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Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo]

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MessageSujet: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Ven 16 Mar - 23:48

Sevastian n’était pas n’importe quel professeur. Il était de ceux qui aimaient être respecté et se faire respecter, d’où peut-être la peur qu’il inspirait à certains élèves, surtout les plus jeunes, les autres le haïssant tout simplement. Mais qu’importe, il n’était pas là pour être aimé, il était là pour enseigner et former la jeune génération des sorciers. Autant dire qu’avec lui la rigueur était de mise à chaque instant. Une ou deux minutes de retard équivalait à autant de points en moins pour la Maison incriminé. Très strict, il ne supportait pas le manquement aux règles. En effet, s’il y a des règles c’est pour qu’elles soient respectées ! Et le professeur Sakarov se faisait un malin plaisir de les faire respecter. Il faut que la punition soit dans la chair pour s’en rappeler ! C’était ce que disait son enseignant de métamorphose quand il était jeune. Et il appliquait ce dicton à la lettre.

Et il n’avait pas fallut attendre longtemps avant que les premières retenues ne tombent contre certains de ses élèves. Ce n’est pas qu’il aimait donner des retenues ou autre, mais parfois c’était nécessaire selon lui. Et puis, infliger ces calvaires aux élèves lui faisaient un bien immense alors pourquoi s’en priver ? Ainsi, dès les premiers jours, il avait repéré un de ces trublions, un Gryffondor, le jeune Hawkings, qui ne cessait de faire disparaitre comme par enchantement son uniforme pour le remplacer par des vêtements informes et surtout non correctes. Les premières fois, il ne lui avait fait que des remarques cinglantes et des avertissements, mais quand il le vit presque torse nu dans les couloirs en train de parler, la chemise ouverte entièrement, vêtu d’un simple short en jean, son sang ne fit qu’un tour. Il se dirigea vers lui et lui asséna une retenue bien sentie, avec une de ces remarques dont il avait le secret, qui lui fit monter le rouge aux joues. Il lui ferait parvenir l’horreur de la retenue avec une Beuglante, il adorait ces petits gadgets anglais qui ne faisaient pas dans la discrétion.

Plus tard dans la semaine, durant l’un de ses cours avec les Sixième Année, il se montra particulièrement horrible avec ses élèves, et Gabriel D’Angelo, ce Sang de Bourbe, ce Russe qui n’était qu’une erreur de la nature, s’était révolté en se plaignant à voix haute. S’il y avait bien une chose que Sakarov ne supportait pas c’était l’insubordination et l’insolence. Et puis il saisissait la moindre occasion pour rabaisser ce mécréant. Il se retrouva donc également en retenue.

Sevastian avait fixé la retenue pour le samedi après-midi, pendant la sortie prévue à Pré-au-Lard. Ainsi, plutôt que de sortir avec leurs amis, les deux jeunes gens devraient passer leur après-midi voire leur soirée avec le sordide enseignant. Il les attendait dans sa Salle de Cours, qui avait subi une attaque de Lutins de Cornouaille, les élèves ayant du mal à s’en défendre, et Sevastian s’amusant de les voir se débattre plutôt que de les aider. Il avait tout prévu pour que les garçons puissent faire du bon travail bien pénible et harassant : un seau d’eau claire et deux brosses à dent moldus. Bien entendu, il avait exigé qu’ils viennent sans leur uniforme, pour ne pas l’abimer.

Sevastian attendait donc dans la salle de Cours, corrigeant une liasse de copie qu’il inondait de rouge, un sourire sadique sur le visage…
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Sam 17 Mar - 21:55

Aiden n'aimait pas le conformisme. S'habiller pareillement que des centaines d'autres personnes et entrer dans le moule, très peu pour lui. Ainsi, il vouait une sainte horreur à l'uniforme. Sa garde-robe contenait bon nombre de vêtements, choisis par ses soins, qui ne convenait pas du tout au règlement. Et alors? Aiden n'avait encore jamais eu de problèmes et l'idée d'en avoir ne l'effleurait au final presque plus.
Il avait de tout dans sa valise, agrandie par magie: De longs t-shirts colorés, des pulls amples, des chemises en lin, des pantalons très seyants, des shorts courts ou moins courts, en toile ou non ou autre.
C'est d'ailleurs en portant l'un de ces shorts qu'il s'était fait interpellé pour la première fois.

Il avait donc son short en jean qui lui arrivait à hauteur des cuisses ainsi qu'une chemise ouverte, sans rien en dessous, ses muscles ainsi exposés aux regards qui se perdaient sur son torse. Il n'avait même pas fait d'effort pour avoir des vêtements ressemblant légèrement à l'uniforme, ses professeurs du jour n'étant pas très regardant ou alors déjà découragés.
Cependant, c'était sans compter sur les enseignants qui empruntaient les couloirs.
Aiden parlait donc à des proies potentielles à frustrer quand Professeur Sakarov avait surgi dans le même corridor. Il avait déjà fait remarquer au jeune Gryffon que sa tenue n'était pas du tout appropriée, et ce au moyen de répliques piquantes et inspirées. Il ne fit pas exception à la règle ce jour-là, sauf que là, en plus de réflexions désagréables à souhait, il lui colla une retenue. Aiden avait rougi, étant donné que c'était sa première heure de colle, donnée de surcroit devant des cibles. Il avait voulu montrer que cela coulait sur sa carapace, mais n'y arrivait pas parfaitement.

En rentrant dans la Salle Commune et en montant dans le dortoir, il avait trouvé une lettre sur son lit. Il la décacheta et le papier lui échappa des mains, pour planer à quelques centimètres de sa tête pour prendre la vague apparence d'un faciès humain. Elle lui hurla à la figure l'heure de sa retenue ainsi que toutes les autres informations, de manière très bruyante et agaçante. Ainsi la retenue allait avoir lieu durant la visite à Pré-Au-Lard? Ce professeur ne reculait devant aucune cruauté (oui, le Gryffon considérait cela comme une petite cruauté en soi, étant donné qu'il désirait y aller).
Aiden fut soulagé quand la Beuglante s'auto-déchira. Celle-ci avait bien précisé qu'il ne devait pas venir en uniforme. Ce professeur était-il débile? Pourquoi l'avait-il puni? Parce qu'Aiden était "mal" habillé...et voilà qu'il encourageait soudain cette pratique.

Le samedi après-midi, Aiden choisi avec soin ses vêtements. Il prit son short minuscule, en signe de provocation face à ce professeur qui l'avait collé pour cela, ainsi qu'un t-shirt blanc aux arabesques colorées près du corps surmonté d'une veste violette sans manches semblable sous plusieurs points à un gilet de sauvetage, pour certains individus aux critiques faciles. Il laça correctement ses baskets en toile bleu électrique et s'accorda une petite demi-heure de repos avant sa retenue.
Il sauta sur son lit, pour retomber allongé et, après avoir ensorcelé sa table de nuit pour qu'elle frappe plusieurs fois le seul en guise de réveil, tomba dans les bras de Morphée.
Il se réveilla donc en entendant les coups durs du meuble sur le sol et se leva en grognant.

Il patienta devant la salle de classe, voulant retarder au possible sa retenue qui s'annonçait longue. Enfin, il entra dans la pièce qui, apparemment, n'était pas de toute première fraicheur. Le sol, en plus de la sempiternelle poussière, était constellée de taches en tout genre et de toutes tailles.
Sakarov était à son bureau, corrigeant des copies. Il souriait avec sadisme, pour changer. Aiden se râcla la gorge.

« Hello. »

Malgré son ressentiment, il avait prononcé ce simple mot avec désinvolture. Il se dirigea, fixant l'enseignant avec une sourire de Joconde sur les lèvres et se planta à son bureau, s'y appuyant légèrement. Il pensait être le seul à avoir été convoqué en retenue, ainsi il questionna Sakarov:

« Quel est le programme? »

Il jeta un regard aux copies.

« Besoin d'aide pour corriger? »

Il se permettait une certaine familiarité, au point où il en était même s'il se doutait bien que les copies n'étaient pas destinées à la retenue.
Après tout, le sol sale était une "bonne" corvée, mais l'idée d'être à terre face à Sakarov avait des aspects dégradants voire pire, mais Aiden préférait ne pas y penser.
La porte derrière lui s'ouvrit et le jeune Gryffon se retourna pour voir qui entrait donc assister à ce déplaisant spectacle qu'était le récurage de sol.
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Ven 23 Mar - 22:39

Oh, d'ordinaire, Gabriel n'était pas un garçon très insolent, bien au contraire. Il était plutôt discret, conciliant et facile à vivre. Les professeur l'appréciait, car il savait être participatif, sans non plus en faire trop, et puis bien qu'il ne s'en rendre pas vraiment compte, il était plutôt doué avec la magie. Il travaillait bien, sans faire non plus beaucoup d'effort, parce qu'il préférait s'allonger dans l'herbe du Parc à lire un bouquin moldu que s'assoir à la bibliothèque lire un grimoire de Runes. C'était d'ordinaire ce que lui reprochait ses professeurs. Trop peu de travail personnel. Oui, tous les professeurs s'accordaient sur le cas de Gabriel, tous, sauf un.

Le professeur Sakarov n'aimait pas Gabriel. N'importe quel élève vous aurait dit que de toutes façons, Sakarov n'aimait personne, mais le Lion n'était pas dupe. Le professeur Russe, ex-enseignant à Durmstrang, école réputée intolérante n'aimait pas Gabriel parce qu'il était né-moldu, ou Sang-de-Bourbe, comme il devait certainement le penser. C'était étrange, c'était même merdique, d'avoir un professeur de Défense Contre les Forces du Mal raciste, comme disait les moldus. Qu'est ce qui était donc passé par la tête de Dumbledore ? Parfois, il était brillant, d'autres fois … Mais bref, ne prononçons pas d'insultes envers le Directeur simplement parce qu'un de ses professeurs était serré d'esprit. Et puis un peu gamin. Il avait dû entendre parler de cette histoire, comme quoi Gabriel n'avait pas été accepté à Durmstrang à cause de son sang, et il avait dû certainement trouver ça extrêmement drôle. Mais bref, suffit le ressentiment, passons au noeud de cette histoire.

Gabriel était en cours de Défense contre les Forces du Mal, avec le reste des Gryffondor de son année, et les Serdaigles, et il était assis, comme à son habitude, à côté de Mary McDonald. Jusqu'ici, rien d'anormal. Ils s'entraînaient aux sortilèges informulés. Autant le dire, Gabriel n'était pas brillant, il chuchotait plus les sorts qu'autre chose, et riait surtout beaucoup avec Mary. Mais là, réellement, Sakarov s'acharnait sur lui. Toutes les deux minutes, il passait devant lui, pour lui faire des remarques, ou pour simplement le regarder avec mépris. Après un n-ième : « Mr D'Angelo, ce n'est pas en tenant votre baguette comme on tient une fourchette que vous allez réussir à faire fuir un strangulot ! », Gabriel cru qu'il allait exploser. Au lieu de ça, il murmura un peu trop fort à Mary : « Fais chier, ce prof ». Pas très fin, je vous l'accorde, et il le paya bien cher.

Le soir même, il trouva une beuglante verte joliment déposée sur son couvre lit. Elle lui annonça gentiment l'heure et la date du rendez-vous, qui tombait en plein sur la sortie mensuelle à Pré-Au-Lard, merci, et se déchira toute seule. Gabriel n'avait jamais autant haït un professeur de sa vie. En même temps, ce n'était pas bien compliqué, vu qu'il n'avait jamais vraiment haït quiconque.

Le Samedi qui suit, il se leva vers onze heures, l'air gronchon (Aiden, pour toi !). Il reçu son habituelle lettre sororale hebdomadaire, qui racontait le même charabia encore une fois. Des trucs de futures chirurgienne cardiaque, des leçons de morale du type « faut que tu fasses-ci, que tu fasses-ça », qui se terminait par « Je te félicite d'avoir été collé, ça ne peut que faire augmenter ta popularité ». Il ne parvint même pas à sourire.

Après avoir déjeuné, il revint dans sa chambre, pour se préparer. A tous les coups, il allait devoir seul nettoyer une salle de classe, ou un truc dans le genre. A la moldue bien sûr, parce que les moldus sont tellement nuls qu'ils passent leur vie à balayer et à frotter le sol, ils sont pas foutu d'inventer des trucs mieux. Foutus sorciers plein de préjugés. Si Poudlard était dotée ne serait-ce que de l'électricité, comme l'énorme majorité des demeures au vingtième siècle, la vie serait mille fois plus simple. Grr. Il passa au dessus de son jean un sweat de la Juve (à prononcer Iouve). Oui parce que, en plus d'être Né-moldu, Gabriel, sacrilège, était italien, et comme les italiens, il jouait au football, et supportait une équipe, même du fin fond de son château Ecossais. Il était noir rayé blanc en verticale, et il y avait écrit en lettre d'or « SCIERA », champion de la Juventus, qui, Gabriel en était sûr, allait finir par emmener son équipe à gagner la coupe du monde.

Dix minutes plus tard, il poussait la porte de la salle de Défense Contre les Forces du Mal, la tête baissée. A peine la levait-il qu'il remarquait que quelque chose clochait. Pourquoi le professeur était-il habité d'un sourire narquois, et pourquoi Aiden Hawkings, Gryffondor de septième année, se tenait en short on ne peut plus court devant son bureau, l'air bizarrement aguicheur. Et pourquoi, en plus, disait-il : « Besoin d'aide pour corriger? » , ce qui était complètement crétin comme question ? Allaient-ils faire la retenue ensemble ? Oh ouiiiii, dites oui, professeur ! Dites oui, dites oui …

« Dites Oui ! »

A peine ses deux mots de trop étaient-ils sortis de sa bouche que Gabriel plaqua une main sur ses lèvres. Quel idiot il faisait maintenant... Oh oui, professeur, j'ai TELLEMENT ENVIE de corriger des copies avec vous ! Grr. Il tenta de se rattraper comme il le pouvait, il dit, le plus calmement qu'il le pouvait :

« Enfin, je veux dire … Dites moi que … On va devoir nettoyer la salle à deux et que je ne vais pas devoir … le faire seul ! Tu es là pour une retenue aussi, Aiden ? »

Gabriel tourna un regard désespéré vers son camarde Lion, priant pour qu'il lui vienne en aide sans poser de question, et surtout se souvienne de son prénom. La belle affaire …


______________________
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Ven 30 Mar - 21:39

Le premier des punis à arriver dans la salle de torture, pardon, dans la salle de cours, était cet impudent, qui n’hésitait pas dans un sursaut de révolte contre l’autorité des enseignants et porter une tenue non conforme. La première fois que Sevastian avait surpris le jeune homme dans une tenue extravagante et non en uniforme, il avait eu le droit à un avertissement et une remarque bien sentie. La seconde fois avait été de trop, comme il fallait s’en douter, on ne montrait pas la moitié de son corps comme cela à son bon plaisir, ce Hawkings avait besoin d’apprendre la discipline, et avec Sakarov il ne pourrait que courber l’échine. A moins qu’il ne soit sadique … Ce fut donc Aiden Hawkings qui entra le premier pendant que l’enseignant corrigeait ou plutôt gribouiller des copies. Quand il avait demandé aux deux punis de ne pas venir en uniforme c’était pour une bonne raison : pour ne pas qu’ils l’abiment. Il attendait donc une tenue correcte même si non réglementaire. Quand le jeune homme entra et le salua, Sevastian releva la tête, et ses yeux se firent perçants quand il vit la tenue de l’élève. Se rappelait-il la raison de sa retenue ou avait-il la mémoire décidément tellement courte qu’il était incapable de retenir une simple remarque ? Il avait remis ce short minuscule qui était déjà trop petit pour un gobelin, alors imaginez pour un humain ! Le tout agrémenté d’un tee-shirt blanc psychédélique, un gilet de sauvetage violet et des baskets d’un bleu criard. Encore pire que d’ordinaire. Aiden s’approcha du bureau de l’enseignant, celui-ci ne disant rien, et lui demanda quel serait le programme de la retenue et s’il avait besoin d’aide pour corriger. Sevastian posa sa plume délicatement et répondit d’un ton calme et froid, tel une onde glacée coulant dans votre dos qui vous paralyse et vous empêche de parler :

« M. Hawkings. Je ne savais pas que pour vous une tenue correcte en dehors de votre uniforme consistait en ce patchwork d’immondices se faisant concurrence. Vous n’avez pas assez d’argent pour avoir un pantalon décent peut-être ? Voulez-vous que l’on demande une participation à la classe lors du prochain cours, je suis sûr que vous aurez quelques noises, mais pas de moi rassurez-vous. Et nous ne sommes pas sur un bateau en pleine mer enlevez-moi donc ce gilet de sauvetage : c’en serait amusant si vous n’étiez pas aussi grotesque. Je ne devrais pas en être étonné…

Vous découvrirez bien assez tôt le programme de votre retenue, nous attendons pour le moment quelqu’un. Bien que ces copies soient une accumulation de bêtises, je préfère garder cette distraction pour moi seul.

