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Run...If You Can [ Rabastan Lestrange ] Gore assuré /!\

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MessageSujet: Run...If You Can [ Rabastan Lestrange ] Gore assuré /! Ven 24 Aoû - 15:45

~ RUN....IF YOU CAN ~




Mardi matin en ce levant, Vladimir s'était étiré. Longuement. Il avait fait rouler ses épaules, puis fait craquer ses doigts, son cou, et après avoir enfilé son uniforme de bon élève très respectueux, il était parti suivre sa journée de cours habituelle. Tout allait pour le mieux. Il ne s'était pas encore énervé, n'avait pas encore été désagréable, et il se sentait...détendu. Lev et Ivana n'en revenaient pas : le russe était calme et il plaisantait même ouvertement sur des sujets qui , habituellement, le faisait grincer des dents. Il s'était donc assis pour le petit-déjeuner, avait engouffré quelques pancakes, du bacon, et des oeufs et lorsqu'il avait tourné son regard vers la table voisine où une fameuse blonde anglo-russe était assise... son calme vola en éclats. Son poing s'écrasa sur le bois de la table, et fort heureusement les conversations alentours couvrirent le bruit que provoqua l'impact. Il y eut des soupires de lamentations : la journée avait si bien commencé, et le russe avait été de si bonne humeur. Et dire que cette joie n'avait été qu'éphémère...
Si Vladimir s'était énervé et rapidement emporté dans une colère dévastatrice, s'était la faute d'un certain élève qui semblait se faire un plaisir d'échapper aux griffes des serpentards la plupart du temps. Trop rapide et futé pour se faire prendre par la majorité des serpents, Gorgoyan qui était à présent en cinquième année et revêtait les couleurs des Gryffondors. Un sang-mêlé : il ne manquait plus que ça pour faire enflammer le russe qui avait quitté la table des Serpents avec les idées sombres. Il avait vu le Gryffondor en compagnie de la belle blonde, et à en juger par les sourires qu'ils s'étaient adressés, et le baiser sur la joue que Victoria lui avait donné... Gorgoyan n'était pas un simple ami. Rageur, il avait démoli le premier élève qui lui était tombé sous la main, mais décidant qu'il n'était pas sain pour ses nerfs de frapper la mauvaise personne , il décida d'évacuer le trop plein de colère qui courrait dans ses veines en s'en prenant directement au coupable. Mieux. Bien mieux. Seul problème : vu les informations que son allié secret lui avait donné, Gorgoyan n'était pas le plus facile à attraper! Se confortant dans l'idée que si Lestrange avait pu le faire, lui aussi, Vladimir attendit donc le moment propice. Et ce fut Vendredi, qu'il arriva...





Vladimir traversait le couloir du sixième étage, sa baguette dans une main et un gros sac en toile marron qu'il tenait par dessus son épaule comme un sac à patates. Une cigarette au bec, le russe avait envoyé sa mauvaise humeur au placard et le sourire qui s'était collé sur son visage ne pouvait être un bon présage. Du moins, pour les autres. Lui, il lui semblait que la soirée ne pouvait pas mieux se dérouler. Quoique, il était encore tôt pour le dire. Etant très bien renseigné, Vladimir savait que Gorgoyan devait sortir de la salle d'Etudes des Runes dans cinq minutes et quarante-six secondes. Il ignorait les raisons de sa retenue, mais elle ne pouvait pas tomber plus à pic ! Aussi, il dissimula son sac à....objets non-violents...dans un placard juste à côté des toilettes des garçons, et scella la porte avec un sortilège de sécurité. Pas question qu'on lui vole son précieux équipement. Il n'attendit pas plus longtemps avant de se poster juste dans l'angle du couloir qu'emprunterai Gorgoyan pour rejoindre sa salle commune. Si le russe ne pouvait compter sur ses connaissances concernant les passages secrets et les pièces qui pouvaient exister à Poudlard, il pouvait compter sur l'effet de surprise. Même si Gorgoyan était futé, il ne pouvait pas être plus rapide que lui. Le russe se montrait patient, et lorsqu'enfin sa montre afficha l'heure de la fin de la retenue, un bruit de porte grinçante retentit. Les pas de Gorgoyan se faisaient déjà entendre...




- Oh, allez ...! T'as bien une préférence ? railla Vladimir.

Gorgoyan se trouvait ficelé comme un saucisson par terre, à genoux et les mains liés dans le dos. Il regardait le jeune Dimitrov avait un regard haineux et arrogant, le menton levé en signe de défi. Sa respiration était forte, et le sang coulait déjà de son nez, et de sa lèvre magnifiquement fendue. Vladimir repris la batte qu'il avait laissé par terre après l'avoir sortie du sac en toile, il la prit comme s'il allait frapper un cognard dans l'air et fit le mouvement exacte.

- Rapide comme l'éclair! Suffit de bien viser, et en un seul coup t'es KO, tu sentiras la douleur juste un instant et tu tomberas dans les pommes ensuite. Enfin, ça c'est quand on vise bien! Sinon....

Mais le russe ne poursuivit pas, et eut un sourire carnassier. Il refit le même mouvement avec la batte juste à côté de la tête du Gryffondor. Puis, reposa la batte par terre en voyant que Gorgoyan était pas convaincu. Il prit une sorte de marteau que lui avait offert son père quand il était jeune - sur le dessus était marqué la devise familiale, comme sur tous les armes des Dimitrov. Le passant d'une main à l'autre comme pour le peser, il s'accroupit devant le gryffondor et lui mit sous le nez.

- Et ça ? Il te plait ? ... Je te l'accorde, c'est un outil barbare. Mais il a tout son charme...non ? fit-il avec un large sourire.

Il se fana bien vite en voyant que Gorgoyan ne disait rien et maintenait son regard droit dans les yeux du serpentard. Vladimir se releva, et donna un coup de pied vicieux juste au niveau du menton du jeune homme. Il poussa un gémissement et tomba en arrière.

- Monstre! cria-t-il en crachant par terre. Retourne dans ton sale pays de brutes!

Vladimir soupira, l'air faussement contrit. Il se dirigea vers le sac, et en sorti une bouteille de vodka, ainsi que du citron. Mettant la bouteille sous son bras, il pris le couteau qu'il avait toujours caché à la ceinture, et découpa le citron en deux. Il revint vers Gorgoyan avec un sourire.

- Tu ne sais vraiment pas apprécier les bonnes choses bouffondor.. Mais soit, puisque tu persistes à vouloir souffrir, je vais t'accorder ce plaisir. Et en plus ça rime. Magnifique.

Il déposa la bouteille de vodka qu'il venait d'ouvrir par terre. Puis, dépliant le petit couteau, Vladimir le pointa sous la gorge du Gorgoyan.

- On dirait que pas mal d'élèves aiment parler sur le dos des russes. Alors du coup, j'ai amené une spécialité de là-bas.

Vladimir lui enleva ses chaussures, ses chaussettes, et ne tarda pas à fendre la peau tendre du gryffondor juste au niveau des orteils et du talon. Le jeune futé serra les dents et réussit à étouffer le hurlement de douleur qui lui vint. De toute façon, il le savait, il était trop tard pour que quelqu'un lui vienne en aide. Il n'y avait personne dehors. Puis, dans la même seconde fit couler le citron acide sur les plaies. Gorgoyan se plia de douleur, gémis, se tortilla mais Vladimir maintenait son pied bien fermement dans sa main. Puis, avec un sourire sadique, prit la bouteille de vodka et la fit elle aussi couler sur le pied de Gorgoyan. Sa victime commençait à avoir les larmes aux yeux, et Vladimir se releva, le laissa respirer un peu. Il ne s'agissait pas de l'achever, mais juste de l'amocher - très - légèrement. Dans la foulée, le Dimitrov but une gorgée de vodka avant que la porte des toilettes ne s'ouvre. Il sortit sa baguette d'un rapide mouvement. Comment quelqu'un avait pu défaire le sort qu'il avait jeté à la porte des toilettes des garçons ? A moins que cette personne ne connaisse la Magie Noire... Hm...



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MessageSujet: Re: Run...If You Can [ Rabastan Lestrange ] Gore assuré /!\ Ven 24 Aoû - 18:26

    La journée lui avait paru terriblement longue. Entre les cours, les recherches, les Gryffondors les plus entreprenants à brimer, les Serdaigles les plus coincés à activer, les Poufsouffles à houspiller et les Serpentards les moins prudents à freiner... Sans parler du conflit avec Gaël... Celui avec O'Connel n'entrait, par contre lui, pas en ligne de compte : ça c'était un petit plaisir quotidien. Lui user les nerfs tout en douceur... Le dernier vrai coup l'avait mis de bonne humeur une semaine entière : Slughorn avait peu apprécié ce qu'il avait lu dans leur échange de lettres. Les autres professeurs seraient mis au courant. C'était parfait. Oh ça ne changerait pas grand chose : ceux qui appréciaient déjà O'Connel lui trouverait des excuses. Mais c'était un bon précédent pour son futur mauvais pas.
    Pour être absolument objectif, il faut préciser que cette journée ressemblait à beaucoup d'autres qui ne lui avaient pas paru si pénibles. Seulement celle-ci avait vu son commencement salué par l'arrivée d'un hibou de son frère et les nouvelles qu'il délivrait, habilement dissimulées, avait soufflé sur les braises d'une frustration jamais tout à fait éteinte. Ce qu'il pouvait haïr le château parfois... Ce qu'il pouvait haïr Dumbledore et ses foutues règles. Parfois il en voulait même terriblement à son oncle de continuer à l'envoyer à Poudlard. C'était peut-être formateur, préparait à ce qu'il faudrait faire dans les années à venir. Mais c'était aussi écœurant et étouffant. Humiliant même ! Et puis s'il voyait l'intérêt de dissimuler certaines choses, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'on en faisait un peu trop en ce qui concernait Poudlard. Pourquoi ne pas faire plus pression sur le Directeur pour commencer ? Et sur les familles qui se montraient un peu trop tièdes sur l'application des principes traditionnels ? Pourquoi ne pas imposer d'une manière ou d'une autre des professeurs corrects ? Morgane ! Pourquoi étaient-ils obligés de partager tant de temps avec des sangs-de-bourbes ?! Il ne fallait pas s'étonner après de l'épidémie de trahisons qui suivait : avec l'exemple des mous bienheureux, un jeune Sorcier un peu paresseux pouvait trop facilement choisir de suivre la voie de la facilité. Ca n'excusait en rien des actes impardonnables, naturellement, mais on pouvait au moins tenter d'arrêter l'hémorragie. Eh bien non ! Il fallait continuer à suivre des règles d'influence
    moldue... Erk !

