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La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années]

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MessageSujet: La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années] Lun 27 Aoû - 22:46

Le soleil de septembre commençait à se lever sur le château de Poudlard en illuminant la cime des arbres et en projetant une douce lumière ambre sur le lit de Madeleine qui avait dormit comme un bébé. Elle respira profondément avant d'étirer ses bras et de se frotter les yeux. Elle passa une main dans sa crinière rousse pour vérifier l'ampleur des dégâts de la nuit qu'avaient passés ses cheveux flamboyant. Avec une légère douleur elle se rendit compte qu'ils étaient assez emmêlés et ouvrit ses yeux qui scintillèrent grâce au soleil qui se reflétait dedans. Elle se leva, enfonça ses pieds dans ses chaussons qui étaient aussi doux que le pelage d'un chaton et se leva en s'étirant une nouvelle fois. Elle tourna lentement la tête de gauche à droite et s'arrêta un instant pour contempler le lever du soleil qui prenait peu à peu place dans le ciel. Surement une des dernières journées de beaux temps avant l'automne, pensa Madeleine en souriant. Elle se dirigea vers un siège recouvert de tissu vert où elle avait disposé la veille des vêtements pour le lendemain. Une robe blanche à fleurs bleus et rouge pour rappeler le drapeau de son pays natal, la France, était posée sur le dossier du siège. Elle se baissa pour prendre la paire de chaussures à talons rouges qu'elle pensait mettre pour la journée et attrapa d'un geste vif le foulard sur l'accoudoir du fauteuil. Elle alla chercher une paire de boucle d'oreilles sur sa commode et mis cinq bonnes minutes à décider lesquelles entre une paire de pendante bleu ou une paire de petites boucles rondes et nacrée iraient le mieux au bout de ses oreilles. Finalement les petites boucles nacrées lui ont paru plus adaptées à sa tenue du jour.

- Peut-être une autre fois jolies boucles bleus. Dit-elle d’une petite voix douce comme si elle parlait à un enfant.

Elle prit une douche rapide et s'habilla tout aussi vite. Elle entreprit de démêler sa tignasse mais abandonna la brosse pour un sort qui les rendit aussi lisses qu'ils étaient avant qu'elle ne s'endorme. Elle coloria ses lèvres d'un rouge à lèvre très rouge, traça une ligne bleue au dessus de ses yeux et agrandit ses cils d'un mascara noir comme la nuit. Elle vaporisa son cou d'une douce odeur sucrée et décida que le foulard serait remplacé par un collier bleu marine avec des perles rondes comme ses boucles d'oreilles. Elle prit son sac à main rouge, sa baguette et tout ce dont elle aurait besoin pour ses cours et se rendit dans sa salle de classe. Après avoir fermé sa chambre à clé elle tourna son poignet droit vers elle pour lire l'heure sur sa montre en cuir rouge et au cadran ovale, mais elle se rendit bien vite compte qu'elle l'avait oubliée. Elle retourna dans sa chambre et dérangea tout un tiroir pour finalement trouver sa si jolie montre sur sa petite table de chevet. Elle sortit à nouveau de sa chambre et la ferma pour la seconde fois à clé. Il était huit heures moins dix. Madeleine descendit les escaliers de marbre pour se rendre dans sa salle. Elle déposa ses affaires dans sa classe et descendit jusqu'à la grande salle pour prendre un bon petit déjeuner. Elle était plutôt confiante par rapport aux cours qu'elle aurait dans la journée, enfin pour l'instant. D'abord, elle aurait un cours pour les troisièmes années de toutes les maisons, puis un cours pour tous les élèves de quatrième année. Les élèves des troisième et quatrième années s'étaient inscrits en grand nombre par rapport aux cinquièmes, sixièmes et septièmes années qui étaient moins nombreux. C'est pour cela que Madeleine avait décidé de regrouper les trois années dans un même cours, après tout, il n'y avait presque pas de cinquième année et le peu qu'il y avait été des serdaigles qui connaissaient certainement déjà le programme des années supérieures et qui donc ne retarderait pas les autres.

Une fois arrivée dans la grande salle, elle se dirigea vers la table des professeurs et souris à quelques élèves de Beauxbâtons qu'elle connaissait bien ou de vue pour avoir été ses élèves les années passées. Puis elle prit place à table avec ses collègues à côté d'Anton Anderson, le professeur d'astronomie, qu'elle aimait bien. De l'autre côté de la table il y avait le professeur de Défense Contre les Forces du Mal, monsieur Sakarov un professeur venant de Durmstrang qui n'avait pas vraiment l'air sympathique et que Madeleine évitait soigneusement de croiser. Elle aimait goûter à tous les plats présents sur la table. La cuisine anglaise n'avait rien à voir avec la cuisine française qui était de loin bien meilleure, mais la jolie rousse aimait bien connaître de nouveaux goûts. Elle ne parla que très peu à ses collègues car elle voulait terminer le plus vite possible son petit déjeuner.

Une fois son repas terminé elle salua les professeurs encore présents et se leva de table sans avoir remarqué que son collier de perles venait de s'accrocher au dossier de la chaise jaunâtre d'où elle venait de son lever. La corde qui accrochait les perles se brisa et toutes les perles se répandirent sur le sol sans que Madeleine, qui avait oublié sa baguette dans sa salle de classe, ne puisse rien faire. Elle lançait des regards désespérés aux autres professeurs qui s'étaient tournés vers elle en entendant les perles tomber au sol. Aucun d'eux ne semblaient disposée à l'aider, elle se baissa et commença à ramasser ses perles bleu marine qui s'étaient éparpillé un peu partout sous la table. Soudain, elle entendit une voix prononcer la formule Reparo qui répara instantanément son collier. Elle se releva en se cognant la tête et prit le collier des mains de Minerva McGonagall qui lui lançait un regard désapprobateur.

M...merci, Minerva. Que...Qu'elle maladroite je suis. Balbutia-t-elle.
- Ce n'est rien. Répondit le professeur McGonagall d'un ton de reproche. A l'avenir, prenez garde que vos bijoux (elle regarda Madeleine remettre son collier) ne se prennent pas dans une couture mal reprisée de votre siège, Madeleine.

Le professeur McGonagall lui tourna le dos et se rassit pour reprendre sa discussion avec le professeur Flitwick qui regardait la française comme si elle avait commis un crime. Madeleine déglutit difficilement et se hâta de traverser la grande salle pour se rendre dans sa classe avant son premier cours de la journée. Elle marchait à grands pas comme si elle essayait de suivre Hagrid, le garde chasse du château qui se trouvait juste devant elle. Il s'arrêta et elle lui sourit en le dépassant. Elle n'accorda aucune attention aux élèves qui la regardaient avec insistance en parlant sur son passage. Elle s'inquiétait un peu, comme avant tous ses premiers cours et se demandait si cette journée serait aussi agréable que les précédentes.

La matinée se déroula parfaitement bien, elle s'était présentée aux élèves et avait commencé son cours comme toujours. Elle n'avait pas prit la peine de se rendre dans la grande salle pour le déjeuner, elle avait trop peur d'y croiser le regard sévère de Minerva McGonagall. Elle faisait les cent pas dans sa salle de classe, posant les yeux sur la fenêtre, sur sa grande étagère blanche pleine de livres ou sur son bureau en bois clair qui était dans un désordre impressionnant. Elle rangea quelques livres dans son armoire blanche qui en contenait déjà beaucoup, certains sur les moldus, d'autres que les moldus avait écrit, il y avait des journaux, des romans, des dictionnaires et tout un tas d'autres livres du plus fin ou plus volumineux. L'heure du cours des cinquièmes, sixièmes et septièmes années allait bientôt arriver et avec elle les premiers élèves. Elle mit un peu d'ordre dans une commode en bois usé d'où sortait de drôle de bruit et retira une petite baleine en plastique bleu qu'elle posa sur une pile de vieux magasines sur son bureau. C'était une sorte de porte bonheur et elle aimait bien pouvoir la voir pendant ses cours. Elle entendit la cloche sonner dans le château et écouta le bruit des pas des élèves qui se rendait en classe. Elle se plaça devant son bureau avec un sentiment d'angoisse qui lui prenait aux tripes et prit sa baguette avec laquelle elle fit un léger mouvement pour ouvrir la porte qui était en face. Elle replaça une mèche de cheveux roux derrière son oreille droite et sourit à un être invisible en attendant ses élèves qui arriveraient d'une minute à l'autre.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

HRP: Mon cours se passe au début de l'année et non pendant la réelle période à laquelle se situe le forum, c'est tout...pour le moment!


Dernière édition par Madeleine V. Fabre le Mer 3 Oct - 20:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années] Ven 31 Aoû - 15:02

Déjà quelques jours que j'étais arrivée et je squattais déjà le lit de quelqu'un d'autre, celui de Sirius Black, le beau Gryffondor avec qui coucher est un plaisir. C'était notre première nuit ensemble, je me repassais chaque détail en penssant que j'aurais pu me donner plus à fond, mais après tout, je préférais garder un peu de mystère et de surprise pour les prochaines fois. Il était là à côté de moi. J'étais allongée de dos, les jambes repliées et en train de penser, comme souvent. Le réveille de mon magnifique Sex Friend venait de sonner, l'heure du premier cours de la journée approchait. Je n'avais aucune envie de ma lever mais sans un bruit, sans un mot pour Sirius, je me glissais, après lui avoir embrassé le front, vers la sortie du dortoir en espérant ne tomber sur aucuns élèves (ou préfets, ce qui aurait été pire). À mon grand soulagement, tous dormait encore et je sortais du dortoir des Gryffondor en écoutant la grosse dame murmurer que je n'avais rien à faire ici.

