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RP COMMUN [ Serpentards invités ]

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MessageSujet: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Mar 10 Juil - 21:33


Le hasard fait parfois singulièrement les choses - exprès, dirait-on, pour nous empoisonner l'existence.
- Jean-Yves Soucy



18h30 - Salle sur demande

- Tout est prêt ? demanda-t-il.

Elle acquiesça. La potion était terminée, et elle avait subtilisé les cheveux d'une serpentarde. Le choix n'avait pas été facile : il fallait prendre la bonne personne, s'assurer de ne rien manquer, parer chaque problème, effacer les traces. Un travail de pro, si l'on pouvait dire ainsi. Pourtant, ils étaient loin d'en être. Ca n'était pas dans leurs habitudes, du moins pour elle. Alors pourquoi un plan aussi risqué ? Tout simplement, car il était temps que certaines personnes payent pour ce qu'elles étaient, et représentaient. Il n'avait, par ailleurs, pas été facile non plus de choisir les cibles, même si certaines étaient toutes désignées. Avec les nouveaux arrivants, il avait fallu se décider vite. Finalement, ils se décidèrent sur six noms. La peur faisait trembler les mains de la jeune femme. Son complice remplit une fiole de polynectar, prit quelques cheveux et mélangea la mixture. Il grimaça, ça n'était pas sa potion préféré.

- Cette fiole te servira si jamais ça dure plus longtemps. Tu as une heure maximum. Tu la gardes dans un endroit où elle ne pourra surtout pas tomber. Pas de traces, tu te rappelles hein ? fit-il.

- Je sais. Je la mets dans le sac.

Le moment était venu de boire la potion : elle fit une mince dégoûtée en buvant la mixture. Horrible. C'était aussi dégoûtant que ce qu'elle pensait. Plus encore. Son corps ne tarda pas à se modifier sous les yeux de son complice, impressionné. La jeune femme se transforma en une serpentarde aux yeux verts, cheveux bruns et lisses, coupés aux épaules. Fine et petite, elle passait généralement inaperçu aux côtés des Reines de Serpentard. Mais eux...ils l'avaient remarqué. Serena Johnson. Une des suivante si obéissante des reines. Toujours dans l'ombre, silencieuse, timide et pourtant une vraie langue de vipère. Ils avaient d'abord arrêté leur choix sur une autre serpentarde, mais celle-ci était plus qu'intéressante.

Combien y avait-il eu de chances, sur un million, qu'une des suivante des reines s'endorme à la bibliothèque ? Combien encore y avait-il eu de chances pour que cette même serpentarde parle dans son sommeil ? Aucune ! Ils n'y avaient même pas pensé une seule seconde, et pourtant quand la jeune femme était passée devant la table sur laquelle la jeune fille brune s'était endormie...elle s'était arrêtée, l'avait entendu parler. Faisait-elle semblant ? Ou dormait-elle vraiment ? Peu importait : elle parlait ! Elle parlait bien en plus, un vrai moulin à parole. Mais, vous ais-je dit également, que ceux qui parlent dans leur sommeil, disent toujours la vérité ? Vous pouvez leur demander n'importe quoi , ils vous répondront toujours. L'inconscient...ils ne se moqueront plus jamais de ce genre de choses après ça ! La jeune femme n'en était pas revenue de sa chance, elle avait essayé de petites questions au début, juste pour vérifier sa théorie qu'elle avait lu dans plusieurs bouquins sur la psychologie...et puis...la question était sortie... la réponse aussi. Le tour était joué ! Le mot de passe, dévoilé.
Quand elle lui avait annoncé ça, à son complice, la jeune femme était toujours sous le choc. De la chance ? Du hasard ? Qui pouvait savoir ! En tout cas, ils avançaient, plus rapidement que prévu. Tout ce temps à les observer, leurs six cibles, à chercher ce qui pourrait être précieux à leurs yeux. Quelque chose, juste une petite chose . C'était tout ce qui leur avait fallu. Et ils avaient trouvé. Pour les six.

19h00 - Le Hall d'entrée - Portes de la Grande Salle

Elle jeta un oeil à la table où son complice était assis, il lui fit un clin d'oeil discret. Puis, s'assurant que la serpentarde à qui elle avait "emprunté" l'apparence physique dinait bien avec ses congénères, tous occupés à manger, et discuter, la jeune femme se dirigea vers les cachots. Sur le chemin, elle se dit, qu'effectivement, le hasard faisait bien les choses. Et encore, elle ne su pas à quel point il l'avait gâté ce soir-là. Leur plan était simple , et bien ficellé : durant le diner, et profitant de leur salle commune déserte, elle s'introduirait dans les dortoirs des filles, et des garçons, volerait les biens les plus précieux de leurs victimes, et s'en irait. Simple, efficace, mais il fallait faire vite, et ne rien laisser derrière soit. Tâche difficile, la moindre trace, preuve, ou erreur pouvait lui coûter ... la vie. Oui, car ils ne s'attaquaient pas à de petits morceaux. Et encore, certains étaient moins pires que d'autres, mais là... difficile de s'en sortir indemne. C'est pourquoi sûrement...le Hasard avait voulu donner son petit coup de pouce. Et il avait bien fait!

La jeune femme ne croisa personne, ou presque, dans les couloirs de Poudlard. Elle vit juste quelques premières années de gryffondor, et de poufsouffle... des retardataires au repas du soir. Mais sinon, comme prévu, tout le monde semblait bien manger dans la Grande Salle. Son complice, lui, devait veiller à ce que les "cibles" ne quittent pas la table trop tôt. Il n'avait d'ailleurs pas été difficile de se décider sur lequel des deux irait jouer les voleurs : la jeune femme était la seule à pouvoir pénétrer dans le dortoir des filles. Plus facile, et puis... lui, avait déjà confectionné une grande partie de la potion. Il avait pensé aux moindres détails. Au final, leurs deux esprits se complétaient. Et ils avaient pu confectionner le plan parfait : mais comme aucun plan n'est parfait...forcément, tout ne se déroula pas comme prévu.
En effet, et comme toutes les fois où l'on prévoit quelque chose : ça ne fonctionne pas comme l'on s'y attend. C'est pourquoi, il fallu remercier le Hasard pour s'être mis... du bon côté. Appelez ça comme vous le voudrez, Chance, Hasard,... au final, ce fut les fameuses cibles qui payèrent le prix de la bonne humeur de ces trois là. A moins que Merlin et Morgane jouent aux dés en pariant sur la tournure de la soirée, ... l'explication était difficile à trouver.

Ce fut donc ces forces mystérieuses qui mirent en retard Azraël Fever, lui faisant oublier de remettre sa chevalière à son doigt, et de partir en vitesse à la Grande Salle. Ce fut aussi elles, qui firent tomber Gaël Dunkan sur le plancher de sa chambre, et qui sous l'impact fit se soulever le bout de plancher cassé, dévoilant une jolie petite clé ; ce fut par contre la tranquillité d'esprit de Rabastan Lestrange, qui le poussa à ne pas dissimuler sa pipe en ivoire, et de la laisser sur la table de son chevet . Ce fut également ces forces supérieures qui n'avertirent pas Lev Avdeïev et Dimitri Novak que leurs malles ... n'étaient définitivement pas une bonne cachette.

Il vous arrive souvent de prendre des décisions en ayant simplement une intuition ? Je suis sûr que oui - combien de fois avez-vous décidé de ranger votre chambre, avant même que vos parents vous l'aient demandé ? Combien de fois, avez-vous préféré relire vos cours de Métamorphose, préssentant que le lendemain une interro surviendrait ? Combien de fois encore, avez-vous éloigné la bougie de votre baignoire pour plus de sécurité ? Et si vous n'aviez pas fait toutes ces choses ? Vous vous seriez peut être fait punir par vos parents, vous auriez eu une mauvaise note, ou alors... votre bougie serait tombée dans votre baignoire et peut-être vous seriez-vous brûlé ? Mais puisque vous l'avez fait...par simple intuition, vous avez pu éviter toutes ces conséquences dramatiques. L'instinct, l'inconscient, la chance ou la prévoyance... Tellement de choses comparables à ce fameux Hasard. Mais l'humain étant parfois complètement aveugle, il ne se rend pas bien compte de ces mystères magiques ou non, qui pouvaient le pousser sur des chemins... imprévisibles.

La jeune voleuse ne faisait pas exception, et ne mesura pas sa chance. Elle n'eut aucun mal à entrer dans la salle commune, puisqu'elle avait le mot de passe grâce au sommeil agité de la serpentarde. Elle n'eut pas de mal non plus à entrer dans le dortoir des filles de sixième année, dans la chambre de Gaël Dunkan, la mauvaise reine de Serpentard, et à vrai dire celle qui faisait le plus froid dans le dos à la jeune femme. Narcissa Black était moins froide, plus lumineuse étrangement. Ivana Adzovic, la nouvelle venue et prétendante à leur trône imaginaire, était effrayante, mais moins sombre pourtant... on voyait l'enfance dorée qu'elle avait eu. Dunkan...c'était autre chose, ça se voyait dans son regard, quelque chose de sauvage que la jeune femme n'aimait guère. C'est pourquoi, elle avait longuement hésité, tout comme pour Azraël qui ne lui inspirait pas du tout confiance, mais surtout...pour Rabastan Lestrange. Son complice l'avait fortement déconseillé, mais au final... ils s'étaient dit que de toute manière, même sans lui voler quoique ce soit, il finirait par s'en mêler. En fait, ils les redoutaient tous. Sauf peut être Dimitri Novak, qui semblait plus souple...moins agressif, mais la jeune femme avait découvert un petit secret à son propos, qui la rendait curieuse.

Une fois entrée dans la salle commune des serpents, la jeune femme ne s'attarda pas sur la décoration. C'était sombre, trop vert, de mauvais goût. Elle n'aimait pas du tout l'ambiance qui y régnait. De nombreux fauteuils, des meubles, des lampes, des miroirs, de lourds tapis... Tout un confort, mais cela restait un vrai repaire de serpents. Plutôt effrayant, glauque. Elle prit le chemin de escaliers menant aux dortoirs, et ouvrit la porte de celui des filles. Elle tâcha de paraître normale, comme si elle était chez elle. Il ne fallait pas être bizarre, ou agir avec nervosité. Elle inspira, expira. Personne, ouf. Ils étaient tous en train de manger. Il fallait faire vite, mais bien. Ils avaient préparé ça depuis des mois, depuis la rentrée en fait, et elle ne voulait pas tout gâcher. Elle entra dans la chambre de Gaël Dunkan, et de Narcissa Black. Ils n'avaient choisi qu'une des deux, et avaient hésité longuement. Au final ce fut la plus égocentrique qui l'emporta. La chambre était propre, plutôt bien rangé. Sauf le lit de la cible n°1 : des vêtements partout, des chaussures par centaines... La jeune femme crut d'abord être entrée dans un magasin. Elle se ressaisit et tenta de ne marcher sur rien d'important. Elle regarda un peu partout, se tourna vers l'armoire et tenta de l'ouvrir. Fermée. Elle sortit sa baguette et prononça un tas de formules pour l'ouvrir. Pas moyen. Il devait y avoir une clé. Pourquoi accorder tant d'importance à une armoire ?

La voleuse regarda partout autour d'elle, et s'approcha de la table de chevet quand un bruit métallique se fit entendre. Elle baissa les yeux, son pied avait heurté une petite chose qui dépassait d'un trou d'une planche du sol qui semblait cassée. Une clé ? Son regard alla de la clé, à l'armoire, de l'armoire à la clé, et elle sourit. Ni une ni deux, elle alla l'ouvrir. Quelle joie quand les deux battants de l'armoire s'ouvrirent comme par magie ... ! Mais la déception se fit vite sentir : des vêtements, toujours plus de vêtements ! Des chaussures, toujours plus de chaussures ! Quelle superficialité ! La jeune femme soupira, désespérée et se tourna. Et le Hasard opéra à nouveau. Une pauvre chaussure traînait par terre, et ce fut en glissant dessus que la voleuse tomba à la renverse, et se retrouva propulsée dans la penderie. Sa tête cogna violemment sur le fond de l'armoire, et elle sentit le bois bouger sous le choc. Elle poussa des jurons à tout va, et en se relevant, massant son crâne endoloris, elle constata que l'armoire...n'était pas qu'une armoire. Elle déplaça les vêtements pendus, les jeta sur le lit, et par terre, et vit que le fond avait bel et bien bougé. La voleuse eut du mal à déplacer le double fond, mais quand elle y parvint, elle n'en revint tout simplement pas. C'est ce qui s'appelait, avoir trouvé la Caverne d'Alibaba! Elle parcourus des yeux les étagères secrètes : des livres, des photos, des babioles... Des carnets : elle tenta d'en ouvrir un mais elle ne réussit pas. Elle en prit un tout de même, le fourra dans son sac. Elle vit ensuite une drôle de boîte à musique en forme de piano noire : elle l'ouvrit, et une petite sirène commença à se brosser les cheveux, en chantant mélodieusement, tandis qu'un air de piano s'élevait, lui aussi. Derrière la sirène, un miroir où la jeune voleuse pu se voir , puis une seule inscription sur le devant : " A toi ma Rose - Pour que tu ne cesse jamais de te regarder ". Elle fut intriguée, mais l'emporta, elle aussi dans son sac. Elle referma le double fond, laissa l'armoire ouverte et s'en alla.

Après s'être introduite dans la chambre d'Ivana Adzovic, cible n°2, la voleuse parti à l'attaque du dortoir des garçons. Cible n°3 : Azraël Fever. Si elle avait paniqué jusque-là, son sentiment empira encore plus. En entrant dans la chambre, elle vit tout de suite que c'était autre chose que celle de Dunkan : tout était bien rangé, organisé...rien ne trainait au sol. Un peu trop rangé d'ailleurs , difficile de voir ce qui pouvait importer, ou ce qui était souvent utiliser. Elle se promena dans la pièce un instant, regarda partout, retourna tout le lit, regarda en dessous, tira tous les tiroirs et en remontant son visage vers le bord de la table de chevet, elle vit une chevalière. Les yeux écarquillés, elle reconnut celle qu'il portait tout le temps à son doigt. Des mois à les espionnés et les observés pour trouver leurs points faibles, et voilà que finalement... Fever commettait une erreur d'inattention. Il avait du l'oublier, avait-elle pensé immédiatement. Pourtant, elle était précieuse à ses yeux, il ne la quittait jamais. C'était la chevalière de sa famille, très jolie et scintillante avec des pierres précieuses et le blason des Fever. Grave erreur!

Ainsi, elle quitta la chambre, le sourire aux lèvres. Elle passa ensuite à la cible n°4 : Dimitri Novak. Le moins impressionnant, mais il restait un serpentard. Un qui venait de Durmstrang en plus. Mais c'était son histoire personnelle qui avait attiré les deux voleurs. Apparemment, ce n'était pas un irréprochable "sang pur"... De quoi mettre des tensions chez les serpents. Magnifique ! Il suffisait de trouver la preuve, l'élément parfait pour remettre tout ça en cause. Elle fit la même chose que pour Azrael, elle mit tout sans dessus dessous, le but étant de leur montrer que quelqu'un était passé par là...elle ouvrit alors la malle. Il y avait une longue cape rouge, sûrement celle de son ancien uniforme de Durmstrang...pathétique. En plus, c'était un sentimental ... Ben voyons ! La jeune femme jeta la cape derrière elle, en soupirant...elle mit alors la main sur un joli cadre, avec une photo dedans. Ce devait être les parents de Dimitri, et l'espace d'un instant la voleuse fut prise d'une certaine compassion. L'espace d'un instant.... elle jeta le cadre par terre. Et le Hasard opéra. Enfin, disons plutôt la force de l'impact qui fit se briser le cadre qui libéra la photo par terre. La jeune femme se retourna, et vit apparaître un bout de papier derrière la photo. Un article de presse, relatant l'histoire à propos de la mère de Dimitri. Oh ! Oh ! Intéressant ! Hop ! Dans le sac !

Cible n°5 : Lev Avdeïev . Il fallut encore changer de chambre, et c'était reparti pour un tour ! La chambre était moins bien rangée, un moyen désordre, mais il ne tarda pas à devenir colossale après le passage de la charmante petite voleuse. Le lit retourné, la table de chevet fouillée de fond en comble, et bien sûr ce fut encore vers la malle que la jeune femme se dirigea. Elle ne fut pas surprise d'y trouver l'étui du précieux violon de Lev, évalua l'instrument, mais fit la moue en décidant que c'était bien trop gros à transporter. Elle allait jeter un sort au violon pour le rétrécir et le mettre dans son sac, quand en soulevant l'étui, elle découvrit des tas de livres, et entre eux...coincé comme un malheureux...un joli petit carnet ! Ah ! Les mauvaises cachettes.... Elle le prit, vérifia que ça valait le coup...apparemment, Lev aimait bien écrire de ce qu'il pensait...plus de jolies photos ! Parfait ! Et hop , dans le sac !

Vint le tour de la cible n°6... Cette fois-ci, la pression montait, et les aiguilles de la montre de la jeune femme affichaient déjà 19h45. Elle tapota sa montre du doigt, nerveusement, et se décida à entrer. Tout de suite, il lui sembla que l'atmosphère s'alourdissait. La chambre était rangée, le lit de Rabastan Lestrange, fait. Les elfes, bien sûr... elle imaginait mal Lestrange faire son lit comme une boniche. Elle s'approcha doucement du lit, regarda en détail, puis en dessous. Elle n'osa d'abord pas trop toucher aux affaires, déplacer des choses. Il fallait se montrer prudent, Lestrange n'était pas n'importe qui...Elle s'approcha de l'armoire...Non. Elle recula. Ca sentait le piège, le truc bien foireux. Elle tourna en rond. Il lui semblait que le temps s'accélérait tout à coup, et ce fut finalement plus simple que ce à quoi elle avait pensé. Elle était là, jolie, en ivoire...une pipe. Lestrange fumait la pipe. Elle digéra l'information. Les bras ballants, et la mine surprise...

- Sérieusement ? s'étonna-t-elle.

Il l'avait laissé là. Juste là. Sur sa table de chevet. En même temps, il était tellement arrogant, à penser que personne ne viendrait la prendre. Logique! Quel prétention ! Enfin, on pouvait pas vraiment lui en vouloir : qui oserait voler Lestrange ? ... la réponse fit sourire la jeune femme. Elle ! Et son complice ! Elle devait quand même l'admettre, cette pipe en ivoire sculptée, elle devait être très vieille, et probablement très précieuse.... Elle tendit la main, en grimaçant, s'attendant à recevoir une flèche en plein coeur, ou quelque chose déclenché par son geste et lui prouvant que oui : Lestrange était complètement taré et sadique. Mais non. Et hop ! Dans le sac !
Elle descendit ensuite à la salle commune, en courant presque. Il était bientôt l'heure : 20h, le moment où tout le monde rentrait dans les dortoirs. Il ne lui restait plus que la dernière étape : Elle déposa une lettre sur la table basse de la salle commune : une enveloppe noire. A l'intérieur, quelques mots laissés à leur intention :

Citation :

Pour qu'une fois au moins, les loups se fassent manger et que les chèvres puissent se délecter. - Appréciez votre soirée.

20h - Sous-sols

La plan avait fonctionné. Il ne lui semblait pas que la joie puisse autant l'envahir. Elle ne s'était jamais sentie aussi légère, emportée par l'adrénaline, l'excitation, le goût du danger, mais un sentiment de revanche... de justice. Son sac pesait lourd et elle prit le chemin de la salle sur demande aussi vite qu'elle pu. Empruntant les couloirs que personne ne prenait. Il ne fallait pas tomber sur un préfet, et surtout sur le pire... Elle ne su jamais si c'était le Hasard encore une fois, mais une silhouette familière se dessina à l'autre bout du couloir, quand elle sortie. Une silhouette fine, avec une démarche féline. Elle connaissait cette démarche, cette chevelure noire... Elle prit un autre couloir. La peur lui serra l'estomac. Ca commençait...et il lui semblait déjà entendre le premier cri de rage...


[ HS : Voilàà, j'espère que ça vous a plu. Pardon pour les fautes. Je n'ai pas précisé encore ce que la voleuse a pris à Ivana, car comme est reviendra que le 14, je ne sais pas encore ce qu'elle lui volera. J'éditerais quand je saurais =)]
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Mer 11 Juil - 11:21






Je soupirai. L'ennui se faisait largement sentir. L'exaspération aussi. Autour de moi, il n'y avait que le bruit des assiettes et des couverts qui tintaient, les discussions animés des autres serpentards, et les rires qui s’échappaient des anecdotes parfois vraiment douteuses. Je ne mangeai pas. Je n'avais pas faim, en fait je n'avais jamais faim. C'était un vrai casse tête de me faire manger d'habitude. Le problème, c'était que généralement il y avait une personne qui ne me laissait pas le choix. Mon regard se tourna vers Rabastan, et les nerfs à nouveau s'animèrent. Pas dans le bon sens du terme. Notre guerre semblait ne pas vouloir se terminer, et elle avait sacrément bien commencé avec la soirée d'anniversaire de Dimitri Novak, où j'avais passablement piégé Azrael pour qu'il danse avec moi et que je puisse prendre une jolie photo de ce délicieux moment. Le mot que j'avais envoyé à mon tout aussi délicieux adversaire du moment, avait été probablement...très bien reçu. Lui-même, avait sans aucun doute été occupé avec Dina, cette stupide suivante qui plus jamais n'intègrerait le groupe de vipères qui m'entouraient. En fait, je les avais même chargé de défouler leur frustration sur elle... Après tout, Rabastan s'était servi d'elle pour faire croire à tout le monde que j'étais une traînée infidèle et allumeuse. Jolie réputation qu'il m'avait dressé là....déjà que j'étais connue pour être une vraie croqueuse d'hommes - jusque-là, il n'avait été question que de séduction - , j'avais à présent une toute nouvelle étiquette. Sans parler des rumeurs de rupture - ça, ça m'était resté en travers de la gorge. Mais parfait ! Il avait voulu jouer les indépendants, faire croire à tous qu'il avait couché avec Dina... je préparais un plan qui allait lui rendre la monnaie de sa pièce. En outre, et pour ne pas rester sans rien faire le temps de mettre en place mon plan d'attaque, je m'étais employée à faire de cette réputation une "réalité", ou fausse réalité dirons-nous plutôt. Je retournais son attaque contre lui, et me faisait un plaisir d'assumer pleinement ma nouvelle liberté. Aussi, je ne draguais que des sangs purs de qualité. Séduire d'autres élèves qu'il estimait moins ne marchait pas, alors très bien...il était temps de passer aux choses sérieuses. C'est ainsi que j'avais accepté l'invitation à Pré-au-lard d'un septième année, que j'avais passé la soirée en compagnie de deux adorables jumeaux sangs purs, et que j'enchainais les tenues vestimentaires les plus ... aguichantes. Ainsi, ce soir-là... j'avais revêtue une robe d'un rouge vif. Les jambes nues, et mes cheveux noirs, comme de longues ailes de corbeaux, lâchés et descendant presque jusqu'à la moitié de mon dos, retombant en cascade de boucles... magnifique. Comme toujours ! Et puis, l'éternel rouge à lèvres couleur sang, le teint frais et pâle, contrastant avec le noir de mes cheveux et le rouge de mes lèvres. De quoi tous les faire baver .
Je m'étais assise comme toujours à côté de Cissa, mais je ne prêtai pas attention à la conversation. Je regardai les autres tables de la Grande Salle, jetai de nombreux regards furieux aux premiers année qui s'amusaient à balancer de la nourriture sur les autres. Des gamins... Je fis un sourire à Lev en croisant son regard. Je l'aimais bien, il était le seul à qui je pouvais vraiment parler sans barrière ni honte. La table des serpentards était naturellement plutôt bien organisée. Finalement, chacun avait se place : en bout de table, les grandes figures de la maison, c'est-à-dire moi, Narcissa, Rabastan, Bellatrix, Lucius...etc puis, ceux qui s'étaient greffés au fil de l'année à notre bande, Ivana - malgré moi - , Azraël - nouvel allié de Rabastan - et puis Lev, il y avait aussi un Durmstrang dont le prénom m'échappait, mais dont le nom était très connu, Dimitrov. Apparemment, pas très copain avec Rab'. Tant mieux ! Enfin, plus on s'éloignait du bout de table, plus on descendait dans mon estime... mes suivantes n'étaient jamais loin, évidemment. Il y avait les premières années tout au bout, puis les deuxième, les troisième...et ainsi de suite. C'était comme une échelle, qu'on pouvait gravir peu à peu, en faisant ses preuves. Très poétique !

Je croisai les jambes, sortie un petit miroir du sac qu'une de mes suivante était chargée d'avoir toujours sur elle, si besoin j'avais... Je soupirai, arrangeant quelques mèches indisciplinées. En regardant derrière mon épaule, grâce au reflet du miroir, je vis un visage familier me regarder avec haine. Perséphone... Je souris, d'un de ses sourires que je pouvais avoir quand je me sentais d'humour diabolique et maligne. Je fermai le miroir d'un coup sec, effaçant le reflet désagréable de la Préfète. Enfin, voyant qu'il était presque 20h, et pour éviter de subir la foule d'élèves qui se précipiteraient pour rentrer dans leur salle commune, je me levai, prévenant Cissa de mon départ avec un sourire, et en passant derrière Rabastan je me penchai à son oreille discrètement .


- Je lis un livre passionnant ces derniers temps " 12 poisons indétectables". Finis ton verre mon chéri ! lui chuchotai-je, provocatrice.

Comme un réflexe, je lui mordis la lèvre et partis en direction des grandes portes, faisant claquer les talons derrière moi, comme toujours. Oh, il n'y avait pas de mal à le provoquer, même si ce que je disais était faux. Ce n'était pas méchant, juste amusant.

Il n'y avait personne dans les couloirs lorsque je pris le chemin des cachots. Pourtant, en m'approchant de la salle commune, je crus voir une silhouette au loin, dans l'obscurité, prendre un autre couloir. Sûrement une première année, du moins je ne me posai pas vraiment la question. Réfléchissant sur ce que j'allais bien pouvoir faire de ma soirée, je passai par le tableau, et entrai dans la salle commune. Tout était calme - j'adorais cette atmosphère sombre, et lourde. Le feu crépitait dans la cheminée, créant des ombres dansantes sur le carrelage, et je pris directement le chemin des dortoirs. Déjà, j'entendais derrière moi le bruit des élèves qui revenaient de la Grande Salle. J'étais partie à temps. Je poussai la porte d'entrée de ma chambre, et...ce fut le drame.

Certes, je n'étais pas maniaque. C'était un fait, Narcissa s'était même habituée à mon bordel permanent. Trop de chaussures, de vêtements, de livres et de parchemins un peu partout. Mais j'aimais bien mon explosion d'achats en tous genre. Mais là, ce fut un cri de consternation qui accueillis la nouvelle. La porte de mon armoire était ouverte, et sous mes yeux écarquillés, ébahis, et furibards, je vis que l'endroit où je cachais ma clé avait été découvert. Comment ? Je l'avais bien dissimulé pourtant ! A moins que je n'ai pas bien refermé....non, impossible. Ou peut-être que... Je me dirigeai vers l'armoire, et vis que les vêtements de la penderie avait été enlevé. Furieuse, comme une tigresse rageuse , je me dépêchai d'ouvrir le double fond. Et cette fois-ci, ce ne fut pas un petit cri. Je crois que tout le monde m'entendis. Il me sembla même que les murs tremblèrent sous le cri de rage que j'avais poussé, instinctivement.

- Non...non...non...non..non ! m'écriai-je en poussant les babioles.

