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Tu veux du bonheur ? Je vais t'en balancer à coup de pelles dans la gueule. ㄨ cian.

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Ordre du Phénix ϟ Auror


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MessageSujet: Tu veux du bonheur ? Je vais t'en balancer à coup de pelles dans la gueule. ㄨ cian. Lun 11 Mar - 23:16


l ' h i s t o i r e s a n s f i n




Un morceau de tissu noir traversa la pièce, suivit d'un autre, beige cette fois. Sous les yeux d'une petite boule de poils qui était confortablement installé sur un lit double, un ballet de robe et tenue habillée durait depuis plusieurs minutes, ponctués par des soupires, des grognements et parfois quelques mots incompréhensible qui semblait sortir de la barbe du père noël. Assise dans son armoire - au sens propre du terme- une jeune et jolie maniaque était en train de dévaster sa chambre, mais ce n'était pas ça qui l'attristait le plus, elle ne trouvait rien à se mettre, ça c'était le plus grave. Quoi que, elle se leva d'un bond et entreprit de tout ranger, car ce bordel l'agaçait encore plus, et si elle ne trouvait rien, c'était parce qu'il ne fallait pas y aller, point final.

Le rendez vous était à vingt heures et le temps qu'elle s'amuse à tout ranger il était déjà dix neuf heures. Une heure pour se préparer ? Quand on est une fille ? Maniaque et paniquée de surcroit ? Infaisable, impossible, tant pis elle n'irait pas. Et puis elle avait été stupide de s'inscrire à la base, quelle idée vraiment de rencontrer des inconnus comme ça, auprès d'une agence matrimoniale comme chez les moldus, mais là, pour sorciers bien sur. Elle aurait certes, très bien pût choisir d'échanger avec des hommes sans pouvoirs magiques, mais ça ne l'intéressait plus, pour réellement tout partager il lui fallait quelqu'un qui l'accepte avec sa magie, donc choisir d'écrire à des sorciers lui était apparu comme une évidence. Après une semaine d'échange - où elle avait reçu des tas de lettres suite à son premier écrit – elle en avait finalement choisit deux, puis au fil des jours, plus qu'un. Cet homme était.. Elle ne savait pas vraiment, elle aimait le lire, le découvrir, il n'avait plus se parents comme elle, travaillait auprès des jeunes, souhaitait fonder une famille.. Ils se ressemblaient donc et puis elle ne pouvait l'expliquer, quelque chose l'avait attiré vers lui. Bon ce damoiseau était plus vieux, d'autant plus qu'elle avait un peu mentit sur son âge en se donnant vingt cinq ans au lieu de vingt trois, mais ce n'étaient que des fioritures, des détails sans importance. En principe. Pendant près d'un mois ils avaient échangés, elle avait partagé son envie d'avoir une famille elle aussi, parler de cette fausse couche qui l'avait ébranlé et du fait que c'était drôle, car tout deux c'étaient vu avoir des enfants avec leurs ex. Mais pas n'importe lequel du côté de Sloan qui ne s'était réellement vu qu'au bras d'un seul homme, homme qui avait été le père de son enfant, de ce bébé qui ne vit pas le jour. Mais elle ne lui avait pas trop parlé des moments difficiles, juste un peu, certaines bases comme le décès de son père - elle n'avait pas précisé que cet homme l'avait en réalité adopté – ou comme sa fausse couche qui l'amenait aujourd'hui à souhaiter revivre une grossesse avec néanmoins la peur au ventre. Au delà de ça, elle ne parlait que bonheur, d'expériences joyeuses, en oubliant tous ses malheurs et tous ses soucis, comme toujours. Certes, il était plus aisé de se confier à un inconnu, mais si elle était amené à le rencontrer, elle ne voulait qu'il ait l'image d'une pauvre fille toujours en train de se plaindre, elle n'aurait pas supporté ça.

En parlant de rencontre, c'était censé arrivé dans une petite heure, mais comme elle ne trouvait pas de robe.. Et un ange passé, une petite révélation, la dernière robe qu'elle avait acheté, celle qui était accompagné d'un charmant vendeur blond, elle ne l'avait finalement pas porté pour ce diner mondain au Ministère puisqu'elle était en retard et s'était préparée chez une amie, lui empruntant au passage une de ses robes. Donc ce bout de tissu assez cher, elle ne l'avait toujours pas porté en publique, voilà l'occasion. Sortant de sa torpeur, elle se leva de son lit et et chercha l'emballage gris dans son dressing, une fois trouvé, elle en sortit la robe qu'elle déposa sur un fauteuil à côté d'une paire de chaussure tout aussi rouge, peut être un peu plus foncé. Eden sauta ensuite sous la douche – jolie douche et salle de bain à l'italienne aux couleurs chaudes - pour en sortir dix minutes après, rapidement se sécher, se maquiller.. Puis enfiler la robe, se rendre compte que le décolleté était plongeant mais tant pis, mettre les chaussures, replacé ses longs cheveux chocolats qui tombaient en cascade sur ses épaules et dans son dos, elle les avaient laissé séchés à l'air libre et donc ils formaient de jolies ondulations. Il était dix neuf heures quarante huit, un petit sac dans une main, la lettre d'invitation dans l'autre, elle transplana.

Eden arriva dans une ruelle joliment éclairée, près d'un chic et réputé restaurant où elle avait rendez vous, en fait elle allait rencontré le fameux sorcier à travers une soirée organisée par l'agence matrimoniale qui privilégiait l'anonymat jusqu'à ce jour. Ainsi, tous ceux qui étaient présents n'avaient pas la moindre idée de l'apparence de celui ou celle avec qui ils allaient partager un diner, l'agence s'occupait de tout, on donnait le pseudo de celui ou celle qu'on voulait voir, et après il suffisait de retrouver son nom sur une table et de s'y installer, puis d'attendre. Eden angoissait, stressait, elle passa une main dans ses cheveux et respira un bon coup avant de s'approcher du restaurant, devant les portes, deux beaux damoiseaux fumaient une cigarette, ils s'arrêtèrent ensemble pour dévisager la brunette qui arrivait. D'accord, dans cette tenue, elle était magnifique.

« Bonsoir mademoiselle, j'espère que c'est vous que je retrouverai à l'intérieur.. »

Lança le premier, un grand brun aux yeux clairs, il était élégant dans son costume d'homme d'affaire et lui offrait un magnifique sourire charmeur auquel elle répondit avec timidité.

« Ne l'écoutez pas mademoiselle, je suis persuadé que c'est moi que vous allez retrouver à votre table. »

Le deuxième n'était donc pas d'accord et cela arracha un petit rire à la sorcière qui sans le savoir, était encore plus attirante quand elle prenait cet air gêné et craquant. Son attitude solaire pouvait presque être un problème, mais bon là, avec une telle robe, un maquillage noir qui soulignait ses yeux dorés et une très légère pointe de rouge pour ses lèvres, elle cherchait la petite bête. Sans la moindre vulgarité bien sur, elle ne dégageait que de la douceur, de la pureté malgré son corps de femme mis en valeur. Et son sourire accentuait cette bienveillance.

« Bonsoir messieurs, nous verrons bien, je suis incapable de dire lequel de vous deux pourrait être mon courrier sans visage. »

Voix douce et cristalline comme toujours, puis elle passa la porte et trouva une bonne dizaine de couples à l'intérieur, certains étaient déjà à table, d'autres vagabondaient tout seul, semblant mal à l'aise, d'autres encore semblait se cacher, fuir, déçu de l'apparence de leurs promit sûrement. Une femme assez grande et toute pomponnée arriva à sa hauteur, elle reconnut sa tête, c'était celle qui organisait la soirée.

« Bonsoir Mademoiselle, donnez moi votre invitation que je vous conduise à votre table. »

Il y avait des serveurs qui étaient censés faire l'accueil mais on devinait qu'elle souhaitait tout gérer, docilement, souriante malgré la voix cassante qui lui avait brisé les tympans - car elle criait plus qu'elle parlait - elle lui tendit son enveloppe, celle reçue quatre jours auparavant et qui l'avait « convoqué » en ces lieux. Il y avait quelques mots d'une jolie écriture, en haut de la lettre son pseudo qui de temps à autre s'effaçait pour laisser entrevoir son véritable nom, ça devait en être ainsi pour tout le monde.

« Parfait, suivez moi. »

La voix, l'odeur.. Cette femme était particulière, maquillée à outrance, parfumée donc aussi à outrance, habillée de rose et de blanc, avec des plumes, une parfaite entremetteuse, Eden commençait à se demander ce qu'elle foutait là. Alors qu'elle suivait l'autre folle, de nombreux regards se posaient sur elle, c'était souvent comme ça, elle était souriante, joyeuse, débordante de bonheur.. Mais ça n'allait pas durer. Elle arriva à hauteur d'une jolie petite table ronde pour deux, les invités n'étaient pas totalement en face, un peu rapproché pour faciliter le contact physique - très malin - et le brun était là, elle ne vit que ses cheveux d'abord puisque l'autre andouille était devant, elle se tourna vers Eden d'un air toute contente, elle était folle, ce n'était plus juste un doute dans l'esprit de l'ancienne gryffondor

« Maintenant vous ne pouvez plus vous quitter, vous avez deux heures mes agneaux. »

Un petit rire de poule quitta ses lèvres trop roses et elle s'effaça pour se sauver plus loin, il fallait qu'elle parte agresser un autre couple maintenant. Quand la bestiole rose s'éloigna, Eden se figea, pas seulement à cause de la beauté du brun qui s'était levé et qui portait délicieusement bien le costume trois pièces, mais parce qu'elle le connaissait. C'était lui, cet homme qu'elle avait fuit, qu'elle détestait, qu'elle aimait, c'était avec lui qu'elle voulait fonder une famille, se voir vieillir, vivre encore, rire, pleurer.. Mais il était aussi un personnage qu'elle ne voulait plus voir, plus croiser, car ça faisait trop mal et qu'entre eux plus rien n'était possible. C'était son oxygène, sa vie, son amour. Son monstre à elle.

« Cian.. »

Un murmure, un souffle qui lui avait brûlé les lèvres, un nom qu'elle ne s'était pas autorisée à dire depuis trop longtemps, ou pas assez.

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MessageSujet: Re: Tu veux du bonheur ? Je vais t'en balancer à coup de pelles dans la gueule. ㄨ cian. Mar 12 Mar - 23:00

Une tête qui se redresse, quittant le verre qu’elle contemplait d’un air morne. Des sourcils qui se froncent en entendant une voix des plus désagréables. Un pli qui barre le front à cause de ses mêmes sourcils, du fait de l’observation d’une tenue des plus... Atroce... Un nez qui se plisse alors qu’il est agressé par un parfum bas-de-gamme. Un cœur qui bat à tout rompre sous la curiosité de découvrir enfin un visage qu’il avait tâché d’imaginer au cours du mois écoulé. Un rire semblant provenir tout droit d’une basse-cour suivit d’une tâche rose, blanche, et plumée, qui s’éclipse pour enfin laisser apparaître l’inconnue. Un être, galant et poli, qui se lève alors que la volaille se tire enfin. Un regard qui balaie, des pieds à la tête, la mystérieuse nouvelle arrivante. Un rythme cardiaque qui s’accélère alors qu’une impression de retrouver une silhouette connue, tristement perdue de vue, et douloureusement impossible à oublier, laisse un goût amer dans la bouche, au fur et à mesure de l’observation. Un sourire qui se fige, un visage qui se crispe, alors que la réalité s’insinue lentement dans l’esprit. Une voix familière qui se fait entendre, en un souffle, lâchant un prénom : « Cian... » Un cœur qui rate un battement. De surprise. De plaisir. De douleur. Et une seule manifestation dans ce maelstrom d’émotion, un vigoureux : « Oh putain... ». Une main qui se pose sur un visage, y couvrant les yeux, ramenant son propriétaire à ce qui l’avait amené jusqu’ici....

Vous êtes prêts pour un rembobinage exprès ? Installez-vous dans votre fauteuil. Accrochez-vous. C’est partit...


Un échange de lettre avait donné lieu à un autre échange de lettre. Mais les personnes concernées n’étaient pas les mêmes. Seul point commun entre ces échanges de correspondances ? Cian. Le premier échange l’avait donc mit en rapport avec Noah. Son meilleur ami franco-irlandais. Sans nul doute la seule personne à connaître Cian, de ses sourires ironiques qui ne cachaient que trop parfaitement les plaies d’une enfance loin d’être idyllique, à la noirceur, la bête, tapie dans son âme, qui le griffait à l’intérieur, le pressant de pouvoir enfin sortir au grand jour, sans oublier de passer par les maux dissimulés derrière ses mots ironiques. Sur un coup de tête, sur une impulsion soudaine, Noah avait conseillé à Cian de s’inscrire à une agence matrimoniale sorcière. Il n’avait que trop remarqué la solitude dans laquelle vivait Cian. Il avait beau savoir que l’irlandais était un solitaire dans l’âme, il avait peur que ça ne devienne de pire en pire. Cian avait besoin, selon Noah, de se changer les idées. Mais aussi et surtout d’oublier Eden, qui ne cessait de hanter ses pensées, obligeant l’ancien auror à toujours être occupé, pour ne jamais laisser le moindre instant de répit à son cerveau, passant de la préparation de ses cours, à l’élaboration de plans pour recruter le plus d’élèves possible pour les rangs du Lord, mais aussi à ses cours, et à l’observation des adolescents peuplant le vieux château, afin de voir qui était doté de la part d’ombre nécessaire pour jurer allégeance au Seigneur des Ténèbres.

A force de voir Noah le presser de suivre son conseil, Cian avait finit par accepter. Après tout, qu’avait-il à perdre ? Au pire : du temps. Au mieux : trouver quelqu’un qu’il apprécierait un minimum, à qui il pourrait se confier. Car oui, parler de soi à un inconnu est toujours plus aisé qu’à un ami. Et Cian avait besoin de trouver une oreille attentive, autre que Noah, même s’il adorait son imbécile de meilleur ami, avec ses idées toutes plus stupides les unes que les autres... Car si Cian avait accepté, il avait tout de même gardé les pieds sur terre, contrairement à Noah : jamais il ne rencontrerait son âme sœur. Car il ne croyait pas à une notion aussi absurde. Car il ne voulait pas se plonger à corps et à cœur perdu dans une histoire. Car il n’avait que trop vu les effets néfastes et dévastateur que pouvait avoir l’Amour sur les gens, ça avait bien détruit sa mère après tout. Car, quoiqu’il en dise, son cœur ne battait que pour une personne, qu’il ne voulait plus jamais voir, à qui il ne s’était que trop ouvert : Eden.

Voici donc pour les raisons de cette seconde correspondance qui avait pris vie par la suite. Presque un mois de lettres échangées. De lente découverte sur l’autre. De confidences sur soi. De vérités arrangées. Pour aboutir à une soirée organisée. Soirée à laquelle Cian avait failli ne pas venir. Trop risquée, cette femme en savait déjà bien trop sur lui. Mais elle l’intriguait bien plus encore. Pas au point, cependant, d’éclipser l’aura de la jolie brune qui avait apparemment planté une tente dans son esprit en signe de revendication totale de territoire.

Jusqu’à la veille au soir, Cian avait hésité avant de savoir si oui ou non il allait venir. Le mangemort avait même été jusqu’à sortir de l’enceinte de Poudlard, pour passer la soirée aux Trois Balais. A enchaîner les verres. Faire disparaître Eden sous un flot alcoolisé. Noyer une fois de plus la noirceur qui le dévorait. La dissiper quelques temps dans les bras d’une charmante créature rencontrée dans l’établissement de Rosmerta. Sublime inconnue qui l’avait mené aux portes du paradis. Sans doute avec un peu trop d’efficacité car l’irlandais lâcha dans un râle de plaisir le prénom d’Eden... Ce qui fut, bien entendu, très peu apprécié par la jolie sorcière, qui n’avait pas tardé à déguerpir au plus vite, lorsque l’enseignant avait renouvelé l’erreur, consciemment, cette fois, peu désireux de s’encombrer de la jeune sorcière plus longtemps que nécessaire, après que celle-ci eut rempli son office, du moins... C’était cet épisode précis qui avait incité Cian à ne pas se défiler, à aller au restaurant le lendemain, ou plutôt, dans les heures à venir, l’aube pointait déjà le bout de son nez lorsque la jeune femme rassemblait ses affaires pour rentrer chez elle.

