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La France va mal - Cassado ♥

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7ème année ϟ Beauxbâtons


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MessageSujet: La France va mal - Cassado ♥ Sam 25 Mai - 23:45


Adonis avait terriblement froid. Quelle que soit la position dans laquelle il se plaçait, sous ses draps en gros coton, un courant d’air venait le déranger, même s’il se recroquevillait en position fœtale, ou s’il enroulait sa couette autour de lui. Il était trois heures du matin passées, et il fallait vraiment qu’il dorme, maintenant. Alors, il sortit de son mi sommeil un moment, juste le temps d’attraper sa baguette magique pour la ficher sous ses couvertures. Un instant plus tard, il lançait un sort pour qu’elle chauffe le lit entier, et enfin, il se sentit bien. Merlin, pourquoi n’y avait-il pas pensé avant ? Il était sorcier, après tout, si la magie ne permettait même pas d’avoir chaud la nuit, quel intérêt ? Peut-être que ça ne lui avait jamais effleuré l’esprit parce que ça ne lui était jamais arrivé, de mourir ainsi de froid dans son lit, et encore moins à la mi-mars. Même avoir de la fièvre lui paraissait moins pire : en effet, on se soignait. Il n’était pas malade, pas du tout même, il n’avait pas de médicament à prendre, il avait juste froid, terriblement froid. Son lit était vide. Son corps, aussi. Tandis que son cœur, lui, était lourd comme de la pierre. Insupportable et insensé.

***

« Putain mec si tu ne sors pas de la douche d’ici 5 minutes, j’explose la porte, peu importe que tu sois en train de te branler ou non »

Les camarades de dortoir du français ne devaient pas être très heureux de l’avoir pour colocataire, en ce matin-là. Lui qui d’habitude était plutôt cool et détendu, et puis surtout le premier à passer des heures dans la salle de bain, s’était réveillé dans une humeur massacrante. En même temps, vu le peu d’heures qu’il avait dormi, ce n’était pas très étonnant. Les camarades, au nombre de quatre, avaient dû se rendre compte d’autre chose, aussi : Adonis dormait avec les baldaquins ouverts. Aucune bulle de son ne l’isolait du reste du dortoir. Et puis surtout, aucune fille, nue et la tête encore endormie ne surgirait d’en dessous des draps pour l’accompagner sous la douche. Oui, ils étaient certainement les premiers à se rendre compte que quelque chose n’allait pas, chez le français. Quoi ? Impossible de le dire, et ils n’allaient pas lui demander, ou pas ce matin, en tous cas.

La porte de la salle de bain s’ouvrit, et un Poufsouffle excédé en sorti. Adonis lui lança un regard noir avant de s’enfermer à l’intérieur à sa suite. Il s’était déjà douché la veille au soir, mais décida d’utiliser un peu d’eau à nouveau, froide cette fois, pour le réveiller, et surtout pour le paralyser un moment, et l’empêcher de penser. Puis, il se brossa les dents, enfila un caleçon noir, et retourna dans la chambre pour enfiler son uniforme, et descendre petit-déjeuner. Normalement, il retrouvait à 8 heure dans la grande salle ses amis, que ce soit Lily, Cassandre, Sasha ou n’importe qui. Ce matin-là, son sac de cours accroché à l’épaule, il attrapa un quignon de pain, juste histoire de ne pas se retrouver le ventre vide aux premières heures de cours de la journée, et il se dirigea directement vers la classe de sortilège, première heure de la matinée qu’il partagerait avec les Serpentard. Oh, joie.
Au déjeuner, le même scénario se répéta : Adonis attrapa un quignon de pain, et sorti de la Grande Salle. Trop de monde, trop de bruit, pas faim. Mais cette fois, il ne se dirigea pas en cours, non, il était encore trop tôt. Il se rendit dans le parc, et s’assit sur un banc, seul, qu’il débusqua quelque part autour du château. Il s’installa dessus, donc, et sorti de son sac sa boîte à tabac et ses feuilles à rouler. Il fabriqua minutieusement six cigarettes avant d’en attraper une entre son index et son majeur, pour la fumer, ou la déguster, au choix. Il était extrêmement couvert, de sorte que quand le soleil vint planter ses rayons sur lui, il se surprit à avoir chaud. Il ferma les yeux quelques instants, et s’imagina en France, dans le Sud, à Beauxbâtons, quand en Mars les champs étaient en fleurs et les oiseaux chantaient. Ici, la neige venait à peine de commencer à fondre. Puis, tout en continuant et terminant sa cigarette, Adonis sorti un livre : Gatsby le magnifique, ou plutôt The Great Gatsby, puis que l’exemplaire qu’il tenait entre ses mains était en anglais. Apparemment, c’était un classique. Apparemment, il fallait le lire. D’ici la fin de la semaine, ça serait fait, très certainement, de toutes façons le français n’avait que ça faire, la nuit, surtout, ou du moins il n’avait pas encore trouvé mieux à faire.

Ah, mais oui, j’ai oublié de vous le dire, mais Adonis n’évitait pas ses amis uniquement pour les repas, et surtout il n’évitait pas uniquement ses amis. Depuis le retour des sixièmes et septièmes années de Londres, le garçon a effet rompu le contact avec, eh bien, tout le monde. Et en particulier qui ? Les filles. Eh oui. Quel fut le déclic ? Adonis ne le savait pas, ou ne voulait pas se l’avouer, en tous cas il y en avait bien eu un, pour tout arrêter ainsi, du jour au lendemain, c’était obligatoire. Mais avec cette pseudo rupture entre Adonis et toutes les femmes de sa vie, certaines étaient parties dans le lot, comme s’il n’assumait plus, avec elles non plus, qui il était. Elles, qui étaient-elles ? Kaylee et Sasha, ses parfaites sex-friend. Lily, sa bonne amie, et puis Cassandre, sa meilleure amie. Prenons l’exemple de cet après-midi-là : six cigarettes après et le bouquin déjà bien entamé, Adonis remonta en cours, pour se diriger vers sa classe de métamorphose, deux heures, que cette fois il partageait avec les Serdaigle. Et qui y’avait-il, chez les bleus et bronze ? Cassandre Beaumarchais, bien sûr. Quand il arriva à la salle, Cassandre était déjà installée, à sa place habituelle, au deuxième rang. Normalement, Adonis s’asseillait près d’elle. Non, ce n’était pas normalement, c’était toujours. Mais pas ce jour-là : non, il préféra s’installer au quatrième rang, à l’opposé de là où elle était-elle. Pourquoi ? Il ne le savait pas vraiment.