Il manquait ma boîte à musique ! Celle que j'avais hérité de ma grand-mère depuis mes 10 ans. Elle était très précieuse à mes yeux, et je n'arrivai pas à croire que...sales rats ! bouses de dragons ! Puis, mon regard examina les étagères, ne remarqua d'abord aucun autre changement,... au début. Mais la place vide du premier carnet me sauta aux yeux. Un deuxième cri.


- MORGANE !
m'écriai-je à nouveau. ILS VONT ME PAYER CA ! SALES RATS ! JE VAIS LES TUER!

Evidemment, et toujours lorsque j'étais plus qu'énervée, je pris la première chose que j'avais sous la main - c'est-à-dire mon réveil - et l'envoyai s'écraser contre le mur. Me retournant face à la chambre, je remarquai que les affaires de Cissa n'avaient pas bougées. C'était au moins ça. Alors on m'avait attaqué personnellement...bien, très bien...Mon état de fureur laissa place à de la rage pure et dure, et sans concessions. Mon esprit de vengeance allait pouvoir se dégourdir les jambes ! Je jetai tout ce qui me passait sous la main contre le mur, mes chaussures - si précieuses d'habitude - , mes livres, et certaines autres filles passèrent la tête par la porte pour savoir ce qui se passait. Je leur jetai des projectiles en rageant encore plus. Elles partirent en criant, et sortirent des dortoirs. Quand la bête était lâchée, ce n'était pas beau à voir et il ne valait mieux pas rester dans les parages. Aussi, je refermai le double fond de l'armoire en vitesse, remis les vêtements dans la penderie. Je procédai alors à une extermination des suspects numéro un : les filles ! Elles seules pouvaient pénétrer dans le dortoir, et il paraissait évident que c'était une serpentarde qui avait fait ça ! Les autres élèves ne pouvaient pas entrer sans le mot de passe. Je passai dans presque toutes les chambres, sauf celle de Bellatrix - ça me paraissait évident que ce n'était pas elle - , et quelques autres qui ne me paraissaient pas suspectes. Les premières années filèrent vite fait bien fait, tandis que je fouillai leurs chambres de fond en comble, retournant rageusement les matelas, passant de chambre en chambre, d'armoire en armoire, cassant des choses sûrement précieuses. Je ne pensais plus de toute manière, il fallait agir. Ainsi, je semai la panique dans le dortoir des filles, crachant mon venin et ma rage sur toutes celles qui résistaient.
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Sam 14 Juil - 13:01

Le dîner était animé ce soir-là, dans la Grande Salle, autour des tables des quatre maisons. Le plafond magique, recouvert d’un léger voile de nuages qui permettait de distinguer les étoiles, bruissait du bruit des couverts dans les assiettes, des verres qui sonnaient contre le bois, et des conversations à haute voix, parfois rompues par un éclat de rire. L’ambiance était à la bonne humeur : les élèves savouraient la fin d’une longue journée de cours et un repas plus que bienvenu. Lev ne boudait pas les plats anglais, même s’il trouvait qu’ils manquaient singulièrement de saveur à côté de la cuisine russe. Les légumes et la viande bouillis, ça allait bien un moment…mais tous les jours, cela en devenait lassant.

Reposant un instant ses couverts, le Serpentard laissa errer son regard sur la table. Près de lui se trouvaient son cousin Azrael et Vladimir, son meilleur ami. Leur groupe de Durmstrang s’était lié avec les Serpentards qui comptaient vraiment. Parmi ceux-ci, Lestrange figurait en bonne place. Lev eut un vague sourire en coin. Les autres veillaient à mettre une distance de sécurité minimum entre eux deux : au début de l’année, ils s’étaient mal entendus et l’ambiance dans une pièce, lorsqu’ils étaient trop proches l’un de l’autre, devenait explosive ou descendait vers le zéro absolu. Une apparence qu’ils conservaient maintenant encore, alors qu’ils avaient compris qu’ils étaient de la même valeur. Mais ils étaient tous les deux bien trop fiers et obstinés pour faire le premier pas vers l’autre…alors ils se contentaient de services rendus en toute discrétion et criaient à la coïncidence si quelqu’un s’en apercevait. Lev connaissait moins Malefoy, mais avait davantage entendu parler des sœurs Black. Bellatrix, surtout, présentait un caractère particulièrement intéressant. Le garçon croisa ensuite le regard de Gaël, auquel il répondit par un discret sourire. Il l’appréciait…ils connaissaient leurs faiblesses respectives mais ne cherchaient pas à en profiter, bien au contraire. Cette compréhension de l’autre leur permettait de s’offrir des moments de pause loin du monde…Elle l’écoutait jouer ou ils discutaient paisiblement, en toute sincérité, sans heurts. Pour l’heure, elle n’avait pas l’air de manger beaucoup.

L’autre partie de la table ne le passionnait guère. Les élèves plus jeunes ne l’attiraient pas, il était bien au-dessus d’eux, et les voir se jeter la nourriture le fit soupirer. Ils feraient mieux de l’envoyer aux autres tables plutôt que de se battre entre eux ! Tiens, sur Anja, par exemple, l’une des rares élèves de leur groupe à avoir abouti dans une autre maison. Ce serait déjà plus drôle, mais la nouvelle génération ne semblait avoir aucun esprit d’initiative. Navrant… Mais il n’avait pas le temps de s’occuper de leur éducation, à eux de se débrouiller un peu sinon ils ne feraient jamais rien de bon, et formeraient un groupe de suiveurs, incapable d’agir par eux-même. Pouah. Se désintéressant du destin des élèves de Serpentard, Lev revint sur son repas. Il avait hâte de le terminer. La nuit précédente avait été épuisante, ainsi que la journée : la crise qui l’avait réveillé s’était poursuivie par une migraine qui l’avait lanciné une partie du jour. Maintenant qu’elle avait enfin disparu, il n’avait plus qu’une envie : aller se coucher. Et on n’avait pas intérêt à se mettre sur sa route.

Gaël partit la première, prenant le temps de lancer une provocation à Rabastan. Même s’il ne pouvait entendre les mots de là où il se trouvait, l’expression de la jeune femme parlait pour elle. La guerre déclarée entre ces deux-là n’était plus un secret pour leur groupe à présent.


Lev prit le temps de finir son dessert, avant de se lever à son tour. Quelques élèves avaient déjà fini et il commençait à être temps d’y aller, sinon il ne pourrait éviter la cohue habituelle aux portes de la salle. Certes, son statut de septième année et de Durmstrang lui permettait de se frayer un passage sans trop de difficulté, les élèves plus jeunes s’effaçant sans faire d’esclandre, et un regard suffisait pour faire rentrer les plus téméraires dans le rang. Il en allait moins facilement avec les cinquième et les sixième années malheureusement, nombreux à s’insurger contre un tel comportement… Le respect dû aux aînés se perdait de plus en plus. Qu’en serait-il de Poudlard à la prochaine génération ? Enfin, inutile de perdre du temps sur ces considérations qui ne le concernaient en rien.

L’un des rares avantages de la salle commune des Serpentard était qu’elle se trouvait à peu de distance de la Grande Salle. Pas besoin de monter sept étages, de gravir une tour ou de parcourir trente couloirs pour l’atteindre. Des élèves arpentaient déjà les couloirs des cachots mais l’élégant repaire des Serpents était désert lorsqu’il y pénétra, après avoir fait coulisser le mur. Sans doute Gaël avait-elle déjà rejoint son dortoir. La salle, dont l’apparence était celle d’un luxueux salon, aux confortables sièges de cuir, était impeccablement rangée : le goût du secret développé par les élèves de cette maison ne les encourageait pas à laisser traîner leurs affaires au vu et au su de tous. De fait, en entrant, Lev eut le regard attiré par une simple enveloppe noire posée sur une des tables basses. Elle ne portait aucune indication, ni nom ni adresse. Etrange…comme si en ne s’adressant à personne, elle était destinée à tous. Le garçon haussa les épaules. La fatigue lui faisait penser n’importe quoi.

De vagues cris se firent entendre, étouffés par l’épaisseur des murs des dortoirs. Lev reconnut avec difficulté la voix de Gaël : elle semblait dans une rage folle pour qu’il l’entende d’ici. Que s’était-il passé ? Quelqu’un avait-il osé approcher sa précieuse collection de chaussures ? La fille qui aurait eu une telle impudence allait passer un sale moment. Regrettant presque de ne pouvoir assister au spectacle, puisque les chambres des filles étaient interdites aux garçons (encore un sort vieux d’un millénaire, qui ne servait strictement à rien ! Dumbledore aurait enfin fait une bonne action en l’enlevant mais il n’avait pas vraiment le bon sens des priorités : il faisait tout à l’envers), Lev prit le chemin de son propre dortoir. L’appel du lit devenait irrésistible.

Une exclamation lui échappa et il se figea sur le seuil de sa chambre. Certes, il n’était pas un parangon de l’ordre mais ses affaires étaient toujours un minimum rangé, tandis que là, une tornade semblait avoir tout ravagé sur son passage. Le lit avait été retourné, les tiroirs de la table de chevet béaient comme s’ils avaient été fouillés sans aucun soin. Sentant la colère monter dangereusement en lui, comme un flot prêt à tout renverser sur son passage, le garçon se précipita sur sa salle. Si l’imbécile qui avait osé entrer dans sa chambre avait touché à ses possessions personnelles, il ne répondrait plus de rien.

Il ouvrit la malle d’un geste vif, renversant le couvercle sans aucune précaution. Le désordre qui y régnait indiquait que l’inconscient était aussi passé par là. La vue de l’étui de son violon rassura quelque peu Lev : offert par son frère, c’était une pièce rarissime, l’un de ses biens les plus précieux, auquel il tenait comme à la prunelle de ses yeux. Le garçon s’assura ensuite que l’intrus n’avait pas décelé le double fond de sa malle où il dissimulait des choses qui n’entraient pas vraiment dans le domaine de la légalité. Au moins, les secrets concernant les affaires de famille se trouvaient préservés. Il n’avait rien de très compromettant en soi, mais toujours assez pour amener quelques interrogations malvenues.

Il poursuivit l’exploration de la malle. Il n’y avait qu’une chose vraiment importante à côté du violon. Si ce chien d’inconnu l’avait trouvé… D’habitude, il le rangeait dans le double fond, mais parfois, pressé par l’heure ou parce qu’il savait qu’il allait en avoir besoin, il se contentait de le glisser entre des livres où il passait inaperçu. Un frémissement l’agita quand il s’aperçut que son précieux carnet manquait à l’appel. Son carnet où il rangeait les quelques photos de ses parents et de son frère qu’il emmenait partout avec lui, où il écrivait ses pensées, ses réflexions…en russe la plupart du temps, donc l’autre ne pourrait pas tout lire. Mais même ainsi, le vol demeurait un affront impardonnable. C’était une partie de lui-même qu’on venait de lui prendre, des aspects de sa vie qu’il tenait cachés. Comment avait-on pu oser une telle chose ?

Penché sur la malle, il s’était immobilisé, aussi rigide qu’une statue, en proie à une rage froide, dévastatrice. Ses yeux verts avaient pris un éclat glacé, d’une dureté impitoyable ; ses lèvres étroitement serrées avaient pâli, trahissant la colère qui l’habitait, bien plus impressionnante qu’une explosion. Il ne perdrait pas son temps en cris et en lamentations mais il allait retrouver l’ordure qui lui avait pris son carnet. Et il le lui ferait payer. Très cher. Histoire de décourager tous ceux qui auraient pu avoir la même idée et montrer qu’on ne s’en prenait pas impunément à un Avdeïev.

Lorsqu’il se releva, son regard vert conservait la même inflexibilité, la même froideur dénuée de tout sentiment. Il s’efforça de réfléchir calmement, d’utiliser la rage qui grondait en lui pour penser de façon cohérente et non s’emporter. L’envie était forte de tout démolir autour de lui mais il savait que cela ne le mènerait à rien. Première chose à savoir : avait-il été le seul à être ainsi visé ? Il s’était fait beaucoup d’adversaires à Poudlard, parmi les sang-de-bourbe, notamment, mais il ne pensait pas l’un d’eux capable d’une telle vengeance. Cela demandait une audace qu’ils ne possédaient pas. Une mauvaise plaisanterie, alors ? Ce n’était pas le genre des élèves de la maison, assez soudés entre eux finalement. Les chambres de ses amis, dans lesquelles il jeta un coup d’œil, paraissaient plutôt en ordre mais cela ne voulait rien dire. Il repensa à l’incident avec Gaël. Avait-elle constaté la disparition d’un objet auquel elle tenait ? Pouvait-il s’agir d’une action concertée ? De la folie pure de la part des élèves qui s’y étaient livrés. Tant pis pour eux. Il ne les plaindrait pas, bien au contraire. Ce serait un vrai plaisir de leur faire assumer les conséquences de leurs actes.

Rabattant le couvercle de la malle, rêvant sang et vengeance, il prit machinalement la direction de la salle commune. Quelque chose l’y rappelait sans qu’il sût vraiment quoi. Ne plus avoir le carnage de sa chambre sous les yeux l’aiderait peut-être à mieux réfléchir. La salle commune commençait à se remplir, la plupart des élèves étant rentrés du dîner. Mais il les ignora. Son regard s’était fixé sur la table basse où trônait encore l’enveloppe noire. Il comprit alors pourquoi il était redescendu. Ses pensées de tout à l’heure pouvaient-elles n’être pas que de totales élucubrations ? Une lettre qui leur serait destinée à tous… Il bouscula les étudiants sur son passage pour récupérer l’enveloppe. C’était absurde peut-être. Lev l’ouvrit d’un geste violent et en sortit une petite feuille de parchemin. Quelques mots s’y lisaient :

Citation :

Pour qu'une fois au moins, les loups se fassent manger et que les chèvres puissent se délecter. - Appréciez votre soirée.

Et insolents en plus… Ainsi donc, son intuition ne l’avait pas trompé. Il n’était pas la seule cible. Il releva les yeux, parcourut la foule des élèves, à la recherche de ceux qui partageaient sa colère. Nombreux furent ceux qui baissèrent le regard en croisant le sien, et qui s’esquivèrent.
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Dim 22 Juil - 1:32

    Ivana eut un sourire à l'adresse d'un Serdaigle - un Sang-Pur qu'elle connaissait depuis quelques années déjà et qui la faisait rire - et reporta son attention sur son repas. Elle n'avait pas faim. Du tout. Le nourriture anglaise ne lui avait jamais paru très appétissante et encore moins aujourd'hui. Elle regardait les plats sur la table, une grimace de dégoût plaquée sur ses lèvres roses. Si la blonde devait être honnête, ce qui l'empêchait de manger, c'était plutôt un lourd pressentiment qui l'avait suivie toute la journée. Elle n'avait pas mangé ce midi, et à peine au petit-déjeuner. Un désagréable sentiment qui lui tiraillait le coeur depuis le lever. Depuis sa dispute avec Ella, en fait. Une camarade de dortoir très stupide et insignifiante. Elles s'étaient engueulées, enfin Ivana avait crié sur elle jusqu'à ce que la jeune fille se mette à pleurer. Chose rare, la serbe était tellement énervée qu'elle avait donné un coup de pied rageur dans son matelas.

    Et c'est là que tout avait basculé.

    Au début, Ivana s'était dit qu'elle se sentait mal parce qu'elle culpabilisait. Elle ne voyait pas d'autres explications. Et puis, elle avait réfléchi. Franchement. Culpabiliser ? Ivana ? Tss. Elle se fichait de beaucoup de choses et les états d'âme d'Ella en faisait partie. Pendant le cours de métamorphose, d'histoire de la magie, sortilèges, elle avait tenté de recréer la dispute, de revivre les moments et de comprendre pourquoi depuis elle avait ce noeud dans la gorge. Aucun résultat. Cela lui arrivait parfois d'avoir cette sensation. C'était très vite confirmé par une catastrophe qui arrivait quelques heures plus tard. Merlin. Ivana ne voyait pas ce qu'elle pouvait redouter, ce qu'elle risquait de perdre. Et c'était ça le pire. Être dans l'attente et le doute. Ne pas savoir.

    Ivana secoua la tête, ses boucles dorées rebondissant sur ses épaules rondes. Il fallait qu'elle arrête de penser à ça. Elle jeta un regard à Azraël. Elle était assise à côté de lui - très mauvaise idée - et elle sentait tout son corps être attiré par lui. Bordel. Elle collectionnait les problèmes. Pendant un instant, Ivana admira son profil, ses cheveux sombres, ses pommettes hautes, ses épaules, ses longues mains. Attirant, attirée. Il y avait d'autres garçons beaux à Poudlard, certains encore plus que lui. Pourquoi il lui faisait cet effet-là alors ? Ce n'était pas de l'amour, non. C'était juste physique et ça commençait à devenir vraiment lassant. Elle ne pouvait pas céder à la tentation. Impossible. Ils étaient trop orgueilleux, trop fiers c'était devenu un jeu pour savoir qui craquerait le premier. Aucun n'oserait " faire le premier pas ", ils étaient donc coincés dans cette impasse.

    Juste des amorces de gestes, une lueur dans les yeux, la voix languide. Rien de concret. Jamais.

    Elle prit son verre - qu'elle avait rempli de vodka auparavant, chose qui était assez courante chez les Adzovic - et le but cul sec. Son visage resta impassible et sa gorge était en feu. Elle darda ses prunelles océanes sur le reste du groupe. Son groupe. Étrange, non ? Il y avait des gens qu'elle détestait, qu'elle connaissait à peine, d'autres avec qui elle entretenait des relations beaucoup trop ambiguë... Un mélange hétéroclite. Les points communs qui les poussaient à rester ensemble ? Facile. Beauté, argent, pureté, pouvoir. Voilà. Ils étaient tous riches, beaux - quelque soit la manière -, d'un sang pur - ou presque - et avides de pouvoir, manipulateurs, prêts à tout pour être au sommet.

    Elle les regarda tous, un par un.

    Gaël. Brune détestable. Ivana lui fit un sourire ironique et leva son verre - qu'elle venait de remplir mécaniquement et encore une fois de vodka. Une Reine. Elles se ressemblaient trop pour s'entendre et tout ça avait viré dans la haine familiale. Oui, c'était le mot. Elle considérait Gaël comme une soeur mais une soeur qu'il fallait éliminer, qui devait partir, une soeur agaçante, chiante, pitoyable.
    Elle passa sur Narcissa et lui fit un grand sourire. Ivana aimait beaucoup Narcissa. C'était un peu étrange, surtout venant d'elle. Il y avait ensuite Bellatrix, Lucius. Vladimir, son meilleur ami auquel elle accorda un clin d'oeil coquin. Leur jeu de séduction était diablement amusant - et factice. Elle échangea un regard avec Rabastan. Son égal, allié. Et la guerre naissante qu'il y avait dans le couple le rendait encore plus sympathique à ses yeux. Toutefois, s'il faisait trop de mal à Gaël... Voyons. Gaël était son défi, c'était elle qui devait la détruire. Dimitri. Lev. L'élite, en somme, les futurs dirigeants de la société sorcière, réunis en bout de table.

    Ivana poussa un léger soupir. Elle fit craquer ses jointures. Il s'écoula encore une dizaine de minutes, paresseuses, puis Gaël quitta la table ainsi que Lev. Une provocation en partant. Ivana ne l'entendit pas, l'expression de Rabastan voulait tout dire. Tss. Ce n'était pas comme ça que la guerre entre le couple allait s'envenimer et devenir carrément destructrice - et beaucoup plus intéressante.

    La blonde passa une main lasse dans ses cheveux et se leva à son tour. Elle avait hâte d'aller dans la Salle Commune. Martyriser quelques Premières Années, échanger des piques avec Gaël/Azraël, fumer une cigarette, dormir. Cette journée lui semblait interminable et elle n'avait qu'une hâte : passer à la suivante. Sans se presser, elle sortit de la Grande Salle, la démarche séductrice, la tête haute. Ivana rejoignit la salle des verts et argents. Elle croisa une Poufsouffle particulièrement laide (" ma chérie, je sais que quand on est à Poufsouffle, on n'est déjà pas gâté par la nature, mais s'il te plaît, épargne-nous donc la vue de tes couettes de gamine de cinq ans ") et poursuivit son chemin tranquillement. Ivana se sentait mieux. Elle était plus apaisée, calme. Tout allait bien, elle s'était faite des idées et voilà. Simple comme bonjour.

    Au début, quand elle entra dans la salle, elle ne comprit pas. Les élèves parlaient, excités ou apeurés, Lev se tenait près de la table basse, irradiant de colère. Il avait une enveloppe dans les mains. Elle entendait Gaël crier, s'énerver, hurler. Qu'est-ce qui se passait ? Rabastan avait-il fait une petite blague à Dunkan ? Si c'était le cas, que de promesses d'amusement. Ahaha. Ivana eut d'abord un sourire - c'était tellement drôle d'écouter Gaël pailler - puis lorsqu'elle comprit les mots " vol, payer, je vais vous tuer ", son coeur rata un battement. Oh non. Un vol ? Vu la réaction de Lev, il devait être aussi concerné. Elle se précipita dans sa chambre.

    - Merlin.

    Tout était pêle-mêle. Bijoux jetés par terre, certains cassés, robes, chaussures, draps déchirés. Ses objets personnels éparpillés aux quatre coins de la pièce. Divers parchemins, des lettres, ses plumes et de l'encre un peu partout.

    Son matelas retourné.

    Ivana s'approcha de son lit. Sa boîte en or était introuvable. Elle sentit la haine monter en elle, une grosse vague, une tempête de feu, de glace, de pure rage. Les jurons s'entrechoquaient dans sa bouche, son corps était brûlant. Son pendentif. Il valait une petite fortune. C'était un héritage. Venant de sa grand-mère. Ce collier devait suivre au moins une dizaine de générations et on lui avait dérobé. Comment avait-on pu oser ? Elle tâcha de calmer sa respiration, le rythme de son coeur. Au fond, elle le savait non ? La dispute avec Ella, tout était parti de là. Elle avait donné un coup de pied dans le matelas, qui avait découvert la boîte en or. Ce putain de pressentiment, le voilà qu'il se réalisait.

    De nombreux sentiments se mélangeaient dans les pensées d'Ivana. En plus de la perte de son précieux bijou s'ajoutait l'affront causé, l'indignation, presque l'humiliation (tout tenait dans le presque). Ceux qui avaient fait cela - soyons logique, ils ne pouvaient qu'être plusieurs - allaient payer.

    Réfléchir. Réfléchir. Gaël était touchée. Lev aussi. Qu'est-ce qu'ils avaient en commun ? L'élite. D'autres Serpentards devaient aussi être victimes alors. Peut-être un vert et argent avait-il orchestré ça ? Quelqu'un du groupe ou un autre, un parvenu ? Hypothèse à ne pas écarter. Chacun pouvait être coupable. Même les victimes. Surtout elles. Après tout, ils en étaient capables. Ivana redescendit dans la salle commune. Calme. C'était le mot. Elle était tellement en colère qu'elle était devenue glace. Il fallait réfléchir, analyser, trouver les coupables et se venger. Pas le temps de piquer une crise. Agir le plus vite possible, c'était la clé. Soudain, une idée merveilleuse, un plan, se forma dans sa tête. Ce vol, c'était une opportunité. Elle devait la saisir. Ivana rejoignit Lev.

    Elle leva sa baguette et fusilla du regard toutes les personnes présentes. Sa voix s'éleva au-dessus du brouhaha général, dure et vulgaire :

    - Que tous ceux dont rien n'a été volé se cassent d'ici.

    Regards incompris. Peu avait l'esprit vif, ils avaient juste dû entendre Gaël et voir la réaction de Lev. Ils ne comprenait pas, même s'ils se doutaient qu'un évènement important venait de se jouer. Peut-être un tournant dans l'histoire de la maison, du moins de cette génération. La vengeance serait terrible et avec tous ces Sang Pur à l'intelligence cruelle, tout Poudlard sera touché.

    Elle poussa un soupir, remit une mèche blonde derrière son oreille. Elle faisait partie de la royauté des Serpentard depuis un bon moment déjà et les élèves savaient à quoi s'en tenir. Il était bien rare de la voir aussi agacée et elle remarqua plusieurs Premières Années qui tremblaient de peur. Bien.

    Elle haussa le ton :

    - MAINTENANT ! VOUS QUITTEZ CETTE PUTAIN DE SALLE TOUT DE SUITE OU JE VOUS JURE QUE VOUS ALLEZ LE REGRETTER !

    Sans plus de protestations, ils quittèrent la salle, presque en courant. Ivana se tourna vers Lev, échangea un regard lourd de sens avec et lui piqua le parchemin. Sa main, vive, fine, se referma dessus.

    - Pour qu'une fois au moins, les loups se fassent manger et que les chèvres puissent se délecter. - Appréciez votre soirée. Oh, mais c'est qu'ils sont drôles en plus.

    Elle eut un sourire cruel, dévoilant ses dents immaculées - et aiguisées. Ses longs cils ombraient ses pommettes, sa crinière bouclée encadrait follement son visage. Ses grands yeux bleu avaient cette lueur dangereuse, sadique. Son corps était tendu, prêt pour la bataille. Néanmoins, la comparaison avec les loups était hasardeuse. Ils faisaient partie de la maison de Salazar. La maison du Serpent, manipulateur, insidieux, venimeux et ô combien plus mortel que le loup.

    - Très chères chèvres... Nous ne sommes pas des loups mais des Serpents. Et nous allons vous faire beaucoup de mal.

    Nombreux plans d'Ivana avaient été cruels, horribles, dépassant toute humanité. Mais celui-là, surtout si elle s'associait avec les autres, dépasserait tout ce que le voleurs pouvaient imaginer en terme de punition.


Dernière édition par Ivana Adzovic G. le Sam 15 Sep - 23:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Lun 23 Juil - 0:22

    Azrael lança un regard narquois mais légèrement menaçant à la table des Serdaigles. Ou plus précisément, à deux Troisième année avec qui il s'était amusé quelques temps cet après-midi. Enfin amusé... les deux autres ne diraient certainement pas ça ainsi, mais ça avait été un moment très distrayant pour lui. Disons que suite à une certaine contrariété et après les avoir entendus faire des commentaires peu reluisants sur certains Durmstrang -ou pratiquement tous- et s'enorgueillir que Poudlard était de toute manière la meilleure Ecole de Sorcellerie au monde -comme le racontait cette étrange légende que l'anglo-russe n'avait jamais comprise- , le jeune homme avait tout naturellement souhaité les connaître un peu mieux. Apprendre quelles étaient leurs craintes et leurs peurs, par exemple. Et puis au vu de leur point de vue ô combien brillant et intelligent bien que quelque peu fourvoyé, il avait aussi décidé de leur apprendre, en contre partie, de quoi étaient réellement capables les élèves considérés comme l'élite de l'école Slave. Les deux jeunes anglais avaient aussi eu le droit à une démonstration d'un ou deux sorts très intéressants mais qui leur étaient totalement inconnus. Qui disait qu'il n'était pas généreux? Bon, les deux aigles-idiots -étrange, on lui avait pourtant raconté que Serdaigle était la maison de l'intelligence, ils avaient sans doute trop lu de livres- avaient très certainement du passer à l'infirmerie parce qu'ils avaient meilleure mine et semblaient mieux tenir sur leurs pieds de ce qu'il avait vu de leur entrée tardive dans la Grande Salle.