    Mais tout n'était pas perdu pour ce jour-ci. D'après les récentes lettres qu'il avait échangées avec Dimitrov, celui-ci allait se mettre Gorgoyan sous la dent le soir-même. Gorgoyan... Ce genre de héros miniature bien plus futé et résistant que la moyenne et qui vous offrait donc des possibilités triplées pourvu que vous ayez réussi à l'attraper. Ce qui arriverait, il n'en doutait pas : le Gryffondor rentrerait seul d'une retenue, Vladimir le savait. Et Lestrange ne doutait pas que le Russe saurait se saisir de cette opportunité pour laver les insultes proférées contre son pays ; encore que le Serpentard se souciait assez peu des raisons qui pouvaient pousser Dimitrov à vouloir passer ses nerfs sur Gorgoyan, tant le fait lui paraissait naturel et aller de soi. Il avait songé lui-même à s'offrir un petit tête-à-tête avec le Gryffondor tant la dernière fois lui avait laissé de bons souvenirs. Mais il était tenu de faire ses rondes, et celles qu'on lui avait affectée pour la nuit ne se trouvait pas du bon côté du château pour tendre un piège à Gorgoyan. Il aurait pu faire un crochet, mais mieux valait garder ça pour les jours où il en aurait réellement besoin et éviter de donner à O'Connel le moindre argument, le plus minime soit-il, contre lui. Alors si son officieux allié pouvait profiter de l'information et de la chance de mettre les griffes sur le cinquième année... Tant mieux.
    Et s'il pouvait en profiter pour voir enfin dans de bonnes conditions de quoi le Russe était capable, c'était mieux encore. Or s'il avait oublié de lui demander le lieu des réjouissances, Rabastan ne voyait pas plus de quatre endroits où une personne connaissant peu Poudlard s'isolerait et qui soient sur le chemin que devrait prendre Gorgoyan.

    Le deuxième lieu, c'était justement celui devant lequel il venait de s'arrêter. La porte était fermée, pas un son ne s'en échappait : ce qui ne signifiait strictement rien. Connaissant assez Dimitrov dorénavant, sans compter le fait que la Magie noire fût enseignée à Durmstrang, Rabastan ne tenta pas d'ouvrir la porte et se contenta de l'observer un instant. Elle semblait normale. Sauf si on observait les ombres jetées par l'embrasure et les moulures du bois. Car des ombres normales ne frémissent pas. Avec un sourire satisfait, le jeune homme leva sa baguette pour lever le sortilège. L'instant d'après, il tombait sur une scène qui eut le don de lui tirer immédiatement un sourire. Gorgoyan saucissonné et déjà assaisonné...
    Lestrange ne tint pas compte de la baguette levée prudemment vers lui et baissa la sienne, un sourcil levé de fausse surprise.


    -Tiens.. Dimitrov.

    Et voilà pour l'entrée en matière, à part le léger signe de tête, il n'y aurait pas plus de salutations. Perte de temps alors qu'il interrompait une scène prometteuse. Rabastan avait déjà refermé la porte derrière lui, effectué le même sort qui en avait interdit l'entrée un peu plus tôt. Et lorsqu'il se tourna de nouveau vers les deux autres garçons, ses yeux n'avaient rien perdu de la joie gourmande qui les avait habité depuis qu'il avait passé le pas de la porte. Du sang et des larmes d'entrée... Quel accueil. Le Serpentard ne retint pas un sourire en coin appréciateur.


    -Déjà commencé ?... Alors c'est ça la poésie russe .. ?

    Cela ressemblait diablement à des leçons anglaises. Mais qu'importe la manière et le nom. L'important c'était les actes. Et en fait d'actes, Lestrange s'accroupit pour être au niveau du Gryffondor, dont les yeux déjà humides le ravissaient. Ce qui se vit probablement, son sourire s'élargissant nettement sans qu'il ne s'en rende compte. Progressivement, son air habituellement retenu, fermé ou hautain semblait fondre. Un chat au soleil : la volupté et la folie comprises.

    -Hey Gorgoyan... Ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus... Tu as bonne mine., fit-il remarquer faisant claquer la joue de Gorgoyan d'une petite tape sèche donnée du bout des doigts, du genre qu'on donne négligemment aux sales gosses. On va passer une soirée.. très instructive, tu vas voir. Vladimir ici présent va nous faire la démonstration de l'art lyrique slave. Ça promet pas vrai ?

    Comme il n'attendait aucune réponse, le Serpentard se releva à peine sa question posée. Il n'y avait de toute manière qu'un seul véritable interlocuteur dans cette pièce, une seule autre "personne". Le Gryffondor n'était déjà plus qu'un jouet. Et la nuit ne faisait que commencer ! D'autant qu'il y avait comme du suspens ce soir : qu'allait bien pouvoir faire Dimitrov ? Non pas qu'il sous-estimât la capacité du Russe à offrir des sensations terribles à Gorgoyan, mais Rabastan était curieux de la manière dont il s'y prendrait. Après tout, il était rare qu'il puisse partager ce genre de plaisirs aussi librement avec quiconque, Bellatrix exceptée. Même au sein des leurs, très peu semblaient sensibles à ce que ce genre de jeux pouvait avoir d'excitant et de jouissif. En fait, il y en avait même un certain nombre qui fronçait fort du nez dès qu'on laissait couler une goutte de sang ou qu'on cherchait plus d'originalité qu'un Doloris. Et chez les autres... Visiblement ils tenaient plus ça comme un moyen qu'une fin en soi. Bah ! Les goûts et les couleurs...

    -Désolé d'avoir retenu ta muse.

    Ce disant, le jeune homme rejoignait l'embrasure de la fenêtre pour s'y assoir confortablement afin d'assister à ce qui allait probablement s'avérer un spectacle délicieux. Il fit un mouvement de menton vers la bouteille et le fruit.

    -Vodka citron... ? Vous ne rajoutez pas un peu de sel des fois ?

    La question avait été posée du ton le plus innocent qui soit. Le sourire à peine rentré l'était un peu moins.
    Il sortit une cigarette issue de la prestigieuse entreprise sorcière turque Tatlilik. Depuis que les Chèvres lui avaient volé sa pipe, il avait fallu trouver un moyen temporaire de calmer la frustration de la fumée. Ca ne valait pas l'objet séculaire, mais le goût en était agréable et le dessin ambiguë des fumerolles bleutées tout autant. Aspiration, expiration voluptueuse : c'était un parfait début de soirée.
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MessageSujet: Re: Run...If You Can [ Rabastan Lestrange ] Gore assuré /!\ Dim 26 Aoû - 16:17

Il n'avait eu aucun mal à entrer, déliant les sorts que le russe, lui-même, avait lancé sur la porte pour la fermer. Il avait rajouté d'autres sorts pour que les cris de Gorgoyan ne percent pas les murs et la porte. Mieux valait être prudent : Vladimir l'était toujours pour des situations comme celles-ci. Un peu moins lorsque le sang lui montait directement au cerveau, et que ses nerfs le poussait à frapper directement et sans attendre, comme c'était déjà arrivé depuis le début de cette année. Trop d'élèves anglais avaient osé insulter la Russie à son goût, et il lui était difficile de se retenir. S'il avait été plus sage, il lui aurait fallu simplement attendre jusqu'à pouvoir se venger sur les coupables , mais Vladimir bien qu'il était rusé, n'était pas patient. Et son manque de self-control le poussait parfois à laisser éclater sa colère sans prendre de précautions. Fort heureusement, lorsqu'il s'agissait d'offenses telles que celle de Gorgoyan, le jeune Dimitrov s'armait alors de patiente - prenant ainsi le temps de bien réfléchir à la meilleure manière de punir le coupable - , et attendait jusqu'à pouvoir se défaire de sa rage. Gorgoyan avait donc décroché le gros lot : il n'y avait de plus terrible affront que celui dont il s'était rendu responsable. Si Vladimir agissait parfois comme un goujat envers la gente féminine - attitude qui était venait surtout du fait que le russe n'avait pas se qu'il voulait - , il tenait par contre à définir des principes concernant les femmes qu'il se faisait un devoir de respecter. Comme son père le lui avait enseigné, les femmes bénéficiaient d'une place à part entière dans la société, et surtout dans une famille : aussi, le patriarche des Dimitrov avait mis un point d'honneur à respecter son épouse, autant devant ses enfants qu'ailleurs, et avait bien rentré dans la tête de son fils que les femmes étaient des choses sacrées. Vladimir, pourtant volage tant il détestait l'idée de se caser définitivement, était très respectueux : vous ne le verrez jamais sortir avec une ex-copine ou soeur d'un de ses amis, et pas question de lever la main sur une femme quand bien même elle pouvait être insupportable. Vladimir avait toujours été affectueux et attentionné envers Victoria pendant leur relation : compensant ainsi sa sale manie de toujours vouloir tout contrôler.