Je me rendais dans mon dortoir et me lavais en vitesse. Puis j'enfilais le magnifique, *hum, hum*, uniforme de l'école Poudlard pour me rendre dans la grande salle pour le petit déjeuner bien que j ne mangerais rien, mais qu'importe, j'avais envie de descendre, même si j'aurais peut être à affronter le regarde de glace du professeur Sakarov s'il descendait de son entre de professeur sadique. Je descendais les escaliers et me retrouvais au premier étage, à ma gauche, le couloir permettant de se rendre dans la salle de Défense contre les forces du mal, à ma droite, une petite femme maigre, rousse et pressée se rendait dans la salle qui semblait être celle d'étude des Moldus. Je la suivais du regard, elle portait une tenue aux couleurs de ce merveilleux Pays que doit être la France, et la voyais entrer dans la salle. Je regardais virevolter le tissu de sa robe blanche à fleur qui disparue bientôt derrière la porte. Après cette contemplation, je repris mon chemin jusqu'à la grande salle.

Arrivée là-bas, je m'asseyais à la table des Serdaigle et beurrais un morceau de pain qui semblait sortir du four. Je croquais dedans et regardais la femme rousse qui venait d'arriver dans la grande salle, un sourire aux lèvres, saluant les élèves qu'elle reconnaissait en lançant des « bonjour » en français à qui l'entendait. Elle avait l'air d'être gentille, mais naïve et idiote. Si je me souvenais bien s'était le professeur d'Etude des Moldus, j'avais hâte de voir à quoi ressemblait cette matière, les Moldus sont tellement intéressants et différents de nous. L'heure de cours que j'aurais avec cette femme cette après-midi ne pouvait de toute façon pas être pire que celles que j'avais passées et que je passerais avec Sakarov. Je continuais à la suivre des yeux en mangeant ma tartine. Elle s'assit à côté du professeur d'Astronomie et se servit de tous les plats présents devant elle. Elle semblait maigre et je doutais qu'elle réussisse à tout manger mais j'attendais de voir la suite. (Oui c'est stupide de regarder quelqu'un manger, je sais !) *Pourquoi tu le fais alors !? Gourdasse !* Elle ne parlait pas beaucoup avec les autres professeurs et mangeait d'une façon vraiment très drôle, classe je dirais, à la française quoi. Elle s'essuyait la bouche après chaque bouchée. J'avais envie de rire mais comme je buvais un verre de lait je risquais d'en envoyait pleins dans la visage de Leroy en face de moi.

Un fois qu'elle eu terminé elle se leva et salua les autres professeurs présents en les regardant tous sauf Sakarov, elle devait en avoir peur elle aussi. Elle n'avait pas remarqué que son très joli collier était prit dans une couture de son siège ou quelque chose comme ça (de là où j'étais je ne voyais pas très bien). La malheureuse cassa son collier bleu et les perles se rependirent sur le sol en emmétrant un magnifique bruit de pluie. Elle plongea sous la table pour les ramasser et le professeur McGonagall de son regard sévère prononça une formule pour réparer le collier cassé. La rousse la prit des mains du professeur de Métamorphose et parla sans que je n'entende rien. Le professeur McGonagall lui répondit rapidement et reprit sa conversation avec le professeur de Sortilège.

Quelques minutes plus tard, elle était sortie de la salle d'un pas rapide comme la dernière fois où je l'avais vu et passa en souriant devant Hagrid. Elle disparut derrière les portes de la grande salle. Je finissais de boire mon lait bien frais et me dirigeais à mon tour, d'un pas beaucoup plus lent vers la sortie. J'avais envie de trainer un peu avant le premier cours de la journée. Je me dirigeais dans le parc avant que la cloche sonne en annonçant le premier cours de la journée. J'avais envie de respirer avant d'entamer cette nouvelle journée à Poudlard. J'avais hâte de voir le professeur d'Etude des Moldus en action, en y repensant je l'avais trouvée très jolie et j'avais remarqué que Brunhilde et ses amis s'étaient moquée d'elle quand son collier avait exposé en faisait tomber les perles. Qu'elle garce celle là aussi. *J'aurais préféré l'avoir comme jumelle crois moi !*.

La matinée avait été sympa, rien de bien compliqué et de trop ennuyant. Je n'avais rien mangé à midi et voilà que déjà arrivait l'heure de retourner en classe. J'avais à la fois hâte de rencontrer officiellement le professeur et à la fois peur qu'elle ne se fasse manger par les autres élèves du cours. J'avais appris qu'Azrael s'y été inscrit et bien entendu je m'étais demandé pourquoi il s'y été inscrit, il n'aimait pas les Moldus, je le sais bien. Il y aurait aussi Sirius et son ami Remus Lupin, un préfet. J'avais presque oublié qu'il y aurait aussi Rabastan Lestrange, je ne l'aimais pas beaucoup et j'avais la même pensée que pour Az, même si je ne le connaissait pas bien, on ne pouvait pas dire qu'il semblait apprécier les Moldus, mais soit.

La cloche venait de sonner, je me dirigeais vers les escaliers et les montais lentement jusqu'au premier étage. Je me trouvais devant la salle et j'hésitais à entrer, la porte était fermée et j'étais la seule à être déjà arrivée. Soudain la porte s'ouvrit sans que personne ne la touche. J'osais passer la tête pour voir si le professeur était à l'intérieur. Elle était là, debout devant son bureau en bazar, un sourire nerveux aux lèvres, les cheveux roux bien coiffés, son collier réparé. J'entrais en observant la salle, il y avait une armoire blanche pleine à craquer de livre et une petite commode d'où sortaient des bruits de jouets ou de quelque chose comme cela. Je me rendis au bureau devant elle et restait debout un instant avant d'ouvrir la bouche.

- Bonjourrr. Dis-je dans un français étrange d'une petite voix en esquissant un sourire qu'elle me rendit. Elle me fit signe de m'asseoir et continua à sourire à la porte en attendant d'autres élèves. Sur le coup elle m'avait légèrement fait peur. Je voyais une petite baleine posait sur son bureau. Je trouvais ça étrange pour une adulte d'avoir un baleine en plastique sur son lieu de travail. Puis je tournais la tête vers elle, d'autre élèves arrivait, dont Azrael, et je me rappelais soudain des paroles du directeur qui l'avait présentée en début d'année, il avait dit qu'elle venait de Beauxbâtons, voilà pourquoi elle était vêtue de bleu, de blanc, de rouge et qu'elle parlait français. Inconsciemment je le savais, c'est pour ça que j'avais parlé français. J'avais hâte que le cours commence, rien que pour savoir à qui j'avais à faire.
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MessageSujet: Re: La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années] Mar 4 Sep - 18:44

    Connais ton ennemi.
    C'est ce qui l'avait poussé à choisir cette option : Etudes des Moldus. Option qu'il suivait avec quantité de crétins enthousiastes admiratifs des sous-êtres qui avaient envahi la planète. Il la suivait en même temps qu'eux. Mais pas comme eux. Les informations qui ne l'intéressaient pas, il n'en retenait que le nécessaire pour garder des résultats corrects. Ce qu'il attendait, lui, c'était le moindre détail qu'il pourrait réutiliser plus tard contre les Moldus. Et autant le dire : la pèche avait été incroyablement fructueuse. C'était comme de trouver le bon détail dans le discours de leur professeur ou dans le paragraphe d'un livre, et puis de faire les recherches parallèles pour approfondir. Cela ne concernait pas que la compréhension et la connaissance des moyens que pouvaient mettre en œuvre ses adversaires. Même s'il aurait été capable de reconnaître d'un seul coup d'œil un AK 47 d'un Uzi, un Panzer d'un Tigre, un missile anti-aérien d'un missile d'aviation ; alors qu'il était toujours incapable de faire la différence entre un sèche-cheveux et un fer à repasser. Non il avait trouvé également ces pépites qui l'informait sur la pensée de l'ennemi, ses stratégies et donc ses failles. Les Moldus avaient écrit de nombreux traités sur le sujet comme autant de textes destinés aux Sorciers qui voudraient les vaincre. Rabastan en avait lu patiemment et méticuleusement autant qu'il en avait le temps : Stratégies, Le Prince, La Guerre des Gaules, Mémoire sur l'Art de la Guerre, Essai général de Tactique...
    Et parmi ceux-là, il y avait naturellement l'Art de la Guerre d'un Chinois, Sun Tze. Lire ce livre était pour Lestrange comme de discuter échecs avec l'un des adversaires les intelligents qui soient. Beaucoup de ses conseils étaient du bon sens le plus pur, mais le fait d'être écrits les rendaient plus accessibles. Il y avait aussi des pépites, des réflexions d'un homme expérimenté et assez sage pour avoir du recul et analyser son expérience. DU pain béni pour un adolescent ! Si les Moldus suivaient ces préceptes.... Ils leur donneraient du fil à retordre. Fort de cette constatation, Rabastan avait été vérifier auprès des Sang-de-Bourbe. A part un Serdaigle, pas un n'avait su de quoi il parlait et celui-là avait fait une drôle de tête par contre, lorsqu'il s'était vu posé la question. C'était rassurant. Surtout s'il comparait avec leurs campagnes les plus récentes : de toutes évidences, ils ne suivaient plus les préceptes du vieux Chinois. Ou pratiquement plus.
    Non pas que Rabastan lui-même fût d'accord avec tout ce qu'il lisait. Dès lors qu'on entrait dans la morale et le but poursuivi, il entrait même en totale contradiction avec l'auteur : c'était bien des Moldus ça ! Mettre la Guerre au service de la Paix ! Le Mouvement au service de l'Immobilité ! Pour le coup, si Sun Tze avait toujours été en vie, le jeune homme aurait fait une entorse à son écœurement maladif à l'encontre des Moldus et aurait cherché à pouvoir discuter avec. De toutes manières, tout cela avait été écrit à une autre époque, une où la problématique n'était pas la même.
    Sur de nombreux points, ils tombaient d'accord en revanche : la nécessité de la discipline et de l'unité, d'amener l'ennemi là où on le souhaitait, de se rendre imprévisible voire invisible, de miser beaucoup sur la psychologie et le moral des troupes ennemies, de prendre un soin infini des siens. Et même plus philosophiquement : ils étaient d'accord quant au fait qu'on gagnait parce que l'ennemi avait fait des erreurs et qu'on perdait quand on en faisait. Pensée qui rendait caduque les opinions des pro-Moldus, qui estimait que leur simple nombre était une réussite prouvant leur légitimité, que le fait que quelques Sang-de-Bourbe réussissent aurait dû être une preuve irréfutable de l'égalité de tous... Bande de crétins...
    Et ils étaient d'accord aussi sur le fait qu'un Général ne pouvait pas être efficace s'il se servait lui-même. Qu'il ne l'était qu'à servir un idéal et un Prince plus grand que lui. Ils étaient d'accord sur le fait qu'on était efficace dès lors qu'on avait l'envie de se battre, et non de gagner, car cette seconde envie relevait de la paresse : à vaincre sans difficulté.... L'envie de se battre résultant elle d'une tranquillité d'esprit quant à ses propres capacités, sans les surestimer, prenant plaisir dans une nécessité.

