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Grossièreté & Taquinerie

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MessageSujet: Grossièreté & Taquinerie Lun 15 Oct - 19:13


Grossièreté & Taquinerie.





Encore une migraine. Le soleil brûle mes yeux quelques instants. Mon bras vient à la rescousse, trop tard. Est-ce que j’ai grogné ? Je n’en suis pas certaine. Je balance les couvertures sur le sol. Mon deuxième prénom c’est bordélique, vous ne saviez pas ? Je tire violemment les rideaux, assombrissant mon univers. Ahhh, je préfère la pénombre. Entendons-nous bien : je ne suis pas gothique, je ne recherche pas l’obscurité constante ou les gens morbides. Je suis simplement sous l’effet d’une migraine, ça rend capricieux. Mes yeux s’habituent lentement, je décide d’avancer d’un pas confiant vers la salle de bain. La lumière tamisée ne m’agresse pas, mon reflet oui. Les cheveux emmêlés, je suis persuadée qu’ils ont fait la guerre, cette nuit. Mes cernes semblent clignoter comme pour attirer tous les regards sur ma « fatigue » du moment. Décidément le métier d’Auror va bien mieux aux hommes qu’aux femmes. Je suis loin d’être sexiste, après tout je suis une sorcière indépendante. Mais les métiers dangereux c’est comme les cicatrices : on les admire seulement chez les mâles.

J’essaye de me souvenir d’hier, de ma mission. La douleur ne m’y aide pas, mais je suis quasiment certaine d’avoir reçu un sortilège de confusion. Heureusement que ce n’était qu’un vaurien, et pas un de ces fichus Mangemorts. Ils auraient eu ma peau, je suis tellement exténuée. Mes réflexes ne sont plus ceux qu’ils étaient. J’ai presque envie de me tourner en souriant et crier « Je suis vieille, comme toi. » à une personne chère à mon cœur. Mais elle n’est plus là pour me répondre depuis quelques années, déjà. Nos petits moments, nos taquineries… Je ferme les yeux, secoue la tête comme pour évacuer ma nostalgie. Je plonge sous l’eau, vide mon esprit. Je n’ai pas conscience que je perds connaissance quelques secondes, j’ai juste le temps de me rattraper à la rambarde. J’ai vraiment besoin de dormir. Non, je suis sérieuse. Le problème c’est que je ne sais jamais dire non : j’aide toujours quelqu’un. Et aujourd’hui n’échappe pas à la règle.

Je traîne les pieds jusqu’à l’armoire, m’essuie rapidement avant d’enfiler une robe sombre. J’enfile des chaussures surélevées. Je me dirige vers la cuisine, sors un paquet de croquette, en verse quelques-unes dans la gamelle du chien. Zell n’est pas là. Tant mieux, je préfère qu’il ne vienne pas, ça serait encore un prétexte pour envoyer une fichue lettre à un fichu beau garçon. Je secoue encore une fois la tête, je penserais à cette conversation plus tard. Ai-je vraiment le choix, d’ailleurs ? Qu’allais-je lui dire, qu’est-ce que je voulais vraiment lui dire ? Parfois je m’en voulais, parfois non. Parfois les deux.

L’abandon, le premier motif qui me rend agressive et grossière. Combien de fois l’avais-je supplié de ne pas me laisser seule ? Combien de fois lui avais-je demandé de resserrer son étreinte ? Finalement j’avais claqué la porte, par peur et non pas par agacement. Je ne suis pas fille à avoir des angoisses, des frissons… Ce genre de choses, je les laisse pour les autres. Mais j’ai eu peur de son regard ce jour-là, peur de la bête tapie dans l’ombre. Je l’avais soutenu, pourtant. Parce que par amour, je suis prête à tout. Absolument tout.

Enfin, je croyais. Parfois je me réveillais avec des sueurs froides, des crampes au ventre. Mais ces états ne naissaient pas par dégoût, mais par manque. Cette sensation m’a longtemps pétrifiée.

De nouveau je secoue la tête. Je ne sais pas pourquoi je me mets à courir précipitamment dans les ruelles étroites de Londres. J’avais simplement l’impression d’être en retard. Ce n’était pas le cas. J’arrivais essoufflée chez Fleury & Bot, je profitais des longues allées pour réguler ma respiration. Je n’avais pas prévu qu’on tapote mon épaule. Je n’avais pas prévu de me retourner, les joues rosies par la course. Je n’avais pas prévu de croiser son regard sombre. J’avais pas non plus prévu de lâcher un… « Oh, putain. »




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MessageSujet: Re: Grossièreté & Taquinerie Lun 15 Oct - 22:46


Qui dit week-end dit liberté pour le corps professoral de Poudlard ! Enfin, liberté, pas tant que ça, parce qu’ils devaient tout de même rester à Poudlard, pour avoir un œil sur les élèves, et s’ils voulaient sortir, étaient obligés de s’arranger pour ne pas le faire tous en même temps... Un indéniable manque de liberté qui avait bien souvent tendance à oppresser l’Irlandais, adepte des sorties trouvant leur origine dans une brusque impulsivité dont il était si friand, depuis toujours, et qui l'avait poussé à faire n'importe quoi, pour le plus grand déplaisir de sa famille, et par conséquence, sa plus grande joie ! Néanmoins, depuis qu’il était enseignant, le Mangemort avait dû prendre sur lui, quitte à en travailler indirectement son ulcère du foie, à force de réfréner ses pulsions... Sans oublier qu’il était forcé de côtoyer en permanence des sangs-de-bourbe, ce qui lui était fort insupportable, surtout qu’il devait tâcher, dans la mesure du possible, de garder enfouit en lui son profond désir de les encastrer dans un mur... De les envoyer faire le saut de l’Ange depuis la tour d’Astronomie... De leur attacher un poids aux pieds pour les donner en offrande à la bête qui vivait dans le lac... Ou encore de se servir d’eux comme cobayes de sort de magie noire, pour combler ses longues périodes où l’ennui venait l’assaillir, telle une Bête immonde qui se délectait de la monotonie qui l’engloutissait et l’engourdissait de temps à autre...

