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Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel]

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7ème année ϟ Durmstrang


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MessageSujet: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/! gore éventuel] Mer 14 Mar - 13:56

Sink in the Dark Arts, deeper than ever
Azrael PV Rabastan


    Des claquements secs retentirent contre la vitre de la haute fenêtre près de laquelle Azrael était installé. Il ignora le bruit, continuant à écrire sur le parchemin déroulé devant lui et déjà à moitié noirci par son écriture fine et élégante. Les claquements répétés percèrent à nouveau le silence qui régnait dans la bibliothèque, et le Serpentard fini par se redresser, lâchant un soupir irrité alors qu'il regardait son essais à demi-rédigé d'un air critique. Il n'aurait décidément pas le temps de le finir ce soir là comme il l'avait initialement prévu. Les coups de bec contre la vitre reprirent de plus belle, l'oiseau en ayant certainement plus qu'assez de devoir attendre dehors alors qu'elle avait déjà dû faire un long voyage pour parvenir jusqu'à Poudlard. Le jeune homme se tourna vers la fenêtre, percevant rapidement le plumage noir strié de blanc de Dragomir, se tenant sur le rebord de la fenêtre éclairé grâce à la lumière de la salle qui continuait à se diffuser jusque là. Azrael se leva pour ouvrir la fenêtre, la chouette se hâtant de se poser sur la table et de tendre sa patte où était accroché un parchemin. Il la regarda d'un air intrigué, détachant la missive. Rien ne semblait inscrit sur le parchemin, mais il n'y avait aucun doute quant à son expéditeur. Dragomir était la chouette de son frère, après tout. La seule question était de savoir pourquoi l'avait-il envoyé ce soir et fait en sorte qu'il vienne le trouver directement. L'anglo-russe déplia le parchemin avant de le taper de sa baguette sans prononcer le moindre mot, seule sa signature magique comptait. Des phrases apparurent instantanément devant ses yeux, mais au lieu de l'écriture nette et soignée de Matthew, les lettres semblaient dessinées à la va-vite, s'étalant sur le parchemin. Il ne fallut pas plus que la première phrase au jeune Fever pour savoir que quelque chose était arrivé, quelque chose d'assez important pour que la lettre soit envoyée dans l'urgence et pour que son frère craigne une mauvaise réaction de sa part au point d'écrire de cette manière. Oh, si n'importe qui d'autre avait pu voir -sans lire- cette lettre, il n'aurait sans doute rien remarqué, mais ça n'échappait pas à Azrael, il connaissait trop bien son aîné pour cela.

    Le jeune homme replia la lettre, décidant d'attendre d'être de retour au dortoirs des Verts et Argent, et d'être seul, pour la lire. Il rangea rapidement son essai à moitié terminé et le reste de ses affaires dans son sac alors qu'il gardait la missive dans sa main. Pas question de risquer de la perdre en la mettant dans la poche de sa cape. Il sortit tranquillement de la bibliothèque où quelques rares élèves traînaient encore, attendant certainement l'heure du couvre-feu qui n'allait d'ailleurs pas tarder, et pressa légèrement le pas une fois qu'il eut descendu tous les escaliers menant aux cachots déserts. Quelques minutes après, Azrael passait le mur derrière lequel se trouvait la salle commune des Serpentards. Il lança un regard circulaire à la pièce, y trouvant tous les garçons qui partageaient son dortoir. Voilà qui l'arrangeait, il n'aurait pas à virer l'un d'eux de la pièce pour qu'elle soit vide. Il parcouru la salle sans un autre regard pour ses condisciples, et monta la volée de marche le séparant encore du dortoir. Le Serpentard referma la porte derrière lui, la verrouillant d'un sort et s'avança directement vers son lit, prenant à peine le temps de s’y asseoir avant de déplier à nouveau la lettre.

    Azrael,
    Attend d'être seul pour lire ceci, s'il te plaît, je ne devine que trop bien comment tu y réagira.


    Le Vert et Argent déplia un peu plus la missive, n'y découvrant que du vide. Un autre contact irrité de sa baguette sur le parchemin suffit pour dévoiler la suite.

    J'ai retrouvé leur trace.
    Tout du moins, celle de deux d'entre eux. Ils cherchent apparemment à quitter l'Amérique pour rentrer en Angleterre pour je ne sais encore quelle raison. Il se trouve que je serai leur contact au ministère pour toutes les formalités administratives, j'aurai toute les informations qu'il nous faut.
    Le temps de la vengeance approche, mon frère.

    M.O.F.

    Mais seule la première phrase restait imprimée dans l'esprit du Serpentard. Il resta immobile quelques instants, la lettre toujours en main, les yeux plongés dans le vide, le visage inexpressif et fermé. On aurait put croire à une statue, si parfaitement immobile, si ses yeux ne s'étaient pas mis à briller d'une lueur dangereuse et indescriptible durant un court instant avant qu'il ne se lève précipitamment. Il attrapa sa cape et sorti du dortoir, une expression d'assurance et de calme sur le visage, la lettre trônant au centre de son lit, abandonnée. Personne ne pourrait la lire, de toute manière. Il traversa la salle commune sans porter la moindre attention au reste de la salle, sans un mot, mais s'arrêtant juste devant la porte de la salle, inconnue du reste du château, lorsqu'un des Serpents -encore un idiot dont il ne se rappelait pas le nom- l'interpella. Comptait-il le retenir ici pour quelque obscure raison?

    - Azrael! Le couvre-f...

    Il se coupa de lui même dans sa phrase lorsque l'anglo-russe lui lança un regard par-dessus son épaule, un frisson semblant le secouer. Azrael se contenta de planter ses yeux dans les siens, un éclat menaçant et dangereux brillant dans ses prunelles vaironnes, le défiant de faire le moindre geste, d'ajouter le moindre mot. Idiot mais pas suicidaire. La seconde d'après, le brun détournait le regard et passait la porte dans une envolée de cape. On ne se mettait pas sur son chemin quand il vous regardait de cette manière. Même si il n'aurait pas été contre un défouloir.

    Enfin, le jeune homme déboucha dehors après avoir parcouru le dédale de couloirs qui le séparaient du parc de Poudlard. Il ne s'arrêta pas pour autant, continuant son chemin d'un pas sec, s'éloignant encore du château et du champ de vision d'éventuelles personnes regardant au dehors. Sa silhouette, couverte de noire par sa cape et sa capuche qu'il avait remonté, se fondait presque parfaitement dans la nuit sans lune. Aucune lumière mis à part celles encore dispensées par le château ne venaient troubler les ténèbres parfaites. Mais ni le noir ni le froid hivernal ne parvenaient à perturber le Serpentard, et ni l'un ni l'autre ne parvenait à le calmer. Un maelström d'émotions le secouait, des émotions remontées à la surface et d'autre trop souvent opprimées pour ne rien laisser paraître. Joie, impatience, envies de revanche, cruauté, colère. Surtout de la colère et cette joie sadique à l'idée de pouvoir enfin se venger, d'ailleurs. Il avait juste envie de transplaner, maintenant, de rejoindre son frère pour partir traquer ces traitres-à-leur-sang de sorciers pro-moldus qui avaient participé à l'explosion de son manoir et à la mort de son père, utilisant une saleté de bombe moldue modifiée et dirigée grâce à leur magie. Ils allaient payer, tous autant qu'ils étaient. Un sourire mauvais étira les lèvres du jeune Fever alors qu'il passait la ligne des premiers arbres de la Forêt Interdite. Il marcha encore quelques courtes minutes, ses pas s'allongeant à mesure qu'il prenait un chemin précis, son corps parcouru d'un léger tremblement invisible mêlant excitation colère et frustration, avant qu'il ne débouche sur une sorte de clairière.

    Azrael s'arrêta, laissant retomber sa capuche dans son dos alors qu'il inspectait les bois autour de lui d'un air qu'on aurait pu qualifié d'affamé et de tendu. Le léger tremblement qu'il avait eu peu avant s'accentua, secouant légèrement ses épaules. Un mouvement de poignet suivit d'une courte arabesque, et le premier sort partait de sa baguette tout juste sorti de son holster. Le rayon jaune éclaira un moment la clairière, laissant des ombres lugubres s'étaler momentanément au sol, et parti s'écraser contre un arbre devant lui. La magie du maléfice déchira l'écorce épaisse, formant de longues et larges épines sur le tour de l'impact, et un trou d'une vingtaine de centimètres creusait le bois plus tendre du tronc, noircit. Un sourire cruel étira les lèvres de l'anglo-russe, sa lèvre supérieur se retroussant légèrement, alors que ces yeux se fermaient légèrement de presque-plaisir. Comme il rêvait de lancer ce sort sur l'une de ses futures victimes! Il traça une autre arabesque complexe dans le vide devant lui, et un sort indigo quitta sa baguette d'ébène. Le maléfice sembla serpenter dans l'air avant de venir frapper un jeune arbre. Le tronc blanchit au point d'impact, semblant même se recouvrir de gèle avant d'exploser littéralement sous les yeux exaltés et légèrement agrandit du jeune homme. La sensation de puissance et la montée d'adrénaline -si c'en était bien une- qu'il ressentait lorsqu'il utilisait la Magie Noire était encore plus intense maintenant que sa haine et sa colère alimentait les sorts. Maintenant qu'il imaginait et voulait les infliger à une cible précise. Il avait l'impression que sa magie bouillonnait sous sa peau, prête à exécuter sa moindre volonté, le moindre de ses désirs. C'était électrisant, délectable, et addictif. L'incroyable impression de puissance lui donnait la sensation de tout pouvoir dominer ou détruire selon son bon vouloir, même sa posture semblait s'en ressentir, prenant des allures presque altières mais dangereuses.

    Resserrant ses doigts sur la poignée de sa baguette, Azrael commença à enchaîner arabesques et coups de baguette plus secs, lançant les sorts les uns à la suite de l'autre sans marquer de pause dans un ballet de rayons tantôt colorés, tantôt invisibles, alors qu'il tournait gracieusement sur lui même pour changer de cible. Les sorts venaient s'écraser contre les arbres et les quelques rochers de la clairière, y laissant souvent des impacts impressionnants, parfois presque effrayants , aux aspects tous différents. Tous son registre y passait, même si la plupart des maléfices n'étaient pas initialement créés pour être utilisés contre ce genre de cible. Mais c'était défoulant. Et enivrant. Alors qu'il s'apprêtait à marquer une courte pause, un bruit venant de l'entrée de la clairière -certainement pas très loin de là où il était passé- lui parvint. Il tourna instantanément sur ses talons, la baguette pointée vers l'endroit d'où le bruit avait semblé venir. Ses yeux accommodés aux ténèbres environnantes ne tardèrent pas à repérer la silhouette masculine entre des arbres qui avaient jusqu'alors échappés à ses sorts. L'anglo-russe ne changea pas de position alors que la silhouette commençait à se mouvoir, s'approchant lentement de lui. Il continua à le toiser, ses yeux et son attitude toujours aussi hautaine que lorsqu'il avait démarré son enchaînement de sorts, une impression de danger semblant émaner de lui. Mais ses prunelles avaient maintenant cette étrange lueur d'exaltation intense, laissant une impression presque dérangeante à cause de leur couleurs différentes et de ses pupilles dilatée, presque trop malgré le noir environnant.




Dernière édition par Azrael S. Fever le Lun 25 Juin - 23:17, édité 1 fois
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6ème année ϟ Préfet


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MessageSujet: Re: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel] Dim 18 Mar - 15:44

    Il ne se sentait guère d'humeur à passer une soirée calme dans la Salle commune. Quelques jours plus tôt, il avait eu des nouvelles, bien officieuses, de l'avancement des desseins du Lord, et depuis sa frustration peinait à redescendre. Comme toujours après avoir reçu ce genre de nouvelles, Rabastan se sentait emprisonné dans le vaste château qu'était Poudlard, avec ses trop nombreuses règles, ses trop nombreux regards pour vous surveiller. C'était au-dehors que se jouaient les vrais enjeux. Au-dehors que l'on pouvait agir pour de bon. Même ses habituels mauvais coups ne suffisaient pas à le satisfaire. Il avait rarement été aussi odieux avec ceux qu'il se désignait comme victimes, pourtant il avait l'impression au contraire de se contenter de pauvres escarmouches au lieu d'attaques véritables, d'égratignures au lieu de l'asservissement que méritaient les trop nombreux parasites qui habitaient l'école de sorcellerie. Cercle vicieux : moins il pouvait agir, plus son imagination trouvait de nouveaux moyens d'assouvir ses mauvais penchants, qu'il ne pouvait mettre pleinement en œuvre, et ainsi de suite.

    Aussi, comme chaque soir de cette dernière semaine, il remplissait avec zèle ses devoirs de préfet, en multipliant les rondes. Encore que ce fut moins pour faire respecter les règles que pour passer ses nerfs sur celui qu'il prendrait en faute. Oui eh bien ceux-là semblaient s'être passés le mot qu'il était particulièrement aventureux en ce moment de vouloir braver le couvre-feu, ou bien redoublaient-ils de discrétion. Toujours est-il que s'il avait pu tourmenter quelques élèves les nuits précédentes, cette fois, les couloirs étaient déserts. Et Lestrange d'une humeur de chien.

    Le jeune Sorcier rejoignit donc le parc, en désespoir de cause. Et le parcourut au hasard, l'œil et l'oreille alertes malgré tout. Ce qui fut payant en fin de compte. Car au beau milieu de l'obscurité ambiante, des éclats de lumière habillaient les frondaisons de la Forêt Interdite. Même en pleine nuit, il n'aurait pas été difficile de les rater, car elles ne semblaient pas provenir de la lisière même du bois, mais bien plus loin. Les sens éveillés, il obliqua immédiatement et sans l'ombre d'une hésitation vers l'origine des sortilèges, plongeant dans l'ombre des arbres sans prendre la peine d'allumer sa baguette. Qui que ce soit, à cette heure-ci et en ces lieux, quoi qu'il adviendrait pourrait rester sous le sceau du secret et cela ne pouvait que réveiller des espoirs malveillants chez le Serpentard. Ceux-ci se firent plus curieux que mauvais, son intérêt augmentant de plusieurs crans alors qu'il perçut les reflets métalliques et le murmure sifflant d'un sortilège qu'il était persuadé de connaître, un sortilège qui n'était pas toléré sur le sol anglais. Magie noire... Rien ne le prouvait et pourtant... Dans l'air, il y avait comme un parfum familier et plaisant. Cela pouvait être aussi bien un tour de son esprit, le fruit de son imagination du à la frustration, mais qu'importait. Il serait bientôt fixé. Encore des éclats de lumière, des bruits de choc, du bois ou de la pierre qui éclate. Et de temps en temps, de nouveau cette sensation électrique qui trouvait si facilement un échos en lui. Il était tout près. Rabastan ralentit mais ne prit pas la peine de cacher son arrivée. Il voyait désormais la silhouette du lanceur de sorts au milieu d'une clairière dévastée. L'instant d'après, il débouchait lui-même dans cet espace découvert, s'arrêtant juste à la limite des frondaisons.
    Comme en miroir de l'excitation latente qui étrécissait ses pupilles, rien qu'à l'évocation des arts sombres, brillaient les yeux vairons de Fever. Qui n'avait jamais aussi bien mérité son patronyme. Tout dans l'attitude de l'autre Serpentard disait : danger. Et le paysage confirmait. Une vraie désolation... Quasiment de l'art. Lestrange passa des doigts rêveurs sur le tronc éventré de l'arbre le plus proche, encore chaud du sort qui l'avait estropié.

    - Impressionnant... Dommage que les victimes ne soient que des arbres...