Et je vous prierai de changer votre ton ! »


Cette dernière phrase avait tranché avec le reste de ses paroles plutôt douces car il avait fini par un ton sec, tel un aboiement menaçant ! La porte s’ouvrit justement quelques instants plus tard sur le deuxième puni de l’après-midi : ce mécréant de Russe incomplet, Gabriel de son prénom même si Cloporte aurait été plus en phase avec ce que pensait Sevastian. Le jeune homme était déjà plus décemment vêtu que son camarade, d’un jean et d’un polo de sport Moldu, qui n’inspirait que du dégout chez le Professeur. Comment pouvait-on mettre ce genre de « choses ». C’était à n’y rien comprendre. Sans même qu’il salue l’enseignant, Gabriel dit, presque comme si les mots sortaient seul de sa bouche :

« Dites Oui ! »

Dire oui ? Mais à quoi ? Quel étrange comportement. Encore une preuve qu’en étant un né-Moldu, il n’avait pas toutes ses facultés normales… Encore une chose qui ne surprenait pas Sakarov. Avant que ce dernier ne puisse lui asséner une remarque cinglante de son invention, le pauvre petit s’aplatit en excuses bafouillées :

« Enfin, je veux dire … Dites moi que … On va devoir nettoyer la salle à deux et que je ne vais pas devoir … le faire seul ! Tu es là pour une retenue aussi, Aiden ? »

Ainsi, étant d’année différente, Gabriel connaissait tout de même Aiden ? Bon ils étaient tous deux Gryffons, peut-être que cela venait de là tout simplement. Sevastian préférait ne pas se tourmenter l’esprit avec ce genre de question qui n’en valait pas la peine, il préférait de loin humilier ses élèves c’est pourquoi il répondit :

« M. D’Angelo, vous voici arrivé. Bonjour à vous aussi. Avez-vous changé de prénom ? Dois-je vous appeler Sciera ? Mais est-ce vraiment un prénom, on dirait plutôt un nom de moisissures. Remarquez cela vous ira très bien ! Malheureusement pour moi vous avez raison, vous allez faire votre retenue ensemble, le spectacle n’en sera que plus distrayant. Vous voyez ce seau là-bas à terre et les brosses à dent moldus, c’est bien comme cela que vous les appelez M. D’Angelo ? Je veux que vous me récuriez la salle sans usage de la Magie, ce pourquoi je vous demanderai vos baguettes. Maintenant ! Et dépêchez vous, si vous tenez manger quelque chose avant demain matin…

A moins que vos amis ne vous ramènent des friandises de Pré-au-Lard ? »


Sevastian adorait être sadique avec ses élèves. En suggérant ces friandises, que leurs amis pourraient leur ramener, il souhaitait leur rappeler qu’eux étaient punis, et devaient passer leur retenue avec lui en train de nettoyer une salle avec une brosse à dent aussi grosse d’un pouce. Quel délice de voir leur mine déconfit. Sevastian en aurait presque souri. Alors que les deux élèves se dirigeaient vers le seau, Sakarov lança un discret sortilège sur le maillot moldu de Gabriel, sur lequel n’était plus écrit Sciera mais Mokritsa … Ca lui allait tellement mieux, et le mieux était qu’il ne l’avait pas vu. Ah, pour une fois que le Russe allait pouvoir s’amuser …
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Sam 31 Mar - 16:33

Avec ce timbre de voix glacial et détaché, celui qui donnait à Aiden l'envie folle de distribuer des claques à son professeur, Sakarov entama un discours. Ce dernier semblait tellement direct et "parfait" que le jeune Gryffon se demanda si Sakarov ne l'avait pas préparé à l'avance.

« M. Hawkings. Je ne savais pas que pour vous une tenue correcte en dehors de votre uniforme consistait en ce patchwork d’immondices se faisant concurrence. Vous n’avez pas assez d’argent pour avoir un pantalon décent peut-être ? Voulez-vous que l’on demande une participation à la classe lors du prochain cours, je suis sûr que vous aurez quelques noises, mais pas de moi rassurez-vous. Et nous ne sommes pas sur un bateau en pleine mer enlevez-moi donc ce gilet de sauvetage : c’en serait amusant si vous n’étiez pas aussi grotesque. Je ne devrais pas en être étonné…Vous découvrirez bien assez tôt le programme de votre retenue, nous attendons pour le moment quelqu’un. Bien que ces copies soient une accumulation de bêtises, je préfère garder cette distraction pour moi seul.
Et je vous prierai de changer votre ton ! »


Aiden essaya de ne pas être pas être décontenancé par cette réplique visant son style vestimentaire. Aprsè tout, ses habits avaient déjà faient leurs preuves aurpès des multiples proies que lui offrait Poudlard. Ignorant l'ordre de son enseignant sur le ton qu'il avait adopté, il raffermit sa prise sur le bureau et sourit en coin.

« Professeur, les temps changent...La mode aussi. Evidemment, à votre âge ça ne doit pas être facile de s'adapter. »

Il était déjà en retenue alors bon, il n'allait pas se priver un peu d'insolence. Il ne pu aller plus loin dans ses réflexions et sa joute verbale car l'autre élève en retenue entra dans la salle. Aiden tourna la tête pour le voir faire irruption et déclamer ces deux mots :

« Dites Oui ! »

« Euh..."Oui" ? »

Aiden savait très bien que le jeune garçon, dont le visage ne lui était pas inconnu, ne s'adressait pas à lui mais il n'avait pas pu s'empêcher de parler. Il fit mine de rien, espérant que sa phrase se fasse vite oubliée.

« Enfin, je veux dire … Dites moi que … On va devoir nettoyer la salle à deux et que je ne vais pas devoir … le faire seul ! Tu es là pour une retenue aussi, Aiden ? »

Il connaissait son prénom, visiblement. Mais Aiden avait justement un trou sur l'identité du garçon. Comment s'appelait-il? Il se souvenait juste qu'il s'agissait d'un nom tiré de la religion judéo-chrétienne mais...Lequel?
Noé? Il l'aurait retenu...Moïse? Non.
Le Gryffon fit rapidement défiler la liste des noms possibles, puis s'arrêta sur l'un d'eux, un peu au hasard.

« Non Adam, je parle chiffon avec le Professeur Sakarov. »

Aïe. Maintenant, il était sûr que l'autre ne s'appelait pas Adam. Puis, d'un coup, son prénom lui revint en tête, comme s'il avait attendu qu'Aiden se trompe pour refaire son apparition dans ses pensées.

« Enfin...Gabriel, je veux dire. »

L'échange n'avait duré que quelques secondes. Sakarov reprit la parole, toujours aussi gentiment, comme à son habitude.

« M. D’Angelo, vous voici arrivé. Bonjour à vous aussi. Avez-vous changé de prénom ? Dois-je vous appeler Sciera ? Mais est-ce vraiment un prénom, on dirait plutôt un nom de moisissures. Remarquez cela vous ira très bien ! Malheureusement pour moi vous avez raison, vous allez faire votre retenue ensemble, le spectacle n’en sera que plus distrayant. Vous voyez ce seau là-bas à terre et les brosses à dent moldus, c’est bien comme cela que vous les appelez M. D’Angelo ? Je veux que vous me récuriez la salle sans usage de la Magie, ce pourquoi je vous demanderai vos baguettes. Maintenant ! Et dépêchez vous, si vous tenez manger quelque chose avant demain matin…
A moins que vos amis ne vous ramènent des friandises de Pré-au-Lard ? »


A la mention des friandises, Aiden regretta vraiment d'être en retenue. Il sortit sa baguette de la poche intérieure de sa veste et la tendit à Sakarov, manche tendu devant lui.

« Tenez. »

Son ton était devenu sec et il avait craché ce mot avec dédain. Puis, il se tourna vers le sceau d'eau et les brosses à dents, en choisi une -la verte, celle qui avait encore un nombre correct de poils- et la trempa dans l'eau.
Quand Gabriel fut près de lui, il lui glissa, dans un murmure presque inaudible:

« C'est ce qu'on appelle un vieux con. »

Et encore, l'appellation était faible.
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Sam 31 Mar - 19:43

« Euh..."Oui" ? »

Parfois, Gabriel se sentait légèrement stupide. Souvent même, si souvent qu'il s'y était habitué, et parvenait sans problème à passer outre. Cette fois-ci, c'était différent. Il s'était sentit stupide devant un élève de sa maison, un septième année qui plus est, ET devant un professeur qui le détestait. Génial, absolument génial. Le Lion était sur le point de plaquer un main sur son visage lorsqu'il réalisa se qu'avait dit son camarade juste avant :

« Professeur, les temps changent...La mode aussi. Evidemment, à votre âge ça ne doit pas être facile de s'adapter. »

Gabriel se mordit la lèvre inférieure. Merlin. La réputation qu'avait Aiden était donc fondée. Il était vraiment très drôle. Et pour tout dire … Il n'était pas si mal habillé comme avait du le prétendre Sakarov. Bien au contraire. Comme il le disait bien, il suivait l'ère du temps. Il était vêtu plus … molduement qu'autre chose, m'enfin même Sirius Black, sorcier de sang on-ne-peut-plus-pur s'habillait à la moldue. Tout Poudlard, en réalité, portait des fringues moldues. Les filles vantaient leurs nouveaux sous-vêtements en dentelle moldue, les garçons leur chaussures en cuir de vaches une nouvelle foi moldues, et même les Serpentard exposaient fièrement à qui voulaient les voir leur montres en argent de marque, une nouvelle fois, moldues. C'était la grande mode, oh oui, pour tout le monde, sauf pour Sakarov, apparemment. Ou en tous cas, pas en présence de ses élèves. Comment s'habiller plus simplement que lui, sans aucune personnalité ? Chemise noire, pantalon noir, chaussures noires ? Ooh. Peut-être était-ce pour faire … DARK. C'était réussi, Sakarov était même pire que Dark, il faisait carrément peur, avec ses yeux d'aigle et son sourire machiavélique. Gabriel parvenait rarement à lever ses yeux du sol, tellement il était impressionné. Ca devait être plutôt drôle à voir, de l'extérieur. Un grand garçon d'un mètre quatre vingt cinq, le regard rivé en permanence sur ces pieds.

« Non Adam, je parle chiffon avec le Professeur Sakarov. Enfin...Gabriel, je veux dire. »

Gabriel releva les yeux, cette fois, les plantant, rieurs, dans ceux de Aiden, le sourire aux lèvres. Le « Je parle chiffon avec le Professeur Sakarov » l'avait beaucoup amusé. Et bien évidemment, vu la poisse que Gabriel avait, il n'avait d'abord pas trouvé le bon prénom. Mais c'était marrant, et Gab' n'était vraiment pas du genre à se vexer pour un rien. Bon. Il ne répondit qu'un léger « Oh » à cette remarque, mais c'était parce que le professeur Sakarov prennait la parole.

« M. D’Angelo, vous voici arrivé. Bonjour à vous aussi. »

Gabriel tenta de le regarder dans les yeux. Merde, il n'avait pas dit bonjour. Alors il le fit : « Bonjour ! » dit-il, d'une voix rauque. Ce que dit ensuite le professeur manqua de faire se rouler de rire le jeune homme :

« Avez-vous changé de prénom ? Dois-je vous appeler Sciera ? Mais est-ce vraiment un prénom, on dirait plutôt un nom de moisissures. Remarquez cela vous ira très bien ! »

Gabriel ne put s'en empêcher, c'était plus fort que lui :

« C'est parce qu'on dit ''Chirra'' professeur. -Il avait prononcé le mot avec un accent italien parfait- Et pas Skirha. -Il tenta sans grand mal d'imiter l'accent de son professeur, le même que celui de sa mère, russe elle aussi, lorsqu'elle prononcait un mot italien sans faire d'effort, ce qui mettait très souvent son père en rogne- Et en réalité, ça signifie sclérotique. Vous savez, le blanc de l'oeil ? »

Il était très sérieux, pas moqueur, ou même insolent. Il informait le professeur. Quoi que... Peut-être essayait-il de le ridiculiser légèrement, parce qu'à vrai dire, s'entendre dire qu'un nom de moisissure vous va à ravir, ce n'est pas facile. M'enfin, Gabriel vivait ça tous les jours depuis six ans, alors … Le professeur Sakarov reprit la parole :

« Malheureusement pour moi vous avez raison, vous allez faire votre retenue ensemble, le spectacle n’en sera que plus distrayant. Vous voyez ce seau là-bas à terre et les brosses à dent moldus, c’est bien comme cela que vous les appelez M. D’Angelo ? Je veux que vous me récuriez la salle sans usage de la Magie, ce pourquoi je vous demanderai vos baguettes. Maintenant ! Et dépêchez vous, si vous tenez manger quelque chose avant demain matin…
A moins que vos amis ne vous ramènent des friandises de Pré-au-Lard ? »


Gabriel arqua un soucil, tandis qu'il tendait sa baguette au professeur. Que voulait-il dire par « c’est bien comme cela que vous les appelez M. D’Angelo » ? Le Rouge et Or était troublé. Vraiment troublé, si troublé qu'il ne remarqua pas ce que Sakarov fabriquait sur son dos, ni à ce que lui murmurait Aiden. Il s'attela à un chaudron, empoigna une brosse à dents, mais à nouveau, ce qu'il dit sortit tout seul :

« Excusez-moi professeur, pure curiosité d'élève, mais … Vous ne vous brossez donc jamais les dents ? Non mais parce que vous ne semblez pas connaître les brosses à dents, comment faites-vous alors pour maintenir une bonne hygiène dentaire ? Parce que je suis persuadé ne pas être le seul du collège à les utiliser … »

Oui oui, Gabriel en était sûr. Ses 3 camarades de dortoir aussi, avaient des brosses à dents. Se lançait-il un sortilège tous les soirs dans la bouche ? Ou avait-il une autre technique, il fallait prévenir sa mère, qui serait ravie de l'apprendre, elle qui criait tout le temps pour que ses enfants se brossent les dents 3 fois par jour. Étrange, ce professeur ...

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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Jeu 5 Avr - 21:27

Comment ce minable élève de Septième Année osait lui répondre ? Personne ne se montrait insolent avec Sevastian, sauf s’il était fou ou sadique, ou encore les deux à la fois ! Il ne tolérait pas ce genre de comportement, parfois il réagissait sur l’instant ou d’autre fois à retardement mais dans un cas comme dans l’autre, il valait mieux ne pas être dans sa ligne de mire à ce moment-là au risque de s’en souvenir et pour longtemps. Et pourtant le jeune insolent se le permettait ! Lors d’une longue retenue avec le Russe. Il n’avait vraiment pas peur. En effet, lorsque l’enseignant lui avait fait une remarque sur sa tenue, il avait fallu qu’il réponde :

« Professeur, les temps changent...La mode aussi. Évidemment, à votre âge ça ne doit pas être facile de s'adapter. »

Les temps changent ? Son âge ? Il n’avait même pas l’âge d’être son père, chose qui le dégouterait plus qu’autre chose car bien qu’il ne soit pas laid, il était d’une insolence que jamais il n’aurait permis à son fils s’il en avait eu un ou en aurait un à l’avenir. Alors que le Professeur Sakarov allait répliquer, i les retint car l’autre puni arrivait et interrompit la petite discussion qu’avaient les deux hommes, bien que le terme soit quelque peu élogieux pour Aiden, c’est à peine s’il avait du poil au menton. A coup sûr qu’il défaillirait comme une fillette s’il essayait de boire un godet de vodka. Rien que cette pensée réconforta l’esprit de l’enseignant. Quand Sevastian fit une remarque sur la tenue cette fois-ci du sang de Bourbe, celui-ci se crut intéressant en lui donnant une explication tangible du nom de ce Moldu, explication qui n’intéressait pas Sevastian car il répondit, ne laissant pas au jeune homme le temps de finir sa phrase, ou en tout cas il ne l’écouta pas :

« Ces informations n’ont que peu d’intérêt pour moi M. D’Angelo. Gardez les pour vos amis moldus, pour ma part cela m’importe autant que la durée de couvaison d’une portée de cafards africains. Bien que cela puisse être intéressant comparé à ce sport moldu dont vous avez l’air d’apprécier les mœurs douteuses. »

Tandis que son camarade plus âgé se rendait en ruminant vers le seau fruit de la dure labeur, après avoir donné sa baguette contre son gré, ce né Moldu Gryffondor trouva utile de lui faire une nouvelle remarque quant aux brosses à dent cette fois. C’était d’ailleurs limite s’il n’insinuait pas que son professeur manquait d’hygiène. Sevastian fulmina intérieurement mais resta calme tout en rétorquant.

« Je ne sais ce que vous cherchez à insinuer D’Angelo, mais prenez garde ! Vous croyez que je n’utilise pas de brosse à dent parce qu’il s’agit d’une invention moldue ? Il faut bien que ceux-ci compensent leur absence de don en magie quelque part et soient utiles non ? Vous n’aurez qu’à demander à votre professeure d’Etude des Moldus le lien entre la brosse à dent et les Sorciers, je suis sûr que cela sera passionnant. Maintenant, j’estime avoir déjà trop utilisé ma salive pour vous expliquer cela, donc suivez donc votre camarade et mettez vous à la tâche, vous serez peut-être plus utile. »

Alors que les élèves commençaient à s’activer autour du seau d’eau claire, Sevastian continua de remplir des parchemins de rouge sur un élève qui estimait qu’il valait mieux discuter avec son ennemi plutôt que de s’en défendre et que le charme du Bouclier devait être bien utile pour éviter la pluie par mauvais temps. Une fois fini, il regarda les deux élèves au loin et pénétra sournoisement leur esprit, mais en restant en surface, cela permettait de les écouter se parler et de capter quelques pensées par-ci par-là. Sevastian entendit donc Hawkings le traiter de vieux con. Il sourit. Lui, un vieux con ? Il ne savait pas à quel point il pouvait être proche de la vérité. Il se dirigea d’un pas calme vers les deux élèves sans que ceux-ci ne l’entendent, trop occupés à récurer le sol devant eux. Etant derrière le plus âgé, qui devait être en train de meurtrir ses genoux nus sur le pavé dur de la salle, Sevastian le saisit par le col de son tee shirt d’un mouvement vif et fort, le relevant de force, dévoilant d’ailleurs par la même occasion le bas de son torse, et plus particulièrement la ceinture abdominale. Le jeune homme ne put se retenir d’une réaction verbale que le Russe ignora et dit, d’un ton sec et froid, aussi acide que les crocs d’un serpent :

« Un vieux con vous disiez M. Hawkings ? C’est donc ce que vous pensez de moi ? Et vous D’Angelo qu’en pensez-vous ?»

L’élève se confondit en paroles inaudibles. Sevastian ne le lâchait toujours pas, le regardant droit dans les yeux. Gabriel étant quant à lui en train de les regarder tous les deux, interrompant son activité, bouche bée…
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Ven 6 Avr - 13:00

Sakarov envoyait encore ses gentillesses à l'égard de Gabriel, quoique il s'était légèrement calmé. Leur discussion portait sur l'usage des brosses à dent et de...cafards africains, ce qui n'était guère passionnant. Ainsi, Aiden n'écoutait pas vraiment, préférant se concentrer sur la dalle de pavés qu'il nettoyait à l'instant, tout en ruminant contre son professeur.
Gabriel avait finalement rejoint le deuxième Gryffon dans son labeur. Celui-ci n'était pas vraiment en train de réaliser un nettoyage approfondi du sol, ne voulant pas passer la nuit ici. Ses mouvements frénétiques éclaboussaient les alentours du seau en une multitudes de gouttelettes mais cela ne le dérangeait pas outre-mesure, il était bien trop occupé à inventer de nouvelles insultes...bien que "vieux con" semblait toujours la plus appropriée et surclassait même les plus inventives de ses créations injurieuses. Par cette activité, il espérait oublier la douleur de ses genoux meurtris. Les mini-shorts, c'était bien pour la provocation. Mais pour le récurage de sol, on avait déjà inventé mieux.

