressortir ma bouche charnue comme un bonbon appétissant. Une vraie déesse même en uniforme ! Quel plaisir des yeux ! Cissy avait sans doute du déjà partir. Elle savait à quel point il était difficile de me réveiller lorsque je dormais à poings fermés, et sûrement ne s'était-elle pas risquée à tenter le diable ! Au sens propre du terme !

Je pris mon sac, le mis sur mon épaule, et en faisant claquer la porte derrière moi, le son de mes talons comme seule trace de mon passage, je me dirigeai vers mon premier cours de la journée. Oui, étant donné que je séchais toujours l'Histoire de la Magie, j'allais directement en Défense Contre les Forces du Mal. Mon cours préféré, et je sentais très certainement que celui-ci allait devenir dix fois plus intéressant maintenant qu'un professeur de Durmstrang était venu prendre le post. Sevastian Sakarov. Un russe, évidemment. Auror, professeur de Magie Noire dans son ancienne école, un pro-sang-pur, et probablement un professeur horriblement sadique. Tout ce que j'aimais, en d'autres termes ! Mais il n'empêchait pas qu'il n'échapperait pas à mes traditions d'élève joueuse. Ah, j'adorais avoir de nouveaux professeurs, c'était toujours très amusant de découvrir où se plantaient leurs limites, avec quelle force il pouvait imposer leur autorité, leur façon de procéder, leurs méthodes. Eh quand bien même les heures de retenues s'entassaient parfois, j'étais toujours fière d'avoir tester jusque dans leurs retranchements tous mes professeurs. Aussi, et vu sa réputation, Mr. Sakarov allait être - j'en étais certaine - une forte distraction pour ce début d'année. Je savais que j'allais y laisser certaines de mes magnifiques plumes, mais qui ne tente rien, n'a rien ! Et puis, le jeu le valait bien !

J'étais en retard de quinze minutes, sûrement avait-ce été le temps nécessaire pour que tous les autres arrivent, et encore sûrement n'étais-je pas la seule retardataire. Les élèves n'étaient pas connus pour être en avance. Arrivée devant la porte, je ne toquai pas, et le professeur ne du pas tout de suite remarquer ma présence, étant donné qu'il commençait déjà son cours et lorsque j'entendis ces derniers mots, ma voix s'éleva d'elle-même dans la salle, tandis que j'avançai de mon éternelle démarche féline, et élégante.

« Bien, je vais donc commencer ce cours par une question simple, en tout cas à mes yeux, cela n’est peut-être pas le cas pour certains élèves de cette salle néanmoins. Quelle est votre plus profonde peur ? » avait-il dit.

Un sourire amusé étira mes lèvres gourmandes.

- Et vous, quelle est-elle ? lançai-je.

J'avais déclenché les murmures acerbes, et les sourires amusés. Mes yeux ne quittaient pas le professeur Sakarov, et les bras croisés sur ma poitrine, non d'une manière défensive, ou agressive, mais plutôt dans un souci de ne pas laisser mes bras retomber mollement le longs de mes hanches, je restai ainsi à le regarder avec un sourire amusé, mais pas irrespectueux. J'étais cependant sûr qu'il prendrait cela pour de l'insolence, ou de l'irrespect. Sur certains points, il aurait raison. Mais ne savait-il pas que les serpentards étaient joueurs ? L'audace, le charisme, prendre des risques et rafler la mise, gagner, étaient des mots que nous utilisions chaque jour. Je m'étais arrêtée au milieu de la pièce, non pas car j'avais peur d'aller jusqu'à son bureau, ou que cela m'aurait dérangé, mais plutôt parce que Rabastan était déjà assis et que je ne comptais pas m'assoir autre part qu'à côté de lui. Un sourire plus détendu, et encore plus amusé détendit mon visage, et je décroisai les bras en posant mon sac sur la table à côté de celle de Rabastan.

- Bienvenue à Poudlard Mr. Sakarov, excusez mon retard vous apprendrez bien assez vite que les élèves ici ne sont pas les plus ponctuels, fis-je en ne le lâchant pas des yeux.

Ce cours allait définitivement être intéressant. Je ne regardais pas Rabastan, pas tout de suite, je ne voulais pas détourner le regard du professeur de DCFM, il aurait pris ça pour une marque de lâcheté. Je ne cillai pas, et croisai les jambes sur ma chaise, mon livre atterrissant sans douceur sur la table. Rabastan n'approuverait pas, et je n'avais pas besoin de le regarder pour le savoir. Lui qui était si respectueux de ses professeurs, surtout quand ceux-ci étaient des pros de la Magie Noire...Mais au delà de sa réputation, je me posais une question. Mon père, et son père avait lui avait été auror - ma famille avait été une longue lignée de combattants, et certains avaient conspirés pour radier les créatures impures de la surface de la planète -, et je me demandais si les voyages répétés de mon père en Russie, en Finlande, parfois même à Durmstrang, l'avait conduit à rencontrer l'homme qui me faisait face. Etait-il possible qu'ils se connaissaient ?
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Ven 11 Mai - 17:36

    Et bien sûr, elle fit une entrée remarquée et le jeune homme ressentit un mélange paradoxal d'amusement et d'exaspération. Sans parler de la façon qu'elle eut d'engager le dialogue avec leur nouveau professeur. Si elle tenait vraiment à se jouer de l'autorité – après tout dans la majorité des cas, Rabstan ne respectait pas suffisamment les professeurs, ou plutôt considérait que beaucoup ne méritaient pas le respect de par leurs paroles, leurs opinions, leurs actes ou même leur origine, pour que son comportement impeccable fût autre chose qu'une façade policée – elle aurait pu s'en tenir à ceux du corps enseignant qui n'avaient pas naturellement tendance à pencher pour eux. A quoi bon s'aliéner qui aurait pu être un allié ? Sans compter que si les rumeurs étaient vrais, cet homme-là méritait un certain respect. Ses activités d'Auror mises à part........
    Malgré une réprobation qui dut se lire dans le regard qu'il jeta à la jeune fille, le Serpentard était curieux de savoir comment leur professeur réagirait aussi. Ce pourrait être révélateur. Ce serait l'occasion de voir s'il valait sa réputation, mais il se garda d'en rien montrer. D'ailleurs, il y avait une autre curiosité qui lui titillait l'esprit.
    Aussi décida-t-il d'enchaîner après Gaël, comme si elle n'avait rien dit et ne prenant pas en compte qu'elle n'apprécierait sûrement pas qu'il lui coupe l'herbe sous le pied. Si cela ne suffisait pas pour éviter un clash, tant pis pour eux. Eux deux. Elle comme le professeur. S'ils souhaitaient s'affronter dès le premier jour, c'était après tout leurs affaires, même si ce serait les autres élèves les seuls vrais bénéficiaires du spectacle. Car il connaissait suffisamment Gaël – leurs premières années n'avaient-elles d'ailleurs pas été qu'une longue altercation ? - pour savoir qu'elle ne baisserait pas les armes pour une simple remarque cinglante. Il en faudrait un peu plus. Ce qui pouvait arriver aussi. Mais dans un cas comme dans l'autre, ce n'était pas les "bonnes" personnes qui y perdraient.


    -Pardonnez-moi professeur, mais qu'entendez-vous par "votre peur la plus profonde" ? Il y a peur et peur, non ? Par exemple...

    Il réfléchit quelques secondes le temps de choisir dans le panel fourni de ceux qu'il aimait terroriser qui serait le plus caractéristique. Il n'était naturellement pas question de se prendre lui-même comme exemple, parce que l'une des peurs, auxquelles il pouvait être fait allusion, n'était pas le genre de chose que l'on lançait à Poudlard, à moins de vouloir se griller définitivement aux yeux du monde bien pensant. Ce qui ne serait pas toujours le cas, ou au moins fallait-il l'espérer.

    -Je connais un.. Poufsouffle qui est absolument terrorisé par les rats. Mettez-en lui un sous le nez, il ira se planquer dans un placard et … se trouvera incapable de contrôler ses continences urinaires comme vous dites. Mais sa plus grande peur est en réalité de ne plus jamais pouvoir faire de magie. La première est.. je dirais viscérale. Et elle aura plus d'effets à court terme. Elle peut paralyser, elle peut faire faire des bêtises... Cela dit, même si je doute que le Poufsouffle en question en soit capable, il y a des gens qui ont le cran de pouvoir faire l'effort de surmonter ce genre de peurs. Pour des raisons qui en valent la peine. C'est loin d'être simple mais c'est possible. Tandis que dans le cas des secondes.... Il n'y a rien à faire. C'est quasiment spirituel, je crois. On se perdrait presque à aller contre, et on serait prêt à tout pour que cette peur-là ne devienne jamais réalité. Qu'on en soit conscient ou pas, tout le monde en a. Quand on connait ce type de peur, pour quelqu'un, on l'a dans sa main.

    Le jeune homme avait exposé son point de vue calmement, veillant à ne pas laisser la moindre trace d'insolence dans ses propos, non par peur de sanction, mais par respect réel de la hiérarchie. En revanche, il n'avait pas tout à fait maquillé l'amusement cruel, distant et méprisant pour le Poufsouffle qu'il avait cité en exemple -suscitant quelques sourires en coin dans les rangs des verts et argent. Pour cause, il y en avait quelques-uns qui savaient de quel petit blaireau il parlait. Les autres appréciaient simplement l'idée de tourmenter l'un de ceux qu'ils avaient tous tendance à considérer comme les membres de la Maison la plus médiocre. Pourtant Sakarov avait été son seul interlocuteur, toujours aussi indifférent à l'opinion des autres qu'il était.
    Ce que Lestrange n'avait pas dit, parce que ce genre d'affirmations pour le coup aurait été de l'insolence pure, c'était que si leur professeur souhaitait connaître le second type de peurs dont il avait parlé, Rabastan ne répondrait pas. Ou mentirait. En tous cas il ne dirait pas la vérité. D'abord parce que, comme il l'avait dit, on faisait ce qu'on voulait de ceux dont on connaissait les peurs. D'ailleurs c'était la raison pour laquelle il avait su se maintenir une réputation correcte à Poudlard malgré son comportement : il avait toujours su jouer sur la peur des témoins. La majorité du temps, elles étaient faciles à trouver, peu de gens faisaient dans l'originalité dans ce cas-là, au contraire des phobies. La majorité avait peur de perdre leurs proches, une autre bonne part craignait l'échec ou la perte d'une capacité physique, magique, ou autre. Une part plus petite craignait l'enfermement, matériel ou social. Il avait déjà vu des personnes dont la frayeur la plus grande semblait visiblement être de correspondre à ce qu'on attendait d'eux. Et inversement. Bref, en tâtant un peu le terrain, il n'était pas bien difficile de tomber juste.
    L'autre raison pour laquelle il ne tenait pas le moins du monde à faire preuve de sincérité là-dessus, c'était qu'en ce qui le concernait, ses craintes ne concernaient rien moins que le succès du Seigneur des Ténèbres. Pas vraiment le genre de choses que l'on pouvait révéler dans une situation pareille.
    L'autre genre de peurs en revanche... Eh bien ce ne serait pas agréable d'avoir à en révéler la teneur, et encore moins de l'affronter -loin de là!-, mais s'il fallait absolument le dire, il le ferait et vienne qui voudra oser l'utiliser contre lui plus tard, il saurait le recevoir !
    D'un autre côté, lui était très intéressé par ce que pourrait bien répondre les autres élèves. Cela allait sans dire.
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Lun 21 Mai - 18:06

[Réponse éditée]


Dernière édition par Leroy de Louvière le Mar 11 Nov - 22:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Mer 23 Mai - 16:32

Comme tous les matin Belle avait un mal fou à sortir de son lit ce n'était pas vraiment une nouveauté, mais c'était toujours pire en début de semaine. Pourquoi? Alors là elle n'en avait aucune idée et en même temps elle s'en fichait royalement. Mais la jeune fille finis quant même pas sortir de son lit certes difficilement mais quant même. Attrapant les vêtements qu'elle avait par chance préparée la veille la jeune fille fila directement dans la salle de bain pour s'habiller et par la même occasion faire un brin de toilette.

Première étape donc s'habiller, voilà qui était fait, ensuite se coiffer et se maquiller... Voilà qui était fait aussi. Un petit coup d’œil au miroir et voilà la jeune Gryffondor était prête... Enfin presque, elle refit un tour dans son dortoir le temps d'attraper son sac et sa baguette magique qu'elle accrocha à sa ceinture. Voilà maintenant elle était belle et bien prête.Maintenant il ne lui restait plus qu'à aller prendre son petit déjeuné avant que ça soit l'heure d'aller en cour, et vite sinon elle n'aurait plus le temps et aller en cour sans rien dans le ventre c'était un très mauvaise idée surtout pour le première cours qu'elle avait pour la journée.

Belle sortie donc dans la salle commune de Gryffondor et descendit les escaliers jusqu'à la grande salle, là elle croisa plusieurs personnes qu'elle connaissait, donc par exemple Adonis qu'elle salua d'un signe de mains, puis elle alla s'assoir à la table des rouge et or à côté de son meilleur ami à qui elle fit une bise sur la joue et tout ça devant les autres maraudeurs présent qu'elle salua simplement son regard s'attardant quelques secondes de plus sur Sirius. Une fois bien installée elle se servit un verre de jus de citrouille et quelque biscuits qu'elle mangea avant de jeter un coup d’œil à sa montre. Bon ben là il était temps qu'elle aille en cours sinon elle allait être en retard et il en était hors de question, jamais ô grand jamais elle n'arriverait en retard en cour de Défense Contre les Forces du Mal.