    Un vrai professeur d'Etudes des Moldus aurait été vraiment passionnant. Quelqu'un qui puisse approfondir ces connaissances qu'il glanait par lui-même... Au lieu de ça... Ils avaient des... Lestrange leva les yeux sur le professeur Fabre pour la voir se ridiculiser toute seule avec son propre collier. Même McGonnagall avait l'air de la mépriser.... Même Flitwick la regardait de haut, c'était tout dire. Bouffonne... Exactement comme le professeur qui l'avait précédée. Voilà : ils avaient des bouffons. Visiblement, cette année ne serait pas différente de la précédente... Ca promettait pour le cours de l'après-midi.
    Rabastan continua de manger et de lire en même temps.
    Il ne fut pas vraiment surpris de constater l'absence du professeur Fabre à midi. Néanmoins il lui ajouta mentalement un nouveau qualificatif devant cette lâcheté relativement évidente : Faible. Décidément elle cumulait vite...

    Le summum ne fut néanmoins atteint que lorsque Lestrange franchit le pas de la porte : ce n'était pas le sourire niais, encore qu'à lui tout seul c'était déjà de l'ordre des choses qui le hérissaient. Même pas l'immonde petite baleine sur le bureau. Non c'était... Cette petite lueur au fond des yeux du professeur... Cette petite pointe électrique et toute crispée... Ce petit éclat d'angoisse... Hmmmmmmm...
    Est-ce qu'elle allait bafouiller quand elle se présenterait ?
    Eh bien au moins son sourire à lui fut-il sans doute nettement plus honnête qu'à son habitude lorsque Rabastan lui souhaita "bonjour" d'une voix la plus neutre possible. S'il faudrait bien maintenir les apparences, il n'était en tous cas pas question de faire ami-ami avec ce genre de … personne, le mot semblait trop bon...

    Le jeune homme ne s'attarda pas auprès du professeur et de la jeune fille blonde qui méritait on ne peut mieux les couleurs de Serdaigle : lèche-botte dès le départ, à dire bonjour en français. Tsss... Mais c'était une nouvelle. Aufman, Hausmann, Hoffmann, quelque chose comme ça... Durmstrang. Tiens c'est vrai ! Dans ce cours-là aussi il y aurait des nouveaux. Et des 7e et 5e années aussi. Ce pouvait être intéressant.
    Il rejoignit sa place habituelle : latérale et à mi chemin entre le bureau du professeur et le fond de la classe.





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MessageSujet: Re: La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années] Dim 9 Sep - 20:44

Le réveil avait été difficile ce matin là. Le froid commençait à s'installer sur l'Angleterre et les élèves de Poudlard comme les petits moldus aux alentours rechignaient à quitter leur couette avant même le lever du soleil. Malgré son sérieux, Jane était comme tous les autres et elle avait fini par se lever en retard. Après une douche rapide, elle enfila son uniforme aux couleurs de sa maison, chercha pendant cinq minutes son écharpe qui était tombée sous son lit, le rangement n'étant pas son fort, et descendit dans la grande salle prendre son petit déjeuner. Lorsqu'elle arriva, la première chose qu'elle aperçut fut Mlle Fabre, gênée et honteuse, debout à la table des professeurs. La poufsouffle ne comprit tout d'abord pas pourquoi mais elle vit bientôt McGonagall sortir sa baguette et réparer le collier de la jeune professeur dont les perles avaient roulés sous la table. Elle laissa échapper un sourire en pensant que peut être que celle ci n'avait pas songé à utiliser un reparo car les sortilèges n’étaient pas son fort non plus, ce n'était rien mais cette d'idée d'avoir un point commun de plus avec la jeune femme lui plaisait bien. L'incident résolu, celle ci prit le chemin de la sortie et Jane se hata de prendre son petit déjeuner avant qu'il ne soit trop tard.

Quand elle eut fini, elle quitta à son tour la grand salle et monta quelques marches jusqu'au premier étage. Ce ne fut pas très long puisqu'aucun des escaliers farceurs du château ne fit des siennes ce matin là. Peut être n'étaient-ils pas encore très bien réveillés, si les escaliers ont besoin de sommeil du moins. La porte de la salle de métamorphose n'était donc pas encore ouverte. Jane hésita un instant à s'assoir puis se dit que ce ne serait certainement pas très poli. Les élèves arrivaient un par un ou par groupe et le cours ne tarderait pas à commencer de toute façon. McGonagall devait certainement être déjà assise à son bureau puisqu'elle avait quitté la table des professeurs peu de temps après sa collègue d'étude des moldus et donc bien avant la sixième année. Ce fut bientôt l'heure de rentrer en classe et Jane s'installa près d'un autre élève de sa maison pour suivre le cours. Ce ne fut pas chose aisée mais elle fit par réussir ce qu'on lui demandait de faire et elle put quitter la salle fière d'elle.

Elle eut bien vite les idées ailleurs car le cours suivant était son premier cours d'étude des moldus de l'année. Elle était contente d'avoir pu reprendre cette option une fois de plus, d'autant que cette année, c'était une ancienne prof de beaubatons qui allait leur faire cours. Jane était impatiente de voir ce que ça allait donner même si elle trouvait déjà un air très gentil et que l'incident du matin l'avait fait monter dans son estime plus que ridiculiser. Quand elle arriva, la porte était encore une fois fermée mais quelques élèves patientaient déjà devant. Elle connaissait déjà la plupart même s'il n’étaient pas tous de son année : elle avait entendu dire que parmi les plus âgés de Poudlard, très peu avait désiré poursuivre l'option cette année et avait tous de suite trouvé cela triste, elle qui n’arrêterait celle ci pour rien au monde. La professeur les invita à entrer et elle eut vite pris place au troisième rang, à coté d'une fenêtre, prête à ne pas manquer une seule miette de ce qu'allait leur raconter la jolie rousse. Deux autres élèves étaient déjà installés : une blonde de Dumstrang dont la poufsouffle ne se souvenait plus du nom qui était certainement en septième année et Rabastan Lestrange. *Mais qu'est ce qu'il fait donc là lui ?!*
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MessageSujet: Re: La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années] Mar 11 Sep - 15:39

[Réponse éditée]


Dernière édition par Lev N. Avdeïev le Sam 15 Nov - 18:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années] Ven 28 Sep - 15:41