La suite de la journée se déroula comme elle avait commencée : très solitaire pour le français. Vers 18 heures, après avoir passé deux petites heures à la bibliothèque, penché sur ses gros grimoires comme la majorité des septième année, qui commençaient déjà à bosser leurs aspics, il retourna dans son vestiaire. Fatigué de porter son uniforme, à peine rentré qu’il enfila un t-shirt gris, simple au possible, qu’il superposa d’un gilet en cachemire noir ; aussi, il changea son pantalon pour mettre un jogging noir, américain, chaud. Presque en pyjama alors qu’il n’était même pas allé dîner. Il ne dînerait probablement pas, toujours pas faim, donc pas de problème.
Après ce changement vestimentaire, Adonis se remit à lire, dévorant tout autant son roman. Puis, troublant son silence, il entendit des bruits dans le couleur, et la porte de son dortoir qui s’ouvrit. Toujours les yeux penchés vers les dernières lignes d’un chapitre de Gatsby, le français fit :

« Désolé pour ce matin, j’étais à cran et … - Adonis releva la tête, pour adressé un sourire d’excuse sincère à son camarade, mais il se rendit compte que ce n’était pas exactement la personne à laquelle il s’attendait, là, à l’entrée du dortoire … - Cassandre ?! Qu’est ce tu fais là ? »

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MessageSujet: Re: La France va mal - Cassado ♥ Dim 26 Mai - 10:11


Il y avait un truc qui clochait mais je ne savais pas quoi et cela me frustrait à un point pas possible. Pourquoi Adonis ne me donnait pas de nouvelles ? Nous étions amis depuis des années mais pourquoi ces derniers temps on était entrain de s'éloigner. Pour une fois ce n'était pas moi la responsable de cet éloignement. J'essayai de garder contact avec le jeune homme. Je lui avais envoyé plusieurs hiboux mais ceux ci étaient restés sans réponse.

Je commençai à être sérieusement en colère contre Adonis mais 'un autre côté j'étais aussi très inquiète car ça ne lui ressemblait de jouer au mort comme ça. J'espérai qu'il ne lui était rien arrivé de grave au moins ou même à sa famille. Aujourd'hui il fallait vraiment que je vois pour savoir ce qui était entrain de se passer. C'était ma mission de la journée.

Voilà plus de trente minutes que j'étais réveillée mais j'étais toujours dans mon lit. Je ruminai alors que j'aurais déjà du être debout pour chercher Adonis. Mes colocataires de dortoirs dans étaient entrain de se réveiller. Je soupirai. Il fallait vraiment que je me lève si je voulais être la première à prendre ma douche quand j'aimais. Quelques minutes plus tard, – après avoir pris mon courage à deux mains- j'étais sous la douche toujours entrain de penser à Adonis. Il était mon meilleur ami depuis toujours et il était difficile de me le sortir de la tête quand quelque chose clochait.

J'étais maintenant entrain de déjeuner dans la grande salle. J'étais un peu agacée car je n'avais pas aperçu Adonis de la matinée. J'avais demandé à d'autres étudiants s'ils l'avaient aperçus et on m'avait répondu qu'il était bien en cours mais qu'après on l'avait plus vu. Il était donc bien à Poudlard mais il se cachait. Se cachait-il de moi ? Si c'était le cas j'avais le droit à des explications car à ma connaissance je n'avais rien à me reprocher.

Cet après midi nous étions obligé de nous voir puisque nous avions cours en commun de métamorphose. S'il ne séchait pas son cours, on se retrouverait face à face. J'arrivai avec dix minutes d'avance à notre cours et je m'installai au second rang. J'attendais avec impatience Adonis qui s'installait toujours à côté de moi durant ce cours. J'espérai qu'il n'arrive pas juste à l'heure pile car sinon nous ne pourrions pas discuter avant la fin du cours. Enfin je me disais que cette discussion aurait lieu avant ou après le cours de toute façon. Un petit sourire de triomphe se dessina sur mon visage à cette pensée. Les choses allaient se régler, foi de Cassandre Beaumarchais.

Alors là j'étais surprise, scotchée...Perdue. Adonis venait d'entrer dans la salle mais il ne rejoignit pas sa place habituelle à coté de moi. Il préféra s'installer au fond de la salle. Je plissai les yeux tout en suivant la silhouette du jeune homme s'installer. Il allait entendre parler de ce qu'il venait de faire là. J'étais quelqu'un de très franche et d'honnête et je ne supportai pas qu'on m'ignore de cette façon. Des comptes allaient être réglés dans pas longtemps. Je savais que ça ne serait pas à la sortie de ce cours car il allait probablement quitter la salle plus vite que je ne voudrais mais j'avais déjà une autre idée.

Je suivis le cours de métamorphose dans un était second. J'étais perdue dans mes esprits et je n'avais personne pour m'en sortir vu que je n'avais pas de voisin de table aujourd'hui. Personne n'avait osé s'installer ici avant l'arrivée d'Adonis car ils savaient que c'était sa place.

La journée passa trop lentement à mon goût. Je commençai à imaginer le pire concernant mon meilleur ami n'ayant aucun élément de réponse. Je soupirai. Je grignotai rapidement pour le dîner puis je me dirigeai vers la salle commune de la maison de mon meilleur ami. Bon il n'était pas dans la salle mais peut être dans son dortoir. Je n'avais aucun mal à rentrer dans cette maison même si ce n'était pas la mienne puisque je passai énormément de temps ici et je connaissais donc l'entrée de le mot de passe.

Je grimpai les escaliers puis j'ouvris la porte en grand sans me gêner. Tant pis si je trouvais des hommes à moitié nu ou Adonis entrain de faire des choses avec une fille dans son lit à baldaquin. Il y avait des choses plus importantes à régler là et puis ça ne serait pas moi la plus gênée. Je fus quand même soulagée de me rendre compte qu'il n'y avait rien de tout ça mais qu'Adonis était bien là. Je fronçai les sourcils quand il s'excusa pour ce matin. De quoi il parlait ? Je ne l'avais pas vu ce matin mais bon oui il pouvait s'excusait de pas avoir donner de nouvelles et encore plus pour m'avoir snobé cet après midi....

« Oui c'est moi, j'avoue que je suis surprise que tu te rappelles encore de mon prénom. Ce que je fais là ? Euh... Attends je réfléchis. Des explications peut être, ça serait un bon début non ? Pourquoi tu n'as pas répondu à mes hiboux ? Pourquoi m'avoir ignoré en cours de métamorphose ? Tu m'expliques ? Non parce que là j'ai vraiment besoin de comprendre sinon je vais te mettre une gifle car tu la mérites vraiment là Leroy... Et même pas qu'une. Allez vas y, je t'écoute, parles »

J'étais plutôt en colère même si je n'aimais pas ce sentiment que je trouvais plutôt destructeur mais là j'avais besoin de comprendre pourquoi on m'ignorait de cette façon.


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MessageSujet: Re: La France va mal - Cassado ♥ Mer 29 Mai - 19:04


Ca faisait dix-sept ans que Cassandre et Adonis se connaissaient, et ils n’avaient jamais été séparés bien longtemps, et surtout pas pour une engueulade. La seule fois où ils s’étaient séparés plus de deux jours, c’était après qu’ils aient rompu. En troisième année, pendant un peu plus d’un mois, Cassandre et Adonis avaient fait du mieux qu’ils pouvaient pour le plus se voir, pour ne plus graviter dans les mêmes cercles, pour ne plus se toucher, pour ne même plus êtres amis. M’enfin, ça n’avait pas tenu très longtemps. Adonis s’était en effet très vite rendu compte que vivre sans sa Cassandre à ses côtés … disons que ce n’était pas une chose évidente. Il avait besoin d’elle. Pas comme petite amie, et ils s’en étaient tous les deux rendus compte, mais comme meilleure amie, çà oui. Elle participait à son équilibre, comme si sans elle, il était un peu bancal. Elle était là pour lui, était une oreille pour ses secrets, une épaules pour ses pleurs, et ce n’est pas quelque chose dont on peut se passer.
Là, ça faisait deux jours qu’Adonis et Cassandre ne s’étaient pas parlés, pas même vus. Ce n’était pas qu’elle, d’ailleurs, c’était tout le monde. Adonis avait même arrêté de correspondre avec Alexandre, son meilleur ami, auquel il racontait ses aventures tous les deux jours, au moins. Il allait s’inquiéter, du fond de sa France, et les lettres allaient s’empiler de sa part, mais Adonis n’avait pas envie de lui répondre, pour le moment du moins. De toutes façons, il n’avait envie de rien, de voir personne, il voulait être seul, tout seul. Sa mère allait mourir, par sa faute. Pourquoi continuer à faire comme si de rien n’était ? Pourquoi risquer d’en blesser d’autres ? Pourquoi risquer d’en tuer d’autres ?