Alors quand un autre homme s'approchait un peu trop près de ce qu'il convoitait, et avait d'ailleurs déjà possédé, le russe pouvait devenir fou de colère. Ce qui était présentement le cas, bien qu'il sache contrôler ses paroles et ses gestes afin de ne rien laisser paraître de sa rancoeur envers le gryffondor étalé par terre, saucissonné et pleurnichant. Mais à ce moment-là, Vladimir se préoccupa plus de Lestrange que de sa victime. Le préfet le salua par un signe de tête, nullement surpris donc de sa présence. Et c'était bien normal étant donné qu'il était lui-même sa source concernant le gryffondor, et ainsi donc son complice. Mais le russe n'ignorait pas la raison cachée de sa présence : ils étaient alliés, mais n'avaient encore jamais partagé un moment comme celui-ci. Il fallait bien s'assurer que les deux sorciers étaient fait de la même matière : la violence. Et si Vladimir d'habitude n'aimait pas qu'on le test, pour la simple et bonne raison que c'était remettre en question tout ce qu'il était , il ne s'en formalisa pas cette fois-ci : ils ne se connaissaient que peu, malgré leurs conversations et leur alliance. Vladimir voulait bien cette fois-ci prendre sur lui pour que Rabastan vérifie par lui-même qu'il n'était pas un "imposteur". Mais pas question de ne pas y trouver un intérêt : lui aussi allait voir un peu de quoi Rabastan était capable. Il le regarda s'accroupir pour se mettre à la hauteur de Gorgoyan, et lui tapoter la joue de façon humiliante. Cela lui rappelait son enfance où on lui tirer les joues en lui parlant comme s'il était idiot. Les adultes faisaient souvent ça, et cela tira un sourire à Vladimir. Car dans ce contexte-là, c'était Gorgoyan l'enfant, et eux les adultes.

- Non, je t'ai pas attendu. Tu comprends pourquoi.., répondit Vladimir à sa remarque.

Il arborait un sourire carnassier. Mais Rabastan ne s'attarda pas près de Gorgoyan, semblant tout de même apprécier ce qu'il voyait. Vladimir s'approcha du sac en toile pour reposer la vodka par terre tandis que le préfet se dirigeait vers la fenêtre pour s'assoire sur le rebord. Vladimir ne le suivit pas des yeux, s'afféra à d'autres choses. Pas question de rester les bras ballants comme l'aurait fait certains. Tandis qu'il fouillait dans le sac pour trouver ce qu'il cherchait, Rabastan lui posa une question qui fit sourire encore plus largement le russe. Du seul. Si, évidemment qu'il y avait pensé. Il en avait même pris, mais il voulait l'utiliser pour autre chose. Vladimir se releva avec une boîte en bois clair dans la main. Des cigares russes. Rabastan lui avait donné une idée.

- Bien vu. Mais c'est pour après, répondit-t-il. Regarde plutôt...ça ...

Il s'approcha de Rabastan et lui ouvrit la boîte sous le nez. De vrais cigares russes, faits par des sorciers, une ancienne famille russe qui avait ouvert toute une industrie de cigares mais qui n'étaient vendus qu'à des sangs-purs. L'entreprise fonctionnait au bouche-à-oreille. Et les Dimitrov avaient toujours adoré leurs cigares : le père de Vladimir collectionnait les cigares du monde entier. Autant il détestait les moldus et leurs inventions, autant les cigares qu'ils pouvaient inventer étaient une réelle exception. Vladimir ne voyait pas de mal à piquer de temps en temps des cigarettes à ses victimes moldus s'il n'en avait pas faites par des sorciers. Ce n'est pas comme s'il allait les acheter en boutique, et il subtilisaient aux moldus et s'en servait souvent pour s'amuser avec eux.

- De vrais cigares russes, et sorciers. De vraies petites merveilles, expliqua le russe en souriant largement. Prends....ajouta-t-il à l'intention de Rabastan.

Ça sonnait presque comme un ordre tant sa voix était rude, mais il n'en était rien. Vladimir avait juste la façon indélicate des russes de parler à leurs semblables : il aurait suffit de le voir recevoir des invités pour le comprendre, toujours à dire " Mange ça", "Prends ça", "Bois ça", "Goutes ça".
Vladimir se tourna ensuite vers Gorgoyan, prenant un cigare dans la boîte et la déposant à côté de Rabastan, sur le rebord large de la fenêtre. Il avança alors vers Gorgoyan.

- Tu vois bouffondor, je vais t'apprendre à fumer un vrai cigare, fit-il en se postant juste au dessus de lui, le dominant de toute sa hauteur. Tu prends le bout du cigare, tu le coupes - il ressortit son couteau d'un geste sec et coupa le bout avec expérience - , pas la peine de trop en couper. Normalement, on le coupe pas avec un couteau, mais pour les experts c'est permis. Il faut une coupe nette et franche tu vois...un peu , comme ça , ajouta-t-il en tranchant le visage du gryffondor, juste au niveau du sourcil pour que le sang lui coule dans l'oeil et le fasse crier de douleur - . Tu vois, pas d'hésitation. Coupure nette. Ensuite, tu allumes...mais en douceur, pas comme un excité. Doucement, le temps que le cigare chauffe et que la fine bande au bout devienne rouge. C'est comme une femme : faut de la patience pour l'allumer, tu fais ça en douceur, et ensuite... tu tires quelques bouffées tranquilles avant de passer aux choses sérieuses.

Vladimir avait un sourire de gosse en se tournant vers Rabastan. Il prit sa baguette, et avec un sort informulé alluma le bout de son cigare, doucement comme il l'avait dit. Puis, fronçant les sourcils en se tournant vers Gorgoyan, il s'accroupit.

- Je sais pas s'il est assez chaud....

Il prit le cigare et l'écrasa sans trop de violence sur la cheville de Gorgoyan. Il ne voulait pas casser le cigare, et il laissa la chair brûler un moment, l'air pensif.

- J'ai un trou de mémoire. Dis Lestrange, tu t'y connais toi en cigare hein ? Tu crois qu'il est assez chaud comme ça ?
demanda-t-il faussement ignorant.

Gorgoyan criait à la mort et recommença à pleurer, le corps tendu.

- Arrêtes merde ! Arrêtes ! hurla-t-il.

Vladimir n'y fit même pas attention. Il enleva le cigare, le fit chauffer encore un petit peu. Puis, recommença à faire brûler la peau du gryffondor.

- Aaah...cette odeur de chair grillée, ça me donne envie d'un bon steak! grogna Vladimir.

Il se releva , coinça le cigare entre ses lèvres, en tirant des bouffées qu'il rejetait par le nez. Vladimir fumait comme un pompier, il était normal qu'il ait de l'expérience. Puis, pointant sa baguette vers le sac ... "Accio" et le sel et le marteau s'envolèrent d'eux-même jusqu'à lui. Il prit le sachet de sel et le lança aux pieds de Rabastan. Comme tout russe superstitieux, Vladimir n'aimait pas passer le sel de main en main, donc il lui lançait à ses pieds. Une sorte de compromis. Vladimir avait ce genre d'habitude, hérité de son pays, comme jeter le sel par dessus son épaule. C'était presque un réflexe, même s'il n'y croyait pas. Sa mère était très superstitieuse, elle. Du coup, le jeune homme avait sans aucun doute finit par prendre l'habitude.

- Y a pas de raison pour que tu t'amuses pas aussi, lança-t-il.

Puis, se remettant à la hauteur de Gorgoyan, Vladimir déchira la chemise du gryffondor, découvrant ainsi un torse imberbe. Il fit glisser la lame du couteau le long de ses cotes, traçant des lignes parallèles, ou à peu près. Le russe fit ensuite couler le citron tout du long. Gorgoyan se tortillait, hurlait, mais les deux sorciers s'en pourléchaient.

- Arrêtez ! Je ferai ce que vous voulez! Mais arrêtez ! gémit-il.

Le russe haussa un sourcil, se tourna vers Rabastan.

- T'entends ça ? fit-il avec bonne humeur. Il est mignon..., railla-t-il.


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MessageSujet: Re: Run...If You Can [ Rabastan Lestrange ] Gore assuré /!\ Dim 26 Aoû - 19:59

    Aucun empressement. C'était déjà ce qui ressortait de la réponse à question rhétorique que Vlad lui avait posée : "Assez chaud ? Dans le doute... on peut laisser chauffer encore un peu." Non pas le moindre empressement. Pour quoi faire ? Les cris de Gorgoyan continuaient de lui couler mélodieusement dans les oreilles. Il n'y avait aucune raison de se presser. Il descendit de son perchoir, tira une nouvelle bouffée de sa cigarette qu'il déposa soigneusement sur le bord de la fenêtre dans le désir évident de la récupérer et de la finir un peu plus tard. Le cigare offert avait déjà rejoint une poche intérieure. Il se saisit du sac de sel à ses pieds alors que Vladimir s'attaquait artistiquement aux côtes du Gryffondor, sortant lui-même un flacon de ditany d'une poche, baguette à la main. Et ce fut le moment que choisit Gorgoyan pour prétendre rendre les armes. Allons allons, pas si vite... La moue boudeuse qui lui était venue aux lèvres s'évanouit en un sourire en coin complice face à la bonne humeur de son condisciple. Bien sûr que Gorgoyan était à croquer...

