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Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*)

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MessageSujet: Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*) Dim 19 Aoû - 17:06


Dirk aimait Gabriel. Assurément. Sauf que Dirk avait la fâcheuse habitude de toujours compliquer des situations à l'origine déjà complexes. Et un triangle amoureux est un exemple parfait d'une situation qui va toujours en s'envenimant. Le jeune Serdaigle avait une meilleure amie, de la même Maison, aux cheveux roses s'appelant Dana McBrien. Leur amitié était parfaite, sans ambiguïté (comme aurait-il pu en avoir, Dirk étant un homosexuel assumé nullement intéressé par la gente féminine ?) mais un grain de sable vint se glisser dans cette mécanique parfaite, un grain de sable irrésistible du nom de Gabriel d'Angelo. Tellement irrésistible que les deux amis tombèrent sous son charme. Quant à Gabriel, il semblait plutôt partagé entre eux deux. Tout ça pour dire que dans cette histoire, il fallait marquer le coup pour se démarquer. Dirk avait plutôt bien réussi, il y a quelques mois de cela: Il avait réussi à ce que Gabriel lui donne un cours de balai volant. Il avait pu ainsi se retrouver derrière lui, accroché à son torse. Il avait même glissé sa tête contre son cou, exagérant la réaction de peur lors d'une perturbation aérienne. Mais ça avait dégénéré. Dirk était tombé dans le Lac Noir, et Gabriel ne l'avait pas épargné de ses sarcasmes. Ce qui avait énervé Dirk qui, blessé dans son orgueil, avait bien failli laisser Gabriel là et partir sans lui. Bien qu'il n'en eut pas le temps. Jusque là, ça pouvait aller. Sauf que Dirk -ou plutôt son ego- en voulait toujours au Gryffon et a trouvé en quelques petits cailloux une arme parfaite pour apaiser sa colère. Le voilà donc en train de ramasser et de lancer successivement des graviers, en essayant de ne pas viser la tête -un minois pareil, ça se respecte. C'était une réaction exagérée, impulsive et puérile qu'il regretta amèrement de suite. Il semblait alors en transe et, moyennement conscient de ce qu'il faisait, il alla embrasser de force Gabriel, dressé sur la pointe de ses pieds -différence de taille oblige. Ensuite, il était retourné en trombes dans le château. Depuis lors, ils ne se parlaient plus et cela, c'était mauvais pour la conquête du coeur de Gabriel. Pourquoi un tel silence ? Ils ignoraient comment s'aborder, ne savaient quoi se dire, n'osaient pas faire le premier pas ou, tout simplement, les émotions de leur précédent rendez-vous (bien que Dirk considéra cela à tort comme un rencard) persistaient.
Et, pendant ce temps-là, Dana et Gabriel se rapprochaient devant le jeune Serdaigle. Pire, sa meilleure amie se confiait à lui, en parlant de Gabriel. Il ne pouvait rien laisser passer et faisait mine de rien, mais au fond, il était dévasté. Il haïssait les cailloux désormais.
Désormais, Dirk était résolu: Il allait se réconcilier avec l'homme de sa vie.

Restait à savoir comment. Il fallait qu'il fasse quelque chose d'exceptionnel, pour que Gabriel le remarque et voie à quel point il était génial. Il resta sans idée un petit temps, ou alors ses projets étaient tellement nuls ou banaux qu'il les abandonnaient immédiatement, tel que lui envoyer des petits mots ou des sucreries. C'était assez minable et pitoyable en plus.
Enfin, il eut un flash. Il allait montrer à Gabriel de quoi il était capable.

La première phase de l'opération Ange (nom trouvé à l'arrache à partir du nom de famille de l'objet des désirs de Dirk) était la plus compliquée. Elle nécessitait d'entrer en contact avec Gabriel sans trop le faire. Approcher de lui comme un murmure, déposer son message puis repartir, insaisissable comme le vent. Il patienta dans la Grande Salle pendant le petit-déjeuner, guettant l'arrivée de Gabriel. Dana jacassait à côté de lui et débattait d'un quelconque sujet avec Ambrosius. Enfin, il apparut et s'installa à la table de Gryffondor. Il était toujours aussi beau, véritable supplice de Tantale.

<< J'y vais, je dois aller aux toilettes. >>

Il se leva, se faufila du côté de la table des Gryffondor de sorte d'être derrière Gabriel. Son coeur battait tellement fort qu'il se demandait si le Gryffon n'allait pas l'entendre avant qu'il arrive. Mais non. Dirk se planta derrière lui, approcha ses lèvres du creux de son oreille et posa ses mains sur son cou de manière à ce qu'il ne puisse pas se retourner. Il susurra:

<< Tu es libre après les cours ? Je voudrais te montrer un truc au parc. Rejoins-moi à 18 heures. >>

Il souffla sur sa nuque -qu'il se retint d'embrasser- et se glissa dans la foule d'élèves, espérant que Gabriel ne l'eut pas vraiment vu. Il n'alla évidemment pas aux toilettes mais mit la phase deux de l'opération en marche.
Trouver un balai.

Il avait déjà un tuyau. A vrai dire, son statut de préfet lui permettait un peu de réquisitionner un balai à un élève. Sauf que, même s'il s'était amélioré, il restait des chances que le balai ne revienne pas entier. Bref, il avait néanmoins été mis en contact avec un deuxième année qui avait deux balais, dont un qui ne lui servait plus car trop démodé. Dans l'esprit de Dirk, un balai restait un balai, même s'il datait de quelques années de cela. Enfin soit.
Le préfet alla trouver l'autre élève, un Serpentard, à l'endroit convenu. C'est-à-dire dans le hall d'entrée. Ce genre de transaction n'avait pas à se faire dans un coin sombre comme s'il s'agissait de vente de substances illicites. Dirk lui glissa quelques pièces dans la main -il économisa ainsi une grande partie de la somme originale, merci les balais de seconde main- et se saisi du manche du balai. Il n'y avait plus qu'à attendre 18 heures... si Gabriel venait.

Dirk avait fait plus de sport ces dernières semaines qu'il n'en avait fait en 4 ans. Au début, il ne faisait que courir dans les escaliers pour perdre des calories, mais ce n'était pas super probant. Mais depuis sa dispute avec Gabriel, et la dépression qui s'en suivit, il s'était mis à la course dans le parc et au Quidditch. Enfin, il jouait en solitaire, en ensorcelant un Souaffle pour qu'il agisse comme un Vif d'Or. Progressivement, il intégra un Cognard et volait avec une batte attachée au sa ceinture et facilement dédaignable. Avec le temps, il avait perdu du poids et s'était amélioré à tenir sur un balai sans se crasher de manière ridicule sur le sol en piquée. Il avait déjà cassé ainsi 3 balais différents, et celui qui avait subsisté jusque là était dans un état assez douteux pour semer le doute dans l'esprit de Dirk. Pour sa prestation, il avait besoin d'un balai qui ne risque pas de s'effriter en vol. C'est pour cela qu'il en avait acquis un "nouveau". Bref, trêve d'explications.

A 17 heures et demi, le Serdaigle était déjà prêt, posté près du stade de Quidditch. Il guettait, comme à leur premier rendez-vous, l'arrivée de Gabriel. Il tenait sa baguette d'une main et son balai de l'autre. A 18 heures et onze minutes -d'après la montre gousset de Dirk- il vit sa silhouette au loin. Il aurait reconnu sa démarche entre toutes, bien qu'elle n'eut rien de vraiment de particulier. Dirk -qui avait pris la précaution de mettre des protections aux coudes- enfourcha son balai et donna un coup sec sur le sol. Il s'éleva à toute vitesse dans les airs puis se redressa à une altitude assez correcte. Il se stabilisa et tourna en cercle au-dessus de Gabriel, tel un oiseau de proie. Avec sa baguette, il fit jaillir des gerbes d'étincelles multicolores qui, éclatant dans le ciel (déjà assombri), formèrent un seul et unique mot: Désolé. Les étincelles retombèrent, la plupart s'éteignirent, mais l'une d'elles, encore ardente, se posa sur la paille du balai qui s'enflamma.
Dirk était partagé: Garder son calme et tenter d'éteindre le feu calmement ou paniquer ? Il n'eut pas le temps de réfléchir à la question et lança des sorts à tout-va, de plus en plus en proie à la peur. Il allait mourir devant Gabriel ! Quelle horreur ! Dirk lançait des jets d'eau mais la plupart étaient mal visés. Il eut un moment de lucidité en remarquant que, même s'il réussissait à éteindre les flammes, il allait s'éclater la tête contre le sol. Il respira un grand coup, prit son courage à deux mains, et sauta de son balai en vol. D'un mouvement du poignet, il créa grâce à sa baguette un tapis épais de bruyères dans la but d'amortir sa chute. Malheureusement, il trouva Gabriel dans son chemin et l'emporta dans sa chute. Ils tombèrent l'un sur l'autre dans les végétaux, tête contre tête. Dirk était un peu sonné et avait l'impression d'être en proie à des hallucinations. Il était allongé sur Gabriel dans un champ de doux bruyères. Même en rêve il n'avait osé imaginer pareille situation.
S'ensuivit un silence gênant que Dirk se sentit obligé de briser, dans un rire nerveux:

<< Je suis une véritable étoile fillante. >>

C'était nul, il en avait bien conscience, mais sur le coup, c'est la seule phrase un peu détachée qui lui vint à l'esprit.

______________________

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Dernière édition par Dirk Cresswell le Ven 12 Oct - 17:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*) Ven 31 Aoû - 12:42

Citation :
GABY EST AMOUREUUUUUUUUUX

Ci-dessus, un aperçu de la dernière lettre d’Elisa D’Angelo à son frère Gabriel. Lettre qui avait ajouté encore plus de trouble à son destinataire.

Oui, ça faisait un bon mois que Gabriel avait l’esprit sens dessus-dessous, et ça se ressentait dans son assiduité en cours, dans sa concentration, ses notes chutaient. Gabriel parvenait difficilement à comprendre les sentiments trop forts, en réalité. Il ne maîtrisait pas la colère, la tristesse, la jalousie ni même l’amour, et c’était pour cela qu’il avait l’air toujours très calme, très neutre. Parce qu’il s’efforçait de ne pas ressentir tout cela, de peur d’exploser. Mais dernièrement, il y avait eu des … failles, disons. Deux personnes avaient réussi à s’immiscer dans son esprit d’une manière qui semblait au jeune homme irréversible. Il pensait à ces personnes en permanence, leurs visages lui revenaient sans cesse et leurs prénoms résonnaient dans sa tête. Ces personnes étaient ses camarades, avaient son âge, ou presque, et il les voyait tous les jours, tout le temps, même quand il cherchait à les éviter, il les croisait, à un entre deux couloirs, à la sortie d’une salle de classe, dans un rayon de la bibliothèque … C’était insensé, c’était comme si ils le suivaient. Ces deux personnes s’appelaient Dirk Cresswell et Dana O’Brien. Etait-il amoureux ? Comment était-ce possible, il ne s’en était même pas rendu compte, c’était juste sa sœur, qui avait reformulé ses sentiments ainsi. Si ça se trouve, ce n’était pas cela, si ça se trouve c’était juste une amitié très forte, tellement forte que devant eux il bafouillait, oubliait la présence de tous les autres et sentait son cœur battre à mille à l’heure. C’était illogique. Dans les livres, dans les films, on ne pouvait pas être amoureux de plusieurs personnes. De sexe différent en plus. Si Gabriel suivait le raisonnement de sa sœur, il était donc amoureux et bisexuel. Insensé. Gabriel ne s’était jamais permis cela. Jamais.