« Oui c'est moi, j'avoue que je suis surprise que tu te rappelles encore de mon prénom. Ce que je fais là ? Euh... Attends je réfléchis. Des explications peut être, ça serait un bon début non ? Pourquoi tu n'as pas répondu à mes hiboux ? Pourquoi m'avoir ignoré en cours de métamorphose ? Tu m'expliques ? Non parce que là j'ai vraiment besoin de comprendre sinon je vais te mettre une gifle car tu la mérites vraiment là Leroy... Et même pas qu'une. Allez vas y, je t'écoute, parles »

Cassandre était énervée. Evidemment. Elle était arrivée telle une furie dans le dortoir du Poufsouffle, alors qu’elle logeait chez les aigles, et elle avait demandé des explications, élevant la voix, lui faisant des gros yeux. Lui arborait une tête désolée, mêlée de regrets. Il savait qu’elle allait venir, il s’avait qu’il n’aurait pas pu l’empêcher de venir voir ce qui clochait. Il avait tout fait pour, en même temps. Elle était sa meilleure amie, il était son meilleur ami, et il l’avait à tout prix évité, au point de changer de place en cours de métamorphose. S’il se mettait à sa place, il se savait, il aurait fait la même chose. Il se serait inquiété comme pas possible, parce que je vous l’ai dit, depuis leur rupture, ils n’avaient jamais été éloignés plus de deux jours. Même pendant les vacances, ils s’écrivaient quasi-quotidiennement, et passaient de toutes façons pas mal de temps l’un chez l’autre.

Il y avait néanmoins quelque chose que Cassandre ne saisissait pas : ce n’était pas qu’elle. Adonis n’avait vu personne, personne depuis son retour de Londres. C’était plus fort que lui, la présence des autres le gênait, il voulait s’éloigner, s’était trop à supporter. Il voulait juste lire, travailler, fumer, et réussir à dormir. Par pitié, Merlin, Morgane et Zeus, il voulait dormir.

Il n’avait pas regardé Cassandre. Il avait regardé le sol, son bouquin, ses genoux – il était assis en tailleur sur son lit – mais il ne l’avait pas regardé elle, pas dans les yeux. Il savait que quand il le ferait, il ne pourrait plus se retenir. Il allait voir la colère dans ses yeux, mêlée d’incompréhension, et de cette touche d’amour, amical, mais amour. Il la connaissait trop bien, il savait lire dans ses yeux, et l’inverse était vrai aussi. Si elle rentrait en contact avec les yeux miels du français, elle allait y lire la tristesse, le dégoût de lui-même, et la honte. Il ne voulait pas. Mais il ne put se retenir. Ses yeux valsèrent d’une seconde à l’autre sur sa meilleure amie, et s’en était fini pour lui. La mâchoire serrée, le ventre comme roulé en boule, il se leva de son lit, et alla vers elle, le regard plongé dans le sien. Il comptait s’arrêter devant elle, juste pour être à sa hauteur, mais ne put pas. Sans prévenir quiconque, pas même lui-même, il la serra contre lui. Il passa ses mains sous ses épaules, elle qui était si petite, et se pencha pour aller enfouir sa tête dans son cou. Elle était sa meilleure amie, et il avait besoin d’elle. Aucune larme ne coula : il n’avait pas la force de pleurer, et pas non plus l’envie, d’ailleurs. Au bout d’un moment, il ne savait pas combien de temps, il la lâcha, et se recula de quelques pas, jusqu’à toucher son lit, et se laisser tomber dessus, à nouveau. Cette fois, il parla, dans la langue de Molière :

« Je suis … vraiment désolé, Cass. Ce n’est pas toi, j’te jure. C’est tout le monde. C’est moi. C’est ma mère. C’est … – il voulait prononcer un prénom, celui qui commençait par un G, mais il s’interrompit, trop peu sûr de lui, ou même d’elle – Je n’avais envie de voir personne. Je n’ai envie de voir personne. Ca fait sept ans que je suis constamment entouré de millions de personnes. J’avais envie d’être seul. »

Ca faisait du bien, de parler en français. Ca le fatiguait, de parler en anglais, et il était assez fatigué comme ça. Tout était plus facile avec Cassandre, même parler. Il continua, posant son livre sur sa table de chevet, parce qu’il avait besoin de s’occuper les mains.

« Je … m’en rendais pas compte, Cassie, mais tu m’as manqué. Je suis vraiment désolé si je t’ai fait de la peine. Il se passe trop truc dans ma tête, dans ma vie, j’ai besoin de mettre les choses à plat. »

Piètres excuses. Elle était sa meilleure amie, elle était là pour l’aider dans ces situations, il était supposé le savoir. Mais même si ce pardon était médiocre, il était sincère.

« Tu restes dormir ici, ce soir ? Comme ça, je t’explique, si tu veux … »


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MessageSujet: Re: La France va mal - Cassado ♥ Jeu 30 Mai - 18:09

J'étais en colère, très en colère et cela m'arrivait peu souvent. J'étais quelqu'un de nature conciliante qui essayait toujours d'arranger les choses, d'arrondir les angles sauf que jusque là ça n'avait pas été possible qu'Adonis me fuyait. Je connaissais assez bien mon meilleur ami pour savoir que ce n'était pas son habitude de fuir les gens et encore moi. Je ne savais pas si je devais me sentir vexée, fâchée ou encore inquiète. J'avais bien l'intention de crever l’abcès même si cela devait être violent. Si des choses devaient être dites alors elles seraient dites ce soir. Je ne supportai pas ne pas savoir, les non dits.

J'avais décidé que je n'irais pas dormir tant que je n'aurais pas vu Adonis Leroy. J'étais quelqu'un de nature très têtue quand je m'y mettais. Il me fallut quand même un long moment pour le retrouver et je me sentis stupide de ne pas avoir pensé de suite au dortoir de sa maison. Bon voilà maintenant j'étais en face de mon meilleur ami et je n'hésitai pas lui dire ce que je pensai tout au fond de moi. Tout en terminant mon monologue, je fronçai les sourcils. C'était étonnant qu'il soit seul dans sa chambre. Adonis n'était pas quelqu'un de solitaire. Quand il n'était pas entrain de s'envoyer en l'air avec ses amis intimes il traînait très souvent avec ses copains ou moi... Enfin bref être là, comme ça, ce n'était pas dans ses habitudes. Encore une chose étonnante.

Tous le temps où j'avais parlé, je m'étais rendue compte que Adonis ne m'avait pas regardé une seule fois. Encore une fois c'était pas normal. D'habitude il n'aurait jamais baissé le regard et encore moins avec moi. Je retins une remarque du genre «tu pourrais me regarder quand je parle» car je me rendis compte qu'il y avait un malaise, quelque chose n'allait pas bien. Adonis n'allait pas bien. Jusque là j'avais voulu croire qu'il m'en voulait pour quelque chose de futile et que c'était pour ça qu'il me boudait mais maintenant je savais que non.