    -J'ai du mal à le croire... Pas toi ?, rétorqua-t-il alors d'un mesuré et dubitatif. Les Gryffondors sont courageux et celui-ci craquerait si vite ? A mon avis il ment. Je suppose qu'il doit avoir un plan en tête pour éviter d'avoir à payer correctement ses erreurs...

    De nouveau il était accroupi devant le garçon. Mais aucun sourire cette fois, juste une expression réprobatrice.

    -C'est pas bien Gorgoyan... Tu te fiches de nous...

    Et cette fois-ci ce ne fut pas une petite tape, mais une vraie droite. Sans prévenir et sans y avoir vraiment réfléchi. Pour le plaisir d'abord donc. Et finalement pour le côté pratique aussi, assommant à moitié le Gryffondor, assez pour que l'autre ne réagisse pas tout de suite quand il lui saisit la mâchoire d'une poigne assez forte pour lui ouvrir la bouche et tirer sa langue qu'il maintint entre ses doigts d'un étau de fer, sans se soucier ni de faire mal, ni de la salive qui lui coulait sur les doigts. S'il avait été un peu sonné, Gorgoyan semblait s'être complètement réveillé, roulant des yeux, tentant d'échapper à l'emprise de Rabastan en tirant la tête en arrière. Comme c'était prévisible...

    -Puni par où on pèche..., susurra tendrement le Serpentard, qui donna une pichenette dans le menton du Gryffondor pour le punir d'avoir presque réussi à se libérer : pichenette qui eut pour résultat de le faire se mordre un peu la langue, arrachant un bref gémissement au pauvre cinquième année. Lestrange lui ne semblait pas plus se soucier du sang qu'il ne s'était soucié de la bave, raffermissant d'autant sa prise. Attention à ne pas te mordre la langue, je ne pourrai plus rien garantir sinon... Allez bouge pas, ce sera pire...

    Par goût, Rabastan préférait toujours l'usage de la magie aux outils. Ainsi la coupure nette et franche qui entailla la langue ce fut un sort informulé qui la provoqua. Gorgoyan s'était cambré, soufflant fort par les narines, les yeux paniqués mais ne faisant pas un geste. C'était là qu'il allait falloir faire œuvre de doigté : mettre le sel rapidement et refermer l'entaille par-dessus à l'aide de ditany avant que la langue ne lui échappe sous le coup des convulsions ou que l'autre ne se la coupe bêtement. Il en fronçait les sourcils de concentration, mais en quelques gestes rapides, c'était fait et le Sorcier s'écarta vivement pour ne pas être victime des soubresauts du Gryffondor. Soubresauts qui lui tirèrent son premier vrai rire de la soirée, encore que celui-ci, même parfaitement joyeux, fût encore silencieux. Le pauvre Gorgoyan ressemblait lui à un poisson hors de l'eau, toujours saucissonné mais tressautant de manière incontrôlée et la bouche ouverte inspirant de grandes goulées comme si cela pouvait l'aider à échapper à la douleur qui lui brûlait la langue. Malheureusement pour lui, ses gémissements n'étaient pas de nature à attendrir ses deux bourreaux, bien au contraire.
    Le rire lui était passé mais il savoura encore quelques minutes la scène, les yeux mi-clos de satisfaction mauvaise - après tout s'il avait "le droit" de s'amuser, alors il le faisait à sa façon - avant de lever sa baguette pour immobiliser totalement sa victime d'un petrificus totalus informulé, ce qui n'empêchait nullement celle-ci de frissonner nerveusement. Rabastan entreprit alors de se saisir de nouveau de la langue du Gryffondor, la rouvrir pour en extraire le sel poisseux de sang. Et refermer de nouveau. C'était une chose indispensable à Poudlard, savoir soigner correctement ses souffre-douleur ou faire souffrir sans laisser de trace. Certaines apparences devaient être maintenues. Mais en l'occurrence, soigner si vite Gorgoyan tenait beaucoup plus d'un jeu pervers venu à l'esprit du Serpentard qu'à une volonté de nettoyer ses basses œuvres avant la fin du spectacle.

    D'un nouveau mouvement de baguette, il rendit sa liberté de mouvement au Gryffondor, du moins autant qu'il était libre de bouger malgré ses liens. Lestrange prit alors la tête du garçon entre ses deux mains pour la maintenir fermement à sa hauteur.


    -Voyons si tes dispositions ont changé..., reprit-il alors d'un ton tout de miel. Un ton qui lui venait pourtant tout à fait naturellement, sans hypocrisie Mais pourquoi non ? Quel agréable moment ils passaient tous... Un peu plus honnêtes ? Tu as dit.. que tu ferais tout ce qu'on voudrait... Pas vrai ?Et... Et tu as l'air de bien aimer te payer la tête des Serpentards, hein pas vrai Gorgy ? C'était déjà un problème la dernière fois qu'on s'est vus je crois. Alors. Je veux... Je veux que tu nous insultes. Mais attention fais-le bien : une belle insulte, de celle que tu n'oses pas lancer d'habitude devant nous, même toi. Plutôt du genre des plaisanteries que tu peux faire avec tes amis... Du genre qui vous font rire.. T'as pas envie de rire Gorgy ? … Ca a l'air d'être ton truc pourtant. Allez montre-nous ton humour, détends l'atmosphère... Et pas de mensonge surtout hein.. Sinon il va falloir te désinfecter encore la bouche.

    Il avait pris un air presque désolé en prononçant ses derniers mots, sans trace d'ironie ou de moquerie.
    Ce n'était qu'une mise en scène vicelarde : quoi qu'il réponde ou pas, le Gryffondor allait souffrir. S'il insultait les Serpentards, il faudrait bien lui apprendre quelles étaient les conséquences. Et s'il ne le faisait pas, il faudrait bien lui apprendre à obéir sans réfléchir ni rechigner. Sûrement cela n'échapperait pas à Dimitrov. Il avait observé que la douleur, lorsqu'elle devenait automatique et répétitive après certains actes ou évènements, semblait avoir un impact extraordinaire sur le comportement. A force de pousser une victime à mentir et à systématiquement la punir pour cela, il semblait que même lorsqu'on ne la menaçait plus, même lorsqu'elle semblait en sécurité, quelque chose la retenait de faire ce pour quoi on l'avait souffrir. Bien sûr cela dépendait de la force de volonté de la personne en question, du temps et des moyens qu'on avait mis à lui inculquer ce qu'on voulait, et de la nature de ce qu'on voulait lui inculquer naturellement. Mais le fait était là, et terriblement pratique pour réduire au silence un certain nombre...
    Oh inutile d'attendre une réponse rapide, Gorgoyan avait certainement besoin d'un petit moment pour se remettre, pour décider s'il en était encore là, pour être capable de parler de nouveau aussi. Alors Lestrange prit le temps de retourner à sa place première, récupérant sa cigarette, l'œil curieux, attentif et... terriblement paisible.
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MessageSujet: Re: Run...If You Can [ Rabastan Lestrange ] Gore assuré /!\ Mer 29 Aoû - 16:27



Rabastan semblait vouloir prendre son temps, à l'instar de Vladimir, et il n'y avait rien d'étonnant à cela. C'était une procédure commune dans ce domaine-là, car si l'on ne prenait pas assez son temps, tout le plaisir en était gâché. A quoi bon se presser ? Ils avaient tout le temps du monde pour faire passer à Gorgoyan un moment...inoubliable ? Vladimir avait tracé de jolies lignes sur la peau tendre des côtes du gryffondor, coupant profondément la chair où bientôt le liquide acide vint s'infiltrer dans les plaies, déclenchant par la même occasion les cris de Gorgoyan. Mais celui-ci fut très pris soudainement : le russe observa Rabastan ouvrir la bouche de l'élève et couper sa langue pour ensuite mettre le sel et refermer la plaie. Gorgoyan fut pris de soubresauts, et les deux bourreaux s'écartèrent à temps. Vladimir eut un sourire appréciateur.

- On dirait que les valeurs de Gryffondor sont à revoir : votre cher Choixpeau a du faire une erreur avec Gorgo', parce qu'il ne vaut pas plus qu'un Poufsouffle apparemment...