Aiden ignorait tout des capacités de legilimens de son enseignant. S'il l'avait su, sans doute aurait-il évité de tels propos mentaux. Mais l'idée que Sakarov puisse piétiner son jardin secret psychique ne lui avait même pas traversé l'esprit une seconde. Après tout, il était là, à son bureau, corrigeant ses copies, en les tartinant de rouge. Le Gryffon ne lui prêta plus attention. Ainsi, il ne le vit pas relever la tête, les fixer avec son sourire cruel digne des meilleurs méchants de séries B. Il ne le vit pas non plus s'approcher de lui, derrière son dos, son principal angle mort. Il le sentit juste se saisir du col de son T-shirt et le relever avec brutalité. Aiden, débraillé, protesta avec véhémence tout en tentant de se soustraire à la poigne de fer de Sakarov.

« Hé! Lâchez-moi! »

« Un vieux con vous disiez M. Hawkings ? C’est donc ce que vous pensez de moi ? Et vous D’Angelo qu’en pensez-vous ?»

Sa voix était comme d'habitude, posée mais cruelle. Ses yeux le transperçaient de part en part et, d'une certaine manière, l'empêchaient de répondre. Il était habitué aux agressions des autres élèves, mais venant d'un professeur c'était une nouveauté. D'ailleurs était-ce là une agression ou juste de l'intimidation? Quoiqu'il en soit, cela n'avait pas l'air très raccord avec le règlement. Mais toujours est-il qu'il n'osait menacer Sakarov qu'il allait se plaindre. Il n'osait même pas parler à ce moment même et bredouillait uniquement des débuts de phrases, sans queue ni tête.
Pourquoi donc Sakarov avait-il mêlé Gabriel à ce conflit qui ne regardaient qu'eux deux? Sa haine pour lui était-elle aussi grande, au point de chercher des situations pour l'enfoncer toujours plus?

La situation était étrange. En 7 ans d'études, on ne l'avait jamais empoigné ainsi, comme lors d'un racket. C'était la première fois également qu'il avait un tel professeur. Glacial, méchant...et violent apparemment. Mais, il fallait avouer (chose qu'Aiden ne faisait pas) que Sakarov avait un côté sexy et viril -mais bon, il avait son âge quoi...- pas vraiment déplaisant et se faire empoigner de la sorte était relativement déstabilisant, un peu flippant, mais cela avait aussi un petit côté excitant.

Aiden ferma les paupières, le T-shirt toujours pris dans la poigne de son professeur, et respira un grand coup. Il rouvrit les yeux et trancha, d'une voix qui se voulait forte et volontaire mais qui tremblait légèrement.

« Vous ne faites rien pour que je puisse revoir mon jugement à votre égard en tout cas. De plus, je pense que le professeur Dumbledore serait ravi d'apprendre qu'un de ses employés ait malmené un élève lors d'une retenue... D'autant plus qu'il n'y a pas énormément de témoins et qu'ainsi, ma version des faits pourra être...revue à la hausse. Je suis sûr que Gabriel aura plus tendance à défendre ma version comme étant la vraie. »

En réalité, il aurait bien voulu donner un coup de pied dans le pelvis de Sakarov mais il préférait se la jouer diplomate. Ou maître-chanteur... Même si c'étaient plus des menaces en l'air que du concret...pour l'instant.
Aiden réprima un frisson, à la fois parce qu'il craignait inconsciemment la réaction de Sakarov mais également parce qu'il avait froid. Le bout de ses doigts mouillés étaient gelés à cause de la basse telpérature du lieu et le bas de son torse a découvert ne l'aidait pas vraiment à se réchauffer.
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Sam 21 Avr - 23:35

« Vous n’aurez qu’à demander à votre professeure d’Etude des Moldus le lien entre la brosse à dent et les Sorciers, je suis sûr que cela sera passionnant. Maintenant, j’estime avoir déjà trop utilisé ma salive pour vous expliquer cela, donc suivez donc votre camarade et mettez vous à la tâche, vous serez peut-être plus utile. »

Gabriel n'était pas vraiment satisfait du tout de la réponse de son professeur. Il était de nature extrêmement curieuse, ce qui d'habitude plaisait aux enseignants, d'ailleurs, et son appétit de savoir n'avait pas été repu de la réponse en biais de Sakarov, qui était décidemment beaucoup trop suceptible. Gabriel s'était toujours dis qu'une personne susceptible ne devrait pas être professeur, car c'était vraiment la profession où le risque d'être vexé par quelqu'un d'inférieur à soi, de quelques manière que ce soit, était le plus élevé. De toutes façon, ce Russe n'était vraiment pas à sa place au sein du corps enseignant de Poudlard... Il occupait un poste important, les Défenses contre les Forces du Mal étaient une des principales matières à l'école, alors qu'il sortait de nulle part, que personne n'avait jamais entendu parler de lui, sauf ces anciens élèves, tous plus officieusement adeptes à la Magie Noire les uns que les autres … Il ne semblait s'entendre avec aucun de ses collègues, et il ne semblait pas non plus vouloir leur adresser la parole. Il avait un passé on ne peut plus mystérieux, car avant d'être professeur à Durmstrang, personne dans les connaissances du Gryffon ne savait ce qu'il avait fait, bien que quelques rumeurs coulassent sur son compte, prétextant qu'il avait par exemple été auror … Gabriel avait de gros doutes quant à ces théories. Lui ? Auror ? Impossible ! Il était intolérant, raciste, discriminant, acharné, cruel, il faisait parti des méchants. Les aurors, eux, étaient les gentils ! Ceux qui débarrassaient le monde sorcier des mages noirs, protégeant ainsi tout le monde, et pas seulement les sangs-pur. Gabriel voyait très mal le Sakarov dans ce rôle là.

Malgré toutes les questions qu'il se posait, le Lion devait quand même se mettre sérieusement au travail. Il roula des yeux vers le chaudron sale, et entreprit de frotter, quand tout se bouscula, et pas seulement dans son esprit … Il avait dû manquer un épisode, forcément. Il lui avait bien semblé que Aiden lui avait murmuré quelque chose, pendant sa grande réflexion sur l'usage de la brosse à dents par le professeur Sakarov, mais comme il ne l'avait pas écouté, il ne savait pas si ça avait un quelconque rapport avec le fait que le professeur venait d'attraper son élève par le col, et l'avait ensuite violemment tiré vers l'arrière, un air digne d'un des plus grands romans de Machiavel sur son visage. Ce n'était pas normal. Gabriel se redressa, les genoux meutris à cause des frottements, et fini par se lever, tentant de comprendre, complètement déboussolé, l'échange Aiden-Sakarov

« Un vieux con vous disiez M. Hawkings ? C’est donc ce que vous pensez de moi ? Et vous D’Angelo qu’en pensez-vous ?»

Gabriel, debout face à cet étrange duo, ne put s'empêcher de trouver la situation plutôt coquasse. C'était … hm … tout lui, de faire marcher son imagination et de ne pas voir ce qui était réellement en train de se passer quand l'heure était ''grave''. Il était trop paniqué pour réaliser qu'un professeur était en train de violenter un élève. Tout ce qu'il voyait, c'était Sevastian Sakarov en train de déshabiller Aiden Hawkings, et le gamin qu'il était trouvait ça très drôle. Il porta son poing à sa bouche et étouffa un rire en mordant dedans. Heureusement, son camarade lui sauva la mise, et ses pieds se reposèrent bien vite sur terre :

« Vous ne faites rien pour que je puisse revoir mon jugement à votre égard en tout cas. De plus, je pense que le professeur Dumbledore serait ravi d'apprendre qu'un de ses employés ait malmené un élève lors d'une retenue... D'autant plus qu'il n'y a pas énormément de témoins et qu'ainsi, ma version des faits pourra être...revue à la hausse. Je suis sûr que Gabriel aura plus tendance à défendre ma version comme étant la vraie. »

Il fallait être sérieux, maintenant. Aiden comptait sur lui. Solidarité gryffondorienne. Gabriel prit un air sérieux, celui qu'il avait lors des examens par exemple, neutralisa ses émotions débordantes. Il lui fallait réfléchir, et se souvenir. Sakarov avait dit « Un vieux con vous disiez M. Hawkings ? C’est donc ce que vous pensez de moi ? ». Ainsi donc, Aiden avait insulté son professeur à vive voix ? Non. Il l'aurait entendu. Et si ça avait été les mots bas qu'il lui avait murmuré lorsqu'il était concentré sur la brosse à dents, le professeur, à moins d'avoir l'ouïe aussi fine que celle d'une taupe, n'aurait pas pu les entendre. A moins que … A moins que … A moins que QUOI ? Comment est-ce que ce professeur avait pu entendre cette insulte? C'était impossible, et pourtant … Mais le lion n'avait plus le temps de penser à cela. Il tendit la main devant lui, planta ses yeux bleus azurs dans ceux de son professeur, sûr de lui, et dit :

« Je crois qu'il n'y a pas besoin de menace, Aiden. Je crois que Mr Sakarov devrait te lâcher, sérieusement, parce que ses méthodes ne sont en effet pas approuvées à Poudlard, très loin de là et ce depuis la fin du 19ème siècle au moins. Mr Sakarov saura faire le bon choix, et il va nous laissera terminer tranquillement la retenue qu'il avait prévu pour nous, parce qu'il sait très bien que c'est la meilleure chose à faire, parce que même Peeves le ferait. Je suis sûr qu'en réalité, Mr Sakarov s'en fiche de savoir ce qu'un gamin de dix sept ans pense de lui. N'est-ce pas, professeur ? »

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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Lun 23 Avr - 22:17

Sevastian n’était pas réputé pour être violent. Cruel ? Oui. Tyrannique ? Sans aucun doute. Mais violent, il ne l’était que pour impressionner les autres, et cela fonctionnait en général particulièrement bien sur les jeunes générations, autant dire qu’il profitait ainsi de ses pouvoirs de Professeur à fond. Cela pouvait néanmoins entrainait quelques fois des réactions plutôt inattendues chez les élèves. Ainsi certains avaient tellement peur du Russe qu’il en tombait malade à chaque fois, d’autres au contraire semblaient apprécier le caractère très dur de l’enseignant, et enfin certains essayaient de lutter contre cette force, de résister mais il n’avait jamais de mal à les casser tous les uns après les autres. Et apparemment, les deux élèves à qui il avait donné une retenue ce jour-là semblaient appartenir à la dernière catégorie. En effet, quand il avait empoigné de force le jeune Hawkings, ayant entendu sans qu’il le sache ce qu’il pensait de lui, il ne s’attendait pas à ce qu’il lui réponde avec une telle insolence. Insolence qui ne demandait qu’à être dompté. En effet, pendant qu’il se débattait inutilement, la poigne du Russe étant assez solide pour ne pas se démonter, le Gryffondor lui demanda de le lâcher, ordre qu’évidemment Sevastian ne respecta pas. Cette bravade intriguait néanmoins ce dernier et il survola donc rapidement et discrètement l’esprit du jeune homme, voir ce qu’il ressentait dans ce moment où la honte devait être en train de l’envahir, lui l’élève de 17 ans, grand, musclé, mignon, mais qui était suspendu à quelques centimètres du sol comme un vulgaire chiot qu’un Moldu hésiterait à abattre ou non. Il ne ressentait étrangement pas cette peur que d’ordinaire le comportement de Sevastian insufflait, on y voyait plutôt de la rage, de la colère. Il ne comprenait son professeur, et le trouvait glacial, mais un détail amusa l’homme : il le trouvait sexy ? Eh bien il fallait avouer que le jeune homme aussi l’était … Autant dire que ça ouvrait de nouvelles perspectives de cynisme de l’enseignant. Fermant les yeux, Aiden dit d’un ton placé et très clair :

« Vous ne faites rien pour que je puisse revoir mon jugement à votre égard en tout cas. De plus, je pense que le professeur Dumbledore serait ravi d'apprendre qu'un de ses employés ait malmené un élève lors d'une retenue... D'autant plus qu'il n'y a pas énormément de témoins et qu'ainsi, ma version des faits pourra être...revue à la hausse. Je suis sûr que Gabriel aura plus tendance à défendre ma version comme étant la vraie. »

Son jugement ? C’était vraiment la dernière chose à laquelle il accordait de l’importance. Il voulait lui faire peur et lui montrer que si ses méthodes plutôt brutales d’enseignement ne plaisaient pas il pouvait se plaindre pour faire virer le Russe. Quelle niaiserie ! S’il croyait vraiment que ces menaces atteindraient Sakarov, il se mettait la baguette dans l’œil. Le Professeur Dumbledore avait pleinement confiance en lui et il avait son soutien. S’il avait été recommandé pour ce poste c’était pour son aptitude à apprendre à se défendre contre les Mangemorts qui prenaient de plus en plus de pouvoir. Qui était le mieux placé pour ce rôle si ce n’était un Auror ? Personne. Mais évidemment, seule la Direction et les élèves de Durmstrang étaient au courant du passé professionnel de l’enseignant. C’est alors que l’autre Gryffon intervint, Gabriel, ce sous-Russe de bas étage, qui ne méritait même pas l’appellation de sorcier. Lui aussi voulait jouer la forte tête. Même si pour l’instant ses pensées étaient plutôt tournées vers des perspectives intéressantes, grésillant comme des moustiques près de ses conduits auditifs, il essayait de se montrer solidaire de son camarade, ce que Sevastian pouvait comprendre, mais il ne pouvait pas accepter cette insolence. Mais il s’arrêta tout de même deux secondes sur l’esprit du jeune homme : Sevastian déshabillant Aiden Hawkings ? Idée intéressante qui fit imaginer des manières très particulières d’humilier et d’embarrasser le jeune homme. Cette moitié de sorcier verrait ce qui l’attendait. Ce dernier dit d’ailleurs, d’une voix trop posé, comme celle d’un moralisateur, voix que Sevastian n’appréciait pas du tout mais alors pas du tout.

« Je crois qu'il n'y a pas besoin de menace, Aiden. Je crois que Mr Sakarov devrait te lâcher, sérieusement, parce que ses méthodes ne sont en effet pas approuvées à Poudlard, très loin de là et ce depuis la fin du 19ème siècle au moins. Mr Sakarov saura faire le bon choix, et il va nous laissera terminer tranquillement la retenue qu'il avait prévu pour nous, parce qu'il sait très bien que c'est la meilleure chose à faire, parce que même Peeves le ferait. Je suis sûr qu'en réalité, Mr Sakarov s'en fiche de savoir ce qu'un gamin de dix sept ans pense de lui. N'est-ce pas, professeur ? »

De quel droit osait-il s’adresser à lui de cette manière ? Il cherchait vraiment à mourir ? Etait-il suicidaire ? Sevastian n’allait pas supporter cette attitude longtemps. Si ça ne tenait qu’à lui, le jeune homme serait expulsé de Poudlard pour son insolence. Et il se serait fait un plaisir de le mettre lui-même à la porte. De rage, mais maitrisant tout de même son corps et sa voix, il relâché, ou plutôt jeta, le jeune Hawkings comme un rat mort sur le sol couvert d’eau froide. Comme rempli de dégout, alors que le physique du Gryffondor aspirait à une toute autre pensée, surtout chez le Professeur Sakarov. Sevastian répondit alors, son ton ne changeant toujours pas, même si on pouvait sentir une légère perfidie et une assurance parfaitement russe dans sa voix :

« Oh, mais à ce que je vois vous avez la langue bien pendue vous deux ! Si seulement vous étiez aussi efficace à laver ce sol, j’aurai peut-être la chance de ne plus vous avoir à ma vue. Vous croyez beaucoup de choses M. D’Angelo, mais la chose que vous devriez croire en priorité c’est que vous devez vous montrer respectueux envers vos enseignants, et moi en particulier. Tant que vous n’aurez pas appris cela, vous n’aurez rien à dire. Vous pensez faire votre intéressant en me parlant de la sorte ? Croyez moi, vous ne savez pas à qui vous parlez !

Quant à vous M. Hawkings, je n’accorde aucune importance sur ce que vous pensez de moi, tant que vous me respectez vous aussi. Et n’ayez crainte, le Professeur Dumbledore a entièrement confiance en moi et mes méthodes de travail. Mon rôle est de vous entraîner à devenir les défenseurs du Monde Magique de demain, et non pas des trouillards qui se réfugient derrière la première autorité venue. Vous me menacez de quoi au juste ? Vous croyez sincèrement que deux élèves en retenue auront plus de valeur au niveau de leur parole qu’un Professeur qui a été recommandé comme étant le plus apte à ce poste ? Belle illusion. Prouvez que vous n’en êtes pas une vous aussi, et au travail ! »


Sevastian ne savait pas si cette dernière phrase aurait l’effet escompté. En effet, il venait de sous-entendre qu’il voulait voir qu’Aiden ne soit pas qu’une illusion et que donc son côté charmeur, beau garçon soit le reflet d’une âme aussi intéressante. Mais bien entendu, seul Sevastian pouvait y voir le lien, l’amalgame ne pouvant que causer la réflexion chez les deux garçons. Pendant que ceux-ci se remettaient au travail, Sevastian revint à son bureau, jetant un œil aux copies qu’il était précédemment en train de corriger. Par miracle, ils les avaient finis, il pouvait donc ranger tout cela dans un dossier qu’il plaça dans un des tiroirs ensorcelés du bureau de bois noir, ensorcelé de sorte qu’aucun élève ne puisse ouvrir ces fameux tiroirs. Sevastian effaça par la suite le tableau, d’une manière sûre et rapide, le rendant ainsi très vite impeccable, pendant que les deux jeunes garçons astiquaient méticuleusement le sol. A deux le travail était toujours plus rapide. Alors qu’il allait consulter un livre sur les Moremplis, tout juste sorti des presses magiques qu’il avait reçu de Fleury-et-Botts après commande, Sevastian se dit que le moment était parfaitement choisi pour commencer à se venger de l’insolence de ce Gabriel. Il insuffla au jeune homme des images plutôt dénudés d’Aiden, image que le professeur n’avait fait qu’imaginer, c’était une de ses règles, ne jamais violer la pudeur d’autrui dans ses pensées. Ainsi, le Russe sortit discrètement sa baguette de son fourreau à la ceinture et lança un sortilège informulé au jeune D’Angelo. A chaque fois que celui-ci regardait désormais Aiden, il le voyait soit nu soit en boxer fort sexy. La réaction ne se fit pas attendre, il fut embarrassé par ces illusions sorties de nulle part et le sang affluait à ses joues … et peut-être pas qu’à cet endroit d’ailleurs. Bien entendu, son camarade ne se doutait pas du tout de ce qu’il se passait, il continuait à récurer le sol vigoureusement, dans de rapides va-et-vient de son corps tout entier, ce qui évoquait également des pensées « dérangeantes » pour l’enseignant en Défense contre les Forces du Mal. Il ne manquerait plus que par sa gaucherie pleine d’embarras que le 6ème année renverse le seau …
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Mar 8 Mai - 22:33

D'ordinaire, Gabriel plaisait beaucoup aux professeurs. Sans être un élève modèle (les Gryffondors étaient rarement des élèves modèles, de toutes façons, si on oubliait Lily-Evans-la-préfète-parfaite...), il s'intéressait aux cours, participait, et obtenait la plupart du temps des notes très correctes. Il avait d'ailleurs obtenu de bons résultats aux BUSE's, ses professeurs semblaient fiers de lui. Sa naïveté presque niaise faisait que les adultes passaient la plupart du temps sur ses légers et très occasionnels écarts de conduite. Apparemment Sevastian Sakarov n'était pas comme ça. Il ne tolérait pas Gabriel. Pas du tout. Il semblait même avoir une dent contre lui. Contre les Gryffondor, aussi, apparemment. Et il avait aussi une dent contre les moldus, à en juger par la manière dont il en parlait. Et puis il semblait fort peu apprécier les personnes qui s'accordaient quelques libertés vestimentaires. Et il avait un véritable mépris pour les règles soumises au corps professoral de l'École anglaise, vu comment il traitait ses élèves ... Bon, si Gabriel faisait le compte, il y avait vraiment peu de choses que le professeur semblait apprécier. En même tant, qui en avait quelque chose à faire ? Les professeurs étaient d'ordinaire capable de maîtriser leurs goûts, de ne pas les faire paraître. Mac Gonagall, par exemple, était complètement insondable. Elle était stricte, rigoureuse, certes, mais il était absoluement impossible de deviner ce qu'il y avait derrière. Il était bien simple de deviner que les amis du professeur Sakarov (s'il en avait bien sûr), n'étaient certainement pas des nés moldus. Ou que s'il avait été à Poudlard, il aurait été placé chez les Serpentards. Ou que gamin, il devait certainement se contenter de l'uniforme scolaire. Et il avait dû avoir une éducation plutôt stricte, si ce n'est violente. Oh, après, peut-être que Gabriel se trompait complètement. Peut-être qu'il avait tout faux. Peut-être que c'était son esprit trop curieux qui lui jouait encore des tours. Mais il en doutait. Gabriel doutait très peu souvent de lui. A vrai dire il se remettait très peu souvent en question, ce qui devait expliquer pas mal de choses. Il ne tirerait probablement rien de cette retenue, d'ailleurs, sauf peut-être que son professeur de Défense contre les Forces du Mal ne se brossait pas les dents, et que pourtant son haleine n'était pas trop mauvaise.