    Ca aurait pu tomber complètement à plat s'il n'avait pas absolument pensé ce qu'il disait. Oui c'était vraiment dommage que toute cette superbe magie ne s'échoue que sur cette végétation. Quel spectacle cela aurait été si, en lieu et place des troncs, des pierres, s'étaient trouvés des hommes. Naturellement cela n'aurait pas été aussi simple, la pluie de sortilèges aurait reçu ses justes retours, mais justement : ça n'en aurait été que plus fort. Une vraie bataille, avec tout ce que cela impliquait en plus : les cris, l'odeur du sang et de la sueur, les halètements, les grognements, la sensation de danger partout, électrique et grisante. L'ivresse de la magie décuplée, centuplée...
    Ce n'était pas lui qui venait d'enchaîner les sorts et pourtant, il ressentait une certaine frustration, comme si ça avait été le cas. Seulement on ne pouvait malheureusement pas s'offrir ce genre d'apothéose tous les jours, et moins encore durant les périodes scolaires. On pouvait s'offrir quelques petits à-côtés, des victimes passagères, des adversaires temporaires. Mais pour le plat de résistance, il fallait encore attendre. La guerre était toute proche pourtant, tant qu'il était difficile de ne pas céder à l'envie de provoquer son commencement plus vite. Patience : l'attente ne rendrait que tout cela plus délectable lorsqu'il pourrait enfin s'y plonger pleinement.
    Et Azraël ? A qui pensait-il en lançant ces sortilèges ? Leur puissance révélait la force de la haine derrière. Visait-elle ceux qui avaient détruit sa famille ? Rabastan avait entendu parler de cette histoire, elle avait fait bien des vagues mauvaises parmi les rangs des pro-sang-pur, et longtemps. Il avait fait le lien récemment en cherchant à connaître ceux qui arrivaient des autres écoles, et plus particulièrement ceux qui intégraient Serpentard. Ou peut-être cette haine était-elle de même nature que celle qui animait Lestrange, qui n'avait pas vraiment besoin de prétexte, qui savait toujours aisément se trouver une cible, fut-elle la plus innocente, qui n'était pas l'origine de ses motivations et ses opinions mais les nourrissaient si bien, leur donnait les moyens de leurs ambitions. Difficile à dire. Malgré ces tests qu'ils se lançaient l'un l'autre depuis le début de l'année, Rabastan n'arrivait pas encore à bien cerner Fever. C'était bon signe d'un côté, révélateur de la qualité d'Azraël, et dans le même temps c'était aussi franchement irritant. Certes, il était net qu'ils avaient bien des points communs, de plus en plus clair que l'élève de Durmstrang était un Sorcier de haut niveau, de ceux que ses futurs adversaires regretteraient d'avoir comme ennemi, de plus en plus évident qu'ils étaient du même bord, mais il restait encore trop de zones d'ombre pour laisser définitivement tomber le masque. Un masque qu'il avait mis trop de temps et de soin à se forger, trop de sacrifices à maintenir pour voir tous ces efforts gâchés par trop de confiance. En fait, c'était bien parce que le jeune homme lui paraissait aussi digne d'intérêt, parce qu'il lui paraissait tant faire partie de la même espèce que lui, que Lestrange se montrait d'autant plus prudent. D'ailleurs, puisqu'on en venait à ça...

    - Cela dit, c'est le couvre-feu. Et la Magie noire est, malheureusement, interdite ici. Et tu t'es fait prendre par un préfet... Eh bien ?

    Il ne dénoncerait pas Azraël, cela ne lui serait jamais venu à l'esprit. Mais il était curieux de voir si l'autre Serpentard le pensait ou non. Il était aussi curieux de voir jusqu'où allait son self-control : la Magie noire, il était parfaitement placé pour le savoir, était terriblement addictive et lorsqu'on s'y adonnait, l'on pouvait facilement se laisser porter par la fièvre de puissance qu'elle induisait, la soif grandissante de domination, à ne plus savoir s'arrêter. Raison pour laquelle sa propre baguette n'était pas baissée et qu'en dépit d'une attitude nonchalante, il était pleinement attentif. Il ne tenait pas à se battre contre un allié éventuel, surtout de cette qualité. Pourtant, était-ce les relents du propre usage qu'il faisait de la Magie noire depuis son plus jeune âge ou bien était-il bel et bien atteint de cette folie mauvaise dont les pro-sang-de-bourbe taxaient les familles les plus pures, l'idée d'avoir à se défendre dans un duel face à une partie dangereuse, où les risques étaient grands et réels, ne faisait que provoquer un embryon d'exaltation qui ne demandait qu'une étincelle pour s'épanouir pleinement. Il n'y avait que deux êtres contre lesquels il ne lèverait jamais sa baguette, quoi qu'il arrive, même si sa vie, son intégrité, en dépendaient : son frère et celui qu'il considérait déjà comme son maître. D'une certaine manière ce n'était pas qu'un test pour Azraël, mais aussi pour lui, sur le fil du rasoir, malgré le calme apparent. Mais pour sa part, Rabastan avait déjà obtenu sa réponse : il ne cèderait pas au plaisir de l'affrontement. Par les temps qui courraient, mieux valait réserver cela à ses ennemis.
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7ème année ϟ Durmstrang


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MessageSujet: Re: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel] Lun 26 Mar - 11:06

    Encore quelques pas, quelques courtes secondes, et Azrael fini par reconnaître que le nouveau venu n'était autre que Lestrange. Quant à savoir si c'était une bonne ou une mauvaise chose, c'était une autre histoire. Comment en être sûr lorsqu'ils ne faisaient que se tester depuis la rentrée, qu'essayer de savoir qui était vraiment l'autre. Il fallait savoir bouger ses pions avec art, utiliser ses avantages et manipuler sans trop se découvrir. Il fallait rester prudent, juste au cas ou l'autre ne serai pas digne de voir sous le masque, même rien qu'un court instant. Justement parce qu'ils savaient, l'un aussi bien que l'autre, l'anglo-russe en était sûr, que l'autre pourrait être un adversaire redoutable. Peut être parce qu'ils avaient des points communs, des ressemblances qu'ils sentaient chez l'autre sans vraiment les voir. Le genre de ressemblances et de manières d'être qu'on ne peut discerner que si on les possède soit-même car trop bien dissimulées. Invisibles pour les yeux inavertis et trop inattentifs. Peut être trop particulières pour être reconnues par d'autres aussi.

    Azrael ne lâcha pas Rabastan un instant du regard alors que l'autre finissait d'observer la clairière qui avait été sa victime du soir -et qui l'aurait toujours été s'il n'avait pas été interrompu- , remplaçant ceux qu'il visait vraiment, et qu'il finissait par s'arrêter sur un arbre proche. Il suivit la main de l'anglais alors qu'il effleurait presque tendrement, rêveusement, l'écorce déchirée par la chaleur intense et autres effets du maléfice qu'il y avait envoyé à peine quelques secondes plus tôt, donnant l'impression d'admirer quelque chose de splendide, une œuvre d'art. Les yeux vairons de l'anglo-russe passèrent de la main à l'arbre, comme accroché par un morceau d'écorce et il contemplait maintenant le résultat d'un de ses sorts d'un air clairement satisfait et complété par une goutte de plaisir. La plupart des arbres étaient partiellement détruits, ou plus, et même les quelques pierres et rochers montraient de profondes traces d'impacts. Désolation et sauvagerie, étaient les mots qui vous venaient instantanément l'esprit à cette vu. Une vague de frustration venait cependant déjà taquiner tout cela, alors que la voix pensive de Rabastan, peut-être même tout aussi rêveuse que la manière dont il avait laisser glisser ses doigt contre le tronc de l'arbre, s'élevait dans le silence presque-parfait de la forêt. Les paroles ravivèrent sa satisfaction malsaine face à la destruction de la clairière.

    Mais la sensation fut de courte durée, alors qu'il était vite, trop vite, frappé par cette trop grande frustration qui était restée tapie au fond de lui tout du long. Cette frustration qu'il sentait presque toujours enfoncée, cachée et oubliée, et qui ne semblait jamais se tarir, toujours grandissante, alimentée presque quotidiennement par des événements tant minimes que profondément frustrant ou irritant. Comme il aurait voulu ne pas avoir que ces arbres, immobiles et incapables de se défendre, d'implorer pitié, incapables de tout mis à part de subir son ire.. Comme il voulait qu'ils deviennent tout cela! Qu'ils soient soudain remplacés par quelque chose de vivant, par ceux qui seraient ses victimes dans un futur qu'il espérait proche! Qui serait proche, il s'en assurerai. Il voulait qu'ils répliquent et soient prêt à tout pour leur propre survie. Voir les sorts et maléfices fuser de tous les côtés, enivrants. Les frissons, le plaisir de la bataille n'en auraient été que cent-fois plus forts. Ses paupières couvrirent un peu plus ses prunelles brillantes, un instant perdu dans ce qu'auraient été toutes ces sensations délicieuses et intenses, avant que ces fausses-émotions ne disparaissent toutes aussi soudainement qu'elles n'étaient apparues, laissant un vide trop vite reprit pas sa colère frustrée. L'anglo-russe expira une respiration tremblante, presque comme secouée, tentant de chasser une partie de la colère qu'il sentait commencer à s'insinuer, comme un poison qui court trop rapidement dans le sang. Laisser place à la colère lorsqu'il était dans cet état n'était absolument pas une bonne idée. Éviter de perdre le peu de self-contrôle qui lui restait en cet instant en était une, mais bien difficile. Son regard retourna à Rabastan, toujours emprunts de ce tourbillon de sensations et d'émotions intenses qui le secouait, renforcé par toutes celles produites par son utilisation intensive de la Magie Noire. Il répondit, une seule et unique minute aurait tout aussi bien pu s'écouler que plusieurs, la voix rauque, basse et grave, et marquée de cet espèce de mélange d'excitation et de frustration.

    - C'est effectivement bien désolant...si désolant que ça devrait être interdit ne put-il s'empêcher de rajouter, en russe, dans un murmure rauque- Tout n'en aurait été que plus... intéressant

    Le mot sonnait un peu faux dans sa bouche, cependant. Le choix même lui semblait étrange, inadapté, mais que dire d'autre pour illustrer ce qu'il aurait ressenti si les arbres n'en avaient pas été? Il ne pouvait décemment dire que cela en aurait été incroyablement plus plaisant, incroyablement plus électrisant et enivrant, ni rien de ce qu'il aurai ressenti sans faire tomber le masque déjà légèrement ébréché par le maelström d'émotions qui embrumait ses sens et les avivait à la fois -étrange paradoxe qu'il ressentait là- et qu'il ne parvenait à masquer complètement. Il n'était même pas sûr de vouloir le faire à ce moment précis, refusant de laisser la formidable sensation de puissance qui brûlait encore en lui disparaître et qui, il en était comme étrangement persuadé, s'évanouirait à l'instant même où il aurait dissimulé tout ce qu'il ressentait. Le jeune homme pouvait presque sentir le regard de Rabastan passer brièvement sur lui, se posant certainement toutes sortes de questions dont certaines à propos de ce qui l'avait amené à détruire une infime partie de la Forêt, alors que lui-même continuait à être tiré d'une pensée à l'autre sans enchaînement logique, et prit par trop d'impressions contradictoires. Presque au bord de l'implosion même, une parole mal placée ou quoique ce soit du genre, et le peu de contrôle qu'il commençait tout juste à regagner exploserai, laissant libre court à tout ce qu'il retenait.

    Une fois encore, la voix de Lestrange retentit dans la pénombre, sortant l'anglo-russe de ses pseudo-pensées. Sa voix n'était pas spécialement menaçante, exposait simplement des faits. Mais ils mettaient Azrael en position d'infraction, avec toutes ces règles non respectées. Se trouver dehors après le couvre-feu n'était en soit pas bien grave, mais utiliser la Magie Noire l'était. Sur le sol anglais tout entier d'ailleurs. Mais ce n'était pas pour cela qu'il ne s'en servirai pas, ce n'était pas parce qu'il avait changé de pays pour un an qu'il briserai ses habitudes, surtout lorsque cette Magie apportait tant de plaisir et de puissance. Jamais! Une lueur se ralluma dans les yeux plongés dans le vide de l'anglo-russe alors qu'ils se fixaient à nouveau sur la forme de Rabastan. A nouveau, il pouvait sentir cette impression de magie bouillonnante sous sa peau, qui l'envelopper comme un long manteau, prête à jaillir à la moindre incantation. Avaient-ce les mots de trop? Cette fois ce fut lui qui avança d'un pas lent vers le Sixième année, menaçant sans vraiment s'en rendre compte, avant de s'arrêter à plusieurs mètres de lui. Sa magie lui criait presque de lancer le premier sort qui lui viendrait à l'esprit, de se lancer dans une bataille. Il ne faisait aucun doute que Rabastan serait un opposant intéressant, qui n'hésiterai pas à répliquer aussi intensément et vicieusement qu'il le faisait. Il passa sa langue sur sa lèvre inférieur, l'humectant, suivant la légère courbe que le sourire quelque peu malveillant, peut être même malsain, lui faisait prendre, alors qu'il plantait ses yeux dans ceux de l'autre Serpentard. Son peu de self-control, acquis grâce aux cours de Magie Noire de Durmstrang mais aussi lors de ses propres entraînements mais trop fortement affaibli par l'intensité de la Magie qu'il avait utilisé juste quelques minutes plus tôt, l'empêcha cependant de se mettre immédiatement à lancer des maléfices à son vis-à-vis. Ce n'était pas le moment, ni le bon adversaire. Ne ferai qu'empirer les choses. Le jeune homme retint à peine un grognement frustré, alors qu'il s'empêchait lui-même de perdre totalement le peu de contrôle qui lui restait. Se redressant un peu -s'étant sans le savoir vaguement penché en avant, comme attiré par l'idée de se lancer dans un duel- et portant son poids sur l'une de ses jambes sans pour autant lâcher Rabastan du regard, il finit par répondre de cette voix rauque et caressante mais comme empoisonnée qu'il affectionnait particulièrement, parvenant même à mettre une touche moqueuse.

    - Tout dépend de ce que tu comptes faire de ton côté, Lestrange. Je ne te pense pas le plus apte à dénoncer un usage de Magie Noire, vois-tu? Me dénoncerai-tu alors que tu n'y gagnerai rien, au final, pas même le moindre petit avantage?

    Mais sa manière de parler et son attitude -s'étant mis à jouer négligemment avec sa baguette, balançant sa main la tenant devant lui- laissaient deviner bien plus que ce que les mots ne disaient, montrant tout d'abord qu'il doutait de se faire dénoncer -à quoi cela aurai-il pu servir? On ne dénonçait pas un allié, même potentiel- bien qu'il reste prudent sur le sujet, mais aussi que s'il le faisait, et bien, il s’arrangerait tout simplement pour lui pourrir la vie, quelque soit les moyens. Et il en était totalement capable, ceux qui avaient eu à le subir l'avaient regretté amèrement. Mais ce n'était en aucun cas une menace -pas du point de vue des Durmstrang en général, en tout cas- c'était une simple remarque, un fait qu'il mettrait à exécution sans hésitation s'il était dénoncé, et sur lequel il s'arrangeait pour porter l'attention de Rabastan. Au final, c'était une autre partie de leurs tests continus, une nouvelle étape dont la question était simplement : Décideras-tu de déclencher les hostilités, ou de continuer notre jeu? Ou encore de le finir mais dans une optique plus positive, mais cela, il n'était pas sûr qu'aucun des deux y soit réellement prêt. Lui-même ne souhaitait de préférence pas qu'ils deviennent ce que l'on pourrait appeler déjà des ennemis si tôt. Pas alors qu'il ne savait pas encore totalement quoi penser de Lestrange et que ce qu'il avait pu percevoir ne faisait que le rendre prudent par trop de ressemblances entre eux.
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MessageSujet: Re: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel] Mer 4 Avr - 17:00

    Dans le calme progressivement revenu dans la clairière, la Forêt recommençait progressivement de bruire de nouveau, comme à son habitude. Le crissement des insectes nocturnes, le hululement d'un hibou, le froissement des feuilles au passage d'un gibier. Peut-être trop tôt, parce que la tension du lieu ne s'était pas encore vraiment effacée. Seule une chouette, trahie par ses yeux luisants, semblait préférer vouloir rester immobile sur sa branche et observer.

