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Pleine lune et maux de tête [PV Remus Lupin]

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MessageSujet: Pleine lune et maux de tête [PV Remus Lupin] Ven 7 Sep - 19:51

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Dernière édition par Lev N. Avdeïev le Sam 15 Nov - 18:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pleine lune et maux de tête [PV Remus Lupin] Ven 14 Sep - 19:44




Remus avait mal partout. Littéralement. Il connaissait son mal, ça faisait bientôt dix ans qu'il était damné, mais jamais, jamais, il n'avait autant souffert. Chaque os, chaque muscle, chaque parcelle de sa chair semblait vouloir le faire mourir de douleur. Tout ce qu'il voulait, c'était dormir, juste dormir, parce que dans le monde des rêves, il ne sentait plus la douleur. Remus était à l'infirmerie, il crevait de chaud mais grelottait, attaqué par une fièvre qui lui donnait des puissantes hallucinations, mais qui en réalité le distrayaient plus qu'autre chose. Grâce aux petits gnomes qu'il voyait sauter de lit en lit, il pouvait oublier l'espace de douze secondes ses six côtes cassées, sa plaie à peine refermée sur son épaule gauche, ses yeux qui semblaient simplement vouloir sortir de leurs orbites, ses mains paralysées par une douleur dans ses ongles qui ne voulait pas disparaître, et ses gencives qui lui faisaient si mal qu'il avait l'impression qu'on y enfonçait un millions d'aiguilles à la minute. Selon la lumière qui brillait derrière la fenêtre, le Loup-Garou déduisit qu'il devait être aux alentours de midi. Ses yeux le brûlaient, et la douleur descendait jusqu'à ses orteils qui ne semblaient pas vouloir remuer. Il se demandait combien de temps ça allait encore durer. C'était comme si il était en train de passer de l'état d'humain à Loup-Garou depuis six heures, alors que déjà quand ça ne durait que 20 secondes il souffrait le martyre. L'infirmier, de ce qu'il arrivait à voir (vu que son monde de fièvre et de douleur était entièrement dédoublé), ne semblait plus aussi paniqué qu'au début, et avait l'air maintenant de mieux maîtriser la situation. Était-ce un bon signe ? Ou était-ce juste son visage annonciateur de mort prochaine ? Le Gryffondor ne savait pas ce qu'il préférait : crever tout de suite, ou souffrir encore pendant une semaine, si ce n'est plus. Non réellement, personne ne pouvait faire partir sa douleur ?

Ses amis arrivèrent bientôt. Il y avait James, Sirius et Peter, et une rousse qu’il identifia comme étant Lily, qui vint seulement déposer un baiser sur son front pour repartir aussi tôt. Ils lui parlèrent, d’abord inquiets, paniqués, puis plus détendus, et finalement enjoués. Remus ne comprenait pas tout, les mots se bousculaient et résonnaient dans son crâne, malgré leur très bas débit. Il y avait des encouragements, beaucoup, de la fierté aussi, il avait cru entendre un « tu es incroyablement courageux » de la part de Peter, et un « T’inquiète, on t’attend pour … », mais il n’avait pas saisi la suite, parce que James parlait définitivement trop vite. Sirius, lui, lui tenait sa main endolorie, lui disant qu’il allait s’en sortir, comme toujours. Ils s’étaient un peu moqués, aussi, d’après ce qu’il avait compris. Apparemment, ses ongles étaient toujours des griffes de loup sanguinaire, et ça les avait fait beaucoup rire. Ils avaient aussi promis que Xander Lemalf paierait pour lui avoir fait tant de mal. Oh bien sûr, ils ne feraient rien, c’était pour l’apparence, ils savaient pertinemment que leur professeur de Soins aux Créatures Magiques n’y était pour rien non plus. Ce n’était de la faute de personne, si les deux Loups-Garous avaient dû s’enfermer dans la cabane hurlante, et s’étaient sautés dessus tout la nuit. Ce n’étaient pas de leur faute si leur instinct Alpha n’avait jamais été aussi fort que ce soir-là. C’était cette satanée malédiction qui les rongeait jusqu’au plus profond d’eux même, sans qu’ils ne puissent rien y faire.

Et puis, les Maraudeurs partirent, laissant Remus seul dans son lit. Il but une mixture offerte par l’infirmier, et s’endormit comme une masse, presque immédiatement. Quand il se réveilla, au beau milieu de la nuit, certaines de ses douleurs avaient disparu. Il arrivait à plus ou moins bouger chacune de ses articulations, ses différentes plaies avaient arrêté de saigner, et ses pansements avaient étés changés, ses grelottements avaient cessés. Malgré cela, il était toujours extrêmement fatigué, et après ce rapide examen corporel, il se rendormit. Mais cette fois, c’était différent. Ce n’était pas ce sommeil sans rêve qu’il avait eu après avoir bu la potion de l’infirmier scolaire, non, c’était plutôt un sorte de rêve-réalité, où il voyait sous forme d’images extrêmement colorées tout ce qui lui était arrivé la veille et l’avant-veille. Il voyait les yeux jaunes de son professeur-loup le fixer, il se voyait planter ses crocs dans la chair de l’autre, lui arracher un muscle, tenter de lui déboiter une patte, il se sentait le regretter immédiatement, mais il se voyait se faire mordre pendant ce moment de faiblesse, alors il se voyait reprendre aussitôt de plus belle. C’est long, une nuit, surtout en hiver. 7h, depuis le lever de la Lune jusqu’à celui du soleil, ça paraît être une éternité, surtout quand on est enfermés dans une vingtaine de mètres carrés à deux à se sauter dessus en permanence. C’étaient James et Sirius, qui les avaient trouvés, les deux loups ré-humanisés, se vidant de leur sang sur le plancher de la cabane. Ils s’étaient occupés de ramener Remus au château, tandis que l’infirmier s’occupait de son collègue. Ils avaient été placés dans des lits face à face, mais le professeur semblait se remettre plus rapidement, et bien qu’il fut toujours à l’infirmerie, caché derrière ses rideaux et à l’abri des regards indiscrets, il se remettrait certainement plus rapidement.

**

Le lendemain matin, vers ce qu'il identifia comme être 8h, Remus fut réveillé par le cortège de professeurs qui émanèrent Lemalf dans ses quartiers, soutenu mais moins blanc que son élevé, à qui il accorda un regard désolé. Cette fois, le Rouge et Or ne se rendormit pas, trop éveillé par ses différentes douleurs, et se mit littéralement à compter son temps. Il comptait les secondes qui passaient, le nombre de pas que l'infirmier faisait, le nombre de gouttes qu'il faisait tomber dans les différents breuvages, bref, il s'ennuyait à mourir et comptait tout. Sa première distraction de la journée fut de tenter d'avaler quelques cuillères de muesli que lui donnait l'infirmier sans s'arracher les gencives. Deux minutes plus tard, le lait au fond du bol était déjà complètement ensanglanté, alors l'infirmier décréta que ça ne servait à rien, qu'il valait mieux retenter au dîner quand pour sûr, ses crocs de Loups seraient rentrés, et les plaies refermées. Après tout se dit Remus, une diète d'une demi-journée ne pouvait pas lui faire de mal. Alors il s’ennuya à nouveau, compta encore une fois, les membres qui lui faisaient mal, le nombre de coupures qu’il avait sur les doigts (les chiffres atteignaient des sommets impressionnants), jusqu’à ce que quelqu’un vienne brusquer cet ennui.