A son réveil, quelques heures plus tard, Cian n’avait même pas la gueule de bois. Trop habitué à boire, trop peu sensible à l’alcool anglais, préférant, et de loin, les boissons vivifiantes et tonifiantes de sa belle contrée natale. Les heures avaient défilées, pour enfin laisser place au début de soirée. Le mangemort n’eut aucun mal à se préparer. Contrairement à ce que son apparence négligée laissait à entendre, il avait tout de même quelques tenues élégantes dans son armoire. Même s’il les mettait rarement. Il opta pour un costume sobre, aussi noir que la magie qu’il affectionnait tant. Et qui ne mettait que trop en valeur son côté ténébreux (et qui n’était pas que figuré, dans ce cas précis.) La chemise blanche qui dépassait en dessous de sa veste montrait le paradoxe de l’irlandais : une bonté profonde dissimulée par une noirceur importante, même s'il ne montrait cette bonté qu'à de rares élus. Le tout rehaussé d’une cravate pourpre, cette couleur étant sa couleur préférée, et qui lui allait parfaitement... L’irlandais n’avait même pas prit la peine de se raser, laissant sa barbe de trois jour. Plus par flemmardise que par désir d’ajouter un plus à son élégance naturelle et désinvolte. Il en allait d’ailleurs de même pour ses cheveux, mi-longs, qu’il laissait aller à leur gré.

Arrivant devant le restaurant dans lequel il allait passer la soirée, Cian avait poussé un soupir. Une fois de plus, il ne pouvait s’empêcher de se demander ce qui l’avait poussé à s’inscrire dans cette stupide agence matrimoniale. Suivre les conseils de Noah ? Franchement, lorsqu’on voit ce que ça lui avait déjà fait faire de par le passé, ça n’était clairement pas une bonne idée... Le professeur s’était rasséréner : ça n’était pas comme s’il comptait sérieusement se poser avec quelqu’un, ni même comme s’il en était capable... Cela l’avait décidé à pousser enfin la porte de l’établissement, après tout, il ne pouvait pas faire demi-tour maintenant. Il en allait de son égo, il n’était clairement pas du genre à faire machine arrière, une fois qu’il s’était lancé dans quelque chose, il y allait jusqu’au bout, quitte à se planter en beauté. Certains regards s’étaient posés sur lui, comme cela avait été le cas depuis qu’il avait pris la route du restaurant, mais, comme toujours, il n’en avait eu cure. Les regards masculins avaient été agacés, vraisemblablement irrités de remarquer qu’en dépit de leurs efforts, ils n’atteindront jamais son élégance désinvolte. Les regards féminins avaient été plus ébahis, accompagnés d’une lueur de désir que ce soit lui, leur prince charmant de la soirée, leur mystérieux correspondant.


Voilà, le retour en arrière en terminé, il est maintenant temps de revenir à la première scène, et à l’accueil, charmant, que Cian avait réservé à la belle Eden.

Enlevant la main qui couvrait ses yeux, il fixa son regard sur Eden. Et eut à nouveau le souffle coupé. Morgane qu’elle était divine. Rien de surprenant à cela, ça avait toujours été le cas, Eden faisant partie des femmes qui pouvaient avoir n’importe quoi sur le dos, et avoir toujours une beauté folle. Se mordant l’intérieur de la joue, Cian se força à se concentrer. Et pour ce faire, il était préférable de poser son regard ailleurs que sur la jeune sorcière. Il fixait un point derrière elle, donnant ainsi l’illusion de la regarder elle. Plus facile pour lui parler. Moins de risque de bafouiller et de lui montrer qu’elle lui faisait toujours autant d’effet. Il était déjà bien suffisant que lui en ait conscience, autant éviter d’en rajouter une couche... « Bordel, c’est une blague de mauvais goût, c’est ça... », s’écria-t-il en se laissant retomber sur sa chaise, l’air consterné. « Franchement, si c’est pas une blague... Ca craint... » Attrapant son verre, il se le remplit à ras bord de vin, avant de le vider d’une traite. Il aurait pu partir. Mais trop d’égo. Boire était mieux. Avec un peu de chance, ça dissiperait le malaise qu'il ressentait d'être à nouveau en sa présence, de la voir à nouveau, en chaire et en os, elle qui guidait chaque seconde de sa vie, même s'il tâchait de l'éloigner de ses pensées... Se tournant vers Eden, il reprit la parole : « Il doit y avoir une erreur quelque part », tonna-t-il virulement, attirant ainsi sur eux l’attention de la plupart des personnes présentes, dont l’organisatrice qui, remarquant que la situation commençait à dériver de leur côté, s’en approcha, désireuse de régler les choses... « Est-ce que tout va bien pour vous », demanda-t-elle d’une voix lisse, dans laquelle pointait toutefois la promesse qu’une réponse négative engendrerait un débat qu’elle comptait bien gagner... Même le regard noir que Cian lui lança n’entama pas sa certitude qu’elle parviendrait à régler la situation ! Elle faisait ce métier depuis des années, et en avait vu, après tout, des bien pires que cela !

Juste parce que Cian en costard est :
 
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MessageSujet: Re: Tu veux du bonheur ? Je vais t'en balancer à coup de pelles dans la gueule. ㄨ cian. Mer 13 Mar - 12:16




Le premier murmure qu'il laissa échappé n'atteint pas les oreilles de la brunette, trop abasourdie pour comprendre quoi que ce soit. Il était là, devant elle, aussi beau qu'autrefois, même plus, toujours aussi irrésistible, toujours aussi attirant. Pendant un instant il dissimula ses yeux sous sa main, comme pour se déconnecter de la réalité, au moins c'était une surprise pour l'un comme l'autre, et cet instant fût très utile à Eden, ainsi, elle put l'admirer dans ce costume qui lui allait bien, beaucoup trop bien en fait. Debout face à elle, il l'a dépassait très largement et donc après avoir observé à la loupe toute sa silhouette elle leva son regard pour détaillé son visage, enfin la partit qui n'était pas caché par sa main. A peine changé, avec sa barbe de trois jours, il n'était que plus beau, que plus agaçant. Elle s'en voulait de languir ainsi, de sentir son coeur battre plus vite et ses mains devenir moites, elle paniquait, elle stressait, ce n'était pas bon.

Il choisit ce moment là pour dévoiler à nouveau son regard, quand elle le croisa, son coeur s'arrêta. Il lui fallait quelque instants avant de retrouver un rythme cardiaque potable, elle se mordit la lèvre inférieur et détourna rapidement les yeux, elle ne devait pas se perdre dans cet océan chocolat, pas se laisser aller, car tout était finit entre eux.

« Bordel, c’est une blague de mauvais goût, c’est ça.. »

Les mots étaient sortit presque froidement, et il semblait décontenancé, ils l'étaient tous les deux en réalité, même si au fond, Eden était heureuse de le voir. Mais ça bien sur, hors de questions de le dire, de l'avouer, ce secret était sûrement l'un de ceux qu'elle gardaient le mieux. Oui elle l'aimait toujours, c'était une évidence, elle l'aimait trop, là si elle avait put elle se serait perdu dans ses bras, une étreinte, ça lui avait tant manqué.. Cian lui s'était servit un verre de vin pour le vider d'une traite, l'air dépité, ce qui vexa presque la brunette, elle n'était pas d'une compagnie si horrible, si ?

« Franchement, si c’est pas une blague... Ca craint.. »

Il avait parlé en avalant l'alcool, pour oublier peut être ? Etait-il devenu dépendant à cette boisson qui permettait de ne plus penser ? Ou à l'inverse, de trop penser par moment, de se prendre la tête, de souffrir.. De perdre le contrôle pour mieux s'égarer et regretter le lendemain ? Etait-ce cela son quotidien ? Son échappatoire ? Elle soupira et laissa un air agacé planer sur son visage, il devait bien s'amuser dans les bars pour ensuite ramener des filles dans son lit, à en juger par les regards que posaient sur lui les différentes demoiselles de la salle, il était évident qu'il était désiré. Oui Eden était en train de se prendre la tête toute seule, d'imaginer l'homme qu'elle aimait en train de partager sa nuit avec l'une des femmes du restaurant, n'importe laquelle, et ça l'énervait. Encore une fois elle était paranoïaque, puisque après tout, c'était elle son rendez vous.

« Il doit y avoir une erreur quelque part. »

Cette fois il avait presque crié, parlé fort pour qu'on l'entende, ou plutôt parce qu'il se moquait qu'on l'entende justement, et cela attira encore plus de regards sur eux, trop de féminins, trop de masculins aussi. Et celui de l'organisatrice à plumes qui s'approcha l'air un peu inquiet, avec un sourire hypocrite.

« Est-ce que tout va bien pour vous ?»

L'envie de lui crier que non avait brûler la gorge de Sloan, mais elle se retint, ce n'était pas une bonne idée de s'énerver, pas trop du moins.

« Il doit y avoir une erreur, ça ne devait pas être lui. »

La voix se voulait douce, conciliante mais elle trahissait aussi un profond agacement et un léger tremblement, comme si juste la présence de ce jeune homme la troublait. C'était le cas en même temps hein, donc non elle n'exagérait rien, oui elle était frissonnante, oui elle voulait l'embrasser passer une soirée avec lui, mais non ce n'était pas possible.

« Permettez.. Non aucune erreur je regrette. »

Elle avait regardé les invitations d'un oeil critique, celle de la brune comme celle du brun, puis les noms sur la table et non, pas d'erreur, quelle mauvaise farce vraiment. Eden soupira et ses doigts se crispèrent sur la pochette pourpre qu'elle tenait dans la main, elle ne resterait pas dans ce cas.

« Très bien, je préfère partir alors, bonne soirée. »

Commençant à faire demi-tour, elle fut retenue par la main de la pintade qui se posa sur son avant bras, elle avait de la poigne et pendant un instant les deux se toisèrent du regard. La blonde était jalouse de la brune, car elle avait attiré tous les regards lors de son entrée et voilà qu'elle faisait la difficile, souhaitant fuir et au passage donner l'impression que SON agence n'était pas fiable, pas bonne. Non, personne ne quitterait l'une de ses soirées, c'était hors de question. Un sourire éclaira donc son visage de petite peste et elle prit la parole d'une voix mielleuse, horripilante.

« Mademoiselle je vous en prit, restez, profitez, le repas est offert par l'agence et c'est dans le contrat, en entrant vous vous êtes engagez.. Et c'est valable pour vous aussi monsieur. »

Elle était persuasive. Connaissait son boulot surtout, et n'allait pas laisser deux amoureux transit trop fiers lui pourrir sa soirée si parfaite. L'auror s'était raidit et avait par réflexe glissé son autre main dans la poche de la fine veste brune qu'elle portait au bras, là où il y avait sa baguette, mais elle s'était détendue avant de faire un scandale, seul son regard trahissait sa colère. Un nouveau soupire s'échapper de ses lèvres alors que l'autre idiote la poussait vers sa chaise, l'obligeant à s'assoir avec politesse et douceur, qu'elle belle hypocrisie. Puis le regard qu'elle avait lancé à Cian, on aurait dit un bonbon, elle aurait voulu le garder pour elle la garce et rien que pour ça, Eden choisit de rester et de ne pas transplaner là au milieu du restaurant.

« Je vous laisse voir avec le serveur pour l'apéritif, bon appétit. »

D'un claquement de doigt, elle avait fait venir un pauvre homme qui laissa son regard se perdre un instant sur le décolleté de la brunette, pour ensuite sourire niaisement au couple et attendre la commande.

« Champagne, le meilleur, une bouteille. »

La réponse de Sloan avait était froide, et sans appel, puisque c'était comme ça elle allait boire, manger, se faire plaisir, et ignorer la compagnie, ou pas. Assise face à lui, elle avait posé sa pochette sur la table et la veste sur le dossier de la confortable chaise/fauteuil, au moins elle était bien installée. En attendant le fameux champagne, elle prit le vin pour remplir son verre et le boire à son tour d'une traite, oui elle ne tenait pas l'alcool et oui c'était risqué mais tant pis, elle en avait besoin, c'était trop.

Une fois seuls, les deux sorciers restèrent silencieux quelques instants, Eden attendit d'avoir finit son deuxième verre pour enfin poser son regard doré sur le bel homme, qu'il était beau. Ce costume noir le rendait encore plus ténébreux, plus beau, puis la chemise blanche ajoutait à la magie, à son secret, à cette douceur dont il était capable une fois son stupide masque enlevé, et enfin le pourpre à son cou, sa couleur, étrangement elle avait une pochette de la même couleur, de même pour la veste, mi brune, mi pourpre, qui était donc également assortit. Etrange coïncidence, enfin la plus grande était que, sur toutes les lettres qu'elle avait reçu, il avait fallut qu'elle lui réponde à lui. C'était un comble, mais il avait mentit ? Elle n'avait pas tout reconnu, enfin non en y réfléchissant il avait juste modifié un peu la vérité, elle en revanche avait carrément mentit sur son âge. Là, son regard révéla sa panique, elle s'était confiée, avait avoué certaines de ses craintes, et aussi parlé du décès de son père.. Mais surtout, il était maintenant au courant de sa fausse couche et s'il était malin - en plus elle savait qu'il l'était – il comprendrait que c'était lui le père. Eden avait écrit qu'elle avait perdu un enfant peu de temps après la fin de sa plus longue histoire. Et c'était lui.

« Cian McCawley qui écrit à une agence matrimoniale, qui l'eut crut. »

Le ton était moqueur et ça lui permettait de ne plus se prendre la tête, de ne pas penser à la situation un peu dramatique, aux choses qu'il aurait dût ignorer.

« Je n'arrive pas à croire que j'ai fais ça, c'est n'importe quoi. »

Une nouvelle fois elle soupira et se passa une main dans les cheveux, c'est ce moment là que choisit le serveur pour enfin apporter la bouteille de champagne et deux coupes au cas, Eden n'avait même pas fait attention à la commande du beau brun - enfin elle faisait comme si elle n'avait pas écouté, alors que si en réalité – il l'ouvrit et remplit les deux verres pour disparaître. L'ambiance était gênante autour de la table et il avait dût le sentir, donc vouloir s'échapper très vite. Le pauvre homme devrait quand même revenir pour le repas, ils avaient le choix entre trois entrées, trois plats et trois desserts. Eden put donc s'occuper les mains en prenant le menu posa sur la table, elle mit la carte devant son visage pour dissimuler ses émotions, elle ne lisait pas ce qui était écrit, en fait, elle se mordait la lèvre et souriait. Au fond, elle savait qu'elle n'aurait jamais cédé sa place à une autre.


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MessageSujet: Re: Tu veux du bonheur ? Je vais t'en balancer à coup de pelles dans la gueule. ㄨ cian. Mer 13 Mar - 23:09

Les sourcils de Cian se froncèrent alors que l’organisatrice apparut à nouveau vers eux. Allez savoir pourquoi, il avait comme l’impression qu’elle n’allait pas se montrer très coopératrice, et ferait tout pour les faire rester ensemble. A moins que ça ne soit qu’un espoir que l’irlandais projetait en elle, qu’elle parvienne à les obliger à rester ensemble, parce que, bien qu’il soit trop fier pour quitter la salle, il se connaissait suffisamment pour savoir qu’il aurait du mal à rester une soirée entière avec Eden. Non pas que sa présence lui soit désagréable, c’était même tout le contraire, mais ça rouvrait trop de vieilles blessures, qu’il faisait de son mieux pour panser, dans les bras d’inconnues, dans son boulot, ou dans l’alcool. Trop de raisons qui faisaient qu’il devrait logiquement ne pas souhaiter rester avec elle, et expliquait qu’il s’en veuille de ne désirer que cela... Fort heureusement, la surmaquillée lui offrit une distraction, un petit interlude nécessaire pour essayer de remettre un semblant d’ordre dans ses idées. Inutile de préciser à quel point Cian méprisait ça, lui qui aimait toujours avoir le contrôle de la situation, méprisait les mauvaises surprises, et passait son temps à se targuer d’être en mesure de garder son sang-froid en toutes circonstances... C’était le cas. La plupart du temps. Non, en fait, tout le temps. Quand Eden n’était pas dans les parages, il est utile de le préciser.