    Le jeune homme eut un rire silencieux. Il avait saisi le message derrière, compris qu'il n'y avait pas de volonté menaçante, mais que les risques étaient clairs pour tous les deux. Mais ce qui l'amusait à ce moment, c'était simplement qu'à son test, Azraël avait répondu par un autre. Il n'était guère plus avancé, mais pour une fois, loin de le frustrer, cela ne fit que le conforter dans le respect instinctif et la sensation de ressemblance qu'il avait ressenti pour l'élève de Durmstrang depuis le début de l'année. Ce qui ne voulait pourtant rien dire, tant qu'ils ne faisaient que s'observer et se provoquer sans agressivité comme deux chats méfiants. Les griffes sorties, par habitude, par instinct et par expérience, mais sans aucun coup de patte. Aussi prêts à s'écharper aux premiers faux pas qu'à joindre leurs forces en cas d'intérêts communs.
    Et à test, test et demi.


    -Oh si, j'y gagnerai. Simplement, tu n'es peut-être pas à Poudlard depuis assez longtemps pour t'en rendre compte. Tu vois jusqu'à maintenant j'avais une réputation respectable ici, peut-être pas auprès des élèves, mais en tous cas excellentes auprès des professeurs. Et malheureusement récemment je fais l'objet de... quelques soupçons. C'est embêtant. Te dénoncer pourrait les balayer. Bien sûr, ce ne serait pas une partie de plaisir, pas vrai ? Dans le pire des cas je pourrais peut-être même être mis hors course. Mais ce n'est pas vraiment comme si j'étais du genre à prendre en compte les difficultés ou les risques personnels, dans ce genre de calculs.


    C'était l'avantage d'être un idéaliste, même si c'était un idéaliste de ce qui était communément appelé les Forces du Mal, par les profanes et les incultes : les risques personnels ne pesaient pas grand chose en comparaison des intérêts de celui qu'Il servait.
    Sans compter qu'il était un adepte de la surenchère. Car bien plus forte que la peur de se faire mal, était celle de faiblir. Renoncer face à la menace : c'était de la faiblesse. Alors être conscient du potentiel dangereux de son vis-à-vis, deviner qu'un tel acte le mènerait inévitablement à des situations beaucoup plus risquées et douloureuses que ce qu'il avait vécu, ne pouvait être d'aucune influence dans sa décision finale. En fait cela avait même tendance à flatter ses pulsions belliqueuses en l'assurant d'avoir un adversaire enfin à sa taille. Il n'y avait pas que l'élève de Durmstrang à rêver d'infliger à des êtres humains le sort qu'avaient connu les arbres alentours. Encore que, en ce qui concernait Lestrange, sa haine, sa cruauté et sa malveillance pouvaient s'appliquer à un nombre incalculable de gens. Il était de ce genre de personnes à l'esprit si dérangé que seuls l'enfermement ou la mort pouvaient garantir définitivement la fin de son aptitude à nuire.

    Pourtant, en dépit de ce qu'il venait de dire, la question de rapporter au personnel de Poudlard les actions de l'autre Serpentard ne se posait pas vraiment. Il n'avait réellement pas l'intention de dénoncer Azraël, qu'ils en viennent à s'affronter ou non cette nuit. S'il l'avait voulu, il n'aurait pas engagé de conversation et aurait attaqué immédiatement. Cependant, la Magie Noire était déjà beaucoup trop bridée dans ce pays, il aurait été néfaste de lui nuire encore en mettant des bâtons dans les roues à l'un de ses adeptes. Surtout un qui semblait motivé par d'aussi violentes émotions. Sa loyauté naturelle aussi rechignait méchamment à trahir quelqu'un qui lui ressemblait autant, de la même espèce. Mais il n'était pas encore question de révéler cela à Fever, parce que tout ce qu'il pensait du jeune homme restait encore très hypothétique. Et c'était précisément l'objet de cette provocation, pousser l'autre Serpentard à se révéler. Et pas seulement vers où penchaient ses convictions, parce que s'il était certain que l'autre n'était pas un afficionado des pro-Moldu, rien ne permettait de dire s'il pourrait rejoindre les rangs du Seigneur des Ténèbres, ou s'il était de ceux qui ne travaillaient que pour leur personne. Pour Rabastan, un "allié", c'était aussi quelqu'un de fiable, donc certainement pas une personne incapable de maîtriser ses pulsions, sa haine, c'est-à-dire incapable de maîtriser réellement ni la Magie Noire, ni son propre comportement. Cela aurait mis en danger l'idéal ténébreux qu'il poursuivait.


    -La seule raison pour laquelle je pourrais renoncer à tenter cette carte, ce serait que cela reviendrait à dénoncer un allié. Mais là j'hésite tu comprends. Est-ce que je peux raisonnablement te considérer de cette façon ?


    Azraël ne l'avait pas menacé. Et là, en dépit de la façon dont ses mots auraient pu être pris, Rabastan n'était pas en train ni de menacer, ni de tenter de faire chanter son interlocuteur. C'était une question simple, et beaucoup plus frontale que tous les échanges qu'ils avaient pu avoir jusqu'alors. Et parce qu'il doutait qu'on lui réponde réellement s'il ne faisait pas un premier pas, le Serpentard leva brutalement sa baguette et lança un sort sur la gauche de son vis-à-vis. Peu importait que celui-ci le prît comme une attaque. Le jet d'une lumière métallique frappa le rapace visé sans toucher directement de point vital : l'animal s'était envolé. Mais il était trop tard : c'était un sort dont le tranchant équivalait à la volonté meurtrière de qui le lançait, tranchant à la même mesure. Un sort noir. Une plaie comme celle qu'il venait d'infliger, il aurait fallu qu'un Sorcier la soigne rapidement pour éviter que trop de sang ne se perde. Là, les yeux de Lestrange ne suivirent que brièvement avec une satisfaction mauvaise et gourmande la chute de la chouette. Il n'accorda pas un regard à son agonie, déjà et de nouveau pleinement attentif à l'autre Serpentard, prenant sur lui pour mettre en sourdine les appétits vipérins qui avaient donné toute son efficacité à son sortilège. A présent, si Azraël en avait eu, il n'y aurait plus de doute sur le fait que Rabastan aussi maniait les Arts Sombres.


    -Je joue cartes sur table.
    , annonça-t-il d'une voix neutre en guise d'explication à son geste.

    Quitte ou double. Il y gagnerait un allié ou un affrontement mémorable. Les deux étaient inestimables. Le lieu et l'heure s'y prêtaient parfaitement, personne ne viendrait déranger. C'était comme s'ils se trouvaient sur le fil du rasoir, à la croisée de deux chemins, provoquait une sensation quasi électrique dans l'air



HRP : désolée c'est pas top, je ferai mieux au prochain
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MessageSujet: Re: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel] Lun 16 Avr - 22:25

    Rabastan rit silencieusement, sans que le septième année ne le lâche du regard, alors que la forêt tout autour d'eux commençait doucement à reprendre vie. Les légers bruissements de feuilles secouée par une brise, les bruits étouffés que faisait les habitants de la forêt majestueuses alors qu'ils reprenaient lentement leurs précédentes activités. Brisant presque prudemment le silence irréel mais inquiétant qui s'était installé depuis qu'il avait commencé à laisser aller sa magie. L'instinct survie certainement, la prudence leur était utile... Azrael ne sentait pas l’atmosphère se détendre, quant à lui. Le maelström de sensations et de sentiments qui grondait en lui ne faisait que commencer à se calmer, ses nerfs encore à vif prêts à réagir au quart de tour, dusse une parole être prononcée de travers, un acte se faire menaçant. L'autre Serpentard semblait avoir compris son test cependant, et fini par lui répondre par une option qu'il n'avait pas vraiment envisagée. Les yeux vairons de l'anglo-russe s'étrécirent légèrement alors qu'il étudiait plus intensément Lestrange. Il avait plus de mal que d'ordinaire à se concentrer efficacement sur leur discussion. Un mot de travers et la conversation tournait à son désavantage, un faux pas et il pouvait gagner un ennemi. C'est pourquoi il devait y parvenir. Ne rien laisser passer, ne rien laisser irréfléchi. Le jeune homme inclina légèrement sa tête sur le côté sans quitter son regard inquisiteur, avant de se mettre soudainement à sourire. Pas joyeusement, évidemment, un sourire arrogant, défiant aussi.

    - Ne pense pas qu'une simple dénonciation suffise à effacer tous soupçons te concernant. Ni qu'elle suffise à me mettre hors course d'ailleurs. Tu n'es pas le seul à avoir une bonne réputation auprès des enseignants, vois-tu, ni a avoir un nombre plaisant de relations sur lesquelles s'appuyer. Même à Poudlard. Être vu comme une balance ou un traître n'est pas forcément vu d'un bon œil, je pense que tu le sais tout aussi bien que moi, n'est-ce pas? Cela cause généralement toute sorte de problèmes, surtout lorsque cela arrive dans les mauvaises oreilles. Et Morgane sait que les murs mêmes savent écouter, ici.

    Non, il ne prenait même pas la peine d'utiliser le 'par Merlin' habituel. Bon nombre de sorciers russes et d'autre fervents utilisateurs de magie noire avait prit l'habitude d'utiliser le nom de Morgane le Fay, sorcière noire aux incroyables pouvoirs et ennemie jurée de Merlin. Quant au relations, Azrael en avait aussi bien des élèves de Durmstrang qu'avec une bonne partie des Serpentards. Oh, ils ne le soutiendraient certainement pas publiquement, à voix haute, mais cela influençait tout de même. Toujours. Que ce soit leur jugement, leurs propres décisions de coopérations, et autre. Quant aux 'mauvaises oreilles' qu'il avait évoqué, c'étaient de celles dont il ne valait mieux pas être dans les mauvaises grâces, des sorciers hors de Poudlard, mais qui y portaient bien souvent une attention particulière. Au cas où. Après quelques infimes secondes de pause, Azrael reprit, un ton faussement intrigué imprégnant avec légèreté sa voix, complétant son sourire qui prenait un accent plus moqueur.

    - Effectivement, ça ne serai pas une partie de plaisir. -il insista légèrement sur le mot avec un accent plus rauque, donnant sans aucun doute l'impression que pour lui, ce genre de chose l'était généralement plus pour lui que pour ceux qui le subissait- Je me demande ce que tu entends par ce genre de calcul cependant. A quoi bon mettre sa position en danger rien que pour balayer des soupçons infondés et presque inexistant, tout cela pour une cause à laquelle on ne peux encore participer pleinement? C'est inutile, et tout aussi infondé...

    Les inflexions de sa voix s'étaient faites plus sérieuses cette fois, sans pour autant l'être trop pour porter des soupçons sur les causes qu'il avait évoqué, dusse Rabastan ne pas être aussi impliqué dans ces mêmes causes auxquelles il le soupçonnait d'adhérer, sans pour autant avoir de preuves autres que les informations et rumeurs qu'il savait le connaissant. Que les tests auxquels ils ne cessaient de se soumettre l'un l'autre. En tout cas, il savait de source sûre -ou presque- que l'anglais ne portait pas les moldus dans son cœur. Voir même qu'ils lui inspiraient des sentiments plus intenses et négatifs encore. Et qu'il en était donc certainement de même pour les autres personnes et objets se rapportant aux moldus. Mais toutes ces pistes, toutes ces informations, ne suffisait pas à déterminer s'il comptait rejoindre les rangs du Seigneur des Ténèbres ou non. Il fallait être extrêmement prudent avec tout cela, sans compter que certains ne semblaient même pas au courant de la guerre qui se préparait, qui se profilait à l'horizon comme de noirs nuages augurent la tempête. En tout cas, son self-control se faisait de plus en plus aisé, même s'il en faudrait encore peu pour que tout ne dégénère. Mais il arrivait déjà mieux à se concentrer sur la situation actuelle, à voir les implications, à répondre plus adroitement par les demi-réponses si utiles dans ces cas là.

    Rabastan continua l'étrange conversation pleine de ces avertissements, semi-menaces qui n'en étaient pas vraiment, et autres réponses qui n'engrenaient que d'autres questions. Le sérieux de ses paroles ajoutait même de l'importance à sa question, une espèce de danger, presque. Il ne s'agissait plus de jouer, plus de répondre à côté, plus d'utiliser des demi-mensonges. Sa réponse déterminerai leur façon d'agir l'un par rapport à l'autre dans le futur, mettrait un point d'orgue à leurs tests. Mais qui ne signifierai pas pour autant la fin de ceux-ci, plutôt un simple tournant, mais certainement radical. Azrael resta silencieux un moment, se contentant de l'observer minutieusement, longuement. Ce n'était pas une question à laquelle on répondait à la légère. Chaque mot devait être soigneusement pesé. Le Sixième année leva lentement sa baguette, sans que l'anglo-russe ne le lâche du regard, suivant attentivement ses gestes du regard. Un rayon métallique quitta bien vite le cœur du cylindre de bois, filant à toute allure vers Azrael. Ou plutôt vers quelque part derrière lui. Observant le sort continuer sa course du coin de l’œil, il ne fit que se décaler d'un pas sur sa droite, assurant une petite marge entre le sortilège et lui-même. Juste au cas où. La noirceur du sortilège le fit frissonner de plaisir sans qu'il ne parvienne à le cacher, ses sens encore trop à vif par sa propre utilisation de Magie Noire juste quelques minutes plus tôt. Cette même noirceur tentatrice qui venait murmurer de lâcher la bride à sa magie, de ne pas se retenir. Mais malgré cette intense tentation, le jeune homme ne fit rien d'autre que de regarder lentement l'oiseau de nuit tomber dans un 'thud' sourd lorsqu'il rencontra le sol. Même dans les ténèbres qui les entourait, Azrael parvenait à discerner l'épais liquide rouge qui coulait à flot de la forme sombre de la chouette. Il le regarda quelques instant se vider de son fluide vital, tout en gardant la majeur partie de son attention portée sur Rabastan -ne jamais laisser une ouverture, une occasion à l'autre d'attaquer ou quoique ce soit d'autre- avant qu'il n'angle à nouveau son corps pour faire à nouveau totalement face à l'autre Serpentard. Encore une remarque, totalement véridique même, de sa part. Cartes sur tables, hein? Voilà qui était intéressant.

    - Tout dépend de ce que tu entends par allié, je suppose. Le terme peut être si vaste après tout. Et les mots peuvent signifier tellement de choses, avoir un nombre incalculable de significations et de sens cachés... Tout dépend aussi de ce que tu recherche précisément, chez tes alliés potentiels.

    Il marqua un légère pause, laissant peser ses mots un instant, laissant ses mots s'imprimer dans l'air un instant. Il y voulait une réponse aussi. La vrai question était, qu’attendrai Rabastan si ils devenaient réellement des alliés? Et quel allié obtiendrai-t-il lui même en échange? Parce que c'était vrai, pour lui, ce simple mot pouvait avoir bien des sens et des nuances différentes. Il y avait de ceux qui était plutôt loyaux et avait une réelle utilité, ceux qui, à la première difficulté, au premier problème, se défilaient. De ceux qui n'était allié que pour une courte période. Et beaucoup d'autres. Cela dépendait principalement des individus, en fin de compte. Il reprit d'un ton sérieux, juste quelques secondes plus tard.

    - Il est certain, cependant, que nous possédons des points communs. Des opinions, communes. Peut être même des objectifs communs, même si les miens commencent par certains qui sont plus... personnels. Quant a mes allégeances, elles reposent là où mes intérêts sont les plus grands. Et je resterai loyal à ce que je suis, un ennemi pour tous ceux qui tenteraient de m'en empêcher.