Heureusement, aujourd’hui, l’Emm*rdeuse (comme Cian avait baptisé la Créature de l’Ennui), n’était pas là, depuis plusieurs jours déjà. Il était sans doute aidé en cela par le fait qu’il pouvait se rendre à Pré-au-Lard. Aujourd’hui, et pour encadrer la sortie pour les plus jeunes élèves de l’établissement. Sortie au cours de laquelle il avait prévu de revoir Eden, suite à un échange de lettres pour le moins étrange au cours de laquelle la rouquine lui avait demander s'il était possible qu'ils s'y retrouvent... Mais restons concentré sur aujourd’hui, voulez-vous ? L’enseignant avait réussit à convaincre ses collègues de le laisser sortir aujourd’hui, en leur disant à maintes reprises qu’il avait besoin de faire des courses pour ses cours. Certains de ses collègues lui avaient souligné qu’il pouvait se faire livrer, ce à quoi Cian leur avait rétorqué, d’un air agacé, qu’il préférait aller faire ses achats lui-même, afin de veiller à ce que rien ne soit abîmé dans ce qu’il prenait. Les produits de seconde zone, d’occasions ? Très peu pour lui, surtout lorsqu’il s’agissait de ses cours ! Il ne tenait nullement à enseigner l’art du décryptage des Runes avec des produits qui avaient fait leur temps. L’image de sa matière, pour bons nombres, était déjà vieillotte, il ne tenait pas à en rajouter une couche ainsi ! De surcroît, sortir aujourd’hui lui permettrait également d’aller faire des achats personnels, et de se détendre, loin de la foule d’adolescents travaillés par leurs hormones qui résidaient à Poudlard, ou de ses responsabilités de Mangemort infiltré chez l’ennemi... Quelques heures à pouvoir traînasser pour le plaisir, à se dégourdir les jambes ! Le plaisir total ! Que pouvait-il demander de plus ? De réalisable, je veux dire, bien entendu, parce des vœux impossibles, il en avait des tonnes : Pouvoir agir comme il se devait avec des sang-impur ! Laisser vraiment sortir le côté obscur qui le consumait un peu plus chaque jour, depuis des années ! Parvenir à enfin ouvrir les yeux à Morgane, sa maudite mère, sur le fait que le conn*rd qu’elle avait passé sa vie à aimer n’était que ça, au fond : un conn*rd ! Purifier une fois pour toutes le monde des misérables moldus qui obligeaient les sorciers à dissimuler leurs extraordinaires pouvoirs au monde entier ! Revenir en arrière, au maudit jour où Eden lui avait brisé le cœur, lui rappelant ainsi l’existence de son organe qu’elle seule avait réussit à ranimer, et qu'il avait pourtant pris un soin tout méticuleux à étouffer lorsqu'il avait réaliser que c'était sans nul doute par le cœur que l'on pouvait anéantir le plus facilement le plus courageux des hommes... Organe qu'elle avait réussit ainsi à détruire, à briser en milles morceaux, à piétiner, par la suite, pour lui faire passer l’envie définitive de se souvenir qu’il avait lui aussi un cœur par la suite ?

En un geste rageur, Cian chassa ses sombres pensées tout en jetant de la poudre de cheminette dans sa cheminée, pour regagner le Chaudron Baveur. Quelques secondes plus tard, il sortit donc avec élégance de la cheminée du bar, saluant le patron d’un signe de tête, avant de prendre la direction du Chemin de Traverse. Le professeur, sérieux, fit d’abord ses quelques achats pour ses cours, qu'il envoya en un sort à Poudlard, ne désirant nullement s'en encombrer pour le reste de la journée. Ensuite, il pu flemmarder pour lui, s’attardant quelques secondes devant les nouveaux balais, regrettant de n’avoir plus assez de temps pour voler, ou jouer au Quidditch, simplement ! Comme il le faisait parfois, lorsqu’il était Auror, durant ses rares moments de détente. Avec quelques collègues. Dont Eden... Comme toujours lorsque les pensées de l’Irlandais s’égaraient vers la jolie rousse, sa mâchoire se crispa, ses yeux s'assombrirent, et ses poings se serrèrent brusquement. Secouant la tête pour chasser son joli minois de son esprit, il décida à continuer sa route, souhaitant aller à Fleury & Bott pour s’y trouver des livres. Etonnant, n’est-ce pas, de découvrir que ce brun maussade et froid aimait autant emprunter le monde de la littérature pour s’échapper ? Cian était bien souvent paradoxal, il le savait : il vénérait les sang-purs, mais aimait plus que de raison une sang-mêlée, il détestait les moldus, mais ne savait que trop bien qu’ils étaient nécessaire aux sorciers s’ils ne voulaient pas disparaître, il désirait étriper tous les sang-impurs qui se montraient plus brillants que les sang-purs, mais parvenait à bien s’entendre avec ces plus brillants élèves, quelque soit leur statut de sang...

Le professeur ne quitta ses pensées qu’une fois dans la librairie, en voyant une chevelure rousse douloureusement familière, dont la simple vue lui donna des nœuds dans l’estomac, et lui fit rater un battement de cœur... Pendant quelques secondes, il ferma les yeux, tâchant de savoir comment réagir, de se motiver à ordonner à son corps de partir au plus vite, de faire comme s’il ne l’avait pas vu, pas reconnu. Mais comment faire obéir un corps qui n’attend qu’une chose : combler le fossé qui existait entre lui et Eden, et retrouver la chaleur de son corps ? Serrant les dents, il essaya alors de se convaincre de partir en se rappelant qu’ils devraient bientôt se faire face, ayant convenu d’un rendez-vous à Pré-au-Lard... Convaincu, il rouvrit les yeux et se mit à marcher... C’est lorsqu’il tapota sur l’épaule de l’Auror qu’il réalisa que son corps l’avait trahi, le fourbe, en faisant croire à son cerveau qu’il obéirait : il l’avait conduit droit vers la sorcière, son Enfer paradisiaque... Fort heureusement, son visage resta impassible, masque de froideur et d’indifférence offert à la femme qu’il aimait et qui l’avait briser... Et qui était visiblement surprise de le croiser ici, à en croire ce qu'elle dit en le voyant...

« Je croyais que les Aurors n’avaient pas vraiment le temps de flemmarder ! Ca a bien changer depuis le temps, visiblement ! Et aurais-tu oublier ce que je te disais sans cesse : Les Aurors sont l'Elite et doivent donc veiller à leur comportement en société ? »

Il leva un sourcil, moqueur, alors qu’un fin sourire étira ses lèvres, seul mouvement montrant qu’il plaisantait... Il avait également pris soin de ne pas être trop proche d’elle, même s’il en mourrait d’envie, afin d’afficher un certain détachement qu’il était bien loin de ressentir, croyez-moi ! Surtout en voyant les cernes de la jeune femme, preuve qu'elle en faisait toujours bien plus qu'il ne lui était demandé... Il l’observa rapidement, tâchant de déterminer si elle allait bien. Dès lors, un combat s'engagea entre son corps et sa raison, la 2nde lui hurlant de se contrôlant, et le 1er ne désirant qu'un ensemble de choses : que ses bras retrouvent ce qui était leur place, à savoir, autour du corps de la jeune femme. Que ses lèvres puissent à nouveau goûter à celles de la rouquine. Que son nez puisse encore s’enivrer de son parfum... Fort heureusement, l'Irlandais parvint à se contrôler, et à rester stoïque, méprisant mentalement sa faiblesse qui était visiblement inchangée en dépit des années passées et de son changement de camp : Eden... Qui semblait d'ailleurs à bout de forces...
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MessageSujet: Re: Grossièreté & Taquinerie Mar 30 Oct - 14:36

Je n’étais pas prête à l’affronter. Je ne voulais pas le voir. Encore moins croiser son regard. J’avais encore le choix : je pouvais partir maintenant. Fuir, courir encore et encore. Oh j’en mourrais d’envie ! C’était agaçant de le croiser sans y être préparée. Je… Je me sens comme une petite fille sous son regard d’acier.