Vladimir tira une bouffée de son cigare, le marteau tant redouté à ses pieds, juste posé sur le sol. Gorgoyan y avait jeté plusieurs coups d'oeil, ce qui amusa grandement le russe. Oh oui, il le redoutait... Fort heureusement pour lui, ça devrait attendre. Rabastan semblait avoir une idée qui méritait qu'on y porte de l'attention. Ce qui perturba le russe, sans pour autant le choquer mais qui le rendit curieux, c'était la façon presque digne d'un professeur que le préfet employait. Il n'était pas brutal dans ses paroles, loin de là et sa voix était presque doucereuse, sans être mielleuse, mais il avait ce calme redoutable, qui pouvait faire frissonner une victime si facilement que Vladimir en fut admiratif. Il lui parlait comme à un enfant, chose humiliante lorsque l'on était un adolescent ou tout juste un homme, mais le pire - ou plutôt le meilleur, tout dépendant de l'angle sous lequel on se plaçait - était sa manière de lui donner des conseils : ne pas se mordre la langue, ne pas bouger... Des conseils pour ne pas trop souffrir, tout ça de la bouche de son bourreau. Plutôt comique, selon le point de vue de Vladimir. Lui, ne procédait pas ainsi. Être tendre, doucereux avec sa victime ne lui disait rien : il était sans doute trop agressif pour ça. Lui, préférait détailler ses outils, donner le menu de la soirée et l'appliquer juste après avec encore plus de force et de souffrance qu'il ne l'avait présenté. Puis, entre chaque coup, entre chaque torture, il prodiguait des soins, tout ça dans le but d'entretenir sa victime le plus longtemps possible pour pouvoir profiter un maximum du moment. Aussi, leurs différentes méthodes bien que toutes deux ayant le même but, intriguait Vladimir. Il était curieux de voir Rabastan à l'oeuvre, tout comme ce dernier devait l'être à son égard également. Qu'il juge sa manière de procéder , ça...le russe s'en moquait pas mal. Elle lui plaisait en tout cas, et il n'avait jamais eu d'ennuis. Mais Poudlard n'était pas Durmstrang, et Vladimir n'avait pas le droit à l'erreur : couvrir ses traces, ne laisser aucune preuve, c'était la seule chose primordiale à faire pour assurer son "innocence".

Le russe s'était relevé, et fumait tranquillement en souriant. Il écoutait les paroles de Rabastan - ton mielleux, le retour ! - , et déjà des tas d'idées fourmillaient dans son esprit, toutes les plus tordues les unes que les autres, mais ce ne serait pas lui qui s'en plaindrait...bien au contraire. Gorgoyan cracha par terre, sûrement dans le but de se débarrasser de ce que Rabastan lui avait dans la bouche, mais il ne réussirait pas ainsi... Pathétique. D'un coup de baguette, le russe défit les liens qui retenaient le gryffondor, mais il ne fut pas libre bien longtemps. Trouvant son attache un peu trop contraignante pour ce qu'il avait prévu pour la suite , il fit apparaître du bout de sa baguette des chaines qui vinrent se planter dans les murs de chaque côté de Gorgoyan, et partirent entourer les poignets et les jambes de la victime. Il fut mis debout, retenu dans cette position par les chaines, mais laissait ses jambes pendre et trainer par terre comme deux membres désartibulés. Vladimir eut un sourire satisfait. Ainsi, le gryffondor était à présent à leur hauteur, plus besoin de se baisser pour voir ses jolis yeux. Il gémit de douleur, tendu par les chaines qui le retenaient à moitié debout mais ses gémissements se transformèrent en rires. Doucement d'abord, puis les rires devinrent plus forts, malgré une voix rauque. Il leva son regard vers les deux serpentards.

- Vous insulter ? répéta-t-il. Vous êtes vraiment tordus ... continua-t-il en secouant la tête. Tu veux savoir ce qui nous fait rire Lestrange ? C'est votre manière de vous sentir supérieur à tout le monde... vous êtes persuadés que votre sang si "pur" vaut mieux que les autres... tss! ...conneries ! Voilà ce qu'il vaut votre putain de sang... - Gorgoyan cracha par terre à nouveau, mais cette fois pour insulter ses bourreaux - De la merde ! Rien de plus ! Et vos mariages arrangés...ça aussi , ça nous fait bien rire.... vous vous mariez tous entre cousins, et voilà ce que ça donne.... vos parents auraient du s'abstenir de faire des monstres comme VOUS ...! Argh !...

Gorgoyan se plia en deux, du moins autant que ses chaines le lui permettaient. Vladimir lui avait lancé un sort qu'il aimait particulièrement. Dans d'horribles craquements secs, les genoux du gryffondor se retournèrent dans le sens inverse, de sorte que ses mollets se retrouvèrent devant et non pas derrière. Il hurla un moment, mais le russe ne fit que rire, moqueur. Il fit claquer sa langue contre son palet.

- On t'as demandé des insultes, pas un discours ,
lança-t-il, acide.

Gorgoyan avait les yeux fermés, contractés et les sourcils froncés montraient toute la concentration dont il faisait preuve pour supporter la douleur. Ce que le russe pouvait en avoir marre de ce genre de discours ! Toujours les mêmes arguments, toujours les mêmes personnes qui se croient en position de les juger plus convenablement. Le Bien, le progrès, l'intégration, les moldus....boarf ! Qu'est-ce qu'il pouvait bien en faire de ces arguments-là ? !

- ..Pour vous donner une raison de me frapper ? Je vois pas trop l'intérêt, de toute façon...vous allez le faire, dit Gorgoyan , la respiration hâchée.

S'agaçant véritablement, Vladimir donna un coup de baguette à nouveau et les genoux de Gorgoyan tournèrent à nouveau, pour cette fois se remettre dans leur véritable sens. Le gryffondor hurla à nouveau, et le russe s'approcha de lui. Il tint fermement sa tête vers le bas , et d'un geste violent et sec fit rencontrer son genou et la tête de Gorgoyan. Le nez craqua dans un bruit sinistre. Vladimir fit relever la tête de l'élève en le prenant par le cou d'un poigne de fer.

- Tu vas quand même pas nous refuser de coopérer ?
fit-il avec un large sourire. Ce serait moins...pénible, pour toi tu sais....

Bien sûr, il mentait. Qu'il le fasse ou pas, Gorgoyan allait souffrir. Il allait d'autant plus souffrir s'il refusait de faire ce qu'ils voulaient, mais ça.. ce n'était qu'un autre prétexte pour s'en prendre à lui. Qui pourrait s'en plaindre !





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MessageSujet: Re: Run...If You Can [ Rabastan Lestrange ] Gore assuré /!\ Jeu 30 Aoû - 17:02

    Et puis il avait vu s'allumer cette lueur dans ses yeux. Lueur mauvaise. Ceux de Dimitrov. Comme s'il n'y avait déjà pas assez d'erreurs de la nature à Poudlard, de dégénérés psychotiques, il avait fallu que Durmstrang leur en envoie d'autres... Dont cette brute... Même pas foutu d'être aussi stupide que ses semblables : ça aurait dû être interdit ! Pourtant Mickaël Gorgoyan y avait cru un moment : pouvoir échapper encore et encore au Russe, s'offrir le plaisir de l'excéder toujours plus. Raté... Sentir ses genoux reprendre un sens plus naturel n'empêcha pas Gorgoyan de hurler de toutes ses forces pour s'éviter l'évanouissement tant la douleur était intense. Mais pourquoi l'autre malade s'en serait-il tenu là ? Sûrement, il n'aurait pas trouvé ça assez « drôle »... Un peu sonné, Mickael Gorgoyan ne comprit ce qui lui arrivait qu'au moment précis où la douleur explosa dans son nez. Autant dire qu'après ça, la poigne du Russe paraissait presque douce... Dimitrov souriait. Bien sûr. Il avait le pouvoir, le Gryffondor ne pouvait rien faire. Alors le Serpentard en profitait : c'était lamentable, mais cela ne semblait pas choquer ces sales types de s'en prendre à plus faibles qu'eux. Ils en étaient sûrement fiers en plus, quels nazes ! Et c'était bien ce qui le faisait tenir, malgré toutes les douleurs qu'on lui infligerait, malgré tout son corps qui demandait grâce. Il n'était pas question de se laisser briser. Gorgoyan avait tout de même tenté d'écourter la séance en prétendant rendre les armes plus tôt : ce n'était pas du courage que d'encourager des fous comme ceux-là à poursuivre leur œuvre. Peine perdue. Alors autant assumer jusqu'au bout maintenant. C'était pour ça qu'il avait ri tout à l'heure, pour ça qu'il tenterait de le faire encore ! ... Dès qu'il arriverait à respirer à nouveau à peu près correctement.

    -Dimitrov... Je n'aime pas avoir à dire ça, mais fais gaffe quand tu le frappes, quand même.

    Quoi c'était Lestrange qui disait ça ? L'hôpital qui se foutait de la charité. Le Serpentard avait pourtant réellement une moue désolée, mais cela ne changea guère l'opinion de Gorgoyan : désolé ou pas, le préfet avait forcément une mauvaise raison de l'être.

    -Je ne sais pas comment c'est à Durmstrang, mais ici les profs posent des question sur le moindre petit bobo de leurs élèves. Si Gorgy n'est pas tout propre demain matin... Même s'il ne dit rien ça créera des soupçons. Un par-ci par-là, ça n'a aucune importance, mais ils sont un peu soupçonneux en ce moment. Je sais, c'est frustrant : on se prive de pas mal de coups à forte portée psychologique. On ne peut rien leur couper, on ne peut pas mutiler... Forcément ils résistent beaucoup plus. Pourvu qu'ils aient un peu de tripes, ils se disent qu'ils n'ont rien à perdre. Et corporellement parlant, on ne peut pas leur donner tort. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer.