    L'anglo-russe leva sa baguette d'ébène avant de se tourner à moitié vers la chouette agonisante, et d'un mouvement souple et vif, un rayon pourpre fusa, partant à son tour s'écraser sur la chouette au bord de la mort. Le maléfice entailla profondément le poitrail de l'oiseau, et une odeur de chair brûlée s'éleva lentement dans l'air. Nul doute que le rapace avait fini par expirer son dernier filet d'air, à présent. Le jeune homme se retourna à nouveau vers son interlocuteur, futur-allié ou futur-ennemi, avant qu'un sourire, franc mais sauvage, ne vienne s'installer sur son visage, lui donnant un air sûr de lui mais aussi cruel.

    - Je suis de ceux qui croient qu'il faudrait continuer à perpétuer les coutumes qui ont fait la grandeur des sang-purs des siècles durant. De ceux qui croient qu'il faut suivre l'inclinaison de notre magie. Je suis un sorcier noir. Et en tant que tel je suivrai celui qui nous ré-offrira notre grandeur.

    Il n'avait pas à être plus clair. Il ne voulais pas d'un allié incapable de lire entre les lignes, incapable de faire preuve de clairvoyance, quitte à prendre quelques risques. Et puis, leur alliance ou leur rivalité n'avait pas encore été décidée, il fallait savoir convaincre sans en dire trop. Pas question d'être dénoncé pour une parole de travers.

    - Reste donc à savoir si je pourrai te considérer comme un allié? Ceux de qualité se font de plus en plus rares de nos jours...



HRP : Non, t'inquiète pas c'est très bien (: Désolée pour le temps de réponse, un peu de mal à commencé, et je suis pas non plus convaincue par ce que j'ai écris au début/milieu, j'espère que ça ira ~
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MessageSujet: Re: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel] Lun 7 Mai - 11:08

    Il haussa les épaules, comme il avait haussé les épaules à la contre-argumentation qui aurait tenté de le dissuader d'une dénonciation qu'il n'avait jamais vraiment envisagée et à la menace de ce qui s'en serait suivi. Ce qu'il venait d'entendre faisait d'Azrael un allié naturel. Et sa question avait donc ainsi trouvé sa réponse. Quant à savoir si cette alliance serait de qualité ou non... Mais à peine ce geste de presque indifférence effectué, Rabastan réalisa qu'effectivement, l'un et l'autre ne parlaient probablement pas de la même chose. Lestrange s'était simplement demandé s'ils partageaient des idéologies et des aspirations communes, pour lesquelles il serait parfaitement contreproductif de se mettre des bâtons dans les roues. Ni plus ni moins. Ils agissaient tant en chats sauvages, circonspects et méfiants, depuis l'arrivée des élèves de Durmstrang, qu'il n'avait pas envisagé réellement une alliance effective. Jusque quelques instants plus tôt, la possibilité de trouver en Azrael un ennemi restait si forte, qu'il n'avait pas voulu faire de calculs plus poussés tant que leurs relations ne se seraient pas clarifiées. Mais cette question finale de l'autre Serpentard pouvait être comprise autrement. Alliés de qualité... Il s'agissait là d'alliance véritable non ? Plus seulement d'une neutralité stratégique additionnée de quelques services rendus, toujours de manière stratégique. Et là effectivement le choix de ces fameux alliés devenait crucial.
    Et là d'ailleurs la méfiance, calmée par le discours d'Azrael qu'il avait soigneusement écouté, sourire appréciateur aux lèvres, s'éveillait de nouveau. De même qu'une certaine forme d'excitation aussi. Avec de bons alliés, de nouvelles portes s'ouvraient, même au sein de Poudlard...
    Rabastan avait donc laissé planer un silence songeur au lieu de répondre immédiatement, jaugeant son vis-à-vis sans s'en cacher, soupesant intérieurement le pour et le contre.


    -Tu parles des anciennes coutumes : il n'y a qu'une véritable définition au mot Allié d'après elles. Aucune trahison, soutien et conseil, toujours faire front contre un ennemi, commun ou non, régler ses différends entre soi... Tu connais toutes ces règles. Les traîtres doivent payer par le sang, les lâches par l'humiliation et les imbéciles par le servage. C'est la seule définition que je reconnaisse.

    Oui Azrael avait eu raison : tout dépendait de ce qu'on entendait par un mot. Simplement Rabastan n'avait pas escompté lui donner d'autre sens que le plus commun et communément admis. La définition qu'il avait donnée, le Serpentard était parfaitement conscient qu'elle paraissait éculée pour beaucoup de gens, dangereuse même pour la majorité. Alors qu'elle n'était dangereuse que si l'on était pas sincère et se contentait de ne pas laisser de place à la mollesse. Mais puisque l'anglo-russe faisait une telle ouverture -avait-ce été volontaire ou non, ce n'était plus important -, autant voir jusqu'où les choses pouvaient aller. De deux choses l'une : où Fever pensait tout ce qu'il avait dit et auquel cas il ne pourrait être que bénéfique de pousser plus loin pour connaître ses limites. Ou il avait menti, et aller plus loin permettrait justement de mettre ce mensonge en lumière. La deuxième possibilité paraissait décidément de moins en moins crédible, mais pour être partie intégrante d'un monde cruel, retors et manipulateur, Lestrange préférait ne pas balayer cette option avant d'en avoir eu définitivement le cœur net.
    Il n'aurait pas pensé en venir là. Une alliance pouvait être plus ou moins forte, mais puisque Azael se prétendait tant partisan des anciennes traditions... Il y avait un moyen simple de s'en assurer, un moyen qui permettrait également de rendre cette alliance plus solide si elle devait s'avérer. Aussi, après un autre silence, bien que plus court que le précédent :


    -Je pense que je peux te considérer comme un allié. Alors... Y aurait-il quelque chose que tu souhaiterais comme... prix de cette alliance ?

    Le jeune homme ne perdait pas une miette des expressions de son interlocuteur, mais il était à ce moment-là plus attentif que jamais, prêt à repérer le moindre signe d'hésitation, d'incompréhension, de tiédeur. S'il pensait réellement ce qu'il disait, Azrael comprendrait de quel prix le Serpentard parlait, malgré le flou volontaire qu'il laissait dans le vocabulaire utilisé. Il saurait qu'il pourrait demander à ce que du sang soit versé, le sang qu'il souhaitait. Rabastan aurait alors droit à la réciprocité. Encore que ce ne fut pas du tout dans l'optique de profiter de cette "aide" qu'il proposait un tel pacte. Quant à verser le sang, Lestrange n'hésitait pas à se salir les mains et préférait régler ses propres affaires lui-même quand il le pouvait, par goût. Mais ainsi allaient les traditions. D'un autre côté, il n'hésiterait, lui, pas une seconde, à tuer qui il faudrait. Qu'importerait le temps, la ruse, la force ou les moyens qu'il y faudrait. Le jeune homme ne pouvait qu'être sensible au plaisir de renouveler l'une de ces coutumes qui se perdaient si malheureusement, surtout l'une de celles-là. La question "qui ?" , ne lui effleurait l'esprit que par curiosité et il n'y attachait aucune anxiété. Les seuls êtres qu'il ne tuerait pas, si l'anglo-russe lui soufflait leurs noms, ce serait tout simplement qu'ils n'étaient pas tant faits pour être alliés. Un nouveau jeu s'ouvrirait alors : ennemis déclarés ou non.
    La magie du sang, faisait partie des Arts sombres, la majorité du temps, et par là-même, la majorité du temps, elle était décriée, dénoncée. Pourtant quelle puissance elle portait. Ces meurtres, s'ils étaient effectués, auraient une portée bien plus forte que ne le laisserait entendre les apparences.
    Curiosité il y avait cependant. Et d'autant plus qu'avaient été mentionnés ces "objectifs personnels". Serait-ce la vengeance ? Il était malaisé de s'en assurer, Azrael semblait aussi prudent que lui, laissant planer le flou sur ses intentions comme sur ses limites. La seule chose dont Rabastan était certain, c'était qu'à la place de Fever, il n'aurait pu que brûler d'infliger les pires sévices à ceux qui lui auraient pris tant de membre de sa famille. D'ailleurs, il ne brûlait que d'infliger ce que son imagination avait de plus cruel à inventer à tous ceux qui s'en prenaient de près ou de loin à ses proches. Esprit de meute. Naturel et extrême. Allant bien au-delà de l'esprit de corps habituel, bien au-delà du simple devoir. Personne ne devait croire possible de s'en prendre à eux et s'en sortir indemne.



HRP : ça m'allait parfaitement. Par contre désolée pour la médiocrité de ma réponse, mais comme je gère plein de dossiers à rendre en même temps en ce moment, j'ai l'inspiration un peu berne.
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MessageSujet: Re: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel] Dim 3 Juin - 18:46

    A mesure qu'Azrael parlait, qu'il prononçait des paroles qui le dévoilaient plus qu'il ne l'avait fait depuis qu'il était à Poudlard à des élèves de l'illustre école, tout en restant dans la nuance pour ne pas en dire trop, pour laisser dans le flou, il discerna un sourire appréciateur sur les lèvres de Rabastan. Il devait certainement comprendre, mieux que bien des sorciers, peut-être même que bien des sang-purs, ces coutumes ancestrales qu'il avait évoqué. Les approuver aussi. C'était une bonne chose, très bonne, et importante, aux yeux du jeune Fever. Il ne comptait plus le nombre de sorciers, et même des sang-purs, qui ne les connaissaient plus pour ce qu'elles étaient, ne comprenaient pas leur utilité et leur pouvoir. Leur grandeur. Certes, certaines n'étaient absolument plus d'actualité, mais ce n'étaient bien souvent pas celles qui avaient vraiment une utilité. Les vraies traditions auxquelles il adhérait, auxquelles ils devraient tous adhérer, étaient bien trop souvent récriées, un jour dites trop sombre par quelqu'un, le lendemain trouvées maléfiques par l'opinion publique. Et puis trop souvent oubliées par ceux qui étaient assez stupides pour croire au Bien et au Mal. Ils finissaient par croire que ce qui était puissant était mauvais. Quelle pitié. Ce n'était pas comme s'il n'y avait pas mille moyens de faire du mal avec des sorts les plus courants, mais la plupart ne s'en rendaient même pas compte. Heureusement d'ailleurs, sinon pratiquement chaque sort et potion seraient interdit, et ils ne vaudraient pas mieux que des moldus, privés de leur magie de peur de 'faire le Mal'. Ils ne savaient simplement pas à côté de quelle puissance et de quel pouvoir ils passaient... Azrael, et les autres sang-pur comprenant ses traditions, le savaient, eux. C'est pourquoi le jeune homme ne s'interdisait pas la Magie Noire, et n'avait l'intention de ne rester à l'écart d'aucune magie qu'il souhaiterait et aurait l'occasion d'apprendre. Le savoir représentait le pouvoir ici, et encore une fois, si beaucoup de monde le savait, peu de gens le comprenaient.

    Finalement, après l'avoir jauger durant un moment, Rabastan répondit enfin, prouvant par la même occasion que les pensées et réflexions d'Azrael à son sujet et concernant les traditions étaient exactes. Il garda le silence en réponse, se contentant de hocher légèrement de la tête dans un signe appréciateur, confirmant de la même manière qu'il connaissait également cette définition du mot Allié que Lestrange venait de citer. De telles alliances se faisaient de plus en plus rare, et pourtant s'était parmi les seules véritablement fiables. Certes, il fallait être sûr de soi avant de s'engager dans une alliance de ce type, certain de ne pas la trahir, sinon on en payait le prix fort... Dangereuses pourrait-on dire, mais il suffisait de ne pas douter, et de ne rien faire allant en son encontre. D'être un véritable allié, dans tous les sens du terme, selon la signification du mot telle qu'ils l'entendaient à ce moment précis. Bien souvent du sang finissait par découler de ces alliances, celui des ennemis, communs ou non, et parfois celui d'un des acolytes, lorsque trahison il y avait. Quelle soit volontaire ou non. Et ce sang versé était sans doute l'une des raisons pour lesquelles ces coalitions étaient mal vue et le plus souvent même oubliées. Ce que le Serpentard trouvait bien dommage, aux vus des avantages qu'elles pouvaient procurer.

    Le silence qui s'était réinstallé fut à nouveau brisé par Rabastan, annonçant qu'il pourrai le considérer comme un allié. Et cette fois, il n'y avait pas de méprise possible quant au sens que le mot, que le titre, pouvait avoir. Il n'oublia pas non plus de proposer qu'il choisisse un... prix pour sceller leur alliance. Et le prix pour celles-ci n'était autre que le sang. Encore. Le liquide carmin, liquide de vie, si précieux. Il avait bien plus de valeur que le commun des gens le pensaient. Rien que la puissance des Magie du sang -encore une fois trop souvent oubliées- le prouvait aisément. Le sang était aussi plus dangereux qu'on ne pourrait le croire... Les deux Serpentards se jaugeaient tout deux avec une attention infinie, maintenant. Tentant de discerner un détail, aussi infime soit-il, qui aurait déjà immédiatement réduit l'alliance qui se profilait si près à néant. L'aurait peut-être même retournée, prenant le sens contraire. Ils en étaient toujours à se tester, somme toute. Peut-être continueraient-ils toujours à agir comme cela, dans une certaine mesure. Allez savoir. Mais Azrael ne se dépêcha pas pour autant, prenant son temps pour répondre. Inspectant tous les avantages, et tous les désavantages. Examinant toutes les possibilités. Ce n'étaient pas des doutes, il s'agissait simplement de ne rien laisser au hasard. On aurait put dire qu'il avait quelques tendances paranoïaques, et c'était peut-être bien vrai. Après tout, cela pouvait parfois vous sauver la vie, et le drame de son enfance l'avait certainement pousser dans ces extrêmes. Être parfaitement et entièrement sûr. Quant au 'prix'... il fallait aussi qu'il fasse attention à ce qu'il demanderai, car Rabastan pourrai demander un prix d'une valeur égale. Et il fallait faire attention à la manière de le formuler. Quoiqu'il n'y avait pas vraiment de bonne façon, de façon subtile, de demander le sang et la vie de quelqu'un... D'autant qu'il ne se voyait partager avec personne -mis à part son frère- ses moments de vengeance. Il répondit enfin d'une voix lente, toujours basse, ses yeux légèrement brillants mais infiniment sérieux -comme s'il pouvait en être autrement dans une telle situation- continuant à fixer son vis-à-vis.

    - Je veux... l'exclusivité pour moi et mon frère quant à notre vengeance. Je veux que personne ne puisse poser leur baguette ou quoique ce soit d'autre sur eux. Leur sang m'appartient.

    La dernière phrase avait été prononcée d'un ton sifflant, à peine plus fort qu'un murmure. Il voulait pouvoir les voir souffrir, les voir le supplier, les voir agoniser lentement... Pouvoir le ressentir jusque dans la moelle de ses os, jusqu'au fond de son être et de sa magie. Et peu importe les obstacles qui se dresseraient, il le ferai. Tôt ou tard. Quant aux obstacles... il n'accordait strictement aucune importance à qui les ferai disparaître.

    - Quant aux potentiels gêneurs à notre cause, je pense que nous pourrions aisément trouver une solution... radicale, à leurs actions.

    Par leur cause, Azrael parlait évidemment de la cause à laquelle ils adhéreraient tout deux, celle pour laquelle ils étaient prêt à se battre, et à suivre le nouveau Seigneur des Ténèbres. Un rappel qui pouvait éventuellement s'avérer bénéfique, servant à montrer qu'il ne l'oubliait pas. Que même si ça vengeance était son objectif, elle n'était pas le seul. Enfin, il devait retourner la pareille à Rabastan...

    - Et quel prix désirerais-tu pour cette alliance, Lestrange?