L’irlandais lâcha un rire, amer et moqueur, à la question du bonbon sur pattes. Est-ce que tout allait bien ? Mais bien sûr, tout allait pour le mieux, dans le meilleur des mondes, voyons ! Après avoir passer des mois et des mois entiers à tâcher d’oublier la seule personne qui n’ait jamais réussit à s’en faire aimer, le voilà obligé de lui faire face. Pour dîner avec elle. N’était-ce donc qu’une énorme mascarade ? Qu’avait-il donc fait pour mériter cela ? (La question étant purement rhétorique, merci donc de ne pas répondre !) Ce qui réconforta toutefois l’enseignant fut de voir qu’Eden ne semblait guère plus appréciée la situation que lui. Et celui-ci était tellement chamboulé, même s’il faisait de son mieux pour ne pas le montrer, qu’il ne remarqua même pas le léger tremblement qui se nichait au creux de la réponse faite par l’auror. Et quand bien même il l’aurait remarqué, il y avait fort à parier qu’il n’aurait été en mesure de s’interroger sur ce que cela pouvait bien signifier, étant de toute manière à mille lieux de s’imaginer qu’après tout ce temps, il troublait toujours autant Eden... Le mangemort s’amusait à faire tourner son verre d’une main, faisant ainsi glisser la dernière goutte de vin qui s’y trouvait, la fixant tandis qu’elle roulait contre les parois, alors que l’organisatrice vérifiait les invitations. Cian préférait éviter de regarder la vieille sorcière, peu désireux de lire sur son visage qu’il s’agissait bel et bien d’une erreur. Paradoxale, en effet, il désirait autant rester et dîner en compagnie d’Eden, que partir loin de là, finir dans un bar, et dans le lit d’une inconnue. L’organisatrice finit par déclarer que tout était en ordre, ce qui fit soupirer Cian, qui lâcha, dans un souffle amer : « Charmant, vraiment... », alors qu’intérieurement, une partie de lui esquissait un grand sourire. Alors que l’autre essayait de l’étouffer ou de la broyer, simplement parce qu’elle avait conscience de l’absurde de la situation. Il ne ressortirait rien de bon de la soirée. Juste une nécessité de reprendre depuis le début ses efforts pour se libérer de l’emprise de la jolie brune. Jolie brune qui n’était vraisemblablement pas ravie de cette réponse, car elle fit part de sa décision de partir. Quelques mots. Trois fois rien. Et pourtant, Cian eut l’impression de perdre pied. Ses sourcils se froncèrent, un rictus apparût sur son visage alors qu’il leva la tête pour observer Eden, qui commençait en effet à partir. Le poing de Cian se crispa, sous la table, comme pour l’empêcher de se lever pour lui demander de rester. Il se mordit vivement la joue pour empêcher sa bouche de s’ouvrir et de dire tout ce qu’il gardait étouffer en lui. Car sa fierté ne le supporterait pas, Cian ne s’abaisserait jamais à une telle chose ! Même s’il en mourrait d’envie... Au lieu de ça, il eut même le culot de sortir un très agréable : « Quelle maturité, j’en suis ébahi... » Et contrairement à sa réplique précédente, la voix était plus vive, bien entendu dans un désir de se faire entendre par la jeune sorcière, qui fut interrompu dans son élan par la meringue vivante, qui la sermonna, en profitant, au passage, pour s’adresser à Cian, au cas où il aurait également envie de partir. Le mangemort lui adressa un grand sourire, l’image parfaite de l’innocence qui ne voyait pas en quoi il pourrait désirer désobéir aux ordres. Bon, il en rajoutait sans doute, s’amusant à répondre ainsi au sourire qu’elle lui avait lancé. A présent qu’il se doutait que la brunette n’avait d’autre choix que de rester, il était intéressant de constater que la tension artérielle de l’irlandais avait chuté légèrement, lui permettant de prendre la situation avec sourire, et jouer à séduire son entourage féminin. Autant profiter à fond de la soirée, n’est-ce pas ? Même si elle promettait d’être mouvementée, au vu des confidences qu’ils avaient tous deux couchés sur papier. Cian avait, entre autre, évoqué son désir d’avoir des enfants avec son ex, qu’il n’avait compris qu’après leur séparation, et en étant en contact avec des jeunes. Il avait bâclé le sujet des parents en les disant morts tous les deux. Il avait mentionné avoir changé après la rupture, et désirer changer de carrière, omettant le fait que ce changement avait commencé avant la séparation, et que le changement était on ne peut plus radical. Il n’avait pas oublier de parler des regrets qu’il traînait comme un boulet derrière lui, et qui concernaient divers pans de sa vie, sans rentrer dans les détails...

L’organisatrice partie, après avoir fait venir un serveur, qui eut la mauvaise idée de se montrer un peu trop subjugué par la beauté d’Eden, ou plutôt, par le décolleté, fort ravissant, de la jeune femme. En quelques secondes, la lueur amusée brillant dans le regard noisette de Cian se dissipa pour faire place à une lueur plus sombre, celle qui dit : "Toi, tu la regardes encore comme ça, et tu crèves dans d’agréables tortures !" Son regard se poursuivit, même après que l’idiot eut enfin arrêté de loucher pour se rappeler qu’il était en train de bosser et non présent pour baver devant les personnes qu’il était sensé servir. Eden commanda du champagne, la meilleure bouteille, vraisemblablement décidée à faire en sorte que cette soirée passe au plus vite, grâce à l’alcool. Cian, quant à lui, préféra de l’absinthe. C’était suffisamment fort pour anesthésier son cerveau et l’empêcher de l’exhorter à parler à cœur ouvert avec Eden. Eden qui, une fois la commande passée, ne pipa mot, préférant enchaîner les verres de vin. Le premier surprit Cian. Le second l’amusa, et fit naître un sourire moqueur sur ses lèvres. L’avantage de la voir boire, et silencieuse, c’est qu’il pouvait l’observer à loisir, à la dérobade, faisant mine de s’intéresser bien plus à l’observation d’une charmante voisine, une blonde sculpturale, qu’à sa propre voisine de table. Plus raisonnable que l’auror, le professeur se contenta d’un verre, qu’il but lentement. Si Eden était décidée à montrer qu’elle n’appréciait pas la situation, Cian préférait quant à lui jouer avec les nerfs de la belle, et feindre qu’il ne s’en souciait guère, en affichant un calme olympien dès à présent. Il n’avait bu son verre, tout à l’heure, que sous le coup de la surprise. Là, il savait ce qui l’attendrait : deux heures, étranges, avec Eden. Ca risquait de partir dans tous les sens, mais il le savait, aussi tâcherait-il de garder le contrôle de la situation, mais encore plus de ses gestes. Contrôle qui ne sera pas facile, surtout si la plupart des sorciers présents louchaient sur Eden dès que leur regard se posait sur elle... En même temps, Cian ne pouvait pas les en blâmer. Pour avoir déjà observer les autres sorcières présentes en attendant que sa correspondante arrive, il n’avait que trop conscience qu’elle était, et de loin, la plus éblouissante de toute. Même la jolie blonde qui était à proximité ne lui arrivait pas, ne serait-ce qu’à la cheville... Avalant une nouvelle gorgée de son verre, Cian tâcha d’endiguer le trouble que faisait naître Eden en lui avec le vin. Mais aussi les questions qui s’enchaînaient dans son esprit, au fur et à mesure que le silence se faisait maître à leur table : au cours de cette correspondance écrite, des confidences avaient été échangés, des aveux étaient vrais, d’autres teintés de mensonges. L’irlandais était en train de démêler le vrai du faux dans son esprit lorsque la jeune femme prit à nouveau la parole : « Cian McCawley qui écrit à une agence matrimoniale, qui l'eut crut. » Cian poussa un soupir, avant de se décida enfin à prendre la parole, posant son verre de vin auparavant : « Oh, tu devrais savoir que tout est possible, voyons », railla-t-il, se moquant ouvertement de la joie de vivre d’Eden, de cette capacité qu’elle avait de faire croire aux autres qu’elle était persuadée que tout était possible, que la vie pouvait se montrer belle et vous réserver de belle surprise. Ce qui avait toujours agacé Cian. Ce qu’il avait aussi toujours admiré chez elle... « Je n'arrive pas à croire que j'ai fais ça, c'est n'importe quoi. » Cian lâcha un sourire moqueur, accompagné d’un haussement de sourcil railleur. Ce fut le moment précis que choisit le serveur pour revenir, avec leurs commandes. Alors qu’il les servait, Cian l’ignora royalement, ne le considérant désormais plus que comme un simple moucheron qu’il avait grandement envie d’aplatir contre la table, jubilant déjà d’entendre ses os percuter le meuble. Et oui, on ne regarde pas Eden comme s’il s’agissait d’un objet, juste sous le nez de Cian. Du moins, pas si on tient à la vie... ! Quand bien même la tenue qu’elle avait mettait toutes ses courbes divines en avant. Sauf si on veut mourir dans d’atroces souffrances, là, c’est conseillé, mais il faut juste savoir que la mort ne sera pas rapide, loin de là !

Au lieu donc de regarder le serveur, Cian, sa tête appuyée contre sa main droite, son coude trônant sur la table, observait la salle, avec intérêt, souriant à toutes les jolies femmes qu’il voyait. Bon, OK, il n’en voyait pas tant que ça, mais il faisait comme ça. Peut-être juste pour énervée Eden. Voire certainement, même ! Le moucheron partit enfin. Cian but une longue rasade d’absinthe, ayant toujours aimé cet alcool fort. Eden, quant à elle, se plongea dans le menu. Cian profita du fait qu’elle ne pouvait le voir pour se pincer l’arête du nez, en un geste agacé, avec sa main droite. Inspirant lentement, les yeux fermés, il secoua finalement la tête, remettant ses idées complètement en ordre avec une nouvelle gorgée d’absinthe, tenant donc naturellement son verre avec son autre main. Tout en reposant son verre, et en enlevant son coude droit de la table, il posa son menu sur la table, et le contempla d’un air détaché. Qui n’était pas feint, ce qui était bien la seule chose qu’il ne jouait pas ce soir. L’attention toujours visiblement à moitié fixé sur le menu, il ouvrit alors la bouche, après avoir laisser planer encore quelques secondes de silence, le temps d’assembler quelques pièces du puzzle, avant de déclarer, comme une mise-en-bouche : « Et dire que Noah va mourir de rire lorsqu’il saura qui était ma correspondante », fit-il, évoquant précisément un sujet plus neutre, désireux de tourner correctement le discours à venir, « c’est dommage, ça me privera du plaisir de le tuer de moi-même pour l’avoir laisser me convaincre de m’inscrire ici ! ». Le ton était sérieux. Il en voulait à son meilleur ami, qu’Eden avait déjà rencontré à quelques reprises, lorsque Noah venait en Angleterre. De là à être cependant capable de tuer son meilleur ami, il y avait un monde, Cian en était incapable, il le savait... Mais ça faisait du bien de râler, et ça expliquait, en partie, sa présence ici. Se grattant le menton, d’un air songeur, il ajouta par la suite : « Alors comme ça, t’as 25 ans... Etrange, il me semblait plutôt qu’on avait 5 ans d’écart... Je dois me faire trop vieux, mes neurones doivent être en piteux état... » Il haussa les épaules tout en poussant un soupir, minant qu’il ne pouvait rien faire contre la fatalité de l’âge. Ca avait toujours été un jeu, entre eux, elle le taquinait à cause de son âge vénérable, et lui en faisait de même avec elle, à cause de son inexpérience de la vie. « Maintenant que tu sais ce qui m'a amener ici, je peux savoir ce qu'il en est pour toi ? Ou tu vas encore me mentir ? ». Les hostilités étaient lancées ? Sans nul doute... Autant crever l’abcès dès maintenant, au lieu de faire mine à s’intéresser à ce que devenait l’autre, sans passer par la case "Je connais des trucs sur toi, c’est vrai ?" Le ton employé par l’irlandais était sévère, et attira sur le binôme des regards intrigués en provenance des autres tables. Mais Cian ne s’en souciait pas (ou du moins, il veillait à foudroyer du regard tous les sorciers qui s’avisaient de fantasmer ouvertement sur Eden. Ils devaient se contenter de leur pathétique cavalière... Les pauvres...) Fronçant les sourcils, Cian continua à rassembler tout ce qu’elle lui avait écrit. Et à chaque fois, une même question trottait dans son esprit, s’y étant lentement, et insidieusement, installé depuis la légère altercation avec l’organisatrice, question qu’il savait qu’il lui poserait assez rapidement : « T’étais enceinte ? Tu comptais me le dire un jour, sans la fausse couche, ou pas ? » Et oui, Cian avait la fichue manie d’être observateur, et il ne lui avait donc pas fallu longtemps, une fois qu’il eut réalisé qu’Eden était sa correspondante, pour faire le rapport avec sa fausse-couche survenue après sa rupture avec sa plus longue histoire (un irlandais), avec leur propre histoire. A moins qu’elle n’ait cessée de sortir avec des irlandais depuis... Et comme pour tout à l’heure, le ton était sévère, et il avait parlé assez fortement... Manque de chance, ce fut le moment choisit par le serveur pour revenir vers eux, et savoir s’ils avaient fait leur choix... Fixant toujours Eden, Cian ne prit même pas la peine de le regarder pour dire : « Ouais : dégages, on parle... » Adorable, le beau brun ! Mais il voulait ses réponses ! Et s’en voulait de n’avoir rien su, de n’avoir pas été mis au courant par les cousins d’Eden, qui étaient pourtant à Poudlard. Bon, ils ne le savaient sans doute pas, et, dans le cas contraire, Pandora ne lui en aurait nullement parlé... Et quand bien même il aurait été au courant, il ignorait ce qu’il aurait fait, ou dit... Elle lui avait fait savoir, en rompant, qu’elle ne voulait plus le voir... Quel intérêt aurait-il eu à aller la voir ? Réaliser que la perte de cet enfant ne symbolisait que trop bien que tout était mort entre eux. Non, vraiment, il préférait s'en passer...
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MessageSujet: Re: Tu veux du bonheur ? Je vais t'en balancer à coup de pelles dans la gueule. ㄨ cian. Jeu 14 Mar - 15:04




« Quelle maturité, j’en suis ébahi.. » C'était évidemment parvenu jusqu'à ses oreilles et cela ne lui plaisait guère, il l'a provoquait très clairement, mais elle ne répondit, pas encore. Etant donné qu’elle allait devoir passer la soirée avec lui, elle aurait tout loisir de s’énerver plus tard. Mais finalement quelque chose d’amusa lui permit de retrouver entièrement confiance, contenance. La jalousie de Cian, elle n’était pas aveugle et avait bien sur remarqué le regard du serveur se poser sur elle, sur l’esquisse de sa poitrine qui se profilait sous sa robe d’un rouge lumineux, puis sur ses traits, ses lèvres.. Cela ne l’aurait pas émut plus que cela si la réaction du beau brun assit face à elle n’avait été si prompte, et si gratifiante. Le pauvre homme s’était sauvé bien vite alors qu’elle se permettait de se moquer du sorcier, appuya sur le fait que la situation était cocasse, puisqu’il fallait l’avouer, elle n’aurait jamais imaginé Cian prendre contact avec une telle agence, ce n’était pas son genre. « Oh, tu devrais savoir que tout est possible, voyons » Et voilà, il l’attaquait encore, la soirée promettait d’être vraiment difficile, riches en amusement et en disputes, elle se surprit pourtant à sourire, l’air un tantinet mesquin car oui elle voulait jouer sur son terrain à lui. Il était plus fin manipulateur qu’elle à la base, avait moins de scrupules, aucune conscience.. Et donc elle devait être comme lui, cinglante et piquante, délicieusement agaçante. C’était tout à fait dans ses cordes. Accessoirement, elle ne supportait pas l’esprit défaitiste du brun et lui n’aimait pas sa joie de vivre, enfin si, mais il devait sûrement s’en sentir frustré, déconnecté car oui il n’est pas aisé pour tout le monde de voir toujours que le bon côté des choses. Eden avait ce don, ce cadeau, cette faculté d’être joyeuse, heureuse pour elle, pour les autres et de dégager une telle aura de bonheur qu’on ne pouvait y être insensible. On lisait son bonheur à travers ses regards, un distributeur de sourire, comme les petits gâteaux d’une célèbre marque moldu. Autre chose chez Eden, à part son charme et ses lèvres qui incitent à prendre la vie du bon côté, était assez importante, un défaut, un grand défaut, le même que Cian justement, la jalousie. Et là, si elle n’était pas grillée il fallait être aveugle, car elle savait qu’une blonde était non loin derrière elle et que l’abruti qui lui faisait face ne cessait de la détailler. Faisait-il exprès ? Elle n’en savait rien mais essayait de croire que oui, ça l’aidait à rester calme – ou pas – et à se retenir de ne pas l’étrangler. Ca en revanche elle y arrivait mais elle allait vraiment finir par craquer, d’ailleurs, quand elle fut derrière son menu, la belle tricha. Elle murmura quelques mots, personne ne l’entendit, mais le serveur qui arrivait vers l’autre pimbêche glissa sur une petite flaque d’eau apparut comme par magie, et dommage, le contenu de son verre – du jus de citrouille – se renversa intégralement sur l’ingrate qui incendia l’innocent. Ce fut donc au tour de cette table-là d’attirer les regards de la salle. Eden se retint de rire, mais son regard trahit sa moquerie, et sa joie.