Aurea fut l’une des premières à pénétrer dans la salle de classe. L’Etude des Moldus … si l’on s’en tenait aux opinions de la jeune femme, il n’y avait pas de raison valable qui justifie sa présence dans ce cours, mais il était de notoriété publique que les serdaigles étaient les plus assoiffés de savoir. Assoiffée, il lui semblait bien qu’elle l’était. Pourtant, Aurea n’était pas non plus une de ses acharnée de travail passant tout leur temps à la bibliothèque, sans avoir aucune vie sociale. Elle savait gérer les deux choses : apprendre, et vivre. Mais ce fut une tout autre raison en vérité qui l’amena dans ce cours : qui pouvait savoir si dans un avenir proche ou lointain, son père finirait par la retrouver ? Il suffisait d’une information, un seul petit indice qui puisse le mener sur la voie, Aurea redeviendrait la Shana en fuite. Hors de question, la sorcière se devait d’avoir une pleine connaissance du Monde moldu pour s’y cacher si besoin. Et voilà un avantage non-négligeable face à son père : la connaissance des moldus. Aurea savait que son géniteur était si peu familier aux inventions et traditions moldues, que l’affaire serait donc facile de se planquer dans ce vaste monde. Un monde étranger à leurs coutumes de sorciers, mais néanmoins un monde proche du leur, tout à fait en parallèle, parfois même empiétant dans l’Histoire sur le leur. Ignorer leur présence serait stupide, il fallait mieux les connaître pour mieux les faire disparaître alors. La jeune femme était donc persuadée d’une chose : les sorciers étaient supérieurs aux moldus. Et que certains croisent leur sang avec ces derniers, cela les regardaient, mais ils n’avaient alors plus le droit de revendiquer cette supériorité. Cela, Aurea le gardait bien pour elle. Il aurait été dommage d’étaler ses opinions en présence d’élèves et de professeurs aux pensées contraires. Mieux valait être prudent, et en dire le moins possible. Il en était autrement des autres sangs-purs avec qui elle pouvait parler librement, ou du moins tout aussi librement que son mensonge le permettait. Entrant discrètement dans la salle, Aurea n’accorda aucun regard au professeur : Madeleine V. Fabre était une de ses femmes enjouées et trop haute en couleurs que la jeune sorcière ne pouvait supporter. Trop émotive. Aurea ressentait déjà émaner des émotions colorées de la part du professeur Fabre, mais ce qui prédominait était surtout l’angoisse, l’excitation et la peur mêlées. Tout un tourbillon d’émotions qu’Aurea tenta vainement de repousser d’un geste imaginaire, mais sans n’y pouvoir rien y faire, l’angoisse gagna légèrement la sorcière. L’agacement s’en suivit, puis la mauvaise humeur causée par le trop plein d’émotions ressenties. Un livre sous le bras, un sac sur l’épaule, Aurea se dirigea immédiatement et sans dire bonjour, au fond de la salle, dans un coin qui lui paraissait être le meilleur endroit. Plusieurs raisons à cela : déjà, elle détestait être devant car ressentir les émotions de ses professeurs n’était pas très agréable ; ensuite, être au fond lui permettait d’avoir une vision d’ensemble de la classe, et ainsi de repérer des choses potentiellement importantes ; puis, être le plus loin possible des autres lui permettait de mieux réfléchir, et de faciliter la contrôle de son don. Il y avait des fois où ressentir les émotions des autres était un atout, un privilège et un don très utile, mais parfois… Aurea aurait tout donné pour avoir un moment de répit.

Prenant place au fond de la salle, Aurea déposa son livre sur la table et sortit encre, plume et parchemin. Pour la première fois, elle leva les yeux vers le bureau du professeur Fabre, et vers le reste de la classe. Il n’y avait que quatre élèves pour le moment, deux venant de Durmstrang, un préfet dont le nom lui était déjà venu aux oreilles : Lestrange, et une autre élève blonde qu’elle n’avait encore jamais vu. Aurea savait que la jeune fille blonde et mince, plutôt élancée qui avait dit bonjour – en français- au professeur venait de Durmstrang car elles étaient de la même maison. Le garçon blond, qu’elle avait déjà croisé dans des couloirs, lui semblait-il, était de septième année, mais elle ne connaissait pas encore son nom. Elle figea son regard sur le professeur Fabre, une robe de très mauvais goût, une sorte de petite baleine bleue posée sur son bureau, des livres de partout et en désordre…et puis cet air naturellement trop souriant, cette gaieté que Aurea détestait. Il lui semblait que cette femme faisait partie de ceux qui étaient sans cesse de bonne humeur : il n’y avait aucun attrait à être joyeux en permanence. Rien de plus lassant et de plus agaçant que les gens trop souriants. Aurea soupira, prit un fusain et griffonna sur un bout de parchemin. Bientôt, elle fut envahie d’émotions nouvelles : excitation, lassitude, mauvaise humeur, …plaisir ? Aurea leva les yeux de son parchemin. Le garçon le plus proche était le blondinet, mais ce n’était pas de lui qu’émanait cette drôle d’émotion à la fois sombre et vibrante. Cela ne venait pas des deux jeunes filles blondes, alors ce ne pouvait être que…lui. Le préfet des Serpentards, sixième année, Rabastan Lestrange. Il était difficile de ne pas le connaître, il semblait être une des figures emblématique de sa maison, sans parler des « reines » qui semblaient s’essayer aux jeux de pouvoir. Exaspérant…Elles aimaient être dans la lumière, Aurea préférait l’ombre : ça ne pouvait pas coller. Ainsi, Lestrange prenait plaisir à être dans ce cours : étrange vu ce qu’elle avait pu entendre. Quoique, les avis étaient assez variés. Personne ne savait trop quoi penser de lui : certains disaient qu’il était mauvais, d’autres qu’il ne l’était pas et qu’il avait juste un caractère assez rude…allez savoir où se trouvait la vérité. La sorcière croisa les jambes sous la table, sans y penser, et d’un geste distrait mis une mèche brune derrière son oreille. Ses longs cheveux retombaient sur ses épaules fines, seulement recouvertes de la chemise blanche de son uniforme. Aurea n’avait jamais froid, mais elle supportait mal la chaleur. Alors, la pluie, le vent glacial, après toute une vie en Moldavie et en Russie, ça lui était égale. Elle avait donc laissé le pull, gardé les collants et la jupe, mis des talons. Pas besoin de plus. De toute façon, elle n’était pas du genre à afficher une beauté trop évidente : elle s’attardait de toute façon très peu sur la beauté. Aurea était plus du genre à remarquer les détails, à aimer la petite chose unique dans les traits d’un visage, l’intonation de la voix, la rudesse des mains, la douceur du regard, le caractère sombre …
Et s’il y avait un caractère sombre ici, c’était bien Lestrange. Malsain, plutôt. Ce n’était pas le genre de plaisir instinctif, normal qu’il avait : c’était une sorte d’émotion étrange qu’elle avait pu ressentir avec certains autres sangs-purs. Le plaisir de la destruction, l’excitation de la bataille, …. Elle retrouvait ses concepts là dans les émotions de Lestrange. Mais elle ne s’y attarda pas, bientôt son attention fut prise par une sensation qui n’émanait de personne dans la salle de classe....Cela augmentait de seconde en seconde, se rapprochait, s’intensifiait. J’ai déjà ressentie cela, songea-t-elle. Son cœur eut un raté, mais elle ne laissa rien paraître. Elle s’était juste figée au-dessus de son parchemin sur lequel elle dessinait. Elle se redressa, mais ne se retourna pas. Aurea savait où elle avait déjà ressenti une telle émotion : dans le Poudlard Express, il y avait quelques jours. Ainsi, ça lui paraissait familier. De qui s’agissait-il donc ?
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MessageSujet: Re: La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années] Mer 3 Oct - 18:29

Les yeux vairons d'Azrael s'étrécirent un moment alors qu'il lançaient un regard mauvais, foudroyant, à la Serpentarde. Une petite Quatrième ou Cinquième année qui n'avait encore rien compris à la vie. Les gens d'ici ne lui avaient-ils donc pas appris à garder sa grande bouche fermée, surtout pour dire des absurdités alors que les concernés se trouvaient non loin ? Ou au moins à ne l'ouvrir qu'une fois certaine que les personnes dont elle parlait n'était pas juste à côté d'elle par exemple ? Et quelle idée, surtout, de dénigrer les Durmstrang devant lui, les traitant de brutes incapables de quoi que ce soit et surtout d'intelligence... Tout ça pour essayer de faire reluire la réputation de Poudlard qui perdait de plus en plus de son brillant. L'année à Poudlard commençait mal, surtout pour elle, et Azrael était déçu de voir que même ceux de la prestigieuse maison de Salazar et qu'il pensait pour l'instant être les élèves les plus fréquentables, avaient du soucis à se faire. Il avait d'ailleurs lui aussi intégré cette maison quelques jours plus tôt, comme la plupart des autres Durmstrang, et comptait bien leur remettre les idées en place.

Le Serpent et l'Aigle à qui elle parlait -un garçon et une filles bruns plutôt banals- croisèrent son regard fixé sur le dos de l'ignorante, et se figèrent un instant, avec sur leur visage une étrange expression de compréhension gênée. Au moins ces deux là ne semblaient pas totalement irrécupérables. Se rendant certainement également compte que ses deux acolytes ne l'écoutaient plus vraiment, la voix crissante de la blonde Serpentarde fini par se taire, et elle se retourna vers lui, croisant à son tour son regard, sans pourtant y déceler sa signification. Étrange chose que la stupidité aveuglante...

- Qu'est-ce que tu regarde?! T'as un problème?!, commença-t-elle par dire, hautaine.

Mauvais choix. Un sourire naquit sur les lèvres d'Azrael, mielleux, mais laissant percevoir au contraire tout autre chose. Il s'approcha, la démarche souple, assurée, allant jusqu'à envahir l'espace personnel de l’impertinente. Il la jaugea de toute sa taille, accentuée par leur proximité, comme s'il inspectait un pauvre insecte qui se serait trouvé là, tout près de son pied. Se penchant légèrement vers elle, afin d'être sûr de capter son attention, il l'observa chercher un instant quel œil regarder, passant de l'un à l'autre alors que sa belle illusion d'assurance commençait déjà à partir en fumée. D'une main, il attrapa son visage pour le maintenir levé vers le sien alors qu'il s'adressait à elle sans la lâcher une seconde du regard, et le seul accent dans sa voix fut la douce tonalité de la menace entourée de velours.