La porte en chêne de l’infirmerie grinça, et Remus aperçu un élève, titubant, la tête entre ses mains, semblant complètement déboussolé. Sur le coup, le Gryffon se dit qu’enfin, il allait avoir un peu d’amusement. Et puis, n’étant pas suffisamment Serpentard pour n’éprouver aucune pitié, il se mit à se sentir affreusement mal pour le garçon dont il n’arrivait pas à se souvenir de l’identité (pour l’instant). L’infirmier accouru pour le soutenir, le transporta à coup de quelques sortilèges sur le lit voisin de celui de Remus, et tenta de comprendre d’où venait son mal. Au bout de quelques secondes à regarder ses pupilles (pire que dilatées), il s’en fut dans sa réserve, préparer on ne savait quoi. Remus, pour ne pas paraître trop curieux, n’avait pas tourné la tête en présence de O’Hare, mais dès qu’il s’en fut, il jeta un œil à son camarade. C’était Avdeïev, un Serpentard de septième année issu de l’échange. Pas étonnant qu’il ne l’ai pas reconnu, déjà qu’il ne traînait pas souvent avec les vipères, alors les vipères venues du grand Nord, encore moins … Ceci étant dit, Remus s’inquiéta sans vraiment s’en rendre compte : il ne semblait vraiment pas bien, chacun des muscles de son visage semblait crispé, on pouvait voir le sang pulser dans les artères de ses tempes, trempées de sueur, des larmes de douleur coulaient le long de ses joues, il poussait des gémissements de douleur qu’il semblait vouloir coincer dans sa gorge. Qu’avait-il donc, de quel mal était-il atteint ? L’infirmier n’avait pas semblé si étonné ni impressionné que ça face à l’état de son état, et après un extrêmement rapide examen, il avait filé, comme s’il savait déjà de quel mal il était atteint. Mais quel était ce mal ? Avait-il une blessure externe quelque part ? Non, apparemment non, ça devait donc être interne, et du peu qu’il en connaissait en médecine, d’après l’état de ses pupilles, c’était dans son cerveau que ça n’allait pas. Drogues ? Dès 11h, fort peu probable, surtout que bon, Poudlard, ce n’était pas non plus le Bronx, on n’y trouvait pas des aiguilles dans tous les coins… Une simple migraine alors ? Pas une simple alors, parce que Remus en avait eu des migraines, et ça ne ressemblait pas à cela.

L’infirmier revint vite, une fiole dans une main, sa baguette dans l’autre, se mit à tourner autour de son camarade, placant l’oreiller dans une certaine condition, faisant glisser le breuvage dans sa gorge, refroidissant son crâne à l’aide d’un sortilège qui répandit un froid glacial dans l’infirmerie, épongeant son front et ses joues. Remus était tellement intrigué par l’état de Lev qu’il en oublia presque sa douleur, foutue curiosité gryffondorienne. Ça lui occupa l’esprit pendant une bonne demi-heure (durant laquelle il s’inquiéta plusieurs fois, étant donné qu’après cinq petites minutes de soins, l’infirmier était retourné dans son bureau, semblant juger qu’aucun soin en plus n’était nécessaire, alors que son élève avait un rictus de douleur ancré dans son visage), jusqu’à ce qu’il finisse par tourner la tête, horrifié de le voir ainsi sans pouvoir rien fier. Qui eut cru qu’un jour, il éprouverait de la pitié pour un élève de Durmstrang, hein ?

Quand on regardait la scène d’un autre point de vue, c’était très intéressant : d’un côté, il y avait un élève atteint d’une douleur purement externe. Ses draps étaient tachés de sang, il avait des bandages presque sur chacun de ses membres, il semblait plus fatigué qu’un mort-vivant. De l’autre, il y avait un autre élève, qui lui était atteint de douleur interne, localisée dans son cerveau. Pas de sang, juste des gémissements de douleurs, des larmes, des poings serrés pour éviter de crier, même plongé dans un sommeil profond. Quelle était la pire douleur ? Sachant que les migraines étaient souvent chroniques, et les pleines lunes tous les 28 jours ? Pouvait-on juger ? Peut-être le pire était que Remus, avec ses blessures, savait à quoi s’attendre. Il savait que si un jour, une griffe ou une morsure était trop proche de son cœur, il mourrait. Lev savait-il ce qu’il se passait au fond de son crâne ? Pouvait-il se soigner, comme Rem le pouvait avec un peu d’alcool et de bandages ? Apparemment pas, vu le peu d’effet que semblait avoir le breuvage de l’infirmier. Remus en arriva donc à la conclusion suivante : les maux de Avdeïev semblaient (oui, semblaient, faut pas pousser trop loin non plus, il venait de passer 12h à souffrir le martyr) pires que les siens.

Et puis, petit à petit, les gémissements de Lev se calmèrent, ses poings se desserraient. Remus ne bougeaient plus d’un pouce, désormais gêné d’avoir presque reluqué son camarade pendant si longtemps. Le Serpentard ouvrit ses yeux trempés de larmes, l’air complètement déboussolé, un peu hagard. Son front était creusé de rides de douleur, toujours aussi crispé. Il ne sembla pas voir tout de suite qu’il n’était pas seul, dans la grande infirmerie, il avait l’air trop préoccupé à chercher à savoir où il était, à comprendre ce qui lui était arrivé, ce qui était parfaitement compréhensible. Immédiatement, alors qu’il n’y avait eu aucun bruit, l’infirmier en alerte arriva à son chevet, un verre d’eau à la main et une potion dans l’autre, vérifia qu’il buvait bien tout, et repartit de son côté. Remus n’avait pas bougé (de toutes façons ce n’était pas comme si sa blessure dans le torse l’empêchait de faire n’importe quel mouvement trop brusque, mais quand même un peu), mais forcément, Lev remarqua sa présence.

Les Serpentard avaient ce don pour avoir l’air absolument tout le temps méchant. Nan, vraiment, méchant. Lev lança un tel regard noir à Remus qu’il en fut impressionné (non, il n’a pas non plus eu peur, qui aurait peur d’un gars le visage trempé de larme ?). Comment y arrivaient-ils tous, à garder un tel self contrôle, jamais avoir l’air neutre, toujours hagard ? Pour le lion, c’était tout simplement impossible. Bref, Lev fixait sans rien dire Remus, ce qui était à vrai dire un peu bizarre, avec l’air de vouloir l’assassiner sur place, quoi qu’aussi curieux face aux blessures du Rouge et Or, et puis il détourna le regard, comme ça. Ah oui, voilà ce qu’arrivaient à prétendre vouloir être les Serpentards : indifférents. Quel intérêt de vouloir montrer qu’on a aucune curiosité envers quoique ce soit ou quiconque, encore quelque chose qui dépassait le Loup-Garou.