« Et dire que Noah va mourir de rire lorsqu’il saura qui était ma correspondante.» Voilà donc la raison, l’explication assez logique finalement, le meilleur ami de Cian. Toujours derrière son menu, Eden laissa s’échapper un petit rire et baissa la carte juste assez pour capter le regard du bel irlandais, un instant, parce que au fond elle était bien contente qu’il ait écouté son ami de longue date qu’elle avait rencontré quelques fois, parce que le revoir la faisait souffrir autant que cela lui donnait le sourire. Elle fit passer bons nombres de choses dans ce regard, des regrets, de la douceur, peut être aussi de l’amour, puis elle coupa le contact et mit terme à l’échange muet, se cachant à nouveau derrière les mets du restaurant. Dans son dos l’agitation se calmait, la blondasse, ou pétasse, et en plus ça rime, avait été sauvé par un coup de baguette de son partenaire, la pauvre gourde n’était pas capable de lancer un sort toute seule, pitoyable. « C’est dommage, ça me privera du plaisir de le tuer de moi-même pour l’avoir laisser me convaincre de m’inscrire ici. » Une nouvelle fois elle pouffa, pour ensuite reposer le menu devant elle sur la table, elle savait ce qu’elle voulait manger, et admirer Cian était bien plus agréable que mater des lettres sur un papier, vraiment. Eden savait qu’il plaisantait, qu’il ne pourrait faire du mal à son meilleur ami, l’incendier et lui en vouloir longtemps ça oui c’était largement dans ses capacités, voir même se venger, mais plus, elle n’y croyait pas. « Pauvre Noah, moi qui espérais un jour le revoir.. » Provocation, juste de la provocation, elle but au passage une longue gorgée de champagne sans lâcher un seul instant le regard de Cian, les hostilités étaient lancés et elle ne se laisserait pas faire, et si elle devait pour cela recouvrir de jus de citrouille toutes les stupides dindes du restaurant elle le ferait, puis si elle devait aussi draguer le meilleur ami de l’homme qu’elle aimait elle.. Non en fait elle ne le ferait pas, quoi que. Non c’était mal, bon. Tant pis pour la justice et l’honneur sur ce coup là, la pureté pouvait, de temps en temps, être mise de côté, et puis le coup du jus sur la blonde n’était pas très réglementaires non plus.

Cian reprit la parole, le vrai combat allait commencer. « Alors comme ça, t’as 25 ans... Etrange, il me semblait plutôt qu’on avait 5 ans d’écart... Je dois me faire trop vieux, mes neurones doivent être en piteux état... » Nouveau rire, doux, cristallin.. Toujours pur ce qui contrastait avec la pétillante malice de son regard qui elle, ne comptait pas être honnête, ou si, mais pas trop, juste ce qu’il faut. « Que veux-tu, les années te font perdre la tête mon vieux Sissi, quel dommage.. » Vous ne rêvez pas, elle ne reconnaissait pas du tout son mensonge, bon en faites si, mais le provoquer était si bon.. Et utiliser ce surnom avec en plus, le terme « vieux » c’était carrément jouissif. Ça lui manquait, leurs joutes verbales qui se finissaient souvent au lit, la meilleure des réconciliations se fait sous la couette ce n’est pas un secret, et ils n’avaient pas échappés à la règle. Mais ça, c’était avant. Là il n’y avait que les réflexions, les piques, le jeu. Rien de plus et rien de moins, puis c’était bien suffisant.

« Maintenant que tu sais ce qui m'a amener ici, je peux savoir ce qu'il en est pour toi ? Ou tu vas encore me mentir ? » Il commençait à s’avancer dangereusement sur une pente glissante, son ton était plus dure, plus sévère et le regard d’or de la brunette devint lui aussi plus froid, plus sombre. Ils étaient deux à avoir mentit sur l’annonce alors qu’il ne lui fasse pas trop la leçon, elle n’était pas d’humeur, mais vraiment pas. La suite allait encore moins lui plaire, si elle espérait qu’un certain sujet allait être oublié, c’était mal connaître Cian, mais bon l’espoir fait vivre, alors elle crut, un instant, que peut être il allait ne pas y penser, se contenter du reste, ne pas venir remuer le couteau dans la plaie. Faire preuve d’humanité pour une fois. « T’étais enceinte ? Tu comptais me le dire un jour, sans la fausse couche, ou pas ? » On dit souvent qu’on est sauvé par le gong, là, c’était le serveur qui l’a sauvait alors que son cœur manqua de faire un bond, le sujet était sensible, douloureux, trop dure pour être partagé avec lui, à chaque fois qu’elle y pensait les larmes montaient, de rage, de frustration.. Et de souffrance, bien sur. La perde d’un enfant est une chose difficile, mais ne même pas avoir le temps de le rencontre est plus délicat, on n’a pas l’occasion de le regretter, juste un goût amer d’injustice, de fin inachevée, de vie détruire avant même d’avoir commencé. Et heureusement que le jeune serveur lui offrait un instant de répit, ainsi, elle allait pouvoir se retenir de pleurer. « Ouais : dégages, on parle.. » Ah non, ça n’allait pas se passer comme ça. « Non attendez, MOI je vais commander. » Son regard ne laissait aucune chance au serveur de se sauver et elle ignora royalement Cian, montrant au jeune homme tout sourire ce qu’elle voulait, l’entrée avec le fromage de chèvre tout chaud, puis la viande rouge et la sauce aux morilles, puis en dessert le fondant au chocolat, c’était copieux mais elle s’en moquait, elle mangerait lentement, mais elle mangerait tout.

Le pauvre c’était ensuite tourné vers Cian, mais Eden n’écoutait déjà plus, elle avait posé sa main sur son ventre, par réflexe, cette manie elle l’avait toujours depuis.. Depuis cette mission, ces trois mangemorts qu’elle avait affrontés toute seule, comme elle avait été stupide ce jour-là. Trop sure d’elle surtout et même si elle avait finalement réussit à les battre et a les arrêter, du moins deux puisque le troisième s’était sauvé, elle avait été gravement touché, hémorragie interne, décès du fœtus. La brunette se surprit à trembler alors qu’elle portait à ses lèvres son verre de champagne, elle ne voulait pas en parler, elle ne pouvait pas. Son regard était emplit d’une tristesse qu’on lui voyait rarement, la pétillante Eden s’était éteinte. « Tu es un bien bel hypocrite, car le premier de nous deux à avoir joué dangereusement avec la vérité, c’est toi. » La belle était transformée, son regard froid, dure, ses lèvres ne souriaient plus du tout et elle avala le contenu de son verre d’un coup pour ensuite le remplir, elle l’avait fixé tout du long. Ses paroles étaient lourdes de sens et remontaient à plus loin encore, au jour ou Cian avait, lors d’une mission, tué son père. C’était cet évènement qui avait été trop pour Eden, elle l’avait couvert, prétendant que comme il l’avait dit, c’était un accident alors qu’elle savait que non, mais dire la vérité l’aurait envoyé devant un juge, et peut être en prison. La belle reprit un air faussement détachée et but encore du champagne, elle buvait très vite, trop, surtout qu’elle ne tenait pas du tout l’alcool, l’une de ses mains restaient sous la table, posée dans un geste maternel sur son ventre redevenu tout plat. Elle le fixait et décida de lui dire la vérité, après tout il avait le droit de savoir, ses yeux étaient humides, brillants, et on devinait aisément que le sujet lui déchirait les entrailles. « Je m’en suis rendu compte peu après notre rupture et j’ai choisi de le garder. Après la naissance je pensais t’écrire, juste pour te prévenir, tu n’aurais rien eut à assumer, je ne comptais rien te demander. » Ce n’était pas finit, elle but une nouvelle longue gorgée de l’alcool doré. « Lors d’une mission j’ai.. » Un soupir, un petit soupir et elle détourna le regard vers la gauche, se mordant la lèvre inférieur, elle ne jouait plus, elle s’en voulait et son orgueil avait pris une sérieuse claque ce jour-là. « J’ai été trop sure de moi, je savais très bien qu’affronter seule trois sbires de ce stupide sorcier était une erreur mais j’y suis allée malgré tout. Les médicomages n’ont rien pût faire. »
Eden se tut un moment, elle ne regardait plus Cian, elle avait honte, elle se sentait coupable et il était difficile de dire ce qu’était le pire. Avoir sentie la mort en elle ou bien en être responsable, sûrement un peu des deux. En réalité c’était un accident, et c’était de la faute des mangemorts – elle n’avait pas employé le terme et parler plus doucement pour que personnes n’entendent – si ce bout de chou n’avait pas vu le jour, mais la culpabilité l’a rongeait. En temps normal elle souriait, riait et le vivait bien, c’était la vie, l’une de ses emmerdes et puis voilà, mais elle était face à Cian et il l’a connaissait mieux que personne, il l’aurait grillé, puis elle n’avait pas la force de lui mentir, encore.

« Tu voulais quoi ? Que je passe te voir pour te dire ça ? Laisse moi rire, ça t’aurais juste fais sourire, tu es incapable de ressentir la moindre émotion Cian. » C’était dit, la bombe était lâchée. Mais en même temps c’était la vérité, la stricte vérité. Cian n’était pas du genre très démonstratif, ni du genre sensible et cela n’avait pas été facile pour Eden tous les jours. Elle ne se doutait pas qu’aujourd’hui il avait rejoint les mangemorts – et heureusement sinon elle l’aurait étranglé – mais elle sentait qu’il était plus sombre qu’avant, plus lointain dans un sens, plus absent. Car elle aussi pouvait se vanter de le connaître par cœur, intimement, avec ses bons et ses mauvais côtés. « Je ne sais même pas pourquoi je t’ai tout raconté, puis pourquoi je reste ici. » Eden n’en pouvait plus, elle voulait partir, se sauver, mais l’autre folle était toujours prêt de la porte, elle attendrait qu’elle s’en éloigne et sans prévenir elle dégagerait de cet endroit. S’éloignerait de lui, de cet homme qu’elle aimait encore, qui faisait remonter trop de souvenirs douloureux, d’espoirs morts nés.

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MessageSujet: Re: Tu veux du bonheur ? Je vais t'en balancer à coup de pelles dans la gueule. ㄨ cian. Ven 15 Mar - 23:40

Les lèvres de Cian s'étirèrent, mi-intriguées, mi-amusées, lorsque, oh hasard suprême, il y eut un accident à la table de la jolie blonde qu’il détaillait depuis tout à l’heure. Le serveur qui s’occupait de sa table glissa, et renversa ainsi un verre sur la séduisante sorcière. Une lueur d’amusement brilla dans le regard de l’irlandais, trouvant cela fort intéressant de constater que, surprise de la vie, la jeune accidentée se trouvait être la seule femme qu’il dévorait depuis tout à l’heure du regard ! Prenez-le pour un parano, ou pour un mec qui la grosse tête, mais il était prêt à mettre sa main à couper, à se priver de baguette s’il se trompait, que la malchance, ici, portait le doux nom d’Eden. N’allez toutefois pas croire que ce petit intermède, fort amusant, lui fit oublier ce qu’il comptait dire à la jolie brune qui lui faisait face, loin de là, même. Il lança doucement les hostilités, jusqu’à évoquer Noah, et la raison de sa présence ici. Ce qui amusa Eden. Un léger sourire. Imperceptible. Ce fut tout ce qui se profila sur le visage de Cian en réponse au rire d’Eden. Aucune autre réactions plus significatives ne montra à quel point cette musicalité lui avait manquée, et qu’il était heureux de pouvoir la savourer à nouveau. C’était dans les habitudes de Cian de dissimuler ce qu’il pensait réellement. En fait, la seule chose qu’il fit, ce fut de marquer un léger temps de silence, en croisant le regard de la belle brune, un temps songeur ; voire même un brin nostalgique de l’époque où ils étaient ensemble. Certes, ça n’avait pas été toujours tout rose entre eux, ils avaient passés leur temps à se chamailler, pour un oui et pour un non. A se rendre fou de jalousie en se provoquant en se rapprochant d’autres personnes du sexe opposé. Ils avaient toujours fonctionné comme ça, au point d’en surprendre plus d’un. Et en dépit de leurs multiples prises de tête, Cian n’aurait jamais été en mesure d’envisager que leur histoire puisse se terminer ainsi. Pour lui, si ça devait finir, ça aurait été à cause de la possessivité dont ils pouvaient faire preuve l’un à l’égard de l’autre. Comme quoi, on n’envisage parfois pas tous les chemins différents que votre vie peut prendre ! Si on lui demandait, et qu’il était décidé à répondre honnêtement, il est probable que Cian répondrait qu’il s’était vu passer le restant de sa vie avec Eden. Et qu’il avait probablement cherché un moyen de tout foutre en l’air, dans sa stupide trouille d’être trop lié à quelqu’un, au point de rendre l’autre son plus gros point faible, d’avoir l’impression de se perdre dans cette histoire, bien trop passionnelle et destructrice. L’enseignant fut presque soulagé lorsque la jeune femme détourna le regard, car il savait qu’il n’aurait pas été capable de le faire. La vile sorcière savait jouer de ses charmes, et parvenait encore à l’envoûter, en un seul regard, et ce, sans même avoir recours à la magie. Cian prit sur le champ la décision de tout faire, une fois sorti du restaurant, pour se détacher une fois pour toute de son emprise...

Vraisemblablement, en dépit du fait qu’ils n’étaient plus rien l’un pour l’autre aujourd’hui (du moins, en théorie), la jalousie de Cian était toujours présente. Bon, s’il devait être honnête, ça n’était même pas une surprise, en fait... Il lui suffisait d’imaginer Eden, lorsqu’il pensait à elle, refaire sa vie avec un autre (et toujours un abruti, ne voyez pas là une preuve de jalousie de Cian, ou peut-être que si, en fait !), ça le rendait fou, et lui donnait comme des envies de meurtres. Alors imaginer Noah, son meilleur ami, avec Eden, la femme qu’il n’avait jamais cessé d’aimer, ça avait de quoi le rendre littéralement fou.... Fort heureusement, il savait qu’il y avait à peu près autant de chance que Noah souhaite tenter sa chance avec Eden, qu’il y en avait de voir Voldemort danser la polka avec Dumbledore en boîte de nuit... Il ne savait que trop bien ce que ressentait Cian pour la jolie auror, et ne tenait nullement à mettre en péril leur amitié, et encore moins pour une femme. Cependant, entendre qu’Eden semblait sérieusement songer à séduire son ami fut suffisant pour que son regard s’assombrit d’un seul coup, même s’il prit suffisamment sur lui pour ne rien laisser paraître d’autre. La peste soit d’Eden, elle semblait prendre un malin plaisir à se jouer de Cian... Mais elle n’allait pas jouer seule, Cian aussi assurait à ce petit jeu idiot... « Tu peux toujours aller lui rendre visite si tu vas à Paris un jour. Par contre », ajouta-t-il en l’observant attentivement, comme s’il la passait au peigne fin, « si tu comptes le séduire, petit conseil d’ami : fais un petit régime, il craque pour les tailles mannequins... », dit-il sournoisement, bien loin toutefois de penser un traître mot de ce qu'il venait de sous-entendre. Charmant, n’est-il pas ? Mais est-il nécessaire de rappeler que là, en l’occurrence, Cian ne cherchait pas à être charmant, juste à essayer de faire passer à Eden l’envie de vouloir draguer Noah... Sans oublier que Cian, niveau expression des sentiments, est vraiment très peu doué... Même lorsqu’il était en couple avec Eden, ça n’était pas son point fort, alors on ne peut pas s’attendre à ce qu’il se soit amélioré depuis !