- C'est plutôt toi qui risque d'avoir quelques problèmes très prochainement..., murmura-t-il, vipérin. Personne ne t'as jamais appris à tenir ta langue et à attendre avant de faire des jugements hâtif ? Même pas une touche de cet esprit de survie que vous, Serpentards, vous targuez d'avoir ? Déplorable. Poudlard à bien plus de choses à apprendre de Durmstrang que je ne le pensais pour être à un niveau décent.

Ce fut avec un regard méprisant qu'il la lâcha, son sourire disparut pour l'heure. Il continua à l'observer après s'être reculé d'un pas, pour être sûr que le message était bien imprimé, continuant à la jauger d'un air hautain : ne surtout jamais prendre un Durmstrang à la légère, on était sûr de le regretter à un moment ou à un autre. Énervé ? Oh oui, il l'était, mais l'anglo-russe était passé maître dans l'art de le dissimuler, le seul indice qui pouvait parfois le révéler enfoui dans ses prunelles bicolores. Énervé, il l'était depuis une dizaine d'années, pratiquement sans interruption aucune, une rage enfouie profondément, très profondément, enracinée. Toujours là, comme une vieille amie qu'on ne pouvait oublier. Elle n'était pas seule, d'ailleurs. Il y avait aussi la souffrance, si vive au début, et qui s'était faite sourde au fil du temps. Une espèce de froideur, de dureté, s'était mêlée à elles lentement, sinueuse et vicieuse. Et pourtant, rien de tout cela n'était visible sur son visage, sur son masque. Trop contrôlées pour êtres apparentes, ou trop familières peut-être. Et c'était uniquement lorsque sa colère devenait fureur, trop intense pour être toute contenue, qu'elle fissurait son masque, devenant plus ou moins visible selon son état. Et encore, dans une partie de ces cas là, il fallait soit bien le connaître soit être suffisamment observateur pour le remarquer, à moins qu'il ne fasse attention à le montrer pour bien montrer son mécontentement. Comme à ce moment présent. Déjà qu'il s'était levé de mauvaise humeur, déjà irrité pour il ne savait quelle raison, et que son agacement n'avait fait qu'empirer tout au long de la journée...

Tournant les talons en lâchant un 'tsss' dont la désinvolture touchait plus le mépris qu'autre chose, Azrael pris la direction de son prochain cours. Quelques mètres après avoir dépassé les deux acolytes ou il ne savait quoi de l'idiote, il lança un regard en arrière, un sourire quelque peu vicieux sur les lèvres.

- Oh, et je ferais attention à moi et à ne pas traîner seule dans des couloirs peu fréquentés, si j'étais toi!

Et il continua sa route vers le cours d’Étude des Moldus, toujours énervé, et toujours aussi peu motivé qu'avant. Pourquoi avait-il pris ce cours dans ce cas ? Et bien pour la simple et seule raison d'en savoir plus sur les créatures appelées les moldus. Lev, son cousin, disait lui qu'il s'agissait de ''compenser le fait qu'ils n'étudiaient pas les créatures non magiques en SaCM'' et Azrael ne pouvait qu'approuver. Ça, et le fait que cela permettait d'en connaître le plus possibles sur ses futures proies. Et sa paranoïa avait fait le reste, disant qu'il valait toujours mieux en savoir le maximum sur ses ennemis et ses cibles. Au petit déjeuné cependant, ils avaient tous eu un apperçu de celle qui leur enseignerait la matière... Encore une idiote maladroite et naïve, mais venant de France cette fois. Même les professeurs de Poudlard avaient semblé la mépriser un peu, ou la plaindre pour certains. Manque d'autorité flagrant, et sa bouffonnerie ne ferait que rendre sa matière plus dépourvue de sens encore, mais il y aurait peut-être moyen de s'amuser un peu. En évitant de se faire renvoyer tout de même, donc rien de trop méchant. Mais peut-être histoire de voir où se situaient ses limites...

Enfin, après avoir évité un groupe d'élèves un peu trop chahuteur pour son humeur déjà énervée, Azrael longea un mur de pierre jusqu'à arriver à la porte de bois qui était l'entrée de la salle d'EdM. Il pénétra dans la pièce, son visage toujours en un masque neutre, et alors qu'il observait la salle. Il retint à peine une expression méprisante en voyant le professeur Fabre souriant à un être imaginaire, debout devant son bureau sur lequel était posé ce qu'il identifia comme étant une grotesque baleine bleue faite d'un matériaux qui lui était étranger. Aux habituels bureaux de bois étaient déjà assis quelques élèves. Une élève blonde que l'anglo-russe ne connaissait pas, Anja, une Durmstrang répartie à Serdaigle et avec qui il avait déjà partagé quelques nuits, mais qu'il avait tendance à ignorer le reste du temps, préférant leur rivalité pendant les cours, toutes deux vers le milieux de la salle. Venait ensuite Rabastan Lestrange, un Serpent de sixième année qui, lui, semblait beaucoup plus fréquentable que celle qu'il avait croisé quelques minutes plus tôt, puis Lev, à côté duquel une inconnue venait de prendre place et sortait ses affaires, le privant de la place. Non loin, une jeune femme brune, plutôt attirante, était assise. Azrael décida de s'installer à côté d'elle, la place étant au fond, afin de pouvoir parler un peu avec son cousin. Il s'assit et lança un regard à l'inconnue, histoire de mieux voir à quoi elle ressemblait, avant de se tourner vers Lev sans prendre la peine de déballer ses affaires.

- Tu sais quoi, je crois que Durmstrang me manque déjà, faudra vraiment qu'on fasse quelque chose pour apprendre aux élèves de Poudlard les bonnes manières, c'est d'un tel niveau que c'en est désolant!, lui lança-t-il à mi-voix, irrité, en russe afin que les autres ne comprennent pas ses paroles.

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MessageSujet: Re: La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années] Mer 31 Oct - 16:44

Madeleine souriait toujours comme une idiote quand la première élève entra. C'était une blonde, surement de Durmstrng vu l'accent avec lequel elle la salua en français. La blonde se mit au premier rang ce qui fit très plaisir à la Française car elle n'aimait pas crier à cause des élèves qui se mettent au fond de la salle de classe. Elle fit signe à la jeune fille de s'asseoir et continua de sourire en attendant les autres élèves qui ne devraient plus tarder à arriver. Le sourire niais et effrayant de la rousse s'effaça un peu en voyant arriver un élève de sixième année, un serpentard et préfet qui semblait ici par...obligation. Il salua le professeur et alla s'asseoir un peu plus loin que la jeune blonde, vers le milieu de la salle. Madeleine aborda un tout autre sourire en voyant arriver Jane Blue, une demoiselle très agréable avec qui elle avait déjà parlé de moldu, elle avait hâte de la revoir car leur échange avait été bien sympathique la veille. Elle fut tout de même déçue que son élève préférée; pour l'instant, ne s'asseye pas plus près d'elle mais, elle oublia vite cette déception. Un quatrième élève entra, grand et mince, venant certainement aussi de Durmstrang à entendre son petit accent. Il salua le professeur comme les autres avait fait avant lui et alla s'asseoir encore plus loin que les autres, au fond de la classe ce qui faillit enlever le sourire des lèvres colorées de l'enseignante. Une jeune femme entra discrètement dans la salle sans que Madeleine ne la remarque vraiment. À vrai dire, cette jeune femme n'avait ni salué l'enseignante, ni ne l'avait regardée, donc Madeleine l'ignorerait jusqu'à ce qu'elle daigne lui lancer un simple "bonjour". De plus son choix de place, comme les autres du fond, ennuyait beaucoup le professeur, bien qu'à leur âge, il serait surement inutile de leur demander de changer de places. Les derniers élèves ne tardèrent pas, elle remarqua l'arriver d'un serpentard venu de Durmstrang, comme le garçon maigre et la blonde assise au premier rang. Celui-ci en plus de s'installer au fond de la classe commença à bavarder avec l'autre garçon étranger et en russe en plus.

- M. ... Fever, ça vous dérangerez de ...parler dans une langue compréhensible de tous pour que nous puissions profiter de ce que vous dites à votre... camarade ? L'autre solution est de vous taire... tout simplement. ]Dit Madeleine en trébuchant sur certains mots. Le rouge lui montait aux joues, elle venait de prendre la parole pour la première fois devant ses élèves pour une simple question de bavardages ce qui commençait à l'irriter quelque peu. Elle prit sa baguette et d'un geste gracieux ferma la porte de sa salle de classe. Elle fit un autre geste presque imperceptible et un tableau noir venu du fond de la salle vint se placer à côté d'elle. Elle le tapota doucement du bout de sa baguette et fit apparaître le nom de sa matière au tableau. Elle regarda tous les élèves tour à tour et toussota nerveusement. Elle avait la sensation qu'elle n'allait pas réussir à s'exprimer ou que si elle ouvrait la bouche elle allait exploser ou encore qu'une toute petite voix ridicule allait sortir de sa gorge si elle prononçait un mot. Elle tenait sa baguette entre ses doigts moites et essayait de la tordre sans y arriver.