Je relève les yeux, adopte une posture accueillante. Peut-être un peu séduisante. Je n’en suis pas certaine, au fond. Une douleur à la poitrine me fait esquisser une grimace. Je ne suis pas prête à l’affronter, pas encore. Je suis trop faible, trop exténuée… Et horriblement laide, aujourd’hui. Comment pourrais-je le regarder dans les yeux, lui sourire sans avoir l’air de défaillir ? Non, je ne veux pas le voir, je ne veux pas croiser son regard. J’aurais dû annuler ce fichu rendez-vous : je ne suis pas prête pour ça. Mes mains s’agitent nerveusement autour d’une mèche de mes cheveux. Sans m’en rendre compte je l’inspecte. Ses cheveux…

« Elle glisse sa main dans ses cheveux, s’y accroche fermement, se presse avidement contre son corps musclé. Il est sien. Pour toujours. »

Je cligne des yeux rapidement à ce souvenir. Oh oui, impossible d’oublier cette première fois. Jamais je n’avais ressenti quelque chose d’aussi fort, puissant… Jamais je n’avais été aussi possessive avec un homme. Mes yeux croisent son regard quelques secondes avant de descendre beaucoup plus bas. Oh non, je n’avais pas oublié ! Très jolie, la marchandise. Mon cœur bat à la chamade, on dirait que le revoir… A réveillé quelque chose en moi, quelque chose de primitif. Voilà pourquoi je ne suis pas prête à l’affronter. Je visualise la porte. J’ai envie de fuir sans réclamer mon reste. Je n’ai pas envie de lui parler, de lui sourire alors que c’est au-dessus de mes forces. Trop de choses me rattachent encore à lui. Ma main vient instinctivement se poser sur mon ventre. Je la retire assez violemment. Il mettra ça sur le compte de la surprise.

Je me ressaisis : flemmarder ? Et c’est reparti pour un tour ! On ne finira donc jamais de se chercher des noises sans arrêt ?! Ai-je vraiment l’air de passer mon temps à rire avec toute cette… Merde dehors. Je me rembrunis. Comme autrefois. Ce pouvoir qu’il a sur moi, après tout ce temps, m’agace prodigieusement. Je tape du pied involontairement. Comme avant. Dieu qu’il m’énerve, lui et son fichu sourire de tombeur !

« Tu rigoles ? C’est toi, mon vieux, qui doit flemmarder toute la journée avec des gosses à peine pubères ! »

Et toc ! Tu ne t’attendais pas à ça, hein l’Irlandais ! Je souris à ce petit pic bien trouvé. Encore un ancien sourire séducteur que je lui réservais. Il a un don pour réanimer les… Habitudes d’autrefois. Mon sourire s’efface brutalement. Non, je ne veux pas lui sourire ! C’est fini cette période où je lui cédais tous mes rires, où il était mien. Terminé. Over ! Enfin… Ça devait l’être pour lui. Je me souviens encore de chacune de ses conquêtes. Après moi. Oh j’en avais eu après lui, forcément. Quelques-uns étaient partis parce que j’avais la fâcheuse tendance de les appeler… Bref, les autres n’étaient pas à la hauteur. Je ne vibrais pas, avec eux. Puis j’ai fini par oublier les garçons et me consacrer à des choses plus… Disons différentes.

« L’Elite, tu dis ? C’est marrant, je ne me souviens pas t’avoir entendu dire ça. En tout cas, pas en ma présence. Sinon tu m’aurais dit bonjour avant de m’agresser comme un goujat. Mais je vais très bien merci. Tu sais, on a beaucoup de travail. Mais il n’y a que des crétins qui tentent de nous attaquer ces temps-ci. »

Je lui souris à cette dernière phrase. Un peu gauchement, je dois l’avouer. Sûrement le mensonge. Je n’ai jamais vraiment réussi à lui mentir. A quelques détails près… Bien entendu.

« Eh, je sais qu’on devait se retrouver à Pré-au-Lard… Mais peut-être qu’on pourrait aller boire un verre ? »

Je comptais vraiment sur l’alcool pour m’aider, comme toujours. La couardise, un gros défaut qui ne se déclenchait uniquement devant lui.
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MessageSujet: Re: Grossièreté & Taquinerie Mer 31 Oct - 20:44

Il était encore heureux que Cian ait pour habitude de conserver un masque d’indifférence, sans quoi, il y avait fort à parier que la surprise serait lisible sur son visage. Depuis toujours, il veillait soigneusement à ne rien laisser paraître, parce que ça n’était pas dans ses habitudes, mais aussi parce qu’il avait été élevé ainsi : conserver un visage froid, pour le modeler au gré des événements qu’il rencontrait. Les seules fois où il avait laissé tomber son masque, pour montrer enfin un visage plus humain avaient été en compagnie d’Eden. Inutile de dire qu’au vu de la tournure qu’avait finalement prit leur histoire, ça lui avait ôté toute envie de laisser à nouveau quiconque le toucher autant qu’elle et briser sa carapace. Il était toutefois plaisant de voir que la jeune Auror n’était pas aussi douée que lui dans sa capacité à dissimuler ses émotions : elle était clairement surprise et mal à l’aise, son corps parlait à sa place. Intérieurement, en constatant cela, Cian souriait, content de voir qu’il ne laissait pas indifférent la rouquine. Il ne savait pas ce qu’elle pensait présentement de lui, mais quoi que ce soit, elle ne lui était pas indifférente. C’était tout ce qui comptait pour Cian, qui, bien qu’il ne l’avouera jamais, et se l’avouera encore moins à lui-même, car il avait eu véritablement peur, lorsqu’il avait acceptée de la revoir, de constater qu’il ne lui faisait ni chaud ni froid. Egoïstement, il estimait qu’étant donné qu’il n’avait pas réussi à l’oublier, en dépit de ses multiples efforts, elle non plus n’avait pas le droit de l’avoir oublié. Pourtant, à maintes reprises, la crainte sourde qu’elle l’ait complètement rayée de sa vie au point de rester insensible en le voyant l’avait tétanisé !

Plus Eden s’agitait, plus Cian prenait un air décontracté, prenant ainsi un malin plaisir à feindre l’indifférence. Néanmoins, il n’était pas sûr de duper Eden, qui le connaissait bien, ou toutefois, qui l’avait bien connu. De l’eau avait coulé sous les ponts, après tout, comme disent les moldus, donc, tout était possible ! Devant la réaction agacée qu’a provoqué les paroles du Mangemort sur l’Auror, celui-ci se permet même de sourire de plus bel, un brin provocateur. Voir qu’il était toujours capable, en quelques mots, de l’énerver en quelques paroles, ça lui fait grandement plaisir. Cependant, il ne fait pas non plus trop son malin, étant donné que la réciproque est vrai... Pour preuve : en quelques secondes, la jeune femme lui renvoi la politesse ! Comme au bon vieux temps, en somme ! Il tressaillit quelque peu par la suite, non pas à cause de la répartie de la jolie rousse, mais à cause de son sourire, toujours aussi charmeur. Cette femme était un véritable démon, du moins, du point de vue de Cian qui devait prendre sur lui pour garder le contrôle, et ne pas céder face à la manière qu’elle avait de jouer avec lui, volontairement ou non, par ailleurs, que ce soit par sa posture, ses sourires, ses mimiques... Bref, tout...

« Je ne flemmarde pas, voyons, je m’occupe à essayer de donner un peu de culture aux sorciers qui seront à notre place demain... Enfin, qui prendront d’abord ma place ! », ajouta-t-il, en référence au « mon vieux » d’Eden, qu’elle lui lançait si souvent, Cian se doutant qu’elle se serait empressée de profiter de sa réplique pour lui balancer une nouvelle vanne sur son vieil âge ! Et même en l’ayant devancé, il n’était pas sûr qu’elle n’allait tout de même pas en profiter ! Ca faisait partie de leur relation, ce petit jeu de piques, et pour certains, à l’époque, ça avait sembler étrange, alors que l’Irlandais avait trouvé ça très intéressant, au moins, ils ne s’ennuyaient jamais ainsi !