    N'empêche que cette histoire avait aussi fait perdre du temps au Serpentard : il avait à peine eu le temps de poser ses affaires dans sa chambre et de se doucher avant de remonter des cachots pour aller dîner. Ses doigts glissèrent distraitement sur ceux de sa main droite, n'y trouvant que de la peau au lieu de rencontrer le métal de sa chevalière. Il l'avait enlevée et posée sur sa table de chevet le temps de passer sous le jet chaud de la douche, et avait oublié de la remettre après, dans sa précipitation. Chose qui ne lui arrivait d'ordinaire jamais, il s'en assurait. Il faut dire qu'elle était importante pour lui, très importante, d'autant plus que c'était son père qui le lui avait transmise. Et puis il y avait tout un tas d'autres significations et utilités particulières rattachées à celle-ci. Enfin bref, il n'était pas à l'aise sans son poids familier à son doigt. Nerveux un peu, aussi, même s'il n'y avait aucune raison, c'était comme une espèce de mauvais pressentiment. Donc certainement inexacte. Quoiqu'il fallait parfois aussi savoir se fier à ses intuitions...

    Azrael poussa négligemment un bout de viande bouillie sur le bord de son assiette avec sa fourchette, peu ragoûté par la cuisine anglaise. Tous les jours, c'était franchement de trop! Il tourna la tête vers les autres Serpentards l'entourant. Tout un petit groupe, à régner sur le reste de la table des Verts et Argents comme des souverains régnant sur leur peuple et leur disciples. C'était même un peu le cas, il y avait cette hiérarchie dans la maison de Salazar qui était toujours maintenue, comme à Durmstrang d'ailleurs, et c'était pour le mieux. Les gens extérieur à cette micro-société à l'intérieur de l'école ne se rendait certainement pas compte -ou mal- de tout ce que cela impliquait, et de tout ce que cela apportait. Mais laisser les ignorant hors de tout cela était pour le mieux, ils n'en auraient de toute façon pas apprécié ni compris les subtilités. Enfin bref, une partie de l'élite de Durmstrang, celle qui avait été répartie chez les Serpents, s'étaient donc tout naturellement rajouté au groupe déjà formé. Son regard passa donc de Gaël, son ex et la copine de Rabastan et avec qui les relations restées bonnes s'étaient cependant dégradée depuis l'anniversaire de Dimitri -on se demande pourquoi-, Rabastan, son Allié avec un grand A mais auquel il refusait encore d'accorder son entière confiance -là encore, on pouvait se demander pourquoi- , Narcissa, l'une des Reines des Verts, Bellatrix, son acolyte pour aller s'amuser par moment avec des élèves plus jeunes, et Lucius qu'il ne supportait pas mais avec qui il restait parfaitement amical. Dimitri, Lev, Vladimir, Ivana et lui étaient ensuite venus compléter la souveraineté. En somme, que des gens qu'il estimait, même s'il ne s'entendaient pas avec tous.

    Du coin de l’œil, Azrael perçu le regard d'Ivana, apparemment posé sur lui avant qu'elle n'ai choisi de regarder le reste de la table. Il continua à l'observer un moment, toujours du coin de l’œil. Même assis à ne rien faire, sans se regarder ni se lancer des piques il pouvait sentir l'attraction qu'il y avait entre eux. Ils étaient un peu comme des aimants, à se repousser et à s'attirer à la fois. Parce qu'ils ne pouvaient ni s'empêcher de s'admirer secrètement, ni de se provoquer, ni de se mettre des bâtons dans les roues. C'était parfois lassant à force, depuis le temps, surtout que dans le cas présent, cela ne faisait qu'ajouter à l'espèce de nervosité qu'il avait, ce qui l'irritait encore plus. Le jeune homme détourna son attention de la Serbe et fixa son assiette un moment, avant de prendre un simple verre d'eau. Une bonne partie des élèves anglais buvaient du jus de citrouille, eux, qu'elle horreur! De l’écœurante soupe froide sucrée. Peu après, Gaël se leva, en profitant pour provoquer Rabastan avant de quitter la salle. Leur couple était en guerre, et si Azrael trouvait ça parfois distrayant et amusant, il n'avait absolument pas apprécié être mêlé à cette histoire. Personne ne l'utilisait. Surtout contre son grès, et encore moins lorsqu'il s'était son allié qui était visé. Les deux ''pièges'' respectifs des deux Serpents l'avaient passablement énervé, et il avait toujours ce goût amer dans la bouche qui ne présageais généralement rien de bon pour les autres. Mais même si ça n'avait pas été loin de finir en catastrophe avec le Lestrange, il ne s'attaquerait pas à lui comme ça, et ne comptait pas le faire. Ils connaissaient tout deux les capacités de l'autre, et le sixième année était aussi au courant de sa peur, sans compter qu'Azrael ne doutait pas que l'autre était un Allié de qualité. Il avait donc exceptionnellement mis son caractère vindicatif et son énervement de côté -mais pas si fierté- et avait plus ou moins laissé couler, sachant très bien qu'il avait là aussi un avantage : si Rabastan pouvait encore difficilement se permettre de douter de lui, lui pouvait continuer, et de cet atout pouvait découler ces dits avantages s'il se débrouillait bien et qu'il en avait besoin.

    Lev ne tarda pas non plus à quitter la Grande Salle, juste après Gaël. L'anglo-russe s'étira un instant avant de quitter à son tour la pièce, juste après Ivana. Sur le chemin des cachots, il prit un raccourci pour aller plus vite et s'épargner un bout du chemin, toujours nerveux à l'idée de ne pas avoir sa chevalière sur lui et par cet étrange et vague pressentiment qu'il avait. Il murmura rapidement le mot de passe du repère des Serpents, comme il était parfois appelé, et s'y engouffra dès que la porte fut ouverte. Il n'avait pas parcouru la moitié de la salle commune que des cris furieux retentirent, à peine étouffés par la porte du dortoir des filles, et qu'Azrael identifia comme appartenant à Gaël. Malgré sa curiosité quant à leur cause, son sentiment de mal-aise sembla s’amplifier, et encore plus intensément lorsqu'il vit Lev se figer sur le seuil de sa chambre avec une exclamation de surprise. Il avait la très désagréable impression que quelque chose clochait et n'allait pas. Du tout. Mais le Serpentard ne s'attarda pas sur ses pensées, accélérant très légèrement le pas jusqu'à sa chambre dont il ouvrit la porte à la volée, la faisant claquer contre le mur de pierre. Et.... lui aussi se figea, les yeux légèrement écarquillés d'horreur et de surprise. Sa chambre était sans-dessus-dessous. Les tiroirs, vidés ; sa malle, grande ouverte ; ses vêtements, jetés en vrac au sol ; son lit clairement défait. Cette fois, les yeux d'Azrael s'étrécirent dangereusement, cette même lueur mêlée à la fureur luisant dans ses prunelles vaironnes alors qu'un espèce de grognement roulait dans le fond de sa gorge, qui aurait presque put faire penser à un animal en rage si quelqu'un l'avait entendu. Il s'avança d'un pas lent dans sa chambre, entre les objets qui gisaient au sol, sans cependant s'attarder sur aucun d'eux. Sa table de chevet était toujours à sa place, seul meuble intouché, et pourtant, le vide semblait le narguer à l'endroit où il se souvenait avoir laisser sa chevalière. Disparue. Un tremblement parcouru ses épaules, après un souple et rapide mouvement de poignet qui fit glisser sa baguette dans sa main, l'anglo-russe donna un coup en direction de la petite table. Elle explosa. Purement et simplement, envoyant des morceaux de bois voler partout dans la pièce, comme pour achever de la transformer en champ de désolation. Le jeune homme lança quand même un accio à sa chevalière, juste pour être sûr, mais rien ne vint à lui. Bien... très bien... D'un pas plus vif que précédemment, il contourna son lit et, après avoir fermé sa porte d'un coup de baguette, s'agenouilla à côté de son lit et souleva un coin du matelas qui n'avait pas du être remarqué. Quelques arabesques du morceau d'ébène et il put s'assurer que son journal était toujours là. Ses sorts avaient été plus malins que le voleur, et le carnet où il notait des choses qui lui seraient clairement compromettantes -comme certaines idées de vengeance...- n'avait pas été remarqué. C'était déjà ça, mais clairement insuffisant. Un nouvel ennemi venait de se déclarer, et il venait, dans sa stupidité, de se faire la cible du vindicatif Azrael... qui, se souvenant des cris de Gaël et de la réaction de Lev, n'était certainement pas seul.

    Le jeune homme replaça prestement les sortilèges autour de son journal, et quitta sa chambre sans lui épargner le moindre regard, claquant la porte derrière lui. Il retourna dans la salle commune, repérant immédiatement son cousin, une lettre noire en main. S'asseyant gracieusement dans son habituel fauteuil de cuir, non loin de là où Lev se tenait, il eut à peine le temps de lui demander ce que disait la lettre, avant qu'Ivana ne débarque elle aussi, dictant à tous ceux à qui rien n'avait été volé de quitter la salle. Evidemment, personne ne bougea d'abord, certainement à cause de l'incompréhension, et elle reprit en s'énervant. Sans un mot, les élèves qui s'y trouvaient déjà -le repas n'étant pas encore fini, en haut- obéir, vidant les lieux. On écoutait les Reines, ici. Azrael quant à lui, resta assis en silence, les jambes lâchement croisée, comme s'il était parfaitement à l'aise et détendu, même si c'était tout le contraire. Ceux qui le connaissaient bien -c'est à dire tous ceux restant dans la pièce- auraient cependant certainement put remarquer la lueur de fureur brute, dangereuse et mauvaise, qui enflammait ses yeux. Après un instant de silence, comme pour s'assurer que tous ceux non-concernés étaient partis, il lança un silencio autour de la salle sans dire mot, puis planta son regard dans celui d'Ivana, réprobateur , l'ironie palpable dans ses mots.

    - Bravo à toi, vraiment... C'est une belle initiative que de nous offrir à tous un moment de solitude pour nous concerter. -Il marqua une courte pause pour laisser peser ses mots avant de reprendre, sa voix plus coupante, sèche, s'adressant cette fois toujours à Ivana principalement, mais aussi au reste du groupe.- Maintenant, tout le monde est au courant que quelqu'un nous à voler à tous quelque chose. Et tous ceux qui étaient là savent pertinemment qu'aucun de nous n'est du genre à laisser cela impuni, et qu'on règlera la chose nous-même. Alors, qu'est-ce que tu crois qu'il se passera si un élève -ou plusieurs- finit un jour prochain mystérieusement à Ste Mangouste ou disparaît sans raison ? Peut-être même sans souvenir de l'événement ? Et bien tous les doigts pointés vont tous, tout aussi mystérieusement, converger vers nous. Déjà qu'en temps normal, les professeurs et le directeur ont déjà tendance à porter leur soupçon sur les Serpentards, ça n'arrangera pas la chose! Les Serpents ne sont pas tous de notre côté, et des traîtres, il y en a partout, même là où on ne s'y attend pas...

    Non, vraiment, virer tout le monde de la salle avait été un mouvement stupide d'après Azrael. Les vengeance, ça se prenait au sérieux, toujours, et il fallait faire attention à tout. Chaque parole, chaque détail, chaque mouvement de pions. Ou sinon tout échouait. Tout échouerait s'ils ne faisaient pas attention à tout cela, et ils se feraient prendre, ce qu'il ne fallait en aucun cas, sous aucun prétexte. En tout cas, il ne comptait pas se faire prendre, merci bien, il avait d'autres projets plus important. Une vengeance d'une autre envergure... Et cette vengeance, il la planifiait depuis bien longtemps, il avait appris -sans l'avoir encore faite- à chercher à penser à tout, à penser à tout et à ne rien oublier. Il savait penser vengeance, s'était entraîné pour depuis des années déjà. Détachant son regard de celui d'Ivana, l'anglo-russe se radossa au dossier de son fauteuil, s'étant légèrement penché en avant pendant qu'il avait parlé. Il regarda tout le monde, tour à tour, avant de lancer un regard à la porte de la salle commune.

    - On devrait commencer par trouver un endroit où parler sans risquer d'être importuné et interrompu, la plupart des élèves ne sont pas encore rentrés et d'autres passeront encore par là, finit-il par ajouter après un moment.


    HRP: je sis pas si suis allée trop vite à la fin, mais si c'est le cas je peux toujours enlever la dernière réplique~ (:

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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Dim 29 Juil - 7:48

Je pose un petit insert informatif en attendant de pouvoir poster ma réponse après celle de Dim
Mais comme tout le monde semble s'emparer de sujet à coup de hiboux postaux ! Razz .... Et qu'une des réactions de Rab va être de voler les autres Maisons en faisant passer ses propres larcins comme ayant la même origine que celle ayant touché les Serpentards (bande de.... ! Vous m'obligez à tout révéler avant de poster ! ><), c'est-à-dire en laissant également des lettres signées les Chèvres.... Histoire de semer le flou et la zizanie en même temps...

Voilà... Désolée pour ce message HRP. Mais laissez-le réagir le pauvre Rab' ! ^^
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Lun 30 Juil - 21:10

HJ : vraiment désolée pour le retard ...






La table des Vert & Argent connaissait une certaine hiérarchie à laquelle tous se devaient d’obéir, sous peine de représailles plus ou moins lourdes selon la personne fautive. En bout de table se trouvaient l’élite des élèves de cette maison, tous issus de familles respectables de la communauté magique. A eux seuls, ils formaient une sorte de micro-société dans laquelle personne n’était autorisé à entrer. Les autres, le peuple les appelait-on, se répartissait sur le reste de la longueur. Parmi-eux se trouvaient des sang-mêlés, certainement des né-moldus qui eux s’efforçaient de passer sous secret leurs origines et les sangs purs qui ne méritaient pas leur place au sein de ce petit groupe. Dimitri lui, comme ses camarades et amis de Durmstrang, siégeait en bout de table en compagnie de Serpentard dont la réputation au sein de l’école n’était plus à faire depuis longtemps déjà.
Ce soir encore, le diner n’avait rien de bien fameux. Il savait la cuisine britannique spéciale, et ne refusait pas d’y gouter de manière occasionnelle, mais jamais il ne s’était imaginé devoir la supporter durant toute sa dernière année scolaire ! Légumes et viandes bouilles, gelées de fruits, … un peu de consistances et de saveurs sur ces tables n’auraient pas été de refus. Il ne pu retenir un sourire en voyant Azraël, son meilleur ami, détourner un morceau de viande. De toute évidence, ses amis slaves partageaient pleinement son opinion sur le sujet, leur cuisine étaient bien meilleure. Question d’habitude et de goûts, diront certains.
Dimitri n’était pas connu comme étant quelqu’un qui s’emportait rapidement, l’illusion qu’il donnait de lui-même était presque parfaite, un étudiant calme et sans histoire, qui savait garder son sang-froid et ce dans toutes sortes de situation. Il avait appris à le faire quelques temps avant son entrée à Durmstrang et remerciait la personne à l’origine de ces leçons qui ne furent pas toutes agréables à supporter. Cependant lorsqu’il entendu depuis le salon commun Gaël, considérée en ce bas monde comme la Reine des Serpents, crier ou plutôt hurler, puis Lev débouler quelques instants plus tard dans un état similaire il s’était empressé de regagner sa propre chambre. Fouillée. Saccagée. Dévastée. Une tornade n’aurait pas fait mieux. Armoire ouverte. Vêtements gisants sur le sol. Lit renversé, draps, couette et oreillers éparpillés aux quatre coin de la pièce. Mais ce n’était rien comparé à ce qu’il allait découvrir ….

Tournant sur lui-même, évaluant les dégâts tout en cherchant un possible responsable il aperçu sa malle. Ouverte ! La cape de son uniforme de Durmstrang ainsi que le verre brisé d’un cadre qui contenait pendant un temps une photo & un autre morceau de papier, à côté … Cette fois s’en était trop ! Il claqua violemment la porte de son armoire, jurant dans sa langue maternelle. Cet article de journal, bien que rédigé en Russe, associé à cette photo étaient tous deux à l’origine de son pouvoir dans son école. En effet, il s’agissait là des rares preuves qui prouvaient qu’il n’appartenait en rien au cercle fermé des Sang-Pur, puisqu’il était le fruit de l’amour d’une né-moldue et d’un sang-pur, autrement dit il n’était qu’un simple sang-mêlé. Or, son influence et le respect qu’il avait gagné chez lui, il le tenait de ce mensonge qu’il avait pu crée grâce au second mariage de son père. Si la personne qui les détenaient à présent avait un minimum d’intelligence. Lui avait réussit à se tailler une place non-négligeable dans la hiérarchie instaurée chez les étudiants, grâce à cette version retravaillée de sa vie, pourrait très bien perdre en crédibilité et en autorité. Il fallait qu’il mette la main sur ses affaires, et vite ! Et s’il le fallait réduire au silence le ou les responsable de cet énorme coup. Oh non, Dimitri Novak ne laisserait pas cet acte impuni.

Lorsqu’il rejoignit les autres victimes de ce cambriolage, il s’aperçu que tous les autres élèves avaient fichu le camp. Et d’après les dires d’Azraël, Ivana en était responsable. Bonne initiative, ou non, tout dépendait du point de vue que l’on choisissait d’adopter. Qu’ils se retrouvent seuls n’étaient pas une mauvaise chose, au moins ils pourraient parler. Cependant, Azraël avait raison en faisant remarquer que maintenant tous les pointeraient du doigt au moindre accident commis. S’ils voulaient régler ça, ils allaient devoir se montrer bien minutieux sur les détails de leur vengeance. Tandis que certains donnaient leur opinion sur la méthode à suivre, Dimitri tentait de deviner ce qui avait bien pu motiver ces vols. Des tendances suicidaires ? Fort possible, car il fallait être fou pour oser s’en prendre à ce groupe d’élèves en particulier.

- Tôt ou tard on aurait été pointé du doigt, alors aujourd’hui ou demain cela n’a pas tellement d’importance.

Disparition des coupables ou vantardise de la part de ces chèvres, dans un cas comme dans un autre étudiants comme professeurs auraient eu tôt fait d’être mis au courant des faits. Tout cela n’était qu’une question de temps. Ivana n’avait fait qu’accélérer les choses.




Dernière édition par Dimitri Novak le Mar 30 Oct - 15:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Mar 31 Juil - 16:38

    -C'est bien que tu lises... J'espère pour toi qu'un jour tu seras capable de réaliser ces potions..

    Ces paroles comme ce ton, étaient typiques des échanges que lui et Gaël avaient pu avoir des années auparavant. Mordants et acides. Et pour le coup sans chercher à baisser d'un ton ou à être discret. Puisque c'était là l'un des axes de sa stratégie : saper son autorité et sa respectabilité de Reine. Quant au geste de recul froid de la tête, assorti d'un claquement de langue agacé, par lequel il répondit à sa petite morsure, c'était volontairement blessant. Rabastan ruminait toujours mauvaisement les paroles qu'elle lui avait jetées au sujet de son nouvel Allié, les remâchait bilieusement : de cela il ne se libérerait qu'en faisant mal à Gaël. Or il se retenait d'autant moins qu'elle ne montrait aucun signe de faiblesse. Alors pourquoi atténuer ses coups ?
    Cela dit, il était d'une humeur de chien comme à chaque fois qu'il était question de Gaël désormais, même lorsque les choses allaient dans son sens à lui. En fait, il était à chaque fois d'une humeur un peu plus mauvaise, un plus longtemps.
    A cette frustration-là s'ajoutait celle de la brutalité: ces derniers temps la manipulation l'avait emporté sur la force brute et celle-ci finissait par lui manquer viscéralement. Cela commençait de faire trop longtemps qu'il ne s'était pas accordé quelques heures à briser l'esprit par le corps.
    Trop de pulsions retenues dernièrement. C'était pas bon. Il avait frappé un gamin de Serdaigle deux heures plus tôt pour un regard et un ton un peu trop insolents. Alors certes le gosse en question n'avait pas l'air du genre courageux et n'irait pas le dénoncer, mais ça n'avait pas été maîtrisé du tout. Il y aurait pu y avoir des témoins. Il aurait pu y avoir trop de questions pour ce nez cassé même s'il avait personnellement emmené l'élève à l'Infirmerie... en prétendant l'avoir tiré des pattes d'autres élèves bien sûr.

    Lestrange n'avait pas été franchement disert de tout le repas, avalé sans même le regarder, encore moins apprécié – après coup, il aurait été bien incapable de se rappeler du menu -, et il semblait désormais encore moins enclin à la conversation. C'est que non seulement, en tant que préfet, il lui fallait garder un œil attentif sur les agissements de ses condisciples, mais il y avait beaucoup à réfléchir, des stratégies à affiner, s'assurer qu'elles ne se court-circuiteraient pas... et qu'il fallait veiller à ne pas y penser d'une manière qui en révèlerait trop, voire de ne pas y penser du tout : il avait appris la faculté de légilimencie de Sakarov des élèves de Durmstrang. Faculté qui ne l'enchantait guère. Il y avait peu de chance que ses pensées fussent observées au milieu d'un repas, mais savait-on jamais. Il s'enjoignait donc, par prudence, à ne penser qu'aux plans qui ne risquaient pas une mauvaise interprétation, comme de piéger des Gryffondors à l'origine de plaisanteries douteuses, sa confrontation avec Gaël, s'assurer que les jeux de pouvoir qui agitaient leur Maison ne la fasse pas exploser... C'était donc au mieux, des sujets passables. Ses repas en devenaient fort moroses. Plus que par risque de se faire prendre au beau milieu des repas, il concevait ça comme un entraînement, une discipline de l'esprit, à défaut de pouvoir apprendre l'occlumencie rapidement.

    Le repas achevé, la Grande Salle commençait de se vider. Et comme à chaque fois depuis des années, il laissa complètement aller son esprit pour se contenter d'observer. Les attitudes des élèves à la sortie des repas pouvaient être terriblement révélatrices : c'était à ce moment que, ne se sentant pas observé, ou oubliant qu'ils l'étaient, certains laissaient transparaître une nervosité ou un enthousiasme révélateur, cherchaient du regard un complice ou un ennemi. On en apprenait beaucoup. Bien sûr, tout devait être analysé ensuite mais... C'était un rituel naturel et quasi quotidien à Rabastan, et qui présidait bien souvent au parcours qu'il menait ensuite en tant que préfet. Il avait vu Gaël sortir parmi les premiers sans la suivre longtemps des yeux, les effets de la frustration commençant à se faire sentir un peu trop souvent.

    Puis ça avait été le tour de Lev, qu'il avait brièvement suivi du regard, un masque impassible sur le visage. Lestrange s'agaçait tantôt de la sympathie qu'il ressentait pour le Slave, tantôt des restes de leur animosité première. Et le reste du temps, il vivait sans mal cette relation en faux-semblants. Qu'importait ce que les autres voyaient ou croyaient voir. Tant mieux d'ailleurs si les regards extérieurs donnaient une apparence désunie à leur Maison. Mais au contraire de la stratégie qu'il avait mise en place avec Dimitrov, ce n'était pas par pragmatisme qu'il ne voulait pas voir les masques se fissurer : c'était par pur orgueil. Ils avaient été trop loin, trop vite, trop froid. Et quand bien même intérieurement ils avaient pu se rendre compte de leur erreur, ni Adveïev ni Lestrange ne reviendrait en arrière. Du reste, cela semblait inutile : étrangement, ils ne se mettaient pas de bâtons dans les roues et les coïncidences semblaient admirablement bien faire les choses à leur faire se rendre des services... non volontaires naturellement.

    Parmi les flots d'élèves quittant la salle, avait suivi Ivana, altière et d'apparence sereine. Qui aurait pu deviner à quel point elle était cruelle à ce moment-là ? Pourtant c'était un des traits de caractère qui la caractérisait. L'une des Reines. Lestrange se souciait peu de ces machinations pour la tête de Serpentard : tant que ni ses intérêts ni ceux de sa Maison n'était en jeu, cela ne lui importait guère. Oh bien sûr il s'en servait dans son conflit contre Gaël, sans pour autant franchir les limites. Il savait qu'Ivana y trouvait son compte également mais refusait à la vipère la satisfaction d'une alliance complète comme d'une guerre définitivement destructrice avec sa Sorcière : ce n'était pas le but du conflit et, tenace, Rabastan ne perdait jamais de vue ses objectifs. Aussi s'il appréciait fortement la jeune Serbe, profitait de pouvoir plus aisément la côtoyer ces derniers temps par des complicités malveillantes pour les autres, il veillait à ne jamais se laisser aller à trop de familiarité, à ce qu'une sorte de distance non-dite reste en place pour lui laisser le recul nécessaire à ne pas faire d'erreur. Intelligente, belle et puissante, son association avec elle était extrêmement fructueuse certes. Mais il n'était pas question d'y perdre.

    En parlant d'alliance, Azraël aussi était sorti. Ou plutôt devait-on désormais parler d'Alliance. Et une qu'il ne devait pas regretter tant son Allié était à la hauteur de la majuscule : manipulateur, sans scrupule, la ruse acérée, pragmatique... Et ils s'entendaient aussi bien sur leurs opinions politiques que sur les meilleurs moyens de parvenir à leurs buts : dans l'ombre et le sang. Depuis son dernier test, Rabastan l'avait définitivement placé dans la case bien peu remplie des gens Fiables. Et ne se posait dès lors plus de question au sujet de sa loyauté. Fever en revanche... Il semblait bien que ce test-là l'ait plongé dans un regain de méfiance à l'égard de Lestrange et Lestrange ne lui en voulait pas. Il l'admettait bien lui-même : ce test-là avait été particulièrement vicelard. Il n'en éprouvait aucun remord, cela avait été nécessaire. Autrement il n'aurait jamais su s'il devait se méfier de son nouvel Allié comme d'un éventuel rival. Ce qui serait revenu en fait à briser l'Alliance et briser Fever, si les résultats n'avaient pas été dans le bon sens. Là encore : ça aurait été terriblement dommage, aurait engendré trop de maux collatéraux, sans parler des pertes stratégiques et de ce qu'il y avait de désagréable à s'en prendre à une personne de qualité. Mais cela aurait été inévitable.
    Et si Alliance il n'y avait pas eu, Rabastan n'y aurait pas été aussi doucement. En fait il n'aurait probablement même pas cherché à vérifier : il aurait frappé, se serait vengé d'une certaine manière des paroles de Gaël, tout en s'assurant la disparition définitive d'un possible concurrent. Comme il le faisait de tous ceux avec qui elle jouait désormais, méthodiquement, prenant même son temps parfois, ne laissant à certains le loisir de croire qu'ils en réchapperaient uniquement pour mieux les saisir ensuite. Et pas question de se faire avoir pour ce genre de raison. Pas question non plus de les laisser à leur tranquillité d'esprit : ceux-là étaient des sang-pur respectables, des Serpentards parfois. Ils n'avaient donc même pas l'excuse qu'aurait pu brandir Leroy, de ne pas savoir à quoi ils s'exposaient, à qui ils faisaient affront. Bien sûr, officiellement lui et Gaël avaient rompu, mais c'était si frais que cela ne pouvait être une excuse non plus.
    Cependant, dans le cas de l'anglo-russe, désormais serein, Lestrange faisait le dos rond aux accès de méfiance de son Allié et se prêtait de bonne grâce à ses propres tests, comme à ses requêtes. Il avait même fait l'effort exceptionnel de chercher à compenser le mal – nécessaire – qu'il lui avait fait. Alliance mis à part, il aimait bien Fever : cela valait bien quelques efforts.