C’était le petit déjeuner à Poudlard, Gabriel venait donc de recevoir cette fameuse lettre et avait failli se reverser la carafe de jus de citrouille sur le crâne pour être sûr qu’il était bien réveillé et qu’il avait bien lu les mots de sa sœur chérie. S’il était sûr d’une chose, c’était qu’il allait en parler à Mary MacDonald, sa meilleure amie, pour lui demander son point de vue sur la question. Il attrapa donc sa paume, et dit :

« Marynette, t’auras quelques minutes à accorder à ton Gabycheri après les cours, s’il te plaît ? »

Elle secoua frénétiquement la tête, l’air déjà terriblement excitée par ces nouveaux secrets, et Gabriel lui lâcha la main. Elle elle était déjà tombée amoureuse, elle pourrait l’aider, pour sûr, et c’était plus facile de parler de vive-voix que par lettre. Au moment où il se disait ça, il sentit un souffle chaud près de son oreille, dans le creux de son cou. Un frisson parcouru sa nuque, il se redressa d’un coup, et manqua le début d’une phrase murmurée à son oreille :

« … voudrais te montrer un truc au parc. Rejoins-moi à 18 heures. »

Le Rouge et Or avait les yeux fermés, et quand il les rouvrit et tourna la tête pour voir qui lui avait dit cela, c’était trop tard. La personne qui lui avait murmuré à l’oreille, dont le souffle chaud l’avait fait frissonner, et qui était fort probablement un garçon, avait disparu, s’était évaporé dans la masse d’élève de Poudlard tous habillés de la même façon. Impossible à identifier. Ou pas. Gabriel tourna la tête vers sa blonde préférée, qui était déjà complètement absorbée par Sirius Black, et ne semblait pas avoir suivi la scène. Il se leva de son banc, et dit :

« Laisse tomber pour ce soir en fait Mary ! »

Pendant toute la journée, Gabriel tourna et retourna ces deux bouts de phrase dans son crâne. Qui était cette personne qui lui avait donné rendez-vous ? Un sous-fifre de Rabastan, était-ce encore une ruse du Serpent pour tester une n-ième formule sur lui ? Non, ce n’était pas son type. Rabastan n’avait pas trop de sous-fifres, ça c’était plutôt le genre de sa vipère, Gaël Dunkan. A la fois, il attendait 18h avec impatience, curiosité de Gryffon oblige, à la fois pas du tout. Mais il allait y aller, à ce rendez-vous, et c’était peut-être la seule chose dont il était sûr. S’il était lâche envers ses sentiments éprouvés, il ne l’était pas envers de telles situations. Malgré tout, la sixième année était une année chargée, et Gabriel avait amassé pas mal de retard dans les cours ces dernières semaines, qu’il tentait tant bien que mal de rattraper. C’est ainsi que, plongé dans son devoir d’Etude des Moldus (il y avait mine de rien pas mal de choses à apprendre, même quand on était soi-même né-moldu !), le Lion n’avait pas vu les heures passer, et à 18h tout pile, sa montre tinta. Déjà ? Il était en retard ! Il attrapa donc sa baguette, sa cape et une écharpe aux couleurs des rouges et or, et il se précipita hors de sa salle commune. Manquerait plus qu’il ait manqué le rendez-vous, et que la personne soit partie. Et si c’était un faux rendez-vous ? Et si des deuxième années se foutaient juste de sa gueule ? Non, non, il ne fallait pas penser à cela.

Il poussa la lourde porte en chêne du château vers 18h04. Il n’y avait personne, mais comme instinctivement, le jeune homme avança jusqu’au stade de Quidditch. Au bout d’un moment, il distingua une silhouette. Une silhouette qu’il ne tarda pas à reconnaître. C’était celle de Dirk Cresswell, le garçon qui partageait l’exclusivité des pensées du gryffon avec Dana. Il y avait comme un air de Déjà vu … Il y avait déjà quelques semaines, Gabriel et Dirk s’étaient retrouvés au même endroit pour un cours de vol, et d’après ce qu’il voyait, le Serdaigle avait un balais dans la main droite. Lors de cette dernière entrevue, il s’était passé de multiples choses, souvent subies par le Rouge et Or, en réalité, et s’était terminée par un baisé. Le premier de Gabriel, en réalité. Après cela, une pluie de cailloux lui était atterrie dessus, et le Serdaigle s’en était fut. Gabriel n’avait rien compris à ce qu’il s’était passé, mais ça le troublait depuis des semaines, maintenant. Et alors qu’il s’approchait de plus en plus de Dirk, avec onze minutes de retard précisément, son cœur battait de plus en plus vite.

Gabriel eut à peine le temps de dire bonjour que déjà, le Serdaigle s’envolait. Il semblait … à l’aise, ou presque, perché là-haut. Il avait dû pas mal s’entraîner, depuis la dernière fois qu’il l’avait vu, et Gabriel se plaisait à penser que c’était pour lui, qu’il s’était entraîné … Il tournait autour de lui, et soudain, il brandit sa baguette. Le lion souriait, pressé de voir ce que l’aigle lui réservait. Il sembla former des lettres dans les airs, des lettres qui brillaient et s’enflammaient, et formaient le mot « Désolé ». Gabriel, à la fois gêné et soulagé souriait à plein dents, attendant de voir la suite, qui ne se fit pas attendre. Sans qu’il comprenne réellement pourquoi, le balais de Dirk prit feu. Il sembla paniquer à 3 mètres du sol. Il bougeait dans tous les sens, lançait de l’eau, Gabriel se fit d’ailleurs arrosé et se retrouva les cheveux dégoulinant d’eau (ça aussi, ça lui rappelait quelque chose, une certaine retenue un peu étrange), et soudain, il se sentit écrasé par un poids et tomber au sol. Sa chute fut amortie par une espèce de tapis de bruyère, mais il fut un instant pris d’une vision d’un millier d’étoiles, certainement dû au fait que les têtes des deux Poudlariens venaient littéralement de s’entrechoquer. Quand il rouvrit les yeux, il vit ceux de Dirk, magnifiques, plongés dans les siens. Il l’entendit dire, comme irréel :

« Je suis une véritable étoile filante »

La scène était comme irréelle. Deux garçons allongés dans un lit de bruyère, l’un littéralement sur l’autre, se regardant droit dans les yeux. Les joues de dirk semblaient rosies par la gêne, comme l’étaient certainement celles de Gabriel. Gabriel qui ne semblait plus rien contrôler. Rien. Tellement rien qu’une seconde plus tard, il sentait ses propres lèvres se porter sur celles de Dirk, et les embrasser. Il se vit attraper la nuque de Dirk de sa main droite pour l’attirer vers lui. Il sentait des papillons voleter dans son bas ventre quand il commença à réaliser ce qu’il se passait. Alors tout se bouscula à nouveau, il lâcha la nuque du Serdaigle, le fit basculer doucement vers la gauche, se leva en vitesse (ce qui lui fit encore plus tourner la tête), et il tenta de se concentrer sur les flammes qui carbonisaient le balais. Il sortit sa baguette, lança un sortilège informulé et bientôt, de l’eau jaillissait de son « arme », et les flammes s’éteignirent.

Il se retourna alors vers son camarade, regarda ses pieds, puis Dirk, puis ses pieds à nouveau, puis se décida à planter son regard dans le sien, et dit :

« Je sais pas ce qu’il m’a pris, pardon. Je crois que … Je voulais savoir ce qu’il se passait quand on ne … Subissait pas le baiser. Je suppose que je sais, maintenant … »

Il sourit brièvement à Dirk, et continua, d’un ton qu’il voulait beaucoup plus naturel :

« Tu as fait beaucoup de progrès hein, je te félicite ! »




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Dirk & Gabriel
« No, I don’t think I will kiss you, although you need kissing, badly. That’s what’s wrong with you. You should be kissed and often, and by someone who knows how. » - Gone With The Wind ♥️
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MessageSujet: Re: Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*) Mer 10 Oct - 19:55


Au moins, Dirk avait eu le mérite d'avoir essayé. Certes, il s'était rétamé (ce qui était hautement prévisible), mais il en avait eu le courage. C'était une piètre démonstration de vol en effet, exécutée en catastrophe devant Gabriel qui plus est, mais c'était prévisible aussi dans la mesure où il l'avait invité. Bon, peut-être que sa performance fut plus frappante grâce à cela, mais elle n'allait sans doute pas générer le sentiment d'admiration qu'il avait souhaité voir chez Gabriel. C'était même carrément pitoyable, en fait. Ridicule. Et la dernière chose qu'il désirait était de paraitre ridicule aux yeux de Gabriel.

Mais peut-être, en fin de compte, avait-il provoqué un sentiment tout autre chez le Gryffon ? Il le crut sérieusement, en voyant la teinte rosée sur ses joues, le tremblement de ses mains alors qu'il s'avançait comme dans un état second pour l'embrasser. Car oui, aussi étrange que cela puisse paraitre, Gabriel d'Angelo embrassait délibérément Dirk. C'était étrange, car leur premier baiser avait entraîné un froid tacite entre les deux garçons et là, Gabriel le faisait de son plein gré. Pourquoi ? Quels changements s'étaient produits en lui pour qu'il en vienne à poser ses lèvres sur les siennes ? S'était-il rendu qu'il aimait les garçons (ou du moins Dirk) ? Voulait-il simplement le féliciter d'une manière quelque peu exagérée ?

Gabriel, ne se contentant pas uniquement de lui offrir ce baiser qu'on aurait pu croire jusque là hasardeux, attrapa la nuque du Serdaigle pour l'attirer toujours plus à lui, unir leurs lèvres plus fortement encore. Dirk, toujours allongé sur le Gryffon, planait, littéralement au septième ciel. A vrai dire, il ne s'était nullement attendu à un pareil résultat lorsqu'il avait eu l'idée de ce rendez-vous. Il s'était imaginé se réconcilier sobrement (quoique, ses feux d'artifices étaient loin d'être sobres) avec lui, rien de plus. Mais là, c'était plus que merveilleux. Une sensation incomparable à ce qu'il avait déjà vécu, que ça soit avec Ambrosius ou Xander. Il avait fait l'amour avec les deux et avait dès lors ressenti un sentiment immense de bonheur, mais ce petit baiser avait une saveur toute autre, plus particulière, mêlée à de la satisfaction, de la joie, de l'Amour, du soulagement, d'une plénitude parfaite et bien d'autres sentiments extrêmement positifs. Aussi fortes soient-elles, ses émotions s'évanouirent, tombèrent en poussières en une seconde, dès l'instant où Gabriel se décolla de lui. Dès ce moment, Dirk eut une certitude: Il pourrait embrasser qui il voudrait, il ne ressentirait jamais ce tourbillon de frissons avec quelqu'un d'autre que Gabriel. Même si celui-ci déclarait aimer les femmes et uniquement les femmes, il ne pourrait oublier ce moment intense pour se consacrer à une autre relation. Gabriel s'était comme encré dans ses lèvres. Dans son coeur. Dans son être. Profondément. De manière indélébile.