Belle monta les escaliers et arpenta les couloirs jusqu'à la salle de Défense Contre les Forces du Mal, elle entra dans la salle juste avant que la sonnerie ne retentisse. Belle se retrouva à sa place ses affaires sortie lorsque la professeur se présenta et prit la parole la jeune fille l'écouta avec attention avant de prendre conscience d'une petite chose. La peur la plus profonde d'une personne... Est-ce que par hasard il allait leur faire un cour sur les épouvantard? C'était pas une créature d'on voit plutôt en troisième année ça? En plus Belle détestait ces créatures pour la simple et bonne raison c'est qu'elle n'avait jamais réussit à faire un Riddikulus sur un épouvantard qui se retrouvait devant elle. Du coup elle se fit toute petite en espérant se tromper et aussi que le prof l'oublie c'était rare qu'elle pense ça durant un cour de Défense Conte les Forces du Mal mais bon y'a des fois où les choses se passent pas vraiment comme prévue.
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Mar 5 Juin - 13:37

Poser cette question à sa classe sur leur peur la plus profonde n’était pas qu’une simple question de cours, ou une preuve de l’intérêt protecteur du Professeur envers ses élèves non bien au contraire, connaître la peur de ses élèves était pour lui plutôt un divertissement. Il rigolerait franchement en voyant l’un s’évanouir à la simple vue d’un serpent ou d’une araignée. Sa question était donc à double sens, et autoritaire comme il était, il adorait avoir l’ascendant sur les autres même s’il n’avait pas besoin de connaître la peur d’autrui pour l’être. Ce n’était qu’une formalité, une sorte de donnée supplémentaire sur les dossiers qu’il faisait de chacun de ses élèves. Oui, c’est ce qu’il faisait. Non pas qu’il était espion ou quelque chose de ce genre mais il avait gardé cette habitude de sa période en tant qu’Auror et à l’époque déjà il faisait des fiches et des dossiers sur chaque personne rencontrée afin de ne rien oublié. Car comme le dit le proverbe, « connaitre son ennemi pour mieux le combattre ». C’était d’ailleurs la phrase clé de la Défense contre les Forces du Mal à savoir que c’est en connaissant certaines créatures maléfiques et leurs faiblesses qu’on était capables de s’en défendre plus efficacement. D’où donc ces fiches sur chacun de ses élèves, car n’importe lequel pourrait devenir un jour son ennemi de par une certaine faiblesse d’esprit, comme tous ceux qui juraient fidélité au Seigneur des Ténèbres. Celui-ci inspirait la peur pour mieux contrôler. Avant donc de découvrir les peurs viscérales de ses jeunes victimes, Sevastian voulait voir qui aurait le cran de les nommer, ou qui au contraire serait plus malin pour échapper à la question.

D’ailleurs, alors qu’il venait de poser cette question lourde de sens, une ombre apparut dans l’embrasure de la porte. Une jeune fille qui était en retard à son cours de plus d’un quart d’heure. Quand elle fit quelques pas, le Russe put la reconnaitre, il s’agissait de Gael Dunkan, une jeune fille dont il n’avait pas entendu que du bien, au contraire. Elève chez les Serpentards, elle n’avait pas sa langue sans sa poche ce qu’elle le lui prouva en répondant du tac au tac à sa question par une autre, totalement déplacée :

- Et vous, quelle est-elle ?


Cette jeune fille avait dit ces mots en s’avançant dans la pièce et en prenant une palce à côté d’un très bon élève, même si très mystérieux, Rabastan Lestrange. Elle continua sur le même ton, apparemment fière de son arrogance et de son insolence.

- Bienvenue à Poudlard Mr. Sakarov, excusez mon retard vous apprendrez bien assez vite que les élèves ici ne sont pas les plus ponctuels


Sevastian devinait le jeu de la jeune fille. Elle souhaitait tester son autorité, voir s’il n’était qu’un parleur ou si vraiment il savait se faire respecter. Elle le fixait dans les yeux, ce qui était une marque d’extrême irrespect chez les Slaves. Mais l’enseignant ne baissa pas les yeux au contraire. Il garda son regard vrillé sur celui de la demoiselle et s’en approcha, toujours ne regardant qu’elle. Irrité, la seul changement dans sa voix était l’accentuation plus prononcé, les mots étaient aussi coupants qu’un rasoir, de l’anglais avec un parfait accent russe.

« Vous apprendrez Mlle Dunkan que je ne tolère aucun retard dans mes cours, j’espère donc que ce vide où il devrait logiquement se trouver un organe pensant aura suffisamment imprimé l’information pour la prochaine fois, si ce n’était pas le cas, vous seriez en bien mauvaise posture, je puis vous l’assurer. Ceux qui ne seront pas ponctuels n’assisteront pas à mes cours ou alors par le sacrifice de précieux points.

De même que le retard, ce qui m’insupporte au plus haut point est l’insolence. C’est pourquoi en remerciement de votre mot de bienvenue vous me ferez 30 cm de parchemin pour la prochaine fois sur la réflexion byzantine du lien entre âme et magie. Vous verrez qu’ils avaient une conception très intéressante d’aborder les forces maléfiques.

Et quand je parle, on reste poli ! »


D’un geste, sa main forte se plaça à l’arrière de la nuque de la jeune fille, l’obligeant à baisser le front. Celle-ci devait peut-être enrager mais qu’importe. S’il lui venait l’idée de réitérer une telle prouesse, Sevastian lui trouverait certainement une après-midi de libre pour une retenue avec lui et la renverrait de cours ce qui est dommage si elle voulait avoir un ASPIC en Défense contre les Forces du mal, l'examen ayant lieu en fin de 7ème année et le professeur Sakarov donnant ces cours… Pour l’instant, elle ne méritait que la crémation, mais il ne pouvait le faire en public, cela laisserait trop de traces malheureusement…

« Ici, c’est moi qui pose les questions ! Quelqu’un aurait-il une once d’intelligence dans cette salle pour que je sache si je perds mon temps avec vous ou non ? »

Un élève sembla entendre l’appel au secours de l’enseignant, ce cri déchirant pour un espoir, une étincelle dans cette salle obscure où la plupart des élèves semblaient avoir un quotient intellectuel aussi élevé qu’un strangulot dégarni. C’était le voisin de cette Serpentarde, qui ne prêtait d’ailleurs pas attention aux attaques de sa voisine. Rabastan Lestrange. Un élève sérieux, travailleur, et plutôt doué, mais aussi mystérieux, la seule crainte de Sevastian était qu’il ne tourne mal. Un Sang Pur tel que lui était promis à de grandes choses. En plus cet élève était presque aussi cruel que l’enseignant, que demander de plus ? Sa réponse fut très recherché et le Russe se dit qu’il y avait peut-être enfin un espoir dans cette classe, que ce n’était pas peine perdue …

-Pardonnez-moi professeur, mais qu'entendez-vous par "votre peur la plus profonde" ? Il y a peur et peur, non ? Par exemple...

-Je connais un.. Poufsouffle qui est absolument terrorisé par les rats. Mettez-en lui un sous le nez, il ira se planquer dans un placard et … se trouvera incapable de contrôler ses continences urinaires comme vous dites. Mais sa plus grande peur est en réalité de ne plus jamais pouvoir faire de magie. La première est.. je dirais viscérale. Et elle aura plus d'effets à court terme. Elle peut paralyser, elle peut faire faire des bêtises... Cela dit, même si je doute que le Poufsouffle en question en soit capable, il y a des gens qui ont le cran de pouvoir faire l'effort de surmonter ce genre de peurs. Pour des raisons qui en valent la peine. C'est loin d'être simple mais c'est possible. Tandis que dans le cas des secondes.... Il n'y a rien à faire. C'est quasiment spirituel, je crois. On se perdrait presque à aller contre, et on serait prêt à tout pour que cette peur-là ne devienne jamais réalité. Qu'on en soit conscient ou pas, tout le monde en a. Quand on connait ce type de peur, pour quelqu'un, on l'a dans sa main.


Un développement très intéressant de la question que Sevastian ne s’attendait pas à entendre mais dont il était très content. De quoi illuminer sa journée. Il réfléchit quelques instants à la question réfléchie du jeune homme, constatant que tous restaient bouche bée et ne savaient que rajouter tellement le développement leur était sans doute hors d’atteinte à leurs faibles capacités :

« J’avoue M. Lestrange que vous me rassurez quant au niveau de cette classe. J’ai cru un instant que je donnai cours à des ratons laveurs mais vous venez de me prouver que ce n’est pas le cas. Comme vous le dites si bien, il existe deux types de peur. La première se qualifie de phobie. C’est une peur qui a souvent une origine dans la petite enfance entre 1 et 3 ans, due à une réaction involontaire du cerveau qui ne sait plus quels ordres envoyer pour se calmer. Ce genre de peur est contrôlable, surmontable. Seul l’esprit dans ces cas-là peut aider. Autant vous dire que peu dans cette classe en serait capable. On pourrait dire que c’est une peur physique.

L’autre style de peur est une peur psychique dû à la personnalité même de l’individu, elle se construit de par son expérience, son vécu, ses proches, ses connaissances. Elle est liée à l’âme de la personne. Ce sont les plus difficiles à maîtriser et on peut même globaliser en disant qu’elles sont écrasantes. Cette peur-ci est aussi liée aux émotions.

Ainsi comme vous le dites, connaître la peur d’un individu permet de le contrôler ! Mais les deux peurs permettent le même effet selon l’individu bien entendu. Concernant ma question, je veux connaître celle qui vous serait intolérable et donc l’émotionnel qui est parfois couplé au physique. Comme vous le découvrirez, plus nous mûrissons et plus ces peurs appartiennent à la seconde catégorie. J’espère avoir éclairé votre lanterne. Pour votre questionnement, j'accordre 10 points à Serpentard !»


Sa réponse avait peut-être été très longue, ennuyant certainement les moins intelligents de la salle, mais Sevastian aimait ce genre de débat autour de la valeur des mots et de leurs sens profond. En effet, lors de ce cours, il pourrait assister à ces deux catégories de peur. Pour sa part, celle-ci était émotionnel, psychique. Il espérait ne pas à avoir à l’affronter car cela lui faisait plus de peur que de peur. Maintenant que la réponse était donnée, Sevastian reposa la question, espérant avoir des réponses sincères, réponses qu’il aurait d’une manière ou d’une autre à la fin de la séance. Le nombre d’élèves étaient assez importants et le Russe entrapercevait quelques bribes de pensées liées à ces peurs, mais il ne chercha pas à savoir à qui elles appartenaient : des images de bataille, de personnes ensanglantées, la marque des Ténèbres, des Mangemorts éparpillés ou morts, des visages de père autoritaire...

« Ces précisions étant apportées, dites moi votre plus profonde peur ! Et croyez moi, ceux qui voudront échapper à la question n’y parviendront pas car j’aurai la réponse à ma question d’ici la fin de la séance, d’une manière comme d’une autre. »
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Mer 6 Juin - 5:32



Citation :
Cher collègue,
L'élève Remus John Lupin est autorisé à quitter l'infirmerie pour deux heures, de 10h à 12h, pour son cours de Défense Contre les Forces du Mal avec vous, et après multiples négociations, il est autorisé à pratiquer la magie si c'est nécessaire, et à la condition que ça ne l'affaiblisse pas plus qu'il ne l'est déjà, pour les raisons que vous connaissez. Il est sorti de l'infirmerie à 10h00, mais doit repasser par sa salle commune chercher ses affaires. Je vous prierait par conséquent de l'excuser de son retard.

Avec toutes mes attentions,
Poppy Pomfresh, Infirmière.

Remus sortait de l'infirmerie, placée au 2ème étage, et se dirigeait en claudiquant rapidement vers la tour des Gryffondor au septième. Sa jambe droite le lançait terriblement, et sa chemise n'était pas fermée sur les 4 premiers boutons, sa cravate était très lâche, parce que le frottement sur sa cicatrice encore très rose sur sa clavicule gauche lui faisait encore mal, alors qu'il était plutôt du genre à supporter sans broncher la douleur. Cette fois avait été horrible, et particulièrement douloureuse. La Lune devait être alignée avec il ne savait quelle planète, parce que la transformation avait été une des pires de ces deux dernières années, il avait senti chacun des os de son corps se briser, c'était allé lentement, comme pour le punir, le maudire encore plus qu'il ne l'était déjà. Ça n'allait plus pouvoir durer ainsi, c'était de pire en pire, et surtout depuis que ce professeur squattait sa cabane. La tension entre les deux loups était trop forte dans cet espace si restreint et fermé, et ils finiraient par se sauter dessus, Remus le sentait, le savait. De plus, ce n'était pas comme si James, Sirius et Peter pouvaient venir aussi, comme les autres nuits, pour le supporter, lui changer les idées, ils n'avaient pas le droit, ils n'étaient même pas sensé être des Animagi, ils étaient illégaux, en soi. Et puis de toutes façons c'était trop dangereux, Lemalf ne les connaissait pas, et il risquerait de les blesser. Mais il allait péter un plomb. Madame Pomfresh avait eu plus de mal à le réparer que les dernières fois, et ça s'était lu sur les trait de son visage qu'elle était inquiète, alors qu'habituellement, elle ne l'était jamais... Il était resté deux nuits entières dans un lit moelleux de l'infirmerie, sans pouvoir bouger un muscle, parvenant à peine à ouvrir les paupières. Ses amis s'étaient relayés auprès de lui, et avaient trouvé une excuse parfaite auprès des Gryffondors, qui s'inquiétait pour leur préfet : Ils avaient voulu faire les malins dans la forêt interdite pendant la nuit, et s'étaient fait attaquer. Remus était supposé avoir tout pris. Ça avait eu le mérite de faire peur aux premières années, et ça allait peut-être les dissuader de tenter de faire les héros. Peter avait dit que Dumbledore avait adoré ce mensonge, et avait félicité les 3 Gryffondor de l'avoir inventé. Paraissait qu'ils avaient eu beaucoup de mérite de monter cela pour aider leur ami, au point de risquer de perdre de leur crédibilité en tant que groupe puissant chez les Lions. Une nouvelle fois, Remus avait été en parfait accord avec son Directeur. Même s'ils n'étaient pas avec lui, ils protégeaient ses arrières. Comment pourrait-il un jour les remercier assez bien pour tout ce qu'ils avaient fait pour lui ? C'était impossible, il leur portait une reconnaissance infinie …

**


Il fourra dans son cartable en cuir usé son livre de Défense contre les forces du mal et passa devant le miroir avant de se rendre à son cours. Ses cernes noirs cassaient avec la blancheur maladive de son teint, et descendaient jusqu'au tiers de ses joues en s'enfonçant dans des poches qui rendaient ses pommettes saillantes, effet doublé par sa maigreur, car il n'avait en effet pas ou très peu mangé depuis 2 jours. Il décida alors d'attraper une tablette de chocolat dans le tiroir de sa table de nuit, et croqua dedans à pleine bouchée. Même ses gencives lui faisaient encore mal, ses dents lupines avaient mis quelques heures à disparaître après son retour à la normale, alors qu'elles étaient habituellement les premières à se « ré-humaniser » … Mais Slughorn, d'après ce que lui avait raconté James, avait trouvé cela génial, puisqu'ainsi il avait pu recueillir du « poison de lycanthrope ». Apparemment, il avait dit qu'il pourrait ainsi l'étudier, et voir ainsi ce qu'il pourrait en faire. Remus s'était dit que si ça lui permettait de créer il ne savait quelle potion qui lui permettrait de souffrir moins, il était prêt à endurer une douleur gingivale tous les jours ! Malheureusement, ça ne fonctionnait pas ainsi …

Mais malgré la douleur, il vit tout de suite son teint reprendre des couleurs, et ses muscles se détendre. Il se dit alors qu'il était temps d'aller en cours, qu'il ne fallait pas se faire mal voir par le professeur dès le premier jour, il sortit donc de la pièce, la baguette accrochée à sa ceinture.