« Oh, mais à ce que je vois vous avez la langue bien pendue vous deux ! Si seulement vous étiez aussi efficace à laver ce sol, j’aurai peut-être la chance de ne plus vous avoir à ma vue. Vous croyez beaucoup de choses M. D’Angelo, mais la chose que vous devriez croire en priorité c’est que vous devez vous montrer respectueux envers vos enseignants, et moi en particulier. Tant que vous n’aurez pas appris cela, vous n’aurez rien à dire. Vous pensez faire votre intéressant en me parlant de la sorte ? Croyez moi, vous ne savez pas à qui vous parlez ! »

Le professeur ne semblait pas vraiment avoir compris le but des mots du Gryffondor. Tout ce qu'il voulait, c'était lui offrir une porte grande ouverte vers le repenti. Il aurait pu l'approuver, peut-être même s'excuser et en tous cas lâcher Aiden calmement, et retourner à ses copies. Au lieu de cela, il venait de le jeter à terre comme un vieux chiffon, et faisait enfler sa mégalomanie en exigeant que ses élèves le respecte plus qu'il ne respecterait le reste des professeurs. Quel étrange personnage, quel étrange personnage. Gabriel était pour le moins troublé par les dires de son professeur dont il n'arrivait à sortir qu'une liste de défauts s'allongeant sans cesse, sans être pour autant effrayé par le professeur, qui ne semblait pas réussir à lui faire ressentir la moindre peur suite aux menaces sous-entendues.

« Quant à vous M. Hawkings, je n’accorde aucune importance sur ce que vous pensez de moi, tant que vous me respectez vous aussi. Et n’ayez crainte, le Professeur Dumbledore a entièrement confiance en moi et mes méthodes de travail. Mon rôle est de vous entraîner à devenir les défenseurs du Monde Magique de demain, et non pas des trouillards qui se réfugient derrière la première autorité venue. Vous me menacez de quoi au juste ? Vous croyez sincèrement que deux élèves en retenue auront plus de valeur au niveau de leur parole qu’un Professeur qui a été recommandé comme étant le plus apte à ce poste ? Belle illusion. Prouvez que vous n’en êtes pas une vous aussi, et au travail ! »

Quel professeur paradoxal ! Quelle vision du monde il avait ! « Tant que vous me respectez vous aussi » … Ce bout de phrase était resté comme clignotant dans le crâne du Gryffon. Sakarov sous-entendait-il par là qu'il respectait Aiden ? Vraiment ?! Non, impossible ! On ne respecte pas un élève quand on l'oblige à se courber en deux, à se mettre à quatre pattes, et à récurer un sol dégoûtant avec une brosse à dents. On ne respecte pas un élève quand on l'attrape par le col avec violence, on le soulève du sol, et on lui parle en lui postillonnant dessus. Si ? Vraiment ? Il faudrait alors qu'il révise ses définitions …

Et puis après, il avait parlé d'illusions, Gabriel n'avait pas tout bien saisi … Mais comme cette remarque ne le concernait pas, il haussa les épaules, et retourna à son récurage. Il saisi à nouveau la brosse à dents en plastique jaune pisseux, et frotta entre l'interstice du parquet usé par des millions de milliers de passage. Cette pensée, de grandeur, de longévité de Poudlard, occupa l'esprit du Gryffondor pendant quelques longues minutes. Puis, l'eau du sceau devenant drôlement noire, et il se dit qu'il était temps de la changer, sinon leur va et viens obscènes ne serviraient plus à rien. Il tourna une demi seconde le regard vers Aiden, juste comme ça, sans but, sans raison particulière, juste pour le regarder, et il tomba sur une image bien étrange. Tous les vêtements de Aiden, que le professeur jugeait si contraires au règlement de Poudlard avaient … disparus. Tout bonnement disparus. Le Gryffondor secoua son crâne, tentant de chasser l'image parasite de son crâne, sentit ses joues rougir, se redressa et se concentra sur le sceau. Une hallucination, juste une hallucination ! La preuve, s'il regardait le professeur, il ne voyait rien, à par son œil cruel qui semblait légèrement amusé. Bien qu'un peu rassuré, il n'osa pas accorder un second regard à son camarade. Autant ne pas prendre trop de risques. Il attrapa l'anse du seau, et se dirigea vers l'unique robinet en céramique dégoutante, vida l'eau, et re-rempli le sceau. Puis il se retourna, et garda l'oeil fixé sur l'eau désormais claire, jusqu'à arriver jusqu'au flanc gauche de Aiden. Allez. Il fallait lever les yeux pour poser le sceau. Il verrai probablement, sûrement même. Il leva la tête. Il sentit le sceau qu'il tenait contre sa pointrine, entre ses deux bras musclés par des centaines de séances intensives de Quidditch lui échapper et tomber il ne savait trop où, sur le corps de son camarade à en juger le cri qu'il poussa. Aiden était nu. Entièrement nu. Gabriel pouvait voir chacun de ses muscles dorsaux se tendre et se détendre à cause des mouvements qu'il faisait. Il pouvait voir sa paire de fesses masculines, légèrement poilue, se dandiner d'avant en arrière, au rythme des frottements du sol qu'il donnait à coups de brosse à dents. Et il vit même, quand Aiden se retourna, apparemment en colère vu la flamme qui brulait dans ses yeux son torse musclé, et ses parties intimes très sexuées. Le D'Angelo devait être rouge, à ce moment là. Du genre, cramoisi. Il ouvrit la bouche, fit claquer sa langue, le regard fixé mais variant légèrement sur le corps nu de Aiden, puis dit, tentant d'avoir une voix claire et pas trop bégayante.

« Aiden … Pou-pou-pourquoi tu es nu ? Pourquoi est ce que je peux voir ton … énorme … sexe ? » Il se retourna brusquement, le corps entier tremblant, et planta ses yeux bleux dans ceux du professeur : « Qu'est ce que vous lui avait fait ? Qu'est ce que vous m'avez fait ? »

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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Jeu 10 Mai - 16:16

La délicatesse n'était pas le maître-mot de Sakarov. Non, ces actions étaient plutôt axées sur l'autorité, le sadisme et l'intimidation teintée de violence. En réalité, Sakarov n'était pas un être humain mais bien l'allégorie de ces défauts. De plus, il affichait une passion prononcée et très mal dissimulée pour le respect, à sens unique évidement, envers sa personne. Il ne supportait pas la moindre incartade, ce dont Aiden ne l'épargnait pas. Pour se conforter dans son comportement de brute bien élevée, il jeta le Gryffon contre le sol avec l'indélicatesse que ses élèves lui connaissaient. Aiden était bien parti pour avoir deux jolis hématomes bleutés sur les deux coudes, ayant violemment heurté le sol sur ces derniers.

« Oh, mais à ce que je vois vous avez la langue bien pendue vous deux ! Si seulement vous étiez aussi efficace à laver ce sol, j’aurai peut-être la chance de ne plus vous avoir à ma vue. Vous croyez beaucoup de choses M. D’Angelo, mais la chose que vous devriez croire en priorité c’est que vous devez vous montrer respectueux envers vos enseignants, et moi en particulier. Tant que vous n’aurez pas appris cela, vous n’aurez rien à dire. Vous pensez faire votre intéressant en me parlant de la sorte ? Croyez moi, vous ne savez pas à qui vous parlez !  Quant à vous M. Hawkings, je n’accorde aucune importance sur ce que vous pensez de moi, tant que vous me respectez vous aussi. Et n’ayez crainte, le Professeur Dumbledore a entièrement confiance en moi et mes méthodes de travail. Mon rôle est de vous entraîner à devenir les défenseurs du Monde Magique de demain, et non pas des trouillards qui se réfugient derrière la première autorité venue. Vous me menacez de quoi au juste ? Vous croyez sincèrement que deux élèves en retenue auront plus de valeur au niveau de leur parole qu’un Professeur qui a été recommandé comme étant le plus apte à ce poste ? Belle illusion. Prouvez que vous n’en êtes pas une vous aussi, et au travail ! »

C'était une idée fixe ! Il était obnubilé par cette notion de respect, très abstraite aux yeux d'Aiden. A moins que son professeur ne souffre d'un criant complexe d'infériorité ? Cela semblait malgré tout bien improbable. Comment pouvait-on être complexé avec des tels muscles, dont on devinait vaguement la forme saillante sous ses vêtements ? Il recherchait presque avec obsession le respect auprès de ses élèves, bien que pour la plupart, il n'avait même pas besoin de demander et cela se faisait de manière intrinsèque. Cependant, les tenues de Gryffon devait être -et cela était le but premier- une forme exaspérante d'insolence à ses yeux.
Ainsi Dumbledore tolérait et approuvait le fait que Sakarov agresse ses élèves ? Le directeur était devenu bien trop laxiste... Certes, Sakarov voulait former l'élite sorcière, ce à quoi Aiden aspirait, mais de là à pousser les gens au sol comme des encombrants... Aiden ne voyait d'ailleurs pas le lien entre cela et l'apprentissage de la magie. Il se disait recommandé comme étant le plus apte à donner ce cours. Sans aucun doute, il avait été premier de sa formation dans la catégorie "J'ai des muscles et une belle gueule alors je me permet tout".
Aiden cracha entre ses dents, imaginant déjà des moyens pour le mettre en rogne:

« Tu vas voir si je ne suis pas une illusion... »

Puis il regretta de suite ses paroles, peu désireux de se retrouver à nouveau pendu au poing de Sakarov. Celui-ci regagna heureusement son bureau, sans user de la violence sur lui, en jetant, une fois assis, de temps en temps un regard railleur en leur direction.
Le Gryffon récurait le sol avec ardeur, ce qui avait pour conséquence de faire bouger son corps d'avant en arrière, en séries successives, ce qui était comparable à l'acte intime.
Malgré ses multiples conquêtes, Aiden ne l'avait jamais fait. Il ne voulait pas gâcher ça avec le premier ou la première venue, préférant garder cette occasion, et ce trésor comme disent certains romantiques, à la bonne personne. Encore fallait-il la trouver... Aiden n'avait pas vraiment de critères de sélection, penchant plus pour une attirance au feeling, à ne pas confondre avec le coup de foudre, auquel il ne croyait que très peu.
Il soupira, toujours en action, et s'encouragea en se disant qu'il devait bien avoir à Poudlard avec qui il aurait envie de partager cela. Il n'était pas pour la course au dépucelage, mais à son âge, c'était un peu la loose, bien que peu de gens étaient au courant de sa condition.

Une poignée de minutes plus tard, passées à nettoyer le dallage avec toujours autant de vigueur, Gabriel eut la brillante idée de changer l'eau de sceau. En effet, elle qui était jadis si claire était devenue opaque et une énorme masse de particules denses de saleté s'y mouvait.
Emportant le sceau, Gabriel se dirigea vers le robinet et fit le nécessaire pour renouveler l'eau. Aiden ne s'inquiéta que très peu des agissements de son comparse, trop occupé à se battre avec une tache tenace avec sa fidèle brosse à dent verte. Il vit du coin de l'oeil son camarade arriver à sa gauche, l'air terriblement gêné. Son visage avait une teinte cramoisie. Aiden n'aurait pas pu expliquer l'origine de cette couleur et, d'une certaine manière, 'en avait pas vraiment cure. Si ce Gryffon ce mettait dans de pareils états parce qu'il allait vider un sceau, c'était son problème.
Sauf que ce cher Gabriel, visiblement très stressé, fit tomber le récipient sur lui, lui qui n'avait rien demandé et qui voulait sortir de cette salle le plus vite possible. Il hurla, de surprise et d'indignation à la fois, et redressa le torse. Il essora son T-shirt blanc, dévoilant de nouveau son buste finement sculpté, avant de s'en rendre compte, quand plus d'être désormais chiffoné, il tendait à devenir transparent. Même l'arabesque colorée était devenue translucide. Il ne manquait plus que ça ! Aiden était frustré. Sakarov ne manquerait pas de lui faire un commentaire désobligeant.
Le Gryffon fit face, le visage tendu et la mâchoire serrée. Puis il respira un bon coup. Il ne voulait pas s'énerver. Pas ici. Il voulait être maître de la situation, devant Sakarov du moins. Il ne fallait pas lui tendre une perche piur qu'il puisse le rabaisser de nouveau... Mais les futures paroles de Gabriel ne l'aidèrent pas dans sa démarche:

« Aiden … Pou-pou-pourquoi tu es nu ? Pourquoi est ce que je peux voir ton … énorme … sexe ? »

Aiden n'avait jamais eu a rougir de la taille de son appendice pubien mais de là à ce que Gabriel puisse le voir sous ses vêtements semblait très improbable. Et puis, il n'était pas nu, son t-shirt était juste transparent, il ne fallait pas exagérer ! Ce garçon paraissait de plus en plus cinglé.
Le voilà, tout tremblant, pour une obscure raison. Un garçon était devant lui, ça y est, il ne se sentait plus.

« Qu'est ce que vous lui avait fait ? Qu'est ce que vous m'avez fait ? »

Mine de rien, Aiden éructait mais tentait de ne rien laisser paraitre. Malgré tout, son ton était sec et désagréable.

« Rectifications. Le professeur Sakarov ne m'a rien fait, enfin je ne pense pas... »

Il jeta un regard suspicieux à son enseignant, le doute commençant à naitre dans sa poitrine. Et pourquoi pas ? Si ça tombe il lui avait enlevé ses vêtements à son insu sans qu'il le remarque. Mais ceci était bien trop pervers, et Aiden préférait ne pas y songer plus longtemps.

« Et puis, si tu es maladroit ce n'est pas de sa faute. En attendant, je me retrouve avec des fringues transparents qui me rendent à moitié nu. »

Pas de mégardes cependant ! En temps normal, ça ne l'aurait pas dérangé. Mais là, il ne voulait pas que Sakarov puisse le railler. Et l'observer.
Il secoua la tête, en signe d'exaspération, projetant des goulettes d'eau ci et là, puis se releva pour remplir de nouveau le sceau.

« Watch and learn. Ce n'est pas si difficile de remplir un sceau. »

Il se dirigea vers le robinet et, en deux temps trois mouvements, remplit le récipient dans l'évier de céramique ancienne puis revint sur ses pas. Il hésita.
En un geste, bref et précis il envoya le contenu sur Gabriel.

« Oeil pour oeil, dent pour dent. Telle est la dure loi du Talion. »

Et tant pis pour le gaspillage d'eau. Au moins, cela avait le mérite de mouiller le sol.
Aiden ne put s'empêcher de rire face à la mine déconfite de Gabriel.
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Mer 16 Mai - 23:32

Le petit sortilège qu’avait lancé subrepticement Sevastian à cet incompétent de Di Angelo promettait une bonne partie de plaisir. Voir nu son camarade pouvait ne rien lui faire, ce qui tout de suite rendrait beaucoup moins drôle la petite blague de l’enseignant, ou au contraire portait ses fruits et gêner profondément le garçon au point de le rendre plus bête qu’il ne l’était déjà, ce qui serait un exploit à vrai dire. Jouer avec la santé mentale de ses élèves était plutôt une habitude pour le Russe, mais jamais de cette façon là, il préférait nettement leur faire peur par sa voix et ses remarques désobligeantes. Lui-même se fixait certaines limites quant à l’esprit de ces jeunes. En effet, en tant que Legilimens averti et compétent, il aurait très bien pu rentrer dans la tête de ses élèves pour les observer de manière perverse, ou pour les inciter à faire certaines choses, mais il n’était pas ce genre de Legilimens. Il n’utilisait son don sur eux que pour connaitre leurs secrets les plus intimes et embarrassants, afin de les humilier par la suite, ou tout simplement pour entendre leurs pensées et savoir exactement ce qu’ils pensaient de leur enseignant, ce qui avait permis à Sevastian d’entendre Aiden le traiter de con dans son esprit. Les deux jeunes gens continuaient leur dur labeur. Imaginez devoir laver un parquet vieux de plusieurs centaines d’années avec pour seul ustensile une vieille brosse à dent où l’on cherchait les rares poils restants ! Un véritable enfer. Mais ce n’est pas cela qui les empêchait de se démener, et fort heureusement sinon le Professeur de Défense contre les Forces du Mal aurait certainement sévi. Il pouvait ainsi les voir tous deux en train de faire de courts et rapides allers retours, leur corps s’étendant puis se repliant au rythme de la besogne, leur bassin mouvant, leurs muscles se fatigant. Perdu dans ses pensées, Sevastian ne s’aperçut même pas qu’il était en train de regarder avec insistance le fessier musclé et terriblement sexy d’un des deux élèves, le plus vieux, Aiden Hawkings. Mais que lui prenait-il ? Oui, il était gay, et avait eu une relation avec Xander, le professeur de Soins aux Créatures Magiques, il y a de cela quelques années lorsqu’ils s’étaient rencontrés en Russie pour un voyage de recherche par l’Américain, et c’était alors qu’il s’était découvert une vraie passion dévorante pour la gente masculine, mais ressentant encore des sentiments pour cet ancien amant, il n’avait pas été voir ailleurs. C’était peut-être la première fois qu’il se surprenait à apprécier le corps d’un autre de cette façon. Et qui plus est, il s’agissait d’un élève de plus de 10 ans son cadet. Qu’importe, il devait se changer les idées et reporta son attention sur l’autre élève, sur lequel il avait lancé ce maléfice malicieux. Celui-ci n’allait plus tardé à subir les conséquences du sortilège.