Gabriel fit une manoeuvre afin de déposer Dirk sur le sol et se releva de manière empressée. Trop rapide pour que cela paraisse naturel, à vrai dire, et Dirk n'eut aucun mal à percevoir sa gêne. Et encore, gêne était un gros euphémisme.
Le Gryffon éteignit les dernières flammèches grâce à la magie. Dirk le transperçait du regard, tâchant de lire ce qu'il ressentait, s'il avait fait cela de manière incontrôlée et qu'il le regrettait désormais. Qu'y avait-il de mal à l'avoir embrassé ? Cela valait-il la peine de s'écarter de lui ainsi ? Peut-être qu'il regrettait de lui avoir donné de l'espoir dans ce baiser... Si cela était le cas, Dirk ne dirait pas non à un peu plus d'espoir, surtout exprimé de cette manière.

Dirk siégeait toujours sur le sol, assis en tailleur, mains sur les genoux. Désormais, il ne savait plus que faire. Lorsqu'il avait convié Gabriel ici, il n'avait pas réfléchi à la suite de leur entrevue. A vrai dire, il y avait eu en très peu de temps une très grande dose d'imprévus. Pouvait-il prévoir l'incendie de son balai ? La chute à la rigueur, mais les flammes, c'était un peu excessif... Et puis, ce baiser lui avait tellement tourné la tête qu'il en était un petit peu déboussolé, ne sachant que dire ou que faire. Il attendait, ce qui était sans doute la chose la plus raisonnée à faire. Il guettait les moindres faits et gestes de Gabriel, la peur lui tordant affreusement le ventre lorsqu'il s'évoquait l'hypothèse de la fuite de Gabriel. Il n'osait pas penser que celui-ci puisse retourner l'embrasser, sachant pertinemment bien que cela n'arriverait pas.

Gabriel, tout comme lui, semblait désorienté. Sa tête oscillait de ses pieds au Serdaigle, pour enfin se fixer sur ce dernier, le regardant dans le blanc des yeux. Dirk songea une deuxième fois à Xander, qui avait aussi un regard magnifique, comme le Gryffon. Le bleu de ses yeux l'avalait complètement, l'hypnotisait, comme lorsque l'on regarde la mer pendant de longues minutes en pensant à tout mais à rien en même temps.

« Je sais pas ce qu’il m’a pris, pardon. Je crois que … Je voulais savoir ce qu’il se passait quand on ne … Subissait pas le baiser. Je suppose que je sais, maintenant … »

C'était donc ça. Il l'avait embrassé pour tester, rien de plus. Il n'y avait aucune trace d'amour là-dedans. Ne pas pleurer de déception, ne pas gâcher ces retrouvailles... Il avait peut-être été trop candide en pensant, même de manière aussi fugace, que finalement Gabriel l'aimait. Ce n'était pas le genre de ce dernier sans doute, de s'attacher. Mais, malgré son envie de les libérer, il résorba ses larmes autant qu'il put. Ils étaient sur le point de redevenir amis, comme avant... malheureusement, tout resterait comme avant justement et Dirk voulait ardemment une situation nouvelle entre eux deux. La seule dernière once d'espoir qui persistait était le fait que Gabriel ait aimé ce baiser, mais en tout cas, il ne laissait rien paraitre.

Gabriel lui adressa un sourire, que Dirk essaya de lui rendre avec naturel.

« Tu as fait beaucoup de progrès hein, je te félicite ! »

Dirk se releva, s'épousseta l'arrière-train l'air distrait et s'approcha des décombres du balai carbonisé. Il prit le manche noirci en main.

« Merci. Mais je ne pense pas que ça soit vraiment fait pour moi. Comme disait feu ma grand-mère : "Dans la vie, tu tomberas plus que tu ne voleras". »

Sa grand-mère était une moldue et ne faisait sans doute pas référence au vol sur balai, mais Dirk ne voulait pas donner raison à cet adage très pessimiste. Il jeta dépité le balai dans les broussailles. Dans cet état, il ne servirait de toutes manières plus à grand chose et il ne pourrait pas s'en débarrasser en le revendant. Il pivota sur ses talons faisant face à Gabriel. Il avait envie de le questionner sur leur embrassade, s'il avait aimé ça, mais il trouvait cela assez déplacé et était presque persuadé que le Gryffon ne répondrait que trop vaguement. Il revint donc au sujet qui l'avait taraudé depuis ces dernières semaines: le pardon.

« Et sinon...hum, tu veux bien m'excuser pour, tu sais...les cailloux ? »

Ca avait l'air ridicule dit ainsi. Et faux. Ca sonnait creux, en réalité et Dirk parierait que son malaise et le fait qu'il était tracassé par autre chose se voyait de l'extérieur. Il décida de jouer cartes sur table, nullement intéressé par une amitié basée sur des non-dits. Il embraya donc immédiatement, tentant néanmoins de se donner un air désintéressé:

« Et tu as tiré quoi de ton expérience ? Ce baiser a-t-il eut une délicieuse saveur de libre-arbritre qui n'existait pas précédemment ? »

Autant rester vague et ne pas avoir l'air empressé...

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MessageSujet: Re: Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*) Mer 26 Déc - 22:59


Gabriel n’avait jamais ressenti ce qu’il ressentait pour Dirk, pour personne. C’était étrange, extrêmement … fort. Ce que ressentait Gabriel pour les gens était rarement fort, c’était plus … Doux, comme lui. Pour certaines personnes, ça aurait suscité peur et déni, pour Gabriel, c’était plus… un grand étonnement. Etant de nature curieuse, le Gryffondor voulait en savoir plus, sur ses sentiments. Malheureusement, la dernière rencontre qu’il avait eue avec Dirk ne s’était pas exactement bien passée, et pour le coup, il avait peur que la prochaine fois, Dirk vise mieux, et atteigne ses yeux, par exemple. Comme il ne savait pas quoi faire, il avait évidemment envoyé une lettre à sa sœur, sa formidable sœur qui avait d’ordinaire réponse à tout. A la fin de l’échange, elle avait conclu que Gabriel était amoureux. Pour le concerné, ce n’était pas une réponse satisfaisante, vu que l’Amour lui était aussi étranger que … que la planète Mars. Gabriel se prit la tête sur ce sujet pendant des longues semaines, surtout qu’il était supposé être à la fois amoureux de Dirk ET de Dana, pour qui il éprouvait des sentiments similaires, quoi que peut-être moins forts. Il voulait tirer tout ça au clair avant de voir l’un ou l’autre, alors il les évitait. Ce n’était pas facile, mais ça lui paraissait nécessaire. Et pourtant, pourtant, quand il vit Dirk l’attendre dans le parc, un balai à la main, quand il comprit que c’était lui, qui lui avait fait frissonner l’échine ce matin-là, rien qu’en murmurant quelques mots à son oreille, il sembla oublier complètement sa résolution de les éviter l’un et l’autre pour « tirer les choses au clair ».

Le Gryffondor ne s’en était pas vraiment rendu compte, mais son cœur battait la chamade depuis qu’il avait entraperçut Dirk dans le parc. Il y avait eu des pics, on son cœur battait tellement vite que ça en devenait presque un battement continu. Le premier, c’était quand il avait lu les lettres du mot ‘désolé’, dans le ciel. Le second, c’était bien sûr quand, dans une audace qu’il ne se connaissait pas, il avait embrassé Dirk. Pfou, non, en réalité, là son cœur s’était juste arrêté de battre. Fort fort fort étonnant. Bien meilleur que la première fois, à vrai dire, où Gabriel n’avait même pas eu le temps de fermer les yeux. Etait-ce ça, l’Amour ? Ressentir un tourbillon d’émotion quand vous embrassez la personne concernée par cet amour, et particulièrement dans votre bas ventre ? Ou était-ce seulement l’effet d’un baiser ? Comme Gabriel n’avait aucun élément de comparaison, il conclut que c’était juste le baiser. Pour l’Amour, faudrait voir après, hein.

Par gène de lui-même, certainement, d’avoir été si impoli à embrasser Dirk sans lui demander son avis, Gabriel rougissant s’éloigna du Serdaigle, et fit mine d’avoir déjà oublié le baiser en un clin d’œil – ce qui était bien sûr faux, il en avait toujours la tête qui tournait. Il éteignit le balai, voulut un moment oublier tout ce qui venait de se passer, mais se rendit bien vite compte que ce n’était pas possible. Ainsi, il se retourna vers Dirk, croisa à nouveau son regard, et lui fit remarquer, d’un air anodin, qu’il était bien meilleur qu’avant sur son balai. Le concerné attrapa le manche carbonisé de l’objet volant, apparemment pas convaincu de la remarque du Gryffondor, et fit :

« Merci. Mais je ne pense pas que ça soit vraiment fait pour moi. Comme disait feu ma grand-mère : "Dans la vie, tu tomberas plus que tu ne voleras". »

Même si Gabriel venait du monde moldu, il trouvait leurs expressions toutes plus fascinantes les unes que les autres. Parlant trois langues, il en connaissait des tas, sur lesquelles il tentait de mettre un sens, et parfois de les « transformer » en expression sorcières, parce que dans le monde magique, trouver un canard à trois pattes ou voir pleuvoir des cordes n’était pas si incroyable que ça (ou du moins, si on pouvait trouver une marmite dotée d’un pied et d’une pantoufle, ce n’était pas si incroyable que ça). Dans le monde sorcier, l’expression que venait de sortir Dirk n’avait aucun sens, une sorcier pure souche ne l’aurait d’ailleurs peut-être pas compris. Après tout, voler était très fréquent dans le monde des baguettes magiques et des balais ensorcelés. Mais bref, tout ça pour dire que Gabriel avait compris ce que le Serdaigle voulait dire, et il fit :

« Elle était pas très optimiste, ta grand-mère. La mienne pareil, elle disait des trucs genre : ‘Tu verras, si tu continues à jouer avec des bâtons, tu vas avoir des échardes dans les doigts et tu vas mourir du tétanos’.»

Il avait pris, pour imiter sa grand-mère, une voix de vieille à l’accent russe. Selon le gryffon, c’était très drôle. Allez savoir si Dirk allait rire, lui. L’ambiance était assez bizarre, entre les deux. Tendue, mais dans un sens qu’il ne connaissait pas encore. Pas tendue comme entre Rabastan Lestrange et lui, quoi. Bref, Gabriel voulait faire tendre cette ambiance inconnue vers celle qu’il connaissait mieux, celle qui régnait autrefois entre Dirk et lui : c’était amical, enjoué, cette période où, en un coup d’œil, il arrivait à savoir ce que l’Aigle voulait dire, à l’époque où ils terminaient les phrases l’un de l’autre sans que ça paraisse gênant. Dans un sens donc, Gabriel voulait retrouver cette entente qu’il avait eu avec Dirk, cette formidable entente. Dans un autre la nouvelle relation qui s’entamait entre les deux était beaucoup plus intrigante, fascinante, et il voulait l’explorer, jusqu’au bout, la comprendre, ou essayer, du moins.