Il y eut un silence pendant quelques secondes, puis Remus se dit que si ça continuait comme ça, il allait recommencer à tout compter, et ça allait le saouler, parce qu’il allait s’ennuyer. Alors il tourna la tête vers son « camarade », et attaqua le gros morceau de personnalité cachée en disant :


« Flippante, ton entrée. O’Hare a pas eu l’air trop impressionné par tes pleurs, tes gémissements et tes titubations, ça t’arrive souvent ? »

Même si la voix de Remus était faible, elle était distincte, sans soubresaut, gêne, sentiment d’infériorité face à Lev. Ça avait toujours été une qualité de Remus, il savait comment ne jamais montrer à une personne qu’elle nous impressionnait. Et, il n’y avait aucun doute là-dessus, le cas du Durmstrang l’impressionnait…




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MessageSujet: Re: Pleine lune et maux de tête [PV Remus Lupin] Mar 25 Sep - 10:16

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Dernière édition par Lev N. Avdeïev le Sam 15 Nov - 18:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pleine lune et maux de tête [PV Remus Lupin] Mer 3 Oct - 15:52


Les Gryffondors étaient-ils supposés être les seuls à être téméraires et courageux ? Les Serpentards à être malins et rusés ? Et les Poufsouffles, les seuls patients et travailleurs ? Ou encore les Serdaigles, seuls à être considérés comme intelligents et curieux ? Remus n’agréait pas à cette vision manichéenne de l’esprit humain, il considérait qu’un personne lambda pouvait très bien être à la fois rusée et curieuse, intelligente et téméraire, ou encore ambitieuse et courageuse. Lui-même en était un parfait exemple, demandez au Choixpeau, qui avait mis de longues minutes pour lui choisir sa place. Pourquoi avait-il choisi Gryffondor plutôt que Serdaigle, pourquoi avait-il décrété que c’était là-bas, qu’il s’épanouirait le mieux ? Qu’est-ce que l’ancien chapeau de Godric Gryffondor avait vu dans le crâne du loup-garou, quel avait été l’élément qui avait tout changé ? Remus en tous cas considérait que chez les lions ou chez les aigles, il aurait pu tout aussi bien grandir, la seule différence était qu’il n’aurait pas eu les mêmes amis, et comme ses amis étaient les meilleurs du monde, pour rien il ne changerait de maison.

Les Serdaigles sont censés être les plus curieux des quatre catégories d’élèves. Si vous connaissez Remus, vous serez d’avis que les exceptions à la règle sont très nombreuses. Remus était un des garçons les plus curieux de toute sa génération, et dans tous les domaines. Il était abonné à plusieurs journaux, car il voulait tout savoir sur l’actualité, et allait même jusqu’à lire les rubriques matrimoniales et nécrologiques. Une de ses meilleures amies n’était autre que Mary Macdonald, alias la nana qui savait toujours tout sur tout et avant tout le monde. Pouvoir lui parler ne serait-ce que quelques minutes par jour était pour lui était un pur bonheur, car en plus d’être en agréable compagnie, il avait droit à un résumé des dernières affaires Poudlardiennes, qui rassasiaient sa curiosité, pour quelques heures au moins. Avec les Maraudeurs, il cherchait toujours de nouveaux sorts à expérimenter, de nouvelles potions à préparer, de nouveaux défis à effectuer. L’idée de James, Sirius et Peter de se changer en animagus pour aider Remus était venu d’une curiosité malsaine, elle aussi : jusqu’où pourraient-ils aller pour l’aider, et qu’allait-il se passer, quand ils seraient animaux, et lui mi-loup mi-monstre ? C’était autant leur curiosité que la sienne, et même si, longtemps, il avait rechigné à ce projet des garçons, parce que c’était trop dangereux, et s’il leur avait carrément interdit de venir quand il serait avec Lemalf, il n’avait pu s’empêcher d’être … pressé, pour savoir comment ça serait, avec eux, cette nuit de pleine Lune. Mieux ? Plus facile ? Ou tout au contraire ?

Quand Lev Avdeïv était arrivé à l’infirmerie, Remus avait subi un … pic de curiosité, lui faisant oublier, un court instant, la moindre de ses douleurs. La seule chose qui restait, c’était pourquoi. Pourquoi le Serpentard était-il dans cet état-là, était-il malade ? Si oui, quel était ce mal qui lui faisait perdre tous ses moyens, qui le rendait si vulnérable ? Cette question, au moment où le russe (était-il russe, d’ailleurs ? Disons le scandinave) était rentré dans la pièce stérilisée, son seul centre d’interêt n’était plus d’oublier ses douleurs, mais de découvrir ce qui causait les siennes. M’enfin, évidemment, ce petit pique d’adrénaline était vite redescendu, et les douleurs étaient revenues, pas moins fortes, avec l’endormissement de Lev.


Le Scandinave – on va rester sur Scandinave, avec une majuscule, d’accord ? Comme ça, c’est bien discriminant, ça met tous les habitants des pays du Nord-Est de l’Europe dans un même sac, comme si tous les peuples se ressemblaient, toutes les cultures de là-bas étaient les même – s’était finalement réveillé, sortant Remus de son obsession à tout compter. Il s’était empressé de lui poser une question, parce qu’il n’avait pas pu s’en empêcher, mais il s’était retenu. S’il s’était écouté, il aurait dit quelque chose qui ressemblait à ça : « Hé, Lev, sérieux, tu nous a foutus quoi là ? T’as quoi ? T’es malade ? Depuis quand ? Tu vas mourir ? Hein, hein, hein, hein ? », mais ça n’aurait pas été très poli, et puis c’était bien trop risqué. Les Serpents avaient le don de répondre aux questions par d’autres questions. Les Gryffondors aussi, d’ailleurs. Ainsi que les Poufsouffle et les Serdaigle. Moyen basique de se défendre contre l’ennemi, certainement. M’enfin, les Verts et Argents étaient particulièrement friands de cette … technique. D’ailleurs, ça n’avait pas manqué, à la simple question de Remus, il avait répondu vaguement, puis avait dit : « T’inquièterais-tu pour moi, par hasard ? » . Evidement. Cynisme, ironie, voilà comment vous pouviez aussi reconnaitre un Serpentard. Mais le sourire cynique, Remus savait faire, aussi, et malgré ses muscles du visage endoloris, il lui offrit son plus beau, tentant de le regarder dans les yeux, (regarde) avant qu’une fois encore, il évite son regard, mais ne dit rien. Parfois, les mots étaient de trop. Souvent même. Et puis de toute façon, économiser sa voix ne pourrait lui faire que du bien, vu le timbre qu’elle avait, on ne peut plus faible. Mais Lev, lui, semblait avoir repris du poil de la bête (mais bien qu’il semblait se remettre plutôt vite de ses … migraines, quelque chose disait à Remus qu’elles devaient arriver souvent, il ne semblait pas du tout étonné par son état, même presque blasé …).