En parlant de celui-ci, il était en train de regarder l’eau qui était devenu noire contenue dans le seau quand ses yeux se portèrent sur Aiden. Le sang monta rapidement à ses joues et Sevastian s’aventura dans sa tête pour y voir ce qu’il voyait. Le maléfice avait bel et bien fonctionné, il voyait le Gryffon complètement nu. Ce fut l’occasion pour Sevastian de remarquer que ce dernier était loin d’être moche. Il ne savait si la réalité était la même que l’illusion, mais si c’était le cas c’était intéressant. L’image fut rapide car tout de suite après, Gabriel prit le seau pour le vider dans un petit évier dans un coin de la salle et le remplir d’une eau plus pure. Son regard restait fixé sur ce vieux seau qui se remplit rapidement. En se dirigeant de nouveau vers l’endroit où ils lavaient le plancher, il ne déposa pas immédiatement ses yeux sur son camarade. Arrivé au niveau du flanc gauche d’Aiden, il leva enfin les yeux, certainement pour vérifier que sa vision précédente n’en était qu’une simplement. Sakarov sourit à la réaction de Gabriel. De surprise de voir Aiden nu une nouvelle fois, il avait lâché le seau qui avait trempé le jeune homme. Celui-ci était furieux. Il se demandait ce qui avait bien pu prendre le 6ème année pour qu’il l’asperge de la sorte. Sevastian rentra une fois de plus dans l’esprit de Gabriel et y vit ce qu’il voyait : le corps nu et parfait d’Aiden se retournant en contractant ses muscles dorsaux, cachant ses fessiers musclés et dévoilant plutôt une ceinture abdominale droite et transverse divine, des grands pectoraux bien sculptés et même un élément qui fit rougeoyait le visage du pauvre jeune homme, un sexe de belle dimension entouré d’une légère toison pubienne. Sevastian ne se l’avouait pas mais cette vision avait suscité en lui un émoi indescriptible que son cerveau s’évertuait à taire, mais dont ses muscles avaient grand peine à ne pas s’éveiller. Gabriel, toujours aussi cramoisi, commença à dire en bégayant, sa voix s’affermissant vers la fin :

« Aiden … Pou-pou-pourquoi tu es nu ? Pourquoi est ce que je peux voir ton … énorme … sexe ? »

« Qu'est ce que vous lui avait fait ? Qu'est ce que vous m'avez fait ? »


La situation était hilarante, surtout avec la mention de la taille de l’appendice sexuel d’Aiden. Et bien entendu, le Sang de Bourbe avait rapidement compris que ce ne pouvait être que Sakarov qui était derrière tout ça. Aiden semblait déconcerté de la situation. Que se passait-il ? Pourquoi dont est-ce que son camarade lui parlait de sa verge, et à fortiori de la taille de celle-ci alors qu’il était habillé ? Et pourquoi accusait-il le Professeur ? Il répliqua en effet en disant :

« Rectifications. Le professeur Sakarov ne m'a rien fait, enfin je ne pense pas... »

Il jeta néanmoins un regard suspicieux à l’enseignant, se demande de quoi il en retournait. Il continua, ne se doutant pas du maléfice, par :

« Et puis, si tu es maladroit ce n'est pas de sa faute. En attendant, je me retrouve avec des fringues transparentes qui me rendent à moitié nu. »

Il était vrai que l’eau glacé que venait de recevoir le jeune homme avait rendu son tee shirt étonnamment fort transparent : voilà ce qui se passait lorsque l’on ne respectait pas le code vestimentaire de l’école, on risquait ce genre de mésaventure. Il aurait été habillé correctement, il n’aurait même pas eu de retenue et aurait pu se goinfrer de sucreries à Zonko à Pré-au-Lard. Sevastian profita de cet « accident », pour mieux observer Aiden, ou plutôt pour l’observer sous un œil nouveau : comme une proie potentielle. Oh ce n’était pas dans ses habitudes, mais le physique du jeune homme accrochait trop son regard pour qu’il puisse l’ignorer. Ce tissu blanc mouillé faisait ressortir à l’extrême le corps superbement musclé du Gryffon. Certes le Professeur n’était pas en reste de son côté, mais il fallait avouer que Hawkings était mignon… voire même magnifique. Son torse était bien découpé : la ligne axillaire se détachait grâce au relief des deux clavicules, formant une espèce de triangle à la base de son cou, prolongeant son muscle sterno-cléido-mastoïdien. Son manubrium sternal délimité le haut de sa cage thoracique sur lesquels étaient sculptés deux magnifiques pectoraux sensuels. Les tétons du jeune homme pointaient même légèrement sous l’effet de l’eau froide. En dessous des fausses côtes, appelées ainsi car reliées à un même cartilage, celui de la septième côte, on pouvait voir un muscle droit de l’abdomen parfait, une véritable tablette de chocolat. Enfin, le tout se finissait par une descente vers l’aine découpé par le muscle psoas. Le Russe imaginait sans mal ce qui se trouvait au sommet descendant de ce triangle : son sexe. Il dut d’ailleurs faire un énorme effort de concentration pour arrêter d’admirer le jeune. Ca ne lui était pas arrivé depuis longtemps, et il avait soudain assez chaud. Il profita du moment où Aiden se rendait vers le robinet pour montrer disait-il comment on remplissait un seau pour se lever et enlever sa veste, laissant voir une chemise noire avec une redingote, ne cachant rien des formes musculeuses intéressantes de l’homme.
Alors qu’il se rasseyait, Aiden se vengea sur Gabriel en l’aspergeant à son tour, mais cette fois-ci volontairement, son camarade. Il dit juste après son geste d’un sourire tout à fait charmeur :

« Oeil pour oeil, dent pour dent. Telle est la dure loi du Talion. »

Sevastian crut bon de devoir intervenir à ce moment là, rompant un peu ce divertissement pendant la retenue.

« Tout cela est très gentil Messieurs, mais ce n’est pas en jetant de l’eau sur le sol qu’il se lavera tout seul. Au moins, cela aura-t-il eu le mérite de vous laver, très utile n’est-ce pas. Vous en aviez sûrement besoin M. D’Angelo pour que votre camarade vous renverse ce seau de la sorte. Maintenant que vous êtes tous les deux mouillés comme i les doit, que diriez vous de faire quelque chose de véritablement utile ? Nettoyez moi ce parquet, et plus vite que cela ! »

« Oh, et si vos vêtements sont trop humides, vous pouvez toujours les enlever pour les tordre, ou autre, du moment que vous ne trainiez pas, vous l’avez déjà trop fait depuis le début de cette retenue. »


Sevastian avait gardé le même ton du début à la fin, sec et froid, comme un vent sur une plaine désertique de Russie Sibérienne. Il avait un regard dur qui ne laissait aucune place à la plaisanterie. Oh, il aurait très bien pu lancer un petit sortilège pour les sécher en quelques secondes, mais il ne s’en donna pas la peine. Non le seul sortilège qu’il utilisa fut pour annihiler le maléfice illusoire jeté sur Gabriel. Il s’adressa d‘ailleurs à lui, face à ses accusations.

« M. D’Angelo, je ne vois pas de quoi vous voulez m’accuser, mais sachez qu’à moins de vouloir des heures de retenue supplémentaire vous devriez surveiller votre langage, j’ai déjà été trop clément avec vous je trouve. Qu’y puis-je si vous pensez voir votre camarade nu ? Il faut parfois ne pas prendre ses rêves pour des réalités ! Et maintenant, au travail ! Bystro ! »

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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Mar 5 Juin - 20:21

Gabriel, très étonnamment pour un garçon de son âge, avait vu plus de corps nus masculins que féminins. D'ailleurs, il n'avait très probablement jamais vu de corps féminin nu. Il faisait parti de l'équipe de Quidditch des rouges et ors, au poste de Gardien, il n'était donc pas rare que sous la douche il vois ses équipiers en tenue d'Adam. Ça ne l'avait jamais gêné, il s'y était fait, et puis lui aussi, il était nu. De toutes façons, il n'en avait un peu rien à faire, de voir des corps masculins nu, autant que féminins, d'ailleurs. Ça ne l'intéressait pas. Il n'était pas comme l'énorme majorité des gens de son âge à vouloir une chose : les garçons voulaient les filles dans leur lit, et les filles voulaient les garçons dans le leur. Selon les théories des religions monothéistes moldues en tous cas. Gabriel lui ne se préoccupait pas de cela. Il ne voulait ni filles, ni garçons sous sa couette. En réalité, il ne savait pas vraiment ce qu'il voulait. Il était resté comme un gosse de 6 ans, qui ne comprenait rien à la vie, mais la croquait à pleines dents tout de même. Oh oui, Gabriel adorait la vie, vénérait la vie, même, si c'était possible. Et sa soeur, Elsa, essayait de le faire grandir, d'ajouter à ce goût de la vie le goût des choses typiquement adolescen-tiennes, du type l'amour, les filles, les amis et l'alcool. Ce n'était pas une tâche facile, mais Gabriel se pliait bien à ses requêtes, et il lui semblait qu'il évoluait bien ! D'après ce qu'il lui disait dans ses lettres, il commençait à avoir des relations intéressantes, et moins typiques et bateau ! Il parlait toujours autant de Mary, sa meilleure amie, mais le sujet se portait quelque fois sur un certain Adonis Leroy, qu'il n'aimait pas trop parce qu'il la faisait chier, ou encore sur Rabastan Lestrange, ce nazi qu'il commençait à voir tel qu'il était vraiment, et plus comme un Serpentard qui avait tous les droits de le martyriser, comme n'importe quel Serpentard ! Gabriel parlait aussi beaucoup de ces Serdaigles, des intelligents d'après ce qu'avait compris Elsa (quoi que, c'était un peu étrange tout de même, comme si tout ceux qui n'étaient pas chez les Aigles étaient des débiles), Dana et Dirk, qui apparemment étaient plutôt intéressés par sa personnalité étrange, disons, au moins. Et Gabriel aussi, avait l'air pas mal intéressé, et quoi de mieux qu'un triangle relationnel amoureux pour faire grandir, hein ?

Bref, Gabriel était sûr la bonne voie pour voir des personnes nues sans que ça soit dans les vestiaires de son équipe de Quidditch. Mais il ne se doutait pas que ça serait dans une salle crade de Défense contre les forces du Mal, et sous l'effet bizarre du professeur Sakarov. Parce que même s'il était légèrement naïf, Gabriel n'était pas non plus complètement idiot, et il se doutait bien que si Aiden était nu sans le savoir, et même sans le voir, ce n'était certainement pas de sa faute, et la seule autre personne dans la pièce capable de jeter un sort ou foutre des images mystiques dans la tête, capable d'une telle perversité était bien le professeur Sakarov. Gabriel en était persuadé, il l'avait trouvé louche dès le début. Mais il n'avait aucun pouvoir d'accusation face à lui, alors il se retourna, les yeux plissés, un main sur le front, prête à se rabattre sur ses yeux s'il le fallait, et il écouta Aiden :

« Rectifications. Le professeur Sakarov ne m'a rien fait, enfin je ne pense pas... Et puis, si tu es maladroit ce n'est pas de sa faute. En attendant, je me retrouve avec des fringues transparentes qui me rendent à moitié nu. »

Gabriel masqua à nouveau ses yeux, constatant que l'illusion était toujours là, tout autant que ses énormes attributs masculins. Il tenait tout de même à s'expliquer, il dit alors :

« Aiden ! Ce n 'est pas le fait que tes vêtements soient mouillés, je te vois nu, entièrement nu, complètement nu, comme un ver, et ça ne PART PAS de mon esprit ! Arrête ça et …  »

Il voulait terminer par quelque chose qui ne voulait rien dire, mais au lieu de ça, il sentit un torrent d'eau glaciale se déverser à vitesse grand V sur lui, le trempant jusqu'aux os. Il sentit son sweat se gonfler d'eau, son T-shirt blanc lui coller à la peau, cerclant chacun de ses muscles abdominaux qui étaient tendus par le froid, il se sentit devenir plus lourd, bref, merci la vengeance. Tandis que Aiden le septième année, pas très mature selon Gabriel le sixième année, répliquait par une sentence aux faux-airs de proverbes, il enleva son sweat rempli d'eau, et ouvrit donc les paupière. Il remarqua que les lettres d'or brodées sur le dos du vêtement semblaient ne plus être les mêmes, quand il le tenait dans sa main. Il y accorda donc un regard plus soutenu, et lu « Mokritsa » à la place de « Scira ». Son sang ne fit qu'un tour. Il n'y avait pas 12000 personnes dans la pièces qui parlaient le russe aussi bien que lui. En réalité, il n'y en avait qu'une, et c'était Sakarov. Pourquoi est-ce que son professeur s'était rabaissé plus bas que terre en écrivant sur le gilet de son élève « cloporte » ? A quoi bon ? Pour une vengeance ? Laquelle ? Pour de la provocation ? Bien digne d'un russe ça ! Tss. Il faisait honte à son pays. Pourquoi être clair dans ses désirs d'humiliation ? Pourquoi montrer si platement sa haine envers son élève ? Pourquoi ne pas agir comme un vrai russe, et passer par les sous-terrain ? Pourquoi écrire ça sur son dos ? De toutes façons personne ne comprendrait, et ça ne changerait rien pour les 9 dixième des élèves du château ! Ils seraient quoi, 16 à pouvoir se moquer de lui ? A quoi bon ? Sérieusement ? Était-il vraiment du genre à se bidonner devant ce genre de farce ? Ben tient, bien digne du plus idiot des Poufsouffle, ça … Ah c'est vrai, il avait fait un effort, il avait insinué dans le crâne de Gabriel des images dénudées de son camarade. Mais ça faisait de lui un être encore plus pervers et malsain, voyeur, même. Et à vrai dire, quelle médiocre torture, car à par la (grosse) partie de l'humiliation, qui n'avait même pas été comprise par Aiden, il y avait tout de même un corps digne d'Adam à observer. D'ailleurs Gabriel, dans son raisonnement intérieur (qui n'avait pas duré plus de trois secondes, mais vous savez à quel rythme vont les pensées, surtout celles d'un adolescent, n'est ce pas ? ) s'était dit que ce n'était certainement pas celui du septième année, et ce pour plusieurs raison. Bref. Selon Gabriel, qui n'était pas de la plus grande maturité intellectuelle non plus, il fallait l'avouer, Sevastian était le professeur qui se rapprochait le plus du Blaireaux 2ème année de tout le corps enseignant Poudlariens. L'image de son professeur de Défense Contre les forces Du Mal à la gueule de blaireau planté dans le crâne, il sourit, rit presque, moqueur, et déposa son sweat mouillé sur un bureau en bois, tandis que son professeur -moyen- prenait à nouveau la parole pour un nouveau speech inintéressant :

« Tout cela est très gentil Messieurs, mais ce n’est pas en jetant de l’eau sur le sol qu’il se lavera tout seul. Au moins, cela aura-t-il eu le mérite de vous laver, très utile n’est-ce pas. Vous en aviez sûrement besoin M. D’Angelo pour que votre camarade vous renverse ce seau de la sorte. Maintenant que vous êtes tous les deux mouillés comme il se doit, que diriez vous de faire quelque chose de véritablement utile ? Nettoyez moi ce parquet, et plus vite que cela ! Oh, et si vos vêtements sont trop humides, vous pouvez toujours les enlever pour les tordre, ou autre, du moment que vous ne trainiez pas, vous l’avez déjà trop fait depuis le début de cette retenue. »

Par réflexe, il tourna la tête vers son camarade Gryffondoriens, ayant oublié une seconde la malédiction qui lui était lancée dessus. Fort heureusement, elle semblait avoir disparu. Et le professeur parla encore. Décidément, c'était un bavard :

« M. D’Angelo, je ne vois pas de quoi vous voulez m’accuser, mais sachez qu’à moins de vouloir des heures de retenue supplémentaire vous devriez surveiller votre langage, j’ai déjà été trop clément avec vous je trouve. Qu’y puis-je si vous pensez voir votre camarade nu ? Il faut parfois ne pas prendre ses rêves pour des réalités ! Et maintenant, au travail ! Bystro ! »

Gabriel regardait le sol, le sourire aux lèvres, l'image du blaireau dans le crâne, et quand il eut finit de parler, il retira son T-shirt blanc, comme l'avait conseillé le professeur, le tordit, l'essora, et alla l'étendre sur le dossier d'une chaise. Quoi ? Après tous, ils étaient entre hommes, ce n'était pas SI choquant, si ? Il enfila quand même son sweat, dont seulement les bras étaient mouillés, histoire de ne pas mourir mourir de froid par ce temps hivernal, attrapa à nouveau la brosse à dents dégoutante, et attaqua un autre coin de la pièce qui avait été trempé par le raz de marée. Vivement que les deux heures se terminent, il en avait déjà assez ...