Il fit une petite moue moqueuse lorsqu’elle répondit par rapport à son évocation de l’Elite. D’un haussement d’épaule, il signifia que ça n’avait pas d’importance, qu’il avait dû en parler à une autre personne qu’il avait formée. Il avait en effet formé quelques personnes, de ce fait, il ne se souvenait plus de ce qu’il disait, et à qui il le disait ! Son sourire se fit plus fier lorsqu’elle parla de lui comme d’un goujat. Cian ne s’était jamais considéré comme un gentleman, alors être vu comme un goujat lui plaisait assez ! Selon bons nombres de femmes, il était même pire que ça, après tout, il n’avait pas l’habitude de rester longtemps à leurs bras, les jetant plus rapidement que de la nourriture périmé... Et il restait encore moins longtemps à présent avec elles, Eden lui ayant vraiment ôté toute envie de prendre la peine de se lier à une femme ! A moins qu’il n’ait trouvé en aucune d’elle de quoi creuser suffisamment pour trouver un intérêt quelconque à se lier avec, toutes n’étant que de pâles copies de l’Auror, n’arrivant pas à éclipser son souvenir et les images qui hantaient son esprit en permanence ! De plus, à propos de la manière avec laquelle il avait salué Eden, il ne voyait pas vraiment comment il aurait pu faire autrement, sans pour changer ses habitudes ! Lancer un joyeux : « Eden ! Quelle surprise ! » ? Très peu pour lui ! Mais il y penserait la prochaine fois qu’il croisera sa route, ça serait un bon moyen de débuter les hostilités de leur joute incessante : en la surprenant ! Il arqua un sourcil en l’entendant prétendre qu’elle allait bien. On voyait clairement sur le visage de l’enseignant qu’il était sceptique, et qu’il mourrait d’envie de lui faire savoir qu’elle avait une tête de déterré. D’ailleurs, il allait le lui dire lorsqu’elle lui proposa d’aller boire un verre. Surprendre Cian était sans doute le meilleur moyen de lui ôter toute envie de vous balancer une vanne !

« Pourquoi pas ? », dit-il en haussant nonchalamment les épaules, comme si la perspective de rester encore un peu en sa compagnie ne lui faisait rien. « Comme ça, tu pourras m’expliquer pourquoi tu sembles gravement manquée de sommeil, si tu vas aussi bien que tu le prétends ! », déclara-t-il en posant un regard insistant sur ces cernes, avec toujours son petit sourire malicieux aux lèvres.

Mettant ses mains dans ses poches, il fit alors quelques pas en direction de la sortie, se disant que cette rencontre lui serait peut-être doublement utile : non seulement, il retrouvait la jeune femme, mais il pourrait sans doute en profiter pour obtenir quelques infos sur les Aurors, qu’il pourrait alors transmettre au Lord...

« De plus », dit-il en s’arrêtant, songeur, « ça me permettra de savoir pourquoi tu tenais tant à me revoir... »

Ses mâchoires se serrèrent alors qu’il laissait flotter, amer, la fin de la phrase : « alors que tu m’as clairement rayé de ta vie ces derniers temps ». Remettre cela sur le tapis ne lui servirait à rien, si ce n’est à montrer à Eden l’emprise qu’elle avait toujours sur lui, et ça, c’était clairement hors de question. Elle lui avait clairement fait comprendre qu’elle ne voulait plus de lui, il ne voulait lui montrer à quel point il souffrait en permanence de leur rupture ! Au lieu de cela, il reprit sa route, ne se souciant pas de savoir si elle le suivait ou non, après tout, elle était à l’initiative de cette idée d’aller boire un verre, elle n’allait quand même pas lui faire faux-bond... Ou pas... Une nouvelle manière pour lui de la provoquer et de la tester en voyant si elle était vraiment capable de passer du temps avec lui alors que le fantôme de leur passé n’avait de cesse de flotter autour d’eux depuis qu’ils s’étaient retrouvés ? Clairement !
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MessageSujet: Re: Grossièreté & Taquinerie Jeu 1 Nov - 13:32


Drôle. Je le suis plus souvent qu’on le pense. Je ne compte plus les journées où mes sourires s’étalent avec plaisir sur mes lèvres. Oh certains n’apprécient pas. Sans doute comprennent-ils que ma joie est liée à la naïveté et à la candeur. Je mentirais si je niais : ils font partie de moi. J’ai essayé, pourtant, d’être différente. Mais, avouons-le, la méfiance me va très mal au teint. Et ne parlons même pas de la vengeance. J’ai laissé tomber : rester soi-même c’est tout aussi bien. Du moins je le pensais encore il y a quelques semaines. La nature de l’Homme ne cessera jamais de me surprendre… L’obscurité qui l’habite tout autant. J’en ai rencontré des vauriens, des mécréants, des connards. Les Aurors se confrontent à des cas comme les leurs presque tous les jours. Mais ces temps-ci ils se tarissent, laissant place à des gens beaucoup plus… Méchants. Je sais ça fait un peu idiot de les nommer de cette façon. Pourtant c’est ce qu’ils sont. Agressifs, impulsifs, dangereux.

« Elle se soustrait d’une emprise démoniaque. Sa course folle vers la survie commence. Le danger l’entoure. Oh elle n’est plus seule. Des sortilèges la frôlent, tandis que d’autres la protègent. Elle relève la tête prête à frapper de toute sa puissance. Sa main se cramponne à sa baguette magique. Elle ne murmure plus ses formules : ce n’est plus un jeu. Pourtant elle hésite. Elle ne devrait pas, mais sa nature l’empêche d’agir aussi violemment. Elle paralyse aisément son adversaire. Elle n’a pas entendu mais lui commençait à formuler un sortilège bien plus dangereux et mortel que ‘petrificus totalus ‘. »

Se souvenir me fait frissonner. L’infiltration n’a jamais été mon fort, alors quand j’ai été découverte… Je m’attendais à mourir. Ce ne fut pas le cas. Affaire classée. Douloureuse mais classée. Je ne m’étais pas attendue à devenir méchante, agressive et impulsive après ça. Pendant quelques mois, pourtant, ces mots me caractérisèrent. Le contre-choc, c’est ce que m’avait dit le médecin de Sainte Mangouste. J’avais préféré oublier cette période chaotique. On s’en foutait un peu, en fait. Je suis redevenue douce, naïve et candide : super ! Devrais-je ajouter couard ? J’estimais toujours possible de fuir cette drôle de rencontre. Cian et son air décontracté pouvait bien aller se faire voir, non ?

Amertume. Un sentiment vieux comme le monde, le genre d’émotion qu’on ne ressent que dans certaines situations. Je n’aime pas être comme ça, mélancolique et triste. Je fuis ces sentiments depuis toujours : pourquoi devrais-je les affronter maintenant, avec lui qui plus est ?! Pourquoi ne pourrais-je pas jouer ce jeu affreux ? Oh oui, j’allais être décontractée, heureuse et un brin séductrice s’il le fallait ! Mon sourire était peut-être un peu aguicheur, mes yeux un peu trop pétillants. Mais il allait en voir pour son grade !