    Il vit passer son complice officieux, Vladimir, et les arrogants Maraudeurs. Bellatrix, qu'il voyait à regret partir en chasse sans pouvoir l'accompagner. Et N'Giro, cette sale sang-de-bourbe qui avait la langue un peu trop bien pendue : il finirait par se charger d'elle. Il vit sortir Hawkwings, dont il avait profité de ses drôles de relations avec les autres garçons de sa Maison pendant des années, et dont l'évolution paraissait fort intéressante. Et Leroy : le frenchy. Qui lui tira un sourire bref mais d'une cruauté satisfaite incontestable. Il n'avait pas voulu que la maladie de sa mère, une sang-pur malgré tout, aille aussi loin. Mais tant pis si ça tournait mal. Il avait brisé son insolence avec délectation. De Louvière : le traître qui était si seul que Rabastan aimait pour le moment mieux le voir se faire rembarrer par ses nouveaux "amis" que de l'attaquer déjà. Et tant d'autres.
    Et dans ce flot, ce furent deux Serdaigles et un Pouffsouffle qui attirèrent son attention par leurs regards échangés : ce serait donc eux, les premiers ce soir-là.

    Ou plutôt c'était ce qui avait été prévu. Mais Alea en avait décidé autrement.

    A peine sorti de la Grande Salle, seulement deux couloirs plus loin, il vit arriver sur lui un groupe de trois Serpentardes de septième année visiblement furieuses. Dès qu'elles le virent : les plaintes plurent. Gaël semblait-il, était en train de retourner toutes les chambres et dortoirs des filles dans un état de fureur inquiétant. D'autres filles arrivèrent, se plaignant des mêmes faits : parmi lesquels commença d'apparaître le mot "vol". Qu'elles se plaignent sur ce ton, c'était bien parce qu'officiellement Dunkan et Lestrange n'étaient plus ensemble, comme il en avait personnellement lancé la rumeur. Il doutait sérieusement qu'elles auraient utilisé ces mots et ces intonations autrement, mais lui les gardait à l'esprit pour plus tard.
    Alors qu'il s'apprêtait à les interrompre, et tandis qu'il renonçait à son parcours pour rejoindre la Salle Commune et se rendre compte de visu de ce qui s'y passait, ils furent rejoints par de nouveaux groupes de Serpentards, plus nombreux cette fois, et des filles comme des garçons. Cette fois ce fut le nom d'Ivana qui ressortit le plus. Et le mot "vol" encore. Et puis d'autres noms : Fever, Adveiev.
    Lestrange commençait à comprendre et cela le mit dans une rage sourde et dangereuse dont ne semblait pas se rendre compte les condisciples qui l'entouraient. Les vols d'abord, qui avaient été commis et qui auraient suffi, seuls, à le faire grincer des dents. Mais pas seulement.

    A quoi pensaient donc Gaël et Ivana ? Pourquoi cet étalage ? D'autant que ça n'impliquait pas qu'elles. Dorénavant, tous leurs proches pourraient aussi facilement être soupçonnés ! Elles auraient pu passer les vols sous silence et faire comme si de rien n'était pour se laisser les coudées franches et n'impliquer personne d'autre. Mais non ! Si elles voulaient faire dans la vitrine, toutes seules, grand bien leur fasse, mais elles n'avaient pas à y mêler les autres ! Superbe esprit de corps, vraiment ! Mais qu'est-ce qui leur prenait d'agir aussi stupidement ? Sans réfléchir ! Des cris et des crises d'autorité, voilà ce dont on se plaignait de plus en plus autour de lui. Et eux tous ne valaient pas mieux ! A pleurnicher et se plaindre comme s'ils étaient des blaireaux chouineurs plutôt que des serpents. Est-ce qu'ils ne voyaient pas qu'ils étaient observés, et par des yeux plus goguenards qu'autre chose... Que Serpentard devienne la risée des autres Maisons : ce serait le comble !


    -Assez...

    Il n'avait pas vraiment haussé la voix mais le ton avait été suffisamment froid semblait-il pour obtenir un silence, même un silence revêche. C'est qu'à Serpentard, on était mieux placé qu'ailleurs pour connaître les fameux malheureux concours de circonstances qui touchaient tous ceux qui cherchaient un peu trop à le confronter. Rabastan chercha dans le petit groupe grossissant ceux qu'il connaissait plus sérieux que les autres et leur demanda des éclaircissements. Il n'y avait pas grand chose à rajouter, mais ce n'était pas un mal de structurer un peu. Et l'un d'entre eux avait même fait une observation, ou plutôt, avait entendu des bribes intéressantes en tardant à quitter la Salle Commune : une histoire de chèvres et de loups.
    Rapports faits : le temps de l'action venait.


    -Scrimson : trouve Narcissa Black et Lucius Malefoy, explique-leur ce qui s'est passé et demande leur de s'assurer qu'aucun Serpentard ne fasse de vague. Nott : la même chose pour les trois autres préfets. Et dites-leur que je vérifierai si leurs chambres sont en ordre. Les autres, vous attendez devant l'entrée de la Salle Commune que je règle ça, et dans le calme. Sinon vous pouvez aussi bien demander asile aux Blaireaux, vous auriez votre place là-bas.

    Les deux Serpentards s'exécutèrent en silence.
    Lentement, s'élaborait une stratégie dans son esprit. Qui que ce soit qui avait été visé exactement, que lui, Lestrange, en fasse partie ou non, cela avait été une atteinte à Serpentard. Il avait du mal à concevoir que ce pût être l'un des élèves de sa Maison, il était trop clanique sans doute. D'autant plus qu'il connaissait plusieurs manières pour pénétrer dans les Salles Communes et les dortoirs des autres Maisons, et ne voyait donc pas de raison à ce que ces manières, voire d'autres auxquelles il n'avait pas pensé, ne soient pas venues à l'idée de Gryffondors, de Pouffsouffles ou de Serdaigles. C'était un affront qui ne pouvait rester impuni, qui demandait une réponse violente et sans appel. Mais ils ne bénéficiaient plus de la discrétion. Ils avaient perdu cet atout avec la réaction disproportionnée de Gaël et d'Ivana et puis de leurs victimes qui avaient pépié à qui mieux mieux. Quoi qu'ils feraient alors, ils seraient tous, victimes des vols ou pas, les premiers soupçonnés par le corps enseignant. Même pour des infractions dont ils ne seraient pas responsables. Même celles qui n'auraient rien à voir. Ils seraient tous sous surveillance accrue et pour de bon cette fois. Tant que ce n'étaient que d'autres préfets qui cherchaient à fouiner, c'était facilement gérable. Si les professeurs s'en mêlaient vraiment, ce serait une autre paire de manches et complètement stupides étaient ceux qui s'imaginaient pouvoir aisément tromper un Dumbledore ou un Sakarov une fois leur attention en éveil et entrant en action. Ils n'avaient pas besoin de ça ! Ce n'était pas le moment !
    C'était donc la première des priorités : jeter le flou, élargir le champ des possibles futurs coupables au maximum. La solution s'imposait donc d'elle-même : il fallait que des élèves des autres Maisons soient volés eux aussi. En plus du premier objectif, cette solution offrait en plus l'avantage de créer un climat de suspicion et de paranoïa entre Maisons et entre élèves des différentes nationalités qui pourraient être exploité intelligemment. De plus, cela couperait probablement l'herbe sous le pied des coupables: ils avaient voulu s'en prendre exclusivement à Sa Maison, en faire par voie de conséquence l'objet de soupçons ou de moquerie. Il allait retourner ça contre eux.
    Et quant à lui, volé ou pas Lestrange décidait déjà qu'il prétendrait ne pas faire partie des victimes pour se laisser les mains le plus libres possibles.
    Bien... Mais pour cela, il lui fallait plus de détails. De toutes manières, il fallait qu'il retourne à la Salle Commune : là se trouveraient les réponses. Il fallait agir vite, quoi qu'il en soit, mais ce temps nécessaire, pouvait être aussi utilisé à peaufiner l'ébauche de ce premier plan.

    La foule des plaignants sur les talons, à laquelle s'ajoutait progressivement de nouveaux Serpentards, Rabastan rejoignit rapidement les cachots. D'un geste, il leur intima d'attendre à la sortie et désigna une troisième année pour l'accompagner à l'intérieur.
    Et pénétra dans la Salle Commune, faisant le tour des présents, notant que Gaël ne semblait pas encore redescendue ni des dortoirs et chambres des filles, ni de ses foudres, et la présence de Novak, un autre élève de Durmstrang qu'il ne connaissait que peu. Mais s'il était là c'est qu'il avait été volé, et devait probablement représenter quelque chose pour faire partie de ceux-là si on se fiait au statut des autres victimes. Lestrange se contenta d'un salut de tête, avant de jeter un coup d'œil à la lettre qu'Ivana tenait en main. Des chèvres mangeant des loups, tiens donc... Les choses en devenaient presque excitantes. Oooh il s'agissait définitivement de garder la tête froide.


    -Je reviens. Je vais vérifier ma chambre et celle de Lucius., leur précisa-t-il.

    Il envoya la troisième année jeter un œil aux chambres des préfètes et de vérifier si à priori d'autres filles avaient été volées ou pas -autant que possible après le passage de Gaël. Elle devait redescendre aussitôt après et lui dire ce qu'il en était. Et lui de rejoindre sa chambre.
    Elle semblait inchangée. Chaque objet à l'exacte place où il l'avait laissé sauf un : Rabastan grinça des dents. Bien sûr... Il avait fallu que ce soit Ça... La haine s'ajouta à la fureur, aussi glaciale. Bon... Très bien. Il allait faire payer le prix fort à ces Chèvres, qu'elles sachent au moins la valeur de ce qu'elles avaient volé. Il allait s'assurer que même cachées dans le plus profond des trous, elles s'en mordent les doigts au sang. Mais il n'avait pas de temps à perdre en ruminations rageuses. Il lâcherait sa bile plus tard.
    Le reste semblait n'avoir pas été touché et cela en devenait presque décevant, parce que pour le coup, cela aurait donné des résultats intéressants et il aurait été facile de retrouver les voleurs, moins de les remettre dans un état... disons correct. Ni stupides ni imprudents les voleurs donc. Juste complètement inconscients. Tant pis pour eux.
    Levant les sortilèges qui protégeaient successivement l'intérieur de son armoire, Rabastan entreprit de rassembler rapidement les affaires dont il pourrait avoir besoin cette nuit : son balai, de vieux masques d'Halloween, quelques fioles, un sac semblant rempli de billes, deux trois autres objets... Il les fourra rapidement dans le petit sac agrandi magiquement et qu'il avait presque toujours à sa ceinture.... là où finissaient souvent toutes les confiscations dont certaines s'y trouvaient encore. Puis replaça les sortilèges.
    Parce qu'il n'avait pas eu besoin d'accéder aux parties les plus illicites de ses possessions, il avait dû mettre deux minutes au plus pour finir ce qu'il avait à faire. Le temps qu'il aurait fallu pour vérifier consciencieusement que rien ne lui avait été volé. A cela ne s'ajouta que le temps de vérifier les chambres de Malefoy et du préfet de 5e année, jeter un œil rapide aux autres sans chercher très loin, puis de redescendre. La fille qui était monté vers les dortoirs des filles fit un signe négatif de la tête et ressortit illico en jetant un regard en coin, un peu inquiet visiblement, vers Ivana.


    -Personne n'a touché à ma chambre. On ne m'a rien volé., annonça-t-il sobrement, sans ciller ni sans la moindre hésitation. Il avait le ton sincère de celui qui ne veut pas trop souligner qu'il a eu plus de chance que les autres. Elles étaient loin les années où ses mensonges ressemblaient à des récitations trop parfaites. Et il n'avait jamais ressenti ni culpabilité ni anxiété à mentir. C'était parfaitement naturel. Par ailleurs, s'ils y jetaient un coup d'œil, ils verraient aisément par eux-mêmes qu'elle était nette, n'avait pas été fouillée. Et il n'avait pas eu le temps d'y mettre de l'ordre. Plus tard, sans doute leur dirait-il la vérité, à certains, peut-être pas à tous. Mais pour le moment, c'était encore le meilleur moyen de s'assurer qu'il aurait les coudées franches : si même eux l'imaginaient ne pas avoir été victime de vol, aucun observateur ne pourrait rien soupçonner. Mises à part les Chèvres, qui sait si elles ne pourraient pas se dénoncer d'elles-mêmes par leur réaction ? C'était peu crédible mais on pouvait toujours rêver.

    -Ni les autres préfets apparemment. Je ne sais pas comment vous comptez régler ça, si vous voulez gardez ça entre vous ou non, mais.. Si vous avez besoin de... facilités... ou d'arrangements... N'hésitez pas.

    Disant ces mots il avait traversé la Salle Commune dans le sens inverse et se trouvait à présent près de la porte.

    - Cela dit... Maintenant je vais devoir faire rentrer les autres. Pas question que des élèves de Serpentard croupissent dans les couloirs. Personne ne viendra vous déranger et rien n'empêche de lancer quelques sorts pour plus de discrétion, au besoin. Et les places plus discrètes ne manquent pas. De toutes manières, tout le monde sait déjà ce qui s'est passé, ça ne sert à rien de se cacher. Slughorn ne devrait pas tarder. Et moi je dois faire mes rondes.

    Son ton était resté tout aussi neutre, presque serein. Il savait pourtant qu'Ivana avait ordonné aux autres de vider les lieux, et qu'il s'y opposait donc directement, quelle que soit la raison qui avait poussé la Serbe à agir de cette façon. Et voilà pour le ton : une manière diplomatique de faire comprendre qu'il ne s'agissait pas d'une affaire personnelle, et qu'il n'agissait que par bon sens. Il ne s'agissait pas de l'ouverture d'un conflit dommageable. De fait, il ne s'intéressait guère aux conflits d'autorité qui avaient agité Serpentard de tous temps. Être un leader ne lui semblait pas un but en soi. Tout au plus un moyen pour atteindre certaines fins. De toutes manières il ne se rêvait certainement pas empereur, ministre ou roi. Lui préférait le rôle du général. Or, en l'occurrence, un général devait savoir prendre soin de ses troupes, et les dites troupes étaient cantonnées dans leurs chambres, dortoirs ou pire dans les couloirs alors qu'elles étaient son clan, même les plus médiocres de leurs membres, même les plus désespérants. A la guerre pas de caprice, sinon c'était l'échec. Ceux qui n'étaient pas capables d'intégrer ça feraient mieux de se contenter de jouer aux échecs, au théâtre ou même aux joutes : au moins ils ne risquaient pas de porter tort à leur camp.
    Ce ton, il n'était d'ailleurs pas si simple à garder si neutre, parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher d'en vouloir à Ivana d'avoir réagi comme elle l'avait fait. Si sa voix mentait aisément, à ce sujet, peut-être les yeux étaient-ils plus honnêtes. Mais il n'avait pas non plus le temps pour la conversation, le débat, encore moins pour une dispute. Il fallait agir vite, avant que qui que ce soit d'autre n'ait eu le temps de dresser de plans. Et sa nuit allait être bien remplie.
    Alors il n'attendait pas de contradiction.

    Il ouvrit donc la porte sans attendre de réponse. Cela lui épargnait également des questions ou une invitation éventuelle à se joindre à leurs plans dès ce soir, quoi que ce soit qui aurait pu le retenir. Les Serpentards les plus proches se turent, puis les autres.


    -Vous pouvez rentrer maintenant. Allez vérifier vos affaires. Demain, ceux qui auront un vol à rapporter me le diront et je transmettrai la liste aux professeurs. Et pour régler l'affaire au plus vite, je voudrais aussi que vous écriviez où vous vous trouviez l'heure précédente et avec qui. Si vous avez vu quelque chose d'intéressant éventuellement, si vous n'étiez pas en train de manger. Allez.

    Rabastan pariait intérieurement sur le fait qu'il n'y aurait, au plus, pas plus de deux ou trois vols en plus de ceux déjà connus. Parce que ceux-là ne concernaient que la tête de la Maison. S'il se trompait, son plan de ce soir serait mis en difficultés, mais ça valait le coup et il pourrait toujours trouver de quoi y pallier plus tard. Néanmoins, il faudrait donc jouer avec les nombres. Avec les proportions aussi : apparemment plus d'élèves de Durmstrang que de Poudlard.... Officiellement seule Gaël était une élève anglaise à avoir été touchée. Pourquoi ne pas jouer là-dessus et faire d'une pierre deux coups ?
    Il laissa passer plusieurs groupes d'élèves, réflexe de préfet s'assurant que tout se faisait dans l'ordre attendu et s'apprêta à partir à d'autres activités... Sa face n'en laissait rien paraître mais l'adrénaline qui courrait dans ses veines ne laissait pas place au doute : la chasse était ouverte, la guerre enfin entamée...


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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Mer 8 Aoû - 21:08

Il l'attendait depuis une demi-heure, debout devant les toilettes des garçons du sixième étage. L'attente était longue, stressante. Pire : l'angoisse s'était emparée complètement du garçon. Il avait les mains moites, et son pied ne cessait de taper convulsivement sur le sol. Dans l'ombre, il s'était collé au mur de pierres, dans le coin entre la porte et une statue étrange représentant une femme sans visage. Ni nez, ni bouche, ni yeux... portant une longue cape avec une capuche qui encadrait son visage vide, sans expression. En la regardant plus longuement, le jeune homme eut comme un long frisson, elle dégageait de la peur, une froideur digne des plus rudes hivers. Un bruit se fit entendre, le garçon sursauta, se cacha derrière la statue. Oh, il n'était pas bien gros, ni très grand, et pouvait aisément se dissimuler dans l'obscurité du couloir, derrière cette femme immobile, faite de pierres. C'était le concierge qui passait, Mr. Picott. Il avançait lentement vers le septième étage. Il attendit de pouvoir l'entendre monter les escaliers de marbre. Puis, revint dans sa position initiale. Au bout du couloir, à sa droite, une silhouette féminine approchait. C'était elle. Il ne lui fallut que quelques secondes pour la reconnaître : elle avait perdu les traits de sa fausse identité et quand bien même elle aurait été sous l'apparence de la serpentarde, il aurait reconnu le sac qu'elle portait en bandoulière. Elle le rejoignit vite et ils disparurent tous les deux vers l'escalier du septième étage.

- Tout s'est bien passé ? s'enquit-il.

Il paraissait toujours aussi angoissé. Mais la jeune femme le rassura.

- Oui. J'ai trouvé des choses intéressantes. J'ai eu chaud d'ailleurs, j'ai faillis croiser Dunkan dans le couloir, heureusement elle n'a pas vu mon visage, j'ai pu filer dans une autre direction.

Il soupira.

- Tant mieux. Tu as du utiliser la deuxième fiole , ou la potion a tenu ?

- Non. J'ai pas eu besoin. Elle est toujours dans le...

La jeune femme s'arrêta net. Le visage grave, figé. En même temps qu'elle avait prononcé ces paroles, sa main s'était glissé à l'intérieur de la poche de son sac, mais n'y trouvant rien...

- Oh non ! Non, non, non, non, non ! s'écria-t-elle.

Son complice ne comprit pas tout de suite, la regarda s'affoler en essayant de lui intimer le silence. Mais rien n'y fit, et enfin quand il comprit, il était trop tard pour faire quelque chose. La fiole avait disparue, sûrement égarée dans ce qu'ils avaient appelés entre eux " Le repaire du Diable". Serpents, démons. Oh, ils en avaient utilisés des termes, mais tous se dirigeaient vers la même signification. Et voilà que maintenant, leur faux pas leur vaudrait encore plus de danger et de suspiscion. L'affaire se corsait, pire... soudain, ils voyaient une brèche dans leur mur, une faille dans leur système. Une erreur, une bêtise, une faute grave qui leur vaudrait bien des tourments. Encore restait-il l'espoir que la fiole ne soit point découverte, mais vraiment ? Ils n'y croyaient pas. Rien n'échappait au serpent à l'affût, au carnivore affamé, à la bête féroce et vengeresse.

- Essaie de te souvenir : tu n'as pas posé le sac quelque part, à aucun moment ?

- Non ! protesta-t-elle.

- Tu as courru ?

- Non ! Enfin un peu...Mais je l'aurais entendu tomber.

- Et toi...tu es tombée ? tu as trébuché ? cognée ? ou même en ouvrant le sac un peu trop tu aurais pu...

- Oh non...

- Quoi ?

- Je suis tombée dans la chambre de Dunkan et de Black.

Le jeune homme avait mis les mains sur ses hanches, et la regardait avec un l'air de celui qui voyait le monde s'écrouler sous ses pieds. La jeune fille ne bougea pas, désemparée et furieuse contre elle-même. Tant pis : le mal était fait.

- On est cuits...dit-il.

La jeune femme s'anima soudain.

- Non ! Il n'y a aucune raison qu'ils puissent remonter jusqu'à nous avec cet indice. Quand bien même ils savent que l'on a utilisé du polynectar, ça ne les mènera à rien...

- Ah oui ? Tu penses qu'ils ne trouveront pas ? Non mais tu crois qu'on a volé Mère-Thérésa ?!

Elle fronça les sourcils, incrédule. Mais ne releva pas. Il continua.

- Ils vont pouvoir réduire les recherches déjà . Pour faire du polynectar, il faut un niveau assez élevé en Potions, du temps, des ingrédients spéciaux qu'on ne trouve pas n'importe où. Je suis sûr qu'une bonne partie des commerçants pourraient nous reconnaître..

- Nous avons acheté les ingrédients il y a plus de un mois, ça m'étonnerait qu'ils se souviennent de nous. Et puis, nous sommes allés exprès sur le Chemin de Traverse. Les commerçants voient passer des sorciers tous les jours, des tas de sorciers... je ne pense pas qu'ils arriveront à remonter jusqu'à nous de cette manière. Et puis de toute façon, à moins d'attendre les vacances - ce qu'ils ne feront certainement pas - ils ne pourront pas aller sur le Chemin de Traverse.

- Espérons-le...dit-il. Mais s'ils trouvent la fiole...les risques d'échouer se multiplient. Il ne faut plus qu'on commette d'erreurs. Demain, il faudra agir normalement. Si on se fait remarquer, c'est cuit.

- Et pour les lettres ?

- On les envoit demain.

- Avec quoi ? Des hiboux ? Pas les notres en tout cas...

- On trouvera bien. On pourrait les déposer à des endroits où chacun d'eux passent chaque jour...

- Faudra être très discrets. Mais c'est jouable.

Ils se mordirent tous les deux la lèvre. Après quelques secondes à mettre au point les derniers préparatifs, ils partirent chacun de leur côté, ne passèrent pas par les mêmes couloirs pour rejoindre leurs salles communes. Cette nuit, ils ne dormiraient pas...
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Dim 12 Aoû - 10:05

J'avais tout retourné, les matelas, les tiroirs, les couvertures, mais rien. Les filles du dortoir s'étaient échappées, probablement dans l'espoir de se plaindre à quelqu'un une fois descendu dans la salle commune. Tant pis. La discrétion, ce soir, serait mise à l'écart. Je me fichais bien d'avoir mis tout le monde au courant : je voulais reprendre ce qui m'appartenait. Bonne stratégie ou pas, mes hurlements avaient fait trembler les murs, mais maintenant qu'ils avaient cessé... je me retrouvai seule dans la chambre. Ma chambre. La rage et la surprise laissaient place à un doux sentiment de vengeance, une froideur qui aurait suffit à vous glacer le sang. Des indices, des preuves. Il fallait trouver quelque chose. Au plus vite. Je m'assis quelques instants sur le rebord de mon lit : mon armoire était entre-ouverte, preuve que la clé avait été utilisée, laissée dans la serrure, le long ruban pendant dans le vide. Je fronçai les sourcils. Me levai, et pris la clé entre mes doigts, la serrant plus que de raison dans ma main. Ils allaient payer, peu importait de qui il s'agissait : le prix serait le même. Je ne me faisais aucun souci pour le carnet, ils n'arriveraient jamais à l'ouvrir. Mais la boîte à musique était si précieuse, seul souvenir que j'avais de ma grand-mère. Elle me l'avait confié, refusant de la donner à mère qui n'aurait rien compris à cet objet et qui aurait tôt fait de le jeter.

Pour l'heure, j'avais d'autres choses à penser. Il fallait mettre la colère de côté, ou plutôt la transformer en quelque chose de plus productif : la réflexion. Sortant sur le pas de la porte du dortoir des filles, jetant un oeil en bas des escaliers menant à la salle commune, je pus entendre la voix d'Ivana ordonner à tous de disparaître, puis, celle d'Azraël qui la "grondait" pour avoir fait sortir tout le monde. Moi et Ivana avions alerter tout le monde, enfin Ivana plus que moi . Après tout, si j'avais crié dans les dortoirs des filles, en les faisant fuir, cela n'aurait tenu qu'à moi. Je ne savais pas encore que les autres étaient touchés également, ça n'avait engagé que moi seule. La faute était moins grave. Ivana avait montré à tous que ce n'était pas juste moi, mais un groupe précis de Serpentards, l'élite, qu'on avait volé. La rage avait parlé d'elle-même là aussi, je ne pouvais lui jeter la pierre, même si j'approuvais les paroles d'Azraël. J'allais descendre, participer à la discussion, mais je me stoppai net en entendant une voix. Rabastan. Lorsqu'il monta, il ne me vit pas dans l'encadrement sombre de la porte, passa en vitesse devant celle-ci. Je tendis l'oreille, et lorsqu'il redescendit, il annonça que rien ne lui avait été volé. Il était calme, trop calme... Il ne tarda pas à partir d'ailleurs, terminer son travail de préfet. Qui sait ce qu'il prévoyait, mijotait, pensait... Rien de bon. Même s'il n'avait pas été volé, il ne tarderait sûrement pas à répliquer avec nous.

Je retournai dans la chambre, enfilai mes bottes noires, une veste et lorsque je mis mes chaussures, je vis une chose brillante sur le sol. Un reflet sur le côté de la fiole attira mon regard. Et je pris la petite chose entre mes doigts. Une fiole ? Je tentais de me souvenir pour quelle raison je m'en étais servie, mais après quelques instants de réflexion je vins à la conclusion que ce n'était pas la mienne... J'eus un large sourire, comprenant alors que les ou le coupable avait oublié un petit détail dans leur plan. J'ouvris la fiole, et l'odeur vint titiller mes narines. Merci longs et misérables été passés dans le manoir Dunkan où je n'avais hélas pas pu sortir et pendant lesquels j'avais du trouver des occupations, merci grandes et multiples bibliothèques familiales, merci les Dunkan d'avoir collectionner des ouvrages rares sur toutes les potions, sorts, et créatures qui puissent exister dans tout le monde Sorcier... merci Mère de ne jamais venir à mon étage du manoir , et enfin..merci fin odorat capable de reconnaître n'importe qu'elle potion grâce à tous ces étés transformés en entraînement productifs de cours de Potions. M-E-R-C-I !!

Ainsi, ce fut un large et généreux sourire qui accueillit cette douce information. J'avais reconnu l'odeur, désagréable certes, mais très particulière du...polynectar. Ingénieux, de la part des/du voleur(s). Il ou elle c'était sûrement fait passer pour un serpentard et le mot de passe alors n'avait pas du être difficile à trouver, mais voilà...la question était : de qui le coupable avait-il pris l'apparence ? J'essayai de me souvenir des absents au diner, mais hélas rien ne me vint. Personne à Serpentard en tout cas. Les autres maisons, ça il faudrait voir après. Je me mordis la lèvre, le regard fixe sur la fiole dans le creux de ma main. Les autres aimeraient sûrement le savoir également... Mais était-il bien malin de révéler ce nouvel indice ? Et si c'était un membre de l'Elite le coupable ? Non. Impossible. Il n'empêche que je n'écartais jamais la possibilité d'une odieuse trahison. Ce n'était pas Azraël, ce n'était pas Rabastan, mais Ivana ? Une possible trahison pour dissoudre le clan déjà formé et dont elle voulait être à la tête ?