**


Arrivée devant la porte en bois du 2ème étage, Remus s'arrêta un instant. Il finit difficilement de boutonner sa chemise, noua sa chemises au couleur rouges et or, et toqua trois fois. Il se tenait droit, le parchemin que Madame Pomfresh lui avait écrit dans la main droite, et le cartable dans la gauche. Quand on lui permit d'entrer, il tourna la poignée, et pénétra dans l'enceinte sombre de la salle de Défense contre les Forces du Mal.

Il régnait un silence de Mort, et le Professeur Russe régnait en grand maître. Tous les regards semblaient fureter entre lui, et le duo Dunkan-Lestrange. Qu'avaient-ils encore fait ? Il tourna les yeux vers son nouveau professeur, tendit le parchemin, et dit :

« Bonjour professeur, excusez-moi de mon retard, je reviens de l'infirmerie. »

Remus avait parlé d'un ton franc, son regard oscillant entre celui de son professeur, et ses chaussures. Il était très impressionnant, il imposait le respect, de par sa stature, mais aussi par sa jeunesse. Un professeur de quoi, 28 ans, c'était du jamais vu à Poudlard, surtout à un poste aussi important que celui de Défense contre les forces du mal ! [Sev réagit, à voir comment]. Il se rendit ensuite à sa place, s'assit à côté de son amie Elisbelle, à qui il adressa un sourire fatigué, et écouta le fameux Lestrange, Rabastan, prendre la parole. Il déversa un flot de paroles très intéressantes quant aux différentes sortes de peur, bien que Remus n'aimât pas ses sous-entendus sur le petit Poufsouffle. Le professeur prit la parole après lui :

« J’avoue M. Lestrange que vous me rassurez quant au niveau de cette classe. J’ai cru un instant que je donnai cours à des ratons laveurs mais vous venez de me prouver que ce n’est pas le cas. Comme vous le dites si bien, il existe deux types de peur. Comme vous le découvrirez, plus nous mûrissons et plus ces peurs appartiennent à la seconde catégorie. J’espère avoir éclairé votre lanterne. Pour votre questionnement, j'accorde 10 points à Serpentard ! »

Les épouvantards, alors, hein ? Remus n'aimait pas ça. Tout le monde allait voir la Pleine Lune s'afficher en grand au dessus du coffre, ou de l'armoire, ou d'il ne savait quoi, et les gens allaient trouver cela bizarre. Il fallait faire diversion. Et le professeur lui offrit une occasion parfaite pour cela :

« Ces précisions étant apportées, dites moi votre plus profonde peur ! Et croyez moi, ceux qui voudront échapper à la question n’y parviendront pas car j’aurai la réponse à ma question d’ici la fin de la séance, d’une manière comme d’une autre. »

Remus leva la main lentement, et attendit d'être interrogé pour prendre la parole. Pour cela, il planta à nouveau son regard dans celui de son professeur, et dit :

« Je crois, professeur, que je pourrais apporter une … précision, au deuxième type de peur, ou peut être en faire une sous-catégorie, en me prenant moi-même comme exemple. Il existe des peurs qui entraînent, ou même qui sont entraînées, par des espèces de fascinations malsaines. J'en suis atteint. J'ai une peur absolue de la Pleine Lune. Certain craignent les orages, d'autres les éclipses, et d'autre encore Dracula, moi c'est la Pleine Lune. Mais j'en suis autant effrayé que fasciné. Je pourrais lire des livres entiers dessus, tenter de comprendre comment fonctionne son cycle démoniaque, pourquoi toutes ses légendes y sont liées, pourquoi elle est le symbole de la féminité alors qu'elle agit aussi comme un verrou puissant aux plus grandes malédictions du Monde magique. Pourquoi ? Comment ? Les personnes qui ont la phobie des rats n'ont pas de question à se poser dessus. Ceux qui ont peur de la mort, deuxième type de peur, qui la craignent par dessus tout, se posent mille questions, écrivent des livres dessus. Pendant la Pleine Lune, je suis capable, et j'en suis un peu honteux je dois l'avouer, de rester enfermé dans ma chambre, les volets fermés, à essayer de penser à autre chose, et le lendemain, je peux passer des heures à chercher de la documentation sur des légendes maya dessus, ou même des théories moldues quant à son fonctionnement. Peur qui entraîne fascination malsaine. Voilà. »



______________________
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Mischief Managed »
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Ven 15 Juin - 21:22

    Du plus loin que je m'en souviennes, je n'avais jamais aimé l'autorité ; m'étais simplement contenté de la supporter, tant bien que mal. Effort que je ne prenais la peine de faire qu'à la maison, où l'autorité était...ma mère. Cette figure froide et sans aucun doute la pire représentation de la maternité ; que ce soit clair : bien qu'elle soit ma génitrice, celle qui m'avait mise au monde, je n'éprouvais rien d'autre qu'un respect habituel et digne, pour ma mère. Elle ne m'avait jamais aimé, toujours détesté et méprisé, préférant baser tous ses espoirs et sa fierté sur mon frère. Du côté de mon père, ce paternel las et effacé : point d'autorité, il avait toujours tout cédé à ma mère et sa mort mis un point final à son problème. Mon oncle me ressemblait trop pour que je me soumette à lui : notre relation était complexe, souvent houleuse en nous heurtant à nos défauts communs, mais nos ressemblances avaient raison de notre fierté : nous nous apprécions au final. Mon frère et ma mère étaient les seules autorités capable de me soumettre sans tentative de rébellion.

    Alors ce n'était certainement pas mes professeurs qui allaient m'enseigner à respecter leur triste et pitoyable autorité ; au sein du château, ils étaient les derniers en liste pour soumettre et abattre mon sale caractère. Quand bien même ils étaient entraînés au combat, quand bien même ils étaient des fervents admirateurs de la Magie Noire, ou de quelconques techniques de tortures, quand bien même ils étaient russes...et s'appelaient Sakarov....ce n'est pas à eux que j'obéirai. Jamais. Mais la souplesse d'esprit des serpents peut parfois donner l'illusion d'un respect et d'une soumission fabriquée de toute pièce. Ce qu'il y avait de bien avec cette souplesse, cet état de calme provisoire ; c'est qu'il laissait pleinement le temps de réfléchir à un moyen plus fort encore de répliquer face à l'affront, à l'offense énorme qu'on pouvait nous faire. Réfléchir , être plus fin, plus malin, plus souple et parfois diplomate ; des langues de vipères manipulatrices, capables de vous sourire et de vous parler mielleusement en vous faisant croire que souffrir est bien pour vous...et de vous faire acquiescer, approuver. La Manipulation, avec un grand M. La fausse soumission, allégance, ou que sais-je ?
    Pour tout serpentard ayant l'habitude d'être plus stratégique qu'impulsif, la tâche était aisée. Mais lorsque vos émotions prenaient le contrôle de vos actes...il y avait toujours moyen d'en pâtir. Je le savais mieux que personne : mon caractère capricieux, impulsif, trop spontané et agressif me conduisait à être parfois irréfléchie et impétueuse. J'étais décidée à y remédier, pas parce que j'avais peur des conséquences, pas parce que je reculais devant le défi d'une confrontation avec lui, mais parce que je sentais...qu'il n'y avait pas de meilleur option. En se fiant à sa réputation, à l'image qu'il renvoyait, je savais une chose de Sakarov : il n'était pas le genre d'ennemi qu'on affronte avec témérité, il fallait bien plus. Il fallait être plus malin. Et il me payerait cette affront : me toucher ? me parler ainsi devant tout le monde ? ... Il s'en était fallut de peu que mon venin ne sorte, et que ma baguette fasse des étincelles, et que ma colère agisse avant ma réflexion. Mais heureusement : le venin resta aux bords des lèvres, la baguette dans ma poche, et ma colère...bien à l'intérieur. Seuls mes prunelles - étrange mélange de feu et de glace - se contentèrent de lui renvoyer une idée de ce qu'il m'inspirait. Au fur et à mesure : il n'y eut plus de feu dans le bleu de mes iris, et seule la froideur envahie l'espace, solitaire et dure. Je relevai le menton, et ne dit mot, mais ma main s'était écrasée sur la sienne, aussi vive que l'éclair, juste lorsqu'il avait touché l'arrière de ma tête. Mes ongles s'enfoncèrent passagèrement dans son avant-bras, et mes yeux ne purent se baisser. Même la tête en avant, je réussis à l'observer dans le blanc des yeux. Un affront, pour un affront. Et un lent sourire étira mes lèvres, désireux de le faire encore plus rugir. Le pouvait-il, devant tous ses élèves ?


    - Avec plaisir professeur Sakarov..., soufflai-je et même à moi, ma voix me parut étrange, plus chaude que froide, témoignage évident du feu qu'il avait allumé, de la colère présente et pourtant dissimulée dans mes expressions.

    Je lui fis un sourire poli. Assise à côté de Rabastan, et maintenant que son attention avait été déviée par ce dernier, je sortis mes affaires. Mieux valait arrêter là, ce qui ne m'empêcher guère d'observer mon potentiel futur ennemi durant ce cours. Apprendre à le connaître, repérer les faiblesses, les habitudes. Son offense avait suffi à me le rendre détestable ; ce qui était fait, était fait. Plus de retour en arrière. D'un autre côté, et si je me fiais aux pensées si évidentes de mon "cher camarade de classe qui m'avait coupé l'herbe sous le pied", je l'avais bien mérité. Certes, mon habitude de tester les nouveaux profs m'avais valu un nouvel ennemi, mais tant mieux, et tant pis. Continuel paradoxe, qu'était le mien. Aussi, j'écoutai d'une oreille les paroles de Rabastan, trop occupée à ruminer ma colère et mes projets à venir. Et j'allais en plus devoir rédiger ce stupide devoir : oh ! je demanderais à une de mes suivantes de le faire! Souriant à ma réflexion, je pris un morceau de papier, tandis que Remus Lupin entrait dans la pièce et donnait son avis pertinent - je levai les yeux au ciel - au professeur qui avait tourné son attention sur lui. Tant mieux : de toute façon, impossible que Sakarov me voit, je griffonnai une phrase sur un coin d'un parchemin : " Sakarov te lèche les pompes. Tant que j'y pense tes "connaissances si extraordinaires" s'étenderaient pas au lien byzantin entre l'âme et la magie par hasard ?". Je glissai le mot sous le livre de Rabastan et croisai les jambes, en lui adressant un sourire moqueur et amusé. Ce n'était pas méchant : je me moquai toujours du respect et de la tête d'ange que prenait Rabastan en cours. C'était juste pour le faire sourire ; mais je savais déjà que ça ne l'amuserait pas. Aucun humour celui-là ! A coup sûr, il ne répondrait pas, ou griffonnerait une remarque bien à lui.
    Je me tournai alors vers Lupin ; pourquoi était-il arrivé en retard, avec un mot d'excuse, lui ? Hm ! Je devrais pouvoir corrompre au moins un prof pour avoir des billets d'excuse à volonté, non ? Qui ne tente rien n'a rien ! Dommage que je ne puisse parler directement à Rab', obligé de se tenir bien en présence de Sakarov, il allait rouspéter encore une fois ce vieux bout de lard sinon ! Mais ce que je détestais ne pas parler en cours : d'habitude je m'en donnais à coeur joie avec Cissy, critiquant à tout va ! Mais là...Rabastan était trop bon élève pour papoter, surtout que c'était pas son style. Du coup, je lui tournai le dos - sans aucune volonté d'irrespect - , pour me focaliser sur Lupin, mes jambes sortant d'en dessus la table, croisées l'une sur l'autre dans la direction de Lupin. A vrai dire : ça m'intéressait. La Pleine Lune ? Quelle drole de peur tiens ! Fascination malsaine ? Tiens! Qu'il m'en parle donc ! Je ne cachais pas mon mépris, et levai les yeux au ciel une ou deux fois en l'écoutant. Imbécile. Barbant. Pourquoi il nous racontait sa vie ? On s'en foutait s'il avait peur du truc rond et lumineux dans le ciel une fois par mois ! Qu'il se cache s'il en avait envie ! C'était stupide enfin ! J'aurais voulu répliquer bien des choses méprisantes à son égard, mais me contentai de lever un sourcil, condescendante et dédaigneuse. Je claquai ma langue entre mes dents en fixant Remus, moqueuse.