« Et sinon...hum, tu veux bien m'excuser pour, tu sais...les cailloux ? »

Gabriel sourit doucement, et s’approcha, de quelques pas, du Serdaigle. Puis, son regard se redirigea vers ses pieds, et il serra la mâchoire, porta le dos de sa main droite à son visage pour rafraîchir ses joues sur lesquelles il sentaient monter une chaleur due à une certaine honte. Sentant qu’il devait parler, il fit, tentant de regarder Dirk dans les yeux :

« Non, Dirk, c’est moi, qui suis désolé. Je suis désolé que tu aies pu croire que je me moquais de toi, ce n’était vraiment pas ça, je ne me rendais pas compte que ça te blessais, ce n’était pas du tout … enfin je ne voulais pas te faire de mal, je suis désolé, tu as bien fait de me lancer ce gravier, tu n’aurais même pas du épargner mes yeux, je méritais de devenir borgne et … »

Gabriel avait parlé très vite, et venait de se remémorer ce que lui disait souvent sa sœur : les phrases les plus courtes, avec des majuscules et des points étaient souvent les plus efficaces. Ça valait aussi pour l’oral, non ? En tous cas, il s’était interrompu et avait enfin pris une inspiration. Puis, il avait ajouté :

« Pardon, je parle trop… »

Gabriel parlait peut, d’ordinaire, il se contentait d’écouter, bien souvent. M’enfin, avec Dirk, rien de ce qu’il était ne semblait valable, tout semblait comme bousculé, ce qui avait le don de stresser le lion (et un lion stressé …). Dirk, lui, avait l’air plus à l’aise, en apparence du moins. De toutes façons, pour Gabriel, Dirk étirât plus doué en tout, sauf peut-être en balai.

« Et tu as tiré quoi de ton expérience ? Ce baiser a-t-il eut une délicieuse saveur de libre-arbitre qui n'existait pas précédemment ? »

Si Gabriel sentit de nouveau le rouge lui monter aux joues (décidément, c’était une habitude aujourd’hui), ça ne l’empêcha pas de s’approcher un peu plus du Serdaigle, peut-être voulant montrer une certaine témérité Gryffondorienne. Il était supposé faire froid, dehors, vu qu’on était en plein mois de janvier, et la nuit tombait déjà, alors qu’il n’était que d’18h30. Et pourtant, Gabriel n’avait pas froid, et ne ressentait donc pas l’absolue nécessité de rentrer à l’intérieur du château. Bizarre ? A vrai dire, c’était plutôt la dernière de ses préoccupations, son esprit était plutôt occupé par le bout de tissu qu’il tenait entre les mains, qui se trouvait être le bout de la manche de Dirk qu’il ne s’était pas rendu compte d’avoir attrapé. Tentant de le regarder dans les yeux, il fit :

« Oui, enfin je crois, enfin j’ai l’impression que c’était … plus fort, que ce qui est décrit dans les films, ou dans les musiques, enfin pas pareil, tu vois ? Et … Et toi ? »



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MessageSujet: Re: Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*) Ven 1 Fév - 22:56



Dirk avait une peur irrationnelle qui remontait à sa première fois, quand il avait trouvé son sexfriend. Ils s'étaient jurés de ne rien ressentir l'un pour l'autre, sauf que Dirk ne s'était jamais imaginé faire l'amour sans sentiments. Et pourtant, c'était bien là leur accord. Alors oui, pendant un moment, il avait craint, qu'au fil de leurs rencontres charnelles, il ne finisse par éprouver quelques illusions d'amour. Parfois, son coeur était piqué par la jalousie lorsqu'il le voyait avec d'autres filles, et il ignorait si c'était parce qu'il se sentait trompé ou si c'était parce qu'Ambrosius n'était pas à 100% homosexuel, au contraire de Dirk. Parfois il aurait aimé être comme lui, pouvoir passer des hommes ou femmes d'un claquement de doigts. Sa vie serait tellement plus facile, ne serait-ce que pour trouver l'amour. Les gays de son âge ne se révélaient que très rarement et encore fallait-il qu'ils lui plaisent. Puis, il avait peur d'être catalogué. Si l'histoire avec Ambrosius venait à s'ébruiter, on pourrait le juger dans les couloirs, d'un air dégoûté, en pensant "Ce garçon se donne à un autre juste pour le plaisir ! Êêk !". S'il savait à ce moment qu'une bonne partie des étudiants de Poudlard se livraient au même genre de relation... C'est seulement après sa rencontre avec un certain Adonis Leroy, un garçon dicté par son entrejambe qui demeurait néanmoins de bonne compagnie, qu'il fut moins gêné par cette situation et qu'il comprit que ce n'était guère grave, que c'était courant même. Il était jeune, il pouvait bien se permettre de s'amuser un peu, de manière particulière certes, avec son meilleur ami. Mais désormais, il remettait encore en cause cette relation -un peu à regrets, c'est vrai, il aimait beaucoup le coup de reins caractéristique d'Ambrosius. La faute à quoi ? Un amour naissant. Mais pas une simple amourette. Un sentiment ancré en lui comme avec des milliers de crochets et d'hameçons, un amour franc et sincère, vrai et idéal, comme dans les contes de fées. Pas pour autant simple, dans la mesure où la réciprocité de cet amour était purement hypothétique. Un baiser volé de forces, ça ne compte pas comme preuve, non ? Par contre, un baiser donné, offert, ça, ça avait du poids...même si Gabriel ne semblait pas vraiment assumer cet acte.

« Elle était pas très optimiste, ta grand-mère. La mienne pareil, elle disait des trucs genre : ‘Tu verras, si tu continues à jouer avec des bâtons, tu vas avoir des échardes dans les doigts et tu vas mourir du tétanos’.»

Il avait pris un accent russe avec une voix un peu grelottante et haute perchée, sans doute pour imiter une vieille personne. Mais Dirk ne percuta pas sur l'humour. Les imitations de Gabriel lui évoquaient encore trop cette douloureuse fois où le Gryffon s'était moqué de lui, alors qu'il flottait dans le lac. L'incident remontait à plusieurs semaines, voire plusieurs mois, mais il ne s'en était pas encore remis. La faute à une sensibilité exacerbée, ça.

Gabriel ne semblait pas décidé à le regarder dans les yeux. Auparavant, cela aurait été facile, naturel. Désormais, c'était compliqué et source de malaise. Le Gryffon s'approcha en souriant, mais au dernier instant il baissa les yeux...avant de relever la tête pour, cette fois-ci, planter ses prunelles au plus profond des iris de Dirk.

« Non, Dirk, c’est moi, qui suis désolé. Je suis désolé que tu aies pu croire que je me moquais de toi, ce n’était vraiment pas ça, je ne me rendais pas compte que ça te blessais, ce n’était pas du tout … enfin je ne voulais pas te faire de mal, je suis désolé, tu as bien fait de me lancer ce gravier, tu n’aurais même pas du épargner mes yeux, je méritais de devenir borgne et … »

Wow, non. Gabriel borgne était juste inconcevable. Il avait de trop beaux yeux pour que Dirk puisse les lui crever...et de toute façon, il s'était juré de ne plus jamais heurter physiquement Gabriel. Son estomac se tordait rien que de penser au Gryffon qui souffrait de par sa faute. Néanmoins, et c'était peut-être égoïste, cela rassurait Dirk de voir que Gabriel s'en voulait vraiment, au point de se repentir de manière aussi violente. Le Serdaigle aurait aimé le prendre dans ses bras et lui dire qu'il ne fallait pas se mettre dans des états pareils, qu'il lui pardonnait, qui lui pardonnerait toujours.

« Pardon, je parle trop… »

Dirk ne s'en plaignait pas. Il baignait encore dans une sorte d'euphorie, sans doute provoquée par le baiser, et tout chez Gabriel lui semblait être merveilleux. Ses yeux. Sa voix. Une voix qu'il aurait pu écouter encore et encore. Ses lèvres, qu'il aurait voulu embrasser encore et encore (c'est étrange pourtant, non ?, cette obsession qu'ont les gens amoureux sur la bouche du partenaire. Connotation érotique, d'après certains. Dirk ne pouvait nier qu'il était également titillé par son Gryffon). Ses mains, son dos, ses épaules, son buste, son nez. Tout. Ce n'était pas seulement une attraction physique, mais sur le moment, il était charmé par la beauté du jeune homme. Il le trouvait déjà très beau auparavant, mais là, il le trouvait divin, surtout quand il s'approchait encore et encore, dès qu'il voulait parler.

La nuit était tombée comme un rideau de velours sur les deux élèves, très proches désormais. Gabriel attrapa la manche de Dirk et dit, la voix trahissant sa nervosité:

« Oui, enfin je crois, enfin j’ai l’impression que c’était … plus fort, que ce qui est décrit dans les films, ou dans les musiques, enfin pas pareil, tu vois ? Et … Et toi ? »

Dirk aimait les activités studieuses, et ne lisait de ce fait que peu de romans, n'écoutait que peu de musiques -ou dans un rare moment d'inoccupation, ça l'empêchait de se concentrer-, et quant aux films il n'en voyait grand maximum que 5 dans sa vie...alors, la notion d'amour dans les arts lui était très vague. Ce n'était pas dans les traités d'alchimie ni dans les manuels qu'on traitait du véritable amour -parfois on mentionnait l'illusion du sentiment amoureux, dans les potions par exemple, mais c'était tout.
Il ne dégagea pas ses manches des tenailles de Gabriel. Au contraire, il lui prit les mains -les bouts des doigts plutôt- et, en dépit de l'assurance qu'il voulait démontrer- il ne put s'empêcher de baisser le regard et de sourire de manière timorée.

« Oh, moi... Même la première fois, j'avais trouvé ça...puissant. Enfin...Je... »

Dirk n'arrivait pas à placer avec exactitude les mots justes sur ce qu'il ressentait, et ce qu'il avait ressenti auparavant. Le moment était trop beau pour l'encombrer d'envolées lyriques futiles.

« J'ai tenté de faire apparaitre un Patronus, un jour. J'ai pensé à notre baiser et...ça a fonctionné. Pas longtemps, car après j'ai cru que je t'avais perdu, alors ma tristesse l'a fait disparaitre. »

Dirk était un garçon courageux -plus intelligent que courageux, ce qui expliquait sa place à Serdaigle plutôt qu'à Gryffondor, mais il n'était guère froussard. Cependant, il se demanda après si c'était l'audace, l'inconscience ou cette hardiesse qui l'avait poussé à faire ce qu'il fit par la suite. C'est-à-dire sauter au cou de Gabriel et poser ses lèvres sur celles du Gryffon.
Plus tard, il comprit. L'hardiesse, l'audace et l'inconscience n'étaient en rien coupable de cet acte. C'était juste l'amour. Un amour vrai, loin des émois adolescents.