Toute ma colère s'envola pour faire place à l'inquiétude. Qu'est ce qui se passait ? Pourquoi mon meilleur ami n'allait pas bien ? Pourquoi je n'étais pas au courant ? Est ce que c'était si grave que ça ? J'avais de nombreuses questions mais pourtant je gardai le silence. Harceler de suite Adonis ne serait pas quelque chose de positif. Je devais lui laisser le temps de parler, de m'expliquer s'il le souhaitait. Là encore je ne pouvais pas le forcer même si ça me mangeait de l'intérieur. D'une voix douce, je dis seulement :

« Adonis... »

Quelques instants plus tard le jeune homme était dans mes bras. Je l'enlaçai doucement puis je lui caressait la nuque lentement. Je voulais qu'il sache que je suis là, que j'étais là pour lui. Nous étions des amis, même plus que ça. Quand il n'allait pas bien, j'étais là pour lui et l'inverse était vrai. Je gardai le silence car je voulait lui laisser le temps de prendre la parole quand il se sentirait prêt. Il s'excusa et m'explique que ce n'était pas moi mais tous le monde puis il me parla de sa mère sans en dire plus. C'était vague tout ça mais encore une fois je ne voulais pas le brusquer. Il m'expliqua qu'il avait envie d'être seul. Je continuai de le bercer puis d'une voix douce je lui répondis :

« Oui mais être seul c'est aussi ressasser ses idées noires, se morfondre. Ce n'est pas bien... et peut être que je peux t'aider. Je suis là moi, je suis toujours là pour toi quoique tu fasses même si tu me boudes plusieurs jours sans rien me dire... »

Je lui offris un petit sourire comme pour lui faire comprendre que les événements de ces derniers jours et la colère que j'avais eu vis à vis de lui s'était envolés. Il fallait avancer et là il fallait se concentrer sur les problèmes d'Adonis et essayer de les résoudre. C'est naturellement, comme Adonis, que je passai au français durant notre conversation. J'étais plus à l'aise dans ma langue maternelle.

« Ne t'en fais pas oublions, si tu as des tas de choses qui se passent dans ta vie on va retirer ta meilleure amie qui te fait une crise car tu l'as ignoré pendant plusieurs jours. Et pour le reste, je suis là, je vais t'aider, je vais faire tout ce qui est en mon possible pour t'aider à mieux voir les choses si tu es d'accord. Je suis même prête à prendre des notes si besoin, de faire des colonnes + et – si tu as des choix à faire. Je suis là pour toi Adonis, je serais toujours là »

Je déposai un baiser dans ses cheveux puis je lui répondis :

«  Bien sûr mais j'espère que tu ronfles pas hein... sinon je t’assomme. »

Une petite dose d'humour ne faisait jamais de mal quand la situation était plutôt difficile. Je lui pris la main et je l'entraînai doucement sur le lit. Je m'installai en tailleur sur le sien après avoir retiré mes chaussures puis je lui dis d'une voix toujours douce :

« Par quoi veux tu commencer ? Je veux dire pour parler. »

Je tenais toujours la main du jeune homme dans la mienne et je n'avais pas l'intention de la lâcher toute suite. Je voulais lui montrer que j'étais là.

« Tu as dîné ? »

Je n'avais pas vu mon meilleur ami de la journée dans la grande salle donc je me posai la question s'il avait quand même grignoté quelque chose. Tous le monde devait manger. Je ne voulais pas qu'il me fasse un malaise ou que son estomac grogne toute la nuit. Je pourrais toujours faire un arrêt vers la cuisine de Poudlard pour récupérer des Sandwichs et revenir ensuite ici.

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MessageSujet: Re: La France va mal - Cassado ♥ Jeu 20 Juin - 21:25


« Oui mais être seul c'est aussi ressasser ses idées noires, se morfondre. Ce n'est pas bien... et peut-être que je peux t'aider. Je suis là moi, je suis toujours là pour toi quoi que tu fasses même si tu me boudes plusieurs jours sans rien me dire... »

 Cassandre avait raison, bien sûr qu’elle avait raison. Depuis trois jours qu’ils étaient revenus de Londres, Adonis n’avait fait que ça, ressasser des idées noires. Il s’était imaginé mille scénarios, mille façons de refaire son année à Poudlard de manière à ce que sa mère ne soit pas malade, mortellement malade, par sa faute. Quasiment tous commençaient ainsi : « Je ne serais pas allé à Poudlard, je serais plutôt resté à Beauxbâtons, et … ». Parce que concrètement, que lui avait apporté cette école ? Hormis des malheurs qui s’enchaînaient les uns après les autres, hein ? Certes, il avait allongé sa liste de conquêtes, largement, d’au moins une trentaine de noms. Parmi ces noms, il y en avait une ou deux qui ressortaient, qui étaient des amies, vraiment, comme Sasha. Il avait couché avec un garçon, aussi, se persuadant du même coup qu’il n’était pas homosexuel, ça avait été une bonne chose. Il avait choppé l’humour un peu noir des British, certes, m’enfin bonjour l’utilité.  Sinon, il n’avait rien appris par exemple, il était même certain qu’il aurait mieux progressé en France, parce que les anglais avaient cette tendance à tout remettre au lendemain. Procrastination mon cul, on travaille sérieusement quand on fait partie des 15 meilleurs élève de l’Académie de Magie française. Il allait revenir en France dès que cette année serait terminée, il en était presque certain. En fait, il aurait été parfaitement sûr de vouloir de retourner à sa vie de dandy parisien si une personne ne le retenait pas à Londres. Poudlard lui avait apporté une chose, une personne plus précisément, s’il fallait vraiment dire la vérité. Mais Adonis n’aimait pas trop ça, la vérité, il préférait vivre dans le mensonge, même avec lui-même, c’était beau, ça, non ?

 « Ne t'en fais pas oublions, si tu as des tas de choses qui se passent dans ta vie on va retirer ta meilleure amie qui te fait une crise car tu l'as ignoré pendant plusieurs jours. Et pour le reste, je suis là, je vais t'aider, je vais faire tout ce qui est en mon possible pour t'aider à mieux voir les choses si tu es d'accord. Je suis même prête à prendre des notes si besoin, de faire des colonnes + et – si tu as des choix à faire. Je suis là pour toi Adonis, je serais toujours là »

 A peine débarquait-elle à nouveau dans la vie de son meilleur ami que Cassandre lui rendait de la vie, au moins un peu, elle accélérait son rythme cardiaque, qui semblait réduit à deux pulsations par heures depuis trois jours. Non, en fait, le cœur d’Adonis semblait s’être arrêté après cette soirée qu’il avait passé avec une certaine lionne, à Londres, où à ce moment-là il battait parfois à tout rompre. Mais bien sûr, quelque chose était venu gâcher ça, ce bonheur qu’il s’était accordé pendant, aller, quatre heures ? Cinq, au maximum ? Un lettre de son père, qui lui annonçait qu’il fallait qu’il rentre en France, pour dire au revoir à sa mère. Une lettre qui faisait quoi, vingt mots, sans aucune vie, qui avaient probablement été rédigés par l’Elfe, entre deux réunions avec son entreprise. Salopard.
 Mais oui, Cassandre était là, et Adonis se sentait mieux, la preuve, déjà il souriait. Elle l’embrassa dans ses cheveux, et il se sentait mieux. C’était fou comme il avait besoin d’elle. Il ne s’en rendait pas toujours compte, mais là, c’était plus clair que jamais. Il leva alors les yeux vers elle, à nouveau, lui murmura un « Merci », toujours en français, et lui proposa de rester dormir avec lui. Peut-être qu’avec Cassandre partageant son lit, et aucune autre nana insignifiante, il arriverait à dormir ? Il l’espérait, du moins.