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Dirk & Gabriel
« No, I don’t think I will kiss you, although you need kissing, badly. That’s what’s wrong with you. You should be kissed and often, and by someone who knows how. » - Gone With The Wind ♥️
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Dim 10 Juin - 19:40

Aiden était dans une situation qu'il ne comprenait pas, ce qui l'énervait au plus haut point. Tout semblait lui échapper, contrairement aux deux autres protagonistes. Il tentait de cacher son exaspération, notamment lorsque Gabriel lui dit, comme si c'était sa faute:

« Aiden ! Ce n 'est pas le fait que tes vêtements soient mouillés, je te vois nu, entièrement nu, complètement nu, comme un ver, et ça ne PART PAS de mon esprit ! Arrête ça et … »

Il n'y était pour rien si Gabriel avait des idées érotiques plutôt envahissantes, alors l'accuser était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Aiden lui avait donc lancé le contenu du sceau d'eau à la tête, dans une geste excédé. Gabriel, l'air hagard pour changer, enleva son sweat gorgé d'eau. Il avait l'air perturbé en lisant l'inscription sur son pull, preuve qu'il ne lui fallait vraiment pas grand-chose pour être déstabilisé. Bon, Mokritsa était vraiment un nom affreux et étrange à écrire sur un sweat, mais il était impossible qu'il ne l'ait pas remarqué avant ! A moins d'être carrément aveugle...
Il alla déposer son sweat sur un bureau en bois -histoire que l'eau s'imprègne dans le meuble pour le faire pourrir, quelle lumière.

Sakarov parla encore, d'un ton jubilatoire -il devait s'éclater en retenue pour une fois-, égratignant autant qu'il le pouvait les deux élèves:

« Tout cela est très gentil Messieurs, mais ce n’est pas en jetant de l’eau sur le sol qu’il se lavera tout seul. Au moins, cela aura-t-il eu le mérite de vous laver, très utile n’est-ce pas. Vous en aviez sûrement besoin M. D’Angelo pour que votre camarade vous renverse ce seau de la sorte. Maintenant que vous êtes tous les deux mouillés comme il se doit, que diriez vous de faire quelque chose de véritablement utile ? Nettoyez moi ce parquet, et plus vite que cela ! Oh, et si vos vêtements sont trop humides, vous pouvez toujours les enlever pour les tordre, ou autre, du moment que vous ne trainiez pas, vous l’avez déjà trop fait depuis le début de cette retenue. »

Qu'il était drôle avec sa remarque de gamin "Tu t'es lavé maintenant, parce que tu puais, haha". Aiden le pensait plus intelligent, plus raffiné dans ses remarques et il fut d'une certaine manière déçu par cette répartie de bas-niveau. En plus, il voulait qu'ils attrapent un rhume ou une maladie provoquée par le froid en enlevant leurs vêtements. Il n'en ratait décidément pas une. Aiden sentit la moutarde lui monter au nez lorsque Sakarov leur dit qu'ils trainaient. Non, il n'était pas d'accord ! Il ne s'était pas bougé le corps comme sur un cheval à bascule ni blessé les genoux pour s'entendre dire qu'il n'avançait pas !
Sakarov continua son monologue -les réponses des Gryffons n'étant pas vraiment autorisées-, en égratignant cette fois-ci presque exclusivement Gabriel:

« M. D’Angelo, je ne vois pas de quoi vous voulez m’accuser, mais sachez qu’à moins de vouloir des heures de retenue supplémentaire vous devriez surveiller votre langage, j’ai déjà été trop clément avec vous je trouve. Qu’y puis-je si vous pensez voir votre camarade nu ? Il faut parfois ne pas prendre ses rêves pour des réalités ! Et maintenant, au travail ! Bystro ! »

Pourquoi parlait-il d'un bistrot ? Il avait soif ? Il voulait un sceau dans la figure peut-être ? Il insinuait que Gabriel fantasmait sur Aiden. Bon, si c'était le cas, ce n'était ni le premier ni le dernier mais c'était assez gênant que son professeur évoque cela comme si de rien n'était.
Aiden imita Gabriel lorsqu'il ôta son t-shirt. Presque directement le froid piqua sa peau et ses poils de bras se hérissèrent. Il essora son t-shirt au-dessus du sceau et l'étendit sur un appui de fenêtre. Il n'avait aucun autre vêtement, si ce n'était que son simili de gilet de sauvetage, qu'il avait laissé près du bureau de Sakarov. Gabriel, lui, enfila son sweat. Lâche. Il le laissait tout seul à être à moitié à poil dans la pièce. Mais il faisait vraiment trop froid pour que cela soit supportable. De plus, il devrait encore mettre ses mains dans l'eau glacée et il voulait limiter les risques d'hypothermie.
Alors que Gabriel se remettait à frotter le sol, Aiden s'avança en faisant attention à ne pas glisser sur le sol humide. Les gouttes d'eau gelaient sur son torse, ses pectoraux se serraient sous l'effet du froid, jusqu'aux tétons. Il arriva jusqu'au bureau, feignit de se pas sentir le regard de Sakarov et il enfila sa veste -sans manches, misère. Le frisson, mélange du froid et de la puissance du regard acier de son professeur, débuta au bas de son dos et remonta le long de sa colonne vertébrale jusqu'à l'échine. Il tourna la tête involontairement vers lui, craignit une remarque quelconque et se sentit immensément vulnérable, avec son gilet de sauvetage et son mini-short. Ses lèvres étaient devenues bleues, ainsi que le bout de ses doigts et ses baskets en toile étaient trempées. Il avait besoin de se réchauffer, et il n'y avait dans la pièce aucun moyen pour cela... Mis à part deux paires de bras musclés mais ce n'était que trop illusoire d'espérer une chaleur humaine ici. Gabriel n'était pas moche mais les manches de son sweat étaient trempées. Et Sakarov, rien que son sang devait être glacial. Tout chez le Russe respirait le froid. Son timbre de voix, la couleur de ses yeux,... Rien que d'y penser Aiden eut un autre frisson. Deux mâles -cette notion était purement relative et, dans ce cas, généralisée- étaient à ses côtés et aucun pour le satisfaire, c'était bien sa chance...
Il retourna récurer le sol, avant de glisser sur une flaque et tomber sans délicatesse sur son postérieur. Il avait un beau cul, d'après ce qu'on lui disait, mais pas au point d'alléger la chute. Il se releva d'un bond et jura bruyamment. Il se mordit l'intérieur de sa lèvre inférieure puis, après quelques instants, retourna à son labeur. Il était fichu, Sakarov n'allait pas l'épargner de ses sarcasmes suffisants. Il l'entendait d'ici: "Quelle impolitesse M. Hawkings" "Quelle tenue M. Hawkings". Déprimant.

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J'ai écris vite, et du coup, j'aime pas vraiment u.u Tant pis.
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Mar 3 Juil - 22:43

Sevastian était reconnu parmi les Aurors en Russie pour être un des plus tyranniques et intransigeants. Tous savaient que s’il se chargeait de l’interrogatoire d’un suspect ou d’un Mage Noir celui-ci ne tarderait pas à tout déballer. La Russie était le seul pays où la torture par les Aurors était encore autorisée, heureusement pour le Russe d’ailleurs car il en avait fait une spécialité, torture à la fois physique et psychique. Pour la partie psychique, il lui suffisait de s’infiltrer dans l’esprit des criminels et d’y provoquer d’affreuses souffrances émotionnelles que les hommes avaient beaucoup de mal à supporter, d’où le succès de l’homme dans le milieu dans sa jeunesse. Oh, plus d’une fois il avait été blessé au cours d’une mission mais cela il l’avait déjà oublié, il n’en avait gardé que quelques cicatrices et chacune de celles-ci s’était vu récompensé par une séance de torture à la mesure de la difficulté de la prise. Autant dire que s’il réussissait à capturer Voldemort – ce qu’il savait impossible mais qui était son rêve – ce dernier passerait un tel sale quart d’heure qu’il jalouserait le sadisme du Russe. Mais tout avait bien changé depuis qu’il était devenu assistant à Durmstrang en Magie Noire. La torture n’était pas vraiment autorisée et il avait du appuyer son caractère sarcastique, sachant que les mots faisaient parfois plus mal que les gestes. Les choses avaient encore évolué lorsqu’il était arrivé à Poudlard car dans cette école de sorcellerie où la Magie Noire était proscrite – un sacrilège pour le Slave – toute forme d’humiliation d’un élève de la part d’un Professeur pouvait mener à l’exclusion de ce dernier. La seule chance de Sevastian avait été la clémence de Dumbledore, qui lui avait confié les règnes du poste de Défense contre les Forces du Mal en connaissant le caractère sadique du professeur, tout cela dans le but bien entendu de former la future armée qui aura comme mission de se battre contre les Mangemorts. Sevastian se montrait donc dur avec les élèves, il ne tolérait pas l’insolence, ni l’irrespect et encore moins les élèves dévergondés. Mais il faisait cela pour leur bien et à force de côtoyer une telle jeunesse, il finirait certainement par devenir un peu plus sympathique. Mais pour l’heure, il n’était encore pas prêt à faire l’impasse sur des élèves dans le genre d’Hawkings qui s’habillait comme une catin dans les couloirs de Poudlard ou de ce d’Angelo, un sous-russe des plus honteux qui avait trouvé refuge à Poudlard faute de pouvoir aller à Durmstrang et qui s’était montré grossier à son égard.

Le sortilège de confusion des idées qu’avait lancé Sakarov à Gabriel n’était que de l’amusement, il voulait pouvoir s’amuser un peu, et il fallait l’avouer c’était loin d’être de la méchanceté, de la taquinerie tout au plus. Mais encore fallait-il que l’élève légèrement inférieur intellectuellement parlant comprenne cet humour au second degré, et il y avait de grandes chances que ce ne soit pas le cas. Bon d’accord, peut-être y avait-il un peu de méchanceté à vouloir voir un élève s’humilier de la sorte et peser sur une certaine ambiguité sexuelle chez lui, mais Sevastian trouvait cela très marrant. L’élève beaucoup moins qui avant de se faire arroser par son camarade de 7ème année l’accusait d’être à la source de ce problème avant de s’apercevoir que seul le Professeur Sakarov pouvait être à l’origine d’une telle farce. Oui personne ne l’aurait cru mais Sevastian était facétieux à ses heures. Les deux élèves étaient désormais trempés, et suivant les conseils de l’enseignant, ils se changèrent pour continuer la retenue au sec. Ainsi, Gabriel enleva son sweat, s’apercevant de la première farce de Sevastian à savoir la métamorphose de Scira en Mokritsa. Apparemment, à en croire les idées qui tournaient dans sa tête, il n’appréciait pas du tout la blague loin de là, car il avait bien entendu devenu que ce mot russe signifiait cloporte. Heureusement d’ailleurs sinon la situation aurait vraiment été désespérée.

Amusée par la rage de l’élève, Sevastian se pencha un peu plus sur l’esprit du jeune Gabriel. Il y voyait des images très floues puis de plus en plus claires. D’après ce qu’il y lisait, il pensait que Sevastian était indigne d’être un Russe, qu’il faisait honte à son pays en s’abaissant à ce niveau et en ne jouant pas sur la ruse et la finesse slave. Mais ce n’était pas tout : il jugeait également la perversion de son esprit comme une blague de gamin ! Et oser comparer son enseignant à un Poufsouffle de 2ème année ! Autant dire que cela mit en rage le Russe. Sa colère ne fut qu’attisée quand il vit l’image que se représentait Gabriel quand il parlait : un vulgaire blaireau avec le visage du Professeur. Il n’allait pas laisser les choses se passer comme ça.

Pendant ce temps-là, Aiden se déshabillait également. Vêtu d’un simple tee shirt en plus de son mini short vulgaire à souhait, il se retrouva très vite torse nu, dévoilant un corps appétissant comme rarement Sevastian avait pu en voir dernièrement. En effet, depuis sa relation avec Xander, il s’était abstenu de toute relation qu’elle soit sentimentale et sexuelle, mais depuis son retour et en ayant vu que Xander avait à la fois changé de comportement et que lui ne s’était pas gêné pour s’envoyer en l’air avec d’autres personnes, hommes comme femmes, Sevastian s’était dit qu’il serait peut-être temps de reprendre en compte ses désirs. Et s’il y avait bien une personne qui l’émoustillait ces derniers temps c’était ce Hawkings. Certes, il s’agissait d’un Gryffondor de 7ème année plutôt dévergondé et outrancier niveau vestimentaire, mais Sakarov ne pouvait nier qu’il était beau … Comme un éphèbe grec… Il s’en rendant encore compte quand Aiden posa son tee shirt sur le bord de la fenêtre et qu’il s’approcha du bureau pour s’emparer de son blouson gilet de sauvetage. Le froid avait eu pour effet de contracter ses muscles, ce qui donnait un résultat très sensuel. Ainsi, le regard de Sevastian parcourut lentement le corps de l’élève, tenté par des idées inacceptables d’un professeur envers son élève. Ses yeux allèrent de ce cou aux lignes clairement dessinées, vers ses pectoraux, bien formés, et de ses deux tétons roses qui pointaient avec le froid. De ces muscles pectoraux partaient le muscle droit de l’abdomen, formant de véritables plaques de chocolat comme le disait l’expression moldu, et l’ensemble des muscles obliques de l’abdomen et du muscle ilio-psoas laissait deviner une ligne partant de la crête iliaque jusqu’au pubis et à son trésor si secret. Le jeune homme semblait prendre soin de lui car il était épilé. Il avait la chair de poule vu le froid de l’hiver et ses lèvres en étaient violettes presque bleu. Il allait retourner continuer sa retenue quand Sevastian s’oublia et se permet un geste d’attention vers le jeune homme, lui parlant pour la première fois sans faire de sarcasmes…ou presque… Le jeune homme le trouvait froid avec lui ? Eh bien plus pour longtemps. Alors que celui-ci retournait récurer le sol, il tomba lourdement sur son fessier et Sevastian en profita pour dire :

« Vous semblez avoir froid M. Hawkings… Une vraie tête de mort avant l’enterrement… Approchez-vous dont, je veux que vous puissiez continuer cette retenue et que vous finissiez de nettoyer ma salle… »

Le fait que Sevastian ne fit aucune remarque sur la chute plus qu'honteuse du jeune homme aurait pu lui mettre la puce à l'oreille. Plutôt que de se moquer de son fessier endolori, le professeur aurait préféré s'y attardait autrement... Même s'il était un peu gauche en parlant, il était plus doué en gestes. Sevastian prit sa baguette qu’il avait posée sur le bureau et la pointa vers le jeune homme qui vit son torse se recouvrir d’un tissu blanc très fin mais sec. Le tee shirt qui venait d’apparaître était simple mais permettrait à Aiden d’avoir moins froid. Ce tee shirt blanc avait un petit bout de manche et était fort moulant, car correspondant parfaitement aux courbes du jeune homme. Sortant sa flasque de vodka de sa poche, Sevastian la tendit au Gryffondor pour qu’il en boive une gorgée, histoire d’avoir l’impression d’avoir plus chaud quelques moments… L’autre élève regardait ce qui se passait avec curiosité et Sevastian se rappela alors les pensées qu’il avait saisies dans l’esprit de cet imbécile. Pendant que l’autre se revigorait, il pointa sa baguette vers Gabriel, qui se trouva projeté contre le mur de pierre, jambes et bras écartés, la tête vers le bas.

« Jamais plus vous ne me considérerez comme une honte pour la Russie, notre mère Patrie espèce de petit cloporte. Si vous êtes ici, c’est qu’elle vous a rejeté, n’importe quelle mère ferait la même chose avec une vermine telle que vous. Je plains vos parents de ne pas avoir su vous inculquer le respect et la politesse. Si ici il y a un blaireau, ça ne peut être que vous M. D’Angelo ! Si vous continuez votre petit manège, vous paierez cher votre effronterie ! »

Se retournant à son bureau, l’élève retomba dans une lenteur extrême, voulue par l’enseignant qui était dur mais ne voulait pas blesser intentionnellement. Sa rage froide passée, il laissa les deux élèves reprendre leur dur labeur. Une heure et demi s’était déjà écoulée, ne restait plus qu’une demi-heure, ils avaient intérêt à être rapides bien qu’ils aient déjà avancé. Sevastian reprit sa lecture tout en regardant les deux élèves, qui continuaient à se dandiner sur le sol pour le récurer…
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Dim 15 Juil - 15:04

Heureusement pour Aiden, Sakarov ne fit aucune réflexion sur sa chute. En temps normal, le Gryffon n'était pas en outre mesure maladroit mais, bien évidemment, il fallait qu'il tombe devant le professeur le plus sarcastique de tout Poudlard. Il se releva prestement, toujours étonné que le roi de l'ironie qu'était Sakarov ne lui aie toujours rien dit. Aiden vérifia que ses poignets n'étaient pas cassés ou foulés puis se frotta par réflexe ses fesses. Sakarov devait sans doute être dans un moment de bonté et de compassion extrême car, pour une fois, il lui épargna l'humiliation. Son seul commentaire fut, alors qu'il s'agenouillait déjà pour recommencer son nettoyage:

« Vous semblez avoir froid M. Hawkings… Une vraie tête de mort avant l’enterrement… Approchez-vous dont, je veux que vous puissiez continuer cette retenue et que vous finissiez de nettoyer ma salle… »

Aiden, sans vraiment chercher à comprendre, obtempéra et se releva. Lorsqu'il vit Sakarov sortir sa baguette et la pointer vers lui, il ne put s'empêcher d'avoir une pointe d'inquiétude au creux du ventre. Quelles étaient ses intentions ? Qu'allait-il lui faire ? Avec Sakarov l'Imprévisible armé d'une baguette, on pouvait s'attendre à tout. D'autant plus s'il venait de parler de tête de mort et d'enterrement... Mais, au grand soulagement du jeune homme, son enseignant ne fit qu'apparaitre un T-shirt blanc et moulant aux manches minuscules. Ceci décontenança Aiden. L'attention prouvait enfin que Sakarov n'était pas un monstre et avait un bon fond. Cela soulageait le Gryffon que son enseignant ne lui vouait pas une vaine noire à son intention. Mais le "problème" était ailleurs. Sakarov ne cessait de lui répéter que ses vêtements étaient indécents et le punissait souvent pour cette raison -comme dans le cas présent. Et puis, quand son enseignant avait la possibilité de choisir ses habits, il l'habillait à l'aide de cette pièce de tissu à peine plus conforme que les autres vêtements composants sa garde-robe. La logique aurait été de faire apparaitre un pull en laine difforme et bien chaud, au lieu de ce T-shirt qui moulait la moindre parcelle de son torse sculpté. Le vêtements en question était basique et ne déployait pas des trésors d'imagination mais il plaisait beaucoup au Gryffon. Peut-être parce que c'était un cadeau de Sakarov ? C'était une pensée absurde, mais possédant un certain fond de vérité. Avait-il donc brisé la carapace de son professeur ? Par quel prodige, il l'ignorait.
Sakarov lui tendit ensuite sa flasque de vodka. Aiden le remercia et s'en saisi. Boire de l'alcool ne le dérangeait pas, même s'il n'en buvait généralement pas énormément. Mais le fait qu'un professeur en offre à un élève, même majeur, était assez intriguant. Aiden n'avait par contre jamais bu de vodka, qui était réputé pour être un alcool fort. Il ne manquerait plus qu'il empeste l'alcool et soit légèrement saoul avec seulement quelques gorgées d'avalées. Avant de boire, il s'adressa à mi-voix à Sakarov:

« Je pourrai garder le T-shirt, même après la retenue ? Parce que, depuis le premier cours, j'attends une compensation aux vêtements que vous avez fait disparaitre. Mais bon, si vous y tenez vraiment je pourrai vous le rendre sans problème. »

Aiden s'imaginait mal Sakarov récupérer son T-shirt. Qu'en ferait-il ? Respirer son odeur et en faire un doudou pour dormir ? Cela n'avait aucun sens. Mais c'était plus une boutade que du sérieux. Pourquoi prenait-il la liberté de rire avec celui qui l'avait empoigné par le col ? Il avait fait ça instinctivement se disant que deux gestes consécutifs aussi attentionnés n'étaient pas l'oeuvre d'un homme totalement antipathique. Sensible à son charme, cela était improbable. Sakarov avait un physique qui devait sans doute plaire aux femmes et il devait sans doute avoir une compagne, si pas plusieurs maitresses à ses pieds. Autant de dire que sa fugace pensée de Sakarov serrant son T-shirt dans son lit était un pur délire. Un délire de garçon bourré... Et Aiden n'avait même pas encore bu. Toute de suite, il hésita à boire la vodka. Il éluda toutes les pensées possibles sur la vie sentimentale et privée de Sakarov et avala quelques gorgées consécutives d'alcool. Il sentit le liquide couler le long de sa gorge et lui brûler les entrailles. C'était loin d'être désagréable. Directement sa chaleur corporelle augmenta, le feu lui monta aux joues, et il rendit la flasque à son propriétaire, le remerciant encore une fois. Sauf que ce dernier ne la reprit pas. A la place, il se tourna vers Gabriel, baguette pointée vers lui. Aiden s'attendit à ce que Sakarov sèche les manches du sweat de Gabriel. Après tout, pourquoi serait-il le seul à bénéficier des bonnes grâces -temporaires- du Russe ? Il n'avait rien de particulier pour mériter un traitement de faveur. Mais non, à la place il projeta Gabriel contre un mur, tête en bas et membres écartés, en croix. Aiden ne s'attendait pas du tout à cette situation. Il était pétrifié, fixant tour à tour Gabriel, sa flasque de vodka (peut-être la cause de cette hallucination ?) et Sakarov qui dit, en haussant la voix:

« Jamais plus vous ne me considérerez comme une honte pour la Russie, notre mère Patrie espèce de petit cloporte. Si vous êtes ici, c’est qu’elle vous a rejeté, n’importe quelle mère ferait la même chose avec une vermine telle que vous. Je plains vos parents de ne pas avoir su vous inculquer le respect et la politesse. Si ici il y a un blaireau, ça ne peut être que vous M. D’Angelo ! Si vous continuez votre petit manège, vous paierez cher votre effronterie ! »

Aiden était de nouveau largué. Pourquoi Sakarov avait-il traité Gabriel de blaireau, comme si ce dernier l'avait insulté en premier, alors qu'il n'avait rien dit ? A moins que Sakarov soit la réincarnation de Jeanne d'Arc ou lisait dans les pensées, ce qui était l'un comme l'autre absurde, il était paranoïaque. Dommage, un si bel homme gâché par un caractère de cochon et des tares psychiatriques...
Gabriel retomba doucement sur le sol tandis que Sakarov retourna à son bureau. Aiden, perturbé par ce qu'il venait de voir, avala un long de trait de vodka, sidéré. La tête lui tournait un peu mais il n'en avait cure. Le Gryffon, le regard chargé d'incompréhension et de légères reproches, glissa doucement la flasque dans la main de son propriétaire et referma les doigts du Russe dessus. Il s'en voulait aussi d'être trop familier avec cet enseignant qu'il ne supportait pas jusqu'alors, mais il mit cela sur le compte de l'alcool qui le débridait.
Il retourna ensuite là où il avait abandonné sa brosse-à-dent, tout en veillant à ne pas glisser de nouveau, et retourna à son labeur. Trois quarts du temps s'étaient déjà écoulés. Aiden évalua rapidement la surface restante à récurer. Cela allait être compliqué de tout boucler en une demi-heure, même en mettant la gomme. Au pire, ils allaient jouer les prolongations... Enfin, cela ne dérangerait pas Aiden de côtoyer plus longtemps Sakarov, maintenant qu'il avait découvert une facette positive du personnage. Gabriel, par contre, au train où allaient les événements risquaient de laisser sa peau en restant ici plus longtemps qu'il ne le fallait et qui était prévu, Sakarov étant sans doute sur le point de vouloir tuer Gabriel pour une raison inexplicable. De toute façon, Aiden était persuadé d'être à nouveau convoqué (peut-être en faisant tout ce qui était possible pour cela ?).
Il releva la tête, regarda Sakarov, s'avoua encore qu'il était terriblement affolant, et dit, un rien défaitiste:

« Professeur, on n'aura jamais fini en une demi-heure. Avec tout ce qui s'est passé, on a pris du retard. »

Il se sentit idiot. Pour éviter les sarcasmes de Sakarov, il valait mieux se taire et agir. Il n'échapperait sans doute pas à cette règle. Sakarov s'était déjà suffisamment privé d'ironie pour l'épargner de nouveau. Il n'avait pas envie de s'entendre dire qu'il devrait la fermer et nettoyer. Il décida de répliquer et de le prendre de court, sans lui laisser le temps de répondre. Il jugea que l'attaque était la meilleure défense et accusa indirectement et implicitement Sakarov, en levant sa brosse-à-dent en l'air tout en la fixant avec une certaine consternation:

« Et puis avec le matériel dont on dispose, ce n'est pas chose aisée... Ce n'est pas vraiment de la qualité. »

Il fit une légère moue suppliante et des yeux de chien battu. Ce n'était pas une expression exagérée et caricaturale, juste de vagues traits sur son visage. Il ne se faisait pas d'illusions quant à sa future requête, mais il expérimentait là l'adage "Qui ne tente rien n'a rien". En faisant sa moue, il avait l'air d'un jeune enfant qui, après une bêtise, demande une faveur à ses parents. Il se donnait un air innocent, mais sans trop paraitre faible. Ce n'était pas qu'une facette: s'il était à Gryffondor, c'était bien signe qu'il n'était pas faible. Il espérait faire flancher Sakarov. Aiden ne pouvait jouer au plus fort avec lui, c'était peine perdue. Et il savait que Sakarov n'aimait pas les faibles non plus, il l'avait bien exprimé à son premier cours.

« Avec nos baguettes, ce serait tellement plus simple, vous ne pensez pas ? Ou alors au moins un balai...? Nous avons bien travaillé jusque là... »

Il lui fit un charmant sourire. Il ne cherchait pas à le draguer, ni à attirer sa pitié. Aiden désirait juste mettre toutes les chances de son côté.
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Ven 10 Aoû - 20:51

Gabriel, l’humiliation, il connaissait. Un Gryffondor un peu timide, russe, dont l’entrée à Durmstrang a été refusée pour cause de sang-de-bourbe s’attire rapidement des ennemis. Dès sa première année, il subissait les foudres et les maux des plus intolérants des sorciers de l’école, quel que soit leur âge : la septième année était en effet aussi idiots que les premières, et ne se gênaient pas pour faire de Gabriel le bouc émissaire général. Il y avait même un garçon de la même année que lui qui l’avait élu son « favori », n’est-ce pas adorable ? Ce garçon s’appelait Rabastan Lestrange, et question cruauté, folie et obnubilation par le sang-pur, il était … roi. Il en avait littéralement fait voir de toutes les couleurs au pauvre Gryffondor qui croyait presque le mériter. Il allait jusqu’à tester ses sortilèges sur lui, mais aussi ses potions, et s’entraînait même à la légilimencie sur lui (aux dernières nouvelles, il n’y était jamais parvenu). Au début, Gabriel pleurait en silence sur sort. Il n’avait pas d’amis, personne ne l’aimait, ne l’acceptait comme il était. Pas même sa famille, en réalité, qui le repoussait un peu du fait de sa nature différente de la leur. Vers le milieu de sa seconde année, il commença tout de même une correspondance avec sa sœur Elsa, de 6 ans son aînée, qui rentrait à l’école de médecine moldue. Au début, ils se disaient des banalités, puis Gabriel, lassé de devoir tout garder pour lui, avoua tout, et commença une vraie relation entre les deux, épistolaire certes, mais même. Il lui disait que Poudlard n’était pas un rêve, comme il l’avait imaginé, loin de là, compte tenu de tout le mal qu’on lui faisait. Oui, Gabriel, dans ces moments, n’était que l’ombre d’un Gryffondor, un raté faible et niais.

Malgré les conseils de sa sœur, la maltraitance et la solitude dura jusque sa 5ème année, et c’était toujours pire d’une fois à l’autre. Pourquoi la 5ème année ? Pendant l’été qui la précédait, disons que le garçon avait changé. Poussée adolescente, que voulez-vous il a débarqué à Poudlard complètement changé, 1m85, une voix parfaitement muée, sa musculature, son endurance et sa carrure entretenues par des heures de Quidditch, il commençait donc à ressembler à un homme plutôt qu’à un garçon. Avec ces changements vinrent de nouvelles amitiés : Il se lia avec Mary MacDonald, et bizarrement, sa cote de popularité fit un bond en avant et il rencontra deux Serdaigles qui furent particulièrement important pour lui par la suite, Dana et Dirk. A partir de ce moment, il commença à relativiser : en réalité, s’il y avait bien une personne qui connaissait parfaitement Rabastan, c’était lui ! Il savait quels étaient ses sortilèges préférés, il savait jusqu’à où ses connaissances en magie noire s’étendaient (plutôt loin, pour un adolescent de quinze ans, à vrai dire), il connaissait son emploi du temps par cœur (obligé, pour pouvoir lui échapper), il savait à qui il écrivait régulièrement (à son frère, principalement), il savait qu’elle personne il pouvait supporter (un groupe de quoi, quatre personnes), quelles personnes étaient ses alliés, ou ses ennemis, il savait même quels professeurs il avait dans sa poche. Oui, Gabriel savait beaucoup de choses sur Rabastan Lestrange, mais il avait mit des années à ramasser toutes ces informations, car le Serpent était bien loin d’être un livre ouvert, alors qu’il avait mis un peu moins de deux semaines pour cerner au moins un gros bout de la personnalité du professeur Sakarov …

« Jamais plus vous ne me considérerez comme une honte pour la Russie, notre mère Patrie espèce de petit cloporte. Si vous êtes ici, c’est qu’elle vous a rejeté, n’importe quelle mère ferait la même chose avec une vermine telle que vous. Je plains vos parents de ne pas avoir su vous inculquer le respect et la politesse. Si ici il y a un blaireau, ça ne peut être que vous M. D’Angelo ! Si vous continuez votre petit manège, vous paierez cher votre effronterie ! »

Pendu les pieds en l’air, écoutant à moitié le discours de son professeur, Gabriel fit une liste de tout ce qu’il savait sur son professeur : Professeur contre les forces de Mal donc, certainement de Magie Noire à Durmstrang par ailleurs, complètement Russe, et vu son accent, sûrement d’une ville bien développée telle que Moscou ou St Petersburg. Expert en la magie noire à ce qu’il paraissait, Gabriel savait très bien ce qui se traînait dans les couloirs de Durmstrang pour avoir failli y aller, et apparemment la démonstration de magie qu’il avait fait aux 7ème années lors du cours sur les détraqueurs les avait impressionnés, c’était à dire que ses connaissances en magie étaient grande. Il avait cette espèce de phobie des nés-moldus, caractéristiques des personnes atteints de grands complexe de supériorité (ou d’infériorité, prenez Hitler, il a pour sûr toujours espéré être plus grand dictateur que plus grand en taille, et il classait les gens en race, tout comme Sakarov le faisait). Malgré tout, le professeur semblait faire un classement parmi les sang-pur : il mettait bien sûr tout en haut de la liste les russes, les Durmstrangiens, et vous pouvez être sûrs qu’un Adonis Leroy ne comptait pas plus qu’un vulgaire sang-mêlé.

Mais qu’était donc le pire, chez le professeur Sakarov ? Vous voulez le savoir, n’est-ce pas ? Selon Gabriel en tout cas, c’était sa jeunesse. Quel âge avait-il, 25, 30 ans peut-être ? 35 maximum. Un des âges où les hormones exultent, et où la libido est à son comble, ce qui n’est peut-être pas le mieux quand on se retrouve jeté dans un environnement d’adolescents qui, eux aussi, sont en folie sexuelle, autant dire les choses telles qu’elles sont. Ce n’était pas pour rien que Dumbledore avait au moins 110 ans, que MacGonnagall en avait 65 et Slughorn 70 !

Ca faisait à peine une heure qu’ils étaient tous les trois enfermés dans la pièce, et Gabriel avait déjà tout compris. Tout d’abord, il y avait eu les commentaires du professeur sur la tenue d’Aiden soi-disant déplacée. Puis, il y avait eu les images carrément obscènes placées « on purpous » dans l’esprit carrément naïf du pauvre Gabriel, representant son camarade avec de gros attributs. De gros attributs que Sakarov avait forcément du imaginer avant de pouvoir les placer dans le crâne de son élève. Juste après cela, il avait d’ailleurs avalé une gorgée de vodka. Simple réflexe de russe, ou coup de chaud qu’on récompense par de l’alcool pour se remettre les idées en place ? Vous voulez d’autres preuves ? Gabriel avait vu le regard plongeant qu’il avait lancé sur le torse d’Aiden, avec son T-shirt qui lui collait à la peau (il fallait avouer qu’il y avait de quoi regarder, m’enfin, un peu de tenue s’il vous plaît), et ne parlons pas du moment où les deux Gryffons étaient à demi-nus, Gabriel s’était carrément senti tenir la chandelle entre son camarade et le professeur. S’était ensuite enclenché le favoritisme à outrance et complètement indécent : « vient que je te donne un T-shirt (bien moulant) et avec ça, une belle gorgée d’alcool russe ! » Gabriel avait d’ailleurs sourit en voyant Aiden presque s’étouffer avec la vodka. Qui avait dit que les anglais étaient habitués à la boisson forte ? Que voulez-vous, on est russe ou on ne l’est pas !

Certes, Gabriel était un garçon très observateur, mais enfin, il fallait vraiment avoir des rideaux en velours noir pour ne pas voir que le professeur était irrémédiablement attiré par son élève ! Ou alors, il fallait justement être l’élève en question. Les personnes concernées étaient souvent les dernières au courant, malheureusement pour elles. Enfin, il fallait vraiment être pire que naïf pour ne pas voir ce que Gabriel D’Angelo voyait. Bref, l’Ange se sentit glisser lentement contre le mur et attériur par terre, priant dans une ultime témérité gryffondorienne aie une fois de plus lu dans ses pensées, ou quel que soit le mode de fonctionnement de la légilimencie que ce blaireau semblait savoir pratiquer à merveille.

Rapidement, les deux gryffons terminèrent leur travail, armés de leur produit de nettoyage soit-disant moldu (sauf que les moldus s’en servaient pour nettoyer leur canine, pas le sol des salles de classe). Jusque-là, niveau témérité, c’est Gabriel qui avait obtenu la palme, mais il semblait qu’Aiden voulait se rattraper :

« Professeur, on n'aura jamais fini en une demi-heure. Avec tout ce qui s'est passé, on a pris du retard. Et puis avec le matériel dont on dispose, ce n'est pas chose aisée... Ce n'est pas vraiment de la qualité. Avec nos baguettes, ce serait tellement plus simple, vous ne pensez pas ? Ou alors au moins un balai...? Nous avons bien travaillé jusque là... »

A la suite de son discours qui visait clairement à attirer une pitié dont Sakarov n’était pas capable, ou du moins ne semblait pas capable envers Gabriel, peut-être Aiden, qui sait, aurait le droit à sa pitié, d’Angelo se redressa, mais ne prononça pas un mot, il voulait juste tester sa théorie, à laquelle il repensait encore une fois. Serrant les dents pour ne pas sourire, il s’assit les jambes croisées en tailleurs, arrêtant donc son travail quelques instants, écoutant donc la réponse de son professeur …

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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Sam 18 Aoû - 22:11

Sevastian n’était pas un Russe pour rien. En effet, comme tout bon slave du nord qui se respecte il avait appris dès le plus jeune que montrer ses sentiments était une preuve faiblesse, et que cela était considéré comme une honte personnelle et pour la famille. Les plus grands sorciers russes étaient ainsi réputés pour être froid et très avares en matière de démonstrations affectives. Prenez Gellert Grindelwald par exemple, tout le monde sait qu’il avait entretenu une relation plus qu’ambigu avec Albus Dumbledore par le passé et pourtant aucun de ceux qui avaient connu ce remarquable mage noir n’aurait pu s’en douter. Il avait toujours tenu à garder une certaine distance que ce soit avec ses proches ou ses plus intimes collaborateurs. Une voie qui depuis était devenue un modèle pour tous les jeunes Russes de Durmstrang. Et Sevastian n’y faisait pas exception, ayant été élevé dans une famille au sang pur prônant la supériorité de la pureté du sang, le portrait de Grindelwald était encore présent dans une des pièces de la maison familiale, officiellement comme un exemple de l’abus de pouvoirs et de l’égocentrisme maléfique, officieusement pour l’admiration sans bornes que la famille ressentait face à cette gloire de la Russie. Sevastian n’avait commencé à montrer ses sentiments que lors de sa première et unique histoire d’amour. Quand il avait fait la rencontre de l’américain Xander Lemalf, il avait dû apprendre à ne pas tout garder pour lui et à se confier, à communiquer ses sentiments les plus intimes, fissurant cette carapace qu’il alimentait depuis sa plus tendre enfance. Suite à leur séparation, Sevastian s’était de nouveau renfermé, coupant toutes relations avec le monde extérieur, devenant presque sauvage, et par loyauté envers son ancien amour il avait refusé toute nouvelle opportunité amoureuse. Autant dire que depuis qu’il était arrivé à Poudlard, bien des choses avaient changé. Bien entendu tous les élèves avaient pu remarquer son caractère très froid et mordant, comme un serpent ou un chien enragé. Peu se frottaient à lui et les rares qui s’y étaient tenté en avaient durement subi les conséquences, l’enseignant ne se préoccupant pas de ce que pourrait penser le Directeur de Poudlard. Il avait en effet été engagé pour former les sorciers à la menace que représentait Voldemort et considérait que toutes les méthodes se valaient, croyant même la sienne supérieure, ce qui était d’être l’avis de son collègue et ex, le professeur Lemalf. Il s’était attendu à retrouver la sensibilité et la complicité qu’il avait eu avec l’homme mais de biens sombres échos changèrent son comportement. En apprenant que l’homme avait eu de multiples autres relations depuis, dont une avec une femme et plus récemment un flirt plutôt déplacé avec un élève de 5ème année, Sevastian en était ressorti fort vexé et blessé dans son ego. Par vengeance, il s’était laissé allé à ses pulsions primordiales et bestiales : l’attaque, la morsure, la méchanceté gratuite envers ceux qu’ils considéraient comme inférieurs, l’autorité mais aussi le sexe. Sur ce dernier point, il n’avait pas été bien loin mais il fallait avouer qu’il trouvait en la personne d’Hawkings une proie bien appétissante qu’il se ferait un plaisir de se mettre sous la dent. Et pourtant ce ressenti n’apparut qu’à la fin de la retenue.

