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« Il y a des coups de foudre qui font des bleus au coeur. »

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MessageSujet: « Il y a des coups de foudre qui font des bleus au coeur. » Dim 25 Aoû - 20:04



La semaine avait été longue et éprouvante pour le sorcier londonien, il avait passé la plupart de son temps à se consacrer au Quidditch. Il avait dû vérifier chaque recoin du nouveau stade que le département des sports magiques, au Ministère, avait construit sous sa demande dans les alentours de Pré-au-Lard, des tribunes jusqu'à la pelouse passant par les vestiaires, ce qui n'était pas une mince affaire quand on était seul pour contrôler des centaines de mètres carré. Mais après tout, il l'avait voulu, tout ce chantier. Il avait voulu changer complètement de vie, et bien, il était servis. Il aurait très bien pu retourner dans son ancienne équipe de Quidditch, où il avait une place de poursuiveur très bien payée et où la gloire et le succès était toujours au rendez-vous étant donné les résultats et performances qu'il effectuait à chaque nouveau match, mais il n'avait pas souhaité cela. Si, quatre ou cinq ans plus tôt, on lui avait dit qu'il finirait entraineur d'une équipe de Quidditch amatrice dans un petit village à côté de Poudlard, à peine sûr de la réussite de son affaire et à courir après une demoiselle bien trop jeune pour lui dont il ne connaissait même pas le prénom, mais dont la chevelure blonde comme les blés et les yeux clairs et envoutants lui feraient tant chavirer le cœur et l'esprit, alors qu'un an plus tôt, il avait perdu la femme de sa vie, il n'aurait tout simplement pas cru qu'il pourrait un jour se retrouver dans une situation aussi désespérée. Qu'en était-il de sa renommée, de sa popularité, de son ambition ? Il avait toujours rêvé le meilleur pour lui et la place d'entraineur ne l'avait jamais intéressé, encore moins pour tenter de mettre à niveau une équipe d'amateurs. Il était un professionnel après tout, et il n'avait pas passé de longues années de sa vie, dont ses années Poudlard, à se perfectionner en la matière pour un jour atteindre ce niveau qui lui avait permis d'entrer dans une grande d'équipe. Non, il n'avait pas sacrifié des soirées, des après-midi entre amis, des rencards avec des jolies demoiselles, des heures de révision pour ses examens et des heures de pause pour rien. Il avait toujours recherché ce talent, cette technique, cette puissance, cette rapidité et cette force mentale, et maintenant qu'il était sûr de l'avoir, pourquoi décidait-il de le cacher ? Il était toujours resté dans l'idée que les entraineurs n'étaient pas assez vus, jamais assez remerciés, sans aucune renommée. Mais étrangement, aujourd'hui, il prenait plaisir à faire tout cela. Ce projet lui tenait à cœur, vraiment. Si seulement il savait pourquoi. Surement à cause de tout ce qu'il avait pu vivre jusqu'à présent. Avec la mort de son ex-femme, beaucoup de choses avaient changé. Il était non seulement tombé en dépression, mais il s'était aussi complètement isolé du monde extérieur, et ne sortait qu'à de rares occasions. Puis il l'avait croisée, à Pré-au-Lard, justement, et désormais, il vivait constamment avec l'espoir de l'apercevoir devant chez lui, de croiser cette silhouette parfaite qui hantait ses rêves comme ses cauchemars. Elle était le tabouret qui l'avait rattrapé au dernier moment avant que cette maudite corde scelle la fin de ses jours pour de bon. Il pensait à elle au lieu de boire, il pensait à son sourire radieux au lieu de fumer, il pensait à sa vie au lieu de bousiller la sienne. L'amour dites-vous ? C'était vrai que ça y ressemblait beaucoup. Tout ce qu'il faisait, il le faisait pour elle. Pour ses beaux yeux verts d'eau. Pour son visage d'ange. Pour sa démarche féline. Pour toutes les petites choses qui faisaient d'elle lui vraie déesse. Son nom ? Si seulement il en avait la connaissance. Il savait qu'il sonnerait comme une harmonieuse symphonie à ses oreilles. Tout ce qui touchait directement ou indirectement à elle était joie, beauté, bonheur. Elle était parfaite.

Icare s'autorisa enfin un petit temps de répits avant de retourner au travail. Ce n'était franchement pas amusant de travailler chez Honneydukes, même à mi-temps, il pouvait lui assurer. Il fallait renseigner les clients sur chaque friandise, les conseiller en cas de besoin, comme s'il se souvenait réellement du parfum de chaque confiserie, ridicule. Il n'avait pas que ça à faire, gouter des cochonneries pour les proposer à des clients. C'était sans parler des week-end où l'école de sorcellerie voisine, Poudlard, organisait des sorties Pré-au-Lard, comme ils les appelaient. C'était l'horreur. Il y avait tous ces gamins de quinze ans qui se bousculaient dans la boutique, tous ce cris d'élèves qui raisonnaient comme des ondes sonores dans les oreilles du Quidditchman jusqu'à lui briser les tympans, ainsi que les jeunes rebelles qui le prenaient pour un bel imbécile et qui tentaient de choper des friandises en douce pour s'éclipser à pas de loup de la boutique, pensant que la foule les immuniserait. Erreur. On ne trompe pas un homme comme Icare. Bien trop prévoyant, observateur, méfiant et sur ses gardes. Il y avait aussi les filles qui devenaient hystériques en apprenant par leur petit-copain qu'elles se trouvaient dans la même pièce qu'un ancien joueur de Quidditch professionnel, connu et reconnu pour ses nombreux exploits en tant que poursuiveur, et qui interrompaient et déconcentraient Icare dans son travail, car évidemment, c'était aussi -et comme par hasard !- lors de ces week-end là que les jeunes parents profitaient de leur week-end pour emmener leurs enfants dans la rue marchande et, inévitablement, les friandises étaient forcément ce qui attirait principalement et en forte dose ces gamins. Il fallait aussi prendre en compte tous ces amateurs de Quidditch, des garçons à la barbe à peine visible, qui tenaient absolument à serrer la main une célébrité du sport magique. Icare se devait de gérer tout ça, la plupart du temps seul, sa collègue étant trop souvent occupée à vérifier si son vernis était toujours impeccable ou si sa démarche avec des talons de douze centimètres était bien parfaite, comme si travailler chez un vendeur de bonbons se résumait à un défilé de mode. Et avec le sourire, en plus ! Comme si remplir des paquets de Chocogrenouilles tout en serrant la main à un adolescent de quatorze ans en calmant les cris de filles déchainées et en vérifiant qu'aucun voyou ne tentait de vérifier ses talents de voleur l'amusait vraiment ! C'était sans compter le fait qu'à chaque chevelure blonde qu'il croisait, son cœur ratait un battement et il avait un court moment d'arrêt qui lui faisait perdre un temps précieux.. Franchement, parfois, il se demandait comment il avait pu en arriver là. C'était vrai quoi, après tout, ce n'était pas comme si il était un ancien joueur de Quidditch ! Enfin, Icare n'était pas quelqu'un qui aimait s’apitoyer sur son sort. Il était un battant, il relevait chaque défi avec toujours plus de force et il devait se montrer digne d'un vrai Quidditchman professionnel aux yeux de ses joueurs. Rien que pour se sentir un peu admiré, respecté. Pour retrouver un peu de sa vie d'avant.

Il lui restait une heure avant de terminer sa journée de travail et de rejoindre le stade pour donner un entrainement à son équipe. Son tout premier entrainement ouvert au public. Il avait eu cette idée pour promouvoir un peu son projet d'une équipe amatrice, et il avait profité d'une sortie Pré-au-Lard pour les élèves de Poudlard pour organisé ça, pensant que pas mal de jeunes sorciers seraient intéressés par cette occasion. Il pensait que c'était une bonne idée, et il espérait franchement que ça allait marcher. Il finit donc son service habituel du Samedi et fila chez lui pour se changer et enfiler un jean, un pull chaud et un manteau d'hiver, car après-tout, c'était encore la saison froide en Ecosse et la température était assez basse pour un milieu de mois de Février. N'oubliant pas son balais, un Nimbus dont il était particulièrement fier et dont il avait dû longtemps économiser pour se l'offrir, il quitta son appartement en prenant soin de fermer la porte à clé, puis se dirigea vers le terrain de Quidditch du village. Il avait longtemps dû bataillé pour l'obtenir, ce terrain, mais enfin, il l'avait. C'était depuis la rentrée scolaire, soit en Septembre, qu'il le demandait et c'était seulement fin Janvier qu'on l'avait construit. Car sans terrain, pas d'équipe, logique. Lorsqu'il arriva, la plupart des joueurs était déjà présente et ils purent donc rapidement commencer. Dans l'ensemble, le niveau était plutôt bon, Icare était saisfait et surtout très soulagé, car il devait bien avouer que lors de la sélection, il avait eu très peur que les bons joueurs qu'il avait choisi ne s'entendent pas très bien sur le terrain et fassent donc une mauvaise équipe. Il s'était trompé sur toute la ligne, l'ambiance était chaleureuse tout en restant centré sur le travail. Autre chose qui le rendait heureux : il y avait pas mal de monde dans les tribunes pour assister à cet entrainement innovant, ouvert au public. Un très bon début qui s'annonçait, il ne pouvait pas rêver mieux. Icare s’avérait de très bon conseil et gardait son sang-froid dans n'importe quelle situation, un très gros avantage qui faisait de lui un entraineur très doué qui s'ignorait pourtant. Il ne vit pas l'heure et demie passer, et lorsqu'un membre de l'équipe lui rappela que le temps passait, Icare fut bien contraint de lâcher ses camarades et de poser son balais lui aussi. Quelques spectateurs impressionnés ne purent s'empêcher de venir le féliciter et il en fut très content. Vraiment, c'était un moment magique. Soudain, alors que le stade se vidait, une silhouette élancée attira son attention. Une chevelure blonde, une taille de guêpe et des jambes fines, il n'y avait aucun doute, c'était elle. Il resta paralysé quelques secondes. Elle était seule, il pouvait très bien aller la voir, entamer la discussion, lui poser des questions, plonger ses yeux dans les siens. Ses yeux, ses magnifiques yeux. Il eut comme un flash. Une tape dans le dos le ramena à la réalité. C'était son nouvel attrapeur, un homme d'environ son âge, peut-être d'un ou deux ans son cadet, qui le saluait amicalement. Il lui adressa un sourire crispé, encore perdu. Il tourna la tête et posa ses yeux sur l'endroit où se trouvait sa princesse quelques secondes plus tôt. Elle n'y était plus. Il était un bel imbécile. Pourquoi n'avait-il pas réagi sur l'instant ? Faisant demi-tour, il dut se retenir pour ne pas craquer.. Pourquoi cette jeune fille qu'il ne connaissait pourtant pas lui faisait-elle tant d'effet ? Etait-il amoureux ? Amoureux d'une image, tel un tableau dans musée, bon à regarder, interdit à toucher ? Pourquoi le sort s'acharnait-il contre lui ? Il n'avait décidément jamais de chance.. Là ! Elle était encore là ! Alors qu'il quittait la pelouse recouverte par une fine couche de neige, il l'aperçut à nouveau, près des gradins, encore seule. Il n'allait pas laisser passer sa chance cette fois, et il s'approcha. « Bonjour mademoiselle. » Il arriva à sa hauteur. Elle se retourna, faisant voler ses cheveux soyeux autour de ses épaules. Il plongea ses yeux dans les siens, et le temps sembla s'arrêter. C'était comme si Zeus abattait sa foudre entre ces deux là. C'était.. électrique. « Nous nous sommes déjà vus quelque part.. n'est-ce pas ? » Demanda-t-il de sa voix grave et légèrement rauque. Elle était plus petite que lui, mais ça ne lui empêchait pas de la trouver irrésistiblement belle. Magnifique, telle une déesse.
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