    Je ne dis mot aussi car je n'avais en aucune manière envie de prendre la parole. Ma plus grande peur ? Je ne m'étais même jamais arrêtée sur le sujet. Penser que j'avais des peurs enfouies en moi me rendait mal à l'aise, et je préférais ne pas y penser. Mais je ne doutais pas que Sakarov se vengerait également en me posant la fameuse question : pas moyen de s'y soustraire. De quoi avais-je peur ? ...De quoi avais-je peur ? J'avais une sainte horreur du feu. L'eau ne me mettait pas plus à l'aise. Il m'arrivait souvent de me faire peur aussi : verrais-je apparaître la Gael d'autrefois comme épouvantard - car il était très certainement en train de parler de cela sinon je ne voyais pas l'intérêt à part un débat psychologique sur ses élèves - ou encore ... la Gael enfouie au fond de moi et qui m'attendait qu'à mordre et à détruire ? Me retrouverais-je en face de moi-même ? Quelle drole d'image...mais il y avait cette peur...cette chose que je n'avais jamais avoué à personne...Un souvenir me vint en tête...un étrange souvenir, très étrange même. J'étais en face de ce...cette chose-là...ce que tout le monde adorait quand ça naissait! C'était tout petit, ça chouinait en permanence, ne cessait de baver et de manger, d'attirer toute l'attention comme un aimant. Et pis, ça puait horriblement...le...bébé. Ca puait le bébé, la lotion pour les fesses, et le shampoing spécial nourrisson. C'était tout doux, et ça vous regardait avec des yeux ... immenses. Je détestais les enfants, bon quand ça grandissait encore...c'était supportable. Mais les bébés...je pouvais pas. C'était au dessus de moi ! Un jour, on m'en avait mis un dans les bras, et j'avais mis des semaines à m'en remettre. J'en rêvais même ! Je n'arrivais pas à rester dans la même pièce qu'eux, et il ne fallait surtout pas me demander de m'en occuper. Un bébé...quelle horreur! J'eus un long frisson le long de mon dos. Mieux valait ne pas y penser : tout comme à sa la signification. Pas question de vouloir savoir ce que ça voulait dire de moi.
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Dim 17 Juin - 19:12

    Depuis qu'il avait compris qu'il s'agirait d'Epouvantard pour le sujet du cours, Rabastan peinait à masquer son anticipation. Le fait d'avoir à passer par la révélation de sa propre peur, pourtant extrêmement désagréable, passait au second plan. Il n'y avait définitivement pas que leur professeur à s'amuser à l'avance de connaître les peurs de ses élèves. En fait c'était plus que de l'amusement. Ca allait être... Ah... ! On allait lui servir tout ça sur un plateau d'argent... Le pied... Autant dire qu'il était d'une humeur absolument délicieuse à ce moment-là, appréciant les commentaires de Sakarov comme les quelques points donnés avec un sourire sûrement plus marqué qu'en temps normal, un "Merci Professeur." plus chaleureux que d'ordinaire. Par ailleurs, il n'était pas loin de partager l'avis du professeur en question en ce qui concernait le niveau de la classe, à quelques exceptions près, notamment parce que selon lui savoir transformer un rat en verre à pied n'était pas de nature à relever quelque niveau que ce soit... et qu'il était bien placé pour savoir qu'en matière de défense, il y avait de cruelles lacunes chez beaucoup. Non pas qu'il irait s'en plaindre d'ailleurs.
    Alors même que dans la salle, au fur et à mesure que les autres comprenaient peu à peu ce qui les attendait, que le malaise ou la tension montaient, et que finalement seuls les plus bêtes ou les plus naïfs ignoraient encore quel serait le sujet du cours, Lestrange se concentrait lui pour n'avoir pas l'air trop enthousiaste. Ce qu'il arrivait assez bien à faire, sauf si on le connaissait : un coup d'œil à son regard suffisait pour comprendre qu'il était aux anges.

    Premier : Remus Lupin. Il ne lui accordait guère d'intérêt, et aujourd'hui ne lui en donnerait pas plus. Dans la tête du Serpentard, le garçon restait la figure du Troisième. N'avait d'ailleurs t-on pas là l'exemple parfait que quelque chose ne tournait pas rond chez Lestrange ? Un cas témoin, objectif : ni haine, ni intérêt de manipulation, ni même mépris. Rabastan n'avait même pas l'excuse de trouver dans l'histoire du Gryffondor une occasion de pouvoir faire pression sur les amis du jeune homme puisqu'il comptait plus sur Pettigrow et Evans pour ça. Pourtant il buvait littéralement le malaise qui perçait dans le ton du jeune homme, comme du petit lait. C'était un... défaut ? Un vieux défaut qu'il avait d'aussi loin que remontait sa mémoire, d'aussi loin qu'il avait commencé à prendre conscience du monde qui l'entourait aurait dit son père, qui n'était plus là pour en témoigner. Il avait toujours adoré ça : la peur, la crainte, le malaise, la colère, le désespoir, la souffrance, la frayeur, l'épouvante, la douleur, l'anxiété même.... Cela provoquait inévitablement un véritable bienêtre chez lui, pouvait aisément lui tirer des sourires, parfois même de véritables rires. C'était sans doute la raison pour laquelle il s'était si vite, si bien entendu avec Bellatrix. Beaucoup d'élèves de leur maison étaient cruels, mais il n'en connaissait aucun autre qui le vivait aussi intrinsèquement qu'eux. Et d'où cela pouvait bien provenir ? Lui ne s'en souciait pas, et ses détracteurs auraient sûrement tablé sur la consanguinité. Ou sur l'usage de magie noir par la mère pendant la grossesse peut-être ? Quelle importance, la raison ne changeait rien au fait.
    Il ne perdait pas une miette de ce qu'il entendait, comme il n'en perdrait aucune de tout ce que les autres diraient ou feraient.
    Le plaisir d'avoir à le leur faire revivre plus tard.... en mieux !

    Dans cet état d'esprit joyeux, il ne s'agaça même pas de ce qu'il lut du message que Gaël lui transmit. Pourtant ce genre de provocations – parce que c'était uniquement pour le titiller qu'elle parlait ainsi de Sakarov il en était persuadé – réussissait habituellement à le faire tiquer, qu'il en ait l'habitude n'y changeant rien, et pour le plus grand plaisir de la jolie brune. Pas cette fois. Au contraire. Après avoir brûlé le parchemin sous le bureau d'un coup de baguette – pas de preuve derrière soi, même pour si peu -, il lui répondit par un sourire qui s'il ne dévoilait pas sa dentition n'en restait pas moins très expressif. Le sourire disparut la seconde d'après.
    C'est qu'il avait décidé de se débarrasser de la corvée de révéler sa propre peur le plus vite possible pour mieux profiter de ce qui viendrait ensuite. En fait il était tellement ravi de ce que le cours promettait qu'il ne réalisait pas vraiment ce qu'il s'apprêtait à faire. Ce n'était pourtant pas anodin, révéler une telle faiblesse, il s'en rendait encore compte quelques minutes plus tôt. Là non. Ce qui lui restait de concentration passait uniquement à maintenir une apparence calme, réservée, sérieuse et attentive, stricte.


    -Je ne vais pas disserter sur ma peur., annonça-t-il, légèrement ironique comme s'il ne faisait pas référence à la longue explication de Lupin dont il se repassait pourtant déjà les détails dans la tête pour ne pas les oublier. Je ne supporte pas.. certains membres du corps médical. Et si je ne précise pas lesquels c'est que je ne sais pas pourquoi certains et pas d'autres."

    L'avoir dit l'avait tout de même quelque peu refroidi, et pas à moitié, sans qu'il ait pu le prévoir, crispant ses mâchoires et le faisant un peu froncer les sourcils, en cette mimique bornée qu'il prenait chaque fois qu'il s'obligeait à dire ou faire quelque chose dont il n'avait pas envie. Mais après tout c'était effectivement ce dont il avait le plus peur viscéralement, ce en quoi se transformerait l'épouvantard. Il en était sûr, parce qu'il ne se connaissait tout simplement pas d'autre peurs de ce genre. Quant à s'expliquer là-dessus.... Jamais ! Contrairement à Lupin, ou plutôt contrairement à ce que le Gryffondor prétendait, il savait parfaitement d'où cela venait – putain de couloir immaculé avec ses lumières trop fortes ! Du bruit venant de partout. Et l'odeur aseptisée qui cachait mal les remugles de... -, même s'il ne comprenait pas comment cela avait pu prendre tant d'ampleur. Le fait était là. Point. L'autre peur, celle qui était infiniment plus grave, il n'y pensait pas, trop sûr qu'il s'agissait des épouvantards, et qu'elle n'était donc pas concernée. Sans compter qu'elle était d'une certaine manière trop complexe s'imposer au milieu de l'excitation malsaine qui recommençait à lui polluer la cervelle, à présent que le mauvais moment était passé.
    Percevant du coin de l'œil deux Gryffondors se murmurant quelques commentaires, il ne put s'empêcher de se retourner vers eux et de lâcher d'un ton aimablement venimeux :

    -Mais si certains veulent jouer les docteurs avec moi, je serai ravi de les soigner....

    Voilà la réaction de Rabastan à la peur – comme à beaucoup d'autres choses d'ailleurs... - : l'agressivité en force. Ce n'était pas du bluff, cette menace à peine voilée. Que viennent des imbéciles déguisés de la même manière qu'apparaîtrait son épouvantard s'il avait à l'affronter – il n'avait rien contre : une fois encore ce serait pénible, mais ce pouvait aussi être une étape pour mettre fin à cette peur agaçante -, il les recevrait comme ils le mériteraient. D'ailleurs, il y avait même de fortes chances que cela dérape au-delà ce qu'il faisait habituellement : la peur aidant... Il n'était pas, n'avait jamais été, du genre à reculer. Biaiser oui, attendre aussi, contourner fréquemment, saper souvent, mais reculer jamais.
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Jeu 28 Juin - 14:45

    Quelques élèves arrivèrent encore après Dray, s'installant à leur tour dans la salle plongée dans le noir. Contrairement à certains, la pénombre qui régnait ne le gênait absolument pas, probablement parce qu'il s'y sentait généralement plus à l'aise... Le professeur Sakarov commença son cours par un petit discours d'introduction sur la peur. Et l'ignorance aussi, en passant. A croire qu'il pensait qu'ils étaient tous plus stupides les uns que les autres. Ce qui était probablement vrai vu l'air qu'il portait sur son visage, et qui était une pensée à laquelle l'anglo-coréen ne pouvait s'empêcher d’acquiescer intérieurement. En partie tout du moins. Il fut pratiquement immédiatement coupé dans ses pensées alors que Gaël Dunkan, Serpentard de son état, faisait une arrivée plutôt remarquée dans la pièce, provoquant Sakarov. Rien de très rare en somme, mais sa première question réussi à amuser Dray un cours instant, avant que l'irritation ne pointe à nouveau le bout de son nez. Il se retint de rouler des yeux en signe d'exaspération. C'était fatiguant, après tout, d'avoir sans cesse à supporter les commentaires inutiles des Serpents... Sakarov ne sembla pas trop apprécier d'ailleurs et ne se laissa d'ailleurs pas faire, au contraire de certains autres professeurs qu'ils avaient. Voilà qui était plutôt intéressant et amusant...

    La scène fut cependant coupée par l'arrivée tardive de Remus qui s'avança pour donner un mot de Mme Pomfresh au professeur. Dray encra un instant son regard sur l'autre Gryffondor : il l'intriguait, vraiment. Il était sûr qu'il cachait quelque chose, un secret à ne surtout pas découvrir. Ce qui ne faisait que l'intriguer encore plus en soi. D'autant que le préfet ne semblait pas aussi à l'aise lorsqu'il était aux alentours... En tout cas, le jeune homme aux cheveux blancs trouvait étrange qu'il soit présent en Défense : Lupin avait été absent depuis deux ou trois jours, et il avait un air maladif, presque faible, qui ressortait même dans la pénombre de la salle. L'anglo-coréen le suivit du regard alors qu'il allait s'installer à côté d'Elisabelle, une autre Gryffone, avant de reporter son attention sur Sakarov, puis sur Lestrange qui brisa le silence. Dray en profita pour s'étaler à moitié sur sa table, posant son coude sur le bois et appuyant sa tête sur sa main. Certes, c'était peut-être intéressant de savoir qu'il existait plusieurs types de peur -comme le disait maintenant Sakarov- mais la peur restait la peur, peut importe comment on pouvait la définir.

    Remus enchaîna ensuite pour préciser ce qui avait été dit et par Rabsatan et par le professeur, piquant par la même occasion l'attention et la curiosité de Dray. Son regard retomba sur le Gryffon, fixant sa silhouette, les yeux légèrement étrécit, comme s'il cherchait à remettre des éléments connus de lui seul en place. Cherchant à percevoir un peu mieux la magie de Lupin, au milieu de toutes celles des autres élèves qui se 'mélangeaient' presque, sans grand résultat pour le moment. Mais ce n'était pas l'idée des peurs entraînées par des ''fascinations malsaines'', comme le disait le rouge et or, qui l'intriguait, mais bien la peur de celui-ci. La Pleine Lune. Voilà qui lui semblait bien étrange, suspicieux même... D'autant plus que, même en n'étant pas dans le même dortoir, il savait que le préfet disparaissait régulièrement, la nuit, en plus de ses rondes de préfet. Peut-être même pendant que la pleine lune était pleine, allez savoir, il ne portait pas une grande importance aux cycles de la Lune quand il disparaissait. L'anglo-coréen sentait qu'il y avait comme quelque chose de pas très net derrière toute cette histoire. Trop de coïncidences... Mais il finirai par comprendre le Mystère Lupin, il en était persuadé, et il se l'était intérieurement promis.