Pourtant, sa colère n'avait pas été simulée, elle n'avait pas manigancé tout cela...Mais après tout, j'étais bien placée pour savoir ô combien les femmes pouvaient être de talentueuses actrices, surtout pour leurs intérêts personnels. Je fronçai les sourcils. Pas d'idées trop hâtives, il me fallait d'abord voir de mes propres yeux l'étendue de la situation. Glissant la fiole dans la poche intérieure de ma veste, juste à côté de ma baguette, je pris la direction des escaliers et descendis. Je vis Azraël en premier, mécontent, ainsi que Dimitri, puis Ivana, dans le même état de fureur, si ce n'est plus et puis près de la table basse, Lev... Il était soucieux, et son visage demeurait froid. J'avais entendu Azraël et Ivana, mais je ne savais pas que les deux autres avaient été touchés également. Aussi, je du paraître quelques secondes interloquée et surprise. Mes yeux furent soudainement attirés par le morceau de papier qu'Ivana tenait dans ses mains. Je le pris d'un geste sec.

Pour qu'une fois au moins, les loups se fassent manger et que les chèvres puissent se délecter. - Appréciez votre soirée.

Hm...Dommage pour elles, les loups étaient affamés, et n'avaient nullement prévu de se faire manger. Je regardai le mot, aucune signature évidemment, pas de signe particulier.

- Nous devrions trouver un cachot désert très rapidement, avant que Slughorn n'arrive. Avec quelques sorts - je lançai un regard à Azraël, le sachant doué en la matière - nous nous protègerons des oreilles indiscrètes.

En jetant un oeil à la table basse, je vis une enveloppe qui avait sûrement du contenir le message. Lev se tenait tout prêt, alors je supposais qu'il l'avait découvert en premier. Je m'approchai lentement de la table, et pris l'enveloppe. Elle était noire - plutôt rare non comme couleur pour une enveloppe ? Le papier était de qualité, ça ne devait pas se trouver n'importe où. Je passai mes doigts sur l'enveloppe, pas de message caché, pas de marque... rien. Neuve. Je soupirai. Me tournai vers Lev.

- Elle était posée sur la table ? demandai-je, étonnée.

Les fameuses "chèvres", car il semblait donc que ce n'était pas 1 voleur, mais plusieurs, avaient tout simplement déposé la lettre sur la table il semblerait... Plutôt risqué. Et si ce n'était pas nous qui avions trouvé l'enveloppe, mais une tiers personne ? Comment être sûr qu'on serait les premiers à arriver ? Question d'habitudes sûrement...Les "chèvres" nous connaissaient semblait-il assez bien, pour nous avoir sûrement souvent observés.



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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Dim 2 Sep - 13:34

[HRP: Désolée pour le retard...en espérant que ça conviendra!]

Comme il s’en doutait, Lev n’avait pas été le seul à se faire dérober quelque chose. Son cousin Azraël survint peu de temps après et s’assit dans son fauteuil habituel. Lev n’eut pas le temps de répondre à sa question : Ivana ne tarda pas à les rejoindre, folle de rage, pour mettre tous les élèves non concernés dehors. Le jeune Russe ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel : dans une telle situation, la discrétion aurait été de mise. À présent, une partie de leur maison se trouvait informée de ce qui se passait. Plus grave, ils savaient qui on avait volé ; dans un château comme celui-ci, les rumeurs étaient promptes à se répandre ; les bruits de couloir enflaient rapidement et, en un rien de temps, tout le monde était au courant. En plus de l’humiliation que cela représentait pour leur petit groupe d’élite, ils allaient devoir jouer plus finement encore pour que leur vengeance n’attire pas l’attention du corps professoral et faire en sorte que l’ensemble des élèves comprenne qu’on ne s’en prenait pas impunément aux Serpentards, qui plus est, aux meilleurs étudiants de cette maison. Hors de question que cette action donne de nouvelles idées aux autres en laissant sous-entendre que leur groupe était vulnérable, faillible. La riposte serait à la hauteur de l’affront, et exécutée de main de maître. Et personne, jamais, n’oserait s’en prendre à eux de nouveau.

La jeune fille lui prit des mains le parchemin qu’il tenait encore et le lut à voix haute. Heureusement que la salle commune était désormais déserte. Azrael réagit comme il le fallait à l’action d’Ivana, en insonorisant la salle, et ne se priva pas de faire des réflexions à la jeune fille que Lev approuvait en silence. L’émotion et sa rage avaient ravivé sa migraine mais il s’efforçait d’en faire abstraction. Cela passerait au second plan tant qu’ils n’auraient pas commencé à mettre en œuvre un plan d’action.

- On devrait commencer par trouver un endroit où parler sans risquer d'être importuné et interrompu, la plupart des élèves ne sont pas encore rentrés et d'autres passeront encore par là.

Tu as raison, appuya Lev ; nous attirerons moins l’attention qu’en restant ici.

Dans cette salle ouverte à toute la maison, il se sentait exposé. Moins on les verrait en conciliabule, mieux cela vaudrait. S’ils trouvaient une salle à l’extérieur, on pourrait plus facilement croire qu’ils avaient chacun rejoint leur chambre, non qu’ils complotaient, même si personne ne serait vraiment dupe. Et ils pourraient discuter librement, sans crainte de devoir baisser la voix, de surveiller les élèves entrants et sortants, ce qui ne ferait que soulever davantage de suspicion à leur égard en cas d’évènement…malencontreux qui adviendrait dans les jours suivants.

Dimitri surgit à son tour. Aujourd’hui ou demain…cela changeait tout, bien au contraire. L’affaire aurait sans doute fait moins de vagues, une simple mention entre quelques élèves, ce qui n’aurait pas autant attiré l’attention ; leur groupe aurait eu le temps de se concerter sur l’attitude à adopter face aux autres, en aurait laissé transparaître le moins possible. Tandis que là, ils venaient de montrer qu’ils avaient été réellement atteints. Leur réaction disproportionnée à tous soulignait bien la valeur qu’ils accordaient aux objets disparus. Lev entendait encore les cris de Gaël résonner lorsqu’il était revenu dans la salle commune.

L’entrée en scène de Lestrange rapporta un peu de calme ; le préfet prit les choses en main, après s’être assuré que rien ne lui avait été volé. Cela surprit Lev : Rabastan appartenait autant qu’eux à l’élite de la maison. Peut-être les intrus, pris par le temps, n’avaient-ils pas eu la possibilité de visiter toutes les chambres. Ou craignaient-ils que s’en prendre à un préfet n’attire sur eux encore davantage d’ennuis ? Mauvais calcul ; ils avaient choisi la meilleure façon d’en avoir. Lev adressa un signe de tête neutre à Rabastan pour prendre acte de sa proposition d’aide. À son habitude, Lestrange s’apprêta à remplir ses obligations de préfet, mais Lev en savait suffisamment sur lui pour se douter que le jeune homme n’allait pas se contenter de sa routine ordinaire.

Pour l’heure, les projets de Rabastan n’étaient pas au sommet de ses préoccupations, et il se concentra de nouveau sur leur petit groupe. Gaël les rejoignit à cet instant ; elle parut surprise devant leur nombre. Sans doute n’avait-elle pas encore réalisé qui avait été touché. Lev se dit qu’ils étaient à présent au complet. Il ne voyait pas qui d’autre aurait pu être volé. Vlad, peut-être mais la chambre de son meilleur ami lui avait paru en ordre. C’était déjà largement suffisant. Et finalement, pour se lancer dans une telle chasse au sorcier, il n’aurait pas souhaité avoir beaucoup d’autres personnes que celles-ci à ses côtés. Ils étaient en grande partie de Durmstrang et il appréciait beaucoup Gaël.

Celle-ci prit le parchemin que tenait Ivana et lut à son tour le message. Elle aussi suggéra qu’ils trouvent un endroit à l’écart. Les cachots semblaient une bonne idée, personne ne s’y rendait le soir. Ils possédaient une aura sinistre, qui dissuadait même les plus fanfarons. On ne les dérangerait pas.

Nous ne devrions pas trop traîner pour nous y rendre, approuva-t-il. Après avoir fait un dernier tour dans nos chambres, peut-être ? Je n’ai rien vu traîner chez moi, mais dans sa hâte, le voleur aurait pu laisser un indice par inadvertance, quelque chose qui pourrait nous renseigner sur son identité. Vous n’avez rien remarqué de particulier en cherchant ?

Il ne croyait pas tellement à sa question lui-même ; mais ils ne devaient rien laisser au hasard. Le voleur avait été minutieux et prudent, mais la crainte, l’anxiété, le temps limité avait pu le rendre nerveux et le pousser à commettre une erreur. Aussi infime soit-elle, ils devaient s’en saisir. Et s’ils ne trouvaient rien, cela ne les empêcherait pas d’agir.

Gaël s’approcha de la table basse et aperçut l’enveloppe qu’il avait ouverte. Elle s’en saisit pour l’examiner mais ne parut rien remarquer de particulier. Lev ne distinguait rien non plus, et il était persuadé que la magie ne donnerait rien non plus.

Oui, juste là, répondit-il à sa question. Elle était déjà là quand je suis entré ; tu ne l’as peut-être pas vue. On a dû la placer juste avant notre arrivée… Tu n’as rien noté de particulier en revenant ?

Peut-être le voleur escomptait-il que d’autres élèves la découvrent afin que son forfait ne reste pas dans l’ombre ? C’était audacieux. Si un autre élève avait ouvert l’enveloppe avant lui, ses intentions auraient été dévoilées à tous et auraient davantage encore agité les Serpentards.
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Sam 15 Sep - 23:55

    - Bravo à toi, vraiment... C'est une belle initiative que de nous offrir à tous un moment de solitude pour nous concerter. Maintenant, tout le monde est au courant que quelqu'un nous à voler à tous quelque chose. Et tous ceux qui étaient là savent pertinemment qu'aucun de nous n'est du genre à laisser cela impuni, et qu'on règlera la chose nous-même. Alors, qu'est-ce que tu crois qu'il se passera si un élève -ou plusieurs- finit un jour prochain mystérieusement à Ste Mangouste ou disparaît sans raison ? Peut-être même sans souvenir de l'événement ? Et bien tous les doigts pointés vont tous, tout aussi mystérieusement, converger vers nous. Déjà qu'en temps normal, les professeurs et le directeur ont déjà tendance à porter leur soupçon sur les Serpentards, ça n'arrangera pas la chose! Les Serpents ne sont pas tous de notre côté, et des traîtres, il y en a partout, même là où on ne s'y attend pas...

    Elle le haïssait. Elle le détestait. Elle aurait voulu poser ses longs doigts sur son cou et serrer jusqu'à ce qu'il s'étouffe. Peut-être lui aurait-elle lancé un sort. Doloris ? Non, trop facile. Elle lui aurait fait bouffer ses intestins, arraché ses poumons, déchiré son coeur. Si elle avait un couteau... Ivana n'aimait pas qu'on la prenne pour une imbécile. Même si ça faisait partie de son plan, même si tout était organisé, qu'ils la regardent tous comme la dernière blondasse, c'était juste... Insupportable. Bon sang, ils la connaissaient ! Ne savaient-ils pas qu'elle ne laissait jamais rien au hasard ? Oh, elle avait ses petits coups de colère, elle faisait sa princesse capricieuse mais bon sang, elle réfléchissait toujours ! Tss.

    Ivana était très en colère de s'être fait voler. Soyons franc. Cela dépassait le stade de la colère. Mais, elle avait eu le temps de penser et de trouver un merveilleux plan d'action pour retourner toute cette affaire en sa faveur. Ivana avait l'esprit vif, elle était intelligente et plutôt vicieuse ; la sous-estimer était une merveilleuse erreur.

    Elle enfonça ses doigts dans sa paume. Merlin. La Serbe avait une furieuse envie de se jeter sur lui et de le tuer. Ivana pinça ses lèvres roses et répondit, neutre, froide :

    - C'est trop tard pour les reproches, Steve. Tâchons de trouver une solution, d'accord ? Épargne-moi ce ton méprisant aussi. Je ne suis pas une de tes sous-fifres. Au fond, cela change quoi ? Les élèves auraient bien été au courant jour ou l'autre. Et, quoiqu'il arrive, les soupçons sont toujours sur nous. Tais-toi donc si ce n'est pour dire que ça.

    Ivana passa une main dans ses boucles dorées, leva les yeux au ciel. Elle arriva, au bout d'une poignée de secondes, à se détendre. Parfait. Qu'Azraël et les autres se doutent qu'elle manigançait quelque chose n'avait aucune importance. La première phase avait été accomplie avec brio. Demain matin, tout Poudlard serait au courant. Elle n'avait plus qu'à envoyer une lettre à Anja, lui demandant de transmettre certaines informations chez les Serdaigle... Non, il valait mieux qu'Ivana la voie, plutôt que de lui écrire.

    Au fond, elle espérait avoir réagi trop bien. Voyons, si Ivana avait fait un erreur aussi idiote, ne se serait-elle pas défendue ? N'aurait-elle pas argumenté ?

    Elle voulait juste qu'Azraël se demande ce qu'il se passait. Qu'il fasse fonctionner son cerveau. Et qu'il ne trouve pas de réponse logique. Aha, elle avait hâte qu'il comprenne. Et si ce n'était pas le cas, rien ne changeait pour elle. C'était juste un petit bonus.

    Rabastan arriva ensuite. Ivana s'installa dans un des fauteuils moelleux. Elle prit une cigarette du paquet caché en-dessous le coussin, la mit dans sa bouche et l'alluma d'un coup de baguette. La fumée s'enroula autour de sa silhouette, arabesques éthérées et elle se sentit mieux. Elle regarda la scène, impassible. La blonde ne pouvait décemment pas se lever et agir. Il fallait qu'elle attende.

    On n'avait rien volé à Rabastan. Bizarre. L'élite avait été touchée mais pas lui ? Il se mit à donner des ordres et Ivana tiqua quand il ramena les élèves dans la salle commune. Elle avait envie de se confronter à lui. Ne pouvait-elle pas se lever et lui dire de ne pas discuter ses décisions ? Ils n'étaient pas en sucre, quelques heures dehors ne les auraient pas tuer... Elle serra les poings. Se taire, laisser faire. Apparemment, Lestrange était pressé de partir. Étonnant, vu la situation. Puis, Gaël se ramena. La jeune fille fronça les sourcils. Aucun mot toujours.

    - Nous devrions trouver un cachot désert très rapidement, avant que Slughorn n'arrive. Avec quelques sorts, nous nous protègerons des oreilles indiscrètes, dit Dunkan.
    - Tu as raison, appuya Lev ; nous attirerons moins l’attention qu’en restant ici.

    La conversation s'engagea ensuite sur les indices - espérés - ainsi que l'enveloppe. Ivana écrasa sa cigarette sur l'accoudoir. Elle lâcha :

    - Gaël, tes cris ont résonné dans tout Poudlard. C'est intéressant de savoir que tu as autant de voix.

    Elle marqua une courte pause, lui fit un sourire hypocrite. Elle se sentait bouillante d'excitation et en même temps, lasse. Sa colère était retombée, il ne reste que la haine, sourde, mordante. En même temps, elle avait hâte d'accomplir le reste de son plan. C'était étrange. Ivana préméditait les choses longtemps à l'avance. Là, elle avait eu l'idée d'un coup. C'était son instinct qui prenait le dessus. Elle savait que ça marcherait et que ça tiendrait la route. Mais quand même... Ivana se racla la gorge.

    - Nous devons rapidement trouver un endroit où aller. Gaël et moi avons été stupides, tout le monde sait ce qu'il se passe et nous devons rapidement réagir.

    Pile ce qu'il fallait. Un peu de rage, beaucoup de froideur, un soupçon de honte - très très léger, on devinait à peine qu'il était là. Ivana était une très bonne actrice.
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Dim 30 Sep - 22:28

Dans les yeux bleus d'Ivana, qu'il n'avait pas quitté du regard de toute sa remarque mauvaise et qu'il continuait à fixer, Azrael pu voir sa fureur briller, semblable à la sienne. La seule chose qui différait était l'envie de tuer qui émanait d'elle, marquait ses traits, son attitude, entièrement dirigée vers lui à ce moment précis. C'était cela, qu'elle s'énerve, qu'elle veuille le voir crever de ses main fines, il ne pouvait y accorder moins d'importance à ce moment tant la rage qu'il ressentait imbibait ses sens et ses pensées. Sauf que lui savait le cacher presque parfaitement, le seul indice de ce qu'il ressentait visible dans ses yeux. La rage et la fureur, les envies de vengeance si fortes qu'elle devenaient votre principale priorité, que vous ne pensiez plus qu'à elles, il connaissait bien. Trop bien, d'une manière que personne ne souhaitait volontairement à connaître et à expérimenter. Elles étaient toujours là, comme de vieilles amies qui n'étaient jamais vraiment parties depuis qu'il était gosse, enfouies, cachées, si habituelle que le Fever n'y faisait même plus attention, mais qui restaient prêtes à resurgir à n'importe quel moment, dès que sa colère faisait son apparition un peu trop intensément. Une sorte de bombe à retardement, comme certains se plaisaient à penser sans qu'il ne le sache. Peut-être un jour ne pourrait-il simplement pas se calmer, se reprendre, et tomberait dans un tel état de rage qu'il serait incontrôlable. Une sorte de point de non retour...

Ivana serra les points, avant de lui répondre d'une voix neutre, froide. Azrael se demanda un instant combien cela lui prenait de masquer sa fureur ainsi, dans ses paroles. Leur groupe d'élite savait tout de même bien se contrôler, ils étaient de bons acteurs... Et si ça n'était pas le cas, ils ne seraient certainement pas à la place qui était la leur. Se seraient fait bouffer avant... les Serpents étaient vicieux et retords, c'était la loi de la jungle, la loi du plus fort, qui régnait ici bas, dans les profondeurs de Poudlard. Et la force physique n'était pas la plus importante, chez eux, contrairement à ce que certains idiots sans cerveaux pouvaient penser, alors qu'ils se retrouvaient tout en bas de l'échelle sans même qu'ils ne le remarquent. L'anglo-russe retint à peine une espèce de grognement sauvage venant des profondeurs de sa gorges, à l'insupportable répartie d'Ivana. Elle faisait clairement partie des personnes qui parvenait presque systématiquement à l'énerver, quoiqu'elle fasse. Et sa réaction était elle peut-être due à l'entraînement secret qu'il avait fait plus tôt dans l'après-midi, avant qu'il ne sorte se dégourdir les jambes et qu'il ne tombe sur ses deux nouveaux amis de Serdaigles avec qui il s'était amusé quelques temps. Et cet entraînement, qu'était-il ? Depuis cet été, Azrael s'entraînait tout simplement à devenir animagus. Rêve de gamin qui prenait de plus en plus forme, au fil de ses entraînement et grâce aux conseil de Matthew. Peu de personnes étaient au courant de cela. À vrai dire, seuls son frère et Lev le savaient, et il ne projetait pas de mettre qui que ce soit d'autre au courant. C'était secret, deviendrait un atout caché, et il voulait le garder pour lui. Ses yeux s'étrécirent aux paroles d'Ivana, devenant dangereusement froids, alors qu'il se penchaient machinalement en avant sans la quitter des yeux.

- Cesse.de.m'appeler.comme.ça. -siffla-t-il en marquant chacun de ses mots, la voix basse, menaçant jusqu'au bout de ses ongles, avant de continuer, d'une voix toujours sifflante mais plus hautaine- Et je parle autant que je le veux, sur le ton que j'aurai décidé. Tu n'es pas vraiment en position de dire ce que les autres doivent faire, surtout après avoir appris à tous les Serpentards et donc à tout Poudlard qu'on s'est fait voler, peu importa à ce que tu ai pensé. Sache aussi que tu leur as pour ainsi dire donné une preuve que nous seront impliqués dans n'importe quelle action pouvant ressembler de près ou de loin à une vengeance, plutôt que de simples soupçons. Tu n'es pas seule, et l'image des Serpentards va en pâtir, ce qui nous seras de toute manière néfaste un jour ou l'autre. Arrête un peu de ne penser qu'à ta petite personne, d'autant plus que tu es sensée être l'une des Reines des Serpents. Soit-disant, parce que pour l'instant je ne crois pas t'avoir vu agir une seule fois comme telle.

Voilà qui était dit, réappuyant aussi ses premières remarques. Et il ne doutait pas qu'il jetait certainement encore de l'huile sur le feu de la fureur de la Adzovic. Qu'est-ce qu'il la détestait lui aussi, à ce moment là ! Qu'elle ai envie de le tuer, il n'en avait rien à faire, et si jamais elle tentait quoique ce soit, il aurait enfin une bonne raison de contre-attaquer. Il avait d'ailleurs déjà bien besoin d'un bon défouloir, et attendait uniquement que quelqu'un se désigne d'office pour pouvoir faire passer une partie au moins de sa fureur. Et la rage le faisait devenir mauvais et vicieux, et particulièrement inventif. D'autres diraient simplement cruel et sadique, selon l'était d'énervement dans lequel il se trouvait. Dimitri, qui était arrivé quelques instant plus tôt, après avoir lui aussi constaté qu'on l'avait volé, sembla lui approuver l'idée d'Ivana. Ou en tout cas ne pas y accorder trop d'importance, ce qu'Azrael considérait comme être d'accord avec la Serbe, et lui répondit par un regard noir. Évidemment que cela aurait tout changer, un jour de plus valait toujours mieux qu'aucun, sans compter que le reste n'aurait été que des soupçons qu'ils auraient facilement pu démentir. Ou qu'ils auraient eu des indices quant à l'identité des voleurs, si l'information était venue de leur part. Ce dont il doutait, parce que si leur acte était déjà suicidaire, ils devaient tout de même se montrer minutieux et attentifs pour ne pas se faire prendre et ne pas avoir à subir leur ire. Oh, ils auraient de toute manière à la subir, Azrael s'en chargerait personnellement même si les autres décidaient de ne rien faire -ce qui, il en était sûr, n'était pas le cas- mais les Chèvres pouvaient toujours rêver, espérer vainement. Et pour pénétrer dans leur repère, elles avaient déjà du faire preuve d'attention, pour leur plan et les détails, et elles devaient certainement espérer ne rien avoir laissé au hasard. Néanmoins, personne n'avait jamais entendu parler d'un tel acte, et il y avait toujours des défauts, des failles, à chaque fois que l'on s'essayait à quelque chose de nouveau. L'inexpérience était une faille en elle-même.

L'arrivée de Rabastan, accompagnée d'une troisième année, détourna l'attention d'Azrael sur lui, coupant un instant l'atmosphère pesante et pleine de rage. Elle resta tendue cependant, alors qu'il se dirigeait vers les chambres après avoir précisé qu'il allait vérifier la sienne et celle de Lucius. Comme quoi, il était déjà au courant, alors que tous n'étaient sortis que quelques courtes minutes plus tôt. Lorsqu'il revint, sans que personne n'ai parlé dans l'intervalle, Lestrange annonça que rien ne lui avait été volé, contrairement à eux, d'un ton sobre mais sincère. L'anglo-russe cependant, lui lança un regard septique, peu convaincu qu'alors qu'eux étaient touchés, lui ne l'était pas. Certes, Vladimir ne l'était pas non plus, par exemple, mais il ne voyait pas pourquoi les Chèvres n'avaient pas non plus visé Rabastan. Parce que ça n'était pas lui, il en était sûr, bien qu'il ne lui fasse pas entièrement confiance : moins qu'avant même, depuis qu'il l'avait piégé quelques jours plus tôt. Ce qui aurait laissé la peur de devenir ses prochaines cibles, ses prochaines victimes... C'était en soi possible, mais le jeune homme n'y croyait pas non plus. Elles avaient de toute manière signées leur arrêt de mort en s'attaquant à eux. Enfin, peut-être pas littéralement, parce que des élèves morts à Poudlard feraient trop de vagues, créeraient trop de problèmes, et l'enquête seraient d'autant plus poussée pour remonter jusqu'à eux, mais elles comprendrait vite, vraiment très vite, que jamais elles n'auraient du mettre leur plan à exécution, et qu'elles allaient regretter d'y avoir seulement penser. Fois de Serpent !

Après que Rabastan ai proposé son aide -de façon plus subtile bien entendue- et qu'il ai précisé qu'il devait maintenant laisser rentrer les autres et que lui partait continuer son travail de préfet, Azrael capta un instant son regard. Le sien était toujours sceptique, montrant qu'il ne croyait pas qu'il ait été épargné. C'était trop gros, et il n'avait pas vraiment confiance en Rabastan, surtout depuis quelques jours. Les explications seraient de mise, plus tard, parce que le moment n'était pas encore venu. Autant laisser dans l'ombre ce que l'on pouvait encore masquer, et Lestrange avait certainement un plan, de son côté. Mais l'anglo-russe ferait en sorte de savoir exactement tout ce qui s'était passé, de savoir tout les détails. Il n'aimait pas que quelque chose lui échappe, et dans cette situation, savoir tout ce qu'il y avait à savoir et plus encore était primordial.

Les Serpentards qu'Ivana avait viré de la salle quelques minutes auparavant revinrent un peu après que Rabastan ai franchit la porte de la salle commune dans l'autre sens. Ils furent d'abord silencieux, leur lançant des regards tous différents, avant de reprendre leurs activités plus normalement. Gaël descendit à son tour des dortoirs des filles et rejoint directement leur petit groupe, laissant un court instant la surprise s'afficher sur son visage. Azrael ne chercha pas à savoir pourquoi, il y avait des choses bien plus importantes à penser à ce moment là, et relança un silencio autour d'eux. Les autres n'avaient nullement à savoir ce qu'ils diraient, et ils en savaient de toute manière déjà bien trop à son goût. Gaël prit la lettre des mains d'Ivana d'un geste sec, la lisant à voix haute, avant de proposer -comme il l'avait fait quelques instant plus tôt- qu'ils partent à la recherche d'un cachot où s'installer pour décider de la marche à suivre sans être dérangés par Slughorn ou d'autres élèves trop curieux pour leur bien. Ne pas être exposés à la vue de tous pendant qu'ils complotaient serait aussi préférable. Azrael hocha légèrement la tête quand la jeune femme brune lui lança un regard quand elle évoqua les sorts qui leur assurerait un peu de discrétion et de solitude. Oui, il s'en chargerait, en ayant appris un bon nombre en prévoyance de sa future Vengeance, sachant qu'il en aurait très certainement besoin. Lev acquiesça à son tour, ajoutant qu'ils feraient mieux de ne pas traîner et proposant qu'ils fassent encore tous un dernier tour dans leur chambre pour s'assurer de n'être passé à côté d'aucun indice potentiel qui pourrait les mettre sur la piste des coupables.

Gaël s'approcha de la table basse près de Lev, saisissant l'enveloppe noire qui s'y trouvait pour l'inspecter avec attention, lui demandant avant que qui que ce soit ai pu ajouter quelque chose si elle était déjà sur la table quand il l'avait trouvé. Le russe répondit par l'affirmative, avant de lui demander si elle avait remarqué quelque chose de plus précis en arrivant. Peu après qu'elle est répondu Ivana se racla la gorge pour attirer leur attention et s'excusa auprès d'eux -si dire qu'elle et Gaël avaient été stupides en était une- , ajoutant qu'ils devaient se dépêcher de réagir. Ton parfait, même la touche honteuse y était, mais Azrael n'y croyait pas. Trop paranoïaque pour ça, d'autant plus qu'il la connaissait bien, Ivana. Ou peut-être était-ce simplement parce qu'il la détestait particulièrement à ce moment, et depuis qu'ils avaient remarqué les vols.

- Lev à raison, nous devrions passer rapidement dans nos chambres vérifier que les coupables n'aient laissé aucun indice derrière eux. Ne traînez pas, personnellement je ne tiens pas à ce que Slughorn arrive voir ce qui se passe avant qu'on soit parti, il serait capable de traîner à ne rien faire très longtemps voir à essayer de nous confiner dans la salle commune pour je ne sais quelle stupide raison!