Dans ses élans de curiosité, Remus avait oublié son état de grand malade saignant de partout, une plaie ouverte sur le torse, du sang séché sur le bras, les draps rouges comme si il était de sexe féminin et il avait eu ses menstruations (c’était quand il voyait ça que la taquinerie préférée de James à son sujet « Problème menstruel demain Moony ? » - et là vous riez tous en chœur - prenait tout son sens …). Sérieusement, il foutait quoi l’infirmier ? Pourquoi il ne l’avait pas un peu nettoyé, histoire qu’il ait l’air décent, et pas à moitié bouffé par un troll ? Parce qu’à des kilomètres à la ronde on pouvait comprendre que ce n’était pas un chat qui avait sauté sur Remus et lui avait fait ça (d’ordinaire, les chats ne sautaient pas, sur Remus, ils ne l’aimaient pas trop, ils préféraient l’éviter. Il devait sentir le Loup), mais quelque chose de bien plus gros, et bien sûr, le Serpentard l’avait remarqué …

«Ton arrivée a dû être comme la mienne, non ? Couvert de sang et de blessures… Tu as décidé d’aller affronter les créatures de la Forêt Interdite, seul et sans baguette, ou quoi ? »

Remus ne mit pas longtemps à réagir aux propos du Serpentard. Presque immédiatement, il partit dans un rire qui puait la honte, mais dont l’odeur de la peur avait presque disparue. Il ne fallait pas qu’il montre qu’il avait peur. Par contre, la honte, la gêne, pas de problème. Un Gryffondor honteux, les Serpentards sont toujours trop contents de voir ça, et Remus peut faire ce qu’il veut de leur contentement. Alors, il s’humidifia les lèvres (la bouche sèche est LE signe de la gêne), et fit, en se raclant la gorge :

« Tu nous connais, avec les Maraudeurs, on fait – hm – pas mal de conneries. Celle d’avant-hier soir était celle de trop … Et si le professeur Lemalf n’avait pas été là pour m’arracher des pattes du monstre de la forêt dont je ne saurais te donner le nom, et qui était – hm – littéralement en train … de me bouffer, je serais … mort ! »

Remus avait baissé les yeux, et même détourné la tête, fixant son regard sur le parquet de l’infirmerie, espérant que son petit jeu avait marché. Voilà ce qu’il espérait : que Lev croie qu’il avait touché en plein dans le mile, et que il en était à la fois impressionné, super gêné, et hyper honteux de s’être fait embusquer par une bête dans la forêt. Mais Remus s’en fichait d’avoir des rumeurs qui voletaient dans le château à propos de lui, du moment que ce n’était pas « Remus Lupin est un Loup-Garou ». Il s’en fichait qu’on dise que c’était un bouffon qui ne savait pas se battre. Du moment que personne ne découvrait qu’il n’était qu’un monstre.
Les yeux toujours plongés par terre, il dit :

« Alors, c’est qui le pire ? Celui qui a failli crever, bouffé par un lion géant, ou celui qui a des migraines chroniques plutôt fortes ? »

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Dernière édition par Remus J. Lupin le Mar 23 Oct - 17:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pleine lune et maux de tête [PV Remus Lupin] Mar 23 Oct - 10:53

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Dernière édition par Lev N. Avdeïev le Sam 15 Nov - 18:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pleine lune et maux de tête [PV Remus Lupin] Dim 25 Nov - 17:03


Mentir, tout le temps, toute sa vie, voilà à quoi était destiné Remus depuis que Fenrir Greyback l’avait mordu, six ans auparavant. Il aurait pu être déscolarisé, aussi, si Dumbledore n’avait pas été là. Mais le Directeur lui avait offert une place à Poudlard, lui offrant avec une place dans la société. Mais peut-être était-ce un cadeau empoisonné, parce qu’allait avec sept années de mensonges. On lui avait fait promettre de ne rien dire à personne, personne. Comment mentir à ses trois compères de chambre ? Comment mentir à sa meilleure amie, accessoirement fille la plus intelligente de sa génération ? C’était impossible. Alors il avait fait un écart à la règle, n’avouant la vérité qu’aux personnes dignes de cette vérité, capables de la supporter, et de la cacher à leur tour. James, Sirius, Peter, Lily étaient devenus les personnes en qui il avait le plus confiance, de toute façons il y était obligé, sinon il allait devenir complètement paranoïaque. Lev Avdeïev ? Impossible. Impossible de faire confiance à une vipère venue du Nord. Mais il allait deviner. Il fallait alors que Remus comprenne, qui arrive à déblayer cette aura de mystère qui régnait autour de son ‘‘camarade’’ ; il cachait un secret depuis si longtemps qu’il avait appris à savoir quand une autre personne gardait quelque chose, elle aussi, et pour Avdeïev, c’était sûr. Il utilisait les mêmes techniques que lui, semblait-il, pour ne jamais rentrer dans le vif du sujet. Regarder dans les yeux son interlocuteur, mais pas trop longtemps, sinon ça fait louche. Prendre une voix sûre, forte, même quand on est allongé au fond d’un lit d’hôpital, le visage trempé d’une transpiration fiévreuse, ou couvert de son propre sang séché. Savoir où on veut aller à partir du moment où on ouvre la bouche, mais sans néanmoins préparer ses phrases. Rester naturel, tout en ayant tout prévu à l’avance. Remus était très doué aux échecs, et au poker, et Lev l’était sans doute aussi.

Paraître louche intentionnément pour cacher sa vraie bizarrerie, inventer des petits mensonges pour cacher le gros, omettre, inventer des fausses vérités, faire semblant d’avouer cette vérité pour cacher la vraie, et réussir à la fin de la journée à se regarder dans un miroir sans défaillir. Remus allait s’effondrer, bientôt, son monde allait s’écrouler quand une personne trop curieuse allait finalement réussir à faire percer la bulle de mensonge qui régnait autour de lui. Comment allait être sa vie, après que sa vraie nature (Lily n’aimait pas qu’il dise « vraie nature », elle disait qu’au contraire, quand il était loup, ce n’était pas le vrai lui qui s’exprimait, parce que le vrai Remus ne voudrait jamais manger des humains. Mais Remus n’arrivait pas à penser comme ça, peut-être un jour, qui sait ?) ait-été révélée ? Il n’en savait rien, de tout ça. Mais il savait que ce n’était certainement pas un élève de Durmstrang qui allait deviner. Pas quelqu’un qui ne le connaissait que depuis 6 mois ! Quel défi Remus aurait perdu, sinon ! Cacher depuis 6 ans un secret à des centaines de personnes, dont certaines qui dormaient dans la même tour que lui, le cacher à ses amis, à ses ennemis de toujours, et laisser échapper ce secret pour qu’il aille aux mains d’un garçon fraîchement arrivé à Poudlard, blond qui plus est ? Merlin, impossible ! James et Sirius allait se foutre de sa gueule pour l’éternité, sinon ! Impossible. Ainsi, Remus avait trouvé sa nouvelle motivation : quitte à laisser les gens qu’il connaissait depuis six ans découvrir sa lycanthropie, il fallait absolument qu’il la cache à des élèves comme Lev.

« Tu as eu de la chance que Lemalf se trouve précisément dans les parages, au bon moment… Les autres Maraudeurs n’étaient pas là pour t’aider ? »

Remus sourit – douleur douleur. Il avait raison, quant à Lev. Le Serpentard savait ce qu’il faisait, où il voulait aller, et même s’il ne voulait pas le montrer, le Gryffondor l’intriguait beaucoup. Peut-être s’ennuyait-il, lui aussi, au fond de son lit ? Quoi que, peut-être aurait-il préféré dormir, reposer son crâne qui semblait brûler de l’intérieur. Lev avait le teint blanc-vert, comme s’il avait la nausée (si c’était le cas, il le cachait bien), et si on ne comptait pas le mouvement de ses paupières, il était parfaitement immobile. Remus aussi, tentait de ne pas bouger, manquerait plus qu’il ne se ré-ouvre ses plaies.