 « Bien sûr mais j’espère que tu ne ronfles pas hein … sinon je t’assomme ! »

 Si Adonis avait été de meilleure humeur, il aurait ri à la réponse de sa meilleure amie. Là, il se contenta de sourire, d’un de ces sourire qui paraissait peu naturel, presque forcé, et il hocha la tête de droite à gauche, rapidement. S’il avait été d’une meilleure humeur, il aurait dit :  « Si je ronflais Cassie, je n’aurais pas autant de succès auprès de la gente féminine ». M’enfin, l’heure ne lui paraissait pas encore être à l’humour, pas pour lui, du moins. Mais il aimait que Cassandre soit détendue. Il ne voulait pas la voir gênée ce cette situation. Elle grimpait sur le lit d’ailleurs, lui prenant la main, s’asseyant avec lui. Les camarades de chambre d’Adonis n’allaient sûrement pas tarder à arriver, d’ailleurs. Souvent, ils rentraient tard. A la base, c’était parce qu’ils n’aimaient pas voir Adonis se pavaner avec ses nanas, mais là c’était plutôt parce qu’en ce moment, le français n’était pas le plus drôle des hommes, pour dire les choses gentiment. Une fois qu’ils reviendraient, Adonis fermerait les baldaquins, et couperait le son, de manière à ce que personne ne les entende.

 « Par quoi veux-tu commencer ? As-tu dîné ? »

 Adonis soupira. Il ne savait pas par où commencer, il avait trop de choses à dire, et rien en même temps, c’était terriblement frustrant. Alors il répondit d’abord à la question la plus facile.

 « Non, j’ai pas dîné, et j’ai pas déjeuné non plus, et je sais ce que tu vas me dire, ‘‘C’est pas bien Ado !’’, mais j’avais pas faim, et je n’ai pas envie d’aller dans la grande salle. On peut aller dans les cuisines directement, si tu veux ? »

 Adonis n’attendit pas vraiment la réponse de la jeune fille, en réalité. Il se leva, et lui tendit le coude, pour qu’elle l’attrape, et qu’ils aillent ensemble jusque la demeure des Elfes de Poudlard. Ainsi, les deux français sortirent ensemble du dortoir, traversèrent les galeries jusqu’à arriver à la salle commune. Là, Adonis croisa le regard d’un de ses camarades de dortoir. Il lui fit un petit signe de tête, assorti d’un petit sourire, il pouvait rejoindre la chambre, s’il voulait. Puis, Cassandre et lui sortirent de la Salle, marchèrent un peu dans les sous-sols, et se retrouvèrent devant un tableau qui représentait une coupe de fruit. Adonis tendit son bras libre, chatouilla la poire, qui se changea en poignée, et ouvrit la porte qui venait de se créer, là, sous leurs yeux. Magie. A l’intérieur, ça grouillait d’Elfes. Adonis s’arrêta à l’entrée, de toute façon ça ne servait à rien d’avancer plus loin, un d’eux allait venir à lui. Il repensa à toutes les nanas avec qui il était descendu ici. La première : Ivana Adzovic. Très bonne nuit, soit dit en passant.

  « Vous avez besoin de quelque chose monsieur Adonis Leroy ? Bonsoir Ma Demoiselle son amie ! »

 Adonis sourit à l’Elfe, qu’il connaissait bien, maintenant, et lui répondit :

  « Bonsoir Jersey ! Cassandre va me tuer si je ne mange pas quelque chose, alors on est venus voir ici si tu avais quelque chose à me proposer. Un truc qui ne soit pas gras, ça serait possible, s’il te plaît ? »

 Sans même donner de réponse, l’Elfe fila au fond des cuisines. Adonis se tourna alors vers sa meilleure amie, et fit :

  « Bon, on retourne dans la chambre, on s’exile derrière les rideaux, et je te dis, d’accord ? »

Son ton était morne, mais volontaire. Il voulait faire partager tout ça à Cassandre, il en avait besoin, même.

 

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MessageSujet: Re: La France va mal - Cassado ♥ Ven 21 Juin - 16:28



J'avais vraiment de la peine en voyant mon meilleur ami comme ça. Sur le coup je me sentais vraiment impuissante et frustrée. Je devais agir. J'étais son amie et c'était mon rôle d'être là dans les bonnes comme les mauvaises situations. Avant de pouvoir savoir quoi faire d'autres que des câlins et des mots doux je devais en savoir un peu plus sur ce qui déprimait à ce point là Adonis. Dans un premier temps j'essayai d'être positive pour lui redonner un peu le sourire. Je savais que ça ne suffirait pas mais il fallait bien un début à tout.

Je ne voulais pas ajouter un problème à mon meilleur ami en lui faisant une crise sur sa « fugue » loin de moi des derniers jours. S'il avait agit comme ça c'est qu'il était vraiment au plus mal. Je n'allais pas enfoncer le couteau encore plus profondément dans une plaie qui devant déjà être béante et sanglante.

Je fus soulagée et heureuse de voir que le jeune homme ne me rejetait pas. Il acceptait ma présence et il voulait bien me parler. C'était une bonne nouvelle ça. J'allais peut être pouvoir l'aider enfin je l'espérai au plus profond de mon cœur. Il était mon meilleur ami alors quand il n'était pas bien moi non plus je ne l'étais pas bien. C'était comme si j'avais une boule dans mon estomac. J'avais aussi peur de ce qu'il allait m'annoncer.

Nous nous mîmes d'accord – à la demande d'Adonis – sur le fait que nous allions passer la nuit ensemble – en tout bien tout honneur- et durant celle ci le jeune homme pourrait se confier à moi. Il aurait tous le temps de parler. Je ne le brusquerai pas. Pour détendre un peu l’atmosphère -avec le sourire je demandai au jeune homme s'il ronflait et que si c'était le cas alors je n'aurais aucune hésitation à l’assommer. Bien sûr je plaisantai.

Même si Adonis n'était pas au mieux de sa forme, je m'étais attendue à une réplique cinglante mais non. Je n'avais eu le droit qu'à un sourire et juste un sourire. Il n'était vraiment pas bien et cela m'inquiétait sérieusement. Je repris doucement mes caresses dans son dos comme pour lui être utile. Je n'étais peut être pas douée avec les mots mais peut être que mes gestes le consolaient mieux.

Quelques instants me rendant compte que je n'avais pas aperçu le jeune homme lors des derniers repas, je l'interrogeai sur son dernier dîner qui n'avait jamais eu lieu. Je ne pouvais pas laisser Adonis l'estomac vide. Même si on allait pas bien, on devait manger. Il ne fallait pas se laisser dépérir physiquement.