- Bien...Bonjour... Je suis, je suis M-mlle Fabre, votre Professeur d'Etude des Moldus pour cette année. Je suis arrivée avec la délégation de B-beauxbâtons et je suis d'ailleurs assez déçue de ne voir... aucun de mes élèves de là-bas. C'est bien dommage. Dit-elle d'une voix anxieuse. Je, hm, vous ferez remarquer qu'il y a des bureau plus près et que j'aurais préféré que vous les preniez pour ne pas m'obliger à parler fort ou à crier, mais je vous laisse à vos places, vous déplacer ne ferais que me donner un statut de professeur... ennuyant, dirons nous. Continua-t-elle en souriant. Elle avait réussi à leur parler sans trop de difficultés ce qui lui avait demandé un grand effort quand même. Elle faisait, sans s'en apercevoir, les cent pas devant son bureau et seul le son de ses talons résonnait dans la salle. Elle leva le nez au plafond et essaya de trouver ce qu'il manquait à sa présentation. Elle tourna la tête vers ses élèves et vit qu'un des livres qu'elle avait demandé pour sa matière était sortie. Elle se souvint alors de ce qu'elle voulait dire. Elle s'éclaircit la voix et reprit son monologue.

- Oh, cette année, nous étudierons les différences qu'il y a entre les moldus et nous autres sorciers. Nous verrons comment ils font pour vivre sans magie alors qu'elle nous ait indispensable et également les raisons pour lesquelles le ministère de la magie nous cache notre monde à leurs yeux. De mon point de vue c'est inutile, les moldus pourrait nous apprendre bien des choses comme nous pourrions leur en apprendre également. Bref... J'espère que nous passerons une bonne année ensemble. Conclut-elle en souriant à ses élèves comme elle l'avait fait à leur arrivée. Des questions ? Demanda-t-elle d'une voix beaucoup plus vive que celle avec laquelle elle avait introduit sa personne et son cours. Elle balaya à nouveau la salle du regard en attendant d'éventuelles questions.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

HRP: Désolé pour tout ce temps d'attente...
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MessageSujet: Re: La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années] Mar 18 Déc - 0:19

[Réponse éditée]


Dernière édition par Lev N. Avdeïev le Sam 15 Nov - 18:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années] Sam 22 Déc - 15:13

Aurea n’avait éprouvé cela qu’une seule fois. Louka, son père, était un habitué des colères sourdes et dévastatrices. Sauf que lui criait, gesticulait, frappait, s’époumonait à ne plus pouvoir en respirer. Il laissait éclater sa rage, si bien qu’il donnait l’impression de rugir comme un lion. Mais au moins, elle sortait, le monstre s’exprimait et alors une fois que la tempête était passée, et qu’elle avait emporté les tensions avec elle, le calme revenait…le lion ne rugissait plus, le silence froid et pesant s’installait. C’était fini.
Pourtant, dans ce cas de figure, la colère ne sortait pas : la rage s’était comprimée, comme recroquevillée sur elle-même pour mieux survivre. Elle fut submergée. C’était une sorte de vague qui se propageait comme un halo invisible autour de l’inconnu. Un champ d’énergies dégagées par les émotions qui croissaient, et décroissaient à l’intérieur de son corps. Comme des tambours, résonnant en fond, puis certains plus gros que d’autres qui émettaient des sons de plus en plus forts, lui vrillant les oreilles. L’énervement, l’agacement, l’exaspération, et puis une colère qu’elle avait déjà ressentie auparavant, en fond. Elle prit une discrète inspiration pour me détendre lorsque ces émotions la traversèrent comme des rayons fins et indolores : elle ressentit tout de suite l’agacement du sorcier. Aurea reporta son attention sur son parchemin, sur lequel elle avait gribouillé le visage de sa mère sans s’en rendre compte. Elle glissa le parchemin en dessous de son livre d’Etude des Moldus. En vérité, c’était plus une manière de se concentrer sur autre chose, et de ne pas croiser le regard de l’inconnu aux milles émotions. Peine perdue ; le jeune homme vint s’assoir à côté d’Aurea, qui pesta intérieurement contre la malchance. Si elle était du genre à croire en Morgane ou Merlin comme des dieux influant sur le destin des sorciers, elle se serait demandée si Morgane ne la punissait pas de prendre ces cours. Elle garda ses jambes croisées sous la table, ses mains sagement posées sur son livre, le regard fixé droit devant elle. Du moins au début, car elle ne put s’empêcher de tourner ses yeux vers le sorcier, au même instant où lui le fit. Il ne fallut pas longtemps à Aurea pour le reconnaître. Lorsqu’elle avait passé sa première année à Durmstrang, métamorphosé physiquement par les ruses de son oncle, elle avait échangé quelques mots avec un arrogant élève, et ses yeux vairons l’avaient marqué. Son regard la transperça, comme s’il pouvait traverser ses prunelles, son corps tout entier, de ses doigts jusqu’à ses orteils qu’elle contracta d’instinct. Une vraie décharge électrique, comme une vague émotionnelle, un choc muet et saisissant. Elle détourna les yeux immédiatement. Instinctivement. Elle ne voulait pas le regarder, elle ne voulait pas ressentir ce qu’il ressentait, et plus encore croiser son regard était insupportable, déjà…car elle savait maintenant de qui il s’agissait, et cela la ramenait à des souvenirs douloureux…Puis, avec une connexion visuelle les émotions étaient décuplées. Bien trop pour son bien. Avait-elle déjà vue autant d’obscurité en une seule personne ? Une obscurité froide et violente, sauvage et vivante. Comme si elle se matérialisait sous une forme étrange, vibrante. Du moins, c’était ainsi qu’Aurea l’imaginait, n’ayant l’occasion que de la ressentir, mais les images venaient d’elles-mêmes dans son esprit. Elle faisait souvent cela, pour mieux comprendre, mieux ressentir. Cette fois-ci, elle se serait passée d’images.

Fort heureusement, le cours de ses pensées fut arrêté par les paroles du sorcier dont elle ignorait toujours le nom. Il s’adressa à un autre élève, le même qui était assis devant eux avec des cheveux blonds et fins, un corps assez maigre et un teint très pâle. Il venait de Durmstrang, c’était certain. Le sorcier lui parla en russe et Aurea eut la confirmation. Ils devaient s’imaginer que personne ne les comprendrait. Mais la jeune femme comprit chaque mot. Aurea sourit discrètement en écoutant, prenant par la même occasion un autre parchemin pour écrire la date du jour tandis que les derniers élèves prenaient place et que le professeur Fabre commençait son cours. Le ton irrité du sorcier brun l’amusa. Il n’avait pas tort en fait ; Aurea était bien placée pour savoir que les élèves de Poudlard étaient souvent surestimés. Il suffisait de les écouter discuter entre eux pour comprendre de quel niveau il s’agissait. C’était souvent désolant, bien que les exceptions ne manquent pas.

Alors que son ami allait répondre, le professeur les interrompit pour leur demander de se taire. Aurea fronça les sourcils, et leva la main, plus pour signaler qu’elle allait parler que pour demander l’autorisation.

« Sauf votre respect professeur Fabre, interdire à des élèves de parler leur langue maternelle n’est pas contradictoire avec les valeurs de soutien et d’échange entre les élèves étrangers et ceux de Poudlard prônées par l’établissement, professeurs inclus ? Bien qu’il est en votre droit d’exiger le silence évidemment… » ajouta Aurea.

Son ton doux et respectueux contrastait parfaitement avec le sens de ses paroles ; comme toujours, elle avait le talent de lancer des pics sans amorcer de confrontation entre elle et un membre du corps enseignant. Aurea attendit la réponse avec patience, le visage dénué d’expression. Elle prit soin de ne pas prêter attention aux deux sorciers d’ailleurs ; c’était bien la première fois qu’elle prenait part à ce genre de « conflit ». Mais elle s’était sentie irritée par la situation, et avait agis spontanément. Une fois n’est pas coutume. Une fois que la situation se calma, l’enseignante commença son cours avec un peu plus d’assurance. Elle leur fit un discours assez… comment dire… comique ? Aurea se pinça les lèvres, retenant un sourire et griffonna d’étranges spirales sur le bord de son parchemin.

« Ennuyant est un faible qualificatif… » souffla-t-elle sans s’en rendre compte.

Non, se parler à soi-même n’a jamais été un signe de démence !

Le professeur Fabre continua son discours, toujours aussi nerveuse. Elle faisait les cents pas devant son bureau et cela ne fit que la rendre d’autant plus agaçante. Son bafouillage aussi. Pour la peine, Aurea se concentra sur autre chose. Le flot incessant d’émotions émanant de l’enseignante l’irritait de plus en plus, et elle se reporta sur le sorcier – Mr. Fever, si elle avait bien entendu -. L’agacement était toujours là, la colère aussi. Elle lui jeta un coup d’œil discret et rapide. Il avait un visage peu commun, que l’on pouvait aisément reconnaître, sans parler de ses yeux. Mais sa voix était chaude, avec une puissance et une fluidité agréable qu’Aurea trouvait différente de l’aura qu’il dégageait. Il semblait froid, distant, légèrement rigide - mais sûrement était-ce dû à son humeur récente ? La sorcière le trouvait séduisant, mais ce n’était pas sous cette forme qu’elle le pensa. Elle analysa les détails de son visage, sans l’observer trop longtemps, ne souhaitant pas se faire remarquer. Il avait des cheveux coupés courts, très courts, un visage aux traits bien dessinés, et fermes ; des yeux vairons étonnants par leur nature, mais aussi par leur intensité – elle se sentait mal à l’aise à l’idée de recroiser ce regard troublant -, et puis des épaules carrées, un corps fin sans être maigre. Ses muscles se dessinaient sous sa chemise d’uniforme. Aurea stoppa net le cours de ses pensées. Le professeur Fabre commettait une terrible erreur en affichant ainsi son point de vue – stupide – sur le rôle des moldus et la raison pour laquelle le Ministère gardait l’existence des sorciers secrète. Aurea soupira, exaspérée. Elle ne participerait pas dans ce cours, elle le savait. La discrétion était de mise, surtout après s’être fait remarquer en début de cours. Si elle engageait la conversation, elle laisserait ses opinions prendre le dessus, et elle n’aimait guère que les autres sachent ce qu’elle pensait des sangs-impurs et des moldus. Discrétion-discrétion !