A l’origine l’élève avait été puni pour tenue indécente, et Sakarov trouvait toujours que les tenues du jeune étaient incorrectes pour un élève bien qu’elles soient aguichantes. Ses pensées vagabondaient à une telle vitesse qu’en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire Quidditch en russe il avait offert une gorgée de vodka à l’élève pour se réchauffer, ou en tout cas en avoir l’impression car l’alcool ne réchauffe pas mais refroidit du fait de la dilation des artères et veines, et qu’il couvre son corps d’un tee shirt sec pour éviter que l’élève ne tombe malade. Instinct paternel ? Loin de là, juste une attirance pour le moment sexuelle. Avant de boire une gorgée de l’alcool fort, l’élève réveilla le caractère originel du professeur, le réveillant un peu de ses pensées déplacées :

« Je pourrai garder le T-shirt, même après la retenue ? Parce que, depuis le premier cours, j'attends une compensation aux vêtements que vous avez fait disparaitre. Mais bon, si vous y tenez vraiment je pourrai vous le rendre sans problème. »

Sevastian savait être un minimum compatissant, mais il ne fallait pousser mémé dans les orties pour autant ! Surtout devant témoin. Le Russe répondit donc sans équivoque, sa voix étant redevenu glace, mais si le réchauffement climatique agissait déjà dessus :

« Vous pourrez faire ce que bon vous semblera de ce tee shirt Hawkings, mais soyez correct dans vos paroles, sans quoi vous donner une deuxième retenue ne me posera aucun problème. Me suis-je bien fait comprendre ? »

Sevastian s’assura dans les yeux et l’esprit du jeune homme que le message avait bien été reçu. Ce dernier acquiesça calmement, conscient que le changement de comportement vis-à-vis de lui avançait mais que la rapidité ne ferait que précipiter sa chute plutôt que de le mettre dans les bonnes grâces du Slave. En parlant d’esprit et de lecture de ce dernier, Sevastian en avait presque oublié Gabriel, qu’il venait pourtant de réprimander comme rarement il l’avait fait de son maigre passé d’enseignant. Il n’y avait pas été de main morte avec lui. Son trouble avec ce Hawkings lui avait fait proféré des paroles terribles, des paroles qui ne laissaient aucun doute sur ses nombreux secrets. Il était hors de question pour le Russe que quelque élève soit au courant de ses dons de Legilimencie. Tout en parlant à Aiden et en se perdant dans ses courbes trop sensuels pour en détourner le regard, l’homme n’avait pas pu lire dans l’esprit de ce D’Angelo. Il s’en inquiéta. Il préféra vérifier ce dont pensait l’élève de lui, cette fois-ci non pas pour l’asséner de sarcasmes mais bel et bien pour se protéger, lui et ses petits secrets. Connaître les secrets d’une personne revenait à en prendre le contrôle selon un célèbre proverbe russe. Les traits de Sakarov se figèrent donc pendant que les deux jeunes gens continuaient leur travail inlassable. Il eut du mal à démêler les pensées de l’élève, étant lui-même plutôt déconcentré, mais il se força à reprendre son sérieux et sa concentration. Il ne vit que des images indistinctes, car il voulait éviter au possible que l’étudiant ne voit son intrusion. Bien entendu, il ne s’attarda que sur les pensées s’attachant à sa personne. il y vit des allusions à son âge, l’inconscience de son embauche au sein de Poudlard, de ses hormones et de sa perversion sexuelle mais aussi une allusion à son attirance pour l’autre Gryffondor et sur ses capacités mentales. Une chose était sûre, ce Gabriel en savait beaucoup trop. Sevastian le garderait donc à la fin de la retenue afin de corriger un peu sa mémoire et ainsi éviter que des choses soient dévoilées alors qu’elles devraient restées secrètes. Dès lors, l’enseignant se promit d’être plus discret. Et de faire un petit ménage. Il n’entendit que vaguement d’ailleurs ce qu’était en train de lui dire Aiden, perturbé par ce qu’il avait laissé échappé si facilement. Il réagit néanmoins assez vite, mais n’entendit que la fin des paroles du jeune homme qui disait :

... Ce n'est pas vraiment de la qualité. Avec nos baguettes, ce serait tellement plus simple, vous ne pensez pas ? Ou alors au moins un balai...? Nous avons bien travaillé jusque là... »

Bien entendu, ce petit numéro de charme, après la naïveté dont venait de faire preuve Sakarov, était réduit à néant. Tout ce que le Russe avait entendu était : vous pouvez abréger la retenue ? Pour sûr que la réponse ne serait pas positive, même avec le sourire très charmeur d’Aiden qui faillit faire fondre l’enseignant de Défense contre les Forces du Mal. Vu l’imper qu’il avait fait quelques minutes auparavant, il ne voulut plus passer pour faible et répliqua, avec plus de rudesse qu’il n’avait voulu pour le coup :

« Aucune pitié Hawkings. Si vous êtes en retenue c’est pour de bonnes raisons ! D’Angelo, on se croit à l’opéra à se tenir ainsi ? La salle n’est pas encore propre, et vous n’arrêterez votre nettoyage qu’à la dernière minute de cette retenue. Je crois d’ailleurs que cela fait un moment que vous êtes au même endroit, Hawkings, venez donc nettoyer le tableau et mon bureau pendant que vous D’Angelo, vous vous occuperez du placard à balai, ou vous serez exceptionnellement autorisé à utiliser ce dernier pour ôter les toiles d’araignée, puis vous viderez la corbeille qui est à mes pieds.

Et bien ? Qu’attendez-vous ? Que je vous tâte de ma baguette ? »
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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Jeu 13 Sep - 20:02

Aiden n'était pas vraiment de nature naïve. Il l'était auparavant, mais on avait tellement usé et abusé de sa confiance durant ses plus jeunes jours qu'il avait réussi à refouler ce trait de caractère au plus profond de lui. Néanmoins, sa clairvoyance désormais coutumière lui fait maintenant défaut, remplacée une nouvelle fois par cette encombrante insouciance. Il se tramait quelque chose dans cette salle de retenue, quelque chose dont il était la cible directe mais qui le dépassait totalement. C'est à peine s'il se doutait d'un quelconque événement qui planait au-dessus de sa tête comme une épée de Damoclès. Si seulement il savait que quelqu'un dans cette pièce le considérait comme une proie future...

Le Gryffon savait qu'il jouait la carte de la séduction pour faire pencher Sakarov en sa faveur. Par cette démarche, il ressemblait à Alexis LeFey et il n'était pas persuadé d'apprécier d'être comparable à lui par cette pratique, alors qu'il l'était déjà bien trop à son goût. Il n'était pas certain non plus des chances de réussite de son opération drague. Sakarov devait être ce genre d'homme mariée et fidèle, avec un ou deux enfants -une fille et un garçon dans l'idéal-...si toutefois il avait trouvé chaussure à son pied. Mais il devait bien y avoir en Russie l'une ou l'autre femme capable de le dompter. A moins que Sakarov ne soit doux comme un agneau dans son ménage ? C'était sans doute ça : Il avait une relation stable et solide et les regards appuyés qu'il portait sur Aiden n'étaient dû qu'à l'imagination tordue de ce dernier.
Les chances que Sakarov accède à sa requête étaient assez aléatoires. Il n'y avait qu'à se souvenir de la réponse du professeur à la plaisanterie d'Aiden quant à son t-shirt.

« Vous pourrez faire ce que bon vous semblera de ce tee shirt Hawkings, mais soyez correct dans vos paroles, sans quoi vous donner une deuxième retenue ne me posera aucun problème. Me suis-je bien fait comprendre ? »

Aiden avait préféré ne rien répondre. Valait mieux se tenir à carreau plutôt que s'empêtrer encore plus dans les sarcasmes désagréables du Russe. Comment Aiden avait-il pu imaginer qu'il était gentil au fond ? Soit c'était un style qu'il se donnait pour terroriser ses élèves, soit c'était sa vraie nature. Le Gryffon était perdu dans la psychanalyse de l'esprit particulier de Sakarov.

Bientôt, le professeur allait enfin lui répondre et Aiden saurait si son numéro de charme avait fait de l'effet. Plus il y pensait, moins il y croyait. Bingo. Sakarov lui répliqua, sèchement :

« Aucune pitié Hawkings. Si vous êtes en retenue c’est pour de bonnes raisons ! D’Angelo, on se croit à l’opéra à se tenir ainsi ? La salle n’est pas encore propre, et vous n’arrêterez votre nettoyage qu’à la dernière minute de cette retenue. Je crois d’ailleurs que cela fait un moment que vous êtes au même endroit, Hawkings, venez donc nettoyer le tableau et mon bureau pendant que vous D’Angelo, vous vous occuperez du placard à balai, ou vous serez exceptionnellement autorisé à utiliser ce dernier pour ôter les toiles d’araignée, puis vous viderez la corbeille qui est à mes pieds. »

Quel caractère de cochon ! C'en était presque méchant à vrai dire. Aucun respect pour son travail en plus ! Aiden était en mouvement constant pour nettoyer le sol, et dire qu'il ne bougeait pas était calomnie. Il n'y avait qu'à voir les mouvements d'avant et d'arrière d'Aiden-qui le gênait d'ailleurs- pour comprendre qu'il ne restait pas immobile à nettoyer la même petite parcelle de carrelage.
En plus, Sakarov donnait des ordres à la pelle sans la moindre notion du "S'il vous plait". Il voulait qu'Aiden nettoie son bureau alors que, dans la tête du Gryffon, il n'était censé que nettoyer le sol. S'il était obligé de faire luire le mobilier, le travail durerait encore plus longtemps. Et Sakarov s'impatientait.

« Et bien ? Qu’attendez-vous ? Que je vous tâte de ma baguette ? »

Directement, la dernière phrase de Sakarov lui mit une image inappropriée en tête. C'était assez préoccupant et honteux d'avoir de telles pensées. Le Russe qui le frappait avec son sexe comme s'il s'agissait d'un martinet avait certes un côté comique mais très déplacé également. Heureusement que lire dans ses pensées était impossible. Enfin, il existait des personnes capables de cela, mais ils n'étaient que trois dans cette pièce et les probabilités pour qu'un sorcier doté de cette capacité puisse se trouver dans la pièce devaient être minimes.

Aiden se releva et, la anse du seau dans son poing, se dirigea vers la tableau. Il restait stoïque pour ne pas que l'eau s'écoule de son récipient durant le trajet. Arrivé au tableau, il posa le seau au sol et se saisit de l'éponge posée dans la rigole du tableau. C'était idiot, il aurait pu l'utiliser directement pour nettoyer le sol après tout, non ? Pas sûr que Sakarov lui aurait permis, et puis c'était trop tard pour trouver des idées de nettoyage plus efficaces. Il frotta les résidus de craie en vitesse et, en un peu plus d'une minute, il termina le nettoyage de la paroi verte-noire.
Puis, gardant son éponge, il alla vers le bureau. Sakarov y siégeait toujours, le regardant toujours. La surface du meuble était désormais dégagée et Aiden se mit frotter. Il récura les coins les plus opposés à son enseignant mais il dû bien se résoudre à finir par nettoyer la zone où était assis Sakarov.
Le Gryffon continua timidement son nettoyage, penché, Sakarov dans son dos. Quand il s'accroupissait pour remplir son seau, sa grande crainte était que son short ne laisse apparaitre un espace entre son dos, dévoilant ainsi la ligne de ses fesses. Il souffla enfin d'aise quand il finit de frotter cette partie-là du bureau.
Voulant bien faire, Aiden repassa un coup ou deux d'éponge savonneuse un peu partout sur le meuble. Il était un peu allongé sur le ventre pour atteindre l'autre partie du plat du bureau. Sa main dérapa, et le Gryffon s'étala vraiment de tout son long pour la deuxième fois de la retenue (sur le bureau cette fois-ci, pour innover), et se cogna le menton contre le bois du meuble.


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MessageSujet: Re: Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo] Dim 7 Oct - 23:13


Gabriel n’était pas comme ses camarades de Gryffondor qui cumulaient les retenues, qui ne se souvenaient même plus des spécificités de chacune tellement ils en avaient fait. Il en avait rarement plus d’une par an, qui étaient souvent dues à des inattentions de sa part qui faisaient le plus souvent exploser la salle de classe. Si une chose était bien sûre, c’est qu’il allait se souvenir de celle-ci jusqu’au restant de ses jours, et pas seulement parce qu’il avait passé deux heures à récurer un parquet à la brosse à dent. Après plus de deux heures de récurage, Gabriel était toujours en train de se repasser les scènes insensées qui avaient eu lieu juste sous ses yeux durant ces deux irréelles heures. Il frissonna en ressentant à nouveau le froid qui était rentré dans ses entrailles lorsqu’il avait reçu en pleine face le seau d’eau lancé par Aiden, ses joues rougirent quand il se remémora la parfaite vue qu’il avait eue du sexe de son camarade de Gryffondor, son cerveau se remit à bouillir quand il rassembla tous les indices qu’il avait récupéré au cours de cette retenue sur le faite que son professeur était certainement un legilimens qui parvenait à lire dans ses pensées et même à occulter des images dans son esprit, autant qu’il pouvait agir comme un chieur de douze ans à changer les lettres de son sweat par exemple.

Mais Gabriel ne comptait pas avoir de seconde retenue, contrairement à Aiden qui était d’une insolence folle : « Je pourrai garder le T-shirt, même après la retenue ? Parce que, depuis le premier cours, j'attends une compensation aux vêtements que vous avez fait disparaitre. Mais bon, si vous y tenez vraiment je pourrai vous le rendre sans problème. » Non, merci, une seconde retenue avec un fou furieux qui parlait mieux cruauté qu’anglais, qui jetait des regards lubriques et faisait des bêtises tel un adolescent pré-pubère, il s’en passerait, na ! Gabriel frottait le sol avec sa stupide brosse à dent comme un stupide forcené, quand son camarade continuait dans son insolence, comme s’il n’en avait pas marre d’être ici, qu’il voulait encore plus d’heures avec le fou qui lui avait créé un sexe factice en montrant encore de l’insolence à son égard en lui demandant on ne peut plus sérieusement s’il pouvait changer de moyen de nettoyage pour sa baguette « ou au moins un balai », comme si le nazi allait lui dire « mais oui bien sûr cher élève, faites, faites ! ». Et voilà donc qu’il l’avait à nouveau énervé, et qu’à nouveau, après avoir réprimandé (très légèrement) Aiden, il s’en prit à Gabriel, et fit une allusion à l’Opéra que le pauvre ne comprit pas. Il lui ordonna ensuite de s’occuper des toiles d’araignées, ce que l’italien fit avec grand plaisir. Ca faisait maintenant plus d’une heure et demi qu’il jouait à cendrillon le cul dans la poussière, il n’en pouvait maintenant plus. Il se leva lentement pour ne pas brusquer les muscles de ses jambes engourdis, et s’avança d’un pas détaché vers le placard, tandis que son professeur parlait de baguette à tâter, ce que le Gryffondor trouva réellement idiot, quel était réellement l’intérêt de tâter une baguette ? Mais quand Gabriel y repensa, un vieux balais les poils vers le haut dans les mains, se dirigeant vers l’angle de la salle le plus proche, il se dit que « Que je vous tâte de ma baguette ? » était en réalité un phrase très ambigüe, mais il trouvait cela honteux rien que de penser que son professeur aurait pu consciemment mettre cette ambigüité dans ses mots, alors il arrêta d’y penser (bien qu’en réalité, en y re-réfléchissant le soir-même en écrivant sa lettre récapitulative de la journée à sa sœur, il se dirait certainement que ça correspondait parfaitement à la personnalité de Sakarov).

Une petite araignée glissait le long des poils du balai. Se concentrant légèrement, Gabriel parvint à la faire exploser rien qu’avec son esprit. Il voulait pouvoir vivre sans baguette, en exerçant tous les sorts juste avec son esprit. Il n’était pas près du but, m’enfin, au moins, l’insecte arachnéen était mort. En deux temps trois mouvements, il eut finit les 8 coins de la salle (ceux du plafond et ceux par terre), et attira toute la poussière qu’il put vers le centre de la pièce, où il avait laissé le seau et la brosse à dent. Aiden était en train d’éponger le tableau, tout était redevenu normal, chaque élève étant assigné à une vraie tâche digne d’une vraie retenu. Quand Gabriel alla récupérer la corbeille aux pieds de son professeur, il fit bien attention de ne pas paraître trop « soumis », comme Sakarov voulait évidemment qu’il soit. Pour réussir à cette tâche pas vraiment évidente, il se décida à fixer le fessier de son camarde, d’attraper d’une main aveugle la corbeille, et de repartir tranquillement (en lâchant des yeux Aiden, bien sûr). Il mit son plan à exécution, qui fonctionna parfaitement bien, en espérant que aucun des deux autres hommes de la salle n’aient aperçu ce regard lubrique.

Il avait maintenant entre les mains une corbeille pleine et aux pieds un tas de poussière. Pourquoi les sorciers n’avaient toujours pas inventé l’aspirateur, hein ? Il leva la tête vers son professeur pour lui poser quelques questions, mais à ce moment-là, Aiden s’affala de tout son long sur le bureau, lâchant un râle quand son menton vint frapper le bois. L’italien s’exclama alors :

« Mince, Aiden, ça va ? Monsieur, où puis-je aller vider la corbeille ? Et où mettre la poussière ? Aiden, tu veux que je t’accompagne chez l’infirmière ? »


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Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu [PV : Aiden Hawkings et Gabriel D'Angelo]

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