« C’est marrant que tu dises ça, je t’imaginais plutôt en train de traîner dans les dortoirs des filles jusqu’à pas d’heure… Ou peut-être dans la salle-sur-demande, qui sait ? »

Y’a pas photo, en sa présence j’étais une autre Eden. Plus forte, plus séductrice, sans doute. Oui, il avait le don de me rendre plus confiante. J’étais persuadée que si je sautais il serait là pour me rattraper. Enfin, il fut un temps où je n’en aurais pas douté. A présent, c’était… Différent. Ma faute. L’abandonner, c’était peut-être la pire décision que j’ai eu à prendre. Non, c’est la pire. Je me demande parfois ce qu’il se serait passé si je n’avais pas fait ça

« Elle se tourne doucement, aperçoit la prunelle de ses yeux, lui caresse les cheveux. Oh elle l’aimait à la folie, cette petite chose. Un instant, elle crût la voir disparaître. Ses bras l’enserrent aussitôt, comme pour la protéger. Des yeux l’observaient, la scrutaient avec amour. « Il ne partira pas aussi facilement, amour, rendors-toi. » Cian prit alors les deux petites choses dans ses bras, son petit garçon et sa femme. Elle ferma les yeux et fini par s’endormir apaisée. »

Ouais, je n’aurais pas dû penser à ça. Mieux valait oublier tout ça. Cette situation n’existera jamais, à cause de moi. Je n’avais pas remarqué que j’avais baissé la tête, honteuse. Je la relevais automatiquement, affrontant son regard et ses mots. Il n’avait pas changé, hein. Toujours aussi direct, étonnant. « Bien, allons-y alors, curieux. » Mes mots le frôlèrent. Il avançait déjà à grand pas. Peut-être ne souhaitait-il pas être aperçu en ma compagnie. J’inclinais la tête quelques secondes. Ce devait être ça. J’attendais un peu, cinq minutes tout au plus, histoire qu’il prenne de l’avance. Je lui devais bien ça.

J’entrais au Chaudron Baveur avec lenteur. Mes épaules étaient douloureuses. Je scrutais les alentours à la recherche d’une silhouette familière. Il était là, assis dans l’ombre. Aurais-je dû confectionner une cape d’invisibilité ? Je baissais les yeux, avançais jusqu’au bar et saluais Tom. « Ce que tu as de plus fort, Tom. » Je pivotais sur moi-même, fixais un instant Cian. « Pour deux. » Ouais, j’ai vraiment besoin de courage, et d’alcool. Les boissons prêtes j’avançais lentement vers la table. Je m’installais avec douceur, soupirais d’aise. Je buvais une gorgée du nectar des dieux. Une flamme sembla s’allumer dans ma gorge. Beaucoup de courage. « Alors, pourquoi ne désires-tu pas qu’on me voit en ta compagnie ? » J’aimais changer de sujet, vous savez.


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MessageSujet: Re: Grossièreté & Taquinerie Jeu 1 Nov - 21:45

Ce fut avec un sourire que Cian accueillit la remarque d’Eden à propos de la possibilité qu’il soit souvent dans les dortoirs des filles. Comme s’il pouvait accorder un quelconque intérêt à ses élèves pour passer du temps dans leurs dortoirs. Cian n’était pas du genre à jouer aux poupées, hors, même s’il appréciait certains jeunes de Poudlard, il fallait admettre une chose : c’était des gamins dont les hormones les travaillaient tellement qu’on pouvait presque les voir danser la polka... Il devait déjà les supporter pendant ces heures de cours, il ne voyait pas l’intérêt de les supporter encore en dehors des heures de classe. A moins, bien entendu, que ça ne soit pour les attirer peu à peu pour rejoindre les troupes de Mangemorts ! Sinon, il n’avait pas de temps à perdre, et encore moins de l’énergie à dépenser en leur compagnie...

« Non, voyons, c’est plutôt du côté des chambres des enseignantes que je traîne. Et c’est elles qui me traînent dans la salle sur demande de temps à autre ! »

Ses yeux se mirent à pétiller en proférant ses mensonges d’une voix qui sonnait pourtant comme véridique. Il faut dire que niveau enseignantes, ça n’était pas non plus l’extase, du point de vue de Cian. Soit elles étaient trop vieilles, soit elles étaient trop... Rêveuses... D’ailleurs, en parlant de rêveuse, Eden l’était pas mal, en ce moment. A moins qu’elle ne l’ait toujours été et que Cian ne l’ait oublié, après tout, il avait l’impression que cela faisait des années et des années qu’il ne l’avait pas revu. Cian ne cherchait pas à s’attarder plus longtemps sur ce doute. Il faisait preuve de beaucoup de courage en règle général et faisait face à n’importe quelle situation normalement, mais lorsqu’il s’agissait d’Eden, il avait tendance à se voiler la face, sentant que cela ne lui servirait à rien de bon, hormis faire remonter à la surface une multitude de souvenirs qu’il avait prit soin de reléguer au second rang, de les enfermer dans un tiroir qui prenait à présent la poussière dans un coin de son esprit, et qui ne sortaient par parcelles que lorsqu’il dormait, et que son attention était alors immanquablement relâchée. En fait, Cian n’était peut-être pas si courageux que ça, après tout, tous les souvenirs qui pouvaient le blesser, il les fuyait comme la peste, s’interdisant ainsi de penser au fait que sa mère ne lui parlait plus à présent depuis des années à présent, de la douleur qui avait peuplé son enfance au cours de son enfance à cause de l’absence de son père, ou encore les regards moqueurs que la plupart des personnes lui avaient adressés au cours de son enfance, à cause de son statut d’enfant illégitime... Cette muraille, tenace d’ordinaire, menaçait de céder sous les flots des souvenirs qui tambourinaient dessus tel un bélier, et ce, par la simple présence de la rouquine.

C’est en poussant un soupir qu’il prit la direction du Chaudron Baveur. Un sourire se peigna sur ses lèvres en remarquant qu’il était seul. Cela lui permit de souffler un peu, loin d’elle, maintenant que la barrière retenant ses souvenirs cédait peu à peu. C’est ainsi que tout en prenant place à une table libre, il fut ramener malgré lui au premier jour où il vit Eden. Elle semblait si fragile, ce jour-là, qu’il n’avait pu s’empêcher de se demander si elle n’allait pas craquer avant la fin de sa formation. Lorsqu’il avait apprit qu’il devrait être son formateur, il avait fortement ronchonné, ayant même tenté d’échanger Eden contre une autre recrue, mais rien n’y avait fait... Il s’était alors mit en tête de la tester, encore plus qu’il ne testait les autres futurs Aurors qu’il formait ! Il avait été donc bien plus dur avec elle qu’avec les autres, et cela avait perduré lorsqu’il avait prit conscience qu’étonnamment, il n’était pas indifférent à cette frêle rouquine !