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MessageSujet: Re: Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*) Sam 23 Mar - 11:24


« Oh, moi... Même la première fois, j'avais trouvé ça...puissant. Enfin...Je... »

Puissant était le mot, certainement, pour décrire toute cette situation hors du commun et complètement inattendue. Chacune des émotions de notre petit lion semblait décuplée, animée d’une force puissante qui paraissait vouloir le rendre six fois plus vivant. Est-ce qu’on pouvait être plus vivant que ça ? Est-ce que sentir ses joues rosir, bafouiller légèrement, avoir chaud du bas de la nuque jusqu’au bas du ventre, c’était être vivant ? Alors vivre, c’était fabuleux, magique, et puissant.
Dirk avait pris les mains de Gabriel dans les siennes, et avait baissé un peu les yeux. Le Rouge et Or ne pouvait s’empêcher de repenser à ce temps qui paraissait lointain, où il pouvait parler à son aiglon ouvertement, sans peur, de tout et de rien, de ses joies, de ses tristesses, de ses craintes, de sa famille, de ses amis, de son passé, de son futur, de sa vie. Est-ce que ils allaient pouvoir revenir à ça, un jour ? Allait-il trouver même quelque chose de mieux ? Gabriel l’espérait vraiment, de tout son cœur, parce que c’était rare de trouver un lien comme celui qu’il avait eu, autrefois, avec Dirk.
Il fallait qu’il pousse un peu le destin, alors il avait arrêté de faire le gêné, et avait regardé le Serdaigle dans les yeux, se rapprochant encore un peu plus de lui, les mains toujours enchaînées aux siennes. Autrefois, Gabriel passait sa vie à se plonger dans les yeux de Dirk, et c’était toujours fabuleux. Il fallait que ça continue, parce qu’il ne pouvait pas vraiment se lasser de ce regard, non, carrément pas, même. Gabriel était un Gryffondor, c’était lui le courageux de l’histoire, le téméraire, c’était ce qu’il était supposé faire, n’est-ce pas ? Braver les interdits, briser ces semaines de silences ? Mouais, c’était Dirk qui avait tout fait, autant dire les choses clairement. C’était lui qui lui avait donné rendez-vous, qui s’était excusé auprès du Lion en laissant tomber sa pudeur et sa gêne, c’était lui qui était venu renouer le dialogue, lui lui lui. Gabriel avait de la chance de l’avoir trouvé, il s’en rendait compte petit à petit. Dirk tenait à lui, et ne voulait apparemment pas le laisser sortir de sa vie. L’inverse était valable aussi, d’ailleurs, mais peut-être Gabriel avait-il mis plus de temps à s’en rendre compte. Il était habitué à laisser les gens rentrer et sortir de sa vie, il n’avait pas beaucoup d’amis, peu d’ennemis, un petit entourage, en somme, et ça ne le gênait pas. M’enfin, maintenant il le savait : il ne voulait pas que Dirk sorte de sa vie, il le voulait avec lui, et pour longtemps.

« J'ai tenté de faire apparaitre un Patronus, un jour. J'ai pensé à notre baiser et...ça a fonctionné. Pas longtemps, car après j'ai cru que je t'avais perdu, alors ma tristesse l'a fait disparaitre. »

Le cœur de notre petit Ange rata un battement, ou deux, même. Un sourire doux s’étira sur ses lèvres jusqu’à ce que ses dents apparaissent, et qu’il morde un instant sa lèvre inférieure. Il savait ce que ça signifiait, tout ce que ça représentait : pour produire un patronus, il ne faut pas simplement un bon niveau de magie, ce dont Dirk était pourvu sans aucun doute, il fallait un souvenir heureux, et pas juste un peu heureux, LE souvenir heureux le plus puissant, le plus important, celui qui vous rend, rien que d’y penser, encore plus heureux. Gabriel avait déjà réussi à produire des patronus, ils prenaient la forme d’un lynx, d’ailleurs, mais ça n’avait jamais duré bien longtemps, et la raison en était évidente : les souvenirs qu’il utilisait n’étaient pas des plus forts, et ne le concernaient souvent jamais directement : il pensait à la fois où il avait réussi à sauver son chien d’une noyade certaine dans le lac derrière sa maison, ou au jour où sa sœur lui avait annoncé qu’elle avait été acceptée dans l’université où elle rêvait d’aller depuis qu’elle avait trois ans, Cambridge, et il avait été très heureux, à ces moments-là, assez pour qu’un lynx jaillisse de sa baguette, mais pas suffisamment pour qu’il gambade pendant des heures auprès de son créateur. Ce baiser, avec Dirk, et puis pas seulement, ce bout d’après-midi qu’ils avaient passé ensemble, sans la partie jeté de cailloux, avait été un bout d’après-midi heureux, oh oui, très très heureux ; il fallait qu’il essaye, maintenant, en se concentrant pour se souvenir, voir si ça fonctionnait. Sa baguette était accrochée à sa ceinture, mais il ne pouvait la prendre, ses mains étaient agrippées à celles de Dirk, et il n’avait pas envie de les y déloger. Et puis de toute façon, il était complètement déconnecté de la réalité, impossible qu’il arrive à se concentrer suffisamment pour produire un quelconque sort, même le plus simple de tous, les yeux de Dirk étaient trop près des siens, ses lèvres trop près des siennes, non, c’était insensé, de vouloir essayer.

Gabriel cligna ses paupières. Pourquoi les lèvres de Dirk étaient si proches, et pourquoi il ne sentait plus ses mains dans les siennes ? Pourquoi, d’un coup, quelque chose s’agrippa à sa nuque, le griffant presque, sans qu’il comprenne l’enchaînement de tout ce qu’il se passait. Et puis encore plus soudainement, il ferma les yeux, et sentit les lèvres de Dirk se poser à nouveau contre les siennes, il sentit leurs corps se serrer encore plus, comme si c’était possible. Merlin, il fallait qu’il commence à s’habituer à ça, n’est-ce pas ? Allait-il y arriver, même ? En tous cas, la réaction du Gryffondor ne se fit pas attendre : ses mains, qui étaient un instant retombées le nom de son corps, entourèrent le corps musclé de Dirk, une entourait son dos, le maintenant encore plus contre lui, et l’autre remontait jusqu’à sa nuque, se perdant à la naissance de ses cheveux.

Le baiser se prolongea encore, et le Lion était complètement emporté par ses instincts. Il ne savait pas faire, il n’avait que peu embrassé, c’était d’ailleurs la troisième fois. Pourquoi c’était toujours mieux ? Est-ce qu’à un moment, ça allait se stabiliser, ou ça allait toujours être encore plus génial que la dernière fois ? En tous cas, il en était arrivé à une conclusion : embrasser était une des choses les plus agréables que la Nature ait inventé. Et chaude, aussi, le Lion avait très chaud. C’était tout un sport, et trouver le temps pour respirer n’était pas une chose aisée, mais c’était mille fois plus agréable d’être essoufflé par un baiser que par un match de Quidditch, voilà une chose dont le Lion était désormais absolument certain.

Le temps c’était arrêté, à nouveau, et Gabriel aurait juré qu’il volait à quelques centimètres du sol, même s’il pouvait toujours entendre l’herbe crisser sous ses chaussures (très bonne ouïe, oui oui). Quand le souffle vint vraiment à lui manquer, Gabriel interrompit le baiser, doucement. Ses mains relâchèrent son étreinte, et retombèrent, toujours enlacée autour du Serdaigle, en bas de son dos. Gabriel alla poser son front contre celui du Serdaigle, se sentant petit à petit revenir sur Terre, les yeux à nouveau plongés dans les siens. Il respira un moment, puis fit, presque chuchautant :

« J’aurais besoin de m’habituer à ça ? »

Gabriel ne savait pas si c’était réellement une question, ou si c’était une question rhétorique, ou si c’était une phrase à sens caché, il l’avait dit, c’était tout. Puis un sourire éclaira à nouveau son visage – il n’arrêtait pas de sourire et avec les baisers il allait finir par avoir une crampe à la mâchoire – et il se détacha du Serdaigle, s’écarta même de quelques pas, et agrippa sa baguette. Est-ce que le baiser qui venait d’avoir lieu comptait comme un souvenir ? C’était dans le passé, non ? En tous cas, il se laissa envahir par le sentiment de plénitude qu’il avait éprouver quelque minutes auparavant, et au bout d’une dizaine de secondes, il murmura :

« Spero Patronum »

Il ouvrit les yeux, et vit jaillir de sa baguette un beau félin, bondissant autour de lui, semblant chasser un papillon invisible. Les yeux du russo-italien brillaient, désormais, tout autant que son sourire s’agrandissait, créant une fossette sur sa joue gauche. Puis, il releva son regard vers le Serdaigle, et fit :

« Je crois que je suis heureux … »





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MessageSujet: Re: Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*) Mar 20 Aoû - 22:00


Tout s'était déconnecté. Poudlard. Les cours. Ses parents. Ses problèmes. Tout s'était dissipé, tout le monde semblait avoir disparu, excepté Gabriel. Toutes les pensées du Serdaigle étaient focalisées sur lui, uniquement sur lui.
Le soleil déclinait, mais le sourire du Gryffon pouvait aisément le remplacer. Il semblait émaner de lui une aura lumineuse (du moins, Dirk le percevait ainsi).

Ils étaient immobiles depuis un petit temps déjà, bien que Dirk ignorait combien de temps exactement. Peu lui importait d'ailleurs, tant il savourait l'instant. Ce genre de moment ne dure jamais assez longtemps. Puis, rester ainsi sans parler leur était plutôt coutumier. Leur amitié s'était fondée ainsi d'ailleurs, dans un semi-silence serein et agréable, où les mots étaient économisés pour être employés avec plus de force. Rares étaient les moments comme cette après-midi où ils se parlaient beaucoup. Peut-être que ce changement radical qui s'était opéré dans leur relation allait changer ce mutisme positivement, sans l'altérer totalement. Ils se comprenaient très bien avec juste un regard... même si ce n'était pas vraiment une science exacte.

Bref, trêve de bavardage, le moment est important.
Dirk et Gabriel s'embrassaient encore. Et, ce qui était notable, aucun jet de graviers et aucune larme n'allait suivre. Heureusement, il ne fallait pas que ça devienne une habitude. Les baisers paisibles, au contraire, Dirk voulait les voir devenir monnaie courante.
Gabriel enlaça le Gryffon de manière plus intense. Il n'y avait plus un centimètre d'espace entre eux. Une de ses mains, contrairement à l'autre qui semblait fixée sur son dos, remonta vers ses cheveux. Dirk hésita à toucher les fesses de Gabriel mais, par peur de déclencher une réaction répulsive suite à la surprise et, de ce fait, de tout gâcher, se contenta de nouer ses bras autour de son cou.
Ce moment était tellement parfait que Dirk se pinça discrètement la main pour bien vérifier qu'il ne rêvait pas. Et même, la preuve étant faite, il avait du mal à réaliser.

Seconde preuve qu'il s'agissait d'un rêve, Dirk manqua d'air. Il avait beau vivre un instant onirique, il restait humain, et cela supposait qu'il devait respirer. Mais c'est Gabriel qui interrompit le baiser le premier. Par défi, le Gryffon s'était retenu de le faire, pour en profiter le plus longtemps possible. Il était un peu dans le délire de ces couples se disputant pour plaisanter afin de savoir qui allait raccrocher.

Gabriel relâcha légèrement son étreinte et ses mains se posèrent en bas du dos du Serdaigle. Le précédent câlin avait été tellement serré que Dirk eut l'impression d'être tout-à-coup à découvert. Il avait eu si chaud dans les bras du jeune homme qu'il avait presque froid désormais, si ce n'est que l'euphorie mettait ses cellules en fusion. Dirk dénoua ses bras pour s'accrocher doucement au T-shirt de Gabriel. Ce dernier apposa son front contre celui du cinquième année et dit :

« J’aurais besoin de m’habituer à ça ? »

« J'ignore s'il est possible de s'habituer à quelque chose de tel... Et c'est peut-être mieux ainsi... »

Dirk se demandait s'il pouvait déjà se considérer "en couple avec Gabriel F. D'Angelo". A partir de quand cela est-il officiel ? A partir du Xième baiser ? Sans doute pas. Il avait déjà embrassé Ambrosius (encore lui ? Décidément, pourquoi Dirk se sentait obligé de penser à lui dans des moments pareils ? Sans doute parce qu'il devrait tout lui expliquer par la suite...) à plusieurs reprises et il ne s'était jamais considéré en couple avec lui. Ni même amoureux. Peut-être était-ce alors de faux baisers ? Qu'ils comptaient pour du beurre ? Dirk était perdu. Ca devait être instinctif alors ce genre de choses. A part quand quelqu'un sortait de presque nulle part pour vous demander si vous vouliez bien "sortir avec". C'était un peu ridicule, car trop convenu. Les deux garçons, eux, n'avaient pas eu besoin de toute ce blabla. Ils avaient suivi leur coeur/leur instinct/leurs pulsions (barrez les mentions inutiles) sans vraiment rien régir.
En fin de compte, Dirk se considérait en couple. Et cela devait sûrement être réciproque (il aurait l'air idiot sinon).