    Sauf qu'il n'y avait pas que du « corporellement parlant », comme Gorgoyan le savait parfaitement. S'il n'y avait eu que ça, il se serait empressé de dénoncer Lestrange la nuit où il s'était fait prendre. Après cela, tous ceux ou presque qui avait eu à pâtir du Serpentard l'auraient sûrement dénoncé ensuite. Ca n'aurait pas donné lieu qu'à une expulsion : à tous les coups c'était l'emprisonnement. Bon débarras ! Et c'était encore trop tendre pour une pourriture de ce genre. Seulement il n'y avait pas que les menaces physiques. Malheureusement... Le Gryffondor serra les dents. Au moins, le préfet ne pouvait pas utiliser cette menace-là pour cette nuit, ce serait comme de griller son atout maître. A moins qu'il ne pète un boulon ? Savait-on jamais avec le produit d'unions douteuses et congénitales... Non. Pas ce soir. Jamais. Comme l'avait dit Lestrange, ce soir ne serait qu'un mauvais moment à passer. Peut-être bien qu'il finirait par leur présenter des excuses ou Merlin savait quoi d'autre d'humiliant. Mais demain, demain il recommencerait à provoquer les Serpentards, continuerait de se moquer d'eux. Voilà à quoi il pensait pour tenir. Demain. Demain. Demain.

    Mickael vit Lestrange avoir une mimique embêtée et dépitée à l'adresse de Dimitrov. Ces deux-là s'étaient bien trouvés. La violence brute de décoffrage et le sadisme pervers. Duo de merde... Et dire qu'il les avait crus en conflit...
    Et puis ça avait été le tour des prunelles de Lestrange qui se tournait finalement vers lui. Comment ce type avait-il réussi à devenir préfet ? Il suait la folie la plus complète. Qu'est-ce qu'il allait pouvoir inventer ? Encore.. Allez respire, temporise, pense à autre chose... Ces salopards finiraient bien par payer un jour.

    -En tous cas... Personne n'a parlé de te frapper Gorgy. J'ai pu avoir un geste malencontreux tout à l'heure, mais... Il y a des façons beaucoup plus amusantes de t'enseigner l'obéissance et l'humilité. Voyons... Nous sommes deux, tu es tout seul. Ca manque d'équilibre. Et si j'allais trouver quelqu'un pour participer en plus ? Un vendredi soir... Il y a toujours des petits fêtards dans les couloirs... Tu pourrais passer de l'autre côté des chaînes. On attacherait le nouveau venu et on t'apprendrait à en tirer le meilleur. Tu pourrais ne pas apprécier au début mais ne t'inquiète pas : un Impero et toutes tes inhibitions tomberont. J'essaierai de te trouver quelqu'un de bien pour ta première fois. Si j'ai de la chance, peut-être que je te ramènerai une petite gamine adorable. Ca dépend si vous voulez prendre le temps que je vous trouve quelque chose de bien ou si vous êtes pressés.

    Gorgoyan sentit ses tripes se nouer malgré lui. Lestrange ne pouvait pas être sérieux... ? Il ne pouvait pas, comme ça, au pied levé, partir chasser un élève comme si c'était du bétail. C'était forcément du bluff. Ca devait être du bluff ! Il fallait que ça le soit !

    -Alors Gorgy ? Je le fais ? Ou bien... tu nous fais une vraie belle insulte. Pas une leçon. Une insulte. Promis on ne te frappera pas. … En même temps, j'avoue que l'autre possibilité est tentante, je t'en voudrais pas si tu la préfères.

    Par la barbe de Merlin... Mais ce type allait vraiment le faire ?!

    ***

    Et puis il avait vu la lueur s'allumer dans ses yeux. Les premiers vrais prémisses de vraie peur. Gorgoyan était un vrai Gryffondor, un pur et dur, le courage en trophée : la douleur l'atteignait comme tout le monde, mais il en fallait nettement plus pour lui faire peur. Eh bien cette fois ça commençait : une pointe d'inquiétude perlait, mal retenue et qui semblait bien partie pour appeler ses copines ! A ce moment précis, le regard de Lestrange n'exprimait que la voracité la plus pure. C'était si bon. En tous cas, leur chère victime semblait estimer l'heure venue d'insulter pour de bon, bien comme on le lui avait demandé. Quoi que peut-être pas uniquement parce qu'on lui avait demandé. Certains sont très en verve lorsqu'ils sont en situation délicate.

    -Tarés congénitaux ! Décérébrés psychopathes ! Sales bâtards ! Espèce de...

    Mais il ne finit pas sa phrase, les yeux écarquillés, frissonnant nerveusement, la bouche encore ouverte sur sa dernière insulte imprononçée. Bien sûr que non... Gorgoyan avait dû sentir que quelque chose clochait. Oh il l'avait cherché... Rabastan n'avait pas compté relever si vite sa baguette sur lui, après tout c'était tout de même à Vladimir de mener la leçon cette nuit-là. Sauf que...

    -Ne prête pas à nos mères les mêmes pratiques que la chienne qui t'a mis au monde Gorgy....

    Pour le coup il en avait perdu son sourire, visiblement violemment hérissé par la dernière insulte, et une expression pas si éloignée du dogue montrant les dents. Lestrange ne portait aucune tendresse à sa génitrice, mais ne supportait pas la moindre insulte à son égard. La famille c'est sacré. Point. Bien sûr, le genre de sous-Sorciers de Gorgoyan ne pouvaient pas comprendre ce genre de choses. Sauf qu'aussi vite que le Gryffondor s'était tu, le rictus du Serpentard redevint sourire, les yeux pétillants et la langue passant entre les dents avec gourmandise.
    Il ne l'avait pas informulé, le sortilège était trop complexe. Mais la formule se devait d'être chuchotée. Et des insectes avaient été invoqués sous la peau du Lion. Ca ressemblait presque à une fable, tiens ! Sort complexe, il lui avait fallu du temps pour le maîtriser, de nombreux cobayes aussi. Des animaux surtout, parce qu'il avait mis du temps à trouver le moyen de ne pas tuer ses victimes de cette manière. En fait le truc c'était de savoir arrêter la formule et le geste pile au bon moment. Une fois le sort complet, on ne pouvait plus faire grand chose pour empêcher les bestioles de se nourrir jusqu'à plus faim. Pas évident. Et puis le nombre d'insectes, et leur densité dépendait d'autres facteurs. Son D'Angelo aurait pu témoigner d'ailleurs des progrès certains de son bourreau en titre. Moins sûr qu'il avait apprécié en revanche... D'Angelo aurait aussi pu rassurer son camarade en lui assurant qu'à ce stade du sort, il n'y aurait guère de séquelles, que c'était juste très désagréable de sentir son corps se faire coloniser par des insectes, qu'ils mordraient bien sûr, mais ne pouvaient pas provoquer de lésions sévères. Ça, Lestrange ne le raconterait certainement pas à Gorgoyan : qu'il panique un peu, c'était juste à croquer.
    Ce ne fut que lorsqu'il se rendit compte qu'il était aussi secoué par un rire joyeux que le Gryffondor par les petites bêtes qui lui fourmillaient sous la peau qu'il leva le sortilège.
    Gorgoyan vomit.
    Lestrange ne releva pas, plus préoccupé par Dimitrov.


    -J'ai pas pu m'empêcher... Mais je te le laisse. C'est toi qui voulais lui donner une leçon pour ses insultes stupides non ?

    Parce que pour Rabastan, tout cela n'était qu'un passe-temps fort agréable et bienvenu. L'insulte lavée, il n'en voulait même pas particulièrement à Gorgoyan. Mis à part le fait d'être ce qu'il était.
    En ce qui le concernait, il pouvait très bien rester spectateur de la brutalité artiste de Dimitrov, c'était déjà fort agréable. Il n'avait plus aucun doute – s'il en avait jamais vraiment eu – concernant les dons du Russe en la matière. Cela avait déjà été sympathique de la part de Vladimir de le laisser participer un peu. Lestrange ne voulait pas le priver du plaisir de bien se faire comprendre du Gryffondor.
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MessageSujet: Re: Run...If You Can [ Rabastan Lestrange ] Gore assuré /!\ Dim 9 Sep - 20:41

Depuis tout petit, Vladimir avait toujours été brutal : courir, attraper, violenter les animaux, parfois même les autres enfants constituaient ses principales activités. Il faisait tout vite, brusquement, et surtout sans s'encombrer de délicatesse ou de discours. L'action : il n'y avait que cela pour calmer le gamin. Avec les années, sa volonté de toujours être en mouvement, à bouger, courir, écraser, décapiter tout ce qui lui passait sous la main, ou encore à toucher tous les couteaux de la maison s'est amenuisée. Vladimir a réussi à se discipliner, à calmer ses nerfs quand il le faut et à s'interdire certaines choses... Mais voilà, quand on est pas délicat de nature, il est difficile de se transformer en modèle de patience et de douceur. Même pas la peine d'y penser : le russe est bien trop violent et radical pour de telles considérations. Il est même sûrement possible qu'il ne sache même pas ce que le mot "délicatesse" veut dire. Ce n'est définitivement pas un concept à qui Vladimir accorderait un temps de réflexion. Alors, si en plus la rage, vorace et dévastatrice, prend le dessus, comme il est dur pour le russe de se contrôler et d'enfermer sa colère pour que la raison et la prudence puissent prendre le dessus. Et bon nombre de fois, Vladimir s'était laissé tenté par la violence pure et dure qui ne prend pas quatre chemins et qui ne tolère aucun soin, aucune réparation ou parole rassurante. Vladimir n'était pas du genre à dire à ses victimes " Pas d'inquiètudes...c'est bientôt fini! Tu vas pouvoir retourner chez toi très vite!". Il ne voyait tout simplement pas l'intérêt.