Se passant une main sur le visage, il tâcha d’effacer ainsi les images qui défilaient derrière ses rétines : leur première mission, leur première nuit, leur première dispute... Les images défilaient pêle-mêle dans son esprit, avec une troublante et douloureuse précision, à croire que tout ceci s’était passé la veille seulement ! L’Irlandais fut ramené sur terre en entendant Eden le rejoindre, avec les boissons, alors qu’il avait l’étrange impression d’avoir encore le goût de ses lèvres sur les siennes. Arquant un sourcil moqueur, il la regarda boire, sentant son malaise ! Son sourire se fit plus grand suite à sa question.

« Oh, c’est simple : je n’ai pas envie de que l’une de mes multiples maîtresses ne me voit avec une jolie rousse, elle pourrait se mettre de fausses idées en tête ! »

Cian, ou l’art de balancer une fausse excuse et d’y glisser un compliment dedans, en gardant une voix sonnant comme celle d’un véritable goujat... Attrapant son verre, il but une gorgée à son tour, non pour y puiser du courage, mais plus pour s’occuper quelques instants, pour faire durer leur entrevue, espérant ainsi jouer sur le malaise de la jeune femme. A croire qu’à défaut de pouvoir l’avoir à nouveau et la considérer comme sienne, il se contentait de l’agacer et la mettre mal à l’aise !

« Bon, tu comptes rester combien de temps avant de me dire ce que tu me voulais ? », demanda-t-il en posant son verre sur la table. « Parce que si tu comptes tourner autour du pot, va falloir que tu trouves des sujets de conversation un peu plus intéressants que ça, tu vois ? »

Se grattant sa barbe de trois jours, il s’adossa contre la banquette d’un air désinvolte. L’observant du coin de l’œil, intrigué, partagé entre son envie de rester le plus longtemps en sa compagnie, et celle d’écourter l’entrevue au maximum. Il ne savait que trop bien qu’il paiera le prix de cette rencontre bientôt, la présence de la jeune femme flottera encore plus fortement dans son monde onirique. Immanquablement, il se retrouverait plongé dans des moments qu’ils avaient partagés, mais aussi dans ceux qui auraient pu se produire. Oui, l’avenir qu’ils n’auraient jamais la chance d’avoir l’obsédait réellement, lui donnant envie de hurler à la face du monde lorsqu’il sortait des rêves les mettant en scène, un goût de cauchemar aux lèvres en réalisant que ça n’était pas réel, et que ça ne le sera plus jamais....

« Par exemple : pourquoi continues-tu à te tuer au travail alors que tu es visiblement à bout ? », l’interrogea-t-il, ouvertement moqueur. « C’est un brin suicidaire, comme attitude, je trouve ! Et les actes irréfléchis de la sorte, il me semble pourtant que c’était ma spécialité, et non la tienne ! »

Travailler jusqu’à épuisement était sans doute quelque chose qui les avait rapproché, Cian ne comptant pas non plus ses heures de boulot lorsqu’il était Auror. Et bien souvent, il agissait de manière visiblement déraisonné, visiblement, parce qu’en réalité, très peu des actes de l’Irlandais n’étaient pas pensés avec minutie en amont...
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MessageSujet: Re: Grossièreté & Taquinerie Sam 3 Nov - 13:39


Je suis dubitative. Comment pourrais-je ne pas l’être ? J’imagine très mal Cian, mon Cian, se précipiter dans les bras de ses collègues. Bon, hum, je veux dire de ses très vieilles collègues. Il a plutôt tendance à chercher ses conquêtes dans le berceau, si vous voyez ce que je veux dire. Les petites jeunes, pas les petites vieilles. Mais qui sait, peut-être ses goûts ont-ils changé ? J’imagine facilement le plaisir que l’on peut ressentir à coucher avec des plus de cinquante ans… Oh en fait non, je n’arrive pas à imaginer une telle situation. C’est plutôt écœurant, en fait. Comme se taper son père. Ou sa mère, dans son cas.

« Je dois avouer que tes goûts en matière de femmes sont nettement moins bons qu’il y a quelques années. Franchement, Cian, des petites vieilles… Tu n’as pas peur qu’elles aient une crise cardiaque, après ton passage ? Quoique, tu te fais vieux. C’est peut-être toi, qui auras la crise cardiaque et non l’inverse. »

Je ne pouvais pas m’empêcher de rire, cette fois-ci. La situation était vraiment burlesque. Je connaissais les enseignantes de Poudlard pour les avoir eu sur le dos… Pas mal d’années. Je connaissais les goûts de Cian, je vous rassure donc elles ne feront jamais parties de son tableau de chasse. Bon, sans doute aurais-je aimé être la seule sur ce tableau de chasse, mais faut pas pousser mamie dans les orties. Il était plutôt du genre ravageur que ravagé. Pourtant, je pense qu’il n’y a pas de mal à montrer sa souffrance. S’il l’avait fait à l’époque, je n’aurais pas eu peur. Je ne l’aurais pas quitté. Je l’aurais aimé au-delà du raisonnable. Cet enfant serait vivant, en bonne santé et heureux. Mais il avait eu l’air presque détaché, assommé peut-être. Quoique, ça fait si longtemps… Les souvenirs s’accrochent et disparaissent.

Je relevais la tête, m’apercevant que j’étais de nouveau au Chaudron Baveur, en sa compagnie. Il parlait. Oh des multiples maîtresses. Une jolie rousse. Il n’avait pas changé. J’avais envie de le croire, mais au fond… C’était impossible. Excuse bidon, par Cian McCawley. Je buvais une nouvelle gorgée. Puis une deuxième. Et une troisième, pour la route.

« Oh si tu veux je peux aller leur parler, à tes jolies maîtresses. Juste pour qu’elles ne se fassent pas de fausses idées, tu sais. »

Mon sourire était un brin aguicheur, ma langue passa délicatement sur ma lèvre supérieure. Oh oui, je pouvais jouer un rôle moi aussi, mon mignon. Mais comme je devais m’y attendre Cian avait le don pour tout gâcher. Je devrais m’y habituer, ce n’était pas la première fois après tout.

« Ma compagnie ne te ravie-t-elle pas ? Allons, je t’ai connu plus patient, Cian. Peut-être aimerais-tu que je te rafraichisse la mémoire, pour te montrer toute ma patience. »

A croire que les actes irréfléchis lui sont tous attribués ! Oh moi aussi je peux me laisser guider par mon instinct, mes envies. Et si pour cela je dois travailler jusqu’à pas d’heure, en quoi ça le regarde ? Je n’aime pas bâcler mes affaires, surtout en tant qu’Auror. Encore plus en tant que membre de l’Ordre. Oh, je suis fatiguée, épuisée parfois. Mais je fais ce qui doit être fait. Je protège ceux que j’aime et mes convictions. Je m’apprête à lui rétorquer quelque chose de cuisant lorsque mes yeux s’attardent quelques secondes sur ses lèvres.