    Dray soupira. Il doutait cependant qu'il puisse trouver la solution à tout cela en plein cours de Défense contre les Forces du Mal. Même s'il savait maintenant ce qui effrayait, terrorisait, le sujet de sa curiosité... Ce qui l’amenait aussi à ce demander qu'elle était sa peur, son point faible, à lui. Il n'y avait jamais réellement réfléchit, en fait...Et puis, de quoi pouvait-il avoir bien peur de toute manière? Il n'était même pas sûr d'avoir réellement une de ces peurs viscérales, angoissantes, qui pouvait vous paralyser sur place devant elle. Il pourrai éventuellement avoir peur de la mort. Mais elle touchait de toute manière tout le monde, arrivait un jour ou l'autre, quoi qu'on fasse. Évidemment, il y avait aussi la peur qu'on ressentait sur le moment, alors qu'on s'approchait parfois un peu d'elle. Ça lui était déjà arrivé, de passer non loin de la mort, plusieurs fois même. Sauf qu'il était pratiquement accro à la montée d'adrénaline qui accompagnait ces moments, qui boostait comme rien d'autre et vous donnait l'impression de pouvoir déplacer des montagnes. Il avait lui aussi une sorte de fascination malsaine, comme disait Remus, mais pour le danger. Et puis elle ne le terrifiait pas. Ou en tout cas il avait toujours eu plutôt pour habitude de défier ce genre de peur, et de vaincre. En soi, c'était certainement La raison pour laquelle il avait été placé à Gryffondor 6 ans plus tôt et qu'il y méritait encore sa place, même si il se sentait parfois à des années lumières des autres Rouges et Or. Il faut dire que la plupart étaient teeeeellement insupportables qu'il avait une ou deux fois envié les Serpentards de pouvoir les envoyer dans les roses. Enfin, ce n'était vraiment pas comme s'il s'en privait non plus. Ni d'envoyer bouler quiconque l'ennuyait d'ailleurs, après tout il avait cette réputation de ne pas être des plus commodes. Mais bon, ça ne l'aidait pas à savoir quelle forme prendrait son Épouventard.

    Dray lança un regard morne et blasé à son parchemin sur lequel il avait déjà gribouillé machinalement les représentation des peurs les plus courantes mais qui ne s'appliquait cependant pas à lui. Enfin, ce n'était pas comme s'il allait gentiment raconter à tout le monde qu'elle était la sienne, même s'il la trouvait. Autant donner aux Serpentards du type de Lestrange un soit disant moyen de pression ou une occasion pour tenter de lui faire peur sur un plateau d'argent, cela reviendrai exactement au même résultat. Même s'il savait que grâce à la formidable idée du professeur Sakarov et à l'Épouventard auquel ils devraient tous faire face, tout le monde en serait au même point et serait forcé de dévoiler ce qui les terrifiait au plus profond de leur être. Résigné par ces pensées et par l'ennui qu'il ressentait, Dray laissa divaguer son regard dans la salle, écoutant au passage quelques élèves énoncer leur peurs ridicules. Il pouvait presque sentir leur magie même pulser, avoir une apparence, un ressentit différent. Une texture ou un goût, une odeur, d'appréhension. Même lui ne savait pas réellement décrire ce qu'il ressentait avec son don. Il n'y avait pas vraiment de mots pour ça, de toute manière. Pourtant il ne parvenait pas à s'imaginer ce que serait de vivre sans. Ne pas pouvoir ressentir la magie devait être... étrange. Inquiétant. Vide même.

    Un léger frisson remonta imperceptiblement le long de la colonne vertébrale du Gryffondor, mais qui lui sembla glacer la moelle même de ses os autant que ça magie pendant un instant, le faisant se figer sur place pendant quelques très courtes secondes. Était-ce ça, sa peur? Ne plus avoir son don, voir ne plus pouvoir utiliser sa magie? Second type de peur alors, comme l'appelait Sakarov... Imaginer ne serait-ce qu'un instant ne plus rien ressentir en dehors des cinq sens communs -et souvent bien peu développés par rapports à d'autres espèces- et que plus rien ne sorte de sa baguette s'il lançait un sort, voilà qui était bien plus angoissant que ses précédentes pensées et idées de peurs. Cela revenait à être sans défense, démuni, presque nu, en un sens. Ne plus rien valoir d'autre qu'un stupide et inutile moldu... Terrifiant, déprimant et méprisable. Révoltant aussi. Ce dernier sentiment du ce faire voir un instant dans ses yeux sombres, et le jeune homme croisa ses bras sur sa poitrine, dans un geste qui aurait pu se voir comme étant possessif. Hors de question qu'il perde tout ça, autant crever d'abord. Et on ne lui enlèverai pas son don -comme si c'était seulement possible...- : c'était le sien, à lui, et à personne d'autre. Bien trop précieux. Se rappuyant inconsciemment sur son sixième sens, le jeune homme eu un soudain mal de crâne et s'empêcha de plonger sa tête entre ses bras posés sur la table, se contentant de passer une main entre ses mèches blanches et de fermer les yeux quelques secondes. C'était un peu comme s'il avait été brutalement ébloui ou que quelqu'un lui avait hurlé violemment à l'oreille. Revenait au même. Il soupira, avant de s'accouder à la table : retour au calme, et le mal de tête disparaissait lentement. C'était étrange, en un sens. Ou pas tellement en fait : c'était comme s'il avait un sens sur-développé par rapport à la normale et qui était donc plus sensible à ce qui l'entourait. Ici, la magie de chacun des étudiants, du professeur, etc. Et même celle écrasante de Poudlard et de ses enchantements de protections. Il avait mit du temps, beaucoup, à s'y accommoder lorsqu'il était arrivé au château six ans auparavant. C'était peut-être aussi cette hypersensibilité à fleur de peau qui le rendait particulièrement irritable, allez savoir.

    Lestrange sembla lui aussi prendre son courage à deux main -ce qui étonna légèrement Dray, il fallait l'avouer, un Serpentard aussi exécrable, du courage?- et avoua lui aussi sa peur. Pour le coup, le Gryffondor s'en délectait... Comme cela devait lui en coûter de dire cela à voix haute, d'avouer sa faiblesse! Une lueur étrange s'alluma dans son regard, mélangeant un instant une touche de mépris, d'amusement, et d'un autre éclat pas très rassurant. Mais tout fut bien vite camouflé, même si l'inimitié, la presque haine, qu'il y avait entre eux n'était pas vraiment un secret. Ça en aurait difficilement été un. Très difficilement. La seconde remarque de Rabastan, et le regard noir qui l'accompagnait, ne fit qu'amener un sourire narquois sur les lèvres de l'anglo-coréen, même s'il n'avait pas encore décidé ce qu'il ferait de cette information...

    Enfin bon, Dray, toujours à demi étalé sur sa table, fini par se redresser légèrement sur sa chaise. La partie 'je raconte ma plus grande peur à tous à voix haute au cas où certains seraient assez stupides pour ne pas la comprendre quand je serait en train de trembler devant l'Épouventard de Sakarov' semblait à présent terminée. Ce qui voulait dire qu'ils allaient certainement commencer la pratique. Il espérait en tout cas, même s'il avait cette fois un mélange d'impatience et de légère appréhension à cette idée. Étrange mélange qui lui donnait à la fois envie de s'y confronter et de rester à sa place, assis sur sa chaise, histoire de ne pas avoir à montrer sa peur à tous les sixièmes années. En parlant des autres, le jeune homme ne put s'empêcher de se demander si certains seraient incapables de surmonter leur peur. Seraient figés sur place et paralysés, ou se mettraient à hurler en voyant leur plus grande terreur prendre forme juste devant leurs yeux. Un léger rictus à peine visible s'afficha sur ses lèvres. Ça, ça serait drôle à observer. A coup sûr.

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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Mar 3 Juil - 18:01

Si Sevastian ne supportait pas quelque chose, c’était bel et bien l’insolence et l’arrogance dont faisait preuve cette impertinente. Le Russe n’y avait pas été par 4 chemins et plutôt que de ne pas faire attention aux propos de la jeune fille, il l’affronta frontalement et lui retourna son regard, même si celui de l’homme était bien plus froid et glaciale que celui de la jeune fille qui avait eu l’air de s’enflammer de fureur quand l’enseignant avait porté la main sur elle, ou plutôt sur sa nuque. Voulant se défendre, la jeune fille avait voulu retenir vainement son bras en plantant ses ongles aussi acérés que les serres d’une chouette dans l’avant bras nu du professeur. Celui-ci, plutôt que de réagir, ne dit rien, il était habitué à avoir mal, et il avait déjà bien plus souffert par le passé, notamment dans ses traques contre les sorciers maléfiques. Quand il lui fit certaines remarques, elle lui répondit, d’une voix tiède :

- Avec plaisir professeur Sakarov...

Une véritable attitude propre à faire hérisser le poil de l’ancien Auror. Voulant garder cette affrontement entre eux deux, il se pencha et lui souffla lui-même à l’oreille :

« Vous ne me faites pas peur Mlle la Pie Grièche ! Si vous pensez m’impressionner, vous vous trompez, je peux vous défaire comme l’inverse. Un conseil : ne me cherchez pas ou vous regretterez de ne pas être morte et d’avoir été envoyé en Enfer… »

Sevastian se releva et retourna devant son bureau, mais il surprit dans la tête de cette Dunkan un colère froide et métallique, ainsi que les quelques mots qu’elle destinait à son voisin de table, Rabastan, le seul élève qui pour l’instant avait un tant soit peu impressionner le professeur … Le Serpentard prit la peine de lire le mot mais le brûla en montrant un sourire éphémère à sa voisine, signifiant clairement qu’il voulait qu’elle le laisse tranquille. Sevastian sourit intérieurement et dit :

« Et n’essayez pas de mêler votre voisin à vos magouilles, prenez plutôt exemple sur lui… Tous ! »

Pendant que l’Enseignant en Défense contre les Forces du Mal était en train de répondre au jeune Lestrange, un Serpentard prometteur, qui semblait profondément cultivé et réfléchi, bien plus en tout cas que la plupart des élèves de Poudlard, et que ce dernier remerciait d’une voix chaude et suave le Professeur pour les points qu’il accordait à la Maison des Verts et Argent, trois coups furent toqués à la porte. Immédiatement, le Professeur se tourna vers la dite porte en vieux bois sombre, si caractéristique de l’époque ancienne à laquelle avait été construit Poudlard et dit à la personne qui venait d’en demander la permission qu’elle pouvait rentrer. Il s’agissait d’un élève, et par conséquent d’un retardataire, or Sevastian Sakarov détestait le retard, encore plus lorsqu’il s’agissait de jeunes écervelés dans le genre de celui qui était en train d’entrer. Il s’agissait d’un Gryffondor, qui il le savait grâce au dossier scolaire dé l’élève était passionné par la Défense contre les Forces du Mal et envisageait de prendre un jour le poste du Russe, à défaut de pouvoir devenir Auror. Un avenir ambitieux et rien que pour cela, Sevastian avait, chose rare il fallait l’avouer, une certaine dose de respect pour l’élève, qu’il ne ménageait pas néanmoins. Il portait d’un côté sa vieille sacoche en cuir usé et de l’autre un parchemin où l’infirmière avait excusé l’élève en lettre fine presque illisible. Si l’élève avait été absent, c’était à cause de son problème de lycanthropie. En effet, pendant sa petite enfance, il avait été mordu par un de ces hybrides mi-loups, mi-hommes pleins de puces, et désormais en faisait parti. Il avait vraiment une tête effrayante d’ailleurs ce matin-là : le teint plus blanc que ces petits vers dans la viande pourrie, avec d’immenses cernes sombres en dessus d’yeux injectés de sang. Le jeune homme avait l’air débraillé, comme s’il venait de se battre, et surtout grimaçait à chaque mouvement. Son corps devait certainement être couvert de cicatrice fraîche, les jours précédents avaient été ceux où la lune était pleine. Sevastian connaissait bien les problèmes de la lycanthropie pour l’avoir étudié avant de devenir Auror. Quand i lavait appris le cas du jeune homme, il avait accepté d’en garder le secret mais ne pouvait s’empêcher d’être intransigeant avec le jeune homme, s’appliquant à oublier cette faiblesse pour qu’elle devienne une force et qu’il puisse un jour avoir le niveau nécessaire à ses ambitions. Sevastian, après avoir lu la lettre et pendant que Remus prenait place, chiffona le parchemin qui noircit comme sous l’effet d’une flamme invisible et le jeta dans la corbeille à côté de son bureau. Sans accorder d’importance au nouveau venu, il continua son cours auquel justement le jeune homme répondit. Il s’étala pendant un temps relativement long à expliquer sa peur de la Pleine Lune, en accumulant mensonge sur mensonge et en racontant sa vie. Le Russe ne l’écouta qu’à moitié, car cela ne l’intéressait pas mais alors vraiment pas. Il lui répondit d’ailleurs :

« Très intéressant M. Lupin… Autant que les cours de mon collègue, M. Binns... Je ne vous ai rien dit pour votre retard mais ce n’est pas une raison pour nous faire part de votre vie privée. Chacun a ses peurs oui et vous c’est la Pleine Lune, personne ne vous demande pourquoi. Alors calmez vous et reposez vous, on vous sonnera quand on aura besoin de vous, pour l’instant vous m’avez plus l’air d’une loque vivante qu’un élève. »