« Tu sais que tu mérites des claques Adonis et pas qu'une... Oui c'est pas bien Adonis... Tu sais et pourtant tu le fais... Tu sais que quand je me fâche je suis pas gentille. Bien sûr qu'on va aller dans les cuisines Leroy. Je ne te laisse pas le choix. Même si je dois te gaver comme une oie je le ferai. Allez en route. »

Je remis rapidement mes chaussures puis je pris le coude du jeune homme et je me laissai entraîner jusqu'aux cuisines de Poudlard. C'était une première pour moi. Je n'avais jamais eu l’occasion de me rendre dans cet endroit. Je fus surprise de voir Adonis gratter une poire d'un tableau puis une porte s'ouvrir. Je lâchai un petit soupir puis je répondis :

« Pauvre poire... ils doivent la repeindre souvent. Elle n'a rien demandé et voilà qu'on la gratte probablement des dizaines de fois par jour. »

Je fus émerveillée par l'activité qui se déroulait devant nous. Je laissai Adonis discuter avec les elfes de maison et plus précisément un certain Jersey. Il semblait venir assez souvent ici. Je souris la petite créature qui travaillait dans la cuisine puis je répondis :

« Bonsoir Jersey, nous sommes vraiment désolés de te déranger à cet heure là. Je m'appelle Cassandre. »

l’elfe s'éclipsa bientôt pour préparer la commande qu'Adonis venait de lui faire. Je pris doucement la main de mon meilleur ami quand celui ci me proposa de retourner ensuite dans sa chambre pour discuter en toute intimité. Je lui fis un petit sourire puis je répondis :

«  d'accord, on fait comme ça, on fait comme tu veux. Je ne veux pas te brusquer... Mais j'avoue que je m'inquiète. Ça doit être très grave. »

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MessageSujet: Re: La France va mal - Cassado ♥ Lun 24 Juin - 10:59

 


« Même si je dois te gaver comme une oie je le ferai. Allez en route. »
 
Cassandre était la seule personne sur laquelle Adonis pouvait se reposer, en ce moment, et disons que pendant trois jours, il l’avait oublié. C’était elle qui le nourrirait, à la cuiller s’il le fallait, c’était elle qui l’empêcherait de se laisser mourir. Et un jour, il lui en serait infiniment reconnaissant. Là, il ne savait pas trop ce qu’il ressentait, il subissait juste, laissait sa meilleure amie lui dicter ce qu’il fallait faire, parce qu’au fond de lui, il savait que c’était le mieux. Il ne pensait pas vraiment à lui, en ce moment, il pensait aux autres, tout le temps. Parce que c’était plus facile de se préoccuper de la peine d’autrui que de la sienne, parce qu’elle paraît toujours infiniment plus facile à régler. Celle de sa mère allait se terminer par la mort. Elle allait enfin être en paix. La mort ne réglerait rien aux problèmes du français. Il ne trouvait pas de solution. Il était coincé, comme enfermé dans une pièce, feutrée, il avait frappé les murs de cette pièce, il avait hurlé « à l’aide » pendant des mois, espérant que quelqu’un l’entende et lui ouvre la porte, mais personne ne l’avait fait, et maintenant il avait comme abandonné, il s’était assis dans cette pièce, et la laissait se rapetisser autour de lui, si bien que maintenant, il était collé entre quatre murs, et la porte avait disparu.
 
« Pauvre poire... ils doivent la repeindre souvent. Elle n'a rien demandé et voilà qu'on la gratte probablement des dizaines de fois par jour. »
 
Adonis sourit, peut-être par automatisme, ou peut-être parce qu’il avait réellement trouvé ça drôle. En tous cas, maintenant ils rentraient dans les cuisines, et d’une voix morne il avait demandé à un Elfe nommé Jersey de lui apporter quelque chose à manger. Il le faisait pour elle, uniquement pour elle, parce qu’il ne voulait pas l’inquiéter encore plus. Ça se voyait, qu’elle était inquiète, un ride se dessinait sur son front quand elle le regardait, et elle essayait de lire dans ses yeux, sans forcément y arriver. Voyez ? Il faisait encore quelque chose pour les autres, et pas pour lui. Il s’en fichait, de manger ou de ne pas manger, de toutes façons il n’avait pas faim. Mais il savait que Cassandre préférait qu’il mange, alors il mangerait.
 
«  D'accord, on fait comme ça, on fait comme tu veux. Je ne veux pas te brusquer... Mais j'avoue que je m'inquiète. Ça doit être très grave. »
 
Adonis hocha la tête de haut en bas. Ca l’était, c’était grave. Qu’il l’ai caché à Cassandre, surtout, c’était grave. Elle savait que sa mère était malade. A quel point ? Pas au point de « dans moins d’un mois, elle est morte ». Elle ne savait pas non plus que quelque part, c’était sa faute. Elle ne savait pas non plus ce qui se déroulait dans le cœur du garçon. En même temps, lui-même en était incertain. Bref.
L’Elfe revint, un paquet à la main.
 
 « Voilà pour monsieur Adonis Leroy ! Il y a des pâtes, petites, avec du beurre, mais pas trop, et du fromage râpé, et puis une salade, verte, avec des tomates, mais j’ai fait attention, je n’ai pas mis trop d’huile ? Ca va bien, monsieur Leroy ? »
 
L’Elfe n’avait certainement jamais vu le français dans cet état, d’où cette question. Normalement, quand il descendait aux cuisines, c’était avec une fille avec laquelle il allait plus tard coucher, alors il avait toujours son sourire aussi arrogant que séducteur aux lèvres, son regard brillait, ses cheveux étaient propres, sa barbe parfaitement rasée. Là, Adonis était dans un état bien différent. Ses yeux, d’ordinaire d’un marron si clair qu’ils paraissaient miels, étaient assombris, ils ne brillaient plus, son rasoir avait été oublié sur le côté de son lavabo, quoi qu’il fasse ses cheveux paraissaient terne, et puis surtout, ses joues étaient creusées par la faim, et par les cernes. Il était blafard, son teint était maladif. Il donnait peine à voir. Mais il répondit à Jersey :
 
 « Mais oui Jersey, t’en fait pas. Surtout après avoir mangé, ça à l’air très bon, merci ! »
 
Il récupéra le sac que l’Elfe lui tendait, et sans un regard de plus pour la salle, il sortit, Cassandre sur ses talons. Bientôt, ils étaient de nouveau dans la salle commune des blaireaux. Ils s’enfoncèrent dans les galeries, qui les menèrent finalement dans le dortoir qu’Adonis partageait avec 4 autres damoiseaux. Deux d’entre eux étaient déjà rentrés se coucher. Il les salua de la tête, posa le sac sur le lit, s’assit dessus, Cassandre le suivant, et il ferma les rideaux. Il attrapa sa baguette gravée de runes, et d’un sortilège informulé, il masqua le bruit qui venait de l’extérieur, tout en masquant le bruit que eux pourraient faire. S’il avait envie de tenir sa meilleure amie informée de ce qui se déroulait dans son crâne, il ne tenait pas particulièrement à ce que ses camarades de chambre le soient. Ils n’étaient pas méchants, et ne cherchaient certainement pas à le nuire, mais bon, c’était ses affaire, pas les leurs.
 