    Intérêt et attente se mêlaient toujours à cette touche de prudence. Cette fois-ci, il n'avait aucune idée de ce que le Sixième année pourrait demander. Cette fois-ci, s'ils acceptaient tous deux les termes de l'alliance, il n'y aurait pas de retour en arrière. Il n'y en avait de toute manière plus. Ils seraient soit alliés, soit ennemis.



HRP : en espérant que ça t'ailles, ça faisait un moment que j'avais plus rp quelque chose d'aussi sérieux (:

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MessageSujet: Re: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel] Dim 10 Juin - 18:01

    Le Serpentard eut de nouveau un sourire appréciateur lorsque qu'Azraël précisa enfin son prix. Cela ne relevait pas vraiment de l'identité de la cible qu'on lui offrait, mais plutôt des raisons qui avaient probablement motivé ce choix, ou du moins était-ce celles qu'il imaginait et qu'il comprenait parfaitement. Une Vengeance, ça doit se mener seul et par ses propres moyens. Et d'autre part, Fever se montrait prudent en n'exigeant pas de prix trop haut. Naturellement, Rabastan savait que l'anglo-russe aurait pu demander beaucoup plus. Dans le cadre d'une telle Alliance, il n'aurait pas rechigné à prendre des risques. Mais cela, Azraël ne pouvait pas le savoir. Comme lui restait dans le flou quand à l'ampleur des capacités de l'autre Serpentard, ses faiblesses, ses forces et ses limites. Mieux valait se montrer raisonnables encore. Lui restait, à lui, d'exiger sa propre contre-partie.

    - Un gêneur pour des gêneurs. Un certain Saltwell. C'est un Auror qui s'est mis en tête de traîner ma famille en justice... Pas assez doué pour y arriver, mais assez pour être pénible. Plutôt apprécié par... les groupies de Dumbledore. Ce serait tellement pratique qu'il meure un jour où nous ne pouvions de toutes évidences pas être responsables de sa mort.

    Il n'éprouvait que du mépris pour cet homme. Ca n'avait pas toujours été le cas, au début, il aurait aimé être celui qui lui aurait porté le coup de grâce, et il avait fallu l'interdiction formelle de son oncle -qui n'avait pas attendu de le prendre en flagrant délit pour le lui ordonner - pour qu'il ne s'y emploie pas. Mais au fil du temps, il en était venu à ne le considérer que comme une gêne irritante. Les années avaient prouvé que Saltwell n'avait aucune chance d'arriver à les faire tomber : ses propres principes l'empêchaient d'utiliser les moyens qui auraient pu l'aider à y parvenir. Cependant, il restait une gêne qui malheureusement se serait avérée encore plus gênante s'ils l'avaient tué, tant chacun savait qu'il ne travaillait qu'à coincer un Lestrange. Une gêne dont la fin serait franchement amusante si elle disparaissait sans avoir la moindre conséquence, autre que les délicieuses larmes de ses amis et proches. Ainsi serait-il mort comme il aurait vécu : en vain. Ou presque : on ne pouvait pas vraiment dire qu'une mort était vaine, lorsqu'elle participait de quelque chose d'aussi noble qu'un tel pacte. Mais Rabastan n'était pas naïf au point d'imaginer que l'homme y verrait quoi que ce soit d’honorable et d'apprécier la chose. Ce type était même du genre à vous disserter les âneries les plus mièvres et ridicules avant de mourir.
    Ce n'était pas grand chose, certes, mais il ne pouvait pas demander plus que ce qu'Azraël lui avait demandé, et pour le coup c'était même un peu moins, mais c'était déjà suffisant.


    - Et il me faudrait les noms de.. ce qui t'appartient. Je me chargerai personnellement que tu ne sois pas spolié.

    Ce qui ne serait pas forcément simple, puisqu'il fallait escompter qu'il n'y ait pas que des alliés à prévenir de ne pas interférer, coincé qu'il était à Poudlard. Il ne pouvait qu'espérer qu'il soit capable de remplir sa part durant une période moins surveillée. Comme les vacances. Mais il était trop extrême pour faire plus qu'espérer. S'il n'avait pas le choix, si les circonstances l'exigeaient, il remplirait sa part du pacte quels que soient les risques, et les assumerait s'il le fallait. Un tel pacte ne pouvait certainement pas intégrer des tiers. Il fallait payer le prix seul, sinon où se trouvait l'intérêt ? Où se seraient noués les liens du sang ? Quelle aurait été la différence avec ces simples alliances que n'importe qui passaient n'importe quand, n'importe où pour n'importe quoi ? De toute manière, Rabastan était incapable de faire les choses à moitié. Il aurait été bien plus malheureux libre mais ayant trahi une des grandes valeurs qu'il reconnaissait, qu'enfermé mais fier de ses actes. Cela finirait par le perdre...
    En fait, les choses lui paraissaient tant aller d'elles-mêmes, que son esprit était déjà à autre chose.

    - Si ça te convient... Pourquoi ne pas t'entraîner sur mieux que du bois et de la pierre ? Il y a de quoi faire dans cette Forêt pourvu qu'on sache où chercher.

    A condition de ne pas avoir peur de prendre des risques. Précision inutile. En tous cas pour quelqu'un ayant un peu de plomb dans le crâne. C'était même le lieu idéal pour laisser parler ses pulsions les plus prédatrices, lorsque les lois de l'École de sorcellerie vous pesaient trop, lorsque vous sentiez que certains yeux étaient un peu trop attentifs à vos actes et moindres mots. Non seulement elle offrait de quoi chasser, au sens antique du terme, avec tout ce que cela comporte comme menace réciproque et par là-même terriblement excitante, mais en plus elle vous offrait aussi cette opportunité de vous pousser à vous améliorer : d'ailleurs c'était simple, ici, la nuit, où l'on faisait preuve du meilleur, où l'on n'en sortait jamais. Naturellement, il ne comptait pas le stupide hybride qui servait de garde-chasse comme une menace. C'était en fait tout juste s'il n'espérait pas tomber sur lui une nuit, par hasard... Un prétexte parfait pour faire disparaître cette erreur de la nature – un sorcier et une géante.... il fallait vraiment être pervers pour ne pas voir à quel point c'était immonde et anormal !, pensait celui qui ne trouvait rien d'anormal ni de pervers à torturer les animaux de compagnie des autres pour les faire flancher... - , loin de la protection d'un Dumbledore. Et même le vieux bouc ne pourrait rien discerner de ce qui se serait passer. La Forêt Interdite avait ses propres règles et même lui ne pouvait y imposer sa loi et ses principes nivelant.

    En réalité, l'idée était tellement alléchante, qu'il n'avait posé la question que pour le principe. Sa baguette s'était déjà mue de nouveau, étripant la chouette qu'ils avaient tuée d'un sortilège qui fit se transformer le sang en une brume sombre de moins en moins épaisse à mesure qu'elle s'évaporait rapidement dans toutes les directions. Combien de temps avant que le premier candidat au titre de tête de la chaîne alimentaire ne montre son nez ? Quel genre ?... Ils ne se trouvaient guère loin de l'orée de la Forêt encore, mais cela ne voulait plus dire grand chose passé une certaine heure.


    - Que les réjouissances commencent..., lâcha-t-il doucement, avec un sourire ambigu, trahissant la mauvaise fièvre de violence qui commençait à lui polluer la cervelle.

    Le jeune homme avait déjà reculé d'où il était venu, dans l'ombre des arbres, rejoignant rapidement un point de vue qui ferait l'affaire étant donné le peu de temps qu'il s'était donné en jetant ce sortilège destiné à appâter, jetant quelques sortilèges de détection alentour, de non détection sur lui-même. Avant de cesser de faire le moindre mouvement, avec le premier craquement de brindille.
    L'adrénaline lui courait déjà dans les veines à vitesse grand V, et si son cœur battait rapidement ce n'était pas d’anxiété mais d'anticipation de voir une créature tomber dans le piège. Oh bien sûr il laisserait la main à Azrael : après tout c'était lui qui en avait le plus besoin à ce moment précis, il avait une vengeance à parfaire. Mais le Serpentard espérait presque que son tout nouvel Allié ait besoin d'aide... Alors même qu'ils risquaient d'en avoir besoin tous les deux. C'était de la folie bien sûr, et de la folie mauvaise, mais le moyen de s'en rendre compte quand on a été fou toute sa vie ? Sa cervelle était juste faite d'une façon qu'il n'arrivait qu'à espérer de toute son âme qu'on lui offre cette nuit encore l'occasion d'exercer ses appétits cruels et agressifs, plutôt que d'envisager que les choses pourraient tourner très mal, si la mauvaise créature répondait de la mauvaise façon. Il avait passer ce stade depuis qu'il avait ressenti l'écho de la magie noire d'Azraël.

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MessageSujet: Re: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel] Lun 25 Juin - 22:59

    Azrael pencha légèrement la tête sur le côté, inscrivant le nom du prix de son nouvel allié dans un coin de sa tête. Non, éliminer un gêneur n'était absolument pas un problème. Ce serait même plutôt aisé si l'homme était effectivement peu doué. Il lui faudrait juste se montrer prudent et faire attention aux détails. Histoire de ne pas se retrouver impliquer dans la mort ou la disparition de l'auror, ce qui serait fâcheux. Très fâcheux même, et qui l'empêcherai de mener son projet personnel à bien. Mais ce n'était pas comme s'il n'avait jamais réfléchi à ce qui pourrai le faire soupçonner ou non... Il y avait même pensé très longuement. Et il avait eu le temps, depuis qu'il projetait sa vengeance. Des années à y penser, même si ce n'était pas tout. Enfin, cela pourrait éventuellement lui servir de mis-en-pratique... Il capta ensuite le regard de l'autre Serpent, et plongea ses yeux dans les siens pendant un moment, alors qu'il répondait et scellait leur alliance d'une voix grave.

    - Qu'il en soit ainsi, alors. Je te préviendrai lorsque je pourrai m'occuper du parasite pour que toi et ta famille puissiez être autre part en vue à ce moment. Sauf si le contraire te conviens mieux...

    Peu lui importait à vrai dire. Il fallait juste que les Lestrange puissent avoir un alibi afin de ne pas être soupçonnés plus qu'il ne pourraient l'être, sinon l'acte n'aurait servi à rien. Même pas de prix à leur alliance. Et puis il lui fallait aussi trouver comment il allait faire disparaître ledit Saltwell, et éventuellement qu'il se trouve aussi un alibi, juste au cas où. Même si ça ce n'était pas très difficile à trouver, surtout avec les relations qu'il avait. Et éventuellement les bons arguments pour manipuler. Ou un sort ou deux, dans le pire des cas. Bref, il avait amplement le choix, même s'il y avait assez peu de chances qu'il soit suspecter s'il faisait attention. Ce qu'il ferait, évidemment.

    Rabastan reprit la parole après un instant, lui demandant les noms de ceux dont il souhaitait avoir l'exclusivité, puisqu'ils étaient tout deux d'accords sur les termes et le prix de leur alliance... Azrael hocha légèrement de la tête, et effaça toute réticence à l'idée de devoir donner les noms de ses ennemis, malgré l'instinct possessif qui le prenait étrangement. Ou pas si étrangement, ils étaient ses proies, après tout. Comme si garder leurs noms pour lui garantirai qu'ils ne deviennent pas la cible d'autres. Surtout que ces sorciers de pacotilles, sang-de-bourbes ou traîtres-à-leur-sang, seraient capable de se retrouver dans de telles situations, le Serpentard en était entièrement convaincu, sans même les connaître pour autant. Parce qu'il fallait de toute manière être stupide ou suicidaire pour attaquer une famille de son rang sans attendre de conséquences... radicales. Et encore plus sans cervelle pour espérer qu'après s'être cacher pendant une dizaine d'années, ils puissent revenir en Angleterre sans se soucier de rien. Un rictus cruel et dégoulinant de mépris courba un instant ses lèvres, ses yeux brillant d'un éclat mauvais, avant que son expression de redevienne plus sérieuse et neutre, sans pour autant parvenir -ni chercher- à masquer totalement ce qu'il ressentait à leur égard. Ça aurait été futile. Oui, donner les noms pour les faire survivre le temps qu'il s'occupe d'eux -définitivement- et qu'il assouvisse sa vengeance était un choix parfait. Il aurait à aller se défouler sur ceux qui auraient osé le priver de sa vengeance sinon... Aussi le jeune homme répondit d'un ton sérieux, assez neutre. Absolument pas comme si sa phrase signifiait le début de la fin pour ceux à qui les noms appartenaient. Non, pas le début. Ils avaient tous signé ce moment le jour où ils avaient ciblé sa famille.

    - Ils répondent au nom de Gregory Connor et Peter Booth. Deux sang-mêlés qui en plus bafouent le peu de sang pur de leur ascendance... Il y en a d'autres, qui se terrent toujours comme les lâches et les traîtres qu'ils sont. Mais ils ne se doutent pas d'à quel point c'est inutile... Parce que je les traquerais, aussi longtemps qu'il le faut!

    Sa voix avait soudainement baissé d'un ton à la fin, prenant un léger accent russe normalement absent. Allant même jusqu'à devenir sifflante. Ses prunelles vaironnes se tintèrent à nouveau d'une lueur dangereuse, mêlant haine, détermination et mépris. Cruauté aussi. Le Serpentard pouvait à nouveau sentir sa rage et sa haine faire bouillir tant son sang que sa magie. Vraiment, même si la discussion avec Rabastan l'avait un tant soit peu calmé, cela ne semblait pas durer. Bien trop de tensions et d'émotions qui s'affrontaient. Et maintenant qu'il ne se concentrait plus sur leur conversation et leur alliance, ses envies de vengeance avaient toute son entière attention, avivant encore la violence et ces autres émotions qui le parcouraient. Cercle vicieux qui n'en finissait pas... Qui risquait de mal finir aussi.

    Aussi, quand Rabastan brisa à nouveau le silence, l'anglo-russe abandonna tout simplement l'idée de tenter de se calmer. La proposition de Lestrange était bien plus intéressante. Alléchante, pourrait même t-il dire. Sa tête se tourna vivement vers les profondeurs de la Forêt Interdite, son cou émettant un léger craquement d'os sinistre à cause du mouvement brusque. Ses yeux plongeant dans les ténèbres qui y régnaient, comme essayant de les percer, de voir ce qui s'y tapissait. Impatient Azrael qui ne demandait à ce moment rien de plus qu'une cible, qu'une proie sur laquelle se déchaîner. Ou plusieurs, une seule ne serait certainement pas suffisante pour qu'il puisse se défouler tel qu'il le voulait. Tel qu'il en avait besoin. L'autre Serpentard n'avait d'ailleurs pas attendu sa réponse et mouvait déjà sa baguette, lançant un sort qu'il ne reconnu pas sur la carcasse encore chaude de la chouette. Le rayon du sort frappa le corps, déchirant encore plus les chairs, laissant apparaître certains de ses organes si l'on regardait assez attentivement. Mais l'attention du Fever se fixa sur le sang qui s'éleva, se transformant en une espèce de brume carmine à l'odeur légèrement ferreuse du liquide vital, et s'évapora dans l'air. Se dispersant partout, et aussi vers les profondeurs de la forêt, apportant l'odeur aux prédateurs qui s'y tapissaient, cherchant leur proie. Azrael ne doutait pas que les plus proches allaient accourir, appâtés par l'odeur du sang partout dans l'air... Ne se doutant pas que c'était eux qui allaient devenir la proie. Même si le jeune homme savait pertinemment que selon ce qui pénétrerai dans la clairière, cela pourrait devenir dangereux. Très dangereux. Mais cela n'avait aucune important à cet instant, dans l'état où il était. Il voulait voir du sang couler, sentir l'adrénaline monter, le frisson du danger courir sur sa peau. Remarquant du coin de l’œil que Rabastan reculait dans les ombres, il en fit de même, se maintenant juste à l'orée de la clairière, et se lançant un simple sort de non-détection. Histoire de ne pas se faire remarquer trop vite... Un craquement de branche proche retentit dans le calme nocturne. Instantanément, le corps d'Azrael se tendit, et ses yeux brillèrent d'une lueur mauvaise, presque folle. Le premier arrivait.