A Durmstrang, il n'y avait pas vraiment ce genre de problèmes, étant donné que les sangs-impurs n'étaient pas tolérés. Une grande majorité des éventuelles "mises au point", "tortures" et autres confrontations étaient déclenchées par une insubordination ou d'autres comptes à régler. L'affront le plus impardonnable étant la trahison, il n'était pas beaucoup pratiqué par les élèves, vu les têtes des plus sadiques de l'école.... Encore que, il y avait toujours des masochistes pour ça. Et Morgane savait à quel point Vladimir aimait les masochistes : toujours tellement distrayants! Ce soir, il n'était pas question de trahison, mais bien d'insulte. Et pas comme le russe l'avait laissé entendre aux autres : Gorgoyan n'avait pas insulté son pays bien aimé ; encore pire , il avait osé, eu l'extrême audace et le naïf espoir, de s'approcher un peu trop près de Victoria. Terrible affront ! Catastrophe ! Le russe aurait pu déchainer des montagnes tellement sa colère l'avait submergée à cet instant. Mais, la froide vengeance, non moins terrifiante, avait eu le temps d'apaiser la rage brûlante, et le monstre furieux s'était calmé, rendormit avec un oeil grand ouvert. Et il avait attendu. Attendu, jusqu'à ce soir. Alors, qu'on lui dise d'y aller de main morte tiens! Qu'on lui dise de faire attention ! Morgane ! Ce n'est pas comme s'il avait l'habitude de se retenir : grand bien leur fasse à ces mauviettes qui fermaient leurs bouches pour ressortir ça plus tard! Non ! Lui, il réglait ça maintenant. Mais en parfait connaisseur de ses écarts de conduite, Vladimir avait un plan de secours. Toujours. Un filet de sécurité, dirons-nous. Ce que Rabastan ne savait pas, c'est que dans le vieux sac qu'il avait apporté, le russe y avait sagement glissé des fioles par dizaines : ce ne serait qu'une minute avant la fin de la "séance" que Vladimir effacerait les traces. Il n'était pas aussi imprudent qu'il en avait l'air!

Aussi, pour seule réponse à Rabastan, il pointa sa baguette vers le sac, et toutes les fioles en sortirent pour se poser sur le rebord de la fenêtre d'à côté. Vladimir se tourna ensuite vers Rabastan.

- Il est clair qu'à Durmstrang, les élèves sont plus libres et plus sauvages : pas complètement imprudents néanmoins. Gorgoyan aura droit à un rafistolage des plus raffiné, soit en sûr - le russe s'approcha du gryffondor et de son oreille qu'il attrapa entre ses doigts sans douceur- Et même si ce n'est...comment as-tu dit ? , s'adressa-t-il à Rabastan avant de reporter son attention vers Gorgoyan....ah oui, qu'un "mauvais moment à passer" , si celui-ci ne suffit pas, je serai ravit de réitérer l'expérience, encore...encore...et encore...souffla Vladimir. Apprendre le respect de ses supérieurs aux immondices peut être long, très long, surtout quand on a la tête dure. Mais n'aie aucune crainte Gorgo', je suis sûr qu'avec du travail, tu feras des merveilles...


Vladimir ricana ensuite, comme s'il avait fait une blague sauf qu'en réalité il était très sérieux. Ca ne faisait rire que lui de toute manière, et il s'en fichait. Il revint se placer face à leur ...adorable victime. Rabastan poursuivit avec une idée intéressante. Le russe en sourit.

- Hm...n'as-tu pas une meilleure amie qui s'appelle ...hm attends, son nom m'échappe... Ah ! Ca y est : Pénélope ? C'est bien ça , hm ? .... Vladimir se tourna vers Rabastan, comme s'il allait lui demander la météo de demain ... Dis-moi Lestrange, tu crois qu'elle accepterait l'invitation ?

Le russe tiqua cependant quand Rabastan avait avancé l'argument du "on ne te frappera pas". Pas frapper, pas frapper...Hmpf..Vladimir croisa les bras comme un gosse à qui on avait interdit de manger des bonbons. Mais son mécontentement fut de courte durée car Gorgoyan se trouva soudain inspiré par les dernières paroles de Rabastan : ce fut un concert d'insultes qui suivit la proposition tordue du serpentard. Et quel concert ! Du moins, au début...car le gryffondor du se sentir trop à l'aise soudainement en osant insulter leurs génitrices... Vladimir avait amorcé un mouvement, mais Rabastan fut le plus rapide. Vladimir bouillonnait toujours cependant. Même lorsque le préfet jeta un sortilège plus que délicieux sur Gorgoyan, le faisant vomir : le russe avait besoin d'inculquer sa vision des choses. Fort heureusement , Rabastan lui laissa un peu de place pour régler ça. Et une fois qu'il s'éloigna légèrement, Vladimir ne perdit pas de temps : son poing avait déjà dit bonjour à l'estomac du gryffondor. Déjà que Gorgoyan venait de vomir, lui frapper dans le ventre ne réussit qu'à l'aider à réitérer l'expérience. Vladimir ricana en reculant d'un pas, assez vite. Mais il n'en avait pas terminé. Il leva sa baguette et les mots vinrent d'eux-mêmes dans sa tête : en russe, toujours. Vladimir n'avait pas encore prit l'habitude de jeter des sortilèges en anglais, bien qu'il le pratiquait parfaitement, question d'habitude...Ainsi, Gorgoyan ne tarda pas à se sentir bouillir. Non, pas de rage ! Sérieusement : son sang commençait doucement à bouillir dans ses veines. Ce n'était qu'une douleur psychologique, tout était dans le mental. Son sang ne bouillonnait pas vraiment, mais c'était l'impression qu'avait Gorgoyan grâce au sortilège. Magie Noire, évidemment. Mais ça n'avait rien d'étonnant.

- Tu vois Gorgo'.... c'est exactement ce que j'ai ressentis quand tu m'as si stupidement insulté : la rage qui fait vibrer tes membres, le sang qui bout dans tes veines ... désagréable , hm ?

Gorgoyan ne pouvait même pas serrer les poings, il n'osait plus bouger, les yeux écarquillés, et la bouche ouverte. Il lui semblait qu'on le brulait de l'intérieur, comme si on l'avait placé dans une marmite. Douleur insupportable. Mais la suite fut pire, le sortilège montait en puissance, pas trop cependant... mais ce n'était que psychologique. Il voulait cependant garder le gryffondor assez lucide pour rester dans le moment présent. Vladimir baissa sa baguette, laissant Gorgoyan reprendre son souffle, et la température de son corps baisser.

- Je - il déglutis douloureusement -...je l'approcherai plus, marmona-t-il.

Trop fort pour que Rabastan n'entende pas. Vladimir vit rouge. Apparemment, Gorgoyan n'était pas si stupide : Victoria lui en avait-elle parlé ? Non. Le russe n'y croyait pas. Ils n'étaient pas si proches... Morgane! Comment le savait-il ?!

- Ta gueule!

Une bonne droite acheva de le convaincre de lui obéir. Merde ! Vladimir ne comprenait pas comment il pouvait savoir...avait-il surpris des regards, des signes ?
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MessageSujet: Re: Run...If You Can [ Rabastan Lestrange ] Gore assuré /!\ Lun 10 Sep - 17:38

    Il eut un sifflement admiratif au panel impressionnant de fioles que Dimitrov avait pris avec lui. Certaines étaient très rares et très chères : visiblement le Russe ne plaisantait pas au sujet de Gorgoyan. Lestrange se garda d'en rien montrer mais cela avait quelque chose de surprenant : le Gryffondor était très irritant quand il le voulait, tout le monde s'accordait sur la question, mais le matériel que Vladimir semblait avoir mis de côté aurait plutôt été du genre à réserver à de vrais ennemis. Pour les autres, Rabastan préférait mettre à profit les innombrables moyens de faire mal sans laisser trop de traces ou ne nécessitant pas des soins chronophrages. Chacun sa façon de faire... La brutalité, c'était chouette. Mais pour lui c'était uniquement pour du court terme. Après ça devenait terriblement répétitif et puis nécessitait trop de maquillage au quotidien. C'était une sacrée preuve de volonté et de ténacité de la part de Vlad de ne jamais y renoncer d'ailleurs. S'il était ainsi pour tout, et il y avait peu de raison d'en douter, le Russe était le genre de personne fiables qui iraient toujours jusqu'au bout de ce qu'ils avaient commencé. Spécimen rare donc, et d'autant plus appréciable.
    Inutile de disserter. De toutes manières, cette nuit Gorgoyan était la proie de Dimitrov.

    Le Serpentard alla donc récupérer sa cigarette et laissant les deux autres garçons à leurs passionnants échanges, s'agenouilla pour détailler plus en détail les potions dévoilées. S'il ne suivait plus du regard ce qui se passait, il y était pourtant complètement réceptif : les gémissements de Gorgoyan lui coulaient suavement dans les oreilles, ses souffrances semblaient rendre l'air délicieusement plus lourd...

