Revenir en haut Aller en bas


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Histoire d'une Shotton

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar


6ème année ϟ Attrapeuse


ϟ Parchemins postés : 421
ϟ Date d'inscription : 15/08/2011
ϟ Age : 27
ϟ Points : 171

Feuille de personnage
ϟ Âge: 16 ans
ϟ Maison/Profession: Serpentard
ϟ Relations:
MessageSujet: Histoire d'une Shotton Mar 4 Sep - 20:42

Je vous livre les secrets de la vie de la mère de Gaël :3 En espérant que cela vous plaise !

EDIT : Je vous joins une photo du feat que j'ai choisi pour Amélia ( évidemment, le feat correspond à l'âge qu'elle a à présent, pas à l'époque dont je parle, mais ça vous donne une idée au moins :3 ) : quand elle était à peu près potable ça donnait ça ICI , mais après la naissance de ses enfants et la mort de son mari...ICI


PART. I
ET LA POMME POURRIE, TOMBA DE L'ARBRE



Le bruit des couverts contre les assiettes résonnaient inlassablement. Amélia ne mangeait rien, ou peu généralement alors le bruit des assiettes, c'était un peu sa seule distraction pendant le dîner du soir. Fort heureusement, son mari était absent au midi ce qui lui permettait d'avoir d'avantage de liberté. Ce mari... il y avait tellement de bons partis dans ce cercle fermés d'aristocrates - vieilles familles sangs-purs toutes plus riches les unes que les autres....Mais Amélia n'était pas tombée sur l'un deux. Un homme de seconde main - un meuble, tout au plus... voilà comment la jeune femme considérait son époux. Quelle autre estime pouvait-elle porter à cet élément de décoration ? Inutilement vivant. Incapable de se battre correctement, une éducation stricte et bien définie, mais l'éducation n'était rien sans les qualités nécessaires pour appliquer les principes fondamentaux qui construisaient un véritable sang-pur. L'arbre pouvait bien être fort et beau, droit et fier, mais il y avait toujours une pomme pourrie, cachée derrière les feuilles bien vertes... Cette pomme, Amélia l'avait juste devant elle. Engloutissant sa nourriture, comme un porc le ferait avant d'être abattu. Il n'avait même pas de charme, de prestance. Aucune élégance dans ses traits, dans ses gestes. Tout n'était qu'animal. Et Amélia détestait les hommes qui se prenaient pour des animaux - ils n'avaient pas des mains, des jambes, et une cervelle bien faite pour rien ! Autant s'en servir de la meilleure manière qui soit. Si les mains n'étaient pas occupées à frapper, et à serrer des cous graciles, alors elles pouvaient flatter, caresser un égo trop développé...endormir la méfiance.

- Qu'avez-vous fait aujourd'hui ? demanda-t-il brutalement.

La voix de son époux la sortit de ses réflexions. Assise en face de Arturius Rookwood, son très récent mari, Amélia caressait lentement le serpent qui s'enroulait autour de son bras, et de sa nuque avec son corps infiniment long. La sorcière ne lachait jamais son boa qu'elle venait à peine de s'offrir avec l'argent tant adoré de son mari - lui, déjà moins adoré -. Amélia demeurait d'allure glaciale, presque immobile...et pourtant, c'était bien un brasier qui agitait ses prunelles sombres.

- Rien de plus qu'hier, répondit-elle .

Si son visage était froid, ses traits fermés et immobiles, à l'instar de ses yeux sa voix était de feu. Tranchante, et chaude...parfois suave, et mielleuse. Mais dangereuse. On l'entendait, s'en était presque choquant. Arturius ne cessait de manger, parlant entre chaque bouchée et il posa son regard sur le serpent qui faisait presque entièrement parti de sa nouvelle femme...comme collé à son corps divin.

- Est-il bien nécessaire de supporter sa présence à table ? lacha-t-il.

Le serpent, comme en réponse à sa question siffla en tourant ses deux fentes vers lui. Le sorcier eut un mouvement de recul sur sa chaise, mais Amélia caressa de nouveau le reptile...