Comme dans une tentative d’en rajouter une couche, Cian aborda le sujet de l’âge d’Eden. Mais la jeune femme ne se laissa pas faire, rebondissant avec allégresse sur la réplique du professeur. Ce qui ne le surprit nullement, vu la perche qu’il lui avait tendu, si elle n’en avait pas profité, ça aurait semblé très étrange au mangemort... Par contre, il se serait bien passé du « Sissi »... Ouais, ça, ça ne lui manquait pas du tout... Un peu trop efféminé à son goût... Et encore plus depuis qu’il avait été contraint de se retrouver un beau jour en présence d’une moldue qui lisait un livre sur une princesse Sissi. L’irlandais avait interrogée la jeune femme pour en savoir plus sur cette princesse, et avait été atterré d’apprendre qu’il s’agissait d’un personnage historique réel. « Y’a pas que les années ! », commença Cian, laissant planer un court silence, amusé, conscient du fait que sa phrase pouvait signifier qu’Eden avait également cet effet sur lui. Ce fut pourquoi il s’empressa d’ajouter : « Y’a ce surnom des plus... Bizarres... Il est encore heureux que j’ai suffisamment confiance en ma virilité pour ne pas me poser des questions ! ». De toute façon, vu les regards que la plupart des femmes lui lançaient sur son passage, il en faudrait sans doute beaucoup pour que Cian s’interroge réellement... Et sans doute faudrait-il qu’il se prenne un tant soit peu au sérieux pour y parvenir... Mais l’heure n’était pas propice pour se projeter dans des mondes parallèles de la sorte, mais plutôt à mettre les pieds dans le plat. Prendre des pincettes pour aborder un sujet n’était clairement pas Cian, loin de là ! Manque de chance pour Cian, ce fut ce moment que choisit le serveur pour arriver, comme une fleur. Et malgré la tentative de Cian de s’en débarrasser, Eden décida de le retenir, pour passer commande. Ce qui fit naître un énorme soupir chez l’irlandais, qui attrapa son verre d’absinthe, qu’il dégusta lors de la commande de sa jolie partenaire pour la soirée. Tout en buvant, de sa main gauche, l’enseignant tapotait la table, fixant, agacé, Eden qui fuyait la conversation. Le serveur se tourna enfin vers Cian, qui lui indiqua d’un ton sec qu’il prendrait en entrée le foie gras maison accompagné de ses toasts croquants, un homard gratiné, pince décortiquée en croustillant sauce au corail de homard, et pour finir un tiramisu au café. La commande avait été passée rapidement, d’un ton qui ne souffrirait clairement pas d’être obligée de se répéter...

Le serveur partit enfin, Cian reposa enfin son verre, pour ancrer son regard sur la sorcière, qui semblait songeuse, mais aussi et surtout blessée. « Tu es un bien bel hypocrite, car le premier de nous deux à avoir joué dangereusement avec la vérité, c’est toi. » L’allusion était claire. Et Cian releva en arquant un sourcil, l’air de dire : « Mais à quoi tu t’attendais ? ». Elle avait toujours été au courant de la relation compliquée qu’il avait eu avec son père, qu’il en avait énormément souffert, parce qu’il n’avait jamais eu de père, mais aussi et surtout à cause de sa mère. Il avait toujours eu cette part d’ombre en lui, qui ne demandait qu’à grandir, mais qui avait été contenu avec le soleil d’Eden. Mais les lumières ne chassent jamais l’obscurité éternellement, et le cas de Cian n’avait pas fait exception. L’enseignant ne répondit pas à cette insinuation, estimant toujours qu’il n’avait rien fait de mal. Son père n’avait jamais été un homme bien, baignant dans des affaires on ne peut plus louche. Et s’il avait donné de l’affection à son fils, Cian n’en serait sans doute pas là. Ca n’explique certes pas son geste, mais l’irlandais ne regrettait rien, et recommencerait avec plaisir, ayant fait couler le sang de son père aussi aisément que celui-ci avait fait couler les larmes de sa mère. Œil pour œil, dent pour dent, comme on dit, là... De surcroît, en ce moment précis, Cian estimait que l’important n’était pas ce qu’il avait fait subir à son père, mais plutôt la grossesse qu’Eden lui avait cachée. La brunette reprit enfin la parole, fixant Cian, qui ne détourna pas le regard, même si la voir les larmes aux yeux ne lui était pas facile, même s’il n’avait qu’une envie : se lever pour la prendre dans ses bras. Il avait toujours détesté la voir pleurer, préférant, et de loin, la voir avec son éternel sourire aux lèvres. Mais là, il parvint à se contenir, car son côté rancunier s’exprimait, mais aussi parce qu’exprimer ses sentiments en public n’avait jamais été son fort, qu’il avait toujours jugé ça comme une faiblesse. « Je m’en suis rendu compte peu après notre rupture et j’ai choisi de le garder. Après la naissance je pensais t’écrire, juste pour te prévenir, tu n’aurais rien eut à assumer, je ne comptais rien te demander. ». Cian leva les yeux au ciel, agacé de l’entendre parler de lui ainsi, comme s’il n’aurait pas voulu s’occuper de l’enfant, de leur enfant. Il aurait aimé dire quelque chose, mais Eden, après avoir bu, encore, ajouta : « Lors d’une mission j’ai.. ». A nouveau, Eden sembla fragile, plus encore qu’elle ne l’avait été lorsqu’elle avait commencée à aborder le sujet. Cian, sentant que les choses sérieuses allaient enfin démarrées, avait perdu son petit sourire en coin, si caractéristique de son côté blasé et ironique. Même son corps était plus tendu, il se tenait droit comme un i sur sa chaise, tendu comme un arc, à croire qu’il s’apprêtait à être attaqué. Ce qui était presque le cas, il s’apprêtait à entendre comment la femme qu’il aimait avait perdu leur enfant... Aussi, en attrapant à nouveau son verre d’absinthe, qu’il vida d’une traite, tâcha-t-il alors au pire. Ou, du moins, c’est ce qu’il croyait... « J’ai été trop sure de moi, je savais très bien qu’affronter seule trois sbires de ce stupide sorcier était une erreur mais j’y suis allée malgré tout. Les médicomages n’ont rien pût faire. » La pression exercée par Cian autour de son verre se fit plus forte, au point que sa main rougit, laissant clairement à penser qu’il était à deux doigts de le briser. Mettez-vous un peu à sa place, pour comprendre le choc d’une telle révélation : des mangemorts, qui étaient à présents des collègues pour lui, avaient attaqués la femme de sa vie, l’une des rares personnes qu’il ne tolérerait pas de perdre, même si cela devait servir la cause du Lord, et lui avaient ainsi fait perdre son enfant. Fermant les yeux, il s’exhorta au calme, profitant pour ce faire du fait que le regard noisette et humide d’Eden ne le fixait plus. Tout aussi lentement, il se força à relever ses doigts un à un, pour finalement libérer son verre de son emprise. « Mais t’es folle ou quoi ? Ne t’aies-je donc rien appris ? », demanda-t-il alors qu’il continuait à libérer le verre. « Tu t’attaques seule à trois sorciers à la botte d’un mage noir toi ? T’es suicidaire ou simplement conne ? » Serez-vous surpris d’apprendre qu’en ce moment-même, Cian n’avait qu’une envie : retrouver les mangemorts en question pour les tuer ? Bien entendu, le plus lentement et douloureusement possible. Et ce, même s’il risquait bien pire en retour par le Lord... Et pour ceux qui s’interrogent en voyant Cian insulter Eden, gardez bien en tête qu’il était furieux d’entendre qu’elle avait ainsi pris des risques... Si Cian était actuellement sombre, il est préférable de ne pas imaginer comment il serait, si Eden venait à mourir...

Secouant la tête, il préféra se taire, faire disparaître ses pulsions sadiques, ainsi que ses sombres pensées pour veiller à récupérer un visage neutre. Ce qu’il parvint à faire, lorsqu’Eden reprit enfin la parole (enfin, neutre en apparence, il suffisait de se plonger dans son regard pour remarquer qu’il avait été bouleversé par le récit qu’elle venait de lui faire.) : « Tu voulais quoi ? Que je passe te voir pour te dire ça ? Laisse moi rire, ça t’aurais juste fais sourire, tu es incapable de ressentir la moindre émotion Cian. » Le sorcier eut à nouveau un sourire ironique, comme s’il n’était en rien atteint par ce qu’elle venait de dire, et ce à quoi il répondit un simple : « Excuse-moi, Madame expressive, d’avoir reçu une éducation typique de sang-pur ! ». L’irlandais ne prit même pas la peine d’évoquer plus son enfance et son éducation, pour en avoir déjà parler à maintes reprises à Eden. Depuis tout petit, on lui avait asséner qu’il était nécessaire de contrôler ses émotions, son faciès, et d’être toujours au top. Exigence, exigence, exigence, et un léger soupçon d’affection offert par sa mère. En fait, il n’avait vraiment découvert la tendresse qu’en compagnie d’Eden, ce qui expliquait sans nul doute qu’après avoir passé des années à ne se montrer que très rarement ouvertement tendre, il s’était senti mal-à-l’aise dans un tel exercice.

Il y a fort à parier qu’une fois cette histoire digérée, Cian en viendrait immanquablement à se poser des questions sur ce qui aurait pu advenir si elle lui en avait parlé. Au moment des faits, il n’avait pas encore rejoint les rangs des mangemorts. S’il avait su, aurait-il juré allégeance au Seigneur des Ténèbres ? Il savait que le Lord était responsable de bon nombre de vie brisé, mais jamais oh grand jamais il n’avait sérieusement envisagé que l’un de ces destins brisés puissent être celui d’un de ses proches. Il faut dire qu’il n’y avait que bien peu de personnes qui aient une réelle importance aux yeux de l’irlandais, aussi est-il aisé de croire qu’il les songeait, stupidement sans nul doute, à l’abri. Quoiqu’il en soit, il est certain que si Cian avait su, sa vie serait certainement différente. Aurait-il tâché de tuer ces sombres crétins ? De s’en prendre directement à leur maître ? Ou aurait-il préféré rallier l’Ordre du Phénix afin d’anéantir le groupe qui était responsable de ce drame ? En parler pendant des heures ne répondra nullement à cette question, avec Cian, toutes les solutions étaient envisageables... Attrapant la bouteille de vin, Cian s’en servit un verre plein, qu’il vida d’une traite, comme pour faire fuir les interrogations qui commençaient à assaillir son esprit. « Je ne sais même pas pourquoi je t’ai tout raconté, puis pourquoi je reste ici. »

Reposant son verre, à présent vide, vivement sur la table, Cian tapa du poing contre la table, énervé contre Eden, contre les mangemorts, et contre la vie, en général. Froidement, il déclara alors, tout en attrapant la main d’Eden, afin de lui ôter toute envie de partir, ne désirant que trop pouvoir parler à son tour. Sans oublier qu'il ne comptait pas la laisser partir, après avoir appris qu'il avait faillit la perdre, et qu'il n'avait même pas été au courant de cela ! « Oulà, tu vas pas t’enfuir comme ça ! » Quelques regards se posèrent sur notre binôme, des murmures s’élevaient même de part et d’autre, faisant ainsi une mauvaise pub à l'agence, mais Cian continua, comme s'ils étaient seuls au monde, sans pour autant hausser le ton, sa voix était suffisamment claire et cinglante pour montrer sa colère, Cian veillant particulièrement à ce que ses mots soient aussi piquants que s'ils étaient hurlés. Et il s'appliqua même à ancrer son regard sur celui de la sorcière, afin d'y imprimer toute la fureur qu'il éprouvait. « Et je méritais de le savoir ! Merde, c’était aussi mon enfant ! », protesta-t-il tout en lâchant la main de la ravissante brune, comme si c’était de l’acide, alors qu’une partie de lui mourait tout bonnement d’envie de l’attirer à lui pour la serrer dans ses bras et lui murmurer à quel point il était désolé qu’elle ait eu à vivre tout cela seule, qu'il aurait l'aider à traverser ce moment douloureux. Au lieu de cela, Cian cracha par la suite : « Tu me prends pour mon père ou quoi, à croire que je n’aurai pas voulu t’aider à l’élever ? Je croyais pourtant que tu me connaissais bien mieux que cela... » L’irlandais, en plus d’être en colère, était visiblement vexé de voir qu’elle ait pu croire cela. Il n’avait que trop souffert de l’indifférence de son père pour souhaiter suivre ses traces. Surtout s’il s’agissait de l’enfant d’Eden... Même, s'il est vrai, qu'à l'époque de leur couple, Cian avait toujours refusé de parler d'avoir des enfants, ne craignant que trop de se révéler aussi pitoyable que son père... Mais de là à ce qu'Eden puisse croire qu'il n'aurait pas voulu s'occuper de leur enfant, il y avait un monde, tout de même ! Il n'avait cessé de lui parler de sa souffrance de ne jamais avoir eu de père ! « Evidemment que je ne ressens rien, c’est bien connu. Je n’ai rien ressentis pour toi, et je ne ressens rien de savoir qu’on aurait pu avoir un enfant ! Je suis un véritable monstre, c’est bien connu ! », termina-t-il en haussant le ton, et en repoussant vivement son verre vide, tellement fort qu'il alla se briser au sol, à quelques mètres de là, ivre de rage à l'idée qu'elle puisse le penser indifférent à ce point. Cela fit taire les murmures qui s’étaient propagés. Et agaça Cian. « Occupez-vous de vous, merde ! », déclara-t-il à l’assemblé, en les foudroyant du regard. Qu’on puisse le percevoir comme un monstre l’indifférait. Il en avait l’habitude, cela s’expliquait bien souvent par son côté solitaire, qui fuyait la compagnie, et qui n’hésitait pas à se battre... Et encore, les gens n’avaient vu qu’une infime partie de son côté sombre. Mais que ça vienne d’Eden, c’était nettement plus douloureux, car elle le connaissait aussi bien que Noah, c'est pour dire ! La jalousie dont il n'avait cessé de faire preuve ne signifiait donc rien aux yeux de la jolie brune ? Le fait qu'il ait toujours attendue d'elle bien plus que de quiconque non plus ? C’est ainsi que le regard de l’irlandais était, en ce moment même, pour quiconque pouvait lire en lui, un mélange de colère, d’interrogation, et de douleur. Mais pour les autres, c’était juste le regard d’un homme furieux, et cela suffit à faire détourner les regards, pour faire naître des murmures intrigués, mais bien plus discrets. Une serveuse, qui était dans les parages, se chargea de nettoyer les débris de verre, et d’en faire apparaître un nouveau, mais Cian ne la regardait pas. Après avoir finit de parler, il s’était pris la tête entre ses mains, les coudes pliés sur la table, les yeux fermés, et la mâchoire crispée. Il avait pas mal de choses à digérer, ce soir, le repas à venir lui semblait des plus indigeste...

L’organisatrice, de son côté, les avait à l’œil à présent, se disant visiblement que ce couple allait lui réserver bien des surprises, et pas forcément bonnes, d'ailleurs... Apparemment, il ne suffisait d'un rien pour qu'elle aille les rejoindre, elle en mourrait visiblement d'envie, mais était, pour l'instant, occupée à rassurer ses autres clients... Il y a fort à parier que cette soirée marquera l'esprit de Cian. Décidera-t-il de s'attaquer à ses alliés pour venger son enfant ? Ou n'en fera-t-il rien? L'irlandais était dans une impasse, car il était bien trop engagé avec eux pour faire demi-tour à présent, même par désir de vengeance... Mais, pour l'heure, la question ne se posait pas, son esprit n'était pas apaisé pour y songer !

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MessageSujet: Re: Tu veux du bonheur ? Je vais t'en balancer à coup de pelles dans la gueule. ㄨ cian. Sam 16 Mar - 12:22



Et un point de plus pour Eden. Il n’avait pas encore parlé, mais simplement à l’expression de son visage elle devina qu’il avait marché, couru même. Le sourire de la brunette s’agrandit et elle se permit même de rire un peu, parce que la situation était géniale, voir ainsi Cian se décomposer et lui faire une petite crise de jalousie, c’était jouissif. A peine avait-elle parlé de Noah, de son envie de le revoir et plus si affinités car son message était clair, que l’ancien auror se crispait, les traits autour de ses lèvres, les petites rides au coin de son regard, ses phalanges.. Il était grillé une fois en colère, surtout pour Eden qui le connaissait si bien, trop bien. « Tu peux toujours aller lui rendre visite si tu vas à Paris un jour. Par contre .. » Il n’avait pas fini, il allait l’attaquer encore, la provoquer, elle le savait. « Si tu comptes le séduire, petit conseil d’ami : fais un petit régime, il craque pour les tailles mannequins... » La réaction de la belle fût rapide et surprenante, elle éclata de rire. Rire franc, doux et dés plus agréable à écouter, communicatif aussi car il arracha des sourires aux jeunes hommes des tables les plus proches, une telle expression de joie et de réussite régnait sur les traits de la sorcière qu’on ne pouvait s’empêcher d’apprécier le spectacle, elle était fière, et elle pouvait l’être. Prévisible, trop facile, elle l’avait piégé, tout comme lui s’amusait à la voir devenir verte de jalousie en posant son regard sur la blondasse de derrière, elle le provoquait à travers son meilleur ami, ce qui était pire en fait. Mais c’était le but. « J’avais presque oublié à quel point tu sais parler aux femmes. Le ton restait rieur mais le regard de la brune était bien différent. Froid, mauvais, rancunier.. Et sincère, car elle était très sérieuse, il n’avait aucun tact, du moins pas avec elle.