    Et voilà, il avait dépassé le stade limite. Pour la plupart des gens, passer un certain temps avec des amis, ou à écouter de la musique, à se balader seul ou encore à assister à un concert, ça vous met dans un état de plénitude et de bienêtre à vous faire sourire spontanément. Pour les plantes vertes et les félins c'est recevoir les rayons de soleil. Bref ! Eh bien Rabastan se trouvait précisément dans cet état d'esprit. Comme la plupart du temps lorsqu'il percevait aussi nettement la souffrance de quelque chose et à plus forte raison de quelqu'un. Il n'était pas une brute, dans le sens où ce n'était pas la colère, où la revanche, où l'esprit de domination qui présidait à sa volonté de faire mal. Bien sûr ces choses-là le poussaient à l'agressivité, le rendait violent. Mais là c'était différent. En fait, ça n'avait même strictement rien à voir. Ce qui présidait à cette envie mauvaise-là, c'était juste le plaisir. Il était cruel, au sens le plus strict du terme. Aurait-il pu n'avoir rien à reprocher ni à prendre à quelqu'un, aucune raison de rien ressentir de négatif à son encontre, sa douleur et ses peurs lui restaient terriblement délectables : elles lui flattaient tous les sens et jusqu'à l'âme. C'était bien ça d'ailleurs qui l'avait rendu si joyeux à la fin de son "altercation" avec O'Connel – "oh non pas Perséphone... Elle j'en prends soin..." avait-il répondu avec une espièglerie matoise à la proposition de Vlad - au fond il avait senti la peur de la jeune fille naître, senti les effluves appétissantes...
    Violent, il pouvait l'être. Mais pas dans ce genre de circonstances : il se sentait beaucoup trop bien pour être violent. Non là il était dans son élément, comme un poisson dans l'eau. Quel besoin d'y ajouter de l'agressivité ? Aucune : la seule insulte qui lui avait été faite avait été lavée, rien de ce qui était sien n'était menacé, rien ne le provoquait ni ne le défiait. Bref tout allait pour le mieux.
    De tous les témoins qui avaient pu assister à ses jeux malsains, il n'y avait probablement que Rodolphus et Bellatrix pour savoir que ses sourires, son calme et toute son attitude n'avait rien de prémédité, rien de joué. C'était juste le résultat de son bienêtre du moment.
    Et là, sa clope récupérée dans une main, détaillant les fioles de l'autre, il goûtait tant les sévices infligés à Gorgoyan qu'il en sifflotait pour lui-même entre deux bouffées de fumée, les yeux mi-clos à tant savourer l'ambiance. Oh Dimitrov avait même du respouss'oss ! Il faudrait d'ailleurs qu'il poursuive ses petites expériences à ce sujet, mais il n'avait pas eu le temps ces dernières semaines. Pouvait-on, avec les bonnes essences et potions, faire repousser un doigt ? A défaut de plus d'ailleurs. Ca se serait quelque chose ! Ca ouvrirait de sacrées portes ! Mais pour le moment ce n'était pas les os le problème : eux ils repoussaient bien mais le reste... Il semblait toujours y avoir un problème de dosage ou peut-être de timing... Les résultats n'étaient pas inintéressants d'ailleurs, et étaient même exploitables : mais uniquement si on restait dans le domaine de la torture ou même de la connaissance magique pure. Pour les soins évidemment c'était loin du but.

    Du coin de l'œil, il avait vu le Russe tiquer au "on ne te frappera pas" et intérieurement s'était pourléché malicieusement de cette réaction : eh bah alors... ? Dimitrov n'était tout de même pas contre un peu de difficulté ? On pouvait être brutal sans frapper.. En étranglant par exemple. Allons tout ça n'était qu'un jeu... Se lier une main, se donner un handicap ça augmentait le challenge. Mais une fois de plus Lestrange s'abstint de tout commentaire : une fois de plus, dans le fond ce n'était pas ses affaires, et une fois de plus il n'était pas question d'offrir à la victime du soir une impression de désunion. Mais son impression évolua sensiblement en quelques minutes : ce qui émanait de Dimitrov ressemblait plus à de la colère contenue, le genre qui vous empêche d'être vraiment maître de vous, qu'à une bonne explosion catharsistique. Vladimir semblait avoir pris bien plus à cœur les insultes qu'on lui avait lancées que Rabastan n'aurait cru. Bah ! Ca ne regardait que lui. Le Russe semblait avoir satisfait sa curiosité quant à l'aptitude du préfet à faire mal : qu'il s'amuse pleinement avec sa victime désormais, surtout aussi bien équipé qu'il l'était pour le rafistoler plus tard. Il arriverait sans mal à évacuer toute sa rancœur, quelle qu'en soit la raison. Et tout le monde était content. Ou presque.

    Ca c'était sans compter sur Gorgoyan. Gorgoyan qui semblait avoir encore des surprises en réserve... Je l'approcherai plus... De qui parlait-il ? Rabastan n'avait pu s'empêcher de tourner un regard curieux vers le Gryffondor : pile au moment où celui-ci se faisait réduire au silence d'un coup de poing magistral. En tous cas Dimitrov, lui, semblait savoir de qui le cinquième année parlait...
    Expirant une dernière bouffée de fumée, le jeune homme écrasa le mégot au sol avant de se relever.
    Tant pis.. Autant pour la soirée tranquille...


    -T'étais pas obligé de me mentir Dimitrov, lâcha-t-il sans dissimuler son agacement que le Russe l'ait pris pour un tel fouille-merde qu'il ne lui ait pas tout simplement dit que Gorgoyan, c'était une affaire personnelle à régler seul. Chacun ses affaires. Je te laisse régler les tiennes. Gorgy.. Au plaisir...
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MessageSujet: Re: Run...If You Can [ Rabastan Lestrange ] Gore assuré /!\ Dim 23 Sep - 11:13

Pour le coup, Vladimir n'avait pas prévu que les choses tournent ainsi. Ce n'était pas tant le fait de mêler Lestrange à ses affaires qui le gênait, il n'avait pas vraiment l'habitude de se méfier de ses alliés surtout lorsqu'il s'agissait de personne comme le préfet, mais ce qui le gênait, au sens propre du terme, c'était que Lestrange puisse deviner de qui il s'agissait. Se savoir lui-même attaché à une femme à un tel point l'énervait assez, et le mettait dans des états impossibles à décrire, alors si le russe mettait d'autres personnes au courant...la gêne ne pouvait que grimper en flèche! Déjà que ses camarades de Durmstrang le savaient tous... bien qu'ils ignoraient en vérité les véritables raisons du conflit entre Victoria et lui, c'était largement suffisant. Gorgoyan n'avait pas dit de nom, mais cela avait suffit pour faire monter le sang au visage du russe. Il se sentait ... étrange, rien qu'à l'idée qu'il faisait cela par jalousie, guidé par les sentiments, trop forts selon lui et qui l'empêchaient de réfléchir correctement, qu'il éprouvait pour la jeune anglo-russe. Ca n'avait rien de naturel pour lui de montrer ces choses-là aux autres, si bien que le russe était devenu incapable d'en parler même à ses proches. La gêne, voilà ce qui l'avait empêché de dire à Lestrange ce qui le liait à Victoria. Et puis aussi, l'habitude, le réflexe même, de taire cette histoire coûte que coûte. Mais que le préfet assiste à son règlement de compte avec Gorgoyan, cela n'avait rien d'incommodant pour lui. Il se fichait pas mal que Lestrange sache qu'il avait des comptes personnels à régler, ou même qu'il y assiste. Il n'avait rien dit, avait inventé un mensonge car il n'aimait pas parler de Victoria tant il lui coûtait d'admettre ses fautes. Mais le russe avait assez de confiance en son allié secret pour partager ses victimes, n'importe lesquelles, avec lui. Il ne lui serait jamais venu à l'esprit de lui demander de partir, même après les paroles de Gorgoyan. Sûrement même , lui aurait-il dit que l'affront avait été plus grave, plus complexe. Il savait que Lestrange ne lui demanderait jamais rien, et ainsi était à présent embêté de l'avoir vexé. Car ma foi, il en avait tout l'air.

Quand Lestrange s'était levé pour partir, Vladimir était resté perplexe, interdit. Il n'avait pas compris évidemment quel était le problème. Pas tout de suite, du moins. Il lui fallut quelques instants de réflexions. Mais le temps de comprendre, le préfet était déjà sorti, agacé. Arf ! Encore un qui se trouvait vexé de l'attitude du russe! Ce dernier aurait sans doute pu le rattraper et s'expliquer, mais.... non. Il était resté immobile, dans le pièce où lui et Gorgoyan étaient restés. Le gryffondor eut un sourire fier en voyant Lestrange s'en aller.

- T'as fâché ton copain on dirait... ricana-t-il.

BAM! Le poing du russe suffit à le faire taire pendant cinq minutes au moins. Fâché...fâché...faut pas exagérer ! Avait-il eu besoin lui aussi de se vexer pour si peu ! Ah! les anglais! Vladimir ne comprenait décidément rien aux relations humaines. S'il ne lui avait pas dit de ne pas venir, c'était qu'il voulait qu'il vienne non ?! Morgane! Il allait devoir se justifier alors qu'il n'avait rien fait de mal! Se justifier pour un léger mensonge...comme si Lestrange ne mentait pas lui. Argh... il savait bien Vladimir qu'il n'aurait pas du mentir, mais le réflexe était là. Voilà tout. Il n'arrivait pas à en parler : déjà, car les mots lui manquaient pour s'expliquer, et puis... à quoi bon ?!
Le russe se tourna vers sa victime.

- Il reste que nous je crois... te réjouis pas trop vite cela dit! J'ai l'imagination débordante...

Le reste ne fut plus que cris, gémissements et pleures. Quel barbare, certains pourraient dire! Mais le Dimitrov s'en fichait pas mal des avis des autres. Faire souffrir Gorgoyan ne lui enleva pas de l'esprit le départ de Lestrange. Il en poussait des jurons dans sa langue maternelle...Ah! Quelle bêtise que d'être parti ! Il règlerait ça plus tard...

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MessageSujet: Re: Run...If You Can [ Rabastan Lestrange ] Gore assuré /!\

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