Suite à cette petite intervention, ce fut Rabastan Lestrange qui prit la parole en déclarant que sa plus grande peur était, même si cela pouvait paraître étrange, le personnel médical, quel qu’il soit. Sevastian trouva cela étrange mais ne fit aucun commentaire, il réservait ses réparties cinglantes pour les élèves les moins attentifs et surtout pour les non-Serpentards… Certains élèves commentaient déjà moqueusement la réponse du jeune homme qui leur proposa de jouer au docteur avec lui. Sevastian s’amusa de cette répartie digne de lui, même s’il trouvait un peu extrême les pensées sanguinaires qui traversaient l’esprit de ce Lestrange quand il disait ces mots… Sevastian ne disait rien mais écoutait beaucoup, et pas que les paroles, aussi les pensées, et il percevait l’extrême ennui de cet anglo-coréen près du mur, complètement affalé et étalé sur sa table, dans une posture plus qu’indigne pour un élève. Cet élève, très étrange dans son comportement, semblait penser à autre chose comme sa peur qu’il semblait ignorer et surtout éviter de la montrer. Il était même un peu prétentieux, ce qui était étonnant pour élève de Gryffondor, car Sevastian voyait clairement dans l’esprit de ce Dray Garisson qu’il ne pouvait ressentir ce sentiment de peur et qu’il serait amusant de voir les autres avoir la peur de leur vie. Une attitude qui déplut beaucoup au professeur Russe. Celui-ci sortit donc sa baguette et fit disparaître la table sur laquelle l’élève reposait principalement. La disparition du meuble le déséquilibra. Le but du Professeur était bien entendu de le faire tomber, aucun élève normalement constitué ne pouvait résister à la gravité quand il se tenait dans la position adopté par l’élève de 6ème année. Sans lui laisser le temps de se rendre compte de quoique ce soit, il s’adressa à lui en ces termes :

« Comme je vois que nos discussions ennuient votre camarade, voyons comment il affrontera l’Epouvantard… Car comme vous l’aurez j’espère tous deviné, la créature que nous allons étudier aujourd’hui est un Epouvantard, créature qui révèle la peur de quiconque lui est confronté. Personne ne peut échapper à cet effet. Le seul moyen de s’en défendre est de transformer la vision d’horreur en vision comique à l’aide du Riddikulus, l’Epouvantard se pliant alors à votre imagination. Si vous riez, il ira se cacher dans son armoire. Voyons de quoi M. Garisson est capable. »


Une fois celui-ci devant l’armoire, le professeur Sakarov ouvrit cette dernière d’un geste de la baguette, laissant voir la créature tant redoutée …

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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Sam 14 Juil - 20:40

    Pour moi, la journée s’avérait laborieuse. Mes deux premiers cours étaient inintéressants au possible, et le troisième, le cours de défense contre les forces du mal portait sur les épouventards. Aujourd’hui. Il avait fallu que ça porte là-dessus. Je le savais depuis quelques temps déjà, les épouventards représentaient notre plus grande peur. Pour moi, c’était les loups-garous. Merci mamie. Vraiment. Pourquoi avait-il fallu qu’elle m’offre ces supers livres ? D’après eux, les loups-garous étaient des horribles personnes. Et j’y croyais toujours. Après mon arrivée à Poudlard, j’avais arrêté de croire à beaucoup de choses que m’avait enseignés les livres de ma grand-mère. En fait, j’avais arrêté de croire à tout. J’avais arrêté de penser que les sorciers étaient des êtres égoïstes qui ne pensaient qu’à tuer les pauvres humains. J’avais arrêté de croire que les vampires existaient. Mais les loups-garous. Les loups-garous, j’y avais toujours crus. Allez savoir pourquoi. Et ils me faisaient peur. Depuis ma plus tendre enfance. Ils étaient horribles. Vraiment. Je veux dire, comment pouvait-on confondre ses amis et ses ennemis ? Personne ne pouvait faire ça. Comment ne pas réussir à différencier les gens que tu as envie d’étrangler des gens que tu as envie d’enlacer ? Ah bah oui ! Forcément, si tu as envie d’étrangler les deux, ça va plus vite. Non, je n’arriverais jamais à comprendre le cerveau d’un loup-garou durant la pleine lune. Et puis bon, ce n’était pas trop mon intention non plus. Je voulais devenir journaliste moi. Pas chasseuse de monstres.

    Mon réveil sonna. Enfin du moins ce que j’appelais mon réveil soit, en réalité, une des filles qui partageait mon dortoir. C’était le genre de fille à se lever trois heures plus tôt que tout le monde, à aller prendre la salle de bain pour elle seule, à prendre deux heures pour se coiffer et se maquiller, puis une heure pour se regarder dans le miroir en chuchotant : « je t’aime » à son reflet. Heureusement qu’une robe était obligatoire, sinon elle se lèverait cinq heures plus tôt. Bon, je vous l’accorde, j’exagère peut-être un peu. Mais alors qu’un peu. Parce que, bizarrement, depuis qu’elle était là, je n’avais plus besoin de l’affreuse horloge rose à coucou que m’avait offert ma mère pour mon douzième anniversaire. La honte hein ? Ouais, je sais. Du coup, cette fille, je ne la connaissais, et avouons le, je n’en avais pas envie, et je l’avais baptisé « réveil ». Donc, au cas où certains se poseraient la question, ce n’est pas son réveil à elle qui me sortit de mes songes mais le moment où elle claqua la porte pour sortir du dortoir. Car, choses pratiques, si il n’y avait personne dans la salle de bain trois heures avant que tout le monde de réveillent, il n’y avait personne non plus lorsque tout le monde était monté dans la grande salle pour petit-déjeuner. Bon, l’avantage de cette tactique était que j’étais belle et bien seule dans la salle de bain et que je pouvais chanter dans le dortoir sans que personne ne m’entende. Le problème de cette technique était que lorsque j’arrivais en haut, je n’avais le temps que de prendre un bout de pain et d’aller en cours. Non, je ne prenais pas trois heures à me maquiller ou à me coiffer, ou même à m’habiller, mais je me levais, disons… trois quarts d’heures avant le début des cours. Et ce matin là n’avait pas échappé à la règle. Heureusement pour moi, le premier cours n’était pas très important, et la personne qui l’animait m’aimait bien. Si j’arrivais quelques minutes en retard, elle ne m’en voudrait pas… Enfin, c’est ce que je pensais. Et c’est ce qui aurait du arrivé si, entre temps, mon pied ne s’était pas pris dans les plis de ma robe en montant les escaliers pour me rendre à la grande salle, ce qui me fit chuter et dévaler toutes marches que j’avais montées. Et bien sur, pour arranger le tout, lorsque j’étais arrivé en haut, il n’y avait eu qu’un gentil elfe de maison passant par là pour me refiler un bout de pain. Trop gentil de sa part !

    Bref, ma journée était censée être laborieuse, et en plus, elle ressemblait de plus en plus à un vendredi 13. Et pourtant, on était ni un vendredi, ni un 13, alors, il y avait aucunes raisons. Mais j’en était sur. Cette histoire d’épouventards me portait la poisse.

    A grandes enjambés et à une vitesse de marche proche de la course, je me rendais à mon premier cours. En effet, mes trois minutes de retards ne se firent pas remarquer. Ma deuxième heure de cours commença aussi calmement, bien que commençant à avoir faim. Cette journée s’annonçait de plus en plus mal. Mon prochain cours durait deux heures. Les deux heures avant le repas. En plus de ça, on allait y parler des loups-garous. Enfin, pas directement, mais du moins, on allait les voir. Ou, moi, j’allais le voir. Un gros loup-garou, bien moche, juste devant moi. Yeurk ! Cette image d’horreur en tête, je m’endormais sur le bureau. Ce petit somme me valu une heure de retenue et un peu de secousses de mon voisin qui tentait tant bien que mal de me réveiller. Lorsque, enfin, il y parvint, ce fut pour me retrouver avec le prof devant moi, les bras croisés sur le torse et des joues rouges de colère. J’avais rendez-vous dans son bureau plus tard dans l’après-midi. Journée maudite !

    Mais voilà, l’heure de défense contre les forces du mal allait bientôt commencer. Mais cette fois, ce fut avec une nonchalance incroyable que je m’y rendis. J’avais peur. Peur de ma peur, philosophique non ? En entrant, quelques uns étaient déjà là. Je ne les reconnaissais pas tous. Le nouveau professeur se tenait devant. Je lâchais un « bonjour », et n’étant même pas sur qu’il l’est entendu, je me mis au fond de la classe, dans un coin pour que le moins de gens possible ne me voient. Je n’avais pas envie d’affronter ma peur. Pas tout de suite du moins. Il n’y a qu’une personne que je repérais vraiment dans la foule. Dur de le rater puisqu’il arriva en retard et qu’il lança une tirade au prof presque juste après être arrivé. Sa plus grande peur était la pleine lune. Ironique lorsque l’on savait que la mienne était un loup-garou. Comme quoi, je n’étais peut-être pas la seule à avoir peur des loups-garous. Bien trop absorbé par Rémus pour comprendre ce qu’il se passait dans le cours, je compris qu’il avait commencé uniquement lorsque le professeur ouvrit la porte d’un coup de baguette.

    Jusqu’ici avachi, je me redressais. Dieu sait sous quelle forme sortirait cette chose de l’armoire, mais il allait, dans les deux heures suivante, se transformer, au moins une fois en loup-garou, et à ce moment là, je serais incapable de lancer un riddikulus digne de ce nom.
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Jeu 19 Juil - 19:36

    Suite au monologue-réponse de Remus, Sakarov lui envoya une nouvelle remarque désagréable de son cru. Même si Dray le trouvait antipathique et ne l'appréciait déjà pas, il devait bien avouer que le professeur savait y faire. C'était même plutôt drôle, pour l'instant, de l'écouter envoyer plus ou moins bouler tout le monde et faire ses remarques méprisantes. En tout cas celles adressées à Gaël l'avaient amusé, clairement, et celle faite à Remus était assez vraie en somme. Mais les autres étaient néanmoins un peu trop exagérées à son goût. Enfin bref, ce qui était sûr c'est qu'il serait bien moins amusé si elles étaient dirigées sur ses quelques potes présents dans la salle ou même sur lui, parce qu'il était beaucoup plus susceptible qu'il n'en avait l'air, parfois. Seulement parfois oui, parce que d'autres, il n'en avait strictement rien à faire. Comme quoi on ne disait pas qu'il était lunatique pour rien!

    C'est ainsi que, plongé dans ses pensées sur les peurs des élèves, sur la sienne, et sur les remarques Sakaroviennes, et toujours à demi-étalé sur sa table, celle-ci disparut soudainement, comme par magie. Sans raison et sans un bruit. Complètement déséquilibré par le manque du support sur lequel il était principalement appuyé, Dray se senti partir inévitablement en avant, en direction du sol de pierre -dur, très dur- de la salle. Pas bon, en somme. Heureusement que sa mauvaise habitude à traîner dans des rues malfamées l'été -et donc à se battre parfois- et son entraînement en duel avaient plutôt bien entraîné ses réflexes, aussi il réussi à faire une sorte de roulade au lieu d’atterrir lourdement sur le sol, et se releva dans la foulée. Baguette en main, un air énervé mais clairement attentif sur le visage. Un peu plus et il aurait pointé sa baguette dans la direction de Sakarov, d'où il avait sentit comme une légère décharge de magie, mais sachant qu'il était tout de même en cours, il s'était tout de même retenu de le faire. Son attitude ne prêtait pas vraiment au rire en tout cas, le jeune homme semblait tendu, comme prêt à se lancer dans un duel, et son regard se fixa sur Sakarov qui prit la parole comme si de rien était, une lueur fière mais peu avenante, presque dangereuse -suffisamment pour mettre en garde en tout cas- brillant dans ses yeux. Et l'enseignant russe était clairement coupable. Ce qu'il ne savait pas encore, c'est qu'il venait tout juste de devenir une nouvelle cible pour les sales coups et les pièges de Dray. Et il manquait cruellement de cibles, en ce moment... Ou pas tellement, mais en avoir une toute désignée, ça ne se refusait pas! Même s'il lui faudrait faire très attention pour ne pas se faire prendre, c'était certain. Et qu'il devrait peut-être chercher des partenaires pour ses sales coups, il ne doutait pas que foule d'élèves voudraient bientôt lui rendre la monnaie de sa pièce... s'ils en avaient les tripes bien évidemment.

    Le Gryffondor écouta les explication de Sakarov d'une oreille alors qu'il restait debout à sa place sans table avec son air dur, continuant à le fixer toujours de son air peu sympathique. Il fini néanmoins par diriger son regard vers l'armoire qui cachait pour l'instant l'Epouventard à la vue de tous, et, à peine quelques secondes après, le professeur de DCFM ouvrait la porte d'un coup de baguette. Le silence se fit, à moins que ce ne soit qu'une impression due à la concentration qu'avait Dray sur l'armoire d'où émergerai la créature d'ici juste quelques secondes. Il s'avança vers l'habitacle de l'épouventard, s'écartant des autres élèves qui ne devaient pas être ciblés, et s'arrêta à quelques mètres. Et après un court instant il perçut comme un mouvement à l'intérieur et... son double sorti, apparaissant à la vue de tous, les yeux ternes, plongés devant lui comme s'il ne voyait cependant rien. Étrangement, l'air autour de lui semblait comme brouillé, faiblement grisâtre, comme si le monde autour de lui avait perdu ses couleurs, délavé. Le Dray-Epouventard leva lentement sa baguette qu'il tenait lui aussi en main, les yeux toujours désincarnés, et lança un sort après une courte arabesque. Dray senti son cœur accélérer, et ses yeux s’écarquiller légèrement quand rien ne se passa. Pas la moindre étincelle de magie, pas la moindre lueur d'un sortilège. Ok... voilà qui n'était pas rassurant du tout, un peu flippant même...