Gabriel s'écarta. Le Serdaigle eut une montée de stress. Pourquoi cette réaction ? Avait-il fait quelque chose de travers ? Sa réponse ne l'avait peut-être pas convaincu... Mais le Gryffon souriait à pleines dents (et Dirk put constater -bien qu'il n'en doutait pas- qu'il avait une hygiène dentaire irréprochable), ce qui le rassura... bien que sa conduite demeurait étrange. Il l'interrogea du regard (vu que tel était leur moyen de communication super complexe), mais ne récolta aucune information supplémentaire.

Gabriel sortit sa baguette et murmura de façon à peine audible une formule que Dirk n'identifia pas.

Un lynx translucide jaillit de la baguette et Dirk comprit (encore heureux, même un idiot aurait pu comprendre ce qu'il se passait). Gabriel avait fait apparaitre un patronus... sûrement en pensant au délicieux moment qu'ils venaient de partager.

« Je crois que je suis heureux … »

Dirk enfonça les mains dans ses poches et s'approcha nonchalamment, un sourire flottant sur ses lèvres.

« Non, tu ne le crois pas. Tu l'es vraiment. »

Dirk l'aurait bien ré-embrassé. Il aurait pu passer sa vie à ça, en fait. Mais il ne voulait pas paraitre collant, oppressant. Il n'aimait pas Gabriel que pour le goût de ses lèvres et ne voulait pas donner l'impression de combler chaque moment de silence par un baiser. De même, à force d'en abuser, tout ceci risquait de perdre son charme.

« Enfin, moi je le suis. Tu es la première personne avec qui je ressens un sentiment comme celui-ci. Je sais pas mais... peut-etre que je suis trop jeune pour penser ça mais... je me dis par moment que tu pourrais être le "bon". Je me le répétais tout le temps quand on se parlait plus trop, et je m'en voulais d'avoir raté mes chances. »

Dirk était presque hystérique, à force de remuer cette période plus sombre de cette année. Il essuya quelques larmes qui pointaient au coin de ses yeux. Il espérait que c'était passé inaperçu.

« Mais n'en parlons plus. Tu es là et... »

Il déglutit, avant de regarder Gabriel avec l'air de celui qui détient un grand secret lui brûlant les lèvres.

« ...Je t'aime. »

C'était la première fois de sa vie qu'il le disait et jamais il n'avait été aussi sincère envers quelqu'un.






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MessageSujet: Re: Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*) Dim 8 Sep - 22:56



Le nombre de fois où Gabriel avait écrit « Gabriel + Dirk » sur ses parchemins de sortilège était incomptable. Et puis, il y avait eu cette histoire de baiser et de gravier. Il avait tout raturé ; Dirk ne l’aimait pas, il l’avait presque éborgné, c’était bien une preuve de sa haine, non ? Gabriel aurait pu se dire qu’entre la haine et l’amour il n’y avait qu’un pas, mais il était malheureusement  trop obnubilé par sa déception : entre le Serdaigle et lui, ça aurait pu être très beau, n’est-ce pas ? Et il avait tout gâché. Dirk et Gabriel allaient bien ensemble, non ? Le Gryffondor avait en tous cas l’impression que oui, que Dirk était le seul à vraiment le comprendre, outre sa sœur, et puis Sean et Dana, peut-être. Mais avec ceux-là, c’était différent, avec Dirk il se sentait unique. Son cœur battait presque différent quand il était en présence du préfet des aigles, il avait toujours envie de sourire, parce qu’il savait que ça lui plaisait, Dirk aimait son sourire, et Gabriel aimait plaire à Dirk.
Mais apparemment le garçon  pouvait à présent réécrire « Gabriel + Dirk » sur ses parchemins. D’après tout ce qui venait de se passer, Gabriel D’Angelo pouvait se vanter auprès de la Terre entière que son amoureux c’était Dirk Cresswell, et ça le faisait sourire d’avance. C’était bien ça, non, que signifiaient ces baisers à répétition et cette irrépressible envie d’être toujours à ses côtés ? Dirk était lui étaient en couple, c’était en tout cas ainsi qu’il le voyait. Certaines personnes s’embrassaient et n’étaient pas ensemble, pourtant : ce n’était par exemple un secret pour personne que Dirk et Ambrosius Flume s’embrassaient plus que régulièrement, et même plus, et ils n’étaient pas ensemble. Ils n’étaient pas ensemble, d’ailleurs, hein ? L’esprit du Gryffondor se troubla un instant à cette pensée : désormais qu’ils étaient ensemble, Dirk et Ambrosius allaient arrêter de s’embrasser – ou même de faire l’amour – c’était normal, non ? Si l’inverse se produisait, Gabriel ne le supporterait certainement pas. Il raturerait tout, et pas que les « Dirk + Gabriel », mais aussi leur relation. Mais ne pensons pas malheur. Pensons plutôt aux choses fabuleuses qui étaient actuellement en train d’arriver à Dirk.

« J'ignore s'il est possible de s'habituer à quelque chose de tel... Et c'est peut-être mieux ainsi... »

Il avait raison. Evidemment, vous me direz, Gabriel avait la fâcheuse tendance de boire les paroles de Dirk, de considérer tout ce qu’il disait comme parole divine, mais cette fois-ci, il avait vraiment raison : s’habituer aux choses qui vous apportaient un tel bonheur était une idiotie. Autant les considérer pour toujours comme du bonheur à l’état pur, ainsi on n’est plus en recherche de quelque chose de meilleur. Dirk était le meilleur pour Gabriel, et ses baisers faisaient partie intégrante de ce bonheur. Pour rien au monde il ne perdrait cela ; il avait déjà failli le faire, et il l’avait regretté.
Gabriel se mordit la lèvre inférieure. Dirk était adorable, au premier sens du terme : il l’adorait, comme un grec adore son Zeus. Et puis il était irrésistible, aussi. Tout ce qu’il faisait donnait à Gabriel l’envie de fondre, et de l’embrasser, puis de fondre à nouveau. Merlin, Gabriel se transformait peu à peu en chocolat sous l’influence de Dirk …

Gabriel créa ensuite un patronus. Il lui avait fallu se souvenir de ce qui venait de se passer pour le faire, et ce ne fut pas vraiment compliqué. Pas que le souvenir fut récent, il l’était c’est vrai, mais ça avait été tellement puissant … Impossible à oublier, cette fin de journée serait gravée dans sa mémoire pour toujours. D’après Dirk, il était heureux, vraiment heureux, et Dirk avait toujours raison, alors Gabriel souriait d’autant plus. Et c’était lui qui le mettait dans cet état-là, bougre d’homme. C’était génial, en réalité, d’être en couple. Parce qu’à priori, on l’était avec la personne qui nous rendait heureux, et quand on est en couple, on passe le plus grand clair de son temps avec cette personne, donc on est heureux le plus grand clair du temps ! Gabriel avait trouvé cette personne, et il en était presque fier. Tout le monde n’avait pas cette chance, et il espérait représenter la même chose pour Dirk, et d’après ce que celui-ci disait, c’était le cas …

« Enfin, moi je le suis. Tu es la première personne avec qui je ressens un sentiment comme celui-ci. Je sais pas mais... peut-etre que je suis trop jeune pour penser ça mais... je me dis par moment que tu pourrais être le "bon". Je me le répétais tout le temps quand on se parlait plus trop, et je m'en voulais d'avoir raté mes chances. Mais n'en parlons plus. Tu es là et... »

Le cœur du Gryffon battait à mille à l’heure. C’était dingue combien il avait ressenti la même chose que lui ; ils avaient perdu du temps, en réalité, avec cette histoire de gravier, et Gabriel s’en voulait désormais d’être la cause de cet énervement qui leur avait coûté quelques semaines de relation. M’enfin, Dirk avait raison – encore – il fallait laisser ça derrière eux, et profiter de ce qu’ils avaient maintenant. Dirk avait interrompu sa phrase en plein milieu et avait laissé Gabriel et son amour pour ses paroles en plein suspens. Qu’allait-il dire. Gabriel en trépignait presque, ses paupières ne se fermaient plus car il voulait le garder dans son champ de vision, son cœur battait plus vite que jamais. Il avait lu ça tellement de fois dans tous les livres qu’il lisait, mais jamais il n’aurait pensé que ça pourrait lui arriver à lui. Et pourtant …

« ...Je t'aime. »

Le sourire de Gabriel s’agrandit encore plus, si seulement c’était possible. Il découvrit toutes ses dents, sentant son cœur s’arrêter dans sa poitrine. Il avait rêvé de cela tellement de fois, quelqu’un qui lui disait « je t’aime », et qui ne mentait pas, parce que Dirk ne mentait pas, Gabriel le savait. Et que ce quelqu’un soit Dirk, Merlin mais ce jour-là, la plus grande partie des rêves du romantique Gabriel d’Angelo devinrent réalité.
Gabriel qui s’était écarté de Dirk quand il avait fait jaillir de sa baguette son lynx ne put maintenir l’espace qui les séparait plus longtemps. Plus tendrement que la fois précédente, il noua ses doigts à ceux de son Dirk, et joignit ses lèvres aux siennes une nouvelle fois. Le baiser fut aussi doux que passionné, si les deux peuvent aller ensemble. Il dura peu, parce que Gabriel du l’interrompre pour dire quelque chose de très très important :

« Moi aussi, je t’aime »

Comment le savait-il ? Certainement par déduction ; l’Amour, même s’il ne le connaissait pas, était le seul sentiment qui pouvait expliquer tout ce qu’il ressentait pour Dirk. C’était plus que de l’amitié, bien plus, et en même temps c’était complètement différent, Gabriel n’avait jamais envie d’embrasser ses amis, alors qu’il voulait avoir Dirk collé à lui en permanence. C’était une admiration puissance mille, Dirk était posé sur un piédestal dans l’esprit du garçon, c’était une passion, c’était du bonheur, du désir, bref c’était mille choses qui s’entremêlaient, et selon Gabriel, ça ne pouvait être que l’Amour. Avec un grand A. Elsa l’avait prévenue, et évidemment, il ne s’en rendait compte que maintenant. Mieux valait tard que jamais, n’est-ce pas. Il faudrait qu’il lui envoie une lettre, d’ailleurs. Et il devait parler avec Mary, aussi. Merlin, pour une fois il avait quelque chose de vraiment intéressant à raconter.