Si James, Sirius et Peter avaient été là ? Non. Pas dans la cabane avec lui, en tous cas. Mais ils étaient dehors, ils étaient restés dans le parc une bonne partie de la nuit, avant de rentrer au château avant le lever du soleil, et de retourner vers 9h dans le parc chercher leur ami, et l’emmener à l’infirmerie. Merlin, que les nuits étaient longues, en hiver, la Lune était restée dans le ciel jusqu’à 8h au moins, ce mois-ci. Ça avait été interminable pour Remus. Des coups, des morsures, bloqué dans une quinzaine de mètres carrés, pendant des heures et des heures sans interruption. Vivement l’été.

Allez, encore un mensonge :

« Hmpf. Si les Maraudeurs n’avaient pas été là, Avdeïev, je serais mort. Mais ils n’étaient pas là ! Parce que moi je suis puni, pour avoir été dans la forêt, je suis largement blessé ! Mais eux, ils ne se sont pas fait blesser, donc ils seraient punis ! C’est pour ça qu’ils n’étaient pas là. Sinon ils seraient punis, et ils m’ont sauvé la vie, je ne veux pas qu’ils soient punis. Tu comprends ? Ils n’étaient pas là. Je suis le seul idiot à avoir été dans la forêt Interdite. »

Un sourire s’écarta sur les lèvres de Remus. Il était assez satisfait. Son esprit à lui était clair, il avait tout compris à ce qu’il venait de raconter. Pour Lev, ça serait certainement plus compliqué. Bon, si ça lui créait une nouvelle migraine, Remus s’en voudrait peut-être d’avoir inventé cet énorme mensonge plutôt hilarant à raconter. Il avait parlé lentement, presque en chuchotant, pour ne pas que l’Infirmier entende. Il allait falloir que les Maraudeurs viennent vite pour pouvoir mettre quelques petites choses au point … Oh, et il fallait qu’ils ramènent du chocolat aussi, oh oui, du chocolat, rien ne faisait Remus se sentir mieux que quelques carrés de chocolat. Peter y penserait certainement, il profitait de toutes les occasions pour grignoter ce chocolat que son ami rapportait de sa ville natale. Bref. Que venait de faire Remus ? Il venait d’avouer à Lev que les Maraudeurs étaient avec lui dans la forêt quand ils s’étaient fait croquer par la bête. Mais il avait ajouté à cet aveu le fait qu’il ne voulait que personne ne soit au courant de leur présence, dans la forêt, au risque qu’ils se fassent punir. En somme, Remus avait avoué quelque chose de très important à Lev, et comptait sur lui pour ne rien répéter. Oh bien sûr, tout cela était faux, donc si Lev le répétait, si Lev le prenait pour le plus grand des idiots de lui avoir avoué A LUI un secret tel que celui-ci, ça ne faisait rien, sauf prouvé qu’il avait réussi à l’éloigner du véritable secret. Remus préférait qu’on le prenne pour un attardé que pour un Loup-Garou.

Remus avait replongé son regard vers le sol, après lui avoir demandé quelle était la pire situation entre la sienne ou celle de Lev. Il fallait qu’il ait l’air un peu honteux de lui. Ça marchait plutôt bien, vu l’air supérieur que prenait le Serpentard à chacune de ses paroles, mais il y avait un petit désavantage à cela : il ne le voyait pas. Il ne pouvait pas plonger ses yeux gris dans les siens (de quelle couleur étaient les yeux de Lev ? Bleus, probablement), regarder les différentes émotions qui passaient dans son regard, et oui, c’était un problème. Il soupira alors, discrètement, du nez, et tourna la tête vers son voisin de lit. Sans vraiment le regarder dans les yeux, il écouta sa réponse. Il rit, d’abord. « Presque aussi drôle qu’un Serpentard étranglé par une vipère ! », voilà ce qu’aurait répondu James, for certainement. Ce qu’il était drôle, ce Serpentard, alors. Si ça continuait, les Poufsouffle allaient se mettre à mentir, et les Serdaigles à sécher les cours ! Mais l’heure n’était pas aux batailles de maisons, ce n’était vraiment pas ça qui était intéressant, dans les sarcastiques phrases de Lev. C’était cette petite hésitation, qu’il avait eu, avant de dire « temporaire ». C’était son « ce n’est pas le même genre de souffrance », confortant Remus dans sa théorie que lui avait des blessures externes, facile à effacer, alors Lev, c’était plutôt interne (bon, d’accord, Remus avait une damnation inscrite dans ses gênes, c’était plutôt interne comme problème, mais ça, Lev n’avait pas besoin de le savoir).

« Moi, je pense que le Lion, c’est moins pire que les migraines. Je ne retournerai probablement pas dans la forêt de sitôt, Dumbledore, Lemalf et Hagrid vont certainement aller fouiller la forêt pour comprendre ce que c’était, et puis tout sera oublié … Je ne garderai que quelques cicatrices. Toi par contre … Il paraît que les blessures internes sont toujours les pires, et tu sembles atteint de ça, non ? Ineffaçables, chroniques … M’enfin, les médecins t’ont trouvé un remède je suppose, tu as déjà l’air d’aller mieux ! »

Mensonge.



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MessageSujet: Re: Pleine lune et maux de tête [PV Remus Lupin] Sam 12 Jan - 21:06

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Dernière édition par Lev N. Avdeïev le Sam 15 Nov - 18:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pleine lune et maux de tête [PV Remus Lupin] Dim 3 Mar - 22:44



« Tu es certain que ta bestiole ne t’a pas donné un coup sur la tête ? A moins que l’infirmier n’ait oublié de te préciser que l’alcool désinfecte à l’extérieur des blessures et non depuis l’intérieur… Enfin ! Quel terrible secret ! Ce qu’il y a de fascinant avec vous, les Anglais, c’est l’énergie que vous déployez –et perdez– pour dissimuler des choses insignifiantes… »

Ça aurait été tellement plus simple, si ça n’avait été que ça, une simple bestiole qui lui avait gentiment tapé la tête, ou l’infirmier qui s’était trompé de médicaments … Mais non non, c’était bel et bien son esprit clair et lucide qui lui avait dicté cet énorme mensonge, dont il n’était, il fallait l’avouer, pas peu fier. Parce que grâce à lui, Avdeïev le prenait pour un fou, pour un idiot, pour un bêta, mais pas pour un Loup-Garou, et c’était déjà ça de gagné. Bon, ceci étant dit, Remus commençait maintenant à avoir très chaud, au sens propre comme au figuré : sa fièvre devait certainement être en train de remonter, comme si c’était autorisé d’avoir plus de 40 de température (Remus avait comme l’impression que les antibiotiques moldus qu’il prenait chez lui après ses pleines lunes fonctionnaient mieux, mais ce n’était peut-être que le stress, sûrement, même ; et cette phrase fait terriblement « fille qui a ses menstruations et qui cherche le cocktail de médocs parfait pour ne pas souffrir », et à vrai dire, la situation de Remus n’était pas si éloignée de celle-ci, ce que James trouvait particulièrement drôle) et il se sentait coincé dans ses mensonges, mais ceci était un problème fréquent. Il faudrait bientôt qu’il se concerte avec lui-même pour trouver LE bon mensonge à sortir, parce qu’il s’en rendait compte maintenant : le Serpentard tordu de douleurs à côté de  lui n’était certainement pas le plus gros curieux du Château. Mary, par exemple, qui lui était très proche, et à qui c’était de plus en plus difficile de mentir, était la plus grosse colporteuse de ragots des Rouge et Or, et passer trois jours à l’infirmerie, ça n’allait certainement pas passer incognito pour elle, elle allait forcément lui poser des questions. Remus, pensant à ceci, ferma les yeux et enfonça l’arrière de son crâne dans son oreiller moelleux, comme si ça pouvait lui faire mal, parce qu’il avait envie d’avoir encore plus mal, comme si être un Loup-Garou blessé n’était déjà pas suffisant.