    Mais, alors qu'il levait à son tour sa baguette, Dray remarqua que quelque chose clochait. Que quelque chose manquait, rendait la peur induite par l'Epouventard moins réelle. Fausse. Sans pour autant baisser sa baguette à demi-levée, il pencha légèrement la tête sur le côté, observant attentivement la créature transformée en lui-même. En plus de l'observer, c'était surtout sur son don qu'il se reposait, cherchant ce qu'il avait crut sentir.. et c'était là! La mince aura magique de l'Épouventard, presque imperceptible. Mais maintenant qu'il se concentrait dessus, il pouvait la sentir vraiment. Et les autres venant du reste des élèves et même celle étrangement sombre de Sakarov. Non, sa peur n'avait plus rien de terrifiant, maintenant que la majeur partie de celle-ci ne pouvait être retranscrite, montrée vraiment par l'Épouventard. Comment aurait-il pu agir sur un sens, sur son cerveau, de toute manière? Cela aurait requis plus de pouvoirs que n'en possédait la créature qui pouvait seulement se transformer dans la peur pour la rendre réelle. Elle même ne pouvait pas sentir la magie -du moins de ce que pensait l'anglo-coréen- c'était donc d'autant plus difficile pour elle... Voilà qui était intéressant. Un sourire légèrement euphorique étira ses lèvres, avant que la courbure de celles-ci ne se fasse narquoise et moqueuse. Il tourna la tête vers le professeur avec une vague lueur défiante dans le regard.

    - Ça marche pas, lâcha-t-il d'une voix neutre.

    Sans attendre la réponse où la réaction de Sakarov, bien qu'il guête celle-ci du coin de l'oeil, et se tourna à nouveau vers son double-Êpouventard. Il releva sa baguette et, d'un geste net et d'un Ridikulus clairement prononcé -même s'il préférait généralement les informulés- , lança le sortilège visant à contrer l'Epouventard. Soudainement, des gerbes d'étincelles se mirent à voler, à exploser partout dans une miriade de couleurs et de petites explosion, comme un feu d'artifice, lorsque le Dray-épouventard leva à nouveau sa baguette et lança un sortilège. Il sembla se transformer, aussi, prenant l'apparence d'un autre coréen aux cheveux bruns cette fois, légèrement plus agé -qui n'était autre que son frère qui l'énervait tant- et les étincelles et les sorts foncer sur lui et le propulser violemment dans l'armoire. Pour bien marquer le coup, l'anglo-coréen donna encore un coup de baguette, et la porte se referma dans un claquement sec. Enfin, il tourna les talons, et se rassit sur sa chaise toujours sans table, les bras croisés devant sa poitrine et un air satisfait sur le visage. Et Bim, étape épouventard, faite!


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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Ven 31 Aoû - 21:34

Sevastian avait hâte de voir comment s’en sortirait ce jeune élève. Dès qu’il le voyait, il ne pouvait s’empêcher de repenser à ces batailles contre les sorciers chinois et japonais, qu’il avait du combattre par le passé, à cause d’affaire de trafics de baguettes magiques. Un réseau bien sombre et particulièrement alambiqué avait été démonté, du centre de la capitale de Russie, à Moscou, en passant par une grande partie de l’Europe de l’Est pour finalement découvrir que tout était organisé par ces communistes de chinois, ou en tout cas par la mafia magique asiatique. Bien entendu, comme ce réseau touchait les sorciers les plus pauvres de Russie qui vendaient leur baguette pour une bouchée de pain, et des accidents ayant eu lieu – un jeune homme de Durmstrang avait définitivement perdu un bras et un partie de son visage après l’explosion d’une contrefaçon chinoise – le gouvernement avait pris la décision d’envoyer un corps expéditionnaire en Chine, dans les petites rues de Pékin, à proximité du Dragon Rouge, le repère de la mafia locale. L’entrée des Russes dans l’auberge magique avait fait grand bruit et le secret magique avait été mis à l’épreuve, les asiatiques n’hésitant pas à utiliser leurs baguettes à la vue des moldus et employaient des sortilèges étranges et maléfiques sur les forces de l’ordre. La bataille avait été longue et dure et Sevastian en avait récolté 3 mois de soins d’hôpital. Il avait été touché dans le dos – tous des traîtres ces chinois – par un sortilège maléfique ayant implanté des graines de rosier empoisonné qui avait choisi sa chair comme terre pour mieux poussé. Les Médicomages avaient eu beau s’acharner sur le dos du Slave, celui avait été si amoché qu’il n’avait pu reprendre du service avant un bon 3 mois. Et un de ses collègues avait été tué par un coréen particulièrement puissant, le corps de l’Auror ayant volé en miettes sous le coup du sortilège. Depuis lors, Sevastian vouait une haine sans nom aux sorciers asiatiques et avait des préjugés sur eux. Le visage de ce Dray Garisson, bien qu’il soit à moitié britannique le dérangeait et ne faisait que lui rappeler d’anciens souvenirs. Son but ? Le ridiculiser comme eux les avaient ridiculisés par le passé.

D’où la disparition du bureau qui aurait du faire choir lamentablement le jeune homme passif. A la grande surprise de Sakarov et des autres élèves de la classe, ce gringalet fit une roulade sur le sol et dégaina sa baguette ce qui ne plut pas du tout au Professeur de Défense contre les Forces du Mal. S’ils avaient été seuls, l’élève serait déjà désarmé et suspendu dans les airs au gré de la baguette menaçante de l’enseignant. Ce dernier sentit l’agressivité de ce Garisson et sa baguette sortit comme par enchantement de sa manche dans une lumière verte, pour dissuader l’élève de tenter quoique ce soit. Sevastian percevait un esprit étrange, avec une particularité chez cet élève qu’il ne comprenait pas. Pourquoi semblait-il sentir une énergie venant de l’enseignant ? Serait-il Legilimens également ? Cela serait étonnant, Sevastian le saurait sinon.

Le Slave fut encore plus désarçonné par la réaction de l’étudiant face à l'Epouvantard. Il n’avait pas peur, alors que la peur « devait » être présente. Ce n’était pas normal, tout le monde avait peur de quelque chose, on ne pouvait pas ignorer ce sentiment… Sauf si l’on utilisait un objet pour détourner l’emprise de la créature de pure magie. L’Epouvantard avait pris les traits de l’élève mais cela ne fit rien à ce dernier qui modifia les traits pour qu’ils deviennent ceux de son frère et il renvoya l’Epouvantard comme il était venu dans son armoire, avec son lot d’étincelles multicolores. Impressionnant, mais pas normal. Personne ne pouvait ignorer la peur à part la Mort … Il ne restait donc que la première hypothèse. La voix du Professeur Sakarov fut donc implacable quand il s’adressa à ce coréen sans valeur. Ce dernier avait osé dire que cela ne marchait pas en riant. Il le narguait. Il verrait ce qu’il en coûtait de tricher et de tromper son monde.

« M. Garisson. Par où commencer votre piètre performance … Sachez déjà que lors de l’examen final, la triche est interdite. La peur est un sentiment immuable que PERSONNE ne peut ignorer. Tout le monde a peur d’une chose. Et l’Epouvantard était obligé de vous faire sentir cette peur venant de vos entrailles… Or vous êtes resté immuable, grossier et insolent en voulant vous moquer de moi. Je ne sais quel artifice vous avez utilisé, talisman ou autre, mais une chose est sûre, vous avez triché en détournant l’influence purement magique de la créature… Ne soyez donc pas étonné… 40 points en moins pour les Gryffondors – vous pourrez dire merci à votre camarade – vous me rendrez 3 parchemins de 40 cm de long sur la Talismanie de la Tradition Feri et je vous prierai de bien vouloir vous tenir tranquille jusqu’à la fin du cours à moins que vous ne vouliez que j’aggrave votre cas … Une exclusion de cours serait fort pénalisante je pense …

Quant aux autres, en place, je veux 3 élèves maintenant devant moi et vous affronterez à tour de rôle l’Epouvantard ! »


Sevastian était en rage et particulièrement remonté, il valait mieux ne pas l’embêter sauf si l’on voulait mourir. Il s’assit finalement à son bureau et joignit les mains, doigts tendus, pour observer les autres élèves s’exercer à la défense face à la pire peur de leur vie …
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Dim 2 Sep - 17:08

La peur était une chose mystérieuse, presque autant que l'était la Mort. Pourquoi est ce que certains ne supportaient pas la vue du sang, et d'autres celle des araignées ? Pourquoi quelques personnes étaient atteinte de claustrophobie, d'autres d'agoraphobie ? Était-ce du à un élément troublant de leur enfance, de leur adolescence ? Était-ce génétique ? Y'avaient-il réellement plusieurs sortes de peur, comme avaient tenté de l'expliquer son tortionnaire Rabastan Lestrange ou son camarade Remus Lupin ? Son professeur avait-il raison sur le sujet ? Ou il voulait simplement que tout le monde le croit ? Quelle était sa peur, à lui ? Est-ce que tout le monde avait peur de quelque chose ? Est ce que superman craignait quelque chose ? Est-ce que ce personnage si fort avait une seule et unique crainte, qui dépassait toutes les autres futiles, type perdre son collant de super-héros ? Oui, il avait peur de la Kryptonite, parce qu'il risquait de perdre tous ses pouvoir â cause d'elle. Il risquait de ne plus être qui il était. Était-ce ça, la peur ? Quelque chose qui vous donne le sentiment de ne plus être vous même ? Qui vous fait perdre tous vos moyen ? Quelle était donc la peur de Gabriel ?

Remus avait avoué devant l'ensemble de ses camarades que ce qu'il craignait particulièrement était la pleine Lune. Ce avait semblé faire pouffer certains, mais Gabriel avait trouvé son explication plutôt rationnelle. Si on considérait la peur comme rationnelle, mais comme d'habitude, Gabriel n'avait pas d'avis particulier sur la question. À la demande du professeur, il s'efforça d'imaginer ce qui sortirait de l'armoire quand il se présenterait devant. De quoi avait-il donc particulièrement peur ? Qu'est ce qui lui faisait perdre tous ses moyens ? Qui lui enlevait sa personnalité ? La réponse semblait frapper à la porte de son crâne sans que le Gryffondor ne veuille lui ouvrir. Il ne voulait pas se dire, par pur honneur surement, que sa plus grande crainte était Rabastan Lestrange.

Dray Garisson, un autre Gryffondor, s'élança en premier face à l'épouvantard, et pour avoir une peur étrange et irrationnelle, il en avait une. La chose qui sortit de l'armoire était un fade reflet de l'anglo-coréen. Un fade reflet qui semblait ne pas très bien maîtriser la magie. Mais Gabriel n'était pas très occupé par l'interprétation de cette peur, il était plus occupé à regarder la tête torturée de son professeur, qui ne semblait rien comprendre à ce qu'il se passait, et tentait de trouver une explication rationnelle au fait qu'une explosion venait de retentir dans sa salle de classe du au combat entre deux sosies. Gabriel trouva aussi ça très drôle de voir les traits de son visage être déformés par la rage quand il cria, ou presque, sur Dray. Il avait été légèrement troublé par la situation, tout ne se passait pas exactement comme il l'aurait souhaité et son explication rationnelle était la suivante : talisman, sortilège, n'importe quoi qui aurait pu faire foirer l'epouvantard. Gabriel penchait plutôt pour une défaillance du côté de Dray, plutôt que de l'armoire, il devait certainement avoir une manière de penser différente, m'enfin, encore une fois, il n'était pas là pour donner son avis.

Le professeur, d'une voix forte qui faisait ressortir son accent russe (le même que celui de sa mère), ordonna que trois élèves se placent devant lui pour s'entraîner à leur tour. Il ne savait pas vraiment quoi, mais quelque chose poussa Gabriel à se placer en tête de file et de sortir sa baguette. La curiosité, sûrement. La témérité Gryffone aussi, sûrement. En tous les cas, il était là, à regarder la porte grincer et s'ouvrir,et à attendre le double de Rabastan surgir.

Rabastan et Gabriel se connaissaient depuis pas mal de temps, maintenant. Six ans. Leur relation avait toujours été celle du soumis et du maître. Rabastan était le maître et les rôles ne s'inversaient jamais (après tout, ce n'était pas un jeu sexuel...). Depuis qu'ils étaient gosse, depuis leur première année, Gabriel avait toujours été considéré par le serpent comme son vassal, son escale, son cobaye, son inférieure. Un rat incapable devant l'humain fabriquant de mort-au-rat. La métaphore se rapproche beaucoup delà réalité, malheureusement. Le Serpentard avait souvent fait avaler à Gabriel des poisons de son invention. Il avait souvent fait office de goûteur, et était désormais habitué au goût des bezoards. Mille fois ils avait été enfermé dans cette toute petite pièce, attaché à cette chaise, hurlant à la mort sans que personne puisse l'entendre tandis que Rabastan lui envoyait toutes sortes de magie dessus. Combien de cauchemars avaient-ils fait à cause de lui ? Combien de fois avait-il rêvé de quitter Poudlard ? De ne pas être un sorcier, d'être juste un simple moldu qui n'aurait jamais eu affaire au vil Lestrange ? Combien de fois ? De moins en moins, ces derniers temps, en réalité. Il avait aussi, puis neufs bon mois, moins couru pour échapper à l'emprise de son tortionnaire, qui semblait s'être relâché. Il avait réussi à tenir le coup. Malgré quelques cicatrices, il n'avait pas complètement perdu la tête. Ça, c'était certainement grâce à sa sœur. Sa sœur qui lui envoyait trois à quatre lettres par semaine, sa grande sœur chérie, qui lui donnait mille et un conseils tous plus avisés les uns que les autres. Son Elsa qui l'aidait tant à se construire, à devenir qui il était destiné à être.