    L'anglo-russe fixa son attention sur la créature qui venait d'apparaître. Une silhouette semblable à celle d'un nain traînant un gourdin, une espèce de chapeau rouge posé sur le sommet de sa tête. Un Chaporouge, ce qui n'était pas vraiment un danger selon lui. La créature sembla regarder autour d'elle, cherchant certainement la source de l'odeur de sang qui l'avait attiré ici. Se retenant de lancer immédiatement le premier sort qui lui passerai par la tête, Azrael la regarda s'avancer vers le centre de la clairière déjà bien endommagée. Se répétant mentalement d'attendre encore un peu, quelques secondes. Difficile quand tout ce qu'il voulait était laisser libre cours aux pulsions violentes, sauvages qui le prenaient, le faisant presque trembler d'impatience. Trop de hargne, trop de haine, trop de cruauté contenue... Trop de trop. Le Chaporouge le dépassa et un autre craquement retentit, près de l'endroit où gisait le cadavre de la chouette. Le Serpentard leva le sortilège de non-détection, et sorti de la pénombre qui le camouflait jusque là. Sa main fit décrire presque toute seule une arabesque à sa baguette et il se baissa gracieusement l'espace d'une seconde pour en poser le bout au sol alors qu'un maléfice bleu clair la quittait. Le Chaporouge se retourna juste à temps pour voir l'étrange rayon le toucher. Sa peau grisâtre s'éclaircis, la créature se figea et... explosa dans un bruit étrangement clair. Un sourire cruel étira les lèvres du jeune Fever alors que les morceaux retombait au sol sans cependant la moindre effusion de sang. Gelé. Une sorte de grognement retenti derrière lui, et il pivota sans attendre sur ses talons, faisant voler sa cape par la même occasion. Un second Chaporouge fonçait sur lui, massue à la main. Un simple Repulso l'envoya s'écraser contre un arbre quelques mètres plus loin. Sans attendre, Azrael envoya un sort de découpe sur l'animal, creusant dans ses chairs et ouvrant sa cage thoracique, faisant jaillir le sang, alors qu'un second sort s'occupait d'écarter lentement les côtes dans un craquement sinistre, mettant à jour les organes qu'elles abritaient, faisant hurler la créature. Le rictus du jeune homme s'accentua. C'était fou ce qu'on pouvait faire même avec des sorts simples et sensés être neutres.

    Azrael abandonna sa proie à son agonie, décidant de continuer de se défouler sur les autres créatures qui venaient d'arriver. Deux Croups et encore un Chaporouge. Il se remit au travail, enchaînant à nouveau les coups de baguette et arabesques pendant quelques secondes. Sa main s'immobilisa un instant pour viser l'un des Croups, et se remit en mouvement immédiatement avant de viser le second. Le premier se retourna soudainement vers le second avant de se mettre à le grogner et de lui sauter sauvagement dessus, gueule grande ouverte, prête à mordre, à déchiqueter. A se battre jusqu'à ce que l'autre crève, certain qu'il s'agissait d'un danger à éliminer au plus vite. L'anglo-russe aurait bien regardé l'effet de son sortilège un moment, mais il se tourna plutôt vers le Chaporouge qui commençait à s'approcher un peu trop de lui. Cette fois-ci, ce fut rayon gris et vert qui toucha la créature. Rien ne sembla se passer tout d'abord, mais elle s'effondra au sol quelques secondes plus tard, se tordant de douleur en émettant des bruits disgracieux. Un liquide verdâtre commença ensuite à suinter par les pores de la peau grise du Chaporouge, semblant même y creuser des sillons. Le Serpentard regarda l'acide se frayer un chemin hors du corps décharné de la créature avec une fascination malsaine, cruelle. Sans pitié. Plus rien ne comptait à ce moment, hormis sa proie. Hormis le délicieux et incroyable sentiment de puissance qui parcourait ses veines à vitesse grand V. Qui prenait de l'ampleur, semblait transparaître dans sa posture, dans sa manière de lancer ses sorts. Il tenait la vie de ses créatures au bout de sa baguette d'ébène. Et sa magie accentuait encore ce sentiment, s'alimentait de sa cruauté, de sa haine toujours bien présente. Se faisait encore plus tentatrice, l'enjoignant d'utiliser de plus noirs maléfices encore. De plonger plus profondément dans les chaleureuses ténèbres de la Magie noire.

    Sauf que, tout occupé qu'Azrael était à contempler l'agonie de ses cibles et à ressentir sa magie et l'impression de puissance qu'elle lui donnait, il n'avait plus vraiment fait attention au reste... Un cliquetis sinistre se fit entendre à quelques mètres derrière lui, faisant s'hérisser les cheveux de sa nuque dans un frisson de danger, qui eut cependant plus effet de l'exciter que de lui donner envie de décamper. Se tournant, baguette en avant, ses yeux se plongèrent dans ceux jaunes et globuleux d'une grosse, grosse, très grosse araignée noire. L'anglo-russe resta un instant à la fixer sans bouger, la respiration légèrement accélérée, les pupilles dilatées par la vision -entre autre- , avant de reculer vivement, évitant de justesse une patte velue qui l'aurait envoyé quelques mètres plus loin sinon. Allez savoir pourquoi elle s'attaquait à lui plutôt qu'aux Croups occupés à s'entre-tuer... Une explosion et une gerbe de feu qu'il perçu du coin de l’œil lui appris que l'un avait eu raison de l'autre et que le dernier effet de son sort -l'élimination de la proie après qu'elle ai rempli son objectif- venait de s’enclencher. Évitant de rester trop longtemps au même endroit sans bouger, le Serpentard se décala sur le côté avant d'envoyé un Repulso à l'Acromentule. Il recommença un enchaînement d'arabesques de sa baguette, mais fut soudain tiré en arrière et projeté violemment au sol, vidant ses poumons d'air pendant un instant. Son regard légèrement embué par le choc se posa sur la forme noire et velue juste au-dessus de lui. Et sur les crochets qui descendaient un peu trop vite vers lui. Il eut à peine le temps d'envoyer un coup de pied en même temps qu'un Repulso à l'araignée, puis se releva à toute vitesse. Pas question de rester au sol alors qu'il y avait à s'occuper de deux Acromentules. Un regard circulaire lui appris cependant qu'il n'y en avait malheureusement pas que deux. Certainement attirées par l'odeur du sang de la chouette mais aussi celui des autres créatures qu'il avait utilisé comme défouloir. D'ailleurs toutes ces arachnides seraient certainement un peu plus résistantes et répondantes que les précédentes créatures. Vraiment, ça serait parfait si seulement il y en avait une ou deux en moins... Mais bon, il n'avait pas de quoi chômer. Un geste légèrement complexe envoya le même maléfice qu'il avait utilisé sur le premier Chaporouge à l'Acromentule la plus proche, la glaçant lentement avant de la faire exploser, envoyant des morceaux d'araignée glacée autour. Il tourna ensuite sur ses talons pour envoyer un Incendio sur une autre qu'il avait entendu venir juste avant de se faire éjecter par une troisième contre l'arbre le plus proche. Son épaule accusa méchamment le coup contre l'écorce et un sifflement de douleur lui échappa alors qu'il contractait sa mâchoire pour empêcher l'exclamation ou le cris qu'il aurait poussé sinon. Acculé contre l'arbre, il remarqua que le feu de son dernier sort semblait avoir tout de même bien amoché l'arachnide visée, et que les autres se tenaient à distance respectable de l'endroit où elle se tenait avant et qui commençait lentement à prendre lui aussi feu -heureusement que le sol couvert de feuilles n'était pas trop sec à cette époque de l'année. Tout de même, Azrael ne put s'empêcher de penser que tuer ou faire fuir toutes ces Acromentules seul ne serait peut-être pas la chose la plus facile qu'il ai faite. Et de loin pas...



En espérant pas avoir écris trop n'importe quoi Rolling Eyes ~

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MessageSujet: Re: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel] Dim 1 Juil - 17:16

    Les acromentules surgissaient toujours plus nombreuses et il devina qu'il lui faudrait bientôt agir s'il ne voulait pas laisser Azraël seul face aux arachnides. Jusqu'ici il avait laissé son Allié se faire plaisir, ruminant sa propre frustration, mais appréciant le talent déployé et le spectacle offert pour ce qu'ils étaient : un plaisir certain, même si ne valant pas le fait d'être acteur. Mais les évènements avaient évolué, le rapport de forces surtout. Fever s'en sortirait sûrement tout seul, il avait de la ressource. Mais le risque était désormais assez grand qu'il n'échappe pas à quelques mauvaises blessures pour que Rabastan ait une raison d'entrer en scène à son tour. Prudent encore et malgré tout, ou réflexes bien ancrés, qu'importe ! Le jeune homme sortit un épais de tissu noir et s'en voila le bas du visage jusque dessous les yeux avant de rabattre l'ample capuche du manteau réglementaire. Là : même si des témoins malvenus tombaient sur la scène, en ce qui le concernait, ils auraient du mal à le reconnaître. Mais il n'entra pas en scène pour autant. Croire cependant qu'il attendait encore le bon moment aurait été se tromper. En vérité il se concentrait autant qu'il lui était possible pour la préparation d'un de ses sortilèges préférés. Mais un qu'on ne lançait pas à la légère à moins de vouloir mourir de sa propre baguette : ce qui aurait été tout de même une mort stupide par les temps qui courraient. Respirant profondément Rabastan se focalisa sur son appétit au meurtre, son plaisir à faire mal, sa haine envers tout ce qu'il considérait comme adverse, chercha presque à visualiser ces pulsions comme à leur donner forme. C'était loin d'être aussi simple qu'il n'y paraissait, on passait à un autre niveau de magie que les sorts basiques. Un peu comme les patronus. A ceci près que ceux-là ne nécessitaient que de se concentrer sur de bons souvenirs et ne risquaient pas de se retourner contre vous si vous vous trompiez. Ce n'était pas difficile d'échauffer ses pulsions, de souffler sur les flammes. C'était même presque trop simple. Ce qui était difficile, c'était de s'en faire le maître, de canaliser cette énergie.

    Il sortit de l'orée où il s'était dissimulé dans l'ombre sans que les acromentules ne le remarquent, obnubilées qu'elles étaient par l'ennemi qui ne leur avait déjà infligé que trop de dégâts. Le bras du sorcier fit un geste fluide, comme si sa baguette plus longue balayait le sol. Et du bout de cette baguette, comme un jet d'eau flamboyante et souple, jaillit alors un rayon rougeoyant comme du fer martelé, toujours plus long, ondoyant comme un serpent. Ou plutôt comme un fouet. Un fouet qui prit de la vitesse autant qu'il s'allongeait en taille et frappa sans s'arrêter les premières pattes velues qu'il croisa, les traversant dans un grésillement désagréable avant de poursuivre sa course folle vers les suivantes. Un fouet de métal en fusion prenant son origine au bout de la baguette, voilà ce à quoi ressemblait ce sortilège, déclinaison du sinistrement connu Feudeymon. Au crépitement des pattes qui cédaient comme du beurre sous sa caresse, répondait les cliquètements furieux et douloureux des acromentules. Auxquels répondait le sifflement cruel et joyeux du sort, ondoyant après avoir fini sa course pour revenir, se tordre, onduler sous l'action de la baguette qui le menait, carbonisant sur son passage les végétaux qui s'y trouvaient. Rabastan le fit claquer, prenant garde de le garder toujours en mouvement : c'était de la chaleur pure. Si le fouet restait immobile et à plus forte raison à terre, tout prendrait feu. Encore quelques victimes. De nombreuses arachnides se trémoussaient désormais au sol, incapables de se mouvoir, privées de leurs membres moteurs. Celles qui y avaient échappé se tenaient à distance. Ah quel plaisir......... Il lui semblait presque sentir la douleur et la peur de ces créatures... Et c'était le signe qu'il fallait rapidement mettre fin au sort, ou bien il ne maîtriserait plus rien. D'un geste fluide il fit exécuter à sa baguette un geste semblable à la mise au fourreau et le sortilège disparu, rejoignant la baguette avec la même vitesse qu'il s'en était échappé, crépitant violemment au denier moment. Il s'en était fallu de peu, de très peu. C'est ce qui s'appelait frôler la catastrophe.
    Mais Rabastan était désormais à des lieues ce genre de considération. Il sauta sur l'un des rochers décapités par Azraël, ivre de son succès et surtout de cette souffrance répandue. Chaos, chaos... Comme celui de la devise familiale. Ut in praelio chaos. La lueur des flammes n'aidaient pas vraiment à identifier l'état des arachnides frappées par le sortilège. Tout semblait frémir, des corps jusqu'aux ombres, comme s'ils étaient passés dans un autre monde. Combien étaient désormais mutilées ? Incapables de se mouvoir ? D'où il se trouvait, le Serpentard inspirait à grandes goulées la douleur et la frayeur. Il ne les tuerait pas : comme elles étaient, c'était parfait...

    Il décida de profiter de ce moment de flottement pour rejoindre Azraël, s'assurer que son nouvel allié n'avait pas souffert, lui, d'attaques trop graves. Ce fut le moment que choisit une acromentule encore miraculeusement en possession d'assez de ses membres pour se mouvoir, pour se jeter sur le Serpentard, mandibules en avant. Aussi bien d'ailleurs, ça valait mieux que le dard. Parce qu'avant de recevoir un reducto et de finir sous une chaussure rageuse, la créature avait eut le temps de faire son content de dégâts. Une manche réduite en lambeaux, quelques lacérations et un doigt démis. Plus de fureur que de douleur cela dit, ou plutôt, comme toujours, la fureur surpassa la douleur. Et même la colère de s'être fait surprendre s'évanouit avec le plaisir d'écraser l'araignée monstrueuse. Le tissu qui lui avait voilé le visage jusqu'ici alla s'enrouler autour du bras pour éviter trop de saignements : le but de Rabastan étant surtout d'éviter d'attirer l'attention sur lui par l'odeur nickelée, plutôt que de guérir ce qui pouvait encore franchement attendre. Un peu d'essence de ditany avant de rentrer au château, et tout le monde n'y verrait que du feu.
    Alors qu'il rejoignait Fever, l'orée de la clairière semblait s'animer de frémissements en sous-bois. Eh bien eh bien.... Quel succès avait eu leur appât premier... Une pauvre petite chouette pourtant. Cela devait faire un certain temps que les lieux n'avaient pas connu une telle agitation, si près du château. Visiblement Azraël avait même moins souffert que lui : nuit parfaite alors. Lestrange s'accroupit auprès de l'anglo-russe, un sourire matois aux lèvres. N'importe qui le connaissant savait qu'en général, ce sourire là était mauvais signe pour quelqu'un.

    -Il vaudrait peut-être mieux y aller maintenant. Tant que ce n'est pas trop agité., proposa-t-il d'un ton presque neutre.

    -Ils sont beaucoup plus nombreux que nous, précisa-t-il encore plus légèrement, comme s'il n'était pas en train de proposer de quitter des lieux hostiles mais de rester pour un autre tour de manège.

    Pléonasme. Les ressources de la Forêt Interdite pouvaient quasiment être qualifiées d'illimitées. Il fallait savoir s'arrêter au bon moment. Tant qu'on était encore capable d'envisager un repli. Les frondaisons semblaient s'éveiller d'une rumeur de mauvaise augure. Mais quels que pouvaient être les nouveaux prédateurs qui se préparaient à arriver, ils auraient d'abord à se mettre sous la dent les nombreuses acromentules incapables de s'enfuir, de se défendre, d'attaquer. Une aubaine. Ca allait être un superbe spectacle : d'autres arachnides allaient sûrement arriver pour soutenir leurs congénères ! Et tout ce petit monde de joyeusement s'entretuer ! Doigt démis ou pas, Rabastan souriait de toutes ses dents alors qu'il se jetait de nouveau un sort de non-détection. Il avait la cervelle en ébullition. Et il creusait nonchalamment l'humus du bout de sa baguette et y laissa tomber l'un des nombreux pétards qu'il avait confisqué à des Quatrième année de Gryffondor dans la journée. Allumé bien sûr. A retardement.