« Y’a pas que les années ! » Le pauvre bougre n’aimait pas qu’on lui rappel son âge avancé, quel dommage, car Eden ne s'était jamais gênée pour le faire, et ça n'allait certainement pas commencer ce soir. « Y’a ce surnom des plus... Bizarres... Il est encore heureux que j’ai suffisamment confiance en ma virilité pour ne pas me poser des questions ! » Encore une fois il déclencha le rire de la belle, oui en plus de se moquer ouvertement et donc de l’agacer, c’était réellement drôle. Car elle savait qu’il n’aimait pas ce surnom, que ce n’était pas son truc de porter le nom d’une célèbre princesse de conte, pourtant ça avait un côté féérique, non ? « Et toujours aussi prétentieux en plus.. » Son souffle se perdit à la table, mais il avait entendu elle le savait. Eden but ensuite une longue gorgée de champagne, terminant au passage sa coupe qu’elle dû remplir une nouvelle fois. Les bulles commençaient à lui monter à la tête, son regard pétillait dangereusement et ses lèvres restaient figés au travers d’un petit sourire, mi charmeur, mi rêveur. Mais aussi un peu cynique, cet air lui allait mais pouvait être inquiétant, car il était rare de lire la colère sur ses traits. Et ça ne risque pas d’aller en s’arrangeant.

Une fois le serveur disparu et donc la commande passé, elle se permit une réflexion un peu dure, un commentaire désobligeant faisant référence au passé, au mensonge qu’elle fut obligée de dire pour lui, pour son travail, sa réputation, sa vie. Et ça ne lui faisait rien, il l’a regarda même d’un air accusateur, surprit, comme si c’était elle qui ne comprenait rien, qui était en tort. Elle fronça d’ailleurs les sourcils, cet homme l’agaçait. Il se prenait pour qui là ? A croire que tout lui était dû, à penser qu’il était normal qu’elle se soit mouillée, sacrifiée pour lui, le reste lui importait peu. Mais elle ne devait pas se prendre la tête pour ça, le sujet devenait plus grave, plus difficile, la perte de son enfant. Enfin le leur, mais elle l’avait toujours considéré avant tout comme le sien ce qui était plutôt normal finalement, puisqu’il n’avait pas été au courant, et les hommes étaient de toute façon hypocrite sur ce sujet. Genre c’est SON enfant, tu parles, lui le ne le porte pas, ne prend pas vingt kilos, ne garde pas de vilaines traces prunes sur la peau et n’accouche pas non plus, donc à moins d’être croisé avec un hippocampe, aux yeux d’Eden, il ferait mieux de la fermer. Bon en fait non, en principe elle n’était pas aussi radicale, mais là c’était Cian, donc c’était différent.

Donc le sujet du bébé, fâcheux, problématique, douloureux.. Bref elle n’avait pas envie d’en parler, mais elle n’avait pas le choix, enfin si, mais sa conscience l’avait poussé à tout dire, à reconnaitre sa faute, cette culpabilité qui l’a rongeait et qui n’avait pas semblé émouvoir le grand brun qui manqua de casser son verre. Quoi que en l’observant un peu mieux, elle aurait vu son corps se tendre et ses jambes trembler, l’hésitation qu’il avait eu, le mouvement esquissé pour se lever et venir vers elle, elle l’aurait vu aussi. Puis son regard, cette expression de douceur, ou d’au moins quelque chose s’en rapprochant, il avala aussi son verre d’une traite, signe de son anxiété. Puis il ferma les yeux, tentant d’accepter ce qu’elle venait de lui révéler, elle en profita pour passa une main sur sa joue, une seule goutte d’eau salée avait dérapé, dérogé à la règle, mais il ne l’avait pas vu. « Mais t’es folle ou quoi ? Ne t’aies-je donc rien appris ? » Si elle n’était pas aussi ébranlée elle aurait souri, ou même rit peut être, car encore une fois il était incapable d’être doux, la colère c’était plus facile, plus confortable, être compatissant n’était pas dans ses cordes, il ne changerait jamais. « Tu t’attaques seule à trois sorciers à la botte d’un mage noir toi ? T’es suicidaire ou simplement conne ? » Eden avait le visage tourné mais quand elle entendit cette insulte, son sang ne fit qu’un tour, tout comme son regard qui se posa sur le visage de Cian, il avait un air sombre et inquiétant qui aurait fait fuir tout homme censé, et pourtant, pendant un instant.. Ce fût Eden la plus "flippante" des deux. Son visage avait changé, juste un instant, comme si elle avait été habitée d’une colère brute, sans nom, puis elle reprit le contrôle. Pour encore lui balancer une réflexion, plutôt douce par rapport à ce qu’il venait de dire, mais il fallait qu’elle respire avant de pouvoir lui répondre et le remballer, là, elle se montrerait trop dure et contrairement à lui, elle avait une conscience. « Excuse-moi, Madame expressive, d’avoir reçu une éducation typique de sang-pur ! » Trop facile, mais quel lâche vraiment, se cacher derrière sa stupide éducation c’était ridicule, mais là encore il ne fallait pas qu’elle cède à la colère, pas tout de suite. Son bras s’était tendu un instant, elle faillit se lever pour lui décocher le plus beau coup de poing du monde, mais elle se retint, pour l’instant. Dans un sens elle savait que c’était difficile, ses parents adoptifs, sangs purs, avaient tentés de lui inculquer cela, leur supériorité à deux livres et leur dégout des nés moldus, mais non, ça n’avait pas pris sur elle. Et elle avait eu de la chance puisqu’ils l’avaient acceptés, lui demandant néanmoins l’excellence, la réussite scolaire, une tenue irréprochable et une hypocrisie sans faille lorsqu’il le fallait. Elle s’en était très bien sortit partout, sauf pour le dernier cas. C’était une gryffondor, une téméraire, courageuse, intrépide.. Trop sûrement, le goût du danger, cette douce sensation de peur et de doute lorsqu’on sait qu’on va faire une bêtise, mais qu’on le fait quand même.

Malgré sa célèbre témérité, la jeune femme voulait fuir maintenant, plus pour éviter de lui sauter à la gorge que pour se cacher. Et justement elle fit savoir en avouant une nouvelle fois son mécontentement, et son désir de partir, ce qui ne sembla pas vraiment plaire au beau brun qui carrément, tapa du poing sur la table. Pour ensuite lui agripper la main. Si le contact lui arracha un doux frisson, la manière dont il le fit ne plaisait guère et elle se raidit, prête à bondir, laissant son instinct d’auror prendre le dessus. D’autant plus que depuis la perte de l’enfant, Eden passait beaucoup de temps à s’entraîner, que ce soit au duel, aux sortilèges ou autre, comme le combat au corps à corps, elle s’était améliorée, dangereusement. Mais bien sur elle n’allait pas agresser le damoiseau, quoi que. « Oulà, tu vas pas t’enfuir comme ça ! » Si finalement elle allait se montrer violente, ou du moins finir par l’être à ce rythme là. Car si elle souhaitait partir, pas besoin de son autorisation, elle était libre et indépendante même du temps où ils étaient ensemble alors aujourd’hui, il n’avait plus rien à lui dire. Même s’il parlait fort, d’une voix cinglante et piquante, elle n’en ferait qu’à sa tête, comme toujours. Eden ne remarqua pas les regards des autres couples, beaucoup les fixaient à présent puisque Cian avait encore élevé la voix. « Et je méritais de le savoir ! Merde, c’était aussi mon enfant ! » Cette fois il parlait doucement, mais avec une froideur et une empreinte qui aurait été moins difficile à entendre s’il avait crié, au fond, chuchoter ainsi c’était pire. Son regard était dure et à mesure qu’il s’assombrissait, celui d’Eden se remplissait de larmes qui le coulèrent pas. Il avait aussi coupé court au contact physique en retirant avec précipitation sa main, comme si celle d’Eden pouvait brûler, cela lui valut un regard glacial venant de l’intéressée. « Tu me prends pour mon père ou quoi, à croire que je n’aurai pas voulu t’aider à l’élever ? Je croyais pourtant que tu me connaissais bien mieux que cela... » Mais quelle ironie, maintenant il jouait la victime, voulait-il qu’elle le plaigne peut être ? La bonne blague, il était lâche, il n’avait même pas le courage de la soutenir, de lui dire juste un mot gentil, de la prendre dans ses bras, de lui offrir un sourire.. Il parlait de son père comme d’un monstre, et il était devenu comme lui. Lui dire cette vérité brûlait les lèvres de la jeune femme, mais elle ne se sentait pas assez cruelle pour faire ça, enfin s’il continuait par contre, elle allait craquer. « Evidemment que je ne ressens rien, c’est bien connu. Je n’ai rien ressentis pour toi, et je ne ressens rien de savoir qu’on aurait pu avoir un enfant ! Je suis un véritable monstre, c’est bien connu ! » Elle allait craquer, vraiment, elle allait exploser. C’est d’abord un verre qui explosa, celui que Cian poussa du rebord de la table dans un geste brusque, pour ensuite tourner son regard vers les nombreuses silhouettes du restaurant et leur fait comprendre qu’ils avaient tout intérêt à cesser de s’intéresser autant à eux. « Occupez-vous de vous, merde ! » Une fois son petit caprice terminé, il ferma à nouveau les yeux pour cacher son visage de ses mains, l’air abasourdi, vraiment ça devenait compliqué pour elle de ne pas lui coller un baffe mémorable, car il le méritait. «Et après tu te plains de passer pour un monstre. » Murmure glacial, ce n’était plus la même Eden qui parlait.
Bon d’accord, il venait de la revoir et d’apprendre qu’elle avait fait une fausse couche, donc qu’il aurait pût être papa, il apprenait aussi qu’elle avait clairement risqué sa vie, puis elle l’avait rendu jaloux, provoqué.. Bref, il avait le droit d’être un peu colère. Mais elle par contre devait supporter ses insultes sans rien dire, injuste n’est-ce pas ? Déjà qu’elle avait tout affronté toute seule depuis le début, et que là il ne l’a soutenait pas, se contentant de la rabaisser et de la blesser encore plus, comme si elle ne souffrait pas, il fallait qu’il l’enfonce.

Quelques minutes s’écoulèrent dans le silence alors que l’organisatrice les dévisageaient, et Eden sentit la colère lui monter au joues, ces dernières étaient plus roses qu’à l’ordinaire, ses yeux toujours brillants de larmes, elle ne souriait plus, ou presque. Car une drôle d’expression commença à apparaître sur ses traits, une sorte de sourire sadique, froid, dérangeant. Et sa voix n’était pas mieux, un murmure glacial, digne de Cian justement. « Dis moi, pour qui tu te prends ? Tu ignores ce que j’ai traversé, tu oses me critiquer, m’insulter alors que tu n’étais pas là, c’est moi qui ai perdu cet enfant et tu joues la victime alors que ne peux même pas imaginer ce que ça fait. Sentir ses entrailles se déchirer, porter la mort.. Tu sais ce que ça fait ? » Elle s’était légèrement baissée pour que lui seul l’entende, elle le fixait, ne cillait pas, pourtant son regard trahissant une douleur immense. « Bien sur que non. » Mais ses lèvres elles, s’étiraient en un rictus qui ne lui allait pas au teint, sourire lui allait tellement mieux..

Eden prit alors sa coupe de champagne et la but d’une traite, pour la reposer dans un mouvement sec et la remplir à nouveau en essayant de ne pas la casser, ni la coupe, ni la bouteille. « Et tu as raison je dois simplement être conne, conne d’être tombée amoureuse d’un homme incapable d’assumer ses émotions. » Sur la fin de la phrase, le ton était monté, et ça n’allait pas s’arrêter. « Je ne dis pas que tu ne ressens rien Cian, seulement que tu n’assumes rien, tu es un lâche et là encore tu préfères me faire des reproches plutôt qu’autre choses.. Tu veux la vérité ? » La brune se tut un instant, elle avait encore haussé la voix et l’organisatrice approchait, pas de problème, elle n’en avait plus pour très longtemps de toute façon. Eden se leva, prit sa pochette et sa veste pour ensuite avaler le contenu de sa coupe qui lui donna le courage qu’il fallait pour affronter encore une fois le regard de l’homme qu’elle continuait d’aimer. « Je t’aime toujours, je n’ai jamais cessé de penser à toi et il m’est arrivée des centaines de fois de vouloir remonter le temps, changer les choses. Mais ce soir je suis finalement confortée dans mon choix, tu te fiches de ce que je ressens, tu te dissimules derrière des principes idiots et tu n’as même pas le courage d’ôter ce stupide masque que tu portes en permanences. Continue de jouer au chat et à la souris avec les autres, moi je n’ai plus de temps pour ça. » Pas d’adieu, pas d’effusions de larmes même si ces dernières lui brûlaient les yeux et rendaient sa vision un peu plus floue, déjà que le champagne ne l’aidait pas. Eden se tourna ensuite vers la porte, la pintade rose venait vers elle, ouvrit la bouche, mais finalement fût bousculée par une sorcière qui ne l’entendit même pas pester, le visage inondée de larmes elle quitta le restaurant pour courir dans les rues de Londres, sans savoir où elle allait. Elle ne pourrait se sauver loin de toute façon car ses talons lui faisaient mal aux pieds, puis elle avait trop bût. Eden ne pensa pas tout de suite à disparaître, à utiliser la magie pour se retrouver rapidement chez elle, incapable de réfléchir, elle voulait juste s’éloigner, cacher ses larmes, cacher sa douleur..
Alors cours Cian, cours avec qu’elle ne transplane.

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MessageSujet: Re: Tu veux du bonheur ? Je vais t'en balancer à coup de pelles dans la gueule. ㄨ cian. Dim 17 Mar - 23:08