Essayant désespérément de trouver autre chose de plus intéressant à se mettre sous la dent – et je veux dire par là, une distraction ne la rendant ni mal à l’aise, ni irritable - Aurea contempla le reste de la classe. Sur une rangée plus avancée, juste à droite de l’ami de Fever, le blondinet maigre à l’air malade, deux jeunes filles semblaient passionnées par une conversation sur les ongles. Les ongles ? Aurea fronça les sourcils, hésitant entre l’étonnement et l’exaspération. Ses doigts tapaient frénétiquement sur le bois de la table, tandis que la sorcière réprimait son irritation face au babillage incessant des filles. Qu’avaient-elles toutes à parler d’ongles, de shampoing, de maquillage et de pédicure ? Il y avait des sujets mille fois plus intéressants ! L’esclavage, par exemple…

Pourvu que le cours passe plus vite…pour l’instant, cette salle ressemblait plus à un temple de l’ennui qu’à autre chose. Aurea regretta de s’être installée ici, mais se souvint alors que si les choses avaient été différentes, elle n’aurait pas eu l’occasion d’observer plus attentivement le sorcier. Le cas « Fever » deviendrait-il son nouveau passionnant sujet ?
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MessageSujet: Re: La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années] Lun 21 Jan - 19:14

Le professeur et moi n'eurent pas longtemps à attendre avant que d'autres élèves arrivent enfin, remplissant les rangs de derrière, sans que personne ne vienne me rejoindre au premier. Mlle Fabre ne semblait pa vraiment apprécier que les élèves s'éloignent d'elle, si j'avais été à sa place je les aurais obligés à se déplacer vers l'avant de la salle. J'était ainsi isolée, seule, mais à la fois parfaitement placée pour entendre notre enseignante qui semblait avoir un peu peur du premier cours qu'elle devait nous donner. Restant tournée vers mon bureau, je ne vis que quelques-uns de mes camarades entrer. Je n'en connaissais pas la moitié et je me demandais bien ce que pouvais faire Lev (et d'autres) dans cette classe. S'ils venaient uniquement pour combler des heures creuses ou faire le bazar en classe se n'était vraiment pas la peine de se déplacer. Rester donc entre vous sales sang-purs ignorants! Cacillia n'aimait pas les moldus, elle les détestait autant qu'elle me haïssait moi, alors autant dire que c'était pareille pour l'Etude des Moldus. En choisissant cette option j'avais l'assurance de passer une heure à peu près tranquille sans entendre sa voix grinçante parasiter mon écouter et ma concentration.

Après quelques instants, la voix de l'enseignante se fit entendre dans la salle et quelle joie ce fut de savoir que c'était à Azrael qu'elle s'en prenait. Je l'avait entendu parler, aussi agréablement l'avait-il fait, mais il était trop loin de moi pour que je lui dise de se taire moi-même. J'esquissais un sourire en entendant le professeur trébucher sur les mots au début, puis je me retournais pour voir la tête de mon "camarade" russe. J'en serais peut-être venu à lui tirer la langue pour lui montrer à quel point j'étais heureuse qu'il se fasse reprendre, mais cette attitude aurait était tellement enfantine que je ne fis rien. J'étais d'accord avec elle, si Azrael avait quelque chose à dire, surtout sur les élèves de Poudlard, il pouvait bien les dire en anglais, ce qui aurait été d'une lâcheté moindre. Un souris narquois à la Cacillia ne put s'empêcher de pointer à mes lèvres en entendant "l'autre solution" du professeur Fabre. Elle avait honte d'avoir eu autant de mal à s'exprimer mais pour moi son intervention n'avait pas été si inutile et puis elle avait permis de bien commencer son cours, du moins, de mon point de vue, bien entendu. Je ne sais ce que j'ai ressentis un instant après. Une serdaigle que je ne connaissais pas bien posa une question qui ne me paru pas si bête mais qui faisait alors perdre beaucoup de crédit au professeur. Je ne savais pas vraiment si j'étais gênée pour elle ou si j'étais en colère contre lé brune du fond d'enfoncer notre professeur étrangère. Est-ce qu'elle leur faisait cours en français elle ? Non, alors pourquoi les élèves de Durmstrang auraient le droit de parler sans être compris des autres ? À la fois, la brune n'avait pas tort, leur interdire de parler dans leur langue était peut-être un peu exagéré, une simple demande de silence aurait surement suffit.

Au bout d'un petit moment, la porte se ferma sur ordre mental du professeur et le cours pu enfin vraiment débuter, dans un grand silence, bien que je ne pu m'empêcher d'entendre Lev parler à son tour en russe. Je me retournai alors vers lui remarquant la façon dont il était assis, tout en lui jetant un regard noir pour lui faire comprendre qu'il ferait bien de se taire. Un tableau avança vers nous et "Etude des Moldus" apparut en grosses lettres blanches dessus. L'anxiété montait de plus en plus en elle, on pouvait le sentir, même l'entendre à son toussotement nerveux. Sa présentation fut brève et complète, certes parsemée de stress compréhensible pour une nouvelle enseignante. Elle glissa une remarque sur les places de ses élèves, ce qui me fit sourire. Je n'eu aucun question, je plongeai alors mon regard sur la couverture d'un des livres que j'avais sorti, me perdant entre les beaux caractères d'imprimerie.

« Alors! C'est l'éclate ici! Pourquoi t'as choisis cette option débile et inutile ? » me demanda Cacillia. Sur le coup je me suis dit que ça faisait bien longtemps que je ne l'avais pas entendu celle-là. Je soupirais pendant que quelques doigts se levaient.
« Pour que tu me laisse tranquille, ça marchait jusqu'à maintenant. répondis-je avec lassitude.
- C'est pas un petit cours enseigné par une bouffonne rousse et pathétique parlant de moldus qui va me décourager de venir t'embêter, tu le sais depuis le temps. ricana-t-elle
- Trop bien, malheureusement.
- Je l'aime pas la fille derrière toi. Tu la connais ?
- Non. J'en ai rien à faire d'elle, ni de toi d'ailleurs. lui criais-je, mentalement, dessus.
- Je la trouve louche. Bon, et bien je m'en vais. Je te laisse à ton super cours sur les Moldus!
- Ouais c'est ça... »

Je ne compris pas bien ce qui se passa après mais visiblement j'avais parlé à voix haute.
« Dégage! »
Je plaquai mes mains sur ma bouche, ouvrant de grands yeux en direction du professeur qui ouvrait une bouche aussi grande que celle d'un pélican. Je n'osai même pas regarder derrière moi de peur de voir Azrael ou Lev me regardait de travers et rire en suivant. Comment avais-je pu me trahir ainsi après presque dix ans de vie commune dans ma tête ? Bien sûr ce n'était pas la première fois qu'elle prenait possession de moi pour faire sortir des mots déplacés de ma bouche mais c'était surement la plus étonnante de ses interventions. J'avais terriblement honte mais que faire maintenant ? Sortir de la salle ? Dire au professeur que j'étais atteinte psychologiquement ? Le rire de Cacillia résonnait dans ma tête, m'empêchant de réfléchir.
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MessageSujet: Re: La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années] Dim 14 Avr - 15:17