Et, après qu'ils se soient mis d'accord, l'anglo-russe rejoignis sa chambre, qui était évidemment toujours dans le même état de saccage dans lequel il l'avait trouvé -sa table de chevet en morceau en moins. Le Serpent commença à la fouiller, déplaçant les objets et les débris pour les reposer plus loin, sans rien trouver. Évidemment, ça n'était pas comme s'il avait songé ne serait-ce qu'un instant à ce que cette technique marche... Mais au cas où il aurait eu de la chance et sa recherche manuelle aurait été fructueuse... Choisissant de changer de méthode, ses doigts se refermèrent sur le familier et rassurant morceau de bois d'ébène poli et taillé, et divers pâles éclats de lumière ne tardèrent pas à s'en échapper. Certain rassemblèrent sa table de chevet détruite dans un accès de colère encore incontrôlée, d'autres replacèrent certains de ses meubles et possessions à leur place initiale, tandis que les derniers fouillaient la pièce dans l'espoir de dénicher quelque chose, quoi que ce soit, étranger à l'endroit, n'appartenant pas à celui qui avait lancé les-dits sortilèges. D'ailleurs, tous ceux qu'il avait utilisé à l'instant étaient plutôt simples, parfois un sort basique légèrement modifié ou recombiné avec d'autres enchantements de la même trivialité, pour arriver au résultat souhaité. Certes, il n'avait pas eu les idées et soudainement tester les sorts en priant pour qu'ils fonctionnent à l'instant. Il fallait juste un peu d'adresse et de concentration pour les réussir, une fois qu'on avait compris le truc. Rien ne vint cependant. Soit parce que les éventuels indices n'avaient pu être détectés par l'enchantement, soit simplement parce qu'ils étaient inexistant. L'énervement d'Azrael se trouva greffée d'une nouvelle pointe d'irritation franche.

Ce fut donc seulement quelques minutes -peut-être cinq, tout au plus- après être retourné vérifier sa chambre, que l'anglo-russe redescendit dans la salle commune, se redirigeant directement vers l'espace que leur groupe élitiste avait muettement décidé qu'il leur appartenait, sans accorder un seul regard aux autres Serpents toujours présents dans la pièce. Comme s'ils étaient invisibles. Mais c'était simplement qu'ils étaient la dernière de ses préoccupations pour le moment, tant qu'ils ne les entendaient ni ne les voyaient pas comploter ou faire quoi que ce soit s'y rapprochant à ce moment et pouvant leur donner une piste plus précise de ce qu'ils projetaient de faire. Puisque tous les Serpentards étaient de toute manière au courant de ce qui s'était passé -merci Ivana- et savaient donc pertinemment qu'ils se vengeraient. Tôt ou tard. Et si les petits serpents n'avaient compris cela, alors c'était qu'ils n'avaient rien à faire dans la maison de Salazar.

Lorsque tous les autres furent à leur tour descendu, peu de temps après, Azrael lança un regard circulaire sur leur petit groupe. Dimitri, Lev, Ivana, Gaël, et lui. Cinq Durmstrang, et une élève de Poudlard, tous de la haute hiérarchie des Verts et Argent. Il était néanmoins vraiment étrange que Gaël soit la seule et l'unique élève ne venant pas de l'école slave qui ai été touchée. Elle était l'une des Reines des Serpents, certes, mais cela restait étrange. Encore une raison de ne pas croire sur parole Rabastan pour cette histoire. Le fait que Narcissa Black, la dernière des trois Reines, n'est pas été touchée restait aussi un mystère pour l'anglo-russe, mais toute l'élite n'avait pas non plus été touchée. Choix délibéré ou laissé au hasard ? Allez savoir, pour le moment, mais, comme le reste, il tenait à le découvrir prochainement.

- Allons-y maintenant, avant que l'autre imbécile de Slughorn n'arrive.


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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Mar 30 Oct - 22:37


L’autorité dont faisait preuve Lestrange à l’égard de ses camarades ne surprit pas vraiment, voire pas du tout, le Russe. Famille puissante, un certain charisme, un titre superficiel qui ne servait qu’à amplifier son statut social au sein de la hiérarchie scolaire, une prestance et une assurance qui empêchait toute sa petite cour de répliquer lorsqu’il ordonnait quelque chose, voilà en quoi tenait le pouvoir d’un étudiant. Tandis qu’il envoyait deux étudiants chercher la fille Black, un certain Lucius Malfoy et trois autres dont il n’obtint pas les noms, les autres Serpentards libérèrent l’espace. La dispute à laquelle se livrait Azraël et Ivana l’occupa un instant, mais tellement habitué à ce tableau il s’en lassa rapidement, préférant observer les autres et doser l’impact qu’avait eu le vol sur eux. Néanmoins, il ne perdit pas de vue ce qu’impliquerait la traduction de l’article volé associé à la photo. Et cette nouvelle était de loin la plus contrariante.


Il fut tiré de ses pensées par le retour de Lestrange. -Personne n'a touché à ma chambre. On ne m'a rien volé. Peu probable que ce soit là, la vérité songea Dimitri. Les victimes semblaient être membre du cercle fermé qui siégeait au-dessus de tous les autres élèves. Comment donc Rabastan Lestrange, préfet et supposé chef de ce groupe aurait-il pu être épargné ? Il savait par expérience que lorsqu’un petit groupe de « chèvres » choisissait de passer à l’offensive contre un autre, le chef n’était en aucun cas épargné. Cependant il ne dit rien, chacun avait des choses à cacher et il ne serait certainement pas le premier à dire ce que lui était parvenu à dissimuler sans problèmes depuis des années. Lorsqu’Azrael proposa de vérifier qu’il n’y avait aucun indice quant à l’identité des responsables, il faillit rester sur son accoudoir. Cependant, l’idée qu’il ait pu passer à côté de quelque chose lors de sa première inspection ne lui plu en aucun cas, c’est pourquoi Dimitri retourna faire un tour dans sa chambre. Il ne manquait rien. Rien mis à part la photo avec au dos l’article de presse. Il passa au peigne fin tous les moindres recoins de cette chambre, pas de marques flagrantes permettant d’identifier les responsables. A l’aide d’un sort il vérifia, lesquels avaient pu être utiliser pour mettre une telle pagaille dans cette pièce, rien de bien éblouissant pu-t-il observer, comme par exemple un Diffindo ou deux, sûrement responsables de l’état de l’armoire et du sommier de son lit. D’un coup de baguette il rangea le tout et fit disparaitre le verre sur le sol. Il n’y aurait rien a tiré de la visite qu’avait mené ces chèvres dans sa chambre. Une fois cela fait, il rejoignit les autres dans la salle commune. Peut-être eux avaient-ils été plus chanceux dans leur malheur commun.

Puisque l’idée générale était d’abandonner la salle commune aux autres élèves de Serpentard, Dimitri se leva, il connaissait un endroit où ils ne seraient pas dérangés. Insonorisé et spacieux, il suffirait de quelques sorts de métamorphose permettrait d’avoir quelques sièges confortables. Il aurait bien évoqué cette salle dont les rumeurs à son propos ne manquaient pas, et nuls doutes que Gael ou Lestrange la connaissait, mais voir l’élite des Verts & Argents monter quatre à quatre les escaliers ou emprunter les passages dits secrets afin d’atteindre le septième étage ne manquerait pas d’attiser la curiosité des autres étudiants de Poudlard. Mieux valait donc se cantonner aux sous-sols de l’école.

-Tout le monde se souvient dans lequel des cachots j’ai fêté mon anniversaire. – c’était là plus une affirmation plus qu’une question, tous ou presque étaient présents ce soir là – Allons là-bas, nous seront tranquille et Ivana et Gaël pourront crier comme bon leur chante.

Il était si rare de voir la blonde admettre ses torts qu’il n’avait pas pu résister à conclure sa phrase de la sorte. D'un pas assuré, il mena le petit groupe jusqu'au cachot dans lequel il n'avait pas encore levé l'intégralité des sorts. Des tabourets étaient en là, quelques caisses également. Il les métamorphosa en des divans et fauteuils plus confortables. Ils ne savaient pas combien de temps ils resteraient là, alors autant être bien installé, non ? Il s'installa dans le fauteuil le plus proche & attendit que le tout le monde ait une place.

-Slughorn sera rapidement au courant, y’aura bien un de ces crétins qui aura l’idée d’aller en parler suffisamment près des oreilles du bedonnant. Mais avant que cela n’arrive, on a encore du temps. Quelqu’un a trouvé quoi que ce soit qui puisse nous éclairer dans sa chambre ? ou part on de zéro ?



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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Sam 26 Jan - 20:49

Je n’arrivais pas à comprendre. Depuis quand étions-nous les victimes, et non les bourreaux ? Depuis quand osaient-ils nous défier, nous confronter d’une quelconque manière ? Nous voler ! Voilà un acte inconsidéré qui amènerait bien des conséquences désastreuses pour les coupables. Mais que deviendront nos biens ? Vengeance ou pas vengeance, la principale priorité pour moi, comme pour les autres, étaient certes d’identifier les voleurs mais surtout de récupérer ce qui nous revenait de droit. La boîte à musique de ma grand-mère comptait tellement pour moi, quant au carnet dérobé…je n’étais pas inquiète, personne ne pourrait l’ouvrir sans une goutte de mon sang. Ingénieux moyen de s’assurer que personne ne puisse accéder à mes secrets les plus profonds. Du reste, il ne valait mieux pas savoir tout ce qu’il y avait à savoir. Mes inquiétudes se dirigeaient surtout vers la suite des évènements : pourrions-nous attraper les voleurs ?
L’affaire commençait mal. Moi et Ivana avions alerté tous les serpentards avec notre discrétion hors du commun. Pour ma défense, je ne savais pas encore au moment de retourner toutes les chambres que je n’étais pas la seule à avoir subi l’ignoble dessein de ces sales parasites anonymes. Si j’étais responsable du tapage nocturne, je blâmais d’avantage Ivana pour avoir en pleine connaissance de cause empiré la situation par son intervention. Mais ça, mieux valait le passer sous silence. L’urgence était ailleurs, et mes conflits avec Ivana n’arrangeraient rien. Je la suspectais déjà d’être la source de ces vols. Peut-être être aussi peu discrète faisait partie d’une stratégie dont le but m’échappait ? Oh, bien sûr je savais pour sûr qu’elle complotait dans mon dos – ce n’était pas une surprise - mais serait-elle allée jusqu’à voler ses propres amis pour m’atteindre ? Je ne la connaissais pas suffisamment pour émettre un tel jugement, mais ma méfiance augmentait au fur et à mesure.
Ce fut une des raisons pour laquelle je ne dis rien pour la fiole. Sur le sol de ma chambre, sa petite apparence dorée m’avait attiré, et je l’avais saisi avec surprise, sentiment qui se transforma bien vite en colère noire. Pas cette rage qui sort en éclatant aussi fort que possible pour faire un maximum de dégâts, non…- celle-ci avait éclaté un peu plus tôt dans le dortoir des filles -, mais plutôt la colère noire et profonde qui agite les sens, les tient en éveil jusqu’à trouver un ou plusieurs responsables sur qui se déverser complètement et sans retenue. Une colère qui ne montrait pas son visage, restait tapie dans un coin obscur de l’esprit, tandis que le corps ravalait l’agitation, masquait la violence du désir vengeur, et se figeait pour finalement paraître imperturbable et serein. Les effets de la colère étaient alors comme suspendus, stoppés dans leur élan le plus sauvage.

En descendant, je m’étais bien rendue compte que plusieurs personnes étaient touchées, et parmi elles je fus surprise et pourtant rassurée de voir Lev. Surprise, car je compris que j’étais alors la seule anglaise à avoir été touchée, et que le reste du groupe était entièrement de Durmstrang. Etait-ce un indice ? En tout cas, c’était mauvais pour moi car je savais comment les esprits pouvaient s’échauffer et en déduire quelques conclusions mal placées. Rassurée, car je savais qu’au moins dans ce groupe de russes, j’avais un allié. Oh, Azraël et moi pouvions nous entendre, mais nos rapports actuels ne laissaient pas place à la confiance. Bien que…notre haine commune pour Ivana pouvait certainement être utile. Faire équipe dans un cas de force majeure ne représentait pas un problème, et je craignais d’avantage pour les autres. Dimitri ? Je ne le connaissais pas tant que ça, bien que sa fête d’anniversaire m’ait fortement plu – et aidée au passage à faire enrager Rabastan en me servant d’Azraël. Ivana ? Même pas la peine d’y penser, je m’en méfiais comme de la peste. Lev était la rassurante figure rationnelle dans la pièce, et je me fiais plus à lui. Lorsqu’il proposa de vérifier dans nos chambres si rien n’avait été laissé par les voleurs, mon estomac se serra légèrement. Je sentais le poids de la fiole dans la poche de ma robe rouge, comme si soudainement elle pesait des tonnes. Parler ou ne rien dire ? Voilà une intéressante question…qui restera en suspens le temps de prendre une décision judicieuse. Tout ce que je savais, c’est que les prochaines minutes seraient décisives.
La première chose que je vis en descendant – excepté les mines réjouies de mes camarades et la tension évidente entre Azraël et Ivana – fut la lettre entre les mains d’Ivana. Je m’en étais approchée pour lui prendre, et la lire. Aussitôt, j’avais recherché un moyen de trouver un indice à partir de ce message, mais il n’y avait pas de marque particulière sur l’enveloppe ou le parchemin…Un travail de professionnel.
Lev approuva l’idée de se trouver un coin tranquille. Parfait. Un cachot idéal. En plus, ça collait tellement à notre bonne humeur générale…Je me tournai vers le russe.

- Non, je n’ai rien remarqué dans ma chambre. J’ai vérifié, annonçai-je d’une voix tranquille. Les couloirs et la salle commune étaient déserts quand je suis arrivée. Je n’ai vu personne, je suis montée directement. Les voleurs connaissaient nos habitudes, ils n’auraient pas laissé la lettre s’ils ne savaient pas que nous rentrerions les premiers…

A moins de faire un scandale…pensai-je intérieurement. Ce qui était aussi une possibilité à ne pas laisser de côté. Ivana prit ensuite la parole. Rien d’étonnant, elle attaqua directement où elle savait que la colère viendrait sans mal. Mais je n’étais pas d’humeur. Pas d’humeur à subir ses petites piques, ses enfantillages incessants. L’heure n’était plus à la provocation. Il fallait agir vite et bien. Trop d’erreurs avaient été commises par ignorance ou …stupidité. Pas la peine d’associer chacune de nous à chaque terme : n’était-ce pas évident ? Je me retournai vers Ivana en levant un sourcil avec un large sourire.

- Merci Ivana de ton intervention ô combien utile… Du reste, nul besoin de t’avoir dans les pattes. Personne ne pourrait assez nous payer pour te baby-sitter, tranchai-je.

Paroles méprisantes, mais qui au moins coupaient court à la conversation – que je ne souhaitais nullement avoir maintenant. Toujours dans la provocation cette Ivana…comme si le monde lui appartenait, comme si nous n’étions pas en crise et que ses petits jeux de princesse parfaite intéressaient quelqu’un. Ah oui, en fait ça intéressait bien une personne : elle-même. Mais c’était tout. Qui d’autre donnait de l’importance à sa présence, à ses paroles, son attitude – à part pour s’en agacer ? Personne à part elle.
Evidemment que nous nous ressemblions – même si l’admettre m’irritait fortement. Il n’empêche que je savais reconnaître une situation de crise où les provocations étaient proscrites. L’heure n’était pas à la division mais à l’union – était-ce réellement moi qui pensais cela ? J’étais tellement contre l’idée de faire confiance aux autres, pour la simple et bonne raison que les déceptions étaient souvent trop nombreuses, et les trahisons…encore plus douloureuses.
Azraël et les autres partirent dans leur chambre pour rechercher un quelconque indice. Mais moi, je n’en avais pas besoin. J’avais déjà vérifié – et même trouvé quelque chose d’intéressant. Je soupirai en détournant mon regard du groupe, et vint me poster vers la cheminée. Je me perdis instantanément dans les flammes qui perduraient inlassablement, les yeux fixaient sur le feu crépitant et les braises ardentes. Je m’accroupis devant l’âtre, et penchait l’enveloppe vers le feu. Des fois, l’on pouvait trouver le nom du fabriquant, mais là…rien. En tout cas, c’était du papier de qualité. Je fis de même pour le parchemin, mais rien à part une finesse exemplaire. En d’autres termes, tout ça ne servait à rien…les voleurs n’avaient laissé qu’un seul indice derrière eux, et il se trouvait dans la poche de ma robe. Du polynectar…En pleine réflexion, je me mordis la lèvre. Pas mal d’élèves étaient assez doués à Poudlard pour faire du polynectar, cette potion faisait partie de notre programme scolaire, mais qui serait assez débrouillard pour se procurer les ingrédients nécessaires ? Il y avait des choses très difficiles à trouver. A moins que je ne sois pas la seule à voler la réserve de Slughorn ? … Ce ne serait pas étonnant. Il ne fallut pas longtemps aux autres pour redescendre, pas plus enjoués que précédemment. J’en devinais aisément la raison : aucun autre indice. Je me relevai lentement, suivant Azraël du regard tandis qu’il prenait la parole. Nul doute possible, ce cher Fever avait clairement des qualités de meneur. Ce n’était pas à la portée de tous, même à Serpentard. Il fallait bien des meneurs et des suiveurs. Un ordre des choses pour organiser notre société. Finalement, Serpentard n’était pas seulement une maison, mais un monde à part entière. Une mini-société à Poudlard, avec des gens triés sur le volet. Alors, juste en regardant Azraël faire je sus tout de suite pourquoi lui et Rabastan s’entendaient bien…
J’eus un petit sourire en coin, et acquiesçai à son idée. Mieux valait partir maintenant avant que Slughorn ne nous prenne au piège ici. Difficile d’avoir une version commune sans s’être mis d’accord avant. Il ne fallait pas courir le risque. Je me demandais ce que Rabastan faisait présentement, et ce qu’il avait dit aux autres. Dimitri prit la tête du groupe pour nous mener jusqu’au cachot où il avait fêté son anniversaire, et les autres le suivirent. Je les laissais passer devant et sortie la dernière. Une fois dans les couloirs, j’attrapai Lev par la manche avec discrétion, assez loin derrière eux. Mes yeux se plantèrent dans ses prunelles claires, avec le plus de sérieux au monde.

- Attends…murmurai-je en me rapprochant. Que t’ont-ils volé ?

La curiosité me piquait, et j’hésitai l’espace d’un instant à lui donner la fiole pour l’informer de ma découverte. Mais je ne voulais pas prendre le risque de nous faire repérer par des oreilles, ou yeux indiscrets. Ca attendra…me dis-je. Nous nous remîmes à marcher, ne voulant pas perdre de vue les autres.

- Tu penses que c’est l’un des nôtres ? soufflai-je en baissant la voix. Je ne fais pas confiance à …tu sais qui…

Mon ton méprisant était clair. Pas la peine de lui faire un dessin, et je levai les yeux au ciel pour appuyer mes paroles. Il faisait froid dans les couloirs et je frémis. Nous arrivâmes bientôt dans le cachot en question, Dimitri était déjà installé dans un des fauteuils restés après son anniversaire. Je jetai un dernier regard à Lev, et me dirigeai vers un divan pour m’installer. Au passage, je glissai quelques mots à Azraël.

- A toi de jouer ô grand maître des sorts ! lui soufflai-je d’un ton moqueur.

Oui, pas de provocations ce soir…mais un peu de moquerie ne faisait pas de mal pour détendre les pauvres nerfs de Fever. Après tout, Ivana se chargeait déjà assez de l’énerver. Pourquoi ne pas le détendre en gonflant son égo ? Je savais par ailleurs que j’avais des tas de choses à me faire pardonner, mais je ne m’inquiétais pas. Une idée avait germé dans mon esprit pour régler ce problème…épineux. Je m’assis sur un divan rouge contre le mur à droite, les jambes croisées et le dos appuyé contre le dossier. Une attitude décontractée, un peu trop d’ailleurs…
Lorsque Dimitri prit la parole, mes yeux se rétrécirent l’espace d’un instant, comme si j’étais irritée qu’il prenne les choses en main ainsi. Je levai un sourcil mi-surpris, mi-moqueur…

- Ce n’est pas parce que tu viens d’avoir 18 ans que tu dois te décréter maître de cérémonie …sifflai-je, acide. Je t’offrirai un autre livre la prochaine fois… « Comment avoir quelque chose dans le pantalon en 10 leçons ».
Ma mauvaise humeur parlerait-elle d’elle-même ? Ou était-ce le simple fait de voir un autre que Azraël ou Lev diriger les opérations ? Je n’aimais pas beaucoup Dimitri…Ou disons plus exactement qu’il ne me donnait pas envie de le connaître : il manquait de charisme, d’autorité ou que sais-je ?! Il manquait de pleins de choses selon moi… Ici, c’était l’autorité, le talent, et la ruse qui prévalait. Je ne voyais rien de tout cela en Dimitri, même si je ne doutais pas qu’il soit un bon sang-pur, et c’est la seule chose que je pouvais apprécier chez lui. Il n’avait ni ma confiance, ni mon respect pour l’instant. Il était plus âgé que moi, et j’avais l’impression qu’il paraissait tout petit… Comme quoi, à force d’être entourée d’hommes charismatiques, les autres perdaient de la valeur automatiquement… Mon regard ne quitta pas Dimitri, et un sourire moqueur aux lèvres.
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Jeu 21 Fév - 13:44

Les vaines disputes d’Ivana et Azrael agacèrent Lev. Était-ce vraiment le moment d’épiloguer sur ce qui venait de se passer ? Non, ni l’heure, ni le lieu pour les petites rancunes intestines. Il leur fallait plutôt s’unir pour le moment, affronter ensemble la situation, en faisant contre mauvaise fortune bon cœur, même si Lev doutait qu’ils y arrivent vraiment. La colère qui les animait tous ferait rejaillir les dissensions entre eux, tout aussi efficacement que les piques qu’ils ne pouvaient s’empêcher d’échanger. Bien sûr, le Serpentard partageait entièrement l’avis de son cousin : il aurait préféré que rien ne se sût avant qu’ils aient pu mettre au point un plan d’action. Le secret et la rapidité de mouvement étaient essentiels ; à présent que Poudlard serait rapidement au courant, tous auraient les yeux braqués sur eux, attendant le prochain mouvement, surveillant le moindre geste, le moindre dérapage, la façon dont l’Élite se vengerait de l’affront qui lui avait été fait. Avertir les autres élèves de la maison de façon aussi directe, sans prendre de précaution ou s’accorder avant sur ce qu’il convenait de laisser filtrer était de la plus haute imprudence. Surtout quand on connaissait bien le caractère retors et opportuniste de la plupart des apprentis de Salazar. Toute information ne tombait jamais dans l’oreille d’un sourd, et chacun cherchait à tirer son épingle du jeu, à en apprendre le plus possible sur les autres pour tenter de s’élever dans la hiérarchie de la maison, gagner davantage de considération, ou plus simplement, pour survivre face aux autres. Dans le nid de vipères que constituait la maison, chaque groupe, voire chacun, veillait jalousement sur ses secrets et ne divulguait que le strict minimum. Ceux qui en étaient incapables, qui se confiaient trop volontiers ou aux mauvaises personnes n’avaient que peu d’espoir d’occuper un jour une place conséquente à Serpentard. Non, ils n’étaient voués qu’à demeurer les sous-fifres des autres, à se faire piétiner et écraser, reléguer tout en bas, où se situait leur vraie place. De là en résultaient ronds de jambes, conversations légères où tout l’art était de parler sans rien dire d’essentiel, tout en obligeant l’autre à se livrer sans qu’il ne s’en rende compte. Art difficile, que bien peu parvenaient à maîtriser, à l’exception des membres de l’Élite. Une technique que le comportement d’Ivana remettait largement en cause en divulguant à toute la salle commune les dessous de l’affaire. Comme le soulignait Azrael, maintenant, toute attaque, vengeance ou autre pourrait leur être mise sur le dos, attirerait plus que des soupçons sur leur groupe et entraverait leurs propres recherches. Il leur faudrait manœuvrer plus discrètement encore, agir dans l’ombre avec davantage d’intelligence, et préserver à tout prix les apparences. Lev espérait que personne d’autre ne commettrait d’erreur pour ce soir-là ; sinon, ils étaient bons pour aller tous se coucher sans possibilité d’agir et attendre que les choses se tassent un peu avant de reprendre l’avantage. Un état d’esprit qui ne lui convenait pas pour l’heure : sous son allure froide, digne, il brûlait intérieurement de rage. Les Chèvres avaient de la chance de ne pas se trouver à portée de main pour l’heure. Il leur aurait chèrement fait payer la folie de leur acte. Inutile d’épiloguer là encore. Il était temps d’agir, de reprendre les choses en main.

Les autres se rangèrent à son idée d’aller faire un dernier tour dans leur chambre pour s’assurer que les voleurs n’avaient rien oublié derrière eux. Lev approuva les paroles de son cousin : si Slughorn avait entendu le remue-ménage provoqué par la sortie des autres élèves dans le couloir ou que l’un d’eux se fût sottement avisé d’aller l’en avertir, le professeur ne les laisserait pas en paix avant un bon moment, insistant pour savoir ce qui avait été dérobé, avertissant lui-même peut-être les autres enseignants. Une catastrophe. Les Vert et Argent devaient régler eux-mêmes leurs affaires : on n’est jamais mieux servi que par soi-même, et il en allait de leur crédibilité. Si par le plus grand des hasards, Slughorn trouvait les coupables (ce dont Lev doutait fortement, au vu des capacités de l’enseignant), il ne leur donnerait que quelques heures de retenue, une petite tape sur l’épaule et leur demanderait de ne plus recommencer. Un châtiment très loin d’être à la hauteur de ce qu’ils méritaient. Gaël annonça alors qu’elle avait déjà vérifié sa chambre avant de descendre et n’avait rien trouvé de probant, pas plus qu’elle n’avait remarqué quoi que ce fût en arrivant.

Je suis arrivé juste après toi, fit-il, je n’ai rien vu non plus. Ils ont été rapides, nous ne sommes pas restés si longtemps que cela au dîner. Ils étaient bien renseignés…

L’intervalle entre le moment où les derniers élèves de la maison étaient sortis et où Gaël et lui-même étaient revenus avait été bref, et pourtant le voleur avait eu le temps de visiter cinq de leurs chambres. Une belle organisation, qui laissait peu de choses au hasard, puisque les Chèvres connaissaient leurs habitudes.

Lev monta rapidement rejoindre son dortoir dévasté. Il avait pris soin de fermer la porte en quittant sa chambre, afin que le désordre qu’il n’avait pas eu le temps de ranger demeurât invisible aux yeux des autres. Lev n’essaya pas de fouiller dans le désordre à mains nues. Cela lui ferait perdre trop de temps, et il risquait en outre de passer à côté d’un détail important. Mieux valait se fier à la magie, comme toujours dans ce genre de situation. Il sortit sa baguette d’if d’un mouvement vif, jeta les sorts nécessaires sans les prononcer. D’un geste sec, précis, il remit son lit en ordre, tout en lançant des sortilèges pour repérer ce qui n’aurait pas dû se trouver à cet endroit ou ne lui appartenait pas. Rien ne vint. Il renouvela l’opération avec la table de chevet, dont les tiroirs remontèrent tous seuls dans leur emplacement, accompagnés des objets qu’il y rangeait habituellement. Presque aussi aisément qu’en un claquement de doigt, la chambre reprit une apparence civilisée. La malle vint en dernier : Lev prit soin de n’en oublier aucun coin et recoin, même les double-fonds secrets auxquels il était le seul à avoir accès, et où il rangeait des documents précieux, ainsi que ses potions quand il s’absentait, afin d’être toujours sûr que personne n’y touchât. De nouveau, ce fut peine perdue. Ici, les voleurs s’étaient montrés précautionneux et avaient veillé à ne laisser aucune trace de leur passage. D’un dernier sort, par acquit de conscience, Lev fit le tour de la chambre dans sa globalité. Tous les objets, à présent chacun à leur place, gardèrent leur immobilité, presque narquois dans leur aspect figé.