L’heure du dîner arrivait à grand pas, il était déjà presque dix-neuf heures, et tout le monde le sait, les anglais dînent tôt. Alors, brisant le silence qui avait suivi cette déclaration d’amour mutuelle, le ventre du Gryffondor gargouilla. En l’entendant, Gabriel posa une main sur son estomac, l’autre tenant toujours fermement celle de Dirk, et se mordit à nouveau la lèvre inférieure, presque gêné de briser ce moment par quelque chose d’aussi puéril que la faim. Mais que voulez-vous, les adolescents ont faim, surtout quand ils vivent d’intenses moments, et là, dans le genre intense, Gabriel et Dirk avaient fait fort. Toujours un peu – carrément – gêné, Gabriel fit, bafouillant :

« Tu … on va manger, dans la Grande Salle ? Tu peux venir à notre table, celle des Gryffons ou … ou alors je peux venir à la tienne et … »

Gabriel baissa les yeux au sol. Il était ridicule, et il fallait qu’il se reprenne ; c’était Dirk, pas un monstre qui allait l’avaler. Alors, il respira un grand coup, et fit avec plus d’assurance :

« Bref, on va manger, ensemble ? J’ai pas envie qu’on se sépare déjà … Et, c’est quand, notre prochaine sortie à Pré-Au-Lard ? On pourra déjeuner ou dîner ensemble, comme ça, juste tous les deux, si ça te dit  … »

Gabriel sourit cette fois-ci, fier de lui. Il était fier d’être le petit ami de Dirk, et il fallait qu’il soit à la hauteur de ce rôle, maintenant. Ça n’allait pas être bien compliqué, hein ? Et puis, de toutes façons il pourrait s’entraîner, ça lui donnerait encore plus d’occasions d’être à ses côtés : « Dirk, je dois te montre combien je t’aime une nouvelle fois, on peut se voir, cet après-midi, s’il te plaît? »


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MessageSujet: Re: Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*) Dim 10 Nov - 22:02




Dirk avait l'impression que ce moment était hors du temps. Ses mains tremblaient sous l'émotion, de même que ses lèvres. Pire, il avait presque les larmes aux yeux, qui n'attendaient qu'un petit moment d'inattention pour perler et couler. Le Serdaigle désirait si ardemment prouver son amour incommensurable à Gabriel, et avait l'impression qu'aucune façon ne serait suffisante, et cela le désespérait. Mais voir que Gabriel semblait toujours plus heureux au fur et à mesure de la soirée lui mettait du baume au coeur et était la plus belle récompense. Cela le convainc qu'il n'avait pas spécialement besoin de déployer des trésors d'inventivité pour lui déclarer sa flamme, car l'honnêteté brute et pure était le meilleur vecteur pour transmettre toute son affection.

S'embrasser semblait être devenu très vite une habitude. Dès qu'ils étaient séparés plus de quelques minutes, l'un des deux se précipitaient vers l'autre pour joindre ses lèvres aux siennes. C'était sans doute parce qu'ils ne réalisaient pas encore le miracle qui se réalisait et qu'ils ressentaient le besoin de vérifier si ce n'était pas un rêve, si l'autre n'allait pas disparaitre dans un écran de fumée. Cette fois, ce fut Gabriel qui fit le premier pas pour un baiser fugace bien qu'intense car il se décolla très vite pour susurrer :

« Moi aussi, je t’aime »

Dirk ressentit un sentiment de victoire. Gabriel le lui avait enfin dit. Sortis de sa bouche, ces mots n'étaient que plus magnifiques. C'était le seul garçon que Dirk connaissait à avoir des sentiments aussi purs, aussi vrais. Ceux qui disaient de Gabriel qu'il était naïf tronquaient par la même occasion un trait essentiel de son caractère. Certes, il se posait beaucoup de questions et était parfois trop gentil, mais cela allait de paire avec le diamant d'innocence qu'était son coeur.
Puis, au fond de lui même, il se réjouissait d'avoir coupé l'herbe sous le pied de Dana. C'était un pied de nez dont il se sentait coupable à vrai dire. C'était son amie la plus proche, et il ne voulait pas la perdre. Sa relation n'allait en rien faciliter les choses entre eux deux, déjà que leur amitié était devenue bizarre ces derniers temps. S'il lui avouait qu'il était en couple avec Gabriel, il risquait de lui briser le coeur. Mais si il ne lui disait rien et qu'elle continuait à convoiter Gabriel, il ne le supporterait pas... d'autant plus qu'elle finirait par le découvrir par un autre moyen et se sentirait alors trahie. Dans un cas comme dans l'autre, leur amitié en pâtirait et pourrait ne pas survivre à cette période-charnière. Et, en contraste avec le bonheur intense qui saisissait alors ses tripes en cet instant, il fut très chagriné. Plongé dans ses pensées, Dirk se tut pendant un moment en Gabriel, croyant sans doute qu'ils partageaient là quelque chose au-delà des mots, ne pipa mot non plus. Il n'avait pas tout à fait tort en pensant cela, mais l'esprit de Dirk venait soudain de devenir moins serein et personne, pas même son âme soeur, ne pourrait y remédier totalement.

Un son incongru brisant le silence. Gabriel posa une main sur son estomac et Dirk comprit alors la source du bruit. Lui aussi, maintenant qu'il y faisait attention, avait terriblement faim.
Gabriel, bafouillant un peu sous la gêne (peut-être s'en voulait-il d'avoir mis un terme au silence d'une manière aussi peu raffinée), lui proposa :

« Tu … on va manger, dans la Grande Salle ? Tu peux venir à notre table, celle des Gryffons ou … ou alors je peux venir à la tienne et … Bref, on va manger, ensemble ? J’ai pas envie qu’on se sépare déjà … Et, c’est quand, notre prochaine sortie à Pré-Au-Lard ? On pourra déjeuner ou dîner ensemble, comme ça, juste tous les deux, si ça te dit  … »

Il avait pris plus d'assurance à la moitié de sa réplique. Il avait sans doute dû se douter que Dirk ne refuserait pas sa proposition. Ce n'était même pas envisageable, à vrai dire. Dirk était prêt à consentir à n'importe quelle demande de Gabriel. Il tuerait pour lui -bien que ce genre de demande n'effleura sans doute jamais l'esprit du Gryffon.

« Ou alors, on pique un peu de bouffe et on se fait un petit pique-nique privé quelque part... rien que nous deux. Y a moyen de se dégotter un endroit sympa... »

Ce n'était sûrement pas très légal, mais Dirk s'en moquait. Il était prêt à toute les folies avec Gabriel pour le moment. Il avait l'impression tenace qu'avec lui, rien ne pourrait lui arriver ou même entacher sa liesse.

« J'ai pas envie d'attendre la visite à Pré-au-Lard pour me retrouver en tête-à-tête avec toi, tu sais. »

Dirk avait envie de passer toute sa vie en tête-à-tête avec Gabriel. Il savait que ce genre de comportement était excessif et pouvait très vite mener à un certain isolationnisme qui était en tous points néfaste et il ne devait pas abandonner ses amis par amour pour un autre. Mais ce soir, il ne voulait Gabriel que pour lui tout seul, presque jusqu'au point de l'accaparer. Ce genre d'affection était trop récent pour lui. C'était comme un secret entre eux deux -un secret qu'il voulait crier haut et fort sur tous les toits- et il voulait encore un peu conserver leur osmose privée.

« Quoiqu'on fasse, ne restons pas ici. Ca commence à devenir un peu lugubre... et frisquet. »

Ce ne l'était pas du tout à vrai dire. Gabriel irradiait comme le soleil et sa simple présence, même pas physiquement collée au corps de Dirk, réchauffait ce dernier. Le Serdaigle glissa sa main dans celle de son petit-ami (quel plaisir de dire cela, petit-ami), se colla à lui, épaule contre épaule, et fit mine de prendre le chemin du château.

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MessageSujet: Re: Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*) Lun 23 Déc - 12:03



Dirk avait un an de moins que Gabriel, et pourtant ce dernier avait l’impression qu’il était déjà infiniment plus mature et intelligent que lui. Il avait l’air de savoir tellement de choses que Gabriel ne savait pas, ça lui semblait un peu dingue. De base, c’était un Serdaigle, il avait été conçu pour être intelligent. Mais en plus de cela, il semblait comme … avoir plus vécu que Gabriel. Il avait toujours des histoires à raconter, qui faisaient la plupart du temps hurler de rire le Gryffondor, autant qu’elles l’intéressaient. Mais maintenant, Gabriel se disait que toutes ces aventures que Dirk vivait, ils pourraient les vivres  à deux. Puisqu’ils étaient en couple. Par tous les caleçons de Merlin, Gabriel était en couple avec l’homme qui le faisait le plus rire au monde, n’était-ce pas une grande nouvelle ? Il avait hâte d’envoyer une lettre à sa sœur pour le lui en parler. Et il devait invoquer une réunion avec sa meilleure amie Mary, aussi, parce qu’elle aussi elle devait savoir. C’étaient les deux premières personnes qui, dans l’entourage du Gabin, devaient être au courant. Pour les autres, ça lui était un peu égal. Mais elles, elles devaient savoir. Une pensée effleura l’esprit du Lion : et si l’Aigle ne voulait pas que ça se sache ? Après tout, sa dernière réplique laissait à penser cela :

« Ou alors, on pique un peu de bouffe et on se fait un petit pique-nique privé quelque part... rien que nous deux. Y a moyen de se dégotter un endroit sympa... J'ai pas envie d'attendre la visite à Pré-au-Lard pour me retrouver en tête-à-tête avec toi, tu sais. »

Evidemment, l’idée d’un dîner en tête à tête avec l’Aiglon ne pouvait que lui éclairer le visage d’un grand sourire, évidemment que c’était une meilleure idée que ce retrouver dans la Grande Salle, aussi appelée « l’endroit le moins intime du château », mais si on lisait entre les lignes, est-ce que cela signifiait que Dirk ne voulait pas qu’on les voie ensemble ? Après tout, c’était compréhensible : deux garçons ensemble, ça pouvait soulever des esprits resserrés qui ne saisissaient pas que l’homosexualité n’avait rien de plus dérangeant que l’hétérosexualité. M’enfin cacher cela … Ce n’était pas du genre de Gabriel. Lui, il préférait le crier à tue-tête et se moquer des mauvaises langues. La main de Gabriel se serra un peu plus autour de celle de Dirk, et affichant toujours un sourire doux et heureux, et ce malgré ses récentes inquiétudes, le Gryffon fit :

« Moi non plus. Et tu sais, même pas besoin de passer par la grande salle … J’y suis jamais allé, mais Georgia Prince m’a dit un jour que les cuisines étaient accessibles depuis le sous-sol, et que les Elfes étaient très gentils avec ceux qui demandaient poliment … »

Il ne plaisantait pas, Georgia lui avait vraiment dit ça, un jour. Il n’y était néanmoins jamais descendu parce qu’il n’avait jamais trouvé la bonne occasion de le faire. Et puis la Grande Salle était un endroit où tout le monde se retrouvait, pourquoi aller manger en solitaire dans les cuisines du château si on pouvait au contraire se goinfrer avec ses meilleurs amis ? Bon, il fallait espérer qu’ils ne se fassent pas choper, parce que Dirk était tout de même préfet – Merlin, Gabriel sortait avec un préfet de Poudlard, si ça ce n’est pas la classe ! – et ça ne devait pas être très bon pour sa réputation de se faire prendre par un autre Préfet en train de se goinfrer dans les cuisines. Mais Gabriel était un Gryffondor, et les Gryffondors avaient un espèce de … un espèce de don, oui, c’est ça : ils avaient la capacité de ne quasiment jamais se faire prendre. Il fallait espérer que Gabriel puisse étendre son pouvoir à Dirk, m’enfin, il se faisait relativement confiance, tout de même. Et puis les Maraudeurs faisaient des conneries contraire au règlement toute la journée, et ce n’était qu’une fois sur trente qu’ils étaient punis. Quelle était la chance pour que Gabriel, qui ne faisait quasiment jamais de connerie, de farce, ou de tout autre truc digne des Gryffondors, se fasse lui coller ? Ça serait injuste ! Non non, ils n’allaient pas se faire prendre, ils allaient même passer la meilleure soirée de leur vie. Et ça serait la première d’une longue série de meilleure soirée de leur vie.