« Lenteur, douceur. Mes mains traçant des arabesques invisibles sur un corps masculin. Son corps. J’aime ces moments intimes. Nos moments. Cette connexion qui nous lie l’espace de quelques instants. Les yeux dans les yeux, nos corps dansants. Mon air sérieux, le sien amoureux. Son air sérieux, le mien amoureux. Ce qui est à toi est à moi, ce qui est à moi est à toi. Nos lèvres se joignent avec tendresse, impatience et amour. La douceur laisse place à la morsure et au plaisir. »

Mes pensées sont incohérentes. Je me demande comment mes souvenirs peuvent affluer aussi facilement en sa compagnie. Je le hais pour ça, pour la marque gravée à jamais dans mon âme. Sans doute devrais-je tourner les talons, m’éloigner de lui, trouver une proie pour la nuit, lui montrer mon détachement en couchant avec le premier venu et pourquoi pas lui offrir de regarder –histoire d’enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie- ? Mais je suis lasse de toutes ces idioties, de mes conneries, de mes substitutions et de l’envie toujours présente. L’envie de lui, tout près de moi. Oh ça n’a rien d’une envie purement sexuelle. Être dans ses bras, c’est comme atteindre la lune. Alors qu’est-ce que j’attends ? Pourquoi ne pourrais-je pas agir de manière irréfléchie ? Pourquoi ne pourrais-je pas agir guidée par mon instinct ?

« Les choses évoluent, Cian. De même que nos actes, nos besoins et nos envies. »

Je me penche au-dessus de la table, l’attire vers mon visage, j’observe quelques secondes ses yeux. Je crois que mon regard le supplie de ne pas me repousser, je n’y survivrais peut-être pas. Et là, dans l’ombre, je l’embrasse. Un baiser digne de notre passé commun : passionné. Je l’attire toujours un peu plus vers moi. Cette table entre nous me semble très agaçante. Je lui mordille la lèvre inférieure, comme pour apposer une marque, la mienne. Je romps le baiser avec lenteur, douceur. Nos regards se croisent de nouveau. Mes yeux pétillent de joie, j’ai l’impression que toute ma fatigue s’est envolée. Complètement. Un sourire s’épanouie sur mon visage lorsque j’aperçois cette marque de territorialité sur ses lèvres. J’aime ça.

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MessageSujet: Re: Grossièreté & Taquinerie Dim 4 Nov - 23:29

Les goûts de Cian en matière de femme ? C’est vrai qu’il n’avait jamais été attiré par les femmes plus âgées que lui. Certaines avaient beau tenter de l’attirer à elle, il ne les avait jamais vraiment regardé, sans réellement savoir pourquoi. Les rares fois où cela lui était arrivé, elles n’avaient pas plus de 3 ans que lui, en général, c’était lui le plus vieux dans l’histoire. Pour l’heure, l’écart le plus important avait été de 7 ans, lors d’une des multiples aventures que Cian avait connues après sa rupture avec Eden, avec une jeune recrue mangemort. Jusqu’à présent, toutefois, Cian avait veillé à ne pas avoir d’aventures avec des mineurs, n’ayant nullement l’intention de détruire sa réputation pour si peu. En effet, il trouvait fortement ridicule de risquer sa réputation et de lourdes sanctions simplement pour se changer les idées et se distraire !

« Oh, tu sais, je pense au contraire que mes goûts ont dû s’améliorer », déclara-t-il le plus sérieusement du monde, sachant pertinemment que cela n'était pas très gentil pour elle, avant d’ajouter : « Et, tu sais, une crise cardiaque, c’est une manière comme une autre de mourir ! »

Comme toujours lorsqu’il parlait de mort, et plus précisément la sienne, il en parlait avec un profond détachement, un peu effrayant. Mourir ne lui avait jamais fait peur, bien au contraire, il estimait que rien ne le rattachait à la vie. Contrairement à sa mère, néanmoins, il n’avait jamais tenté de se suicider, trouvant cet acte bien trop lâche. C’était sans doute ce dédain profond vis-à-vis de sa mortalité qui l’avait poussée à devenir Auror, et à s’investir à corps perdu dans toutes ses missions. Certains pourraient aussi voir son statut actuel de mangemort comme un autre moyen de se jouer de sa vie, car après tout, Cian avait parfaitement conscience qu’il pourrait mourir en défendant les idéaux du Lord, ou encore que sa couverture ne tiendrait pas éternellement, et dès lors, dans un tel cas de figure, la mort serait ce qui pourrait lui arriver de mieux, Cian ne désirait que moyennement passer le restant de ses jours à Azkaban... En fait, la mort n’avait jamais effrayé Cian, aussi bien la sienne que celle de ses proches. Certes, il fut bien un temps où il craignait pour la vie de sa mère. Ca n’était plus le cas à présent, Cian n’avait que trop comprit que celle-ci ne tenait nullement en lui, n’ayant jamais vu en lui qu’un moyen de garder auprès d’elle son grand amour... Et à présent qu’elle savait qu’il l’avait tué, elle le méprisait... En fait, la seule mort qui l’effrayait réellement, c’était celle d’Eden. L’Irlandais ne se souvenait que trop bien des nombreuses missions qu’ils ont effectuées ensemble, au cours desquelles il avait tremblé plus que de raison pour elle. Et lorsqu’ils n’étaient pas ensemble, ses craintes étaient alors pire, sans commune mesure, car alors il n’était pas là pour veiller sur elle. Malheureusement pour lui, leur rupture n’avait pas apaisé ses peurs, loin de là ! Il lui arrivait parfois, lorsqu’il pensait à elle, de s’interroger sur son sort, au point certaines fois même d’en devenir fou, avant de tâcher de se réconforter en se disant qu’il avait contribué à la former, de ce fait, il était incontestable pour lui qu’elle était douée... Oui, Cian a parfois la grosse tête...

Un sourire ouvertement moqueur se profila sur son visage lorsqu’il la vit boire à plusieurs reprises.
Il but également en attendant qu’elle daigne enfin prendre la parole, peu désireux d’ajouter quelque chose avant qu’elle ne l’ait fait, curieux de voir ce qu’elle pourrait bien lui rétorquer. Leurs petites joutes verbales lui avaient cruellement manqués, il n’en prit conscience qu’en voyant le plaisir qu’il éprouvait à ce moment précis. En jubilant à l’écoute de sa réplique. En se délectant de son attitude qui en suivit. Elle savait toujours comment faire pour jouer avec lui, elle n’avait vraisemblablement pas perdu la main !

« En effet, cela serait aimable à toi. Je n’osais pas te le demander, je pensais que cela aurait pu être malpoli de ma part ! Mais puisque tu insistes », déclara-t-il en fronçant les sourcils, visiblement amusé, « je veux bien. Par contre, il va falloir que je te dresse la liste de mes conquêtes du moment, et ça peut être assez long ! »

Il arqua un sourcil, provocateur, comme s’il la mettait vraiment au défi de lui demander cette liste, pour aller voir chacune de ces femmes. Ca n’était pas en effet parce que Cian ne fréquentait aucune de ses collègues, ni de ses élèves, qu’il ne voyait personne. Pré-au-Lard est toujours intéressant pour quiconque sait voir à travers le charme de l’endroit. Sans oublier Londres, ni même le reste de l’Angleterre, et encore moins l’Irlande, Cian aimant, comme le dit si joliment l’expression « varier les plaisirs »... Même si, pour l’heure, son plaisir était de jouer avec les nerfs d’une jolie rousse... Jolie rousse qui, visiblement, n’était pas prête à lui céder le privilège d’avoir le dernier mot ! Toutefois, suite à la réplique de l’Auror concernant sa patience, il se contenta d’arquer un sourcil, l’invitant à lui montrer la patience dont elle pouvait bien faire preuve. Après tout, cela l’amuserait grandement, sans oublier que ça lui donnerait une raison de passer plus de temps avec elle ! Ressasser le bon vieux temps... Non, ça n’était pas une bonne idée, mais si on est en bonne compagnie, c’est mieux, non ? Et voilà, Cian pensait encore à n’importe quoi... Pourquoi était-ce un phénomène récurrent lorsqu’il était avec elle ? Avait-elle un don particulier visant à lui faire perdre les pédales lentement, sans même qu’il ne s’en rende réellement compte ? Si tel n’était pas le cas, elle donnait pourtant cruellement le change... En sa compagnie, Cian avait toujours dû se concentrer plus attentivement pour ne pas perdre pied, pour garder son masque d’indifférence et son ton moqueur en toutes circonstances. Ca n’est pas tant les mots de la jeune femme qui le déboussolait, c’était toute son attitude, quelque chose que Cian ne serait même pas capable de nommer, en réalité... A moins qu’il n’ait jamais voulu vraiment chercher à le comprendre, afin de ne pas tout détruire, après tout, si on sait ce qui nous fait vraiment perdre pied devant quelqu’un, c’est moins plaisant, non ?