Merlin sembla exaucer ses prières, et une douleur absolument fulgurante traversa d’un coup sa jambe, comme si un éclair venait de la traverser. Il avait entendu murmurer l’infirmier, quand on l’avait amené à l’infirmerie, que son tibia était brisé, et qu’il fallait le réparer au plus vite, Remus en conclu que la douleur devait venir de là. Il laissa échapper un léger cri de souffrance, qu’il regretta et ravala bien vite pour préférer se mordre la langue jusqu’au sang, et empoigner les draps de son lit. Il ferma les yeux, la mâchoire serrée, tentant de mettre cette douleur de côté. Bon, ça ne marchait pas très bien, mais il fallait faire semblant. Lev, lui, semblait très bien réussir à faire semblant. Il était vert comme un bouquet d’ortie, et pourtant, il agissait comme s’il n’était pas malade, comme s’il n’avait pas envie de vomir. Il avait dû recevoir un entraînement de Sang-Pur étrange, vous n’avez pas remarqué, les Sang-purs « stricts » type famille Black ou Avdeïev reçoivent toujours des entraînements bizarres quand ils sont gosses, qui les rends complètement tarés quand ils sont adultes. Remus aurait bien aimé avoir des cours de « savoir porter un masque quand on a très mal », mais quelque chose lui disait (son instinct, d’abord, et puis Sirius, bien sûr) que ces « cours » de sang-pur n’étaient pas vraiment, disons, facile à vivre, et que bon, pour apprendre, les méthodes étaient infinies, n’est-ce pas ? Ainsi, Remus décréta que finalement, il ne voulait pas de ces cours, qu’il n’en avait pas besoin, et il expulsa la douleur dans un coin de son crâne, pour mieux répliquer sur comment les blessures internes étaient pires que les blessures externes, et il ne savait encore quel mensonge.

Il avait envie que cette conversation se termine, que n’importe qui débarque dans l’infirmerie, et les coupe. Déjà, il réfléchissait à comment il pourrait faire pour éviter de devoir à nouveau lui parler, si il arrivait à mettre fin à la conversation. Déjà, il fallait qu’il taise sa propre curiosité, qui le poussait à vouloir savoir pourquoi cette Vipère originaire de Durmstrang avait été amenée ici. Bon, déjà cela, ça n’allait pas être une tâche facile. Ensuite, le meilleur moyen d’éviter une conversation, c’était… Eh bien … de dormir. Alors soit l’un des deux prenait une potion qui allait l’assommer, et ça c’était la solution parfaite, mais sinon, Remus aurait du mal. Si la fièvre n’arrivait pas à l’endormir très vite, il allait rester éveillé encore longtemps à cause de ces douleurs et des milliards de pensées qui traversaient son esprit, et c’était donc impossible de dormir. Alors, il devrait faire semblant de dormir. C’est-à-dire fermer les yeux, et ne pas bouger pendant au minimum 4 heures, en espérant que le vrai sommeil le happe entre temps. Bon, en gros, c’était impossible, parce que Remus allait s’ennuyer, bouger, ouvrir ses yeux, et Lev allait comprendre qu’il ne dormait pas du tout. Bref, le Loup-Garou se sentait à nouveau coincé dans la cabane hurlante avec un Lemalf qui paraissait six fois plus inquiétant, et il n’aimait pas ça du tout.

« Les blessures internes sont souvent les pires, oui, mais toutes n’en sont pas à ce stade, heureusement. Et oui, je serai rapidement remis ; je n’ai rien de grave et les potions sont efficaces. »

Lev faisait semblant de sourire, et c’était dingue comme il faisait ça bien. C’était en permanence, tout le temps, les commissures de ses lèvres qui se relevaient, des petits plis qui se formaient au coin de ses yeux, comme si ce garçon était gentil, et tenait à adresser à son voisin de lit des sourires amicaux et pas forcés. Bon bien sûr, Remus ne mordait pas à l’hameçon, ou pas toujours, en tous cas. Cette fois-ci, il avait presque roulé des yeux en entendant Lev parler. Et après, c’étaient les Gryffondor les mauvais menteurs. « T’as vu ta gueule gars, tu crois vraiment que les potions sont efficaces ? C’est plutôt le temps, qui a un effet sur tes ‘blessures internes’ nan ? ». Voilà ce que Remus aurait pu répliquer, avant qu’il décide de garder le silence. Contrairement à l’Avdeïev, qui semblait réfléchir à haute voix au Mystère Lupin, posant mille et une questions pas vraiment discrètes, Remus avait préféré le silence. Alors, il sourit à Lev. Doucement, presque gentiment, presque « Ah, je suis soulagé de savoir ça, alors ! ».

« Avec les marques que tu as reçues, l’infirmier ne peut-il pas dire quel animal s’en est pris à toi ? La façon de griffer varie d’une créature à l’autre… Lemalf, au moins, pourrait le dire, non ? C’est son métier, après tout. »

Apparemment, le temps de blabla sur Lev était écoulé, et on revenait à Remus, comme si les deux jouaient à un jeu de Tennis où les deux joueurs sont blessés, mais loin d’être à bout de souffle. Lev se reconvertit en mateur trop curieux, et se redressa sur le coude, pour mieux le dévisager. Bon, là, le cerveau du Gryffondor tournait à mille à l’heure. Même s’il ne fallait pas trop qu’il tarde à répondre. Hmpf. Qu’il était chiant, mais qu’il était chiant, ce Serpentard !