- Chuuut Mort... N'écoutes pas les paroles d'un jeune fou.

Arturius tiqua - et pas seulement à cause du nom du serpent - , mais ne dit rien. C'est qu'elle lui faisait peur, sa femme. Il n'avait pas voulu l'épouser d'ailleurs, car à part sa grande beauté qui aurait pu ensorceler tout homme sur Terre, la jeune sorcière ne présentait pas vraiment d'atout dont il aurait pu profiter. Sa famille, les Shotton, était sur le déclin. Les coffres se vidaient, la réputation fanait comme une rose, et les scandales s'entassaient. Les Shotton avaient pourtant été une famille très respectée : les cruels Shotton, voilà comment on les appelait. Des fervants admirateurs de la torture traditionnelle. Connus pour leur soirée d'Haloween où ils attiraient des Moldus , les invitaient à entrer et les piégeaient dans leur sombre manoir. Personne n'en ressortait vivant, évidemment. Ses soirées étaient très fréquentées...les Shotton invitaient toujours quelques invités sangs-purs. Alors si malgré cette gloire passée, les Shotton tentaient de maintenir leur réputation à flot...il était clair qu'ils étaient en train de couler pour de bon. Tous les efforts du monde n'y pouvaient rien, et c'était dans une dernière volonté que le père d'Amélia , Septimus, avait organisé ce mariage. Une aubaine en fait pour Arturius, car avec son physique, il était probable qu'il ne puisse trouver aucune autre femme. Amélia, contrainte, avait été obligé d'accepter. Mais le jeune Rockwood sentait chez la jeune sorcière quelque chose de bien trop sombre pour lui : une dangerosité qui lui donnait froid dans le dos.

- Pour votre information, Mort ne dérange en rien votre repas que vous avalez avec autant de dignité qu'un porc...

- Suffit !
tonna-t-il en se levant.

Amélia le suivit des yeux, les leva avec un sourire victorieux. Arturius venait d'avoir une brusque poussée de tension, comme une décharge électrique, et à présent déjà son visage devenait livide...

- Qu'avez-vous f...

La respiration du sorcier se coupa, et son corps se contracta soudain. Sa serviette tomba par terre, et il porta la main à son estomac. Ses yeux s'ouvrirent grands, et Amélia se leva de table, la contourant pour rejoindre le côté où son mari était en train d'agoniser. Elle étendit son bras, et son boa vint descendre jusqu'au sol de marbre. La sorcière s'agnouilla dignement devant son mari, un sourire aux lèvres. Puis, relevant son menton pour qu'il la regarde, elle lui murmura quelques mots.

- Mon cher amour... Je crains que votre brusque contrariété n'ait déclenché l'arrêt presque immédiat de votre coeur, annonça-t-elle avec un large sourire. Néanmoins, pas assez rapide pour que vous ne sentiez pas vos entrailles sortirent par votre bouche... Je vous souhaite bien du plaisir. Fort heureusement, une close dans votre testament me permet de recevoir la moitié de votre grande fortune. Voilà de quoi alimenter mes stocks de remèdes ... vous avez tort, je me soucie de vos problèmes gastriques.... la preuve : j'ai définitivement réglé votre souci.

Sa voix avait été plus dure sur les derniers mots, presque rageuse. Toute la journée d'hier, elle s'était affairée à préparer ce poison-là, faisant croire à son époux qu'il ne s'agissait que d'un petit remède contes les mots de ventre. Grave erreur. Aussi faible qu'il l'était, le mensonge était passé avec une facilité décevante. A nouveau debout sur ses deux jambes, Amélia resta là, à regarder son mari se vider de ses entrailles sur le sol de la salle à manger, vomissant ses tripes. Quel triste spectacle...

Amélia eut un sourire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Histoire d'une Shotton

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ϟ Fizwizbiz :: HORS-RPG :: Flood & Jeux :: Les écrits personnels-