« Quoiqu'on fasse, ne restons pas ici. Ça commence à devenir un peu lugubre... et frisquet. »

Dirk s’était rapproché de son petit-ami en disant cela, et son contact fit frissonner l’échine de notre petit ange. S’il pouvait rester toute la journée collé à Dirk, il serait content. Enfin, il était déjà content. Il était même heureux, très heureux. Mais vous avez compris le principe, quoi. Est-ce que vous avez juste regardé Dirk un fois dans votre vie ? Il est magnifique, beau comme un dieu, Gabriel se rendait bien compte de la chance qu’il avait de sortir avec quelqu’un d’aussi attirant. Il ne se rendait pas compte, bien sûr, de toutes les convoitises que ça attirait, parce que pour lui, la tromperie n’existait pas. L’honnêteté et la loyauté étaient mères, dans son cas, en tous cas.
Dirk avait raison : le ciel s’assombrissait, et ce n’était pas très réjouissant. L’école de Poudlard la nuit était un peu flippante, elle lui rappelait les Châteaux de sorcières qui avaient bercé les contes de son enfance. Les deux garçons marchèrent alors en direction du château, main dans la main, corps rapprochés au possible.
Le cœur de Gabriel s’accéléra à nouveau au moment où ils arrivèrent devant les marches qui menaient au hall d’entrée ; au moment où ils passeraient cette porte, n’importe qui pourrait les voir, même s’ils se dirigeaient directement vers les sous-sols. C’était l’heure du dîner, le ventre de Gabriel le lui avait bien fait comprendre, ce qui signifiait que les élèves qui n’étaient pas encore dans la Grande Salle pour manger étaient en train de descendre les escaliers qui menaient directement au hall.
Gabriel, encore une fois, s’en fichait. Mais peut-être que Dirk, lui, se préoccupait de l’avis des autres ? Le Lion ralentit alors la marche, s’arrêtant devant les marches alors que Dirk était déjà sur la première. Il se plaça face à lui, levant la tête pour plonger ses yeux dans les siens ?

« Dirk, c’est officiel, hein ? On a le droit d’en parler, je veux dire, j’ai le droit de dire à ma meilleure amie que nous sommes en couple, même si elle ira probablement le répéter puisqu’elle est Mary McDonald, et que Mary McDonald adore les rumeurs ? »

Il affichait un regard légèrement inquiet, maintenant. Garder le secret face à Mary serait difficile, mais si Dirk le lui demandait, il le ferait, bien sûr. Il ferait tout pour lui, après tout, alors garder un secret n’allait pas être si difficile, si ?


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MessageSujet: Re: Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*) Lun 1 Sep - 22:15


Depuis combien de temps étaient-ils dehors ? Difficile à évaluer. Une heure ? Moins ? Plus ? C'était à la fois rapide et léger, et à la fois long et dense. Cette situation nouvelle et excitante faisait perdre à Dirk toute notion du temps. Mais qu'est-ce qu'il s'en fichait, au fond. Après tout, ne dit-on pas qu'il fallait profiter de l'instant présent ? La vie prenait plus de valeur lorsque l'on se rendait compte que chaque seconde, chaque instant était unique et qu'on apprenait à en savourer la saveur - et Dirk était bien déterminé à s'y appliquer.

Sa proposition lui trottait en tête et il imaginait déjà cet instant comme était une pierre blanche marquant réellement leur nouveau statut de couple. Il se voyait, avec Gabriel, partageant du pain à la manière du Christ, puis rire et s'embrasser. Et être heureux. Les premiers instants d'euphorie qu'ils auraient dans leur vie commune, que le Serdaigle imaginait déjà très longue et riche. Qui sait ? C'était certes rare mais des couples adolescents restaient ensemble jusqu'à la mort.

Bon, il y avait évidemment la possibilité que le Lion refuse, mais Dirk n'envisagea même pas cette éventualité tant il se serait cru dans un rêve éveillé. De même, l'Aigle se sentait tellement lié avec Gabriel qu'il était persuadé de pouvoir ressentir l'enthousiasme ou non de Gabriel, et il n'avait aucun mauvais pressentiment là-dessus. Il était en pleine confiance quand il avait fait cette proposition, et voir Gabriel sourire de toutes ses dents le conforta plus encore.

« Moi non plus. Et tu sais, même pas besoin de passer par la grande salle … J’y suis jamais allé, mais Georgia Prince m’a dit un jour que les cuisines étaient accessibles depuis le sous-sol, et que les Elfes étaient très gentils avec ceux qui demandaient poliment … »

Il ne connaissait pas personnellement cette Georgia Prince, elle lui avait toujours fait l'effet d'une allumée, voire parfois dérangée du ciboulot... mais après tout, il ne pouvait pas la juger. Néanmoins, il devait avouer qu'elle était de bon conseil dans la situation échéante. Il n'était certes pas ravi de devoir demander l'aumône à des Elfes de Maison (il n'avait rien du tout contre ces créatures, mais elles lui avaient toujours semblé stressantes) mais la cuisine semblait le meilleur endroit : nourriture à foison, chaleur et solitude -excepté les sus-mentionnés Elfes de Maison, mais passons. Dirk étant préfet, il pourrait toujours prétexter que... Il en avait aucune idée en fait, de ce qu'il pourrait prétexter, mais il improvisera. Ou mieux : personne ne les surprendrait. C'état beaucoup, beaucoup plus simple. D'humeur enhardie, Dirk pensa même que s'ils rencontraient qui que ce soit capable de cafarder ou de les punir, la personne en question se mangerait un bon gros sortilège dans la face. Etait-ce le caractère courageux de son... ô pensée soudaine, étrange et perturbante... futur partenaire. Dirk voyait loin dans le temps, mais il n'avait pu retenir cette appellation était brusquement surgie de son inconscient. Et encore, il aurait pu penser "mari" ou "époux" si cela lui avait été permis. Cette pensée anodine l'ébranla et il se rendit compte dans quoi il s'engageait sûrement.

Mais il en était heureux. Et impatient, même s'il se devait de "cueillir le jour" au quotidien (sauf dans certains cours barbants, même si en tant que Serdaigle, tout le passionnant - EN THEORIE, HUM).


Dirk glissa sa main dans celle, plus grande, de Gabriel et, épaule contre épaule, ils se dirigèrent vers le château, dont les lumières éclatantes tranchaient dans le noir qui tombait. Dirk avait toujours trouvé ce château majestueux et (un peu trop) imposant, et ne pouvait le dissocier de sa fonction d'école. Mais enfin, pour l'une des premières fois, Dirk le voyait comme un véritable foyer. Un foyer dans lequel il pourrait construire les bases de son histoire avec Gabriel. Dirk avait une vision trop sérieuse du couple, pour quelqu'un de son âge. Il voyait ses comparses sortir les uns avec les autres, rompre puis trouver de nouveau l'amour, et recommencer encore et encore. Le Serdaigle avait certes été un peu frivole avec son sex-friend (quel étrange concept, comment avait-il pu y adhérer ?), mais il s'était calmé. Après avoir vu quels dégâts sa dispute avec Gabriel avait provoqué au niveau moral, il ne pensait pas pouvoir survivre à une rupture ou même une "pause", comme on disait dans les films.

Ils foulèrent le gravier, le même gravier que Dirk avait lancé au visage SI PARFAIT de son amoureux. Cependant, il n'eut même pas un pincement au coeur en pensant à cet incident. Au final, cela leur avait permis de mieux se retrouver et d'être là où ils en étaient à présent : amoureux, âmes heureuses.

Progressivement, Gabriel ralentit le pas pour s'arrêter, alors que Dirk, dans son élan, prenait déjà l'ascension des escaliers. Il le regarda d'un air interrogatif, avec de grands yeux ronds et les sourcils arqués. Gabriel scruta le fond de ses pupilles, comme s'il voulait sonder son âme. Son air grave, presque inquiet, le mettait presque en panique, mais il se retint de montrer ce déferlement de peur. Après tout, ce n'était peut-être rien. Si l'amour était exacerbé chez lui, les sentiments négatifs étaient bien trop amplifiés également. Hypersensibilité bonjour.

« Dirk, c’est officiel, hein ? On a le droit d’en parler, je veux dire, j’ai le droit de dire à ma meilleure amie que nous sommes en couple, même si elle ira probablement le répéter puisqu’elle est Mary McDonald, et que Mary McDonald adore les rumeurs ? »

Dirk réfléchit profondément. Il n'avait pas spécialement peur des moqueries. Avec Gabriel, il serait capable de surmonter ça pendant ces deux années et demi. De même, il avait envie de hurler son amour, de se balader avec une pancarte sur laquelle était inscrit en lettres magiquement enflammées "AVEC GABRIEL, ON S'AIME" suivi de coeurs éclatants. MAIS. Car oui, il y avait un Mais, un grand MAIS en majuscules tout aussi enflammées. Pouvait-il s'afficher avec Gabriel au nez et à la barbe de Dana ? C'était sa meilleure amie, théoriquement... même s'il ne savait pas dire si leur amitié était finie ou juste dégradée. Bref, Dana avait également eu un coup de coeur pour Gabriel, tout en ignorant que Dirk l'aimait aussi (depuis bien plus longtemps, il va sans dire). Le pire, c'est qu'elle se confiait même à lui en racontant ses histoires de coeur. Situation délicate s'il en était. Dirk jubilait à l'idée d'avoir remporté cette "compétition" mais il n'était pas cruel au point de se pavaner au bras de son Jules en faisant fi de sa souffrance.

« Ne pense pas que j'ai honte d'être avec toi. Ne pense JAMAIS ça. Mais néanmoins, au début, nous pouvons juste en parler qu'à un cercle restreint ? Parce que... »

Pouvait-il amener le sujet Dana sur le tapis sans les mettre mal à l'aise ? En tant que nouveau couple, ils ne pouvaient déjà pas se permettre d'abuser sur les non-dits et les secrets.

« Parce que je pense que Dana ne le prendra pas de gaieté de coeur si elle venait à en être au courant… »

Néanmoins, il valait mieux que Dana l'apprenne de sa bouche plutôt que de bruits de couloir, mais Dirk ne pouvait se résoudre à prendre son courage à deux mains pour lui annoncer. Il était l'intellectuel, pas le courageux... et encore moins le kamikaze. Voir le visage de Dana se décomposer était au-dessus de ses forces, mais cette compassion était le signe qu'un reliquat d'amitié persistait en son coeur (coeur dans lequel Gabriel prenait toute la place au point d'écraser tous les autres).

« Alors d'ici là qu'on lui apprenne, je pensais que ce serait plus simple... Et puis je veux juste partager ça avec toi pour le moment. Genre, tu sais, "amants secrets". »

Il insista sur ces deux derniers mots, le sourire en coin. Rien que dans ces deux mots transparaissait toute la passion qu'il voulait vivre.

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Rédemption (Pv. Gaby l'amour de ma vie *0*)

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