« Rien qui est supposé vivre dans la Forêt Interdite, en tous cas, et c’est ce qui les inquiète. Je n’ai pas très bien compris, vu que j’ai passé le plus clair de mon temps ici à dormir, et à éviter de me remémorer la soirée, mais en gros … ouais, un animal énorme, qui se tenait probablement sur deux pattes, ou qui en tous cas ne s’est servi que de ses pattes antérieures pour me frapper moi, et Lemalf au passage. Peut-être qu’ils ne veulent pas me le dire, d’ailleurs, ce que c’est, parce que justement, cette chose n’avait rien à foutre là-bas. M’enfin, je t’avouerai que je m’en fiche un peu, j’ai bien envie que cette soirée reste derrière moi, oubliée à jamais. »  

Bon, et puis évidemment, ce fut à ce moment-là que la douleur se décida à réapparaître. Remus eu de plus en plus de mal à contenir ses gémissements, jusqu’à ce que l’infirmier débarque, et vienne vérifier que son patient n’était pas en train de mourir sous sa surveillance. Il arrivait avec un breuvage dans les mains qui relâchait, de loin, de volutes de fumée violettes. Remus leva les yeux au ciel, priant pour que ça ne soit pas trop dégueulasse. D’ailleurs, il demanda à l’infirmier qui s’approchait de plus en plus de lui si c’était dégueulasse, et celui-ci lui assena :

« Faites pas votre Gryffondor monsieur Lupin, et buvez. Ça va refermer vos plaies. »

Remus eut à peine le temps de murmurer un « Génial ! » que l’infirmier lui collait le bol entre les lèvres, l’obligeant à boire. Ce n’était pas trop mauvais, ou disons qu’il avait connu pire. Quand il eut finit d’avaler son breuvage, il regarda ses bras qui étaient les témoins du bon fonctionnement de la potion : les longues marques qu’il avait s’estompaient pour laisser place à des cicatrices rosâtres, qui partiraient en quelques semaines, sûrement.

« Magique. Vous devriez donner un truc comme ça à Lev, monsieur, sa migraine a pas vraiment l’air de partir, regardez-le, il est tout pâle et ses yeux sont aussi vitreux que ceux d’un mort … »


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MessageSujet: Re: Pleine lune et maux de tête [PV Remus Lupin] Mer 17 Avr - 19:22

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Dernière édition par Lev N. Avdeïev le Sam 15 Nov - 18:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pleine lune et maux de tête [PV Remus Lupin] Mer 21 Aoû - 13:00



Remus devait mettre fin à cet entretien, et au plus vite, de préférence. Déjà, il avait mal partout, et ce malgré le breuvage que l’infirmier lui avait gentiment fait boire, et ce n’était pas très agréable de parler quand tout ce qu’on avait envie de faire, c’était de grimacer, d’hurler sa douleur, ou de dormir. Ensuite, il fallait l’avouer, Lev Avdeïev n’était pas de la meilleure compagnie et devoir le supporter, c’était bien plus facile quand on pétait la forme et qu’on avait au moins un peu de répondant. Là, le pauvre loup-garou racontait n’importe quoi, embrouillant juste l’esprit du Serpentard, l’intriguant peut-être encore plus, ce qui était complètement idiot. Oui, il fallait, et le plus vite possible, mettre fin à tout ça. La meilleure issue possible ? S’endormir, certainement. Ou voir débarquer un pote à lui, qui viendrait le chouchouter en lui racontant des conneries et en lui faisant bouffer du chocolat, ou alors Pandora qui viendrait juste s’asseoir près de lui pour lui tenir la main, fermant le rideau autour d’eux de sorte à ne pas être dérangés. Tout cela tairait la curiosité de Lev à son égard, mais aussi la sienne à l’égard de Lev. S’il n’y avait eu en jeu que le secret de Remus, celui-ci se serait tut bien plus tôt, bien évidemment, mais le fait que Lev Avdeïev cache aussi quelque chose changeait complètement la donne. Evidemment que Remus avait envie de savoir, évidemment qu’il était curieux, et évidemment que c’était dangereux pour lui. Maintenant, son camarade au teint aussi vert que la couleur de sa maison allait être sur son dos en permanence ; mais il allait être sur le sien aussi, veillant à ce que ses petits malaises ne se reproduisent plus … Il était préfet, après tout, son rôle était aussi de veiller sur la bonne santé de ses camarades ! Et s’il trouvait ce secret avant qu’il ne trouve le sien, il avait un moyen de pression pour lui faire taire le sien. Pfou. Mais c’était compliqué, et Remus était fatigué, il ne voulait s’avancer sur rien, sachant que c’était peut-être son état qui lui faisait voir des choses qui n’existaient pas, peut-être était-ce comme il avait dit, juste une grosse migraine qui partirait d’ici quelques heures, peut-être se faisait-il des films, après tout vu sa température corporelle qui dépassait facilement les 39, les hallucinations étaient fort possibles.

« C’est étrange, cette Forêt est assez isolée. Une créature venue d’ailleurs ne serait pas passée inaperçue dans les parages…surtout si elle est aussi grande que tu le dis. J’espère que Dumbledore identifiera rapidement cette bête, ce serait dommage que d’autres élèves aient à souffrir de sa présence… Pourquoi oublier ? Ca te fait une belle histoire à raconter aux autres. »

Très jolie histoire à raconter, non vraiment ! « Je me suis fait attaquer hier soir, dans la forêt où je n’étais pas supposé aller, un énorme monstre m’a déchiqueté de haut en bas jusqu’à ce qu’un professeur que je méprisais plus ou moins jusqu’à maintenant me sauve de ses griffes » … ou peut-être préférez-vous la vraie version ? « Hier je me suis changé en Loup-Garou, comme tous les mois, enfermé dans une petite cabane, mais je n’étais pas tout seul, y’avait un autre loup, mon prof de Soin aux Créatures Magiques, et on a passé la nuit à se battre parce qu’aucun de nous deux ne voulait s’admettre inférieur à l’autre, et voilà mon état ». Deux très belles histoires qui méritent d’être racontées autour d’un feu de bois, n’est-ce pas ? Et puis si vous voulez les détails, il y a à votre disposition des petites anecdotes : « la griffure sur son torse est si profonde qu’on peut imaginer que la griffe de la bête faisait plus de 5 centimères » ; ou encore « il a fallu passer deux litres de sang dans l’organisme du préfet tellement il en avait perdu pendant la nuit ». Aaaaah, l’ironie sarcastique. Il ne fallait pas qu’elle sorte du crâne du préfet, celle-ci, elle n’était absolument pas la bienvenue. Alors au lieu de répondre cela, il se contenta d’hausser les épaules. Lev avait raison, en soi. La bête que décrivait Remus aurait dû être remarquée, comment autrement, beaucoup d’élèves errent à la lisière de la forêt, certains aventureux enfreignent même les règles et vont vivre l’expérience de leur vie en s’enfonçant un peu plus parmi les troncs noirs, et puis il y avait les professeurs, particulièrement celui de Soins Aux Créatures Magiques, qui passait sa vie à l’intérieur, et qui aurait dû voir que quelque chose s’y tramait. Mais non, rien, personne n’avait rien vu, l’attaque était survenue du jour en lendemain, et ne se reproduirait plus, jamais. Malgré cela, Remus se contenta d’hausser les épaules. Il ne voulait pas donner raison au vil Serpentard, et engager la conversation à nouveau. Rappelez-vous, il voulait que tout cela s’arrête.