    -A charge de revanche., conclut-il, tandis qu'il reproduisait la même opération un mètre plus loin en se dirigeant vers le château sans attendre Fever, et s'attendant en fait à ce que celui-ci prenne un chemin parallèle mais séparé de plusieurs mètres. Il tendit une main pleine de ces petits mais terribles pétards vers Azraël - des pétards pareils, de vrais petits explosifs... ou ces Gryffondors avaient vraiment voulu faire mal ou ils étaient complètement stupides -, ne doutant pas que l'autre Serpentard comprendrait la manœuvre : c'est ce qui s'appellerait se retirer en beauté !
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MessageSujet: Re: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel] Mer 11 Juil - 14:40

    Toujours acculé contre l'arbre déjà bien écorché, Azrael continuait à lancer des sorts aux arachnides qui le cernaient. Et comme s'il n'y en avait déjà pas assez, d'autres semblaient encore arriver. Il fit décrire une courte série d'arabesque à sa baguette avant de lui faire décrire des cercles concentriques en direction des deux acromentules qui s'approchaient de lui de son côté gauche. Un à un, ce qui ressemblait à des anneaux de couleur orangée apparurent et, après un coup de baguette du jeune homme, fusèrent vers les araignées géantes. Ils semblèrent s'accrocher aux pattes, les immobilisant, mais aussi au niveau de leurs mandibules et de leurs yeux jaunes globuleux et bien trop nombreux selon l'anglo-russe. Les créatures s'agitèrent en couinant désagréablement : les anneaux rougeoyaient, et semblaient rétrécir et s'enfoncer dans la peau, fumant, à chacun des endroits où ils s'étaient fixés. Ils finiraient par disparaître, après avoir fait fondre et coupé l'endroit qu'ils entravaient. Un maléfice bien pratique! Mais certainement très douloureux pour ceux qui en étaient la cible... Le jeune Fever lança plusieurs Repulso à la suite, éloignant les Acromentules trop proches, avant d'ériger un bouclier, qui donnait l'impression que l'air s'était coloré de sombre sans pour autant devenir mat. Il dirigea ensuite sa baguette vers son épaule qui continuait à le lancer d'une douleur sourde, latente, et qui le déconcentrait, et se lança un sort de guérison basique -de toute façon, il ne connaissait que celui là, et l'epiksey- pour faire disparaître la douleur. Voilà qui était mieux!

    Azrael releva les yeux vers son bouclier. Les arachnides s'y amassaient, s’agglutinant contre l'air sombre, comme solidifié. Il eut une légère grimace, qui se transforma à peine une seconde plus tard en rictus. Enchaînant rapidement un coup de baguette verticale avec une arabesque et un autre coup en arc de cercle en direction des araignées, il fit exploser son bouclier en larges épines dures et pointues et les envoya à toute allure vers ses cibles, se plantant profondément dans leur corps. Quelques unes tombèrent à terre, tuées sur le coup par des morceaux qui avaient certainement atteint un de leurs points vitaux, lui laissant quelques courtes secondes de répit. Répit rallongé puisque l'attention des araignées fut soudainement capté par un grésillement accompagné du bruit de l'air qui siffle et claque. Et bien vite suivit par les cliquetis de douleur des Acromentules. Apparemment, Rabastan entrait en action lui aussi, et avec un sort vraiment intéressant. L'anglo-russe contempla un court instant l'effet ravageur qu'avait le fouet magique, qui semblait être en fusion de ce qu'il pouvait voir, avant de se tourner à nouveau vers les arachnides distraites, un sourire cruel et mauvais étirant ses lèvres. Étonnamment, l'entrée de son tout nouvel Allié dans le jeu lui avait comme donné un regain d'énergie et d'envie de s'amuser, plutôt que de l'irriter. Peut-être parce qu'il savait qu'il n'aurait plus à passer la nuit à éviter des pattes velues et des mandibules pleines de venin à cause d'un trop grand nombre d'araignées. Et puis, ça lui donnait à lui aussi l'occasion d'observer ce que Lestrange valait en combat réel -même contre des créatures.

    Décidant de se remettre à son travail d'extermination des parasites arachnidiens, Azrael lança quelques maléfices de découpe particulièrement puissants dans le tas, histoire de les incapaciter. Pas suffisant pour les tuer, mais la perte de sang occasionnée le ferait assez rapidement. Il s'écarta un peu plus du feu allumé par son incendio un peu plus tôt et qui s'était propagé lentement, et de plus en plus. Les flammes commençaient à grandir de plus en plus, léchant des arbres attenant déjà bien démolis, détruits, par ses précédents maléfices lancés à la clairière. Et plus elles grandissaient, plus l'inconfort de l'anglo-russe augmentait. Les incendies avaient tendance à le mettre mal à l'aise, et plus encore lorsqu'ils devenaient imposants et grands. Incontrôlables. Sans doutes à cause de l'explosion -et de l'incendie- de son manoir auquel il avait assisté alors qu'il n'était qu'un gamin. Ça marquait plus qu'on ne le croyait... Enfin bon, l'adrénaline et l'impression de puissance induite par la Magie noire aidant, il n'y prêta pas trop attention à ce moment là. Il n’échappa cependant pas au léger frisson qui le parcouru malgré la chaleur intense qu'apportait la proximité du brasier naissant. Continuant son opération détruisons-les-acromentules, il envoya d'un coup de baguette, une longue gerbe de feu embraser les araignées. Oh, et puis une autre, aussi! Les cibles laissèrent entendre des cliquetis comme emprunt de douleur et de terreur, alors que certaine brûlaient vives et que le feu continuait à ronger les cadavres de celles déjà mortes.

    Et les gerbes de feu grossissaient, grandissaient, de plus en plus, alimentées par les carcasses des araignées, par les feuilles et le bois encore sec qui se trouvaient au sol, entre les flaques de sang qui continuait à couler, couler. Par tout ce qu'elles trouvaient sous leurs langues enflammées. Et Azrael contemplait le carnage se faire dévorer par celles-ci, ses yeux vairons plongés dans les flammes toujours plus grandes. Combien de temps durant? Il n'aurait sut le dire. Ce fut la voix de Rabastan qui le tira de sa contemplation silencieuse, inerte, qui le ramena à la réalité. Il tourna son regard vers lui, notant qu'il s'était accroupis pour se mettre à sa hauteur, se rendant compte qu'il s'était lui-même inconsciemment assis à même le sol, adossé contre un arbre. L'anglo-russe le regarda sans comprendre quelques secondes, sans faire attention au sourire qui était affiché sur le visage de Lestrange. Il hocha la tête presque fébrilement quelques courtes secondes après, quand il eut assimilé ce que l'autre Serpent avait dit. Il ne se sentait pas très bien, soudainement. Certainement l'adrénaline qui retombait, les changements trop rapides d'émotions, et la chaleur qui semblait l'étouffer malgré le froid hivernal. Du coin de l’œil, il perçut les lueurs rougeâtres de l'incendie, et se rendit soudain compte des branches qui craquaient sous l'effet des flammes, les calcinant. Azrael se tourna à nouveau vers le feu qui s'approchait de plus en plus de lui, lentement, et ce fut comme si il le voyait pour la première fois. Ses yeux s'écarquillèrent, laissant apparaître plus de blanc autour de ses iris vaironnes qu'il ne devrai, ses pupilles se dilatèrent presque subitement. Sa respiration s'accéléra tout à coup, se faisant tremblante par la même occasion, comme si l'air ne parvenait plus à atteindre ses poumons, l'impression violente d'étouffer. Son dos se plaqua contre l'arbre derrière lui, ses genoux se ramenèrent vers lui, comme pour tenter de reculer encore ou de faire rempart entre lui et le feu qui semblait gronder comme le tonnerre à ses oreilles, et pourtant sans qu'il ai l'impression de bouger de volonté propre.

    Crise de panique. Pile au bon moment, et Azrael avait beau le savoir, il ne pouvait pas l'empêcher. Il en avait déjà faites, juste après l'attentat de son manoir, il y a des années. Un bruit trop fort, inattendu, suffisait alors à accélérer dramatiquement les battements de son cœur, sa respiration, à installer cette sensation de mal-être. Ça avait fini par ne plus arriver. Sauf que là, il se trouvait face à un incendie, et les flammes de plus en plus hautes lui rappelaient bien trop celles qui avaient engloutit son père et son manoir juste devant ses yeux encore innocents. A celle qui avaient marqué un tournant clair et net dans sa vie, marqué ce jour au fer rouge dans son esprit. Indélébile, ineffaçable. C'était comme s'il était projeté dans le passé, qu'il avait à nouveau 7 ans et demi, qu'il était en train de jouer quand tout avait dégénéré. Que tout avait brûlé. Cramé. Définitivement.

    Et puis soudain -ou pas si soudainement en réalité- il y eu un quelque chose, un mouvement, des paroles, un détail, qui attira l'attention d'Azrael, comme pour le faire sortir de se torpeur. Et il se rendit brutalement compte que si il restait paralysé contre son arbre alors que le feu continuait son avancée, il finirait lui aussi par servir de repas aux flammes. Et il sentit quelque chose se déchaîner en lui, une étrange rage, violente, sauvage, contre cette foutue peur panique. Contre ses langues de feu mortelles. Une espèce de rage de vivre, ou de survivre. Il avait des projets, des objectifs, il n'était pas question qu'il se laisse aller. Qu'il se laisse avoir par un jeu qui aurait dérapé. Sa mâchoire se crispa légèrement, marquant un air décidé, reprenant la lueur dure qui venait de s'allumer dans ses prunelles et s'intensifiait lentement, et sa respiration commença à se faire plus profonde, bien que toujours secouée. Il se concentra d'abord sur elle, il devait commencer par se calmer, avant quoi que ce soit d'autre. Et à mesure que ses respirations devenaient plus régulières, plus profondes, il sentait que le calme revenait, petit à petit, qu'il parvenait à reprendre ses esprits. Déjà suffisamment pour se dire qu'il faudrait peut-être songer à s'arranger pour éteindre une partie de l'incendie qui sinon mènerait certainement des adultes sur le lieu du carnage des deux Serpentard, et qu'il vaudrait aussi mieux qu'il finisse de se reprendre rapidement, vu les mouvements qu'il pouvait discerner dans les ténèbres de la forêt, derrière le feu, après la clairière.

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MessageSujet: Re: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel] Mer 11 Juil - 21:55

    Quand Rabastan avait compris la nécessité de développer les meilleures capacités d'esquive possible, il n'avait pas six ans. Il avait été surpris en compagnie de son frère, par son père, en train de pousser joyeusement deux petites filles moldues à tenter le vol en parapluie à partir d'une falaise. Leur falaise. La leur. Elles n'avaient rien à faire sur leurs terres pour commencer. C'est ce qu'avait dit Rodolphus et Rabastan l'avait pris pour paroles d'évangiles. Oh certes il avait déjà compris auparavant qu'il ne fallait pas faire certaines choses devant certaines personnes, en particulier son père encore une fois. Mais c'était plus par instinct, sans vraies arrières-pensées. La trempe qu'il avait reçue après l'épisode de la falaise, en revanche...
    Sans le formuler aussi clairement dans sa jeune tête, il s'était pourtant fermement décidé ce jour-là de ne plus jamais se laisser surprendre par inattention. Il assumerait toutes les autres fois où il se ferait prendre en flagrant délit. Au fil du temps, il avait décidé de ne plus se faire surprendre non plus par bêtise. Ni par manque de préparation. Ni par manque de courage. Ni par manque de souplesse. Ni par manque de force. Ni par manque de réactivité...

    Et de la réactivité, c'est ce qu'il fallait présentement : l'incendie prenait des proportions incontrôlables en peu de temps. D'autres créatures approchaient. Des témoins viendraient bientôt. Et Azraël...

    Jamais Rabastan ne s'était posé la question de savoir s'il ne valait pas mieux, tout simplement, ne rien faire de répréhensible. Ou en faire moins, ou moins répréhensible. Non. Il avait passé les années suivantes à accumuler les expériences manquées ou réussies dans l'art d'esquiver les punitions. Après son père, il avait fallu faire face à une autorité bien plus retorse : son oncle. Un bien autre genre de trempes... Beaucoup plus douloureuses. Il avait beau respecter son oncle bien au-delà de ce qu'habituellement les neveux montraient, les différends existaient. Ils avaient beau partager leur nom, leur sang, les divergences d'intérêt existaient aussi... Decius ne tolérait aucune entorse à son autorité. Rabastan s'était trouvé bien obligé d'améliorer encore ses réflexes et ses stratégies, pour son plus grand plaisir d'ailleurs...

    Il balaya d'un regard circulaire la situation, l'analysant comme un champs de bataille : contexte, état de son camp, état de leurs ennemis, avantages, inconvénients. Et objectif bien sûr. Le risque le plus grand présentement, ce n'était ni le feu, ni les créatures. C'était l'arrivée imminente des autorités de Poudlard, et le vieux bouc en tête... Le feu devait commencer à se voir de loin. Y avait-il le temps d'effacer leurs traces ? Non. Le feu, encore lui, en effacerait probablement une bonne part. De toutes manières il n'avait pas pensé le faire : le gros balourd servant de garde-chasse aurait fini par trouver la scène. Et puis ? Comment remonter jusqu'à eux ? Cela aurait encore inquiété les autorités, alourdi l'ambiance pour les parasites... Rendu un peu plus compliqués leurs agissements. Bah !
    L'objectif clair – ne pas se faire prendre sur les lieux, ne rien laisser derrière soi qui puisse permettre de les désigner et rentrer sans se faire voir non plus – il fallait trouver le moyen. Et malheureusement, vu le peu de temps qu'ils avaient à leur disposition. De plus ils sentiraient la fumée. C'était certain et on ne pouvait pas y faire grand chose. Sans compter que le feu en ferait sortir plus d'un : impossible de prévoir par où et de les éviter à coup sûr. Et pour finir, son nouvel Allié ne semblait pas au mieux. Rabastan ne comprenait pas d'où cela venait, mais Alliance il y avait. C'est-à-dire ceux à qui on devait le plus, juste après son propre sang. Il fallait donc une solution sûre, ne pas prendre de risques, justement pour éviter à Fever de nouveaux déboires.

    Alors... Il n'y avait qu'une solution. Ca ne l'enchantait pas du tout. Vraiment pas ! Non seulement cela ressemblait beaucoup à une fuite : non, en fait c'en était une. Mais en plus, cela voulait dire révéler l'un de ses atouts. L'un de ses atouts qu'il préférait garder pour lui, non pas par défiance vis-à-vis de ses proches, mais parce qu'il craignait que ces mêmes proches le réutilisent avec nettement moins de circonspection que lui. Car l'un des secrets pour ne pas se faire prendre, c'était parfois de se faire prendre. Cacher un grand crime derrière un petit délit, ne garder les grands moyens que lorsqu'on n'avait pas le choix. C'était là : qu'on bluffait ses ennemis. Là qu'on les annihilait ! Et qu'ils n'avaient eu aucun moyen de le voir venir.
    Eh bien là il n'y avait pas le choix. Inutile de tergiverser.


    -Fever. Eh ! FEVER ! Secoue-toi !