« J’avais presque oublié à quel point tu sais parler aux femmes. » En dépit du regard que lui lançait Eden, Cian ne révéla même pas. Il savait parfaitement cela, et l’assumait, ou plutôt, ne cherchait pas vraiment à y remédier. Il s’était toujours montrer maladroit et stupide les rares fois où il avait essayé d’atténuer ce côté de sa personnalité, aussi avait-il rapidement abandonné. Même avec Eden, bien qu’il désirait se montrer plus délicat, mais, c’était plus fort que lui, le blocage était trop impressionnant pour disparaître d’un seul coup. Au lieu de cela, l’irlandais réagit à l’utilisation que la brunette ne s’était pas privée de faire, de l’utilisation de son surnom idiot : Sissi.... Cian déclara que sa virilité pouvait se remettre de ce surnom efféminé, ce qui sembla amuser Eden. Et provoqua un petit mouvement de tête de Cian, à la négative, comme s’il était blasé, ou plutôt, peu surpris par la réaction de la jeune sorcière. A croire qu’ils se connaissaient un peu trop, pour parvenir à anticiper les réactions de l’autre, même si, du côté de Cian, il réagissait volontairement comme elle l’attendait. A croire qu’inconsciemment, il voulait lui faire comprendre qu’il n’avait pas tellement changé, qu’il était toujours celui qu’elle avait connu. A moins que ça ne soit lui qu’il veuille convaincre de cela, ayant souvent l’impression de ne plus être le même, d’avoir bien trop évolué, et pas forcément comme il l’aurait envisagé, il y a bien des années en arrière de cela, même si, tout bien réfléchit, sa vie avait suivit un cours logique, au vu de son caractère sombre... Bien loin des considérations de Cian, la jeune femme répliqua, en un souffle parfaitement audible pour Cian : « Et toujours aussi prétentieux en plus.. » Inutile d’expliquer que Cian eut un léger sourire à cette remarque. En quel honneur aurait-il pu perdre sa prétention ? Il savait tout de même ce qu’il valait, aussi bien en tant que sorcier, qu’en tant qu’homme séduisant. De ce fait, prétendre être modeste était inutile et simple mensonge, à son sens. C’est sans doute cette prétention qui lui fit croire que continuer à dire ce qu’il avait envie était une bonne idée, qu’Eden ne pourrait craquer et faire une scène ici. Le rendait aveugle face à la colère qui commençait à couver chez elle, et qui était pourtant visible dans son regard. A moins qu’il ne s’en fiche complètement, estimant qu’après tout, depuis le temps qu’ils ne s’étaient pas vus, prendre des pincettes serait hypocrite. Ils avaient des choses à se dire, à régler, et pas de temps à perdre. Car il ne faisait aucun doute, pour l’enseignant, que leurs routes ne se recroiseraient pas après cette soirée. Aussi lui dit-il tout ce qu’il pensait : qu’elle avait été des plus stupides à se dresser face à trois mangemorts, qu’elle aurait dû lui dire pour sa grossesse, qu’elle devait arrêter d’attendre qu’il change de comportement... Bref, il dit tout ce qu’il avait à dire, de manière brusque, car c’était la seule manière qu’avait Cian d’exprimer son mécontentement, même s’il savait également le faire avec plus de calme, ce qui le faisait paraître, sans conteste, plus inquiétant... La scène attira des regards sur le binôme, mais Cian les convia, en douceur (selon la définition de Cian, bien entendu !), de s’occuper de leurs affaires au lieu de les fixer de la sorte. Ayant besoin de s’isoler, l’irlandais se coupa des autres en se prenant la tête dans les mains, manière pour lui aussi de tâcher de se calmer, d’éviter d’en rajouter une couche, sachant parfaitement que se défouler sur Eden était inutile. Elle n’avait en rien choisit ce qui lui était arrivé (même si, Cian n’en démordrait pas, elle avait joué l’idiote en décidant de se battre contre trois mangemorts à la fois !) «Et après tu te plains de passer pour un monstre. » L’irlandais ne bougea pas d’un pouce, non pas parce qu’il était figé par la froideur qui résidait dans les paroles de l’auror, mais parce qu’il s’en moquait. Qu’on le prenne pour un monstre, après tout. Il ne se voyait pas ainsi, il se considérait juste comme quelqu’un d’entier, qui ne cherchait pas à cacher sa noirceur sous des faux-semblants. Il n’avait essayé de le faire que trop longtemps, et ça n’avait pas donné de bons résultat !. Il méprisait juste le fait qu’Eden ne voit que ça de lui, alors qu’il avait tâché d’atténuer cet aspect de lui à ses côtés. Elle était sans nul doute ce qui l’avait retenue au cours des moments partagés à succomber à sa noirceur, à parvenir encore à faire ressortir ce qu’il y avait de meilleur en lui. Sans elle, maintenant, il n’y avait plus rien de l’homme qu’il était. Il parvenait certes à être plutôt sympa en cours avec ses élèves, mais ses sourires n’avaient pas la saveur de ceux qu’il faisait alors, et qui étaient tous destinés à la jeune sorcière. Au fil du temps et des épreuves, Cian s’était de plus en plus renfermé sur lui-même, et on pouvait se demander, à juste titre, s’il était toujours possible qu’il en aille autrement...

Et enfin, du silence à leur table. Quelques minutes, presque une heure entière pourtant aux yeux de Cian. Mais ça ne le dérangeait pas, il avait besoin de réfléchir, de se remette de ce qui avait été dit, de remettre de l’ordre dans ses idées. Il serait bien resté encore plus longtemps dans le silence, mais Eden brisa ce silence, ce calme avant la tempête. Tempête, le mot est bien choisit, au vu de ce qui s’en suivit : « Dis moi, pour qui tu te prends ? Tu ignores ce que j’ai traversé, tu oses me critiquer, m’insulter alors que tu n’étais pas là, c’est moi qui ai perdu cet enfant et tu joues la victime alors que ne peux même pas imaginer ce que ça fait. Sentir ses entrailles se déchirer, porter la mort.. Tu sais ce que ça fait ? » Au fur et à mesure des mots de la brunette, Cian avait quitté l’abri de ses mains, pour s’ouvrir à nouveau aux autres, et s’intéresser à ce qui se passait à l’extérieur Les bras croisés sur la table, il observa Eden vider son sac à son tour. Bien entendu, qu’il n’en savait rien, lui ne pouvait donner la vie comme elle. Tout ce qu’il savait faire, c’était semer la mort, et amener l’obscurité dans la vie des gens. C’était ça, sa vie, son métier réel.Ca n’est pas tant les paroles qui parvenaient à blesser Cian, mais plutôt le visage qu’elle lui présentait. Il ne l’avait que rarement vu dans un tel état, aussi furieuse. Il faut aussi dire qu’il l’avait cherché. Cian a certes ses défauts, mais fuir ses responsabilités (du moins, quant il s’estimait être coupable en un sens), n’en faisait pas parti, aussi ne détourna-t-il pas le regard, car il l’avait bien cherché, il l’avait poussé à bout. Même s’il ne regrettait rien, estimant toujours qu’il aurait vraiment mérité d’être au courant de ce qu’elle avait traversée. Alors que la brunette vidait sa coupe de champagne, Cian s’installa plus correctement, jusqu’à présent, ayant caché sa tête dans ses mains, il n’était pas des plus droit, aussi remédia-t-il à la situation en planquant son dos contre sa chaise, plantant au passage ses pieds sur le sol. Détail inutile à préciser ? Penserez-vous toujours cela si je venais à vous dire que cela ne masquait qu’une chose : son désir de se lever pour aller la prendre dans ses bras ? Mais il ne pouvait le faire, fierté oblige, et aussi un brin de culpabilité. Car il ne se doutait que trop bien du mépris qu’elle pouvait avoir à présent pour les mangemorts. Hors, l’irlandais en était un depuis quelques années à présent... Sans oublier qu’il ne savait que trop bien qu’il était préférable pour lui de se détourner d’Eden, s’il ne voulait pas faillir à la mission qu’il avait accepté de prendre, en s’engageant à rejoindre les rangs du Seigneur des Ténèbres, bien trop conscient que s’il avait un talon d’Achille, il se trouvait en ce moment même en face de lui... [color=teal]« Et tu as raison je dois simplement être conne, conne d’être tombée amoureuse d’un homme incapable d’assumer ses émotions. Je ne dis pas que tu ne ressens rien Cian, seulement que tu n’assumes rien, tu es un lâche et là encore tu préfères me faire des reproches plutôt qu’autre choses.. Tu veux la vérité ? »[/teal] Alors que Cian était en train de se faire engueuler par Eden, l’irlandais ne trouvait rien d’autre de mieux à faire que de se servir un verre de vin, dans son nouveau verre. Il le vida lentement, tout en écoutant Eden, donnant ainsi l’impression qu’il n’en avait que faire, mais ça n’était qu’une impression. Etudiez les traits de son visage, et vous verrez à quel point ils étaient tendus. Focalisez-vous sur ses mains, et vous verrez ses jointures blanchirent en serrant le verre. Intéressez-vous un peu plus à son langage corporel, et vous ne pourrez rater le fait que son corps était tendu, comme un arc. Tout en lui, si on y prêtait attention, montrait à quel point les propos de la jolie brune le touchait. Mais rien ne le montrait réellement. Fierté d’irlandais, idiotie de sang-pur. Il n’assumait rien ? Comment aurait-elle voulu qu’il réagisse autrement en apprenant cette histoire de grossesse ? Qu’il lui saute dans les bras ? Qu’il la demande en mariage pour tâcher d’oublier à quel point la vie était une pute ? Désolé ma jolie, mais tu n’étais pas un conte de fées, et ton prince charmant avait plus des allures de gros enfoiré que de beau gosse sur son cheval blanc... Gros enfoiré qui, bien qu’il semble blasé, peut encore être surpris, comme le prouva la suite des événements, ou plutôt, ce que provoqua en lui la suite du discours de la belle, qui reprit la parole, après avoir rassemblé ses affaires, et s’être levée. Et ce, sans même que Cian n’esquisse le moindre geste pour la retenir... « Je t’aime toujours, je n’ai jamais cessé de penser à toi et il m’est arrivée des centaines de fois de vouloir remonter le temps, changer les choses. Mais ce soir je suis finalement confortée dans mon choix, tu te fiches de ce que je ressens, tu te dissimules derrière des principes idiots et tu n’as même pas le courage d’ôter ce stupide masque que tu portes en permanences. Continue de jouer au chat et à la souris avec les autres, moi je n’ai plus de temps pour ça. » Fort heureusement, Cian n’était pas en train de boire lorsque la jeune femme admit en être encore amoureuse, sans quoi l’irlandais aurait fait nettement moins le malin en s’étouffant ! Alors qu’il portait son verre à sa bouche, il s’était figé dans son geste, les yeux écarquillés. Avait-il bien entendu ? Non, ça ne pouvait être le cas, il prenait ses rêves pour de la réalité. Elle l’avait vu tuer son père, elle le savait responsable, et loin de s’en vouloir. N’était-ce pas une raison suffisante pour qu’elle en soit venue à le mépriser ?

Lorsque l’auror quitta la salle, l’irlandais la fixait sans vraiment la voir, comme s’il était dans un autre monde. Ce qui était le cas, en quelque sorte. Ce fut en entendant les rumeurs s’élever de part et d’autres du restaurant qu’il commença à sortir de sa léthargie. Ce fut aussi en voyant les regards qui se posèrent sur lui, et surtout celui du bonbon rose et plumé, qui le fixait d’un air mécontent, le jugeant visiblement coupable de la scène qui venait d’avoir lieu. Mais l’électrochoc le plus puissant fut la colère de Cian, qui grondait en lui, s’étirant lentement pour le forcer à se lever, à ne pas la laisser s’en tirer à si bon compte. Le sorcier se leva donc, mais, n’ayant pas fait attention à ce qui se passait autour de lui, il bouscula à son tour l’organisatrice, qui s’était rendue vers lui dans la ferme intention de le sermonner : « Jamais vu ça depuis 15 ans que j’organise de telles soirées ! Feriez mieux d’aller la récupérer et de la calmer ! Intolérable ! ». Du moins ce fut, en gros, ce que Cian parvint à entendre, d’une oreille distraite, alors qu’il se rendait vers la sortie, l’accro au parfum le collant, ce qui rendait difficile de savoir si elle voulait le voir partir pour ne plus jamais revenir, ou si elle désirait qu’il revienne avec la brunette... Et quand je dis collait, ça n’est pas imagé, elle l’agrippait littéralement... Ce qui agaça Cian, qui la repoussa vivement, l’envoyer heurter une serveuse qui apportait les entrées pour une table. En heurtant la pauvre serveuse, l’organisatrice la fit trébucher. Et c’est ainsi que la pauvre blonde de tout à l’heure, vous vous souvenez, celle que Cian scrutait, au point d’avoir titillé la jalousie d’Eden ? Et bien cette blondinette s’était levée pour aller aux toilettes, ce qui la mit tout droit sur le chemin de la serveuse, et en l’occurrence, de son plateau... Après le jus de citrouille, bonjour à la salade au chèvre chaud... Inconscient de l’incident qu’il avait engendré, Cian sortit du restaurant. Il balaya les environs du regard, tâchant de repérer la brunette, mais celle-ci devait déjà être éloignée... Ce ne fut toutefois pas une raison suffisante pour que Cian baisse les bras, loin de là ! Avisant une bande d’amis qui se baladaient non loin de là, Cian se rendit vers eux, et les interrogea pour savoir s’ils avaient vu une jeune femme courir. Par chance, la réponse fut positive, et ils lui indiquèrent même le chemin qu’elle avait pris. S’engouffrant à son tour dans la rue qu’avait empruntée Eden, Cian courait, alors que la déclaration d’Eden résonnait dans son esprit. « Je t’aime toujours » - Clac, clac, clac. « Je n’ai jamais cessé de penser à toi » - Clac, clac, clac. Besoin farouche que cette dispute ne soit pas la dernière, qu’Eden ne garde pas, comme dernier souvenir de lui, cette misérable soirée, même si ça valait sans nul doute mieux que lui, tuant son père... L’irlandais se retrouva, quelques secondes plus tard, à nouveau en mauvaise posture. Et cette fois-ci, personne pour lui indiquer la route. Fort heureusement, l’odeur du parfum de la brunette flottait encore dans l’air, et était facilement reconnaissable pour l’irlandais, qui, de toute manière, aurait été incapable de l’oublier, Eden le portait déjà à l’époque. Par la suite, ce qui lui servit de repère fut le bruit des talons heurtant vivement le bitume. Etrange comme un simple bruit, dans une ville relativement silencieuse du fait de la soirée qui commence, peut vous faire esquisser un sourire. Ce fut seulement en sentant ses lèvres s’étirer en un sourire que Cian comprit qu’il aurait regretté de l’avoir laisser partir sans rien lui dire. Même s’il ignorait encore ce qu’il désirait vraiment lui dire...

Son cœur ne fit qu’un bond contre sa poitrine lorsqu’au détour d’une rue, il vit enfin la silhouette recherchée. Un dernier sprint, et le sorcier fut enfin derrière la belle, qu’il retint par la main, tirant quelque peu sur cette dernière pour que l’auror fasse volte-face. Le regard du sorcier était encore sombre, même si une lueur d’inquiétude y brille, car oui, rappelons-le, il avait eu peur que cette dispute soit leur dernière conversation. Et allez savoir pourquoi, lui tenant toujours la main, il l’amena vers lui, pour la prendre dans ses braq. A croire que cette soirée le mettait sans dessus dessous... A moins qu’il n’ait enfin compris que c’était un tel geste que la sorcière attendait, après qu’elle lui eut parlé de la perte de son enfant. « Tu voulais que je te dise quoi ? », demanda-t-il doucement, tandis que son cœur cognait vivement contre sa poitrine, du fait de la serrer contre lui. Ca lui avait tellement manqué qu’il avait l’impression que ce simple contact lui brûlait la peau, aussi agréablement que douloureusement, d’ailleurs. « Que je suis désolé que tu ai été contrainte de traverser ça toute seule ? Mais dois-je te rappeler que tu aurais pu m’en parler, parce que quoi que tu penses de moi, j’aurai été là pour toi... » Fermant les yeux, il marqua un temps de silence, avant de pousser un long soupir. Qu’était-il donc en train de faire ? Ca ne rimait à rien, strictement à rien. C’est ainsi que, tandis que son soupir prenait fin, il dénoua ses bras autour de la taille de la brunette, pour s’en éloigner. Ses bras retombaient le long de son corps, mollement, alors qu’il regardait quelques instants sur le côté, faisant mine de s’intéresser à la devanture du magasin, se passant une main sur le visage, cherchant à y chasser toute trace du trouble qui s’était emparé de lui suite à l’étreinte. « Je ne suis pas comme ça », dit-il alors, en se focalisant enfin sur la brunette, la fixant sévèrement, même si le geste qu’il venait d’avoir dénotait un peu avec l’air agacé qu’il affichait. Parler sans avoir, dans la voix, la moindre trace montrant qu’on est atteint de voir la personne que l’on aime pleurer, n’est pas chose aisée, même si on est habitué à contrôler ses émotions. Et pourtant, Cian s’en sortit avec brio, seule de la froideur était audible dans sa voix, curieux changement par rapport à la douceur qui avait transpercer dans ses mots un peu plus tôt. « Tu devrais le savoir... Mais... » L’irlandais se tut, ne sachant que rajouter. Qu’il n’était qu’un crétin ? Elle le savait. Qu’il devait apprendre à assumer ses sentiments ? Elle le savait aussi. Qu’il l’aimait toujours ? Ca, il était préférable qu’elle l’ignore... Qu’il aimerait que les choses soient différentes entre eux ? Ca, si elle prenait le temps de lire dans son regard, elle devrait pouvoir le comprendre. Qu’il était triste à la perspective qu’ils auraient pu avoir une famille ensemble ? Ca, c’était mieux, pour l’un comme pour l’autre, qu’il le taise ! Qu’il serait prêt à tout donner pour revenir en arrière et avoir la chance de goûter à ce bonheur interdit ? Il ne pouvait le lui dire, ça ne serait que trop cruel, pour l’un, comme pour l’autre, du fait qu’à présent, ils ne pouvaient plus, ne devaient plus même, y songer, ou y rêver... « J’ai pas changé... Pas comme tu le voudrais... Alors, franchement, tournes la page, et oublies-moi ! Tu verras, on y arrive très bien ! », fit-il avec un sourire amer, pensant bien entendu, en disant cela, à sa mère, qui avait oublier avoir un fils avec une facilité déconcertante, mais aussi à son père, qui ne l’avait jamais reconnu, ni même éprouvé le désir d’apprendre à le connaître un jour. « Entre nous, c’est fini. Tu me l’as fait comprendre il y a des années. Et ce que tu aimes de moi, c’est le souvenir de notre histoire, de celui que j’étais. Mais comme je te l’ai dis, j’ai changé... », asséna-t-il avec vigueur, haussant un peu plus la voix, sans pour autant crier, désireux de lui faire comprendre qu’elle devait vraiment l’oublier. Manière maladroite du mangemort de lui souhaiter de trouver le bonheur, même s’il devait se faire sans lui. Si Cian n’était pas tout à fait en état de réfléchir, il savait cependant qu’ils étaient à présent bien trop différents. Que si, à l’époque, le soleil d’Eden faisait reculer l’obscurité de Cian, à présent, les ténèbres avaient pris bien trop d’ampleur à lui pour ne pas éclabousser son entourage. Et il était hors de question que Cian entraîne Eden dans sa chute, ou ne fasse dissoudre la luminosité qui existait en elle.