Songeur, l’enseignant porta à nouveau son verre à ses lèvres, comme s’il désirait noyer ses pensées dans le liquide qui s’y trouvait. En posant son verre, il secoua négativement la tête suite à sa remarque sur le fait que les choses changent. Cian étant du genre plutôt pessimiste, et pour lui, les choses ne changeaient jamais vraiment, au fond, il substitue toujours ce qui était auparavant. Son père avait toujours été un crétin incapable de devenir quelqu’un, sa mère avait toujours été une idiote qui restait focalisée sur un sentiment non-réciproque... Tous les efforts que Cian avait fait pour réussir sa vie n’avaient qu’un but : que sa famille reconnaisse sa valeur. Et au fond de lui, c’était toujours ce qu’il attendait... Alors non, rien n’évoluait réellement... Il était encore en train de secouer la tête lorsque l’Auror se pencha au dessus de la table, avant de l’attirer à lui. Et voilà, le peu de neurones de Cian qui étaient encore véritablement connectés se déconnectèrent lentement, comme des ampoules sur une guirlande de Noël qui s’éteignent l’une après l’autre. Une infime parcelle de son esprit se ralluma, telle une vulgaire bougie dans le plus épais des brouillards, pour lui souffler de se reculer, de s’éloigner au plus vite de la sorcière et de ses lèvres, auxquelles il ne voulait plus jamais goûter à nouveau, ayant bien eu du mal à en oublier la saveur et la chaleur. Mais ce fut sans doute en croisant son regard qu’il baissa les armes, à moins que ça ne soit un mélange de ce qu’il y déchiffra, et de son envie quasi-oppressante de l’embrasser, d’envoyer sa raison se faire f*utre. Et c’est ce qu’il fut, sans grande surprise, après tout, n’en avait-il pas eu envie dès qu’il l’avait vu tout à l’heure ? En sentant ses lèvres sur les siennes, Cian eut l’impression d’avoir tout oublier, et, de toute manière, son cerveau semblait éteint. Avait-il déjà vraiment fonctionné, au fond ? Sans doute, parce que son cerveau trouva le moyen de lui envoyer un message pour lui souligner qu’il avait envie de sentir le corps d’Eden pressé contre le sien, et que pour cela, envoyer valser la table au loin pourrait être une bonne idée. D’ailleurs, il y songeait de plus en plus en la sentant lui mordiller la lèvre, mais avant même qu’il n’ait eu le temps de connecter son cerveau pour y parvenir, elle mit un terme au baiser. Si le regard de la rouquine brille de joie, celui de Cian s’assombrit sous la frustration, frustration qui lui fait pousser un grognement tellement audible qu’il en fait sursauter une petite vieille qui passe à proximité. Cian fronce les sourcils en entendant ce grognement, et il lui faut plusieurs secondes pour réaliser qu’il en est l’auteur. C’est sans doute pour éviter de montrer à quel point elle a réussit à le déstabiliser qu’il parvient à lutter contre son envie de l’embrasser à nouveau, et qu’il se remit correctement au fond de son siège, haletant légèrement suite à un baiser d’une telle intensité. Malheureusement pour lui, il ne parvint à détacher son regard d’elle, mais bon, il avait déjà réussit à lutter à son envie de l’embrasser à nouveau, alors faut pas trop lui en demander... Manque de chance pour l’Irlandais, il fronçait toujours des sourcils en tâchant de reprendre contenance, ce qui lui fit dire qu’il aurait peut-être dû l’embrasser à nouveau, ça aurait évité un tel silence, une telle honte pour lui, qui savait qu’ainsi, il admettait à la rouquine qu’elle l’avait surprit et déstabilisé. L’une de ses mains se crispa sur son siège, montrant ainsi l’agacement qu’il éprouvait à son encontre : montrer une telle faiblesse face à une diablesse... Pitoyable... Sa mâchoire se crispa alors que du regard, il semblait l’interroger, posant la question qu’il n’aurait le courage de poser à voix haute : Pourquoi avait-elle fait une telle chose ?

« Bravo », parvint-il à déclarer quelques secondes plus tard, secondes qui lui parurent être une éternité, « t’es douée pour les actes impulsifs ! Même s’il s’agit d’une réponse à l’une de mes piques, bravo ! »

Attrapant son verre, il en but une nouvelle rasade, désireux que l’alcool l’aide à reconnecter réellement tous ses neurones, ce qui sera long, il le savait, il en avait malheureusement toujours été ainsi, surtout après un tel baiser... Sa curiosité de savoir ce qui l’avait véritablement motivé à agir de la sorte avait été plus forte que lui, il n’avait pu la dissimuler dans sa réplique, et cela l’énervait, au plus haut point... C’est pourquoi il décida de reprendre la parole au plus vite, désireux de dissimuler son réel état d’esprit.

« Mais bon », dit-il en reposant son verre, gardant toujours une main autour de celui-ci qui commençait à se rapprocher un peu trop du vide complet aux yeux de l’Irlandais, « sauf si tu comptes passer ton temps à m’embrasser », déclara-t-il non sans malice, « qu’est-ce que tu me veux ? Me provoquer une crise cardiaque ? », plaisanta-t-il à demi, car si elle continuait à le surprendre de la sorte, ça arriverait forcément ! « Parce que pour l’instant, t’es en bonne voix ! Je suis vieux, moi, l’oublie pas, mon cœur est fragile ! »

Détournant enfin son regard de la rouquine qu’il n’avait pas perdu de vue depuis leur baiser, il interpela Tom pour lui redemander deux autres boissons, la sienne étant presque vide, et celle d’Eden le sera bientôt, vu la vitesse à laquelle elle vidait son verre ! Une fois la commande passée, il focalisa à nouveau son attention sur Eden, faisant un arrêt sur image sur ses lèvres. Lorsqu’il s’en rendit compte, il secoua imperceptiblement la tête, dans l’espoir de se remettre les idées en place, et la tête sur les épaules... Quelle sorcière, décidément ! Il avait vraiment besoin de boire, lui, ça lui remettrait sans doute les idées en place ! Pourquoi Diable le service était-il si long ici ? Son impatience était telle que ses doigts tapotaient la table ! Lorsqu'il s'en rendit compte, il arrêta, non sans grimacer de mécontentement !
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