    Si Rabastan saisit Azraël au col, ce n'était pas par méchanceté. Il ne connaissait juste tout simplement de façons plus douces, rapides et efficaces de remettre du plomb dans une tête. Et il fut ravi de voir les pupilles reprendre une taille normale au milieu de ces yeux vairons, satisfait de constater la reprise d'une respiration normale. Il lâcha l'anglo-russe. Parfait ! Sinon il aurait été obligé de le gifler, ce qui n'était pas franchement la meilleure manière de commencer une Alliance.
    Aucune pitié. Il n'en avait ressenti aucune lorsqu'il s'était rendu compte à peine quelques instants plus tôt que quelque chose clochait sévère chez son nouvel allié. Mais la contrepartie, c'était qu'il ne ressentait pas de mépris non plus. Il avait été inquiet, au point de lancer à regret un sort de carbonisation aux pétards, la seule façon de s'assurer qu'ils n'explosent plus du tout. Et pour cause : Azraël, qui quelques minutes plus tôt s'était avéré un duelliste hors-pair d'après la façon dont il jetait sort sur sort, avait commencé par avoir l'air complètement déboussolé, à ne plus comprendre ce qu'on lui disait, jetant des regards éperdus aux flammes. Ce regard-là.. Hmm.... Il le connaissait bien : c'était de la peur... Comment manquer cette lueur délectable ? Naturellement c'était frustrant parce que dans les yeux d'un allié, on ne pouvait s'en repaître. Encore moins vu la situation. Non au contraire, Lestrange avait perdu son sourire, fronçant les sourcils de perplexité, puis .. D'appréhension. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'était guère familier des situations où il devait calmer une peur.
    Mais désormais c'était passé ! Fever avait vaincu son stress, comme il fallait naturellement s'y attendre. Seulement... Eh bien seulement il était trop tard pour quoi que ce soit d'autre. S'ils restaient là encore quelques instants, leurs chances de s'en sortir sans être pris seraient réduites à peu de chose.
    La Forêt ? Est-il bien nécessaire de préciser qu'il se fichait comme d'une guigne qu'elle brûle, elle, et tout ce qui s'y trouvait ? Il aurait même trouvé le spectacle fort beau s'il n'avait pas eu d'autres priorités en tête.


    -Hearingz !

    CRAC ! De plus en plus rapide son elfe. Rabastan était très content de son serviteur qui semblait lui ne pas trouver plus grande gratification que de voir son maître très satisfait. Tout le monde était content : il fallait être vraiment stupide pour manifester pour les droits des elfes... Surtout le sien : il semblait curieusement très vicieux, pour un elfe. N'hésitant pas à faire quelques crasses à d'autres elfes pour s'attirer le plus de contentement de Son maître d'abord, et des autres ensuite. A croire qu'il avait été mauvaisement influencé....


    -Transplane-nous dans ma chambre. Celle de Poudlard.

    L'elfe tendit une main vers Rabastan qui la saisit, une main vers Azraël.
    CRAC ! Décidément... C'était tout sauf discret comme bruit... Une raison de plus pour ne pas utiliser un tel atout pour un oui pour un non. Car quel bel atout c'était là.... Il s'en était rendu compte quand, frustré, il n'avait pas pu obtenir d'un des elfes du château qu'il aille lui chercher un ingrédient... pas très légal. La créature s'était mise à trembler et à se taper la tête contre les murs, au prétexte qu'il lui était interdit de servir les élèves pour quoi que ce soit ne suivant pas le règlement. Il avait tenté sans vraiment y croire d'appeler son elfe à lui. Et celui-ci était apparu dans les secondes qui suivaient... Oohh il avait tout de suite vu les avantages : plus besoin de chouettes pour les courriers compromettants ou pour les fournitures particulières. Plus besoin de s'occuper de menues choses comme d'effacer des traces de sang de ses vêtements : l'elfe le faisait avec un soin qu'il n'aurait jamais pu mettre en œuvre lui-même. Plus besoin de... Et un autre jour... Il s'était demandé comment l'elfe pouvait-il bien transplaner à l'intérieur de Poudlard. C'était en principe tout à fait impossible. Il avait posé la question à l'elfe, voulant en percer le secret. Mais son serviteur avait répondu, surpris, qu'il ne faisait que suivre les ordres. Alors Rabastan avait ordonné d'être transplané chez lui. Ca avait marché...
    Il n'en avait parlé à personne sauf à son frère, ne s'en était même pas servi, gardant cet atout précieux dans sa manche, pour le jour où... Sans risquer de le griller avant.
    Il alluma les chandelles d'un coup de baguette.


    -Occupe toi de ça, fit-il en donnant son manteau déchiré et sentant la braise à son elfe. Et débarrasse nous de la cendre.

    Il jeta un œil à Azraël puis le détourna volontairement, alors que l'elfe commençait d'épousseter les vêtements. Il n'était pas question de faire la moindre réflexion sur la faiblesse passagère de Fever. Ca ne se faisait pas, tout simplement. Au contraire, il décida de se focaliser sur le bon côté des choses : à savoir, qu'ils s'étaient offerts une nuit d'Enfer ! Ce qui eut le don de le faire sourire. Il s'assit sur le rebord de son propre lit et, ce faisant, dut faire un mauvais mouvement car son bras le lança méchamment. Oui ça aussi il fallait le régler. Et puis ça l'occuperait le temps que Fever reprenne tous ses esprits et que l'elfe en ait fini au moins avec les manteaux et les bottes. Il chercha ce dont il avait besoin d'un coup d'œil et son regard tomba sur un vieux manuel de métamorphose. Un volume peu épais. Parfait. Un accio de baguette attira le bouquin... dont il cala solidement la tranche entre ses mâchoires. Et puis, sans hésitation il saisit fermement le doigt qu'il s'était démis et tira violemment.

    Il dut y avoir un blanc tant la douleur était forte parce que lorsqu'il reprit une conscience normale du monde, il réalisa qu'il s'était plié en avant. Mais c'était passé maintenant, pas de quoi pleurnicher. Une douleur saine : rapide, intense et sans trace. Il lâcha le livre sans se soucier des traces de dents qu'il y laissait, profondément empreintées, et sortit d'une poche agrandie magiquement un petit flacon d'essence de ditany dont il versa quelques gouttes sur la blessure qu'il avait encore au bras. Ne restait plus qu'à nettoyer.
    Alors et alors seulement il proposa le même flacon à Azraël. Le Serpentard devait normalement s'être complètement remis. Car encore qu'il n'oublierait jamais ce qu'il avait vu, Rabastan agissait absolument comme si c'était tout le contraire.


    -T'en as besoin ?

    En revanche, dans ses propres yeux, la flamme de contentement d'avoir fait un tel carnage cette nuit-là, l'aurait-il voulu il n'aurait pas pu la dissimuler.


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MessageSujet: Re: Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel] Mer 25 Juil - 1:31

    -Fever. Eh ! FEVER ! Secoue-toi !

    La voix grave de Rabastan retenti non loin de son oreille alors qu'il le saisissait au col et le secouait pour lui faire reprendre ses esprits. L'effet fut pratiquement immédiat. Azrael cligna plusieurs fois des yeux, ses pupilles se rétrécissant à une taille déjà plus normale, et se fut comme si son regard se reconcentrait clairement sur l'autre Serpentard, puis sur les flammes, qu'il arrivait à nouveau à prendre en compte tout ce qui se passait autour de lui. Ou presque tout, parce qu'il était encore un peu déboussolé, comme encore plongé dans une brume de panique qui s'étiolait lentement, et de plus en plus. Heureusement, qu'il avait déjà commencé, non sans mal c'était certain, à essayer de se sortir de sa crise de panique passagère, avec cette espèce de rage étrange qui grondait en lui, sinon il en aurait certainement fallut plus pour qu'il parvienne à se remettre. Ou en tout cas, cela aurait été beaucoup plus lent, et moins efficace. La respiration plus simple, l'anglo-russe détendit un peu plus ses muscles qui s'étaient pratiquement tous contractés sous l'effet de la peur, dans le mouvement de paralysie momentanée. Il se remit debout, s'appuyant légèrement à l'arbre toujours derrière lui pour compenser sa faiblesse passagère et le tremblement qui le parcourait et qui finissait de s'éteindre. Déjà mieux, bientôt il pourrait faire comme si de rien était.

    La suite alla très vite. Les flammes continuaient de brûler, s'élevant toujours plus haut, consumant les cadavres des Acromentules au sol, alertant certainement tout le château. Au fond, et malgré les bruits de craquements causé par le feu, il pouvait discerner le murmure de créatures se mouvant dans les ténèbres rougeoyantes, toutes proches de la lisière de la clairière détruite. Elle ressemblait plus à un champ de bataille qu'à autre chose, à ce moment, et il n'y avait finalement aucun doute qu'incendie ou pas, quelqu'un aurait certainement fini par tomber sur le lieu en ruine et jonché de carcasses. Ca serait juste bien plus tôt que prévu, et les professeurs et le directeurs ne tarderaient certainement pas à arriver, alertés par la fumée et par les flammes. Ça n'était peut-être plus qu'une question de minutes, voir moins! Pour une fois, il semblait qu'il avait été imprudent, et que tout ne s'étaient pas passé comme il le fallait... et si tout continuait sur cette lancée et qu'il ne faisait rien, le jeune homme finirait par se faire prendre! Preuve qu'il n'était pas encore tout à fait remis de ses émotions, Azrael sentit son cœur accélérer à nouveau, et comme la panique recommençait à faire savoir qu'elle n'était pas loin, tapie, la voix forte de son nouvel Allié se fit à nouveau attendre en une étrange exclamation. Encore une autre preuve, c'était comme s'il avait du mal à sortir de sa bulle, à se rendre compte que Lestrange était toujours là. Pour le coup, l'anglo-russe n'était pas en état de prendre les choses en main ni de prendre une initiative.

    Presque instantanément avec l'appel de Rabastan, un CRAC sonore se fit entendre, et une créature rabougrie, à l'air mauvais comme naturellement apparue. Après un ordre de son maître, l'elfe tendit une main vers celui-ci, et une autre vers Azrael C'était une fuite, certes, mais ils n'avaient pas vraiment le choix. C'était ça, ou se faire prendre, et il était clairement conscient de ça. Aussi, sans attendre ni même commencer à tergiverser, il saisit la main de l'elfe comme Lestrange l'avait fait juste avant lui. Un second CRAC retentit plutôt bruyamment dans l'air, et les deux Serpentards furent transporté dans la chambre du plus jeune en une fraction de seconde. Loin de l'incendie, et loin de l'autorité professorale qui ne devrait plus tarder -du tout- à arriver là-bas. Il aurait presque put ajouter en sûreté s'il ne considérait pas cela comme un concept stupide et irréalisable. Personne n'était jamais à l'abri de rien, un événement dramatique ou même tragique pouvait arriver n'importe où et n'importe quand, alors qu'on s'y attendait le moins, la vie lui avait appris ça il y avait déjà une dizaine d'années, et c'était une chose qu'il s'était juré de toujours retenir. Toujours.

    Azrael resta sans bouger quelques secondes, et encore après que son Allié est allumé les chandelles de la pièce qu'un coup de baguette. Le changement de lieu, la manière dont ils l'avaient fait et le transport, le brusque et violent changement d'atmosphère, tout cela ajouté à sa précédente crise, à la nouvelle que lui avait donné son frère, aux trop fortes émotions -destructrices- qui en avaient résulté et à la bataille contre les créatures, donnaient le désagréable sentiment d'être déboussolé. Aussi il secoua légèrement la tête de droite à gauche avant de passer une main dans ses cheveux en les ébouriffants. Il aurait beaucoup de choses auxquelles penser et réfléchir plus tard, lorsqu'il serait seul, la soirée avait été vraiment riche en événements, c'était le moins que l'on puisse dire! Au moins la rapidité des événement et le rapide transplanage avaient réussi à éteindre les dernières flammèches de panique qui étaient restées tapies au fond de lui. Un point positif de plus. Ayant cette fois retrouvé toute sa perception extérieur -et pratiquement tous ses esprits- l'odeur de intense et âcre de fumée lui parvint presque soudainement, imprégnant sa cape à l'épais tissu et tout le reste de ses habits. Lui collait à la peau, même. Fronçant le nez mécaniquement, comme pour tenter d'arrêter l'odeur, il dégraffa sa cape rapidement, la laissant tomber au sol derrière lui comme si elle ne valait rien et que le contact l'aurait brûlé s'il l'avait gardé un instant de plus.

    Voyant que Rabastan s'était décidé à soigner les quelques blessures que lui avaient infligé les acromentules, l'anglo-russe réserva le même sort à sa chemise qu'à sa cape, la déboutonnant avant l'enlever -dévoilant au passage les tatouages légèrement morbide sur ses bras- et de la jeter à côté de sa cape. De toute façon, elle aussi sentait la fumée. Il tourna la tête et tira très légèrement la peau de son épaule du bout des doigts pour mieux voir les dégâts qu'avait causé ses rencontres successives avec le sol, puis avec l'arbre, toutes à cause de ses saletés d'araignées géantes. Erk, écœurantes et détestables en tous points, ces créatures! Mais elles avaient été de bons cobayes et de bonnes cibles d'entraînement, par contre, un potentiel qui devait être méconnu pour la plupart des gens... Cette pensée ramena un sourire mêlant cruauté et amusement sur le visage d'Azrael. La soirée avait été plutôt bonne, même très bonne, si il exceptait le feu et le petit problème qu'il avait déclanché chez lui. D'ailleurs pour sa crise, il était bien décidé d'essayer de trouver un moyen pour les éviter -au cas où il en aurait d'autres à un mauvais moment- et de très vite oublier celle de ce soir là, plutôt humiliante. D'ailleurs, le fait que Rabastan ne la remette pas sur le tapis était vraiment apprécié à sa juste valeur.

    Enfin bref, l'examen de son épaule appris à l'anglo-russe qu'il n'avait juste des égratignures qui lançaient désagréablement, en plus de quelques coupures sur ses avant-bras, mais rien de grave ou qui nécessitait des soins intensifs. Il aurait certainement quelques ecchymoses aussi, le lendemain, mais elles seraient faciles à camoufler. Après un instant, Rabastan lui proposa un flacon d'essence de ditany. Azrael acquiesça, observant dans les yeux de son Allié une flamme semblable à celle qui brûlait dans les siens, même si son contentement restait emprunt d'un indescriptible sentiment -même pour lui- et d'un infime malaise, inévitable avec sa réaction face à l'incendie et de tout les sentiments parfois contradictoires et tous intenses qui l'avaient parcouru en seulement quelques heures. Il appliqua l'essence sur sur ses blessures, avant de retendre le flacon à Rabastan, un léger sourire complice et mauvais sur les lèvres. Complices de crime et de bataille, dont ils échappaient sans réel dommage, et sans crainte de se faire prendre.

    Après avoir récupéré sa cape, renfilé sa chemise toujours imprégnée de l'odeur désagréable de fumée, Azrael quitta la pièce pour rejoindre sa chambre. La première chose qu'il fit fut de foncer sous le jet chaud de la douche pour enlever toute trace de saleté et toute odeur de fumée. Il fit ensuite brûler ses habits d'un simple coup de baguette qui les réduisit à néant et de faire disparaître les restes d'un autre sort. Enfin, il se laissa tomber sur son lit, retrouvant par ce fait la lettre de Matthew qu'il avait laissé là plus tôt et rangea le parchemin dans sa table de chevet, avant de s'installer confortablement, épuisé par tous les événements. Pour une fois, peu de risque d'insomnie, il laisserait toutes ses pensées et réflexions l'assaillir le lendemain, lorsqu'il aurait l'esprit totalement clair.

    Une chose était certaine néanmoins, leur Alliance commençait bien.



HRP : pas le courage de relire/corriger maintenant, je fais ça demain! je fais rarement des fins de rp donc j'espère que c'est pas trooop mauvais! x) ♥

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Sink in the Dark Arts, deeper than ever [PV Rabastan] [/!\ gore éventuel]

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