Ce fut le moment que l’infirmier choisit pour les interrompre, pour faire boire à Remus un breuvage au goût désagréable qui ferma ses blessures presque immédiatement. Pourquoi ne lui avait-il pas donné avant, telle était la question, parce que c’était drôlement efficace ! Peut-être fallait-il attendre que la Nature fasse son travail avant et commence à cicatriser les plaies, ou peut-être que c’était difficile et long à préparer et qu’il n’en n’avait plus en réserve, ou peut-être les deux. Ceci étant, la potion lui était parvenue, et Remus se sentit mieux presque immédiatement. Manquait plus que la fièvre descende, et il serait en état de sortir (même si l’infirmier avait dit qu’il devait rester trois jours et trois nuits alité …) et surtout de se débarrasser de son dérangeant voisin de couche en l’évitant partout dans le château.
Remus conseilla, dans une tentative d’humour mal placé, à l’infirmier d’offrir aussi une potion au Serpentard qui paraissait particulièrement mal en point (tout vert, yeux vitreux, difficultés à aligner trois mots etc.). Ce à quoi l’infirmier répondu, visiblement touché à la fois dans son égo d’infirmier et par le cas d’Avdeïev :

« Cela ne servirait à rien ; il y a des maladies contre lesquelles ces potions ne peuvent rien. M. Avdeïev a seulement besoin de repos. Et je vous rappelle que vous êtes dans une infirmerie, M. Lupin, ce n’est pas le meilleur endroit pour évoquer la mort. »

Humour humour, monsieur l’infirmier. Remus, même dans un état absolument pathétique, à pleurer, se refusait d’obéir aux règles de politesse classique. Ah, certes, il disait bonjour s’il vous plaît merci au revoir, mais il n’avait aucun problème pour parler de mort dans une infirmerie ou de vomi à table. Pourquoi tant de bonnes manières dans ce monde de brutes ? C’était d’ailleurs mieux que le pauvre Lev regarde la réalité en face : là, actuellement, dans ce lit, il avait l’air presque mort, déjà que d’ordinaire il était fort pâle, encore plus que les quatorze russes qui étaient venus de Durmstrang avec lui. D’ailleurs, Remus ferait plus attention désormais : est-ce que Lev Avdeïev arborait toujours cet air de mort vivant ? Ou était-ce seulement, comme il le prétendait, passager ? A vrai dire Remus ne tenait pas particulièrement à tenir à l’œil une vipère, m’enfin ça pouvait être marrant. Juste une ou deux fois tous les trois jours, vérifier si son teint n’est pas trop vert, interroger des Serpentards voir s’il faisait d’autres malaises, des trucs comme ça.

Bref, après s’être dit cela, Remus réfléchit à ce que venait de dire l’adulte ; « une maladie contre laquelle ces potions ne peuvent rien », hein ? Ce n’était donc pas une simple migraine, si, à moins qu’il ait mal compris ce qu’il voulait dire. Et pourquoi ne pas parler de mort ? Après tout, ce n’était censé concerner ni Remus ni Lev, ils étaient tous deux sortis d’affaire, et il n’y avait pas d’autre pensionnaire entre les murs de l’infirmerie, n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas plaisanter un peu, pour détendre l’atmosphère ?

En tous cas, ni l’humour de Remus ni les sentences de l’infirmier n’eurent l’air de plaire à Lev, qui se mit à vomir ses tripes dans une petite bassine placée à côté de son lit. Miam. Remus ne put réprimer un sourire ; comment ça, c’était assez cruel de se moquer de la douleur des autres ? Et alors ? Lev n’était pas non plus blanche colombe, et Remus n’aimait pas Lev, pourquoi se priver. Bien sûr, il ne rit pas aux éclats – il n’en avait pas la force de toute façon – mais sa mâchoire détruite grimaça un franc sourire, qu’il fit disparaître au bout de quelques secondes. Soit poli, Rem, soit poli, et ne laisse pas la fièvre te faire faire n’importe quoi, veux-tu ?
L’infirmier regardait son patient avec un regard de pitié, qu’il n’avait pas adressé au Loup-Garou depuis longtemps (sûrement lassé depuis un moment de ses visites quasi mensuelles). « Pauvre Avdeïev », l’entendait-on presque dire. Mais qu’avait-il, cet Avdeïev, hein ? Des migraines ? Une maladie qui ne se soignait qu’avec le repos ? Quelle était cette maladie qui résistait aux soins moldus ET sorciers, hein ? Qui ne demandait pour se traiter qu’à la nature de faire son travail ? C’était étrange, tout de même, il y avait des remèdes à tout, on utilisait bien souvent le sommeil en dernier recours, quand on avait déjà tout fait, ou alors quand on ne voulait rien faire. Depuis combien de temps était-il là, une bonne demi-heure, au moins, non ? Et ça ne passait absolument pas, ça empirait, même, Lev était terriblement faible, c’était à peine s’il avait la force de vomir ses tripes ; d’ailleurs, la douleur devait être atroce pour que son corps ne supporte aucun surplus, pas même la nourriture, qui permettait pour tant d’avoir des forces. Comme c’était étrange.
Il faudrait qu’il y réfléchisse à nouveau, plus tard, et avec quelqu’un, un des Maraudeurs certainement, pas quelqu’un d’autre, pas même à Pandora (qui connaissait certainement Lev, puisqu’il était le cousin de sa meilleure amie, ou quelque chose comme ça) ni à Mary (qui avait cette fâcheuse tendance à répandre très facilement des ragots). Les Maraudeurs l’aideraient à en voir plus clair sur la situation, et ils n’en parleraient pas à tout le monde. Oh, il ne le faisait pas par bonté de cœur pour Lev, il ne tenait pas à être gentil avec lui en ne révélant rien à personne de ce qu’il avait vu cet après-midi ! Il pensait juste à lui, et au fait qu’en parler à tout le château inciterai peut-être l’Avdeïev à parler lui aussi de ce à quoi il avait assisté à l’infirmerie, et il n’y tenait pas particulièrement. Mais il avait envie de savoir, tout de même, et il avait peur que les rayures des murs qui tremblotaient comme des lignes sur un cardiographe ne prouvent qu’il ne fût absolument pas en état de réfléchir, mais plutôt de dormir. Allez, il fallait être raisonnable, et arrêter cette conversation, au plus vite. De plus il ne tenait pas particulièrement à ce que son voisin vomisse à nouveau, encore moins sur lui tandis qu’il était en train d’exposer une théorie selon laquelle il était persuadé qu’il était un Loup-Garou. Bref, Remus interpella l’infirmier du regard, et fit :

« Monsieur, comme vous l’avez si bien dit, Lev a besoin de repos, et moi aussi. Est-ce que vous pourriez fermer le rideau entre nos deux lit s’il vous plaît, histoire qu’on soit … tranquille ? »

» … et que je ne me fasse pas vomir dessus, et qu’on ne découvre pas que je suis un loup garou, aurait-il pu rajouter, mais il se retint. Il se contenta de regarder l’infirmier s’exécuter, un regard bienveillant et plein de pitié pour ses deux patients. Remus ferma les yeux aussitôt que les rideaux furent fermés. Il se sentait couler dans son oreiller terriblement moelleux, et tentait d’oublier les douleurs qui le lançaient de partout, et la fièvre qui faisait s’écouler des perles de transpiration sur son front. Avant de plonger dans le sommeil à nouveau, Remus s’adressa une dernière fois à son voisin, d’une voix endormie, mais presque enjouée :

« Tu as raison, Avdeïev, je vais tâcher de rien oublier de ce qui m’est arrivé … J’aurai beaucoup à raconter, en rentrant ! »


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Pleine lune et maux de tête [PV Remus Lupin]

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