Le Russe descendit les escaliers sans manifester de hâte –toujours les apparences à maintenir face aux autres– comme si la situation était parfaitement naturelle. Il était encore tôt dans la soirée, de nombreux élèves hantaient encore la salle commune, tout en veillant à ne pas s’approcher du petit groupe de l’Élite. Les conversations allaient aller bon train, mais le plus sûr moyen de les faire taire n’était-il pas de les ignorer ? En voyant l’indifférence et le dédain de leur petit groupe face à ce qui se disait, les autres élèves finiraient bien par laisser tomber le sujet, par manque d’intérêt. Peu à peu, ils se retrouvèrent de nouveau au complet. Presque tous de Durmstrang, à l’exception de Gaël. Quel sens de l’accueil des étrangers, décidément ! Dire que cet échange était supposé favoriser les relations internationales, comme se plaisait à le répéter à l’envi Dumbledore. Ses belles théories fumeuses venaient de prendre un nouveau coup. Et visiblement, à Poudlard, on n’aimait guère l’élite des sorciers, sans doute parce que cela ne faisait que rendre plus évidente la médiocrité des autres. Ils feraient mieux de prendre exemple sur cette élite plutôt que de la dénigrer sans cesse, mais une fois de plus, Lev pouvait constater que l’intelligence n’était pas l’apanage de tous.
Dimitri suggéra qu’ils se retirent dans l’un des cachots proches de la salle commune, qui leur fournirait à la fois une base discrète et un endroit où discuter sans craindre de se faire surprendre. Personne ne viendrait rôder dans les environs à cette heure-là ; la proximité de la salle commune de Serpentard dissuadait les élèves des autres maisons de venir dans ces parages –ils n’étaient pas tous suicidaires– et ceux de Salazar savaient à quoi s’en tenir lorsque leur Élite se trouvait concernée.

Leur groupe se trouva rapidement dans le couloir. Lev se sentit tiré par la manche, devina qui pouvait agir de cette façon, et ralentit le pas sans attirer l’attention des autres, jusqu’à se trouver en arrière, avec Gaël. La jeune fille le regarda dans les yeux, lui demandant sans détour ce qu’on lui avait pris. Le garçon hésita un instant avant de répondre. Non qu’il n’eût pas confiance en Gaël, elle était une amie proche, et une confidente ; tous deux s’entendaient très bien, et s’il commençait à ne plus se fier à elle, il pouvait tout aussi bien douter d’Azrael et de Vic. Il n’avait simplement guère envie de mentionner ce qu’on lui avait volé.

–Un carnet, fit-il avec un léger haussement d’épaules. Avec des notes personnelles…ainsi que des photos, tout aussi personnelles. Et à toi ?

Il tentait de minimiser la chose, mais son insistance sur le côté personnel du carnet soulignait à quel point il y tenait. Certes, les voleurs ne prendraient sans doute pas le temps de déchiffrer les caractères cyrilliques dans lesquels il écrivait le plus souvent, mais savoir ses pensées intimes à la portée du premier venu le faisait enrager. De même pour les photos. Les portraits de ses parents comptaient parmi les rares traces d’eux qu’il pouvait emmener avec lui, et ils lui étaient d’autant plus précieux que leur visage s’estompait de plus en plus dans ses souvenirs, se voilant à mesure que le temps passait sur eux. Les photos recréaient les réminiscences des jeux dans la neige, de la joie de Nikolaï d’être à côté de ses fils, de la présence douce et discrète de Natalia… Et les plus récentes d’entre elles concernaient Alekseï, bien que Lev n’eût besoin de nulle image pour se rappeler les traits de son frère. Même s’il ne dissimulait pas vraiment le fait qu’il fût orphelin, il n’aimait guère évoquer ses parents et son frère, en présence de tiers, sans même parler de montrer ces photos. Cela relevait du domaine privé pour lui, et le genre de choses qu’il valait mieux éviter de laisser traîner à Poudlard. Aucune envie qu’on lui crée une réputation de sensiblerie ou toute autre stupidité du même genre. Et il protégeait farouchement tout ce qui avait trait à sa famille ; c’était son monde à lui, là où résidaient ses failles et ses faiblesses, et bien peu pouvaient y accéder. Azrael et Vladimir, bien sûr, Victoria dans une certaine mesure, et Gaël en savait aussi beaucoup sur son passé, sur sa famille. Mais c’était bien tout.

La question suivante de Gaël lui fit légèrement froncer les sourcils, pensif. L’un d’entre eux ? Il n’y croyait pas vraiment. Gaël, Azrael et lui-même étaient d’office innocentés, et il tendait à faire confiance à Dimitri sur ce point également. La méfiance de la Serpentarde envers Ivana était plus qu’évidente, mais était-elle vraiment coupable ? Il partageait peu de chose avec elle, finalement, même si Vladimir les rapprochait. Quel intérêt aurait-eu Ivana à discréditer tout leur groupe en agissant de cette façon ? Il ne le voyait pas. Le ton de la lettre des Chèvres n’était pas non plus dans son style. Certes, elle aurait pu avoir des complices, mais c’était dangereux de se fier aux élèves d’autres maisons pour ce genre de choses. Cela donnait pourtant l’alibi parfait à Ivana, puisqu’elle était à table avec eux, et n’était pas revenue dans les premiers.

–Non, je ne pense pas, finit-il par dire. « On » aurait eu besoin de complices extérieurs à Serpentard pour y arriver, et ce n’est pas dans ses habitudes.

Ils atteignirent bientôt le cachot de Dimitri. La fraîcheur des couloirs et leur humidité ne dérangeaient pas Lev ; à Durmstrang, la situation était souvent pire que cela. Dimitri avait déjà pris place dans un fauteuil ; sur un dernier regard, Gaël rejoignit un divan. Lev n’avait aucune envie de s’assoir pour le moment, et préféra s’appuyer sur le dossier d’un fauteuil, bras croisés, son regard clair passant d’un membre de leur petit groupe à l’autre. Il était visible qu’ils auraient beaucoup donné pour ne pas se trouver là, obligés de coopérer les uns avec les autres dans cette histoire, mais pour l’heure, ils n’avaient pas le choix. Agir chacun de son côté les aurait plus desservi qu’autre chose, et ils se seraient mutuellement gênés.
Gaël répondit de façon acide à Dimitri, et Lev se décida à interrompre l’échange d’amabilités.

–Je ne crois pas me tromper en disant que nos recherches ont été infructueuses, n’est-ce pas ? Aucun de nous n’avait l’air particulièrement triomphant lorsque nous sommes redescendus. Il semblerait que nous n’ayons pour seule base la lettre de ceux qui se font appeler les chèvres, et leur envie de s’en prendre spécifiquement à nous…ce qui malheureusement ne raccourcit pas beaucoup la liste des suspects potentiels.


Son regard vert se porta sur les autres membres de la petite assemblée. Y avait-il un point commun entre eux tous qui permettrait de remonter jusqu’aux coupables ? Ou avaient-ils été choisis au hasard, comme membres représentatifs de ceux auxquels les Chèvres voulaient s’en prendre ?
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Lun 11 Mar - 17:04

Meanwhile




    Let's get the party started.
    En fait, cela avait déjà commencé plus tôt. Et dire qu'il y avait encore des têtes brûlées à Poudlard pour se lancer dans des provocations aussi puériles. C'était évident qu'il y aurait des conséquences douloureuses. Inévitable. Qu'il s'agisse des coupables véritables ou bien de ceux qui feraient partie des dommages collatéraux. Mais non. Certains semblaient l'ignorer encore. Ttttt... Peut-être des nouveaux venus ? Ou peut-être pas. Allez.. On pouvait bien les remercier pour cet excellent prétexte.

    Pas sûr que tout le monde l'ait cru au sujet des vols. Il avait croisé son content de regards sceptiques. Celui d'Azraël entre autres annonçait sans ambiguïté les questions qui ne manqueraient pas de tomber plus tard. Ce qui n'était pas un problème en soi puisqu'il comptait le mettre au courant sitôt que la situation le permettrait. Si les circonstances s'y étaient mieux prêtées, il aurait déjà dit la vérité à son Allié, l'aurait peut-être même associé à ses projets du soir. Ceux-là étaient suffisamment risqués et délicats pour ne pas pouvoir cracher sur une tactique de groupe plutôt qu'une individuelle. Seulement la discrétion était primordiale. La rapidité d'action aussi. Et les cinq Serpentards qu'il avait laissés dans la Salle Commune étaient grillés pour le moment.
    D'ailleurs des cinq, Azraël serait probablement le seul qu'il mettrait au courant. Le conflit avec Gaël interdisait complètement ce genre d'associations. A côté de cela, il avait décidé ce soir qu'Ivana ne pourrait jamais être considérée comme fiable sur le plan de la discrétion : pas question de l'associer non plus par conséquent. Lev au contraire paraissait être de la race de ceux sur qui l'on pouvait compter : mais il aurait fallu d'abord briser la glace qui réfrigérait n'importe quel lieu où ils se trouvaient ensemble au même moment. Quant à Novak... Rabastan estimait que le Russe n'avait pas les épaules pour n'importe quelle affaire comprenant des risques réels, et pas assez de ruse pour celles qui nécessitaient de manipuler les autres. La question ne se posait donc pas. Il ne compterait sur aucun d'entre eux cette nuit.
    Néanmoins, les regrets étaient purement stratégiques. Le fait était que Lestrange avait les sangs frémissant d'anticipation. Les conflits, larvés ou francs, c'était son élément. La fureur toujours présente ne servait plus que de combustible, parce que paradoxalement, autant l'admettre, il était enchanté du prétexte. Tandis qu'il dressait intérieurement la liste des choses à faire et dans quel ordre, au bout de quelques couloirs s'annonça la silhouette replète et reconnaissable entre toutes du Directeur de la Maison de Salazar. Et il avait l'air... courroucé ?


    -Professeur.
    -J'aimerais qu'on m'explique ce qu'il se passe !
    -Il se pourrait qu'il y ait eu des vols auprès de certains membres de notre Maison. Des élèves de Durmstrang essentiellement : Adzovic, Adveiev, Fever, et Novak. Gaël Duncan peut-être aussi.

    Aucun hésitation à donner les noms. De toutes manières, ils tournaient déjà dans les conversations : il avait su pour Ivana, Gaël, Azraël et Lev, avant même d'entrer dans la Salle Commune. Quant à Novak, les élèves expulsés de la pièce l'avaient vu rester. Ce n'était qu'une question de temps avant que tout le monde ne sache qui avait été volé. Trop de personnes savaient déjà. Dès lors, il aurait été de la dernière stupidité de chercher à dissimuler.
    - Quoi qu'il en soit cela a provoqué quelques remous. Je pense que Mademoiselle Adzovic a eu des soupçons concernant les élèves anglais, et.. Mais ce problème-là est réglé : tous les élèves sont retournés dans le calme à la Salle Commune. Et je leur ai demandé de vérifier s'ils n'avaient pas été victimes de vol, eux aussi.
    -Des vols ?
    -Oui. Ça a l'air très ciblé : peut-être une mauvaise blague contre les élèves étrangers. Je n'en sais pas plus pour le moment., poursuivit-il, occultant volontairement la lettre des Chèvres. Il jouerait celui qui ignorait ce détail et ne "l'apprendrait" que le lendemain. J'ai demandé à ce qu'une liste soit faite des objets volés et si certains avaient des indications à apporter. Je vous transmettrai toutes ces informations aussi tôt que je les aurai bien sûr. A moins que vous souhaitiez que les élèves vous les transmettent directement.
    -Non, vous ferez très bien tout ça tout seul.

    Rabastan acquiesça d'un bref signe de tête, léger mais martial, le regard neutre s'allumant cependant d'une pointe d'amusement : il imaginait fort bien la réaction de Slughorn s'il avait à affronter une file d'adolescents à doléances à la porte de son bureau le lendemain.
    -Bien. Bien bien... Je vais allez les voir.
    -Si je puis me permettre, Professeur, vous devriez peut-être attendre demain.
    -Tiens donc ! Et pourquoi ça ?
    -Vous savez comme nous sommes, ...

    Au sourire aimable et presque tendre qui fissura le masque de préfet professionnel, on aurait sans doute pu croire que Lestrange ne parlait que d'adolescents légèrement indisciplinés, le genre à faire quelques bêtises, certes, mais rien qui ne soit vraiment grave. Ayant bien quelques défauts, mais rien qui ne fût en fait fort attachant. Le jeune homme avait de ces sourires – une cuillerée d'espièglerie, un nuage de flatterie caressante et une pincée de fausse contrition – qui appellent à la complicité ou à la complaisance. Ce qui réussissait assez bien à l'air faussement sévère, l'œil malgré tout quasiment affectueux, qu'affichait leur Directeur de Maison.
    -Ces vols ressemblent un peu à des insultes. L'humiliation est dure à avaler. Je présume qu'ils voudront s'isoler ce soir. Et ce n'est pas encore le couvre-feu.
    -Bon. Mais personne dans les couloirs après extinction.
    -Naturellement.
    -Et vous, mon garçon ?
    -Je vais vérifier que tout est en ordre pour le reste. Il se peut qu'il y ait... de petits incidents.. Etant donné les rivalités entre Maisons. Certains pourraient vouloir en provoquer d'autres. Je vais juste m'assurer que ça ne dérape pas. Il n'y a rien d'autre à faire sur le sujet pour ce soir, je pense. Alors je crois que je vais travailler encore un peu à la bibliothèque. Et puis effectuer normalement mes rondes habituelles. Le professeur McGonagall a insisté pour que nous en fassions plus.
    -Ah oui, elle a mentionné ça. Eh bien allez-y.


    Le jeune homme salua son Directeur de Maison et poursuivit son chemin. Il ne fit de détours que le strict nécessaire pour qu'on l'ait un peu vu en différents endroits, juste assez pour justifier l'agenda qu'il avait donné à Slughorn. Quelques dix minutes plus tard, il s'était déjà installé dans un ancien laboratoire de potions abandonné depuis trop peu d'années pour que les élèves les plus aventureux trouvent le lieu excitant. Quant à ceux qui cherchaient de quoi travailler, il y avait d'autres salles bien plus pratiques. En effet, cette pièce avait perdu son usage suite à un incident qui avait eu lieu dix ans plus tôt. Une potion avait mal tourné : depuis une partie de la salle semblait avoir la nature des sables mouvants. Si vous marchiez aux mauvais endroits, vous tombiez lentement à l'étage du dessous. Pour ne rien améliorer, les zones traîtres semblaient changer d'emplacement régulièrement, si bien qu'il ne restait plus beaucoup de mobilier dans la pièce : presque tous étaient déjà tombés dessous. La salle avait servi pour de mauvaises plaisanteries quelques fois d'ailleurs. Le Serpentard sortit son propre balais pour gagner le bureau le plus au fond de la salle, l'un des rares encore en place. L'endroit était parfait pour voir entrer sans être vu d'emblée.

    Il sortit le masque. C'était un masque classique, de ceux qui se vendaient le plus tant à Samhain que pour les Carnavals. Ils s'achetaient sous la forme de visages blancs neutres. Mais on pouvait les modeler à l'envie pour en faire ce que l'on voulait : on voyait toujours bien avec et ils ne vous empêchaient pas de respirer correctement. En fonction de leur qualité, et naturellement de leur prix, les possibilités étaient plus ou moins larges, et les remplois plus ou moins nombreux. Néanmoins on pouvait rarement les changer plus de trois fois. De même, ils restaient plus ou moins longtemps confortables.
    Celui qu'il avait entre les mains n'avait servi qu'une fois et n'avait pas demandé de grandes modifications. Il avait créé un visage sans nez, presque informe, la bouche réduite à une ligne et les yeux deux grands trous ne donnant sur rien. La peau blafarde et maladive était ornée de stries géométrisées, comme si le visage, ou ce qui était censé en faire office, avait été soigneusement gravé. Inutile de rentrer dans le reste des détails : il ne l'avait pas porté longtemps. Une première année avait fondu en larmes lorsqu'il l'avait admonestée. Il n'avait fait que son boulot : il était préfet et elle, elle était en train de faire une bêtise. N'empêche, visiblement, même pour Samhain – Halloween, c'était le nom que ces crétins sans magie donnaient désormais à la fête ancestrale –, c'était un peu trop. Symptomatique d'une société tiède et imperméable à toute signification profonde : Samhain, entre autre, c'était précisément se confronter à la Peur. Se confronter à l'autre monde aussi, aux forces de la Mort. Bref ! La célébration perdait tout son sens dès lors qu'il ne fallait pas faire "trop" peur, dès lors qu'il ne s'agissait que d'offrir un peu d'excitation à des adolescents décervelés. Sans parler de toutes ces histoires ridicules de bonbons qu'on offrait en échange de sa vie. Si seulement ils avaient pu tous s'étouffer avec leurs stupides sucreries ! Si seulement il avait eu l'occasion de faire en sorte qu'ils s'étouffent ou se gavent à mort... Peut-être qu'avec un Impero...
    Certains se déguisaient en fée, en princesse, en Romain ou en chevalier, en lutin ou même en lapin !!! Sans compter qu'il avait estimé, lui, que le masque était un consensus. Qui ne faisait pas trop peur justement. Raté. Morgane ! Il détestait passer Samhain à Poudlard. Il finissait toujours et inévitablement d'une humeur massacrante.

    Le Serpentard sortit sa baguette et entreprit de créer une nouvelle tête. Ça avait été signé les Chèvres. Une tête de chèvre ce serait donc. Du bout de sa baguette, il commença par lui donner la forme appropriée : le front borné, les pommettes hautes, les joues creuses, le long museau s'achevant sur des narines fendues, une lèvre inférieure légèrement proéminente, deux oreilles petites, bien dessinées. Il fit surgir les deux cornes, granuleuses, annelées, tordues. Puis ce fut le temps des matériaux qu'il fallait invoquer en les imaginant : les poils rêches et drus poussèrent noirs, gris, bruns, s'achevant sous le menton par une barbiche, un aspect d'os rugueux et sombre pour les cornes. Et enfin les détails finaux : avec une concentration de chirurgien, Rabastan se laissa le temps de trouver les bonnes couleurs à donner aux yeux, or, jaune, orange et brun, soigneusement répartis autour des pupilles fendues horizontales. Le fait était qu'il était très satisfait du résultat : c'était du meilleur effet. En plus la lumière ne s'y refléterait pas. Il l'essaya pour vérifier qu'il voyait parfaitement avec, effectua quelques modifications à la base du cou et sur les cornes afin que le poids et la forme ne gênent aucun de ses mouvements, puis rangea le masque dans son sac.

    Le jeune homme jeta un coup d'œil à sa montre. Une demi-heure. Ça avait été un peu long et il était plus que temps de se montrer de nouveau. Autant aller à la bibliothèque comme prévu. Il y aurait plein de témoins là-bas et puis de toute façon il ne pouvait encore rien faire, il était trop tôt.

    Lestrange sortit donc de la pièce, fredonnant. Ça sonnait comme une comptine d'enfants. Sauf qu'il n'y avait pas beaucoup d'enfants qui la connaissaient. Encore moins qui la chantaient.


    Roedd ci gi mewn pentref.
    Roedd ci gi mewn pentref.
    Roedd y ci yn genfigennus o bobl eraill.
    Mae'r ci wedi ceisio mynd ar drywydd mwy.
    Roedd y ci yn genfigennus o bobl eraill.
    Ac aeth hela mewn llefydd newydd.

    Tandis qu'il entrait dans la bibliothèque, il évalua la matière où il semblait le plus nécessaire d'approfondir et rejoignit les rayonnages dévolus aux runes. Une fois le livre choisi, il s'assit à la première table qui se présenta et se plongea dans le chapitre qui l'intéressait, faisant abstraction des derniers évènements.
    A peine que quelques minutes plus tard, surgit cette drôle de sensation que tout le monde connaît sans savoir la décrire : on vous observe. Lestrange compta alors mentalement jusqu'à trente avant de lever les yeux. C'était l'autre élève assis à la même table. Un Poufsouffle, septième année, sang-mêlé. Le même genre de regards qu'avait O'Connel. Ils avaient l'air de se croire impressionnants ou déstabilisants à toiser les gens comme ça. Sans doute faudrait-il leur dire, un jour, à quel point c'était ridicule en réalité. Ils avaient seulement l'air de dindes malmenées. Cela dit, peu de chance qu'ils y croient. A quoi bon gâcher sa salive alors... Rabastan haussa brièvement un sourcil en guise de question à laquelle le Poufsouffle ne répondit que par un haussement de menton arrogant et un regard plus agressif encore.. Si c'était ce qu'il voulait... C'était puéril. Seulement il n'était pas dans sa nature de renoncer. Ce n'était même pas un sang-pur qui lui faisait face. S'ils ne s'étaient pas trouvés à Poudlard, il aurait répondu différemment... Si... Encore des "si", toujours trop de "si". Mais ils y étaient, avec foule de témoins autour. Le visage du Serpentard n'avait plus la moindre expression. Là s'arrêtait la comparaison avec ces jeux que se lancent les gosses : un jeu de concentration, celui qui la perd le premier, celui qui détourne les yeux, a perdu. Sans doute était-il trop animal pour que cela se joue à ce niveau-là. Pour lui c'était... comme une conversation primaire. Le Poufsouffle le défiait et l'insultait silencieusement. Lui, répondit.. A sa façon. Il lui faisait un menu. Intérieurement, il rassembla toutes les informations qu'il avait sur le sang-mêlé : les ingrédients des plats à venir. Le Septième année s'était fait malmené par des représentants de Durmstrang récemment, mais ce n'était que très naturel : il avait une langue acérée qu'il aimait utiliser contre tous ceux de la maison de Salazar. Les Russes étaient moins habitués que les Anglais aux provocations, leur patience était naturellement moins entraînée, pas de quoi leur jeter la pierre. Le jeune homme face à lui était aussi un vrai bourreau de travail que Rabastan croisait parfois tard dans les couloirs : le Poufsouffle ne quittait la bibliothèque qu'à l'extinction des feux. Pas vraiment bien entouré. Des amis, certes, mais passablement inutiles, comme lui. Ses seules connaissances valables... Eh bien... Elles n'étaient que des connaissances. Il avait une copine si Rabastan se souvenait bien. Une maigrichonne aux tâches de rousseur et aux grands yeux limpides... Ah oui ! Bien sûr... Ça lui revenait. Sweetbeam. Il se souvenait d'elle. La gamine avait fait une dépression l'année passée. Les préfets tombaient régulièrement sur elle, la nuit, pleurnichant dans les couloirs ou les toilettes. Suite à la mort de sa pauvre maman... Une Auror. Elle était orpheline à présent. Tsss.... Quand on était aussi mal pourvu, quelle stupidité que de provoquer les autres. Oui. Lestrange allait commencer par la copine. Les dépressifs... Oh comme il les aimait. Comme ils étaient faciles à manipuler. C'était presque physique : on se sentait presque toucher leurs âmes du doigt, les malmener et les tordre comme des torchons humides. En fait de gouttes, on obtenait bien des larmes. Ou bien on pouvait les modeler. Combien de divertissements ils offraient ! On pouvait aller tellement loin. On pouvait même s'en servir comme de bourreau délégué. Elle, c'était une sang-pur, même si seulement depuis quelques générations. Mais déjà une traître-à-son-sang. Comme toute sa famille décédée... Il ne manquait plus qu'elle. Allons ce serait en fait juste finir ce qui avait été commencé. Comme il avait horreur des traitres.... Il allait la choyer, cette fille. Elle finirait bien par en sauter d'une fenêtre ou par s'ouvrir les veines. Et si la persuasion et la manipulation ne suffisaient pas, il y avait un sortilège bien connu, l'un de ceux qu'on targuait d'impardonnables, qui simplifierait le problème. Tout le monde savait qu'elle était fragile. Ça ne surprendrait personne.
    Lentement, imperceptiblement, les commissures des lèvres de Rabastan se plissaient en une ombre de sourire sinueux, le regard électrisé de ses propres fantasmes. Il faudrait que le Poufsouffle culpabilise... Comment.. ? Ah oui, il suffirait de...
    Le Poufsouffle détourna les yeux en lâchant un
    "C'est stupide." dédaigneux, et se remit à écrire furieusement. Le sourire du Serpentard s'accentua, mauvais, moqueur. Il finit par retourner à ses propres études.
    Quel gâchis cette belle idée au sujet de la copine du Poufsouffle. Après tout, il manquait tellement de véritables passes-temps, ces dernières semaines. Il n'aurait pourtant probablement pas le temps de mettre un si joli tour en place, pas quand ce n'était pour répondre qu'à un aussi petit défi. Il y avait des affaires plus importantes à régler et le Poufsouffle avait fini par s'incliner, même si ça avait été de très mauvaise grâce. Ou bien peut-être Rabastan sauterait-il directement à la dernière étape ? Peut-être, peut-être... Si la pression montait trop, ce pourrait être un moyen de l'évacuer à peu de frais. Peut-être...
    S'il proposait de participer à quelqu'un d'autre, cela réduirait le temps nécessaire. Rendrait les choses tout à fait faisables. Il connaissait un certain nombre de ses condisciples qui ne refuseraient probablement pas un tel entremets.
    Peut-être...
    Il lui semblait déjà sentir les effluves délicieusement délétères de l'ambiance qu'un suicide pourrait créer au sein de l'école.
    Peut-être...

    La bibliothécaire annonça que l'heure était venue pour les rares élèves encore présents de rejoindre leur dortoir. Alors qu'il sortait Rabastan reprit sa comptine où il l'avait abandonnée :


    Roedd ci ar clogwyn.
    Roedd ci ar clogwyn.
    Mae'r ci yn teimlo ysglyfaeth i bobl eraill.
    Mae'r ci yn teimlo fawr a braster.
    Mae'r ci yn teimlo ysglyfaeth i bobl eraill.
    Ac mae'r ci eisiau iddo.

    Ce n'était pas encore tout à fait l'heure de passer aux choses sérieuses. Il manquait encore quelques préparatifs. Lestrange passa par le bureau du concierge, officiellement pour y déposer les objets confisqués. Officieusement pour se servir de certains autres. Et parmi les objets trouvés aussi. La chose faite, il alla de nouveau s'enfermer dans une pièce vide.

    Le problème des messages, c'est qu'il n'avait pas vraiment eu le temps d'observer celui qu'avaient laissé les Chèvres. Il n'en connaissait que les paroles et la couleur de l'enveloppe, mais ne se souvenait déjà plus du peu qu'il avait vu de l'écriture. Bah ! De toute manière, il ne pourrait pas l'imiter correctement. Et puis ça avait été signé au pluriel, alors on leur donnerait du pluriel. Plusieurs chèvres, donc plusieurs écritures différentes dans plusieurs enveloppes différents. Pour les Serdaigles ce serait une écriture soigneuse, fine et serrée, nerveuse : vélin dans une enveloppe de tissu noir. Pour les Gryffondor une écriture de gaucher, ample et rapidement écrite : parchemin dans du cuir, noir toujours. Et enfin pour les Poufsouffles, il s'efforça à une écriture minuscule mais ornementée, une écriture qu'il voulait féminine, où il inséra quelques fautes d'orthographe : du papier blanc d'un côté, une enveloppe noire de l'autre. A chaque fois, après quelques essais sur des brouillons, qu'il brûla soigneusement après coup, il choisissait de nouvelles façons d'écrire telle et telle lettre. Ici le "t" était écrit d'une traite, mais là il était bien dessiné en deux bâtons. Et ainsi de suite. Il avait même poussé la maniaquerie à utiliser une plume et une encre différentes à chaque fois, ponctionnant dans le stock d'objets confisqués ou trouvés. Et des gants naturellement.