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MessageSujet: Re: Tu veux du bonheur ? Je vais t'en balancer à coup de pelles dans la gueule. ㄨ cian. Mer 20 Mar - 15:17




Comme par magie, elle cessa de pleurer. Comme si on l’a rassurait, si des bras chauds l’a réconfortait après qu’une main douce l’ait agrippée. Ce serait si drôle, et si agréable, s’il lui offrait sa chaleur, une étreinte, un espoir. Quelle bonne blague, vous pensiez vraiment que, à cet instant, Cian allait apparaître comme ça ? Comme si c’était un sorcier capable de la retrouver sans magie ? Juste en écoutant son cœur, son instinct, en faisant confiance à son flaire ? Vous pensez peut être que l’auror allait se laisser aller à un câlin avec le beau brun ? Et bien oui. Il l’avait rattrapé pour lui agripper la main, la retenir, la faire pivoter et lui voler son corps, son âme, son cœur. Quoi que ce dernier il l’avait déjà kidnappé depuis un moment, depuis plusieurs années elle lui appartenait et ça la brûlait de l’intérieur, mais elle n’arrivait pas à l’oublier. C’est pour cela qu’elle se laissa faire, malgré l’intense douleur qui l’a déchira quand elle se retrouva contre son torse, elle ne broncha pas.c« Tu voulais que je te dise quoi ? » Elle ne répondit pas, elle ne pouvait parler de toute façon. La gorge sèche, ses petits doigts s’accrochèrent à la chemise du sorcier, comme si elle avait peur de le perdre et c’était d’ailleurs le cas, elle voulait que ce moment dure, encore et toujours.. C’était doux, rassurant, tout autant que désagréable et brûlant. Elle sentait son cœur s’emballer, se perdre pour mieux s’arrêter, sa peau la brûler, des frissons la dévorer. « Que je suis désolé que tu aies été contrainte de traverser ça toute seule ? Mais dois-je te rappeler que tu aurais pu m’en parler, parce que quoi que tu penses de moi, j’aurai été là pour toi... » Oui, oui, oui et mille fois oui, c’était ça qu’elle voulait, une étreinte, une caresse et ces mots, ce soutien, cette douceur dont il ne semblait pouvoir être habité qu’auprès d’elle. Ce dernier détail l’arrangeait, car l’imaginer nouer ses bras autour de la taille d’une autre la terrifiait et faisait monter chez elle une colère dés plus violente. Mais elle n’avait rien à dire de toute façon, il était libre, elle aussi. La preuve, déjà, il l’a quittait en coupant court ce contact physique, délicieusement frustrant. Eden laissa ses bras retomber le long de sa fine silhouette, des étoiles plein les yeux – ou plutôt des bulles de champagne plein la tête – elle redressa son visage vers le regard de Cian, se mordant la lèvre inférieur, le souffle court. Ce n’était pas sa petite course qui l’avait tant ébranlé, mais bien l’étreinte du beau brun, ce simple contact qui lui rappelait trop de bons souvenirs et de douloureuses pensées, parce que plus jamais, elle ne goutterait à cela.

« Je ne suis pas comme ça » Il avait détourné le regard pendant un moment, pour finalement se perdre une nouvelle fois sur Eden, l’air plus froid, plus agacé, elle en fronça les sourcils. Cet homme l’horripilait, il pouvait se montrer tendre, aimant, pour être un comparable à un mur l’instant d’après, ça l’insupportait. Cette stupide éducation de sang pur lui donnait de l’urticaire et si elle ne s’était pas retenue, à cet instant, elle aurait asséné une splendide claque au sorcier. Mais qu’il ne crie pas victoire trop vite, elle allait bien finir par craquer.

Malgré la vive colère qui se frayait un chemin dans son cœur, elle resta de marbre, déjà, plus aucune larme ne coulait sur ses joues roses et ses yeux d’habitude dorés dérivaient vers le vert foncé, ils ne s’éclaircissaient pas quand elle pleurait contrairement à toute personne normale, à l’inverse, il devenait plus sombres. « Tu devrais le savoir... Mais... » Dans son regard, elle pouvait lire qu’il était hésitant, perdu, tout aussi remué par ce qui venait de se passer, par ce simple contact et ce rendez-vous qui allait mal se terminer. Cian souhaitait donc que les choses soient différentes ? Elle en était intimement persuadée, mais trop fière et trop en colère pour y penser, pour s’attarder sur ce détail qui ne changerait rien, elle ne devinait que trop bien la suite des évènements, il allait lui asséner le coup de grâce, autant s’y préparer. Eden se raidit et prit une grande inspiration au moment où il ouvrait encore la bouche pour répandre son venin. « J’ai pas changé... Pas comme tu le voudrais... Alors, franchement, tournes la page, et oublies-moi ! Tu verras, on y arrive très bien ! » Mais quel magnifique hypocrite, il pensait à ses parents c’était évident et cela énervait d’autant plus l’ancienne gryffondor qui n’était pas d’accord. Elle-même pouvait être en colère contre ses parents, les vrais, ceux qui l’avaient mis au monde et abandonné dés sa naissance, pour ensuite la repousser sans le moindre remord quand à seize ans elle réussit à les retrouver. C’était des monstres, et pourtant elle ressentait de la compassion pour eux. Tout comme Cian qui était lui aussi un monstre, et pour qui elle aurait aimé ne rien ressentir du tout. « Entre nous, c’est fini. Tu me l’as fait comprendre il y a des années. Et ce que tu aimes de moi, c’est le souvenir de notre histoire, de celui que j’étais. Mais comme je te l’ai dis, j’ai changé.. » Là c’était trop.

Les poings de la belle pendant le long de son corps, étaient à présent si serrés que les jointures en devinrent blanches comme la neige et son visage lui, laissa une petite couleur de tomate s’emparer de ses joues. Le regard dur, les sourcils froncés, elle ouvrit la bouche pour à son tour dire le fond de sa pensée, cette fois pas de retenue, elle parla fort, se perdant même à crier à la fin. « Tu es un être abjecte Cian, un hypocrite, un salaud et un idiot ! » Tout en parlant elle s’était rapprochée de lui pour le pousser, en principe elle était moins forte mais la colère et l’adrénaline lui conférait une force nouvelle, elle réussit donc à l’éloigner, un peu. Pour se rapprocher encore, elle ne ressentit rien malgré le rapprochement, il aurait pût l’embrasser elle serait restée de marbre alors que son visage approchait dangereusement du sien. « Je vois bien que tu as changé, je ne suis pas aveugle mais je nourrissais encore l’espoir que tu retrouves la raison ! » Le ton montait encore alors que le corps de la sorcière se tendait comme un arc, l’alcool amplifiait sa colère, tout comme ses sentiments, un instant, juste un, on pût voir qu’elle souffrait affreusement, il était lisible sur ses traits qu’elle l’aimait et que rien n’allait, qu’elle ne souhaitait qu’une chose, se perdre encore dans ses bras, sur ses lèvres, contre sa peau. Puis le démon reprit ses droits et possession de l’exemple même de la joie de vivre. « Et le pire c’est que tu me prends pour une idiote, je vois bien dans quel état tu es, tu doutes et tu ne supportes pas ça ! C’est indigne de ta petite personne soit disant supérieur d’avoir peur, parce que tu es un stupide consanguin tu dois jouer au plus malin, te sentir plus fort que les autres en cachant tes émotions, et bien c’est débile ! » D’accord, là, elle explosait.

L’auror recula d’un pas, sa poitrine se soulevait vite, au rythme de son cœur qui battait la chamade et qui résonnait dans tout son corps, tout son être, elle se consumait de colère, se laissant envahir par le plaisir de lui dire ce qu’elle ressentait. Libre, elle lui balançait le fond de sa pensée sans le moindre remord, sans une once de douceur. C’était sûrement ce qu’il souhaitait, la voir folle de rage contre lui, en tout cas c’était réussi, peut-être un peu trop.. « Tu dois jubiler intérieurement, être fier de toi de garder aussi facilement le contrôle.. Tu me dégoutes Cian. » Les derniers mots avaient été crachés avec tant de force qu’elle n’eut pas besoin de les crier, juste de les murmurer, son souffle froid c’était perdu dans le vent et après un dernier regard emplit de rage, elle disparut.

Eden transplana directement dans son appartement où elle fondit en larme, des larmes de rage et de douleur, elle alla dans sa chambre et tomba sur son lit où elle vida son sac contre son coussin, insultant, rageant, pleurant, criant.. Jusque tard dans la nuit, l’aube se leva quand enfin Morphée réussit à l’enlever, elle était épuisée et s’endormit avec sa robe sur le dos, du maquillage sous les yeux et les premiers rayons du soleil
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MessageSujet: Re: Tu veux du bonheur ? Je vais t'en balancer à coup de pelles dans la gueule. ㄨ cian. Dim 24 Mar - 15:51

Il était impératif que Cian cesse d’être en présence d’Eden, et ce, au plus vite, au vu de l’influence néfaste que celle-ci avait sur son attitude... Franchement, qui aurait pu imaginer voir Cian serrer dans ses bras une sorcière ? Personne... Du moins, très peu de personnes, car l’irlandais ne montrait que rarement son côté plus tendre aux autres, l’étouffant souvent volontairement... Fort heureusement, le moment d’égarement ne dura pas longtemps, ou trop, ça dépend du point de vue que l’on adoptait face à la situation. Même Cian ne savait vraiment où se situait sa propre opinion, étant mitigé. Tout ce qu’il savait, c’est qu’une partie de lui se sentait comme vide de ne plus tenir la jolie brune dans ses bras, à moins qu’il ne soit enfin sentit complet, réellement complet, et plus apaisé, qu’il ne l’avait été depuis des années, en la sentant s’agripper ainsi à lui. Fort heureusement, le mangemort avait réussit à reprendre ses esprits, pour s’adresser à elle, et lui faire comprendre que nul retour en arrière n’était possible. Pour donner plus de poids à ses mots, il ne la quittait pas du regard, n’ayant jamais eu l’habitude de fuir. La jeune femme ne semblait pas appréciée ses paroles, mais Cian ne se démonta pas, au contraire, il avait atteint son but : il l’avait mise en colère, lui avait donné envie de ne plus rien avoir à faire avec lui, et c’était une bonne chose, pour lui comme pour elle. Repartir dans le tourbillon de leur relation toxique n’était pas une bonne chose, ça serait destructeur pour l’un comme pour l’autre. Il n’attendait à présent qu’une chose : qu’elle lui dise, qu’elle lui fasse enfin savoir qu’elle le méprisait, et qu’elle n’avait plus qu’un souhait, partir le plus loin possible de lui pour ne plus jamais le revoir. C’est d’ailleurs dans ce seul et unique but qu’il l’observait à présent. Que le spectacle commence...

« Tu es un être abjecte Cian, un hypocrite, un salaud et un idiot ! », déclara-t-elle en le poussant, aidée en cela par la colère qui l’animait. L’enseignant ne chercha même pas à se soustraire de la fureur qu’il avait fait naître en elle. Ce contact l’avait brûlé, comme si elle lui avait asséné une gifle cinglante. « Je vois bien que tu as changé, je ne suis pas aveugle mais je nourrissais encore l’espoir que tu retrouves la raison ! » Un léger rire s’échappa des lèvres entrouvertes de Cian, rire amer, moqueur, et froid, montrant bien à quel point il trouvait stupide cet espoir qui avait élu domicile chez l’auror. N’était-elle pas plus perspicace que cela ? Ou était-elle simplement trop enfermée dans son monde parfait, celui-là même qui lui permettait de toujours voir le point positif en chaque chose, chaque événement ou drame ? Sentant sans doute que cette stupide rencontre, qui n’aurait jamais dû avoir lieu, serait leur dernière entrevue, Cian l’observait, alors qu’elle flamboyait de colère. Colère qui se dissipa, un court instant, mais qui n’échappa pas à son observation, instant au cours duquel il perçut le désarroi qu’elle ressentait, face à cette situation qui paraissait s’amuser de les voir ainsi s’éloigner l’un de l’autre, et dont rien ne paraissait en mesure de les rapprocher enfin... La rage avait balayé ce court moment de faiblesse, la sorcière était à nouveau proche de lui, les yeux brillants de colère. « Et le pire c’est que tu me prends pour une idiote, je vois bien dans quel état tu es, tu doutes et tu ne supportes pas ça ! C’est indigne de ta petite personne soit disant supérieur d’avoir peur, parce que tu es un stupide consanguin tu dois jouer au plus malin, te sentir plus fort que les autres en cachant tes émotions, et bien c’est débile ! » La rage qui résidait chez Eden était audible, et pourtant, aller savoir pourquoi, Cian n’avait pas peur. Il avait certes réussit à pousser à bout Eden, l’une des rares personnes que l’irlandais connaisse qui était capable de garder le sourire en toutes circonstances. Mais la voir ainsi, dans un tel état ne l’effrayait rien, bien qu’il ait tout à fait conscience qu’elle pouvait, si elle le voulait, se montrer redoutable. Non, en fait, allez savoir pourquoi, mais cet abrutit ne l’en trouvait que plus attirante, et ce, au fur et à mesure qu’elle s’énervait. Car le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Eden n’y était pas aller de main morte, mais Cian ne l’avait pas volé, même s’il savait qu’il était stupide à agir ainsi. Il pouvait berner n’importe qui dans son entourage, mais avec Eden, c’était une autre paire de manche, elle le connaissait bien, trop, même, sans nul doute. Cependant, au lieu d’avouer clairement qu’elle avait bien déchiffré son attitude, il la toisa du regard, ouvertement, avec un brin de mépris, comme s’il n’avait pas apprécié la pique sur son statut de sang-pur. En bref, le regard que tout sang-pur qui se respecte aurait pu lancer après une telle atteinte à son statut... Même si, dans les faits, il était d’accord avec elle, sur la partie consanguinité, du moins. Le reste, il préférait nettement se faire lentement torturer que l’admettre !

Le ton était monté crescendo, laissant à entendre que la fin n’allait pas tarder à arriver. Cian se tenait prêt, se crispant imperceptiblement au fil des mots de la jolie brune. Mots qui l’atteignaient nettement plus qu’il ne le laissait à paraître, cela va s’en dire... « Tu dois jubiler intérieurement, être fier de toi de garder aussi facilement le contrôle.. Tu me dégoutes Cian. ». Mots certes murmurés, mais qui n’avaient en rien perdu de leur force, de par la froideur avec laquelle ils avaient été prononcés. Ce fut sur ses dernières paroles qu’Eden partit, en transplanant. Une fois seul, l’irlandais poussa enfin un soupir, réalisant seulement maintenant qu’il avait retenu son souffle tout au long du discours de l’auror. Se passant une main dans sa crinière, le sorcier tâchant de remettre un peu d’ordre dans son esprit, les yeux fixés sur le dernier endroit où s'était trouvé Eden, comme s'il attendait encore qu'elle revienne, même s'il ne savait pas ce qu'il lui dirait d'autre alors ! Cela lui prendrait sans nul doute beaucoup de temps, aussi décida-t-il d’utiliser une solution radicale : se rendre dans un bar, et draguer une séduisante sorcière, qui, pour quelques heures, lui ferait penser à autre chose. Après, la vie de Cian reprendra son cours normal, l’enseignant aura suffisamment l’esprit occupé par son boulot pour ne pas avoir à penser à Eden. Fort de cette décision, il prit la direction d’un café qu’il avait régulièrement fréquenté, lorsqu’il était auror. Passé une soirée dans les bras d’une femme pour en oublier une autre, pour avoir l'illusion de se sentir aussi vivant que lorsqu'il était en sa présence, vous ne trouvez pas que ça avait un goût de déjà-vu ?

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Tu veux du bonheur ? Je vais t'en balancer à coup de pelles dans la gueule. ㄨ cian.

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