    Leur professeur s'essaya à faire de la discipline, reprenant l'un des étudiants de Durmstrang en trébuchant tant sur ses mots que les phrases en perdaient leur cohérence. Comme c'était beau l'autorité... Dommage qu'ici on n'en vit qu'une ombre aussi pâlotte. Quand on n'était pas capable de ne pas bégayer ou de cacher à quel point on se sentait en position de faiblesse, mieux valait éviter de jouer les chefs de file : c'était absolument ridicule, inefficace, voire même contre-productif car lorsque vous faisiez face à des esprits contradictoires – et Morgane savait comme ils étaient légions parmi les adolescents – vous risquiez de titiller des envies d'insolence pourtant impropres dans le cadre d'un cours. Mais ça n'était jamais que très cohérent avec toute la personnalité du "professeur".
    Sans compter qu'elle rougissait comme si c'était elle qui était en tort. Qui avait autorisé cette nouille à devenir professeur ?
    Elle était pourtant tout à fait dans son droit en reprenant ses élèves : mais là..... Naturellement sa reprise n'eut pas le moindre effet si ce n'est d'encourager les Russes à parler en russe, et de provoquer une remarque insolente de la part d'une brune de Serdaigle, probablement de Beauxbâtons s'il ne se trompait pas. Oh c'était une pique bien enrobée pour se donner l'air innocent, mais il fallait être complètement niais pour ne pas comprendre qu'il s'agissait d'une insolence en bonne et due forme, et faite en conscience. Il savait parfaitement comment il y aurait répondu si elle lui avait été lancée à lui. Mais Miss Gourde en revanche... On ne parlait pas ainsi à un professeur, mais Lestrange ne pouvait même pas franchement en vouloir à la Serdaigle : pouvait-on réellement parler de professeur ici ?
    Le processus était lancé cela dit. Si Fabre ne réagissait pas fermement à ça – mais avait-elle quoi que ce soit de ferme ? – les impertinences, arrogances, grossièretés s'accumuleraient, le peu de respect dont les élèves faisaient preuve encore, fondrait comme neige au soleil, et il ne lui donnait pas plus de quelques semaines avant que tout le monde ne s'adresse à elle quasi comme à une elfe. Aurait-ce été une autre matière, aurait-elle montré d'autres sympathies, sans doute Rabastan aurait-il fait l'effort d'intervenir et de pallier à sa façon, au manque d'autorité du professeur. Ce n'était pas parce qu'un professeur manquait de savoir-être, que les élèves devaient se dégrader eux-mêmes, et oublier leurs propres devoirs. Mais là : pour quelle raison aurait-il dû faire cet effort ? Bien sûr, à ce rythme-là ce cours deviendrait vite un cirque représentant une perte de temps monstrueuse. Et encore, les éléments les plus provocateurs de l'École ne s'y trouvaient pas, ce qui pourrait éventuellement donner un petit délai de paix en plus à la Fabre. Imaginez la bande des Quatre Bouffons dans un tel champ de quilles, ce n'était pas difficile de savoir ce qui se produirait. Sans parler d'une autre brune au décolleté nettement plus généreux que celui de la Serdaigle : celle-ci serait déjà probablement en train de jouer à la poupée avec la quiche qui leur servait de prof. Prof jouant le rôle de poupée, naturellement, et pas entre les mains des gentilles petites filles qui chérissent leurs jouets et en prennent soin. Plus du style à les maltraiter et les jeter sans façon une fois tout le plaisir possible obtenu. On pouvait aussi faire la comparaison d'un chat avec une souris. Bien nourri le chat : le genre qui a tout son temps.
    Elle n'en était sûrement pas consciente mais la Fabre avait eu beaucoup de chance et avait échappé au pire. Au moins pour son premier cours. Qui serait assez stupide pour garantir la suite ?

    Encore une fois : qui avait décidé de nommer Madeleine Fabre professeur ?
    Néanmoins, dans la tête de Rabastan cette question se posait sans l'agacement attendu : il savourait trop la nervosité de la Fabre. Ses récriminations intérieures en devenaient quasiment des alibis. Il aurait été bien dommage qu'elle disparaisse trop vite cette nervosité. Aussi, s'écartant de l'attitude irréprochable qu'il arborait habituellement, son expression ne cachait guère le mépris distant qu'il ressentait pour elle, ni la légère fossette aux coins des lèvres trahissant le plaisir de la voir ramer. Fossette qui se creusait de plus en plus avec le discours suivant. Sérieusement ? S'avouer déçue par l'échappée d'anciens élèves ? Fallait-il être gourde pour admettre un tel échec devant de nouveaux étudiants, et qui plus est, des étudiants qui ne lui montraient pas la moindre sympathie et n'attendait visiblement que les occasions de l'enfoncer toujours plus ?! Enfin qui sait ? Elle avait l'air tellement naïve : il n'aurait pas été surprenant qu'elle prenne le sourire du préfet pour de la sympathie ou de l'encouragement.
    Mais Miss Bourde ne s'arrêtait pas là, elle réitérait l'expérience de l'autorité ratée en beauté : à ce stade, cela devenait du grand art. Comment pouvait-on se plaindre de l'éloignement de ses élèves et reconnaître qu'on ne voulait pas les faire se déplacer, seulement par crainte de se faire passer pour un enseignant "ennuyant" ? Le tout dans la même phrase et en faisant les cents pas.
    Est-ce qu'elle allait se mettre à trembler sous la pression ? A son teint elle devait déjà faire radiateur... Il lui sentait presque sentir les premières effluves de sueur froide. Et était-elle consciente qu'à accumuler ainsi les signes de faiblesse elle augmentait terriblement les tentations de la couler ? Juste pour voir jusqu'où elle tiendrait ? Un peu par plaisir aussi. Alléchantes les tentations...

    Y avait-il des questions ? Oh il en avait quelques-unes qui n'avaient rien d'innocent et qui se proposaient déjà à la demande, mais tous furent soudainement interrompus par le cri d'une Serdaigle, ancienne élève de Durmstrang.

    "Dégage !"
    A la voir plaquer ses propres mains sur sa propre bouche, cela lui avait échappé. Avait-elle été en train de somnoler juste avant ? Ou une blague d'un autre élève ? Ou bien.... ?
    Rabastan haussa un sourcil curieux en jetant un œil vers le professeur. Réagirait ? Réagirait pas ? Hors cette bouche trop bée bien sûr, qui semblait une invitation à un de ces jeux de tirs qui étaient proposés aux kermesses d'école primaire. Dix points si tu touches la prof, cinquante si tu touches sa tête, et cent si tu la mets dans sa bouche !
    Il se décida néanmoins à une remarque, au nom du badge préfectoral...


    -Tu ne devrais pas utiliser ce genre de mots pour t'adresser à un professeur., commença-t-il donc avec le ton d'indifférence ennuyée de celui qui se contente de faire strictement son devoir. Mais je suppose que tu as dû confondre cette expression avec une autre, comme l'anglais n'est pas ta langue maternelle... Ce doit être excusable.. pour "une" fois.

    Le jeune homme décida d'ignorer les réactions de la Serdaigle à sa remarque, il serait toujours temps d'aviser si cela se reproduisait, et les réponses aux nombreuses questions qui se posaient ne pouvaient pas être trouvées pendant le cours. Aussi s'était-il tourné vers Fabre sur la fin de sa phrase comme s'excusant à la place de la Serdaigle pour cette interruption. Bien sûr il doutait fortement que ce "dégage" se soit adressé au "professeur", mais cette interprétation l'arrangeait parfaitement. Il doutait tout autant que la Fabre comprenne toutes les allusions et sous-entendus qu'il avait sciemment glissés dans son aide hypocrite.

    On en revenait donc à l'étape "des questions ?". Puisqu'il avait déjà pris la parole, il la garda pour poursuivre comme si l'épisode "dégage" n'avait jamais eu lieu. Le flegme britannique sans doute.

    -Professeur, vous dites que les Moldus pourraient beaucoup nous apprendre... Parlez-vous de choses, disons... réellement utiles ? Je vous demande ça parce que j'ai remarqué que nous étions nombreux à nous être posé des questions en entrant dans la pièce, au sujet de cette... hmm..... de cette.... baleine.. Sans doute n'est-elle là que pour servir d'exemple à votre discours ? Je présume. A quoi peut-elle bien servir ? Il s'agit bien d'un objet utilitaire n'est-ce pas ? Parce que j'ai du mal à concevoir que vous nous la présentiez pour des critères "artistiques", hmm ? A moins qu'une des nombreuses différences entre Moldus et Sorciers que vous avez prévues de nous enseigner, soit également le sens esthétique. Je dois dire que si c'est le cas, l'exemple est parfait : quel Sorcier mettrait "ça" chez lui par goût ?

    Après, s'être donné l'air de la réflexion intéressée, arrivé à ce petit pic d'insolence fardée de fausse politesse et de ce qu'il fallait de respect, le ton aux accents de sympathie surprise mais franche, Rabastan laissa un sourire en demi-teinte s'épanouir sur ses lèvres, un sourire de premier de la classe mais sans l'obséquiosité dans des yeux au contraire froids et avides, levant les sourcils en une expression de fausse humilité, qui ne tromperait personne.

    -Mais je m'avance trop, sûrement.

    Ce n'était pas pour rien qu'il avait choisi des phrases longues et alambiquées, posé plusieurs questions différentes à la fois, poursuivi même plusieurs hypothèses. Tout en sachant parfaitement que l'anglais n'était pas la langue maternelle de Fabre non plus, mais ne ralentissant pas son propre débit pour autant. Pourvu qu'elle se perde encore dans son stress, c'était pour le moment la seule chose d'intérêt qu'elle leur offrait. D'ailleurs, les stress, c'était comme du minerai brut : si on savait bien le travailler, il pouvait devenir un métal pratique. Sûrement pourrait-on faire d'elle une anxieuse inquiète de chaque instant, qui aurait les tripes nouées avant les cours ? Peut-être qu'elle finirait par fuir l'École ? Et si on travaillait assez bien, si on arrivait à chasser les scories et toutes les impuretés du matériau, on pouvait obtenir quelque chose de plus merveilleux encore... Et quelle que soit la pureté du matériau obtenu, dans tous les cas, on pourrait probablement en faire quelque chose d'utile...
    En fin de compte, peut-être Madeleine Fabre allait-elle devenir littéralement une bonne chose ? Rabastan commença intérieurement de dresser statistiques et probabilités en fonction de différents paramètres pour définir les premières stratégies à mettre en place, suivant les divers objectifs possibles.

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La première différence entre les deux mondes [premier cours 5° - 6° -7° années]

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