    Il était l'heure.
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Mar 23 Avr - 17:49

    Ce serait Serdaigle en premier. Parce que c'étaient eux les plus dangereux, à leur façon. Il ne fallait pas leur laisser le temps de pouvoir dresser le moindre plan, se méfier, se préparer.

    Il marchait sans lumière. Il avait toujours pris soin de marcher sans lumière la nuit, à moins qu'il n'ait à jouer son rôle de préfet, et encore, de moins en moins. La lumière ça vous faisait repérer. Ensuite, si elle augmentait la visibilité sur un périmètre restreint, elle la réduisait drastiquement sur tout le reste. Elle faisait jouer les ombres et biaisait votre vue. Elle vous rassurait inutilement là où les ténèbres vous forçaient à une attention soutenue, à développer vos autres sens et votre propre discrétion. Elle vous permettait de tricher avec le territoire sur lequel vous évoluiez, tandis que lorsque vous deviez vous déplacer dans la pénombre, voire parfois dans le noir, il fallait connaître les lieux, les avoir repérés le jour, s'en être imprégné. La lumière rendait faible et vulnérable. Ce n'était pas un scoop d'ailleurs.
    Couvert par les ombres, on n'avait plus besoin de faire semblant.

    C'était donc dans les ténèbres, les couloirs assombris par une nuit sans lune ni étoile, qu'il rejoignit la tour d'Astronomie, laissant courir ici ses doigts sur les murs pour se guider, ou comptant les pas qu'il fallait avant de tourner, profitant d'un peu d'éclaircie là pour se mouvoir avec plus d'aisance mais esquivant les fenêtres et le moindre rayon de lumière. Il évita sans difficulté les quelques élèves encore dehors et le professeur McGonagall : baguette allumée, halètement, bruits de pas... Ils étaient d'une discrétion....
    Arrivé en haut, il fut accueilli par un vent mordant. Rabastan rabattit son ample capuche et enfila ses gants. En face, se détachant en myriade de petites lumières chaudes, se dressait la tour des Serdaigles. Elles semblaient trembler à travers le vent et les quelques flocons épars. Il préférait ne pas attendre sur la plateforme d'Astronomie : certes le temps ne s'y prêtait pas, mais c'était un lieu trop fréquenté par les couples et les esprits aventureux la nuit pour qu'il soit assez sûr d'y rester. Il sortit son balai du sac et franchit le plus rapidement possible la distance qui séparait les deux toits. Sitôt arrivé sur la pente enneigée de la tour des Serdaigle, il s'accroupit dans l'ombre d'une cheminée et y resta immobile un moment, tous les sens guettant le moindre indice pouvant indiqué qu'il ait été repéré. Rien. Rien que le vent, la neige et la course des nuages sombres.

    Gardant prudemment le balais à la main, le jeune homme s'avança avec précaution jusqu'au rebord : enneigée, la pente était forte et il suffirait d'un moment d'inattention, de laisser une prise à une bourrasque trop forte pour faire le grand saut. Il s'agenouilla, calant ses pieds sur la gouttière et basculant son poids vers l'arrière, à demi assis sur les tuiles, à peine protégé du vent et de la neige par la cheminée dans son dos. Autour de lui, les flocons volaient follement comme autant de petits insectes. Le vent gémissait toujours plus glacial en recherche de la moindre petite parcelle de peau à gercer, de la plus petite ouverture pour s'infiltrer sous les vêtements. Même avec des vêtements ensorcelés de la meilleure qualité, ce n'était pas confortable du tout, mais ça n'avait aucune sorte d'importance. L'affût : cela pouvait durer longtemps, c'était affaire de patience. Mais l'une des rares choses utiles que lui avait apprises son père, c'était ça : la première vertu du chasseur, c'est la patience. En l'occurrence, ce qu'il attendait, c'était de voir s'éteindre ces éclats lumineux provenant des fenêtres en dessous de lui. On les voyait si bien avec la neige qui dansait tout autour. Avec Gryffondor, on pouvait probablement attendre des heures. Mais Serdaigle... Les intellectuels, les élèves sérieux... Disciplinés. Ceux qui travailleraient jusqu'à l'aube le feraient probablement dans leur Salle commune pour ne pas gêner ceux qui se seraient couchés bien gentiment, pas trop tard, pour briller aux cours du lendemain. A l'heure qu'il était, les lumières s'éteignaient, une à une, les plus basses les premières : sans doute les plus jeunes années. Celles qui ne l'intéressaient pas. Il fallait encore laisser un peu de temps pour que le sommeil prenne la majorité d'entre eux et que les plus vieux se couchent à leur tour. Il n'était pas nécessaire d'attendre qu'ils dorment tous pour de bon de toute manière.
    Il y a chasseurs et chasseurs d'ailleurs. Il y a ceux qui attendent, littéralement. Mais qui peuvent passer à côté des signes infimes : justement les plus intéressants. Et puis il y a ceux qui sont à l'affût. Le premier cherche à passer le temps pas trop inconfortablement. Le second oublie le confort, oublie le temps : son rythme n'est plus celui des secondes, il est celui des inspirations profondes et sa conscience ne sert plus qu'à répertorier, analyser et sonder toutes les informations que lui transmettent ses sens. C'est ainsi qu'on lui avait appris la traque. Sur les falaises, dans la lande, les bois... Cela s'adaptait aussi bien à n'importe quel environnement. Ca lui avait toujours paru si naturel. C'est ainsi qu'il perçut des mouvements en face, lui indiquant qu'il avait bien fait de quitter la tour d'Astronomie. Cela ne dura pas longtemps : qui aurait été assez fou pour rester longtemps dehors par un temps pareil ?
    Toutes les lumières semblaient éteintes mais il attendit encore le temps qui semblait nécessaire. Il sortit le masque et l'enfila, jeta un sort à ses vêtements pour que les couleurs de Serpentard deviennent celles de Serdaigle – on ne savait jamais - , son badge ayant été retiré avant de quitter la tour d'Astronomie. Puis de nouveau il enfourcha précautionneusement son balais. Petit vol : il se contenta de descendre très doucement entre les fenêtres. Un premier tour d'inspection, circonspect et prudent, un repérage. Parfois les lumières n'avaient été voilée que par des rideaux tirés. Ce n'était pas grave. Il ne visiterait pas toutes les pièces. Il remonta sur le toit le temps de se définir un ordre d'intervention satisfaisant. Il fallait prendre en compte d'éventuels imprévus et des complications : aussi se répéta-t-il soigneusement la priorité de chaque action avant de nouveau redescendre. Il choisit l'une des fenêtres les plus hautes. De la lumière passait à travers le rideau mais il ne s'en soucia pas. Le Serpentard lança un alohomora informulé puis ouvrit délicatement : à peine. Il n'avait besoin que d'un interstice suffisant pour y jeter l'une des billes noires. Alea jacta est. Il avala l'antidote qui l'empêcherait d'être sensible aux effets soporifiques et attendit.

    Lentement, la lumière au travers du rideau sembla baisser. Lorsqu'elle ne fut plus perceptible du tout, Lestrange ouvrit plus grand la fenêtre et se glissa à l'intérieur. Malgré la bille qu'il avait lancée, il s'accroupit immédiatement et ferma la fenêtre. Les ténèbres étaient complètes. C'était l'un des effets des billes noires : elles libéraient un gaz aux double propriétés. Elles répandaient des ténèbres opaques et endormaient rapidement ceux qui le respiraient. Le tout était assez progressif pour que les victimes aient l'impression de s'assoupir naturellement. Mais l'effet ne durait pas longtemps. Aussi, dès qu'il fut rassuré par le rythme profond et régulier des respirations, il alluma sa baguette. Au halo pâle qu'elle répandit autour de lui, il reconnut les dormeuses comme des Serdaigles de 7e année. Tous les lits n'avaient pas leurs baldaquins fermés : trois étaient ouverts, dont deux vides et un avec une jeune fille s'étant assoupie avec son livre sur le ventre.

    S'il était dans le dortoir des filles de septième année, alors la cible était toute trouvée. Perséphone. La préfète-en-chef était de ces personnalités irritantes que personne n'aurait pu avoir le plaisir d'ignorer. Et surtout pas
    sa version des Chèvres.
    Rabastan gagna le lit le plus proche : rideaux fermés. Un rapide coup d'œil à l'intérieur lui permit de vérifier que la préfète ne s'y trouvait pas. Le suivant était occupée par la lectrice endormie. Et le suivant... Le suivant comportait sur sa gauche une table de chevet où il reconnut une barrette avec laquelle la Serdaigle avait l'habitude de s'attacher les cheveux. Sous le masque s'épanouit un drôle de sourire. Il lança immédiatement un finite incantatem sur le meuble. Après quoi il sortit de son sac un objet qui ressemblait fort à un coupe-papier on ne peut plus banal. A ceci près qu'il était absolument glacial. Et peut-être... aussi.. qu'il avait fait l'objet de manipulations censurées depuis longtemps. Ce n'était pas tant pour l'usage qu'on en faisait que le rituel en question avait été interdit que parce qu'il nécessitait, en l'occurrence l'agonie particulièrement lente et douloureuse d'une pie. L'animal voleur par excellence. Et ce "coupe-papier" était un outil de voleur par excellence lui aussi. Un coupeur de sorts.
    Lestrange passa la lame dans l'interstice du tiroir : le manche chauffa et il sut alors que des sortilèges protégeant le meuble avaient survécu au "finite". Tant mieux. Ca voulait dire qu'il y avait des choses à cacher là-dedans. De sa baguette, le Serpentard fit s'ouvrir le tiroir, puis fit léviter les quelques objets qui s'y trouvait, un à un pour les étudier sans y toucher. Pour la plupart, c'était décevant. Sauf peut-être ce carnet. D'un nouveau coup de baguette il fit tourner les pages. Codées. Bonne pioche...
    Le carnet rejoignit son sac.

    Alors qu'il s'apprêtait de retourner à la fenêtre, il entendit le bruit caractéristique d'une poignée qu'on tourne et, juste le temps de se rabattre derrière le premier baldaquin en éteignant sa baguette, lui succéda celui d'une porte qu'on ouvre. Un peu de lumière perça les ténèbres.


    -... Euh.. Les filles ?...

    Encore trop profondes les ténèbres... Ca devait faire hésiter la nouvelle arrivante. Mais à sa question et au silence qui suivit, Rabastan la devina seule.
    D'un même mouvement souple, il sortit de l'ombre et lui jeta un sort de pétrification. En deux enjambées, le jeune homme la rejoignit, la tira à l'intérieur et referma la porte. Jeter un sort de fermeture sur les portes des prochains dortoirs où il irait ne serait pas une mauvaise idée, songea-t-il, mais en attendant...

    A la lumière rallumée de sa baguette, il observa le visage de l'étudiante. Il l'avait pétrifiée dans une expression de stupeur presque comique, au moment-même où elle découvrait la tête de chèvre, la bouche déjà à demi-ouverte sur un cri de surprise, les yeux écarquillés.
    Et là, pour une raison qu'il aurait été lui-même incapable d'expliquer, si ce n'est peut-être l'inspiration du moment, ou un sens de l'humour dont beaucoup ne le croyait pas capable – sans doute parce qu'il était trop particulier :


    -MehEhEhEhEhEhEhEHEHEHEHEhehe...

    Mêlement un peu fêlé. Un peu ? Eh bien, après tout, tout est relatif, n'est-ce pas ? La fille avait beau être pétrifiée, "un peu" ne semblait pas être de son avis. Et ce n'était pas de l'amusement qu'il y avait dans les prunelles de la gamine. Ses yeux s'étaient comme électrisés de cette étincelle qu'il savourait tant : la peur. Il en fut pris d'une hésitation soudaine, l'envie de faire fleurir et s'épanouir cette délicieuse frayeur, la faire grandir à l'épouvante, oh oui... Il en sentait déjà les effluves savoureuses. Hmm... Seulement les circonstances ne s'y prêtaient pas. Non il avait autre chose à faire, des responsabilités à respecter. Et puis ça ne correspondrait pas du tout au comportement des vraies chèvres : elles s'étaient "contentées" de leurs larcins. Il devait donc en faire autant. Pourtant tout son être le suppliait de se laisser.. un quart d'heure. Un tout petit quart d'heure. Rien qu'un tout petit quart d'heure.
    Rabastan secoua la tête et se détourna de la fille. Ce ne serait pas pour cette fois. Mais Morgane.... La vie était parfois bien frustrante... Tellement frustrante... Si frustrante... On aurait pu si bien s'amuser...

    Il recula jusqu'à la fenêtre puis lui lança un oubliette. Lequel fut suivit de la levée du sort de pétrification et enfin un sort de confusion. Le cocktail devrait suffire : les ténèbres disparaissaient déjà.




    De nouveau les ténèbres. Mais un nouveau dortoir. Et cette fois la lumière de sa baguette révélait des visages qu'il connaissait parfaitement : des garçons de sixième année. Aucun n'était celui de Leroy mais Lestrange reconnut sans peine ses affaires. Ce n'était pas tout à fait le genre de cible rentrant dans les critères qu'il s'était définis, mais ce serait l'exception qui confirmerait la règle. Et puis après tout, les Serpentards visés étaient tous, Novak excepté, connus pour maltraiter les sang-de-bourbe. Or, il n'y avait pas si longtemps, Louvière entrait pile dans cette catégorie lui aussi. Penchant la tête sur le côté, Rabastan balaya du regard, l'ensemble : le lit vide, la malle, la table de chevet, le placard... Où chercher pour trouver le plus vite possible ce qui en vaudrait la peine, sans se faire avoir par des protections trop élaborées ? Il n'avait pas le temps de lever trop de sortilèges et ce ne pouvait pas être aussi facile que pour O'Connel. Leroy connaissait la Magie noire. Lestrange était absolument certain que le Serdaigle avait protégé ses affaires les plus importantes et probablement pas par de petits charmes innocents et facilement "découpables". La table de chevet alors : ça avait bien marcher la première fois. Il s'agenouilla pour l'examiner, le bout de la baguette allumée, à la recherche d'éventuels signes de sortilèges sombre qu'il savait reconnaître. Après quoi il lança un finite incantatem, suivi d'un équivalent de protego mais de nature plus sombre – definde vous protégeait en se nourrissant de la vitalité de l'être vivant le plus proche : le Serdaigle d'à-côté aurait du mal à se réveiller le lendemain et passerait une journée harassante -, et enfin un alohomora, le tout provoquant les cliquetis indiquant que le tiroir avait bien été verrouillé magiquement.. Il fit s'ouvrir le tiroir sans y toucher et s'en félicita lorsqu'il vit les étincelles métalliques qui crépitèrent alors autour de la poignée. Une ombre sembla sauter vers lui mais s'évanouit dans de nouvelles étincelles au contact du "definde" : il était en fait plus probable que le Serdaigle d'à-côté soit malade le lendemain. Prudent, Rabastan lança de nouveau un finite incantatem dans ce qui se trouvait dans le tiroir et y jeta enfin un œil. Des photos et .. Un livre pour enfant ? Vraiment ? Qu'est-ce que Ca faisait là ? Leroy ne pouvait encore lire ces histoires à son âge, si ? Sinon son cas était nettement plus grave qu'il n'y paraissait. Quoi qu'il en soit, si le livre se trouvait là et protégé, c'est qu'il avait de la valeur pour le Serdaigle. Rabastan le fit léviter jusque dans le sac, sans jamais y toucher. Pas de temps à perdre.

    Il lui fallait une autre cible, de préférence étrangère : il choisit un Français de Beaubâton ayant récemment atterri à Serdaigle. Un binoclard timide : Lestrange décida cette fois de s'en prendre à la valise sous le lit. Une fois un objet convenable trouvé et envoyé de nouveau dans le sac, il retourna dans le froid.

    Désormais il faudrait faire vite. Si jamais l'un des élèves des dortoirs déjà visité se rendait compte de quoi que ce soit et décidait d'aller vérifier les autres dortoirs, il risquait de faire une rencontre moins douce que celle qu'il avait faite plus tôt. Il lui fallait réaliser trois derniers vols dans un seul dortoir, pour le temps qui filait mais aussi parce qu'il n'avait pas un nombre infini de billes noires. Et pour ces raisons, il voulait les filles de Sixième année. D'après ce qu'il avait pu voir, il décida qu'il s'agissait probablement de la fenêtre au même niveau que celle du dortoir des garçons mais à l'inverse exacte. Il eut de la chance.





E.C. : j'aime pas poster des messages non finis, mais là ça me motivera à l'achever..
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MessageSujet: Re: RP COMMUN [ Serpentards invités ] Jeu 19 Déc - 0:33



Les Chèvres et les Serpents


Azrael retient un sourire de satisfaction, se contentant à la place de reprendre une expression la plus neutre possible à cause de tous les yeux curieux qui les observent, appuyant à nouveau son dos dans le cuir moelleux de son fauteuil, les bras posés presque négligemment sur les accoudoirs qu'il ne peut s'empêcher de tapoter légèrement du bout de ses doigts fins -presque un peu nerveusement, à cause de son énervement. Bien. Au moins la hyène blonde s'est tue, une bonne chose pour ses nerfs déjà suffisamment à vifs. Il aurait été dommage qu'il s'énerve vraiment et qu'il se mette à lancer des sorts à travers toute la pièce pour démolir quelques pièces du mobilier et essayer de se calmer. Ou bien directement sur Ivana pour la forcer à fermer sa bouche venimeuse ; il a toute une liste de très jolis maléfices de Magie Noire qu'il rêverait de pouvoir tester sur elle à l'occasion. Enfin, non pas qu'il n'ait aucun sang froid ni aucun contrôle, loin de là -très loin, même, merci son éducation de sang-pur mafieux- , mais se faire voler sa chevalière qu'il ne quitte jamais, fier signe de l'appartenance à sa famille, à son milieu, mais aussi de sa place à venir et actuelle parmi les Vori v Zakone, le met juste légèrement hors de lui. Oh, non pas que ce soit visible pour le commun des mortels, trop aveugles pour voir la plupart de ce qui se trouve sous son nez, même pas notable pour les sens de l'observation un peu plus accru de ses petits serpents, non, il arrive tout de même à se contenir, à ne presque rien laisser voir de son ire. Son masque est trop parfait, et à moins de savoir décrypter ce qui se cache au fond de ses mystérieuses prunelles vaironnes, impossible de voir son état -même s'il était un peu plus clair dans sa voix alors qu'il ''discutait'' bien gentiment avec Ivana. Les quatre personnes l'entourant, cependant, en sont bien capables. Son meilleur ami, son cousin, et son ex, en y ajoutant Ivana qui, même si elle le déteste cordialement -ce qui est parfaitement réciproque- a tout aussi bien appris à le lire.

Acquiesçant finalement aux paroles de Lev, les reprenant aussi alors qu'il propose de retourner chacun dans leur chambre pour être certain de ne rater aucun détail, de préférence en se dêpéchant pour ne pas être obligé de rester dans la salle commune si jamais Slughorn se décidait soudainement de venir leur rendre visite, Azrael remonte dans sa chambre en même temps que les quatre autre Serpents. S'affairant à l'aide d'un certains nombre de sortilèges à remettre un peu le tout en place et à chercher le moindre indice qui pourrait s'y trouver soudainement particulièrement attentif, le regard presque perçant, il cherche tout ce qui aurait pu être inhabituel, tout détail même infime, comme un félin aurait pu le faire. Mais rien qui n'ait strictement à faire dans la pièce. Aussi, toujours aussi énervé, en plus passablement irrité de que les coupables n'aient pas laissé la moindre preuve involontaire derrière eux -même si, à moins d'être suicidaire, il est certain qu'ils ont du prendre particulièrement soin de ne laisser aucun indice- il redescend dans la salle commune pour rejoindre les autres. Et eux aussi, ont les mains vides. Evidemment. Mais ce n'est pas ce détail qui va les empêcher de retrouver leurs biens et de se venger... Il les traquerait s'il le faut... jusqu'à ce qu'ils payent.

Lançant un regard circulaire à la pièce qui commence de plus en plus à se remplir de leurs petits Serpents, ils se mettent d'accord pour trouver un endroit loin des oreilles indiscrètes, et Azrael se tourne légèrement vers Dimitri lorsque celui-ci prend les devant et propose le cachot où il avait fêté son anniversaire. Bonne idée, et l'endroit tout de même peu connu -surtout par les plus jeunes- serait facile à rendre impossible d'accès et totalement sûr. Néanmoins, il ne prend pas la peine d'acquiescer, emboîtant simplement le pas à Dimitri pour s'y rendre. Les couloirs des cachots semblaient encore plus glaciaux qu'à l'ordinaire, mais le russe n'y prête pas attention, marchant d'un pas décidé, noble dans ce sens qu'il semble à lui seul fier et hautain alors que la semelle de ses chaussure claque légèrement contre la pierre gelée. De tout le trajet, il ne dit rien, restant parfaitement silencieux, le regard dirigé droit devant lui. Entrant dans la pièce à la suite de Dimitri, et, pendant qu'il métamorphose caisses et tabourets en fauteuils et divans, lui observe avec attention la pièce. Nul besoin que Gaël vienne lui glisser que c'est à lui de jouer pour qu'il s'apprête à le faire, mais son ton moqueur et sa flatterie le fait arquer un sourcil sceptique tout en la jaugeant légèrement d'un coup d'oeil, immédiatement suspicieux, interieurement. Que manigance-t-elle, encore ? Azrael se rappelle encore trop bien le piège que la Reine de Serpentard lui a tendu, ne lui fait plus aucunement confiance, sachant ce dont elle est capable. Non, il n'y a que de la suspicieux, bien décidé à la tenir à l'oeil et à ne plus la laisser l'utiliser d'une quelconque façon. Néanmoins, il ne compte pas laisser la salle sans protection, et fait volte face pour s'approcher de la porte sans un autre regard. D'un simple geste, un peu gracieux, il sort sa baguette de bois sombre, presque noire, pendant que les autres s'installent, commencent à décrire des lignes invisibles, arabesques complexes mais gracieuses du bout de celle-ci. Concentré sur la magie qu'il met à l’œuvre et le enchantement qu'il tisse, les sourcils légèrement froncés, Azrael se met à murmurer d'obscures incantations latines dans un souffle inaudible, sans prêter attention aux autres, longeant lentement les murs afin d'englober toute la salle, touchant parfois le mur de pierre à intervalle régulier. Au bout de quelques longs instant, sa baguette s'arrête dans les airs, touche une dernière fois le mur, et chacune des pierre qu'il a touché s'illumine d'une faible lumière bleuâtre l'espace d'une seconde, en cercles d'environ cinq centimètres de diamètre à l'endroit précis où sa baguette a effleuré la pierre. Puis, des lignes lumineuses à peine visibles apparaissent entre les points de lumière pour disparaître à leur tour comme si elles n'avaient jamais été. Pourtant elles furent bien ; l'enchantement est dressé, la salle protégée de toute tentative d'espionnage. A vrai dire, la porte aurait même disparu pour quiconque passerait dans le couloir pendant qu'ils seraient à l'intérieur, ce qui leur garanti que personne ne puisse entrer tant que celle-ci n'aura pas réapparu...

Plutôt satisfait de son enchantement, Azrael se tourne vers les autres pour entendre Gael finir de lancer une pique acide à Dimitri sans y prêter grande attention, tapotant plutôt l'un des fauteuil à côté de Lev du bout de sa baguette pour le rendre un peu plus à son goût avant de s'y asseoir en croisant les jambes, les coudes posés sur les accoudoirs et ses mains sur ses genoux, laissant son regard plein d'une colère froide mais bien plus sous contrôle passer sur chacun des occupants de la pièce, les détaillant un moment silencieusement -bien que ne passant que rapidement sur Ivana, sentant sa fureur s'intensifier à nouveau rien qu'en la regardant. Pourquoi eux en particulier ? Quel est le lien ? Bien sûr, ils font tous parti de l'Elite incontestable des Serpents, mais ils ne sont pas les seuls... Les sœurs Black, Vladimir, Sasha, ou même Lucius... pourquoi ne leur avait-on rien volé, à eux ? Manque de temps, choix délibéré ou pur hasard ? Quant à Rabastan... et bien Azrael n'est pas convaincu que rien ne lui ait été dérobé, mais il ne peut en être entièrement sûr avant d'avoir trouver un moyen de questionner son allié sur le sujet.

Entendant Lev prendre la parole, l'anglo-russe tourne légèrement la tête vers lui, ses yeux vairons se posant sur le visage de son cousin pour l'écouter en silence, l'air grave. Non, apparemment, personne n'avait rien trouvé, ou il l'aurait sans doute déjà dit, ces fichus caprins avaient semble-t-il fait très attention à ne rien laisser derrière eux. Il ne leur reste donc que la lettre comme seule véritable indice. Gardant ses coudes sur les accoudoirs de son fauteuil, Azrael croise ses doigts devant son torse, tâchant de se rappeler de tous les événements, de tous les détails qu'il a pu voir, tout en prenant à son tour la parole sans élever la voix, grave, basse, presque susurrée d'un ton qui pourtant ne laisse à présager rien de bon.

« Effectivement. Et ni la lettre, ni même l'enveloppe ou le papier ne nous apprennent quoi que ce soit sur la véritable identité des coupables n'est-ce pas ? Je ne pense pas qu'un Serpent soit susceptible de nous dérober quelque chose... A moins que les coupables ne tentent un coup d'état, mais ce serait suicidaire de leur part d'oser s'attaquer ainsi à nous, ce qu'ils ne sont pas. Ce n'est simplement pas le style des Verts. De la même façon, je suppose que les Poufsouffles ne sont pas vraiment du genre non plus à s'attaquer à nous de cette manière, à moins que ça ne soit -d'une façon ou d'une autre- par  loyauté ; ils sont sensés être prudents, et ça ne le serait assurément pas. Ca nous laisse donc principalement des suspects chez les Gryffondor et les Serdaigles.»

Il se tait un instant, marquant une petite pause alors que son regard se plonge légèrement dans le vide malgré ses sourcils un peu froncés, signe de son énervement intérieur.

« L'autre point relativement préoccupant, c'est... comment ont-ils bien pu obtenir le mot de passe de notre salle commune, et comment ont-ils pu entrer et ressortir sans se faire remarquer ni même paraître suspects ? Gaël, tu es la première à être revenue... tu es certaine de ne rien avoir vu d'inhabituel ? Et on sait aussi qu'ils ont agit pendant le repas : débrouillons-nous donc pour trouver ceux qui ne s'y sont pas montré, nos chères amies les Chèvres seront forcément parmi eux. »

Ses prunelles vaironnes se posent sur la Reine aux cheveux sombres lorsqu'il s'adresse à elle sans fioriture ni laisser passer quoi que ce soit. Il ne lui fait certes pas confiance, mais elle aussi est une victime là-dedans, alors peut-être se rappellera-t-elle tout de même d'un détail qui pourrait être un indice précieux. Quant à la dernière partie de sa réplique... ses yeux se mettent à briller d'une lueur mauvaise alors qu'ils passent d'un Serpent à un autre. Il a précisément une idée quant au comment ils pourraient faire ça. La traque n'allait plus tarder à commencer....
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RP COMMUN [ Serpentards invités ]

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