Tandis que la salle se taisait, observant la porte de l'armoire s'ouvrir, laissant apparaître une longue chevelure brune et bouclée à 1m30 du sol, Gabriel se dit que finalement, depuis quelques mois, et grâce à Elsa, il avait de moins en moins peur de Rabastan. Que ce n'était pas normal qu'il n'aie pas eu peur de se présenter face à cette armoire, et donc en réalité d'affronter pour la première fois de sa vie Rabastan. Ce n'était pas normal. L'année passé, dans la même position, il aurait été mort de trouille, de honte même, sachant en plus que Lestrange était derrière lui, et qu'il allait devoir l'affronter, le ridiculiser. Là, il n'avait pas peur, plus peur. Il n'avait plus peur d'affronter le serpent. Ce n'était donc pas Rabastan Lestrange qui allait sortir de l'armoire, c'était autre chose. Et ça, ça terrorisait le Lion.

La chevelure brune appartenait à une petite fille de onze/douze ans, qui s'effondra sur le sol, complètement ensanglantée. Gabriel la reconnut tout de suite. C'était sa sœur, Elsa, beaucoup plus jeune. Sa gorge se pris immédiatement, ses mains devinrent moites, des gouttes de sueur apparurent sur ses tempes. Sa sœur. Jeune. Morte. Mais le tableau de semblait pas encore prêt. Une autre personne sorti de l'armoire. Une petit garçon que Gabriel ne reconnut cette fois pas toute suite. Une petite bouille d'ange, brune aux yeux d'un bleu pur. Mais cet enfant, de onze ans peut-être, avait comme une lueur démentielle dans l'oeil, une lueur que Gabriel connaissait par cœur. Rabastan Lestrange venait de tuer sa sœur.

C'était irréel, rien de tout ça n'était vrai, mais Gabriel ne semblait pas prêt à le réaliser. Tout ce qu'il vouait, c'était son pire ennemi en version miniature la baguette pointée sur sa sœur ensanglantée. Il s'écria alors, dans sa langue maternelle :

« Qu ' ты сделал моей сестре, мусор? Почему не я, почему?! »
« Qu'est-ce que tu as fait à ma sœur, ordure ? Pourquoi pas moi, pourquoi ?! »

Soudain, à l'écoute de sa propre voix, torturée, prise de tant d'émotions, le garçon sembla redescendre sur terre. Le mini Rabastan Lestrange, celui qui l'avait torturé si jeune, n'avait jamais tué sa sœur. Tout ça n'etait qu'une illusion. Il fallait qu'il réfléchisse maintenant, et vite. Qu'est ce qui le rendrait ridicule ? Qu'est ce que détestait Rabastan ? Les moldus, leurs coutumes, leur manières, leur histoire, leur sang. Sans réellement savoir ce qu'il allait faire, Gabriel leva sa baguette, et lança un "Riddikulus" d'abord faible, d'une voix qui semblait prise de sanglots, puis une deuxième, une troisième fois. La quatrième fut la bonne. Il ne sut pas comment, mais il arrive à puiser une force en lui inespérée.

L'image du petit Rabastan eut quelques soubresaut, et il apparu vêtu de vêtements du moyen âge, une épée pour seule arme et rangée dans son fourreau. Elsa quand à elle, nettoyée de tout son sang, était toujours allongée à terre, inconsciente. Gabriel savait ce qu'il devait faire, maintenant. La baguette pointée vers Rabastan/Prince Charmant, et comme un sorcier lance un Imperio sur son esclave, il ordonna dans un ultime Riddikulus au Serpent d'aller embrasser sur les lèvres la petite Princesse Elsa, qui se réveilla, comme par Magie. Comme dans le conte pour enfant moldus Blanche Neige. Et puis soudain, tout disparu. Le tableau, sa sœur, Rabastan, tout. Gabriel, terriblement affaibli, recula jusqu'à une table du premier rang, où il se reposa un instant, un sourire aux lèvres, avant de retourner à sa place. Maintenant, il savait qu'elle définition il donnerait à la peur : c'est la crainte de ne plus pouvoir être ce qu'on est à cause de quelque chose ou de quelqu'un. Et Gabriel le savait pertinemment, sans sa sœur, il n'était rien, ou du moins pas la personne qu'il était aujourd'hui.

HRP : Sévichou, tu peux pas savoir quel plaisir j'ai pris à écrire ce RP. Merci <3

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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année] Mer 5 Sep - 10:10

    L'expérience Garisson l'avait laissé perplexe. Déçu uniquement une poignée de seconde. Certes c'était bien dommage de ne pas pouvoir goûter un peu plus, un peu plus fort à la peur d'un des lions les plus exaspérants de sa maison. Mais d'un autre côté... Force était de constater que cela ouvrait une éventuelle nouvelle façon de voir les Epouvantards. C'était logique d'ailleurs, Rabastan s'étonnait de n'y avoir pas pensé plus tôt : visiblement, ces créatures ne pouvaient prendre la forme que des peurs dont on avait déjà une forme... non pas de conscience, mais pas loin. Dont on aurait eu l'instinct ? Sans remettre complètement en doute l'avis de leur professeur dont il comprenait parfaitement la déception, le jeune homme avait plutôt tendance à penser qu'ils venaient d'assister à la mise en lumière d'une faiblesse des Epouvantards. Tout le monde savait déjà qu'ils pouvaient échouer dans le rendu des détails des peurs quand ces peurs impliquaient des créatures ou des phénomènes magiques. Peut-être pouvait-on y voir les limites du potentiel magique de la créature. Désormais, il fallait sans doute ajouter le cruel manque d'imagination. Comme c'était dommage venant des Epouvantards... Ils avaient accès aux plus grandes peurs mais étaient apparemment incapables d'en créer de nouvelles plus grandes à partir de ce qu'ils avaient. Peut-être la nuance ne se trouvait-elle pas exactement là, le sujet méritait d'être creusé. Mais ils semblaient en tous cas incapables de créer la surprise.
    Ce dont les hommes, eux, étaient parfaitement capables. Quel dommage qu'il ne puisse pas inviter Garisson à participer à une petite expérience. Bien réfléchie à l'avance, elle répondrait à des questions intéressantes... En plus d'offrir des scènes fort agréables. Mais il doutait fort que Dray accepte qu'on tente de lui créer de nouvelles peurs. A moins que le Gryffondor ne soit si arrogant qu'il imaginât la chose impossible ? La pensée fit sourire Rabastan. Les peurs, ça se créait, se couvait, s'entretenait soigneusement. Mais il n'y avait jamais que ceux qui pourrissaient à plusieurs pieds sous terre qui pouvaient réellement s’enorgueillir de ne rien craindre. Les autres... Il suffisait d'avoir un peu d'imagination ! A défaut... Il y avait certaines choses que tout le monde craignait : il suffisait de transformer la crainte en peur et le tour était joué.

    Le Serpentard ne se proposa pour affronter l'Epouvantard. Il le ferait si Sakarov l'exigeait mais uniquement si c'était inévitable. Il y avait déjà la partie pénible : affronter sa peur, qu'il n'avait pas particulièrement envie de vivre. Et puis plus stratégiquement parlant, il y avait le Riddikkulus. Il avait beau retourner le problème dans tous les sens dans sa tête, les seuls Riddikkulus qui lui venaient à l'esprit... Eh bien il n'était pas certain du tout qu'ils fassent rire grand monde, lui mis à part. Et Rabastan n'avait pas la moindre envie d'être un sujet de conversation de ce genre dans les jours à venir.
    En revanche, parmi ceux qui s'étaient courageusement levés, il remarqua Gabriel et il en chassa immédiatement toutes ses autres réflexions.

    Lestrange était curieux. Mais pas que. La raison pour commencer lui soufflait déjà qu'il se pouvait bien que l'Epouvantard de D'Angelo porte un coup difficile à sa jolie réputation. L'instinct était encore plus catégorique. Il faut toujours, toujours écouter son instinct. Quelque chose allait se passer, et il n'aimerait pas ça. Insensiblement le Serpentard s'était mis à en froncer les sourcils, alors que la porte de l'armoire s'ouvrait sur... Un cadavre ? Par habitude, il l'inspecta une seconde, tentant de deviner quelle blessure avait tuée la petite fille de toutes celles dont elle était parée. La seconde suivante... Rabastan sentit ses mâchoires se crisper violemment. Et voilà ce qu'il n'aurait pas voulu voir sortir de cette maudite armoire. Il aurait payé cher pour ça. Naturellement cela avait quelque chose de gratifiant, terroriser quelqu'un à ce point. Mais en l'occurrence, c'était surtout terriblement dangereux ! Et puis Gabriel semblait regagner du poil de la bête récemment : n'en aurait-il pas pu profiter pour craindre de nouveaux phénomènes ? Ne serait-ce que parce que cela aurait pu renouveler leurs jeux, déjà. Mais surtout pour un cas comme ce jour-ci.
    Au moins son double avait-il de nombreuses années de moins... Ceux de Durmstrang et Beauxbâtons ne le reconnaîtraient probablement pas.. Pfff et alors ? Les autres se chargeraient de faire le lien. Son double devait avoir l'âge de l'entrée à Poudlard et c'était déjà beaucoup trop.
    Rabastan gagnait si vite en énervement qu'il ne profitait même pas du désespoir de sa victime favorite.
    Bon... Ce n'était qu'un Epouvantard...

    Sauf que ce n'était pas fini. On en arrivait même à un stade crucial. Lestrange évacua toutes ses propres pensées, uniquement concentré sur ce qu'allait produire Gabriel.

    Jusqu'à la réussite finale du Riddikkulus... Comme si D'Angelo n'en avait pas déjà assez fait. Lestrange sentit son cœur manquer un battement à la vue de son double rajeuni embrassant une... Erk !!! Et la nausée de lui monter à la gorge tant ce qu'il vit l’écœurait profondément, viscéralement. Humiliation et dégoût. La bile manqua l'étouffer.

    Blanc de rage : le sang lui avait intégralement reflué du visage sous l'insulte. Son expression s'était à ce point figée qu'il aurait un instant pu avoir l'air d'une statue. A condition d'oublier les yeux. Ces yeux-là ne voyaient que D'Angelo, le reste de la classe avait disparu. Comme il n'entendait rien qu'une espèce de bruit blanc presque électrique et par-dessus lui semblait-il percevoir la respiration fatiguée du Lion. Rabastan était dans un état de tension absolue, qui l'aurait aisément poussé à déverser sur Gabriel toute la violence qui lui courrait les veines sans sommation, dans la fraction de seconde suivante. Il l'en aurait tué sans doute, dépecé sans réfléchir tant la sauvagerie venait de s'inviter seule à la tête du navire. Il l'aurait fait probablement, s'il ne s'était pas adjoint à peine quelques secondes plus tôt à l'immobilité la plus absolue, dès lors qu'il s'était vu sortir de l'armoire de l'Epouvantard, l'instinct sentant le danger à venir peut-être. Quelque part cet ordre était maintenu.
    Il inspira, par pure nécessité naturelle, et ce geste commun eut le don de lui ramener un peu de conscience dans la tête. Rabastan posa son menton dans le creux de sa main, le dos à peine moins droit, mais dans une position qu'il ressentait plus détendue. Instinct encore et pas tout à fait volonté, il jeta un rapide coup d'œil autour de lui pour évaluer ce que la situation avait à son désavantage et à lui apporter.

    Alors seulement il recommença à réfléchir, même si ses pensées finissaient encore toujours par suivre le même cours. Qui était la petite fille morte ? Si c'était une petite fille d'ailleurs : quoi que cela ait pu vouloir dire, l'Epouvantard n'avait pas choisi le temps présent. Qui ? Qui ? Qui ? Gabriel devait tant l'aimer...

    Le plus intéressant dans l'histoire se trouvait sans doute là d'ailleurs... Quelle douce ironie... Gabriel le provoquait comme jamais auparavant mais lui tendait en même temps, le meilleur bâton pour se faire battre... Sa plus grande peur, et plus appétissant encore la perte d'un être cher. Ce dont le pauvre Gryffondor ne semblait pas s'être rendu compte si l'on se fiait au sourire soulagé qu'il arborait. Parfait... Il ne perdait rien pour attendre, au contraire, la surprise n'en serait que meilleure.
    Il ne lui restait plus qu'à identifier la fille. Que la recherche puisse être simple ou ardue était désormais absolument secondaire : il trouverait. Qu'importait le temps et l'énergie à y mettre. Mais d'ailleurs... Gabriel n'avait-il pas baragouiné quelque chose en russe ? Il y avait des élèves de Durmstrang dans la pièce... Avec un petit peu de chance....
    Il allait faire ce à quoi il ne s'était jamais vraiment résolu auparavant, par goût : briser D'Angelo, pour de bon. Mettre fin à de longues années de jeux amusants. N'était-ce pas le moment parfait d'ailleurs ? Alors que le jeune homme semblait s'estimer plus en sécurité, qu'il gagnait en confiance en soi ? Oh parfait alors.... Il l'encouragerait dans ce sens. Que le Lion monte encore un peu : pour que plus dure soit la chute.

    Mais voilà une autre expérience intéressante à mener sur la peur... Quand une peur se réalisait, au même titre qu'un fantasme, qu'advenait-il après ? L'Epouvantard ne pouvait être mis en échec si facilement si ? Ou bien se retrouvait-on dans une situation similaire à celle qu'on avait pu voir avec Dray : une peur fantomatique et sans densité, jusqu'à ce que quelqu'un ou quelque chose, ouvre de nouveaux horizons à cette personne qui s'imaginait n'avoir rien à craindre.
    Ces réflexions eurent le don de le calmer assez pour lui rendre un peu de couleurs, et de ces mouvements infimes qui attestent que vous êtes bien vivant. Il avait déjà repris un air neutre et attentif au reste du cours. Pourtant, chaque fois que son regard glissait vers le Gryffondor, invariablement et sans pouvoir s'en empêcher, ses yeux reprenaient cette fixité reptilienne qui présageait de la ténacité qu'il mettrait à mener son projet à bien.
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MessageSujet: Re: La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année]

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La Peur est une fantasmagorie du Démon [1er Cours- 6ème Année]

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