Bref, il sorti du sac deux assiettes sur lesquelles tenaient, grâce à la magie, les aliments. Sur la première, en effet, une salade. En réalité, il aurait préféré manger juste de l’herbe. A la vue du filet d’huile qui brillait sur les feuilles, alors qu’il y en avait vraiment peu, comme promis, il détourna le regard, comme pris de nausée. Alors il préféra sortir la seconde assiette. Des coquillettes. Le fromage avait aspiré tout le beurre. Mieux. Il poussa alors l’assiette de salade, pris celle de pâtes sur ses genoux, récupéra une fourchette en argent au fond du sac, et vint récupérer quelques pâtes dessus. Trois ou quatre, qu’il mit dans sa bouche. Il sourit. C’était bon, de manger. Dans ses souvenirs, en tous cas. Il fixa ensuite sa meilleure amie, qui se tenait face à lui, et fit :
 
 « Ma mère va mourir, Cass. Et c’est ma faute. »

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MessageSujet: Re: La France va mal - Cassado ♥ Lun 24 Juin - 18:39


Manger était une chose importante et je savais qu'on en avait pas toujours envie quand on allait pas bien. Ma première mission avec Adonis serait de lui faire avaler un peu de nourriture. Je savais très bien qu'il n'allait pas manger autant que normalement mais son estomac devait se remplir un peu. Quand on ne mangerait pas on perdait des forces et je voulais pas que mon meilleur ami fasse un malaise. Je fus heureuse de me rendre compte qu'il était d'accord pour manger un peu. Je le suivis jusque la cuisine du grand château dans lequel on logeait. Je n'étais pas vraiment surprise qu'il connaisse un lieu comme celui ci. Adonis savait toujours tout sur tout... Et même s'il n'était pas à Poudlard depuis des années.

En arrivant dans la cuisine je ne pu m'empêcher de compatir pour cette pauvre poire qui devait se faire gratter un peu trop souvent à son goût. Ils auraient pu tout simplement trouver un mot de passe. La poire auraient probablement préféré. A l'intérieur de celle ci, je laissai Adonis parler vu qu'il semblait connaître les elfes de maison et plus principalement un certain Jersey qui était vraiment adorable.

Il ne nous fallu pas attendre bien longtemps avant d'être servi. Les elfes de maison qui travaillaient à Poudlard étaient vraiment efficaces. Quelques instants plus tard, après avoir salué poliment le personnel de la cuisine, on reprit la direction du dortoir dans lequel dormait mon ami. J'étais vraiment inquiète pour lui. De nombreux scénarios se déroulaient dans mon esprit et ils n'étaient pas joyeux. En tant qu'amie, je ne voulais pas le brusquer mais je trépignai d'impatience de savoir pour pouvoir agir d'une façon ou d'une autre.

Je ne fus pas surprise de voir que les colocataires d'Adonis étaient déjà de retour dans leur dortoir. Il n'était pas tôt. Je les saluai poliment sans avoir peur ce qu'ils allaient penser si je passai la nuit avec le jeune homme. Je n'étais pas une de ses conquêtes et les gens le savaient à Poudlard. Je retirai mes chaussures et je repris ma position initiale en tailleur pendant qu'Adonis était entrain de jeter quelques sorts pour qu'on soit tranquille pour discuter. Je lui faisais confiance dans ce domaine. Il jetait ce genre de sort pratiquement tous les soirs quand il était avec ses conquêtes.

Je laissai mon ami commençait à manger. J'avais des tas de questions mais je voulais que ce soit lui qui me parle. Je ne voulais pas le harceler. Je souhaitai qu'il me parle parce qu'il en avait envie et il devait aller à son rythme. La nouvelle qui tomba me choqua vraiment. Adonis venait de m'annoncer que sa mère allait mourir et c'était sa faute. Comment est ce que ça pouvait être sa faute ? Je fronçai légèrement des sourcils puis je répondis :

« Bien sur que non ce n'est pas de ta faute Adonis. Je ne sais pas de quelle maladie souffre ta maman mais ce n'est pas de ta faute, en aucun cas. Pourquoi dis tu ça ? »

Je partais du principe que la maman de mon meilleur ami était malade car il me disait qu'elle allait mourir... Mais pourquoi s'accusait-il de ça ? Je ne comprenais pas... Et puis il devait bien exister un remède quelque part pour la sauver, pour la soigner. Nous étions sorciers après tout. On avait des remèdes pratiquement pour tout.

  «  Comment va-t-elle ? Il doit bien exister un remède, une potion, un sort pour soigner cette maladie Adonis. Je vais t'aider, on va trouver. Je t'assure. »

Je pris le jeune homme dans mes bras et je le berçai. Je voulais le rassurer, lui dire que tout allait bien se passer mais j'avais besoin d'un peu plus d'élément pour comprendre, analyser la situation et ensuite agir. S'il le fallait je passerai des nuits blanches à la bibliothèque pour trouver un remède à cette maladie.




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MessageSujet: Re: La France va mal - Cassado ♥ Dim 7 Juil - 15:53

 


Cassandre méritait bien mieux qu’un séducteur pleurnicheur comme meilleur ami, et pourtant elle était toujours là. Ca faisait dix-sept ans qu’elle supportait ses frasques sans rien dire, ou seulement quand c’était nécessaire, ça faisait dix-sept ans que tout le monde se demandait comment elle pouvait même accepter d’être amie avec quelqu’un qui paraissait si différent d’elle, et pourtant, ça faisait dix-sept ans qu’elle était la meilleure amie d’Adonis, et à ce qui semblait, elle ne le regrettait pas. Souvent, il lui avait dit que si elle voulait s’éloigner, il comprendrait, il la laisserait faire, mais elle ne l’avait jamais fait. Et là, ça avait été à son tour d’essayer de la fuir, mais disons que cette tentative n’avait pas été fructueuse, la jeune fille était bien trop bornée pour que ça arrive. Les voilà donc, assis derrière les baldaquins du garçon dans le dortoir des septièmes années des Poufsouffle, Adonis a un plat de pâtes entre les mains, qu’il tente de déglutir difficilement, et Cassandre assise en tailleurs en face de lui, son visage ne pouvant cacher une grande inquiétude pour son meilleur ami. Elle l’avait laissé avaler un peu de nourriture sans rien dire, n’avait pas parlé avant que lui-même prenne la parole, et lui annonce la maladie de sa mère.

Ca faisait longtemps qu’il savait que sa mère était malade, depuis octobre ou novembre, et pourtant, jusque-là il n’avait pas jugé nécessaire de le dire à sa meilleure amie. Ce n’était sorti de sa bouche que deux fois, et pas avec des personnes qu’il connaissait peu : Artémis Swann, cette française qu’il connaissait depuis sept ans et qui l’avait surpris lors d’un moment de faiblesse : quand il dormait, et cauchemardait, comme d’habitude ; Georgia Prince, ce petit bout de femme qu’il n’avait rencontré que cette année, mais qu’il avait l’impression de connaître depuis toujours. Maintenant, c’était le tour de Cassandre. Pourquoi avait-il autant tardé, pourquoi ne l’avait-il pas déjà dit aux deux personnes qui lui étaient le plus proche, Alexandre et Cassandre ? Certainement parce qu’il avait trop peur qu’elles partent. Et pourtant, Cassandre n’avait pas l’air décidée à le faire, apparemment elle comptait plutôt rester auprès d’Adonis. Tant mieux, parce qu’il aurait besoin de cette présence.

« Bien sur que non ce n'est pas de ta faute Adonis. Je ne sais pas de quelle maladie souffre ta maman mais ce n'est pas de ta faute, en aucun cas. Pourquoi dis tu ça ? »

La fourchette du français grinça sur l’assiette tandis qu’il récupérait une nouvelle bectée de pâtes. Il baissa les yeux vers la nourriture, il se força à ouvrir sa mâchoire serrée, et y glissa l’instrument. Par automatisme, ses dents mâchèrent ce qu’on leur offrait, et même si Adonis avait l’impression de manger des cailloux tant c’était difficile à avaler, il se força, pour sa Cassie, parce qu’elle n’avait pas besoin de s’inquiéter encore plus. La sensation d’avoir faim paraissait bien loin dans l’esprit du français, quand était la dernière fois qu’il avait obéit à son ventre qui gargouillait par pur plaisir ? Un peu plus de trois semaines, pourrait-on dire. Depuis qu’il avait reçu cette atroce lettre de son père qui lui disait qu’il arrêtait de chercher un remède, alors qu’il avait à peine essayé. Enfoiré.

  «  Comment va-t-elle ? Il doit bien exister un remède, une potion, un sort pour soigner cette maladie Adonis. Je vais t'aider, on va trouver. Je t'assure. »

Une nouvelle dizaine de coquillettes pleines de beurre atterrirent dans la bouche du français, qui déglutit ensuite difficilement. « Allez Ado, fait un effort, mange. ». Il savait qu’il fallait qu’il mange, les hommes anorexiques, ça n’existe pas, hein ? Surtout pas parce que leur mère va mourir, c’est débile, toutes les mères meurent un jour ou l’autre, pas besoin d’en faire tout un … plat. La petite conscience d’Adonis essayait d’atténuer la gravité des choses, bien sûr, parce que c’était bien plus facile de considérer qu’il n’y avait aucun problème chez Adonis, ni dans sa tête, ni dans sa vie. Cassandre était d’un avis différent, elle voyait les problèmes et demandait à son meilleur d’y faire face, et c’était loin d’être facile. Adonis, après une petite minute à mâcher ses pâtes, repris la parole, son regard valsant entre l’assiette, la fourchette, les baldaquins, et une fois sur trente, Cassandre.

« Tu dois le savoir, ma mère a toujours été dépressive. Mais, depuis octobre, ça a empiré, et je t’assure, c’est de ma faute … »

La voix d’Adonis était glaciale, dure, comme résignée. Il était tellement en colère contre lui-même. Sa faute avait coûté la vie à sa mère, et se le pardonner semblait impossible. Il avait des envies de vengeances, mais contre lui-même. Ceux qui touchaient à sa mère le regrettaient souvent, et là, c’était lui, le coupable, alors que faire ?  Se laisser dépérir, peut-être ?

« Si seulement je n’étais pas venu à Poudlard Cass, tu peux pas savoir toutes les emmerdes que ça m’a apporté, je n’aurais jamais dû venir … »

A chaque fois qu’Adonis y pensait, quand il voulait refaire les choses, jamais il ne choisissait de venir à Poudlard. Réellement. Chaque destination amène son lot d’emmerdes, n’est-ce pas ? Eh bien Poudlard lui en avait fini un demi-million. S’il avait eu faim, Adonis aurait pris une fourchette de pates pour se donner du courage pour la suite de son histoire. Là, il avala la nourriture en se forçant. Ce n’était pas mauvais, il n’avait juste pas faim. Bref. Il fallait qu’il commence. Par quoi ? Le début, certainement.

« Tu connais Gaël Dunkan, Cass ? »

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Dernière édition par Adonis Leroy le Mar 9 Juil - 11:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La France va mal - Cassado ♥ Mar 9 Juil - 10:50



J'avais mal au cœur pour Adonis. Il était mon meilleur ami depuis toujours et je voyais bien qu'il était entrain de souffrir. J'aurais tellement voulu faire disparaître toute cette peine en un claquement de doigt ou même un coup de baguette magique. Je n'avais pas envie de brusquer le jeune homme et donc je le laissai manger quelques bouchées de coquillettes aux fromages. De plus il devait se nourrir, retrouver des forces.

La nouvelle ne tarda ensuite pas à tomber. Adonis m'expliqua que sa mère allait mourir et que c'était sa faute. J'étais vraiment désolée pour lui mais je ne comprenais pas pourquoi il disait que c'était sa faute. De plus sa maman n'était pas encore partie, je voulais croire qu'il y avait encore de l'espoir. Il devait bien exister quelque part un remède pour sauver la maman d'Adonis. J'avais de nombreuses questions car je voulais comprendre un peu mieux la situation pour pouvoir aider mon meilleur ami.

Adonis m'expliqua dans notre conversation que sa maman avait toujours été dépressive et que c'était pire depuis le mois d'octobre et que c'était sa faute. Je ne comprenais toujours pas. Elle n'était pas mourante ? Mon dieu la situation devait vraiment être compliquée mais je voulais pas brusquer le jeune homme avait de nombreuses questions toutes en même temps. Je devais rester calme, patiente et douce. Je caressai doucement le genou de mon meilleur ami puis je pris la parole à mon tour.

«  Pourquoi dis tu que c'est de ta faute Adonis, j'avoue que je ne comprends pas. Quelles emmerdes ça t'a apporté Adonis ? C'est une belle expérience Poudlard. Tu sais si tu étais à BeauxBâtons, je vois pas en quoi les choses auraient été différentes. Après c'est vrai je n'ai peut être pas tous les éléments pour comprendre. Est ce que tu as été rendre visite à ta maman ? »

Je faisais très attention à mes paroles car je ne voulais pas brusquer mon meilleur ami. Je voulais juste lui montrer que j'étais là, le réconforter et trouver une solution pour qu'il aille mieux, que sa maman aille mieux.

«  Ta maman a vu un médecin ? »

Je ne savais toujours pas si la maman d'Adonis avait une maladie grave ou si c'était sa dépression qui inquiétait Adonis. Est ce qu'elle avait tenté de mettre fin à ses jours ? Ce n'était pas une question facile à poser même si c'était à son meilleur ami. Je réfléchissais à chacun de mes mots avant qu'ils ne sortent de ma bouche. Je ne voulais pas être maladroite. Je continuai mes caresses sur le genou du jeune homme comme pour lui montrer qu'il n'était pas seul. J'étais là moi. Bon okay je ne pouvais pas faire des miracles malheureusement mais j'étais là.

« Euh de nom seulement c'est une sixième année non ? A Poudlard ? J'ai déjà entendu son nom quelques fois. Qu'est ce qui s'est passé avec cette fille ? »

Non Adonis n'avait pas couché avec elle et après l'avait jeté comme une vieille chaussette ? Je savais qu'il était très actif sexuellement mais je ne connaissais pas tous les noms de ses conquêtes et d'ailleurs je ne voulais pas le savoir...  Il savait aussi très bien que je n'aimais pas cette partie de sa personnalité. En revanche il me semblait que dernièrement il était tombée sous le charme d'une autre jeune femme qui étudiait ici. Ce n'était plus d'actualité ?

En revanche j'avoue que là de suite je ne voyais pas le lien entre cet Gaël et la maman d'Adonis. Peut être qu'on allait bientôt me donner des éléments de réponse. J'attendis donc patiemment en déposant un baiser sur le front de mon meilleur ami.

« Prends ton temps, je suis là